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Accueil du site > Actualités > Politique > PS : le grand troc avant le grand choix

PS : le grand troc avant le grand choix

Qui avec qui  ? Le PS avant le congrès de Reims, c’est un peu l’île de la tentation ou la force des attractions. Celle de passer des alliances parfois surprenantes dans le seul objet de préserver ses intérêts et ceux de sa fraction. Alors que d’un côté se dessine un conglomérat Moscovici-Montebourg-Aubry-Lebranchu de l’autre, François Rebsamen, a appelé mercredi 30 juillet les proches de François Hollande et ceux de Ségolène Royal, et pourquoi pas «  les autres  »,  à une motion commune. Les dès sont loin d’être jetés. Bertrand Delanoë devrait jouer les arbitres dans un parti à la majorité introuvable où pour l’emporter il faudra obligatoirement s’allier. 

Balkanisé à l’excès, le PS se cherche un patron. Telle la poule et l’œuf la querelle stratégique porte sur le fait de savoir s’il faut d’abord une ligne politique claire et après un leader ou l’inverse. Une position parfaitement résumée par Marylise Lebranchu lorsqu’elle déclare dans les colonnes du Figaro  : «  Il nous faut une ligne pour établir un programme et non choisir tout de suite un candidat. Le PS doit être un parti et non une écurie présidentielle.  » 

Pierre Moscovici et ses amis proposent une option. Celle d’un demi-leader, capable de faire tourner la maison PS sans représenter pour autant l’alternative à Nicolas Sarkozy. En quelque sorte un simple régent amené à céder la place de postulant officiel au trône dans la dernière ligne droite. Cette stratégie compliquée repose sur un postulat «  révolutionnaire  »  : le candidat socialiste ne doit pas être désigné par les seuls militants PS mais à l’issue de primaires ouvertes aux sympathisants. Un modernisme déresponsabilisant dans lequel tout le monde veut voire son opinion prise en compte sans pour autant accepter les contraintes de l’engagement.  

Le vrai problème pourtant, c’est l’absence de large socle populaire des formations politiques et notamment du parti socialiste, seul parti d’opposition capable de présenter un candidat aux présidentielles susceptible d’être élu. C’est bien la question du fonctionnement démocratique du PS qui est posée, celle de la place réservée aux militants et, avec le cumul des mandats, celle du renouvellement de ses élus. Avec intuition, Ségolène Royal avait senti que la piste méritait d’être creusée. Ses principes de démocratie participative et d’adhésion à faible coût avaient fait mouche avant les présidentielles, malgré les railleries des vieux hiérarques. 

Reste la ligne politique. Du jour au lendemain, le PS s’est réveillé soit libéral soit, social-démocrate, sans préciser outre mesure ce que recouvrent ces mots. Une guerre de retard quand le modèle social-démocrate ancienne version démontre toutes ses limites face à la mondialisation et quand le libéralisme sauvage est partout dénoncé. Le réformisme revendiqué contraste avec le décalage entre des élus qui vivent bien et des classes moyennes qui souffrent. La question de la construction européenne plébiscitée par les élites mais rejetées par les classes populaires en témoigne. 

Comme le relève Gérard Grunberg dans le site Télos, le défi considérable qui est posé au PS est celui de la définition d’une nouvelle ligne politique claire et mobilisatrice. Or, la mobilisation n’est possible que si l’on offre des perspectives, du rêve, un avenir meilleur que le présent, et une réduction des inégalités à partir d’une redistribution efficace des richesses. Somme toute une rupture avec le consensus mou érigé en mode de gouvernance à la direction du PS et le recul permanent de l’Etat ces dernières années. Or les électeurs n’attendent pas du PS qu’il démontre ses capacités de gestionnaire rigoureux lorsqu’il est aux affaires, nationalement et localement, mais qu’il ait également une capacité à influer le cours tumultueux des choses. 

La réponse à la cacophonie actuelle, au profond désarroi des socialistes, ne réside donc pas dans la désignation d’une direction collégiale ou d’un Premier Secrétaire dépendant de celle-ci mais, dans la capacité de se choisir un leader. Un chef, entre Vercingétorix et le Roi Arthur, susceptible de redonner la fierté d’être socialiste face au sarkozysme triomphant et de mettre fin aux railleries qui ponctuent une incapacité à s’opposer.


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19 réactions à cet article    


  • Cug Cug 2 août 2008 11:29

    Le PS est mort.
    Ce n’est plus un parti socialiste. C’est la main gauche de l’oligarchie financière, Hollande (et d’autres) ne fait t’il pas part des Young Leaders !

