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Accueil du site > Actualités > Politique > PS : la déchirure européenne deux ans après

PS : la déchirure européenne deux ans après

Au PS, l’Europe n’est qu’un révélateur de divisions idéologiques mortelles pour le parti.

Deux ans après la déchirure du référendum de 2005 sur la Constitution, la question européenne divise toujours le PS. Heureusement qu’il ne dirige pas la France... Sarkozy peut bomber le torse. Et Bayrou regretter une fois de plus de ne pas avoir été « finaliste »... Faits et commentaire.

UN RAPPEL QUI S’IMPOSE : Les clivages droite/gauche sont dépassés, n’en déplaisent aux esprits binaires donc « hémiplégiques », comme redirait Raymond Aron. Mais il est une vraie ligne de démarcation politique, en France et ailleurs : les partisans de l’ouverture et ceux de la fermeture des frontières. La construction européenne, ce chantier inachevé, fixe les bornes.

Bas les masques : il n’y a que trois façons de construire une Europe unie. Par la domination (merci, l’Europe-cimetière est toujours là !), la coopération (celle du Conseil de l’Europe) et l’intégration (celle de la CECA devenue marché commun puis Communauté européenne puis Union européenne).

Celle-ci ne va pas au bout de la logique qui lui a permis de naître et de se développer. Et elle en pèche. Mais elle est perfectible, ce qui est l’essentiel. Face à elle, les altereuropéens sont des antieuropéens ! Comme les militants d’une Europe dite des nations... comme si l’Union ne respectait ni les Etats ni les nations ni les régions ni les villes qui la composent. La campagne pour le référendum l’a montré. Les prises de position sur le traité de Lisbonne le confirment. Même si (n’est-ce pas, monsieur Fabius ?) de bons arguments critiques sont agités dans des démonstrations qui reposent sur des prémisses falsifiées et débouchent sur des conclusions erronées.

L’Union est à améliorer (sans cesse, comme tous les Etats qui la composent, d’ailleurs). Elle doit surtout devenir authentiquement politique. C’est même urgent. Mais c’est le cap qui compte. Face à ce qui est proposé, c’est oui ou non à l’unification. Il n’y a de place ni pour un OUI... MAIS, ni pour un NON... MAIS. Soit on est pour, soit on est contre. Le reste, c’est de l’habillage, des masques, des arguties.

Ces lignes de clivages-là traversent tous les partis sauf ceux qui se situent au centre (Nouveau Centre, UDF/umpiste, UDF/Modem, Cap 21/Modem, partis radicaux de gauche et de droite). L’UMP a réussi à rendre très minoritaires (pour l’instant) leurs courants antieuropéens. Le PS depuis la disparition de Mitterrand n’a pas réussi à afficher le réalisme au service de ses idéaux comme la très grande majorité des partis socialistes européens. Pas de motion de « synthèse », pas de consensus (même mou), pas de « ligne » (sauf en zig zag)...

Le PS a perdu sa crédibilité au moment du référendum. Puis après. La défaite de Ségolène fut d’abord le résultat d’un PS « auto-crucifié » sur l’autel de l’Europe. Parce que la question européenne est au cœur des problèmes essentiels d’identité et d’altérité (individuelles et collectives), comme... « l’intégration » des étrangers. Et parce que, aussi, cette « affaire européenne » est au centre des équilibres à trouver entre compétition et solidarité, entre libre marché et marché contrôlé, entre libéralisme et dirigisme, entre économie et social, entre croissance et développement durable, entre efficacité et écologie...

L’Europe n’est ni de droite ni de gauche : elle est ce qu’on la fait, en fonction des majorités au pouvoir dans les différents pays et globalement.

CONSTAT DU JOUR, PREVISIBLE : Le Parti socialiste français reste prisonnier de ses vieux démons idéologiques, et c’est ce qui brouille ses options sur l’Europe. Le bureau national s’est prononcé majoritairement (36 contre 20, avec deux abstentions et Julien Dray en... relâche) en faveur du nouveau traité européen. Oui et alors ? Ceux qui voudront voter non à Lisbonne voteront... non.« Il n’y aura pas de sanctions », a déjà annoncé (en souriant) Hollande ! Retour au clivage entre partisans du oui et du non au référendum.

On comprend que, chargé de rechercher un consensus, Benoît Hamon ait démissionné de son poste de secrétaire national à l’Europe. Le pauvre !... Il prônait l’abstention, ce qui est, dans ce cas précis, un courage d’autruche. « Je ne me sens plus en charge d’être responsable de cette cacophonie », a lancé le jeune député européen. On le comprend.

Les socialistes ont reporté à plus tard leur prise de position sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité simplifié approuvé le 19 octobre dernier par les vingt-sept, et qui sera signé le 13 décembre à Lisbonne. « Nous verrons quelle sera la révision de la Constitution qui sera proposée », a déclaré François Hollande. Quelle sagesse : le temps guérit parfois, mais il pourrit, aussi.

Le Premier secrétaire, partisan du oui à ce traité qui « sort l’Europe de l’impasse » dans laquelle elle se trouve depuis 2005 et les non français et néerlandais à la Constitution européenne, s’est efforcé de dédramatiser ce nouveau signe de division du parti en expliquant que la page était tournée. Ah ! bon... « Il y avait ce soir un sentiment d’apaisement. Bien sûr que chacun est resté sur ses positions, (...) mais il y avait une volonté commune (...) le souci de clore une période et d’en ouvrir une autre », a affirmé le numéro un socialiste en estimant que la question institutionnelle européenne était maintenant « derrière » le PS. On en rit, ou on en pleure ?

Cette nouvelle épreuve sert en fait de révélateur. Tel qu’il est le PS ne peut pas être « rénové ». C’est d’ailleurs ce qui, par ricochet, en termes de pluralisme, donne une importance supplémentaire au congrès constitutif du Modem...


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27 réactions à cet article    


  • bernard29 candidat 007 7 novembre 2007 23:53

    « ...mais exiger un referendum sans préciser sa position personnelle, c’est un nouveau appel à la zizanie... »"

    Exiger un référendum dans le cas du traité de Lisbonne, c’est une question de règle démocratique,

    Préciser sa position est une question partisane qui peut s’exprimer dès que l’on a obtenu l’assurance que les règles démocratiques seront respectées. Parce que sinon à la zizanie vous ajoutez le dépit démocratique accentué par des contradictions génantes (ségo et le projet PS présidentiel étaient pour le référendum).

    à l’auteur,

    Donc pour répondre à l’auteur également, le cas du Modem et de Bayrou ne sont pas différents ; Lui aussi avait promis un référendum.


  • tvargentine.com lerma 7 novembre 2007 14:16

    Cette manière que les « socialistes » ont d’exister sur le domaine de l’Europe est assez caractéristique du vide sidéral qu’ils proposent pour les français.

    Le seul choix est le reférendum et non de voter un nouveau traité alors que les français ont rejeté une certaine conception de l’économie de l’Europe sous la forme d’un libéralisme rampant,dont les défauts ne sont plus à démontrer


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 novembre 2007 15:11

      Tout en partageant votre position sur l’Europe, je vous trouve trop sévère à propos la situation au PS que je connais un peu de l’intérieur. La question européenne est la question clé de la rénovation du PS dans un sens social-démocrate. Or que voyons nous qui fait plutôt bien augurer de la poursuite de cette rénovation ?

      1) Hollande a eu le courage de demander aux membres du BN du PS de se prononcer clairement sur le fond du traité de Lisbonne et abandonne toute dérobade en forme de synthèse mi-chèvre-mi-chou dont il était coutumier.

