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Accueil du site > Actualités > Politique > PS ou UMP, qui sera éliminé au premier tour de 2017 ?

PS ou UMP, qui sera éliminé au premier tour de 2017 ?

Le FN au second tour ! Scénario catastrophe et scénario du pire pour les uns ou bien scénario probable pour le philosophe qui n’émet pas de jugement de valeur mais cherche à comprendre la configuration politique assez critique de la France en 2014, à l’issue des scrutins municipal et européen mais aussi et surtout deux ans de gouvernance socialiste faisant suite à cinq ans sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le marasme politique actuel résulte des évolutions sociales et gouvernementales amorcées des années, voire deux décennies. C’est la raison pour laquelle on en est arrivé là. L’hypothèse sur laquelle je suggère de réfléchir, c’est l’élimination au premier tour de la présidentielle 2017 d’un candidat (ou une candidate pour respecter la parité) représentant l’une des deux familles politiques qui ont gouverné la France depuis la naissance de la cinquième république. Rien d’un précédent. Il y eut le 21 avril 2002. Un événement vécu comme un traumatisme et qui pourrait se reproduire au vu des succès électoraux récents du FN. En fait, ce n’est pas le FN qui séduit mais le PS et l’UMP qui rebutent de plus en plus les électeurs, avec la mauvaise gouvernance des uns et la guerre des chefs chez les autres. La présence du FN au second tour est envisageable. Mais ce qui rend le scénario plus incertain, c’est qu’on peut émettre comme hypothèse une alternative entre l’élimination du PS ou de l’UMP. Examinons rapidement quels pourraient être les atouts et les faiblesses de chaque formation en 2017.

Pour le PS, la personnalité du candidat sera déterminante. Sans jouer les cassandre, on peut prévoir un bilan médiocre voire calamiteux pour François Hollande, avec les déficits creusés, la croissance en berne et le chômage à un niveau élevé. Le président actuel ne pourra pas se représenter et donc se fera représenter par un membre de sa famille. Manuel Valls ? Le personnage semble plaire aux Français mais il sera associé au bilan d’ici trois ans. Il ne reste plus beaucoup de cartouches. Martine Aubry possède l’avantage d’être en dehors du gouvernement. Il reste aussi celui que les médias ont enterré mais qui pourrait être un dernier recours, DSK. C’est pas du gâteau cette affaire. Dans un tel contexte, tout dépend ce que fera le Front de Gauche. Le sens de la responsabilité et de l’intérêt public suggère un effacement de cette formation pour éviter à la gauche l’humiliation de la défaite mais peut-on croire à un Jean-Luc Mélenchon responsable ? Et puis Valls ou DSK sont FG-incompatibles. Le seul ticket gagnant serait en fait Martine Aubry moyennant un retrait de Mélenchon. D’ici trois ans, on ne voit pas trop qui pourrait sortir du lot au PS pour assurer la qualification au second tour. Sûrement pas Montebourg, à moins que les élections ne virent à la farce. Les Verts sont dans le même cas que le FG. Le sens des responsabilités est incontournable. A quoi bon présenter un candidat si c’est pour se ramasser en dessous des cinq points.

Pour l’UMP, la configuration est plus sereine. Un Alain Juppé ou un Nicolas Sarkozy pour ramasser une mise de 20-25 % des voix au premier tour et se qualifier mais rien n’est certain. Tout dépend en fait du FG et des Verts. Une gauche rassemblée peut limiter la casse et tabler sur bien près de 30% des voix. Auquel cas, la partie se jouera entre le FN et l’UMP avec un risque pour la droite d’être victime de la division si l’UDI remporte un bon score et si d’autres divisions viennent s’ajouter pour grignoter les voix de l’UMP. On pense à Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan, quoique, la première risque de ratisser quelques miettes à l’UMP mais aussi dans la frange catho du FN. Alors à droite aussi, la question du rassemblement au premier tour se pose, surtout si en face la gauche est rassemblée. Une question se pose alors. Existe-t-il une configuration permettant au FN de l’emporter au second tour ? Ce sera très difficile. Mais situation la plus dangereuse peut-être évaluée. Ce serait un duel Aubry contre Le Pen.

