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Accueil du site > Actualités > Politique > PS : un an après le Congrès de Reims, où en est-on ?

PS : un an après le Congrès de Reims, où en est-on ?

Il y a un an, du 13 au 16 novembre 2008, se déroulait le Congrès du PS à Reims dont l’objectif était de fixer la ligne politique de cette formation politique, de désigner un nouveau premier secrétaire en remplacement de François Hollande ainsi qu’une nouvelle direction à tous les échelons (section, fédération, national).

Ce premier anniversaire est l’occasion pour nous de revenir sur un certain nombre d’événements marquants et de dresser également un premier bilan de l’actuelle direction du PS.

Congrès de Reims : l’échec et la haine

Avec le recul dont on dispose aujourd’hui, on se rend compte que le Congrès de Reims, malheureusement, ne pouvait qu’être l’expression paroxystique de la dérive du PS commencée le 21 avril 2002. Le Congrès de Reims a révélé ainsi le décalage entre les militants, les cadres et les représentants du PS au niveau national.

Rappelons qu’une partie de ceux qui entourent actuellement Martine Aubry ont nié le vote des militants relatif au projet de Constitution européenne en 2005 (Fabius, Montebourg, et compagnie). Ils ont ostensiblement fait campagne pour le « non ».

En 2006, ils n’ont pas davantage admis et respecté le résultat des Primaires (Jospin, Allègre, DSK, etc.). Au contraire, par des commentaires intempestifs, des attitudes et critiques déplacées, des alliances objectives avec Nicolas Sarkozy et l’UMP, ils ont tout fait pour court circuiter la campagne présidentielle de Ségolène Royal désignée pourtant par 63% des militants.

Ce sont donc les mêmes qui ont débuté le Congrès de Reims avec la ferme résolution de ne pas discuter avec l’équipe de la motion E arrivée en tête des suffrages. Contrairement à la pratique statutaire du PS, ils ont balayé dédaigneusement d’un revers de main toute discussion au sein de la Commission des résolutions pour ne pas aboutir à une synthèse. Chaque proposition formulée par l’équipe de Ségolène Royal a été systématiquement rejetée et les aspirations des militants avec.

Aux combines d’appareil, aux tractations de couloir, