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Accueil du site > Actualités > Politique > PS : Parti suicidaire ?

PS : Parti suicidaire ?

Lorsque les historiens de la politique française se pencheront sur le début de ce siècle, ils ne manqueront pas de s’interroger sur les tentations suicidaires du Parti socialiste.

Pourquoi le PS est-il en si mauvais état, invisible et inaudible ? C’est une question importante pour la santé de notre démocratie, à un moment où la présidence de Nicolas Sarkozy tient plus du grand Barnum d’un côté, et d’une conception égotique du pouvoir (moi, moi, moi et par extension ce qui est bon pour moi est bon pour tous) de l’autre. Sans opposition crédible, il n’y a pas de contre-pouvoir, de garde-fous aux excès d’une présidence ivre d’elle-même.

Il nous faut sans doute retenir deux dates fondamentales dans cette lente décomposition (implosion ?) du PS : le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005. La première est liée à un suicide individuel, la seconde à un suicide collectif.

Le 21 avril 2002 au soir de sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle Lionel Jospin en annonçant son retrait de la vie politique a laissé le PS sans leadership. Si le geste est respectable d’un point de vue humain, il a des conséquences terribles sur le plan politique ; en effet, par sa soudaineté, il désoriente les électeurs, libère les rivalités de personnes et les ambitions internes, et enfin crée le vide programmatique. Le PS se retrouve orphelin d’un chef, et ce pour longtemps car aucune personnalité n’a réussi à s’imposer comme le vrai patron du parti depuis cet épisode.

La date du 29 mai 2005, celle du référendum sur la Constitution européenne, procède d’une logique de renoncement collectif. Tout d’abord le PS subit une défaite puisque c’est le NON qui l’emporte alors qu’il préconisait officiellement le OUI. Ensuite, et de façon plus importante et dommageable pour son fonctionnement, en laissant ouvertement des personnalités-clés du parti faire campagne pour le NON, le PS montre qu’il n’y a plus de ligne claire au sein de l’organisation et que désormais les querelles de chapelle et de courants dominent. Sur ce sujet fondamental pour notre pays qu’est l’Europe la désunion n’était pas la pluralité, la dissonance n’était pas la richesse des opinions.

Si on se réclame du parti et qu’on préconise le contraire de ce qui est décidé, où est la cohérence ? Si le PS n’est plus capable de réunir les siens sur une politique unique, quelle qu’elle soit, il devient alors définitivement le parti des dissensions et des guerres internes. La direction du PS de l’époque en ne prenant pas ses responsabilités, c’est-à-dire en faisant jouer la discipline, quitte à exclure les « dissidents » a laissé le mal des égoïsmes s’installer durablement.

Dans ce contexte il faudra aussi s’interroger un jour sur le rôle de Laurent Fabius, qui porte une lourde responsabilité dans ce suicide collectif ; en outre, que l’ancien Premier ministre ait été d’un cynisme absolu ou d’une sincérité désarmante, son choix lors du référendum ne lui aura finalement servi à rien car il a plus ou moins disparu de la scène nationale.

Le PS ne s’est pas remis de la campagne référendaire et des tensions au grand jour, gérant la préparation et l’exécution de la campagne présidentielle avec un amateurisme confondant. Sans volonté collective de gagner n’apparaît plus que la tentation de faire perdre l’autre, ou l’ambition de réussir à se caser coûte que coûte comme le montre le ralliement de certains socialistes à Nicolas Sarkozy.

Pendant ce temps en Europe, ou ailleurs, d’autres partis socialistes se portent plutôt bien : le PSOE de Zapatero en Espagne est bien placé pour remporter les prochaines élections législatives en mars prochain, l’Italie est à nouveau gouvernée à gauche depuis 2006, le Labour est toujours au pouvoir au Royaume-Uni, les démocrates sont en position de remporter l’élection présidentielle aux Etats-unis...

En effet, en ce début de siècle, la question de la régulation est devenue cruciale sur de nombreux sujets : climat, capitalisme financier, croissance des inégalités... Or, c’est un thème traditionnellement porté par les partis de gauche. Dès lors, il devrait être relativement simple d’affirmer des orientations et une vision sur ces sujets. En outre, quand on revient à la politique hexagonale, les choix et les discours de Nicolas Sarkozy incarnent un credo politique très conservateur : choix de privilégier les classes favorisées - notamment avec le paquet fiscal, mise en avant de valeurs religieuses (le discours de Latran est de ce point de vue très inquiétant), pseudo morale de l’effort... Face à une politique de droite affirmée et ostentatoire, il devrait être facile de s’opposer et de proposer. Eh bien non, c’est silence radio, querelles, préparation de congrès et petites phrases. On donnera comme exemple de ce suicide continu l’attitude d’un Arnaud Montebourg : grand pourfendeur de la Ve République, ardent promoteur d’une rénovation de nos mœurs politiques, le député de Saône-et-Loire finit par nous expliquer qu’il a renoncé au non-cumul des mandats en se présentant aux prochaines cantonales : « [car nous]... avons besoin de forger des politiques innovantes, qui servent d’exemples de résistance face à l’absolutisme sarkozyste, et à préparer à l’alternance », nous dit-il pour se justifier. C’est sûr, le cumul des mandats comme pratique innovante, on n‘y avait pas pensé... Encore une fois, pour la cohérence du discours et des actes, on repassera.