      2) B. Hamon, adversaire déclaré du TCE, démissionne de ses fonctions de secrétaire aux affaires européennes du PS alors que Hollande l’avait appelé pour obtenir un prétendue synthèse entre partisans du Oui et du NON

      3) La grande majorité du BN et certainement des députés et des sénateurs du PS va ratifier le traité de Lisbonne et la modification constitutionnelle qui lui est liée et n’exige pas un nouveau référendum.

      Il ne suffit pas de constater une division du PS pour prétendre qu’elle est mortelle encore faut-il savoir dans quel sens elle évolue pour savoir si ce parti conserve une chance de sauver sa peau avec l’aide amicale de tous les autres partis socio-démocrates en Europe...

      Bien à vous...


      • Laurent_K 7 novembre 2007 19:19

        Sylvain,

        Le PS fait l’union au sommet mais pas à sa base. L’appareil était pour le TCE et les militanst l’ont suivi. Par contre ses électeurs ont voté non en 2005. Et un parti sans électeurs, ça n’a pas beaucoup d’avenir. Le PS est bien malade et l’Europe en est le principal symptôme.


      • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 16:15

        Vous ne pourriez pas dire à votre providentiel Mr Bayrou de récupérer les oui-ouistes du PS, ils n’ont plus rien à y faire. Il faut qu’il se dépêche, parce que Sarko a déjà fait son marché. Comme ça, « les vieux démons » (vieux machin toi même smiley)pourraient présenter un PS qui ne se couperai pas de sa base, un vrai parti socialiste. Ou alors, Bayrou la Menace pourrait prendre sa carte au PS.... Mais, dépêchez vous, parce que quand la colère ne peut trouver de traduction politique, elle descends dans la rue, et ça, c’est pas bon.


        • Forest Ent Forest Ent 7 novembre 2007 17:07

          Ce n’est pas en soi un mauvais article. Il expose clairement une opinion cohérente.

          Mais j’en ai marre de la revanche froide et cynique des oui-istes. On a voté contre le TCE donc on est cons, parce qu’il fallait voter oui, et on ne nous redemandera pas, bien fait.

          Une ratification parlementaire du TCE est complètement illégitime. Les contorsions de ceux qui mettent leur théorie de la démocratie dans leur poche pour soutenir ce truc m’écoeurent. C’est ça, la construction d’une Europe démocratique ? Ca augure vachement mal !

          On est sans doute majoritaires à gauche contre le TCE. Le PS est pour. Certains PS rejoignent l’UMP. Il nous reste quoi ?

          Je vais vraiment regretter d’avoir voté Royal en 2007. J’espère que le PS va vite exploser qu’on puisse commencer à construire à gauche.


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 17:22

            Je te rejoins complétement.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 novembre 2007 17:36

            Il ne suffit certainement pas de voter contre une chose pour voter pour quelque autre chose, sauf à voter contre l’Europe quelle qu’en soit la forme.

            C’est bien là-dessus que les nonistes ont perdu la partie qui s’est jouée en 2 manches et non pas en une seule, comme le montre les résultats du premier tour des présidentielles qui a vu les trois candidats arrivés en tête être des partisans du OUI et surtout ceux du deuxième tour qui a élu NS sur la promesse formelle de faire ratifier le traité dit simplifié, reprenant ouvertement l’ essentiel du TCE, par la voie parlementaire.

            Les nonistes de gauche ont été incapables de faire quoi que ce soit de éphémère leur victoire et c’était plié d’avance dès lors qu’ils n’étaient majoritaires qu’en associant les voix de l’extrême droite aux leurs.

            Les électeurs l’ont compris et entre deux possibilités ils ont choisi la moins pire, en votant pour NS...

            Comme quoi une partie n’est pas du jeu et ne décide pas nécessairement de son issue...


          • Forest Ent Forest Ent 7 novembre 2007 18:27

            « les résultats du premier tour des présidentielles qui a vu les trois candidats arrivés en tête être des partisans du OUI et surtout ceux du deuxième tour qui a élu NS sur la promesse formelle de faire ratifier le traité dit simplifié, reprenant ouvertement l’ essentiel du TCE, par la voie parlementaire »

            Vous allez un peu trop loin. A vous en croire, Sarko a été élu pour le TCE. Et pas un peu avec les voix nonistes d’extrême droite pour karchériser la racaille ?