L’élection présidentielle de 2017 peut se jouer dans un monde de bisounours. Avec une droite rassemblée et une gauche unie au premier tour et au second un vrai débat républicain, avec deux fortes personnalités et deux programmes et des journalistes qui posent des bonnes questions. Mais dans le monde réel et féroce, le sens des responsabilités et l’intérêt collectif passe après celui des individualités, des clans et des partis. Renoncer à une candidature en 2017, ce serait pour les partis d’appoint ou de contestation se priver de substantielles recettes pour faire fonctionner la boutique et aussi de scènes médiatiques pour se donner en spectacle comme savent le faire quelques uns. Quant aux médias de masse, ils entretiennent ce système des partis et du ring politicien en saturant l’espace médiatique avec des personnalités, des polémiques stériles et des commentaires qui relèvent plus du football et de la critique culinaire que de la vie politique d’une société avec les enjeux fondamentaux et les risques d’éclatement sociaux. Les partis cherchent à gagner la partie plutôt qu’à orienter la France vers un avenir plus intelligent et de meilleure facture culturelle et morale.

Le combat des chefs pour 2017 se prépare maintenant, dans un contexte de vide politique et de crise sociale. Pour l’instant, c’est indécis mais au fil du temps, l’échéance va modifier les préoccupation et tout va s’emballer lors de l’été 2016. La situation risquant alors d’être pénible et pesante, surtout pour le PS deux fois traumatisé par un FN qui risque de cristalliser atout de lui les débats électoraux si bien que le PS jouera l’élection la peur au ventre, agitant le spectre d’une victoire du FN, ce qui ne laisse pas augurer d’une campagne très républicaine où les enjeux de sociétés sont mis en avant. Très mauvais que cette situation de crainte. Un PS qui a peur ne peut pas envisager sereinement un duel politique avec des choix de sociétés clairs et des enjeux, des propositions. Barrer la voie au FN n’est pas un programme. Rendez-vous d’ici deux ans. La crise politique n’est pas prête de se terminer.


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17 réactions à cet article    


  • bluerage 31 mai 2014 08:58

    Mon cher Bernard...

    Vous nous proposez encore de ne voter que pour l’un des deux partis frères de l’UMPS, bref, de prolonger indéfiniment la dictature UMPS, comme si elle ne nous avait pas déjà mener vers le gouffre, vous êtes un chien de garde ? Combien vous paie t’on pour bourrer le mou aux gens exaspérés par la clique de politicards corrompus qui nous tond comme des moutons ?


    • bluerage 31 mai 2014 16:14

      Mais de quoi tu parles l’autre fada ! Je comprends rien à ce que tu dis, d’abord je ne me fais pas de pub car je n’ai rien à vendre, ça doit être un faux numéro : je raccroche, t’as le cerveau qui se gélifie Démosthaine...


    • Croa Croa 31 mai 2014 09:56

      2017 est loin mais avec les chiens de garde toujours en poste les pratiques politiciennes évoluent lentement en effet et cet article nous décrit une réalité vraissemblable.

      Pour autant est-ce que ce serait vraiment un malheur d’avoir un second tour UMPS-FN alors que nous avons toujours subit, sauf en 2002, un faux choix UMP-PS, c’est à dire entre deux représentants de l’élite lesquels ne se sont jamais soucié véritablement des petites gens ? Pour ma part je préférerais un choix UMPS-FG ou mieux UMPS-[autre partit issu du peuple] mais ces hypothèses relèvent hélas du rêve !
      En 2002 la propagande anti-populismes s’est déchaînée et nous n’étions pas prêts à nous émanciper mais en 2017 ?

      Il me semble pour ma part qu’au contraire une telle hypothèse serait une ouverture quoique, à mon avis, il n’est pas possible que ça débouche sur un retour du peuple à sa légitime souveraineté et ce, pour plusieurs raisons :
      - Pendant la campagne d’entre-deux tours le candidat du FN va en prendre plein la gueule... Bref ce sera pareil qu’en 2002.
      - À supposer que le candidat du FN gagne rien ne dit que le système y perdra car peut-être ce partit est-il déjà aux ordres comme le sont les habituels... Bref nous serons déçus (mais nous en avons l’habitude !)
      - À supposer que le candidat du FN gagne et tente vraiment de mettre en oeuvre son programme (sortie de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN, mise en place d’un protectionnisme efficace, etc... ) le système réagira violemment et nous devrons nous attendre à des troubles manipulés de l’extérieur (un peu comme en Ukraine l’année dernière) et à l’émergence d’un dictateur supposer sauver l’intérêt général, etc...