Comment arrêter cette tendance à la cacophonie et à l’autodestruction ? Faudra-t-il aller jusqu’à la mort du parti pour le voir renaître sous une nouvelle forme ? Faudra-t-il une claque électorale si forte qu’elle agisse comme un électrochoc ? De ce point de vue, les élections municipales, qui ne seront sans doute pas désastreuses, ne serait-ce qu’en raison du vote des mécontents du sarkozysme, n’accéléreront pas la prise de conscience.

Enfin, on avance souvent comme argument le besoin d’un renouveau générationnel pour faire muter le parti, mais il nous semble que le PS doit avant tout évoluer dans les têtes et les attitudes et qu’il ne s’agit pas d’une question d’âge. En effet, en observant certains quadras du PS, on n’a pas le sentiment qu’ils aient d’autre ambition que personnelle.

Le tableau est donc bien sombre et pour la vitalité du débat démocratique et d’une conception équilibrée du pouvoir personne ne devrait s’en réjouir.


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116 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 3 janvier 2008 09:53

    En 2002 le PS est mort.

    Mort de ses dirigeants qui se sont mis à faire du marketing et à diriger en fonction de conseillers du Marketing.

    Evidement,le résultat ne s’est pas fait attendre aux présidentielles.

    Durant 5 ans,ce parti ne s’est pas transformé ni mixisé sa base militante.

    Et le résultat d’une candidature marketing aura été encore un désastre.

    Le désastre est aussi dans les idées,quand la candidate aura substitué les idées socialistes par de la compassion sociale du catholicisme social des années 1900.

    Et pour en terminer,rappelons que la candidate marketing aura après sa défaite reconnue que son programme électoral n’était pas crédible.

    En revenant sur sa « stratégie électorale » nous pouvons conclure :

    1/ Elle aura tué le reste de la gauche au 1eme tour par le vote utile

    2/ Elle aura mélangé la confusion des idées en cherchant à s’allier avec un populiste arriviste démagogue ,F.BAYROU.

    Nous pouvons donc conclure,qu’il s’agit bien d’une faillite intellectuelle et aussi morale car cette candidate qui se prend pour une sainte,parfois pour Jeanne d’Arc est généreusement hébérgée dans un superbe appartement boulevard Saint-Germain à Paris par un milliardaire mitterandiste.

    Ce qui fait la forte de Nicolas Sarkozy c’est la faiblesse de la gauche qui n’existe plus,car + credible !


    • Cangivas 3 janvier 2008 16:25

      Le problème des socialistes est leur refus du débat.

      Tout thème qui leur déplaît est systématiquement écarté, devient ignominieux, de droite voire fasciste, et est donc occulté, mis au rancart.

      Résultat, ils marmonnent quasiment le même discours (ce qui présente l’avantage de les mettre à l’abri des critiques des autres camarades) et se complaisent dans le sociétal (pour se la jouer « progressites »).

      Le problème des socialistes est qu’ils sont devenus tout simplement conservateurs, plus exactement immobiles.

      Le progrès, l’avenir,les nouveaux enjeux, les remises en cause, ..., - et même la simple (re)lecture du passé - les effraient.

      Reste le marketing pour habiller et masquer cet immobilisme, ce refus du débat, ce vide politique.


    • Cangivas 3 janvier 2008 16:36

      Cela dit, tout n’est pas noir au PS.

      La reconversion est possible. Par exemple dans l’organisation de concerts où son expertise est réelle, reconnue et que la droite ne peut lui contester.


    • Bidibule11 (---.---.205.123) 3 janvier 2008 17:32

      « En cherchant à s’allier à un arriviste populiste démagogue »... En lisant cette phrase, j’ai cru que vous annociez le scoop que S. Royal avait cherché à s’allier à Nicolas sarkosy !!! smiley

      arriviste : qui cherche l’emploi de tout moyen pour arriver à ses fins. Sarkosy à tué le parti gaulliste et trahi tous les rpoches nécessaires pour devenir Président, donc, ça va...

      populiste :qui cherche à flatter son éléctorat populaire part des discours et des actions voyantes et faciles à appréhender par eux. Oui, toutes les gesticulation s de Sarkosy et ses couvertures de magasines (entre autres...), ça le décrit donc bien...

      démagogue : La démagogie est une attitude politique et rhétorique visant à essayer de dominer le peuple en s’assurant ses faveurs et en feignant de soutenir ses intérêts. Oui, donc ça aussi , c’est lui...

      Par contre je ne voit pas Bayrou là dedans ...