            Moi j’ai voté Royal surtout pour ne pas avoir Sarko, que je considère toujours, voire de plus en plus, comme un type dangereux.

            Il n’y avait pas que le TCE comme critère de vote.

            Il n’y a pas eu de candidat noniste au PS, parce que le PS est majoritairement pour le TCE. Les électeurs de gauche sont majoritairement contre. Le PS est-il de gauche ? Selon Besson, Jouyet, Kouchner, et tant d’autres, ça n’a aucune importance. Tant qu’il s’agit de faire rentrer le pognon, Olivennes est copain avec Albanel.


          • Laurent_K 7 novembre 2007 19:36

            @ Sylvain

            « la partie (...) s’est jouée en 2 manches et non pas en une seule ». Si elle s’arrête là, les ouiouistes ont gagné. Mais il est fort probable qu’il y aura d’autres manches. Et l’UMPS a pris un sacré risque pour celles-ci.

            Risque pour la démocratie : pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Supprimons le vote tant qu’on y est et remplaçons le par exemple par des sondages délibératifs (on vous demande votre opinion sur un sujet puis on vous fait un bourrage de crane pompeusement appelé "formation et on vous redemande votre opinion après).

            De même, puisque les partis classiques se disqualifient eux-mêmes au yeux d’une frange importante de l’opinion, les extrêmes vont se régaler sur le thème de « Faut voter à l’extrême-droite ou à l’extrême-gauche pour em..er ces pourris ? Alors allons-y ! »

            Risque pour l’Europe elle-même : les justifications pour éviter tout référendum (pas qu’en France) varient entre le ridicule et le méprisable. Résultat : l’Europe apparait maintenant comme l’ennemie de la démocratie et donc comme un ennemi tout court alors qu’elle devrait être vue comme une chance.


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 21:05

            Et Dupont Aignan n’a pas eu l’investiture de l’UMP. Enfin, Sylvain Reboul peut souffler, il n’y aura pas de vote sur cette resucée de TCE. Mais, partant de là, pas de légitimité non plus. La désobéissance civile est à l’ordre du jour. Il faut relire Gandhi.


          • bernard29 candidat 007 8 novembre 2007 00:07

            Monsieur Reboul,

            Si vous avez bien compris les élections présidentielles qui se sont jouées sur cette question européenne comme vous le dites, vous avez alors voté Sarkosi.

            Parce que Ségo avait promis un référendum. Ce ne pouvait donc pas être votre candidate.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 9 novembre 2007 11:13

            J’ai comme, vous le savez, voté pour SR ; mais c’est NS qui a été élu et donc c’est son programme qui s’applique ; il serait donc vain de réclamer un référendum, sauf pour faire du cinéma ou amuser la galerie...

            Si SR avait été élue, elle aurait fait voté par référendum sur un nouveau texte, si celui-ci avait préalablement reçu l’accord de nos partenaires, ce dont je doute ; maintenant NS s’est engagé vis-à-vis de nos partenaires et des français à faire voter le traité par la voie parlementaire, comme les autres pays (sauf l’Irlande où la voie référendaire est obligatoire, ce qu’elle n’est pas en France, qu’on le regrette ou non) ; c’est donc un traité international qui engage l’avenir même de l’Europe.

            Pour ma part, je ne considère pas la voie parlementaire comme moins démocratique que celle du référendum qui mêle tout et n’importe quoi.. Je n’étais du reste pas favorable au premier référendum, sachant que le non au TCE allait mélanger le non souverainiste à l’Europe et celui de ceux qui veulent une Europe plus sociale et donc plus politiquement intégrée à gauche encore ; plus le non à Chirac ! Ce qui n’était pas d’une clarté politique démocratique évidente et ce qui a eu pour conséquence que les nonistes n’ont, dans leur éclatante divisions, rien pu faire de leur prétendue victoire (pas de plan B possible).