    Si vous êtes socialistes, ne vous laissez pas abuser par le nom, regardez plutôt ce qu’il y a derrière.


    • Dominique M Dominique M 2 août 2008 18:13

      Le congrès de Reims, c’est un novembre pas en septembre. Quand on veut s’opposer, il faut au moins être correctement informé.


    • george 3 août 2008 00:55

      En septembre c’est LE lMEETING A BERCY AVEC SEGOLENE !!!
      vENEZ NOMBREUX


    • pyralene 3 août 2008 01:13

      elle devrait faire son meeting nue !! elle provoquerait une émeute outre une salle archi-comble !un coup médiatique pour reléguer le Lord Farkouall et Carlita au grade de ringards !!!........lol......ahahahah.....


    • Céphale Céphale 2 août 2008 14:35

      Pour remporter des élections, un parti politique doit avoir un leader et un programme. La mission du leader est de diriger les efforts de tous les membres du parti vers un seul et même programme. Actuellement, le PS n’a ni leader ni programme. Il doit commencer par clarifier ses idées sur le programme, ce qui facilitera l’apparition d’un vrai leader. Le plus tôt sera le mieux.


      • Cug Cug 2 août 2008 16:36

        Je ne pense pas que leur souci soit de réellement de définir un programe, j’entend par là que si ça l’était se serait déjà fait.
        Je crois que le PS ne c’est tjs pas remi de Mitterand et plus encore du gout du pouvoir, tenir les ministères, les ambassades, les privilèges, etc etc ...
        Si l’on regarde bien qui sont la pluspart des cadres du PS, cela saute aux yeux. Pour eux, être la main gauche de l’oligarchie financière c’est tout bénef pour leur carrière et en plus cela fait "moins cave" quand l’on passe son temps au milieu des élites.

        Le PS est mort car il s’obstine à garder le mot socialiste alors que cela fait à présent belle lurette qu’il l’a abandonné. Perso je verrai mieux PD pour parti démocrate, à l’états unienne en quelque sorte.
        Regardez par exemple Hollande ou Royale, ils ne "jactent" que contre Sarko, leur ambition et objectif c’est le bi-partisme et une sorte d’alternance perpétuelle, un verrouillage de la politique.

        En fait, l’angoisse du PS c’est que les électeurs y voient clair, que ceux ci commencent à se poser des questions sur leur cadre et au final qu’ils se cassent.

        Une chose hautement suspecte à mes yeux c’est que les turiféraires de l’Europe au PS ne parlent jamais par exemple d’une union politique socialiste européenne, par contre voter le traité de Sarko c’est OK !!!

        A mon avis faites savoir autour de vous que si vous êtes socialistes c’est pas PS qu’il faut voter !!! Imaginez plutôt le facteur smiley Qu’avez vous à y perdre ? Vous jouez en bourse ? smiley


      • josepha josepha 2 août 2008 17:18

        Le PS n’est PLUS tous le monde le sais, de toute les façons depuis LEON BLUM, il ne s’est rien passé 

        de positif. QUI ? va succeder, à ce personnage que tout le monde à oublié. A part un soulévement qui

        mettra trop de temp à se produire.

        Car AUCUNS des candidats toujours les mêmes dailleurs, ne seront capablent de faire vraiment 

        une politique de gauche pour les Français.

        Alors l’extrème gauche ne doit pas faire peur car le CHANGEMENT ne peut venir que de lui.


         


        • Bulgroz 2 août 2008 17:38

          La clarification est amorcée :

          L’émergence du clan Delanoe dans la pré campagne de la présidentielle est confortée par l’axe Chevemento Jospiniste (tendance « Gauche moderne ») qui appuyé par les Melenchonistes (tendance « Gauche socialiste ») a fait la synthèse des Emmanuelo Valso Moscoviciens (tendance « Socialisme et Démocratie »).

          Au terme d’une brillante campagne animée par les Geatano Gorco Bianconistes (tendance « alternative socialiste »), la tendance Martino Aubristite (tendance « Nouvelle gauche ») renforcée par les Jeanneaux Bianconistes (tendance « Trait d’union ») a investi Bruno Lamothe (tendance « Ambition Socialisme ») afin de mener des négocations avec les durs de la tendance « pour rassembler la gauche (ex popériniste) » commandée par l’ex Straustkanien, Claude Bartelone (tendance « Agir pour l’égalité ») qui étaient tentés de rejoindre les affidés du clan Hollando Royaliste (tendance « Rénover Maintenant » animée par les Montebourgo Bruno Lamothiens (ex tendance « Renouveau Socialisme Européen »).