    • Asp Explorer Asp Explorer 3 janvier 2008 19:33

      Ça fait bizarre d’écrire ça, mais je suis 100% d’accord avec l’analyse de lerma. Le PS a perdu les élections le jour où les militants ont laissé de côté les anciennes lignes de débat pour se jeter dans les bras de « celle qui pouvait battre Sarkozy » dans les sondages... faits par les instituts de droite, pour les journaux de droite, un an avant les élections.

      Et pour revenir sur le TCE, quand les caciques bien-pensants du PS se sont réjouis à grands renforts de coupes de champagne des 60% de « oui » obtenus au référendum interne sur le sujet, ils auraient tout de même pu s’interroger sur le fait qu’il y avait tout de même 40% de « non » parmi des militants qui n’avaient guère eu l’opportunité de lire le texte ni d’en débattre.


    • Rage Rage 3 janvier 2008 21:58

      Ouais, moi aussi, le commentaire de Lerma (où de la facette 234 de Lerma tant il est nombreux) m’a semblé dans le coup.

      La vraie force de Sarkozy ce fut la faiblesse de la gauche et plus singulièrement du PS.

      Le problème ce n’est pas que la gauche soit morte en France, mais qu’il n’y ait plus personne pour la représenter !

      Les caciques du PS et les « nouveaux-anciens » élus sont tous soit tellement imbus d’eux-mêmes, soit tellement dans le moule d’un parti où penser différemment est mal, qu’une sorte d’immobilisme malsain s’est créé.

      Paresse intellectuelle, absence de volonté pour discuter du fond, refus de la remise en question, incapacité à regarder les choses en face et à accepter la réalité sans devoir se plier aux fourches caudines des dogmes bienséants : la gauche est défaillante.

      L’alternative intellectuelle et opérationnelle est défaillante : Sarkozy a surfé sur le vide technique en face de lui pour lancer des phrases basiques et ravageuses en construisant sur une alliance « UMP-FN » en capitalisant sur les scores de 2002.

      Bayrou a tenté, de peu, de réussir à drainer les déçus de la gauche et les modérés de droite : sans un vote « utile », Bayrou avait plus de voix que Chirac en 2002...

      Il existe un canyon politique au centre de l’échiquier électoral : les citoyens votent alors pour le moins mauvais, celui qui « passe le mieux ».

      Il suffirait juste d’avoir le fond d’un DSK, la verve oratoire d’un Besançenot, la crédibilité d’un Delanoë, la puissance écrite d’un Bayrou, l’endurance d’une Royal et surtout une dose énorme d’humilité et de percussion pour caser l’UMP là où elle se trouve réellement : dans les bas fonds démago-populistes.

      On a trop parlé au PS : aujourd’hui, il faut de nouvelles têtes et surtout des gens qui percutent sur le fond. Point.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 janvier 2008 09:49

      PS, on dira aussi Parti à Sauver....

      .... des griffes de Ségolène Royal

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33843


    • fahd_pdlg fahd_pdlg 4 janvier 2008 12:37

      Il y en a encore qui essaient de percuter sur le fond ! www.placedelagauche.org


    • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 10:06

      @ L’auteur

      Bon constat lucide sur l’état actuel du PS qui n’a plus ni ligne idéologique ni programme authentiquement socialiste et qui refuse pourtant les propositions de Pierre Larrouturou, qui viennent de son sein et s’expriment sous la forme d’un Nouveau Contrat Social.


      • Marsupilami (---.---.178.219) 4 janvier 2008 09:58

        @ Ludo

        Tout à fait d’accord avec toi. Encore une fois, ce que propose Larrouturou n’est pas la panacée universelle. Commencer par mettre en application son Nouveau Contrat Social permettrait de sortir de l’impasse et d’enclancher une nouvelle dynamique authentiquement socialiste. C’est mieux que le néant électoraliste qui prévaut actuellement au PS, non ?


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 janvier 2008 10:14

        Bonjour, Le PS est mort paraît-il

        Quelles ont été les dernières paroles de son premier secrétaire ?

        « Ne tirez pas camarades ! »

        http://agoravox.fr/article.php3?id_article=20630

        Parti socialiste français : né en 1905, décédé en 2005. Le citoyen de gauche que je suis ne peut que constater la lente agonie d’un Parti socialiste français fondé en 1905, sous la figure tutélaire de Jaurès ; un parti qui s’appelait alors SFIO puis, suite à la scission des communistes, qui connut diverses vicissitudes pour renaître pendant la Cinquième République et s’affirmer comme une force politique incontestable, tenant les rênes du pouvoir pendant de nombreuses années. Le PS que nous connaissons tous a été fondé en 1969 mais c’est en 1971, suite au congrès d’Epinay mené de main de maître par Mitterrand. La suite est connue. 2002 sera l’année cruciale pour le PS, sanctionné par les Français, absent du second tour de la présidentielle. Malgré un petit chelem réalisé dans les régions en 2004, le PS est en crise, divisé, égaré autant dans les idées qu’éclaté par les ego. Arrive 2005, le référendum qui signe une sorte de coma politique pour les socialistes divisés plus que jamais, alors que quelques hussards rêvent d’un nouveau PS pour ensuite rentrer dans le giron orchestré par madame Royal. La question du moment : le PS existe-t-il encore d’un point de vue substantiel comme puissance incarnant le politique ? Le PS est-il mort ?