       Bref en 2017 il se peut que nous vivions une belle aventure... Ce sera au moins ça ! smiley


      • foufouille foufouille 31 mai 2014 11:26

        Un Alain Juppé ou un Nicolas Sarkozy pour ramasser une mise de 20-25 % des voix au premier tour

        mdr !
        ce serait des veaux
        PSOUMP ?


        • zygzornifle zygzornifle 31 mai 2014 11:37

          On va se marrer au second tour : le PS Halal demandant froc baissé à ses électeurs de faire barrage au FN en votant comme des blaireaux UMP ou l’UMP Casher demandant bouche pisse vinaigre et cul serré à ses électeurs « si t’as pas de Rolex à 50 ans » de voter PS pour faire barrage au FN en fait ils seront obligés de s’allier car indépendamment ils ne représentent plus que des miettes et leurs idées sont tellement proche qu’on les croirait sorti du même géniteur ....


          • Luc le Raz Luc le Raz 31 mai 2014 12:01

            Peste vs Choléra ? Lepen « C’était mieux avant ! » vs Sharkozy « vous allez voir ce que vous allez voir ! », à vous de choisir comment vous voulez crever !

            Quant au PS ? Avec le nombre de trous dans sa coque... Ahemm.. Alors, qui, quoi ??????? smiley


            • eric 31 mai 2014 12:30

              Bof, en général, les dirigeants suivent leurs électeurs.

              Le Fn affiche des préoccupations de plus en plus sociales, l’UMP de plus en plus nationales, le PS dit pareil même si il fait le contraire.

              Les prochaines présidentielles, si le PS n’a pas la subtilité de quitter le navire avant, et vite, pour sauver les meubles, il y a deux scénarios :

              Comme Hollande ne peut plus que gérer les affaires courantes pendant trois ans, même si le contexte international s’améliore et le notre par voie de conséquence, toutes les questions autres que purement financières restent ouvertes, (sociétales, migrant, sécurité, confiance, lien social, école, et même écologie pour certain etc...).
              Avec sa base actuelle, il ne peut plus reformer quoi que ce soit de sérieux. On vient de le voir avec le Musée Soulage, il ne peut que reculer devant n’importe quelle pression.
               
              Scénario Jospin. Contexte porteur, il y a de l’argent (enfin...au yeux d’un socialiste...), on en redistribue, aux clientèles du PS, pour les motiver ( affaire de la cagnotte fiscale et de l’exonération de l’IR de la classe moyenne sup socialiste comme aujourd’hui). Avec stupeur, le PS matérialiste découvrira une fois de plus qu’il n’y a pas que le fric dans la vie contrairement a ce qu’il croit.
              Scénario du pire, leur politique continue a nous enfoncer financièrement. La, même plus la peine de se poser de questions.

              Dans le premier cas, le plus favorable, soit a force de manœuvres, de cadeaux de magouilles il parvient a écraser les gauches de gauches de gauche ou a les acheter en même temps qu’il débauche des centristes, et il peut parvenir au second tour.

              Soit non et on aura quand même une finale FN UMP et allies.

              On devrait donc avoir un pouvoir entièrement consacré dans les années qui viennent a des manœuvres politiciennes (faire monter le front, rallier des udeistes,calmer les écolos sans défriser les cocos. etc...)

              Mais il y a peu de chance que cela fonctionne. En gros, cela veut dire expulser les Roms tout en leur donnant le droit de vote, Reprimer de plus en plus la GPA tout en en légalisant de plus en plus les effets, aller chercher des investisseurs étrangers tout en leur appliquant la préférence nationale industrielle. Fermer Fessenheim tout en en ouvrant une autre a cote, etc...Et avec un PS minoritaire dans le totla gauches, les enchères vont grimper...

              En face au contraire, et suivant l’électorat, les positions seront de plus en plus proches. Le Fn sera de plus en plus raisonnable et de plus en plus « parti de gouvernement », l’UMP sera de plus en plus ferme sur des positions de plus en plus a droite. L’UDi se raccrochera de plus en plus au branches pour conserver des positions, sachant que ce n’est pas a gauche que l’on se poussera pour lui faire une place. ( confère l’expérience Bayrou...). Le défi pour l’UMP pour être au second tour est simple : offrir des places a ses allies et des satisfactions a ses électeurs.. Pour le Fn, il est complique : continuer a grignoter l’électorat de gauche ( ce qui se passe en ce moment) sans perdre sur sa droite en faveur de l’UMP.