          La tendance « Nouvelle Gauche » animée par les ex Marie-Noëllo Lienemannistes s’est fondue, après d’âpres tractations dans la mouvance des Vinconot Peillonistes (tendance « Sauvons le Socialisme »).

          C’était sans compter les zélés affidés de la tendance « Gauche moderne », animée par les Jean-Marie Bockelo Jouyeistes (virés depuis) et Roland Ries (en voie de remplacement par la tendance « Réformisme et Rénovation »), courant issu de la motion 5698767 bis du Congrès de Mans qui après avoir constaté le vide crée par l’exclusion d’un certain nombre de militants comme Jack Lang, Michel Charasse, Michel Charzat, René Dosière, Pierre Aylagas, Jean Codognè, Bernard Kouchner, Jean-Paul Bachy (tendance « les ex vités du PS »), René Revol, Jean-Yves Gouttebel, Malek Boutih, Jean-Claude Beauchaud, Georges Frêche (réintégré depuis dans le silence), Alain Baudin, (tendance « les nouveaux virés du PS » Claude Allègre (parti avant exclusion), Gilles Seguin (tendance « les neo virés du PS »), Eric Loiselet, Roland Daverdon, André Guyot, Éric Besson, Jean Marie Bockel, Jean-Pierre Jouyet (liste non limitative) ont crée la nouvelle tendance « Utopia » géré par l’ex tendance « les futurs virés du PS », courant issu de la motion 145678 BGJT du congrès de Dijon et animé par le sympathique ex Mauroyste Frank Pupunat.

          La question est donc maintenant posée : qui seront les prochains virés du PS ?


          • jeanclaude 2 août 2008 17:43

            Analyse à la fois utile et inutile.

            Utile, because la question des leaders, du secrétaire, ...

            Inutile, car sur la question du projet - non abordée ici, ce n’est pas le sujet - je ne vois rien à l’horizon. C’est vrai que la manière dont " le PS s’est révéillé soit libéral, soit social démocrate" est incongrue. Texte accouché, on ne sait trop comment. Sur lequel les militants manifestement, si on les interrogeait, seraient divisés ; dans quelle proportion, je n’en sais rien.

            J’attends donc avec curiosité le magicien qui saura gérer ce grand écart.

            Pour moi, il n’y a pas que le problème des leaders et des élus nationaux du PS. Il y a en vis à vis celui de la base -sympathisants et militants - nombreux à s’exprimer sur ce site. Comme une majorité n’arrive pas à sortir du paradigme d’un socialisme classique à la française - de moins en moins en phase avec les réalités mondiales en évolution accélérée, je n’attends rien d’une gauche pouvant s’opposer à la droite avant une génération.

            Soit le parti aura un leader plutôt charismatique - plus populiste qu’idéologue - et il lui manquera des électeurs à sa gauche. Soit un leader plus doctrinaire, qui, sauf s’il est génial, devra théoriser l’archaïsme de pensée de la base. Et le projet et les programme électoral qui en sortiront, lui fera perdre des voix à sa droite. Horribile visu dans les deux cas de figure.

            En somme, la base devrait aussi faire son agiornamento doctrinal, sans tout attendre des têtes pensantes. Mais avec la prédominance passionnelle qui caractérise les comportements depuis l’arrivée de NS à la tête de l’état, le recul nécessaire manque et rien de positif ne peut sortir du "peuple de gauche". A part l’exaspération et la révolte ; mais, Marx le redirait, ce n’est pas un projet.


            • leréveur 2 août 2008 18:51

              sacrée affiche

              moscovici
              delanoë
              royal

              ils doivent bien avoir une idée sur les nouvelles plaques d’immatriculation !!!!


              • hgo04 hgo04 2 août 2008 19:36

                """"s’il faut d’abord une ligne politique claire et après un leader ou l’inverse""""


                Ben au moins un des deux, parce que la dernière il n’y avait ni l’un ni l’autre....


                • Céphale Céphale 2 août 2008 20:17

                  En 2007, le PS espérait avoir un leader et un programme, mais étant donné que ni l’un ni l’autre ne faisaient l’unanimité dans le parti, il n’y avait en réalité ni leader ni programme. Le Modem avait un leader mais pas de programme. L’UMP avait un leader et un programme. Facile : Sarkozy préparait son coup depuis quatre ans. Et son programme faisait l’unanimité dans le parti, parce que celui qui n’était pas d’accord, il était mort. L’UMP a gagné en 2007, mais l’UMP n’était pas un parti démocratique. Comment un parti démocratique peut-il gagner en 2012 ?