        • (---.---.111.81) 3 janvier 2008 10:55

          Marrant : le parti gaulliste s’est suicidé en se faisant hara-kiri devant Sarkozy, et ça n’a pas fait d’article similaire... deux poids, deux mesures... ???


          • saint_sebastien saint_sebastien 3 janvier 2008 11:23

            Sauf que l’effet Sarkozy est à retardement ! smiley


          • Forest Ent Forest Ent 3 janvier 2008 11:43

            Le principal problème du PS est idéologique. Ses cadres sont à droite et son électorat à gauche. Plus précidément, en acceptant enfin l’économie de marché, le PS, sous la douce influence de quelques personnes intéressées, a gobé en même temps l’ultralibéralisme.

            Attendons un peu pour les condoléances. Le certificat de décès ne pourra être délivré que si les députés PS votent le TCE-bis. Dans ce cas, les électeurs de gauche auront la certitude absolue qu’ils doivent aller voter ailleurs.


            • Ceri Ceri 3 janvier 2008 12:28

              alors c’est Mitterrand, Delors et Fabius qui ont suicidé le PS avec leur « tournant libéral » en 1983


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 janvier 2008 17:22

              @ Forest Ent : « Ses cadres sont à droite et son électorat à gauche » VOUS AVEZ RAISON. Un parti de gauche qui cherche a prendre le pouvoir en sacrifiant une vision progressiste du monde ne prendra pas le pouvoir... et ne fait rien progresser.

              Hier, j’avais ici un article en ligne - (dont AV a tué courte la carrière en l’enlevant de la page sans le mettre en lien en bas de page !) - où je disais justement que la transparence qu’apportent les blogs rend impossible de cacher vraiment les magouilles à la population. http://agoravox.fr/article.php3?id_article=33712

              Il faut offrir une alternative à la population, pas la même chose sous une autre étiquette. Pour citer le I Jing, « la meilleure façon de lutter contre la mal est un progrès énergique dans le bien »

              http://nouvellesociete.org/5165.html

              Pierre JC Allard


            • Forest Ent Forest Ent 3 janvier 2008 23:16

              @ Ludo

              Ce n’est pas une mauvaise analyse, mais elle a perdu en 2007. Royal a été souvent plus à droite que Bayrou et Sarkozy n’a pas dragué le centre.

              « il faudrait quelqu’un de vraiment charismatique pour faire passer la pilule. Pour l’instant, on ne l’a pas. »

              Dans ce cas-là, c’est perdant de toutes façons. Attendons. Je préfère voir Sarko réélu en 2012 qu’un ersatz étiqueté PS. Au moins, ça lui laissera le temps de compléter la démonstration UMP, qui s’annonce mémorable. Si en 15 ans les français n’ont pas compris ...

              « C’est oublier un peu vite que Bayrou a obtenu 18% des votes à la dernière présidentielle. Tout seul, il a fait quasiment la moitié des voix de la gauche... »

              Ce point me semble à rapprocher du point précédent. Néanmoins, j’y ajouterai

              qu’il s’est aussi donné un look d’outsider, sympathique à une opinion désabusée

              que Royal a été la seule à donner l’impression d’en rester à la langue de bois, pendant que Sarko faisait son numéro de cake en dialecte d’en bas,

              que le bilan de l’UMP était plus que catastrophique, et que Royal n’a néanmoins trouvé aucun angle d’attaque efficace, alors que Dieu sait que ça n’en manquait pas ; ça ne viendrait pas d’une légère confusion idéologique par hasard, du genre un programme comparable à celui de l’UMP ?

              « les Français ne sont pas prêt pour un virage à gauche »

              Non bien sûr. Mais pour autant, ils constatent et ressentent la fracture sociale, les méfaits de la mondialisation, de l’UE, du libéralisme ... Et Sarkozy a très bien parlé de tout ça, en promettant aux électeurs du FN à peu près le contraire de ce qu’il fait maintenant.

              Royal n’a pas réussi à amener le débat sur l’économie, là où ça aurait été mortel pour l’UMP. Ca ne viendrait pas d’un souci idéologique ? Ne penses-tu pas que beaucoup de français écouteraient un discours qui n’est spécialement ni de gauche ni de droite constatant que nous nous sommes trompés depuis 15 ans avec l’UE et le l’ultralibéralisme ? Mais ce n’est pas ce qu’elle pense, N’EST-CE PAS ?

              D’ailleurs, comment a-t-elle été désignée ? Par vote de « militants » après six mois d’intense campagne médiatique d’où elle est sortie de nulle part, et sans jamais avoir rien dit de politique.