            C’est du reste en 2005 que SR a perdu les élections et non en 2007 ; elle a cru , en 2007 pouvoir réconcilier les nonistes et les ouistes du PS : elle voit aujourd’hui que cela est impossible et, dès lors que NS a été élu, elle en tire les conséquences...Elle n’est pas parlementaire (par refus conséquent du cumul des mandats) et demande aux PS de voter OUI pour ne pas torpiller l’Europe.

            Il n’ y aura pas d’autre fenêtre de tir pour continuer d’avancer dans la construction d’une Europe plus démocratique (ex : pouvoir du parlement et majorité qualifiée) et sortir de l’Europe serait la catastrophe des catastrophe : pour définir les règles du jeu de nos échanges avec nos partenaires qui sont vitaux pour notre économie et aussi nos acquis sociaux nous nous mettrions hors jeu !

            Il serait stupide pas de jeter la bébé avec l’eau du bain


          • cza93 cza93 9 novembre 2007 14:35

            @forest :

            tout le monde n’est pas pour le oui au PS ! ... et encore une fois, les nonistes et ceux qui d’abord et avant tout exigent un référendum (car tout autre mode de ratification reviendrait à s’asseoir sur la souveraineté populaire), sont mis en minorité d’avance, comme si l’affaire était classée une bonne fois pour toute ! Mais je crois que cette fois-ci cela ne se passera pas aussi facilement que pour le vote du TCE !


          • cza93 cza93 9 novembre 2007 14:48

            @ sylvain reboul :

            « il serait donc vain de réclamer un référendum, sauf pour faire du cinéma ou amuser la galerie... »

            => c’est donc ainsi que vous estimez la souveraineté populaire ??????

            Je suis désolée : ratifier le traité de Lisbonne autrement que par voie référendaire revient à dire aux électeurs de 2005 : de toute façon, on s’en fout de votre avis ; vous n’êtes que des cons, vous n’avez rien compris, on vous demandait seulement de dire oui et vous n’en avez pas été capables, alors on reprend la main ..."

            C’est quoi la prochaine étape ??? on retire le droit de vote aux déviants qui ne sont pas d’accord avec l’omniprésident ? Déjà que ce monsieur gouverne tout seul, doit se déplacer partout, puisqu’il n’est entouré que par des « incapables » et des « imbéciles » (qu’il a pourtant tous nommés ...) !

            Pour moi, un seul argument suffit pour refuser la ratification par voie parlementaire : « Ce qui a été tranché par le peuple, ne peut être remis en cause que par le peuple », Laurent Fabius.

            A méditer ...

            Corinne Signataire Gauche Avenir (un article sur le thême du traité de Lisbonne est en attente de validation sur le site depuis 2 jours)


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 9 novembre 2007 15:09

            Le « on » dont vous parlez est tout simplement l’électorat qui a voté majoritairement pour NS malgré ou à cause ( et cela revient au même) de sa promesse de ne pas recourir à un nouveau référendum et j’ai une bonne raison de penser, comme vous, que cette question est décisive, et donc que si l’électorat l’avait vraiment voulu SR aurait été élue à la place de NS pour organiser ce nouveau référendum.

            Quant à savoir si l’électorat va descendre dans le rue pour faire capoter le traité de Lisbomme, nous verrons bien ; mais j’ai de gros doutes à ce sujet, sinon les résultats des élections auraient été différentes : Le PEN ou Besancenot où Fabius ou Mélanchon ou tous ensemble seraient au pouvoir et non pas NS.

            Inutile ce convoquer les sondages, en démocratie seules les élections posent des décisions politiques. Les opinions non suivies d’effets électoraux ou suivies d’effets opposés s’envolent et éclatent très vite comme bulles de savon.