                • Cug Cug 2 août 2008 20:58

                  Le leader est un problème, regardé Sarko et l’UMP tous derière le nabot, genre conducator. C’est quoi l’UMP à présent ? Un ramassi de poltrons qui rampe devant le chef, chef honnis qui plus est, plus rien ne sort de l’UMP tout passe par le nain.
                  Bien vu Céphale l’UMP n’est pas démocratique. Dans un mouvement vivant, intelligent et organisé il n’y a pas de conducator. Pour l’élection présidentielle, le candidait doit être porté honnêtement et moralement par le mouvement. Peu importe le président, d’ailleurs celui ci à trop de poids en France, c’est le mouvement et le programme qui va avec qui est important.
                  Bloquer sur un leader c’est abandonner le mouvement et ensuite le programme.
                  En l’occurence le PS si il n’était pas la main gauche de l’oligarchie proposerait la diminution du pouvoir présidentiel. C’est le 1er ministre et le gouvernement qui doivent gouverner la France pas un dictateur !
                  Dans le même ordre d’idée pourquoi ne connais t’on pas la composition du gouvernement et le choix du premier ministre ?
                  Qu’importe Sarko, Hollande ou je ne sais qui tous ces "égotripés" sommes toutes assez louches ?!




                • tvargentine.com lerma 2 août 2008 22:13

                  Ce parti est mort en 2001 avec la trahison de tout ses petits barons magouilleurs qui ont savonné la planche à Jospin en valorisant l’extrème gauche

                  Depuis que le couple HOLLANDE-ROYAL à pris le pouvoir sur le parti,il ressemble à un ancien parti communiste d’un pays de l’EST ou CAUCESCU (Hollande) dirige de manière personnel le parti et dont HELENA (SEGO) se prend pour illuminée

                  En votant Nicolas SARKOZY j’avais voulu faire une rupture avec ces petits magouilleurs qui ne savent que défendre des interets particuliers (les fonctionnaires et surtout les syndicats de fonctionnaire) et n’ont fait qu’apporter de la précarisation,des bas salaires pour les salariés et empêchant les salariés de pouvoir travailler plus pour gagner de l’argent en sortant d’une organisation du travail IMPOSEE avec l’application des 35h Aubry

                  Aujourd’hui,mon choix était judicieux car non seulement Nicolas Sarkozy a fait les réformes qu’une grosse majorité de françaises voulaient et en plus le PS est neutralisé par sa propre bétise

                  Quand on voit que le Maire de Paris propose PARIS-PLAGE plutot que de proposer des transports de bus (au Colza - bus écolos) gratuits pour passer la journée en Normandie (avec des horaires qui aurait pu se faire en plusieurs tanches horaires) on comprend que DELANOE n’est pas un avenir pour le PS

                  PARIS est tres sale,il faut etre riche pour se payer une place de parking,et en plus on ne peut plus se déplacer même en moto tellement ses travaux ont généré la merde et la pollution

                  IL n’y a plus d’avenir dans ce parti d’arrivistes et d’opportunistes et l’avenir n’est surment pas dans ces ex-troskistes (Cambadellis,Moscovici...)

                  Le PS est bien mort




                  • pyralene 3 août 2008 01:17

                    non Lerma ,le ps n’est pas mort,son nouveau nom UMPS.....comme quoi,le ps t’as suivi dans ton choix.......ahahahahah,..............vive la vraie gauche DÉCOMPLEXÉE.........AHAHAHAH !!!!