              J’attends de voir si les députés PS vont vraiment voter le TCE-bis. Si c’est le cas, je saurai que PS delendum est, et que la gauche doit chercher à se construire sans le PS, quel que soit le temps que ça prenne.


            • fahd_pdlg fahd_pdlg 4 janvier 2008 15:03

              Attention à ne pas confondre les « cadres » du PS et la personne de Mme Royal. Dire que les cadres du PS sont à droite et son électorat à gauche est un peu court.

              Toutes les enquêtes montrent que les mêmes personnes ont de plus en plus tendance à voter selon leur intérêt personnel, et non plus en fonction de leur affiliation politique. Le vote est de plus en plus volatil, notamment d’ailleurs celui des personnes modestes, des employés et des ouvriers (si c’est ces personnes que vous désignez comme « électorat de gauche »).

              S’il est vrai que Mme Royal a volontairement (et malheureusement) chercher à rendre la frontière entre gauche et droite floue, on ne peut pas dire que cela soit le cas de tout le monde au PS, encore moins de tous ses cadres.

              Je suis plutôt d’avis moi aussi de considérer Bayrou et le Modem comme un grand danger pour toute la gauche institutionnelle. Quand à savoir si cela est une bonne chose ou pas, l’avenir nous le dira..

              En attendant, la solution pour sortir de l’impasse, c’est de travailler à reconstruire le corpus idéologique de la gauche. Pour cela, nous essayons à Place de la Gauche (cf. www.placedelagauche.org pour voir nos propositions) de définir une nouvelle ligne idéologique, progressiste, et de gauche !


            • moebius 3 janvier 2008 12:22

              le principal proléme du PS et de la gauche en général ne tient pas au fonctionnement interne de ses composantes partisanes, ces structures ne sont que des structures mais a la lente érosion de son influence culturelle. La gauche et l’ensemble de la société humaine au dela des clivages nationaux et partisans, en renonçant au projet d’une société égalitaire a choisi d’autres options. En plaçant le curseur sur un plus ou moins de libéralisme nous entérinons le fait que désormais il n’y a plus d’alternative sociétal au capitalisme. Nous avons quitté le reve (ou le cauchemard) d’une communauté totale pour celui d’un marché global. La libre expansion de ce marché ne connait désormais plus de limites humaines et existentielles. Ces limites sont naturelles et les transgresser est maintenant le défis peut etre ultime qu’a à relever l’économie.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 janvier 2008 20:43

                @Moebius : je me retrouve totalement d’accord avec vous...

                PJCA


              • fahd_pdlg fahd_pdlg 4 janvier 2008 15:29

                @Moebius : d’accord avec vous, la lente déconfiture culturelle de la gauche est incontestable...et insupportable. Mais gardons le rêve qu’une alternative est possible, et commençons par la construire idéologiquement. Voir nos propositions pour cela sur Place de la Gauche !

                www.placedelagauche.org


              • Ceri Ceri 3 janvier 2008 12:26

                c’est à se demander s’ils ne le font pas exprès...


                • poetiste (---.---.224.168) 3 janvier 2008 12:46

                  Loups et moutons (ou : tout le monde est suicidaire) • Sur un tapis de boutons d’or Un mouton dort, il fait le mort Le loup le laisse à son sommeil Remet à plus tard le réveil. • Il se gausse de sa torpeur Car il fait profit de sa peur La prudence, n’en parlons pas Qui vers elle fera un pas ? • Loups et moutons sont de Panurge Tous deux occultent le déluge Voici venir la fin des temps Pas un des deux n’en est conscient. • Ne pouvant être solidaires Loups et moutons sont suicidaires. Ils ne sont pas faits pour s’entendre Allez donc le leur faire comprendre ! • Moralité : • L’humain n’est pas son propre ami Il a en lui deux ennemis Un mouton pour l’acceptation Et un loup pour la prédation. • Dans le for intérieur de l’homme L’un fait la guerre et l’autre un somme. Voilà pourquoi, dans la débâcle Notre survie serait miracle. • A.C


                  • donino30 donino30 3 janvier 2008 12:53

                    Le problème est que la droite actuelle est beaucoup moins « dure » que certains lecteurs semblent vouloir le penser. Le PS et l’UMP se marchent en fait sur les pieds. Avec une dépense publique supérieure à 54% du PIB, il n’est à priori plus possible d’envoyer le cap encore plus à gauche, ça au moins le PS l’a bien compris. Et comme NS a clairement affirmé qu’il n’avait pas l’intention de réduire cette dépense, et bien les deux partis se trouvent pratiquement sur le même créneau, à quelques chouillas près (comme le paquet fiscal d’un coté, et l’ISF de l’autre). Qui a vu une réelle différence dans la vie française entre 1995 et 2007, au fil des alternances ? Ah si c’est vrai Martine et ses 35h, qui sont plutôt une ribambelle de casseroles pour le PS. Ce qui fait la différence entre les deux partis aujourd’hui, c’est à mon avis uniquement la figure de proue. Seul Strauss Kahn ferait à peu près l’affaire, mais il a tellement peu de charisme... Il est amusant de constater qu’une des premières actions de DSK au FMI a été de proposer une réduction drastique des coûts et des effectifs !! Comme quoi, droite-gauche, gauche-droite... Plus personne ne sait trop où il en est ni où il va. Sans une vraie figure de proue, même en cas d’échec total de la politique de NS, je ne vois pas le PS revenir aux affaires.