          • JL JL 7 novembre 2007 20:48

            Cet article n’est pas à jour : le PS s’est prononcé pour ce traité. Il est temps de déclarer que le parti unique, l’UMPS, est désormais le seul qui puisse s’exprimer dans les médias officiels.

            Sarkozy peut s’occuper des chiens écrasés et distribuer des exonérations de charges sociales : quand plus personne ne paiera de charges, il sera temps de déclarer morte la protection sociale dans le pays. Ceux qui le pourront se tourneront vers les assurances privées, les autres n’auront plus quà se lancer dans l’économie souterraine, c’est très tendance.


            • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 21:15

              Très juste JL. J’ai admiré l’habileté du stratagème qui consiste à lier les cotisations sociales (pas des charges, attention aux glissement sémantiques) aux difficultés des patrons pêcheurs . On pourrait se demander de quoi se mêle l’Etat ? Payera t-il la difference ? Personne n’en parle. Enfin, ça c’est de la politique : 1 les pêcheurs reprennent le travail, 2 pour le public est renforcé l’idée que les pêcheurs croulent sous les « charges », 3 un pas de plus est fait vers la ruine programmée des retraites et de la Sécu. Sur que C. Bebear se frotte les mains !


            • malqp 7 novembre 2007 21:51

              le probléme c’est la qualité de ce traité par rapport a notre pays pas par rapport au partis socialiste . Le probléme de l’europe ce n’est pas une Question de Partis , c’est une question de Relation entre les Français et l’Europe ( et vice versa ) . Les Français l’avaient compris en 2005 , pas les Partis ( et encore MOINS les MEDIAS ....)


              • JL JL 7 novembre 2007 22:35

                Sur le nouveau traité, un point de vue original là :

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31254


                • stephanemot stephanemot 8 novembre 2007 09:41

                  Le PS est mort il y a deux ans. La marque demeure, mais privée de sens.

                  A mes yeux le clivage gauche - droite est moins pertinent que le clivage conservateur - réformateur. Et il faut bien admettre que les conservateurs sont devenus plus nombreux à gauche.

                  L’Europe est un excellent révélateur / catalyseur pour crever un abcès de plus en plus énorme.

                  Au clivage conservateur - réformateur, j’ajouterai celui entre humanistes et déterministes, en rangeant dans la même catégorie les ennemis d’hier : d’un côté les ultralibéraux croyant en la perfection de l’autorégulation des marchés, de l’autre les révolutionnaires utopistes persuadés du bien fondé de la dictature du peuple.

                  L’humaniste met l’humain au coeur de la politique. Avec à la fois la dimension individuelle et la dimension sociale (finissons-en aussi avec cet autre « hémiplégisme »).


                  • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 10:30

                    Conservateurs versus réformateurs ? Parfois, quelques exemples, même fictifs, permettent de déconstruire les fausses évidences.

                    Soit un pays quelconque ou le droit de vote est accordé à tous les citoyens. Une réforme est proposée de n’accorder ce ce droit qu’à ceux qui payent des impôts.

                    Les conservateurs seront ceux qui refusent cette réforme.

                    Aussi, ne vous en déplaise, la vrai ligne de fracture est bien entre conservateurs et progressistes.

                    La Restauration donne bien un exemple dans l’histoire française de réformes menée par des conservateurs.

                    Nous vivons une restauration.


                  • Ceri Ceri 9 novembre 2007 12:10

                    Franchement depuis plus de 60 ans on nous impose une europe économique pronant le libre échange et la concurrence libre et non faussée (cf traité OECE, CECA etc, san s se préocuper une seule seconde des aspects sociaux de la question. Pour moi le PS ;, s’il était encore à gauche, ne pourrait pas cautionner la « construction européenn » qu’on nous vend , ou qu’on nous dissimule selon ce qui arange nos dirigeants.

                    C’est une honte que le PS ait signé ce « minit raité », qui est presque pire que celui d’avant avec la militarisation et le placement de l’Europe dans le giron de l’OTAN. Après ils s’étonnent de perdre des électeurs, et de la crédibilité ! On croit rêver.