              Pour le PS, il est quasi insurmontable

              Quoi qu’il arrive, ce sont les électeurs de gauche qui sont a plaindre. Dans tous les cas de figure et a trois ans, a ce rythme, n’importe quel électeur de de n’importe quelle droite sera prêt a voter pour n’importe quel candidat pour se débarrasser du PS.
              En revanche, cela va être la prise de tête pour l’électeur de gauche pour se déterminer entre choix d’une ou de l’autre droite ou abstention.

              D’un autre cote, ils ne l’auront pas vole. Ils ont longuement évalué, soupesé, choisit l’alternative et le candidat qu’ils nous ont propose. Il ne sera que justice qu’ils payent le prix de leur inconséquence. Parce que ce n’est pas Hollande qui se serait impose a force de volonté triomphante aux gauches, ce sont bien elles qui l’ont choisit pour l’incarner. Longuement, minutieusement,primaire, programme, négociations avec les verts au député prêt. Que Hollande soit nul ou pas importe qu fond assez peu. Ce n’est pas tant son échec personnel que l’échec collectif des gauches, de leurs analyses, de leurs procédures et de leurs solutions. En fait, changer de candidat ne devrait même pas changer grand chose. C’est elles qui doivent changer. Et « le changement, c’est maintenant » ou la pâtée en 2017 risque de leur faire regretter les européenne de 2014...


              • claude-michel claude-michel 31 mai 2014 14:58

                Les deux mon capitaine...Il y aura le FN et sans doute ’UDI... !


                • stetienne stetienne 31 mai 2014 17:08

                  la situation ne risquant guere de s’arranger le fn va continuer a croitre


                  • njama njama 31 mai 2014 17:10

                    Que le PS ou l’UMP serait en 2017 éliminé au premier tour ne changerait rien, le candidat PS ou UMP dominera au final pour la présidentielle en nombre de voix l’outsider FN.

                    Inutile donc de vous fatiguer d’aller voter en vous serrant les fesses comme des couillons pour un « front républicain » pour sauver la Fraaaaaaaaannnnnce ... le seul score d’un rassemblement de la droite traditionnelle (si le PS est battu) ou de la gauche traditionnelle (si l’UMP est battu) suffira à l’emporter sur le FN qui n’enregistre au mieux que 6 millions de voix.

                    Reste après dans la foulée des présidentielles, les législatives, et c’est là que le FN peut marquer des points ...  mérités quelque part, quoi qu’on en pense, soit par le mérite de sa persévérance politique, soit par l’échec des politiques menées par la gauche comme par la droite au pouvoir depuis des décennies.

                    Un petit groupe parlementaire de députés FN à l’Assemblée Nationale, ce serait démocratique, non ?


                    • njama njama 31 mai 2014 21:42

                      c’est très « attentionné » de me moinsser, mais expliquer pourquoi on moinsse c’est mieux.
                      Trop fatiguant peut-être ?


                    • njama njama 31 mai 2014 21:45

                      peut-être que le FN gagnera les présidentielles en 2022 (il faudra que beaucoup d’eau coule sous le pont) mais d’ici 2017, croyez-vous très honnêtement que la FN arriverait à l’Élysée ?

                      moi, non, mais je respecte les espérances de certains.


                    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 31 mai 2014 21:52

                      « Barrer la voie au FN n’est pas un programme. »


                      Et pourtant vous pouvez être certains qu’ils vont s’en contenter. Ne faut-il pas à tout prix repousser Lepen, « l’extrême-droâte », le nazisme, Hitler, bref, le Diable ? 

                      • Montdragon Montdragon 31 mai 2014 23:30

                        Mon cher Bernard, je crois qu’il est trop tard dans nos démocraties occidentales, le premier à vouloir réellement transformer son pays est ostracisé ou tué.


                          • Un_lecteur 1er juin 2014 07:34

                            Enfumage.

                            Cette question vise à éviter de poser les véritables questions qui sont dérangeantes.
                            Par exemple, 
                            - dans une démocratie dite représentative, est-il admissible que le premier parti ne soit pratiquement pas représenté au parlement ?
                            - est- il normal que le dernier vote ne se traduise par rien ?
                            - est-il normal que le traité transatlantique ne soit pratiquement pas discuté ?
                            Etc etc
                            Nous avons un grave problème de démocratie, les petites histoires de politique politicienne ne sont que de l’enfumage.

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