                    • bernard29 candidat 007 3 janvier 2008 14:58

                      Oui et en plus sans se poser la question de son propre salaire personnel faramineux en tant que Directeur du FMI.


                    • Ceri Ceri 3 janvier 2008 15:58

                      c’est surtout que le PS devient aussi grave que les libéraux. Quelqu’un de gauche ne peut décemment plus voter PS. Et depuis 1995 j’ai bien vu une dégradation des choses : perte des services publics, dérives fascisantes, libéralisme à tout crin et chomage endémique. Fracture sociale, chute du pouvoir d’achat, délocalisations, augmentation exponentielle des inégalités et de la rémunération des actionnaires, augmentation des cadeaux fiscaux (qui eux aussi deviennent endémiques)...

                      etc.

                      Et DSK c’est vraiment le pire. C’est un libéral qui ne l’avoue pas. Il aurait aussi bien pu faire carrière à droite. C’est exactement ce gens de gugusse qu’il faut dégager du PS si on veut stopper la dérive droitière. d’ailleurs il ne remet absolument pas en cause les politiques débiles et iniques du FMI (pour un « socialiste » ce serait la moindre des choses)


                    • JL JL 3 janvier 2008 19:43

                      @ Calmos : vous pouvez nous en dire plus sur Bové ? Ou bien vous n’assumez pas, comme d’hab ?


                    • Stephane Klein (---.---.133.55) 3 janvier 2008 13:27

                      Je suis desole mais l’analyse est tres superficielle et tout-a-fait en relation avec l’attitude du PS et les innombrables article parus sur AVox depuis plusieurs annees :

                      On dit que ca va mal, on designe un ou plusieurs responsables et on s’embarque dans des remedes fumeux dans une sur-enchere ideologique comme si on pouvait ignorer qu’un ’grand virage a gauche’ de plus et c’est la fin definitive de cette meme gauche.

                      Le PS paie son peche capital : l’ideologie. L’ideologie qui est la reflexion des cancres et on n’a jamais dirige un pays avec flemmardise mais avec courage, travail et pragmatisme.

                      Or pour etre pragmatique a gauche, il en faut du courage :
                      - reconnaitre le probleme securitaire des banlieue qu’il a bien fallu reconnaitre de force en 2002.
                      - reconnaitre que la France en mal gouvernee economiquement, que son administration publique mamouthesque plombe notre competitivite dans un monde ouvert comme a pu le faire Bockel.
                      - reconnaitre que le tout-prevention ne marche pas (processus en cours a gauche).

                      Seulement par psycho-rigidite, ces constats evidents sont faits a rebourd et avec retard, sans que des solutions assimilees de droite ne soient adoptees, enfermant ainsi le PS dans un ni-ni perpetuel et suicidaire car les Francais ne sont en definitive pas aveugle et finissent par se rendre de certaines realites comme l’indispensable abandon des 35h


                      • Forest Ent Forest Ent 3 janvier 2008 15:00

                        Cette opinion est respectable et est le point de vue moyen de la droite. Permettez aux électeurs de gauche d’avoir un point de vue opposé. smiley


                      • Rage Rage 3 janvier 2008 22:19

                        Le PS souffre d’avoir à sa tête et dans ses rangs des personnes qui n’acceptent pas d’avoir tord et plus encore d’accepter la réalité telle qu’elle est, bonne ou mauvaise.

                        Le PS n’a jamais voulu embrasser le socle électoral qui ferait sa force : la grande classe moyenne, celle dont on ne parle jamais.

                        C’est certain, le monde d’en haut, les richesses, le pouvoir, c’est plus attractif... Rester avec le commun des mortels, partager les emmerdes et les galères de la vie... surtout quand le camp d’en face s’en met plein les poches...

                        Quand Jaurès a fondé la SFIO, il avait une autre philosophie de la politique : il voulait servir le destin des hommes et non être un homme de destin.

                        Quand un homme ou une femme du PS - ou d’ailleurs- émergera avec une conception profonde de notre société, avec une philosophie de progrès et d’avenir pour le long terme, alors, et seulement alors, il sera possible d’espérer. Son équipe sera son passe partout, ses idées son énergie.

                        Qu’est ce qu’on nous propose actuellement ? Aucune vision à long terme, aucune vision de notre destinée, aucune ambition.

                        La politique de « l’urgence », du court- termisme, de l’amalgame et du tous contre tous est un contre-sens de l’histoire : ce n’est pas en proposant une vision à minima que l’on fait vibrer les foules et que l’on envoit le pays dans la voie du progrès.