                    Anecdote : pendant la campagne j’ai demandé à Emmanuelli si ils s’étaient mis d’accord par rapport à ce traité européen. Réponse, en gros « on a réussi à convaincre Ségolène que ce n’est pas un bon positionnement ». Résultat, 6 mois après le PS vote pour ce texte.

                    On dirait que le PS est poiloté uniquement pour détruire la gauche (car pour moi le clivage droite gauche a tout à fait lieu d’être, et justement dire qu’il n’existe plus c’est ce que voudraient les libéraux et autres technocrates de l’Europe).


                    • Napoleon Napoleon 10 novembre 2007 21:43

                      Si le dernier référendum n’avait pas été utilisé à des fins de politique intérieur (Fabius pour les présidentielles, critique de Chirac et du gouvernement Raffarin, débats sur le taux de chômage en France, etc...) Alors j’aurai dit oui à un référendum pour ce nouveau traité.

                      Mais aujourd’hui qu’est ce que nous apportera un Referendum ? un débats sur les regimes spéciaux, une occasion pour les anti-Sarkozy de se faire entendre, un débat sur le financement des universités ?

                      Non, désolé le niveaux était bien trop bas lors du dernier Référendum pour que je désire participer à un nouveau.

                      J’ai voté pour un élu pour que celui ci me représente (démocratie). Je le lui fais confiance et bien qu’il accepte le traité pour moi...

                      reformons.xooit.fr/


                      • dan 12 novembre 2007 16:18

                        Les socialistes ou plutôt les soi-disant socialistes ont par le vote de ce mini traité trahi la France et le socialisme et collaboré avec les forces capitalistes comme dans les années 40 ils ont trahi la France en votant pour l’investiture de Pétain et collaboré avec le capitalisme nazi-------l’histoire se répète----elle bégaie.


                        • Abraracoutrix 12 novembre 2007 20:06

                          Si vous avez des infos, vite informez-nous. Le PS est mort, fini, vitrifié, détruit, en cendres, et les querelles entre éléphants et autres éléphanteaux n’interessent plus personne.


                          • ddacoudre ddacoudre 12 novembre 2007 23:27

                            Bonjour riot.

                            La recherche du passage en force de cette constitution parce qu’il y a urgence économique ne doit pas être une raison pour faire l’économie d’un débat public, nous ne sommes plus sous le régime des mariages arrangés. Les partis certes représente leurs adhérents et leurs idéaux, mais ils ne représentent pas la France, à moins de faire la démonstration que les français y sont tous adhérents.

                            Il me parait tout à fait démocratique de soumettre cette constitution au vote du peuple, si d’aucun craigne son ignorance où joue avec, les uns et les autres ont suffisamment eu le pouvoir pour avoir le temps de l’en instruire.

                            Ceci dit, je ne crois pas que le vote sur la constitution soit un vote d’adhésion à l’union, mais le choix de la forme juridique de celle-ci et à ce titre l’unanimité des politiciens qui l’ont élaboré ne semble pas correspondre à celle des populations quand elles sont interrogées directement.

                            Il me semble qu’à moins de faire preuve de dénie de démocratie l’on ne peut passer outre.

                            Beaucoup de citoyens favorables à l’union Européenne ont voté non à la constitution.

                            Qu’un débat de fond se soit instauré au PS me parait quelque chose de sain, et personnellement je suis même partisan de son implosion, j’ai déjà écrit cela en 2006 à un ami : « Comme je te l’avais écrit dans mon précédent courrier, cela serait bien si les difficultés que rencontre le PS pouvaient déboucher sur une nouvelle formation politique. Une formation qui soit capable d’utopie afin de regrouper et refondre tous les partis socialisants qui restent accrochés à leurs vestiges, qui, s’ils demeurent pertinents dans leur analyse ils ne le sont pas dans leur aboutissement politique. Car ils ne reformulent pas de propositions qui ne soient pas inscrite dans le processus de la loi du marché via la conversion de la demande qui est suggéré par la recherche d’une croissance qui nourri le système qu’ils dénoncent ».