                  • querebus 2 août 2008 23:03

                    Ce dont souffre le plus le PS, ce n’est pas tant un leader que de reconstruire sa crédibilité auprès de ses militants et de l’électorat. La crédiblisation du NPA, la popularité encore forte du 1er ministre (malgré son bilan), tout autant que le vote d’une partie de nos électeurs pour Bayrou en 2007 sont les signes d’un problème majeur d’image du PS. On ne va pas épiloguer sur les raisons qui font que le PS depuis 2002 n’a pu surmonter ses problèmes et a choisi de rester dans une posture d’attente. Le fait est que cette posture s’est revélée suicidaire, le PS perdant une élection qui lui paraissait acquise. La question est de savoir comment faire évoluer la situation. L’auteur prône, comme Grunberg, de choisir un leader et prône, sans être si subliminal que cela, le soutien à Ségolène Royal. Pourquoi pas ? ceci étant, il y a deux limites à cette hypothèse. La première, c’est que un leader sans programme, on a déjà vu les résultats que cela pouvait procurer en 2007. Royal, qui s’est rarement fait remarquer dans le passé par ses avancées programmatiques mais plutôt par ses coups médiatiques est-elle capable de nous proposer un projet digne de ce nom ? La seconde c’est qu’elle ne peut gagner seule le congrès et qu’elle devra s’allier. L’option qui s’ouvre à elle c’est l’alliance avec Hollande et/ou les Guerini/Collomb, bref, des leaders du PS qui incarnent beaucoup de choses, mais surement pas le changement. Dans le camp Aubry, les choses sont aussi compliquées à gérer, mais pas forcément plus. Rien n’est joué et l’histoire nous a montré que le PS a pu fonctionner avec des alliances contre-nature. Ce fut le cas de Mitterrand qui, en 1971, s’imposa face à Guy Mollet autour d’une alliance alliant de la droite à la gauche du parti. Ce qui est par contre sûr, c’est que le PS doit assumer et clarifier une ligne et en finir avec des synthèses contre-nature, castratrices en termes idéologiques. IL serait sain, de ce point de vue que le PS accepte, en interne, d’avoir une majorité et une opposition pour que l’on puisse proposer des vrais choix.


                    • pyralene 3 août 2008 01:05

                      UMPS=Union des Menteurs des Profiteurs et des Salopards.........


                    • Bloggy Bag Bloggy Bag 4 août 2008 15:43

                      Moscovici, et tous ceux qui l’ont soutenu jusqu’ici, ne proposent pas un demi-leadership, c’est une formulation doucement méprisante... Le 1er secretaire aura la lourde tâche de remettre le PS au travail, de le restructurer, de transformer le travail idéologique déjà fait en outils et programmes de reconquête du pouvoir. Cela ne se fera pas sans être capable de trancher, de décider, de convaincre, de manager. Par contre, c’est a priori sans lien avec l’investiture à la future présidentielle et cela est cohérent avec l’identité du PS qui n’a jamais été le parti d’un seul, même avec Mitterrand, mais le parti des courants de pensée.

                      La réflexion "le PS n’a pas de large socle populaire donc ne peut pas s’engager dans des primaires élargies" est un sophisme. Il y a ce que l’on est aujourd’hui et ce que l’on veut être demain et au-milieu ce que l’on fait pour le devenir. N’en déplaise à l’auteur de cet article, Royal n’a pas élargi le socle du PS, elle a joué de la méfiance entrenue contre les partis, dont le PS. Son crédo a longtemps été je ne suis pas dans le PS, jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne pourrait pas gagner sans le PS. Sa volonté de présidentialiser le parti va toujours dans ce sens : elle ne veut pas du PS, elle veut son parti.

                      Pour la ligne politique, là aussi l’alternative n’est pas exacte, pour la social-démocratie au moins. Le manifeste de la social-démocratie rédigé pendant les mois qui ont suivi la défaite aux présidentielles pose comme point de départ un héritage et du socialisme et de la social-démocratie. Il ne s’agit donc pas de faire avec un temps de retard de la social-démocratie européenne, elle-même à la recherche d’un nouveau souffle. Il s’agit bel et bien d’une idéologie renouvelée. Je n’en citerai qu’un seul exemple : l’arrivée au 1er paragraphe de l’écologie dans la nouvelle déclaration de principes du PS. L’idéologie écologique a été issée au niveau des idéaux sociaux et humanistes, rien de moins.

                      Enfin, la conclusion de l’article est à nouveau un glissement rhétorique. La voie proposée par Moscovici n’est en aucun cas une direction collégiale (sous entendu de consensus mou) : il s’agit d’incarner (un homme, une équipe) une pensée collective (tous les militants qui veulent s’exprimer). Nous pensons collectivement pour la richesse et la démocratie, nous agissons individuellement dans le respect de la pensée initiale pour l’efficacité. Là est le bon équilibre est l’explication du fait que la dynamique est aujourd’hui autour de la contribution "besoin de gauche" de Moscovici et pas dans la vieille politique à la sauce Vème République incarnée par Royal.


                      • sanisson sanisson 5 août 2008 23:15

                         Le PS doit-il d’abord définir sa ligne politique, pour permettre à ses sympatisants de voir plus clair, ou commencer en premier lieu, par choisir un leader ? C’est là tout le problème dans lequel se débat actuellement le parti.
                         Etant donné le nombre des candidats potentiels, avec chacun ses idées, son programme et ses différences, il me semble qu’il est très difficile pour le moment, au PS, de sortir de l’impasse.

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