                        J’en ai ras le cul d’entendre des français minés, déresponsabilisés, résignés et pire encore, pronant la politique du moins disant, de l’individualisme béat et de l’auto congratulation dans la médiocrité.

                        Nous vallons collectivement mieux : mais pour cela il faut avoir une autre idée de la société, une idée selon laquelle nous sommes les seuls maîtres de notre destin et que nous pouvons changer les choses pour du nettement mieux.

                        Un peu d’ambition BORDEL !


                      • Bulgroz (---.---.77.142) 3 janvier 2008 14:30

                        Excellent commentaire de Stephane Klein, rien à rajouter.


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2008 15:23

                          « [car nous]... avons besoin de forger des politiques innovantes, qui servent d’exemples de résistance face à l’absolutisme sarkozyste, et à préparer à l’alternance », nous dit-il pour se justifier. C’est sûr, le cumul des mandats comme pratique innovante, on n‘y avait pas pensé... Encore une fois, pour la cohérence du discours et des actes, on repassera."

                          Cette apparente contradiction n’en est pas une car le non-cumul des mandats ne peut être qu’une décision collective valant pour tous également ; car pratiquer une règle qui n’existe pas encore pour un individu alors que les autres n’y sont pas soumis et n’ont pas à la respecter serait comme pour un joueur de ballon s’interdire de prendre la balle avec les mains alors que l’équipe adverse applique cette règle et y donc tire avantage évident. On ne pout jouer au rugby sans être assuerer de predre en s’imposant de jouer sans les mains !

                          Il ne faut pas confondre changer la règle du jeu et décider soi-même de jouer selon une autre règle que celle des autres (ce qu’a fait du reste SR, peut-être à tort), ce qui risque de vous mettre en position d’infériorité dans le jeu. En cela la morale métaphysique (absolue ou inconditionnelle) n’est pas la politique (relative au droit)

                          Je vous rappelle, en outre, qu’il n’y a de contradiction logique que lorsque une proposition (ne pas confondre contradiction et contrariété : ex le jour contrarie la nuit mais il n’y a là aucune contradiction ; pour preuve : il ne peut y avoir de jour sans nuit) est affirmée vraie et fausse dans le même temps et sous le même rapport ; ce qui n’est pas le cas ici.

                          Sur ce point comme sur beaucoup d’autres, c’est Aristote qui a raison contre Platon...


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2008 15:30

                            « car pratiquer une règle qui n’existe pas encore pour un individu alors que les autres n’y sont pas soumis et n’ont pas à la respecter serait, comme pour un joueur de ballon, s’interdire de prendre la balle avec les mains alors que l’équipe adverse applique cette règle et en tire un avantage évident. On ne pout jouer au rugby en s’imposant de jouer sans les mains , sans être assurer de perdre, ! » L’éternelle histoire de « la belle âme » (Hegel) qui s’interdit d’agir efficacement au nom de grands principes métaphysiques inapplicables en l’état.

                            Avec mes excuses !


                          • bernard29 candidat 007 3 janvier 2008 16:19

                            Il y a deux objections à votre remarque

                            - la première est que nos « élites politiques » nous expliquent en permanence, (pour retarder ad vitam éternam ces évolutions démocratiques), que c’est plus le comportement des élus qu’il faut changer plutôt que les règles. Montebourg vient donc de démentir cette « maxime ».

                            - la seconde est que le moment est mal choisi pour retrourner sa veste sur cette question puisque nous sommes justement dans une période de réforme de nos institutions, alors même que l’UMP fait des pieds et des mains pour éviter l’interdiction du cumul des mandats et également l’introduction d’une dose de proportionnelle. Le combat de Montebourg en ce moment, aurait donc du être évidemment bien plus dans une attitude mobilisatrice vis a vis de ces collègues que dans la démonstration de la misère de sa conviction.

                            Et enfin pour terminer je ne résiste pas à l’envie de mentionner sa dernière contradicttion flagrante. Il a expliqué le besoin de se présenter aux élections du Conseil Général pour se rapprocher de la réalité du travail de terrain et de quitter un peu la fonction « tribunicienne » c’est son mot, du mandat parlementaire. Outre le fait que c’est lui qui donne cette fonction au travail du député, au détriment donc de celles de faire la loi et de contrôler les pouvoirs, c’est ce même Monsieur Montebourg qui depuis deux jours (lettre à son ami Koutchner et communiqué sur le sarkosisme) assaille les médias de ces écrits de people show.

                            Donc, à mon avis il est déconsidéré, et c’est dommage.

                            Par ailleurs, il se présente au Conseil Général alors même que le projet de VI éme république prévoyait la disparition du Département. Il aurait pu choisir une autre élection ou une autre institution pour cumuler, si tel est « son bon plaisir ».


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2008 18:01

                            Votre argument est moral ou métaphysique qui prétend que la valeur d’une pratique politique ne dépend pas du contexte des règles du jeu politique mais de convictions personnelles à qui est conférée une valeur absolue , et non pas politique qui pose qu’un jeu social a des règles qui s’imposent à tous et que tant que ces règles ne sont pas changées, il est absurde de jouer avec d’autres règles que les autres.

                            Cela vaut pour n’importe quel jeu : il n’y a pas de raison que le jeu politique fasse exception. Même si vous n’êtes pas d’accord avec les règles du rugby, vous ne pouvez vous dispenser de jouer selon ces règles quitte à les faire changer pour tous et à condition que tous soit d’accord pour cela, mais hors du jeu. Ce qui veut dire que le jeu pour faire changer les règles est un tout autre jeu que celui qui vous oblige à les suivre lorsque vous jouez.

                            Petite leçon de logique pragmatique...


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2008 22:34

                            Je considère donc que mon argumentation sur le jeu politique (ou autre) et ses règles, laquelle n’a été discutée par personne, bien qu’elle ait suscité des désapprobations inarticulées, est, de ce fait même, particulièrement robuste.


                          • (---.---.53.9) 3 janvier 2008 22:53

                            Monsieur Reboul,

                            Votre raisonnement assez pompeux est totalement débile. En quoi le fait de cumuler des mandats fait gagner ? Gagner quoi au fait ? Des voix ? Non. Mais plus d’argent oui ça c’est certain. C’est d’ailleurs à mon avis la seule motivation de cette pratique.

                            Si l’on suit votre logique à la lettre, le parti qui aurra le plus de cumulards est aussi sûr de rafler toutes les élections qu’une équipe de rugby jouant face à des joueurs s’interdisant de prendre le ballon avec les mains... c’est une évidence ! Inutile d’expliquer pourquoi et comment. Mais ne vous gênez quand même surtout pas pour le faire smiley

                            Bref, à coup de citations philosophiques vous nous avez débité une grosse ânerie, dont vous semblez convaincu, que je résume :

                            en politique, celui qui s’astreind, par une sorte de morale démocratique, au non cumul des mandats est condamné à la défaite du moment que ces adversaires ne suivent pas cette conduite.


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 janvier 2008 09:23

                            Le cumul des mandats fait gagner des voix dans la mesure où il accroît la notoriété et donc le pouvoir d’influence et le pouvoir politique, vis-à-vis de l’administration et des ministères (subventions et autres interventions ) de qui en bénéficie. Tous les élus vous le diront : plus un élu a de pouvoir, plus il a de l’entregent et plus sa clientèle électorale lui est attachée.

                            Faut-il vous rappeler que je suis contre le cumul des mandats pour cette raison politique précisément, mais je veux que ce non-cumul soit imposé à tous, sinon le combat politique n’est plus à armes égales.

                            Vous pourriez vous dispenser de traiter mon raisonnement de débile ; ce qui n’honore pas vos propos et ne permet pas un discussion sereine ou raisonnable sur le fond !


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 janvier 2008 09:33

                            Vous devriez étudier la théorie des jeux...Et mettre en cause deux croyances naïves

                            1) celle que la crédibilité n’a rien à voir avec la puissance

                            2) et celle que la politique n’a rien à voir avec les rapports de forces.

                            En cela la politique n’est pas la pure application personnelle de principes moraux « absolus ». Désolé, mais la politique ne peut être qu’un jeu réaliste. Elle peut viser des fins morales mais les moyens ne sont jamais purement moraux : il faut gagner dans les règles du jeu existantes quitte à s’efforcer à les changer pour tous si l’on gagne et si on les juge source d’injustices ou peu démocratiques.


                          • (---.---.106.109) 4 janvier 2008 13:04

                            Vous continuez d’identifier la politique à un jeu. Soit.

                            Si je vous comprends bien, plus un parti politique, à travers ses membres, a de mandats éléctorales, et plus il est influent et donc disposé à gagner des éléctions à venir. Comment expliquez-vous alors l’alternance fréquente entre gauche et droite ?

                            Et puis quand bien même cette affirmation serait plus ou moins vérifiée, qu’est-ce que cela change contrètement que l’ensemble des mandats détenus pas un parti le soit par X personnes ou Y personnes, Y étant inférieur à X ? Dans les 2 cas l’influence n’est-elle pas la même à l’échelle de la formation politique ?

                            Si les choses vont mal et qu’une opposition dans son ensemble se montre agressive et pertinente (niveau local et autre) alors être au manettes conduit plutôt à ne pas être réélu, qu’on soit responsable ou pas de la situation d’ailleurs, et qu’on ai un ou plusieurs mandats...

                            En fait il serait plus exact de dire que détenir un mandat lorsqu’on se présente à une élection à un échelon inférieur, est un atout. Si untel est ministre et se présente à une municipale, aux yeux des électeurs de la commune ce candidat est plus sexy. Ainsi je vois le cumul de mandats plutôt comme un effet que comme une cause (de vicoire).

                            Finalement, les mêmes qui se plaignent quasi unanimement de cette pratique, c’est-à-dire les français, en sont les uniques responsables.

                            On a les politiciens qu’on mérite.

                            Vous n’avez pas tort pour le « débile ».

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