                            Ce nouveau parti aurait certainement à se refaire une place mais cela vaut mieux que la cacophonie d’un PS qui se découvre de « droite social régressive », ceux que certains n’apprécient pas.

                            Donc ce n’est ni habillage ni arguties de ne pas vouloir une constitution qui dans sa troisième solution propose un dogmatisme économique comme base constitutionnelle. Il est juste que c’est sur cette option que l’union fut réalisable au sortir de la guerre, mais l’écrire comme valeur fondamentale, est le summum du paradoxe quand nous savons que la loi du marché n’est que pure imagination et que le commerce s’il fut agent d’échange culturel et autres, il fut surtout pourvoyeur de guerre.

                            Faut-il avoir une vision étroite du monde pour croire qu’il n’y a qu’une valeur marchande qui peut unir des peuples. Et quelle valeur !!! Qui, depuis 40 ans n’a pas trouvé le moyen de définir une seule convention collective Européenne pour fédérer au travers du social.

                            Et nous serions assez naïf pour croire que ce qu’elle a toujours refusé durant tant d’années elle va le réaliser en posant les base d’une Europe Entreprenariale, en privilégient l’outil sur les hommes, la machine sur l’humain, la soumission marchande à celle de la coopération des êtres.

                            Il n’y a donc pas que la vision de la pensé unique, le monde n’est pas eux, même s’ils y contribuent.

                            « Le Parti socialiste français reste prisonnier de ses vieux démons idéologiques, et c’est ce qui brouille ses options sur l’Europe »

                            Je suis bien d’accort avec toi, mais alors il faudra qu’un jour un tenant de cette nouvelle voie sociale moderne nous en explique le contenu. Tu indiques que l’union devra trouver les équilibres, mais je n’ai jamais vu les tenant du pouvoir économique avoir des stratégies sociales autres que la remise en cause de son coût, sauf à en faire une valeur marchande pour les investisseurs.

                            Bien entendu j’ai parfaitement compris qu’en l’occurrence ces réformes sont l’acceptations du recul des progrès sociaux accomplis jusqu’à aujourd’hui, que les conditions du renouveau capitaliste importé par la mondialisation rendront momentanément obsolète les états riches, si leurs citoyens pour rester dans la compétition n’acceptent pas de s’appauvrir pour permettre au capitalisme de maintenir des activités chez eux aussi rentables que dans les nouveaux pays où ils prospèrent actuellement. Etait-ce si difficile de le dire clairement, car ce sont de ces orientations là que ne veulent pas certains socialistes, et refuser cela pour que la contrainte de maintenir des acquis conduise notre intelligence à trouver de nouvelles solutions est et principe innovant.

                            C’est le principe sur lequel s’appuient les entrepreneurs, bien sur quand il les sert, mais le dénie aux autres s’il lui coûte, c’est l’a b c des relations.

                            Est-ce donc ringard ?

                            Certes maintenir un cap est important pour voir la réalisation d’un grand état sur d’autres bases que par la guerre, mais pas une monarchie économique. C’est un point de vue partisan qui ne nie pas le fait économique, mais ne lui reconnaît pas le pouvoir de diriger l’humain. Car ce serait un pouvoir comptable qui ne serait qu’une rationnelle et restrictive vue des capacités de la condition humaine, parce qu’il ne lui offrirait qu’un carcan.

                            J’ai pu observer cela au travers de tous les débats autour des déficits c’était d’une tristesse absolue de voir que les hommes ne se compter qu’en monnaie. Heureusement que la nature ou dieu pour les croyants, s’il nous offre ce moyen, ne l’ont pas retenu comme fin, il y a donc de l’espoir pour d’autres espérances et solutions.

                            Merci pour ta bonne analyse dans le cours des événements, je serai aussi attentif au congrès du modem.

                            Cordialement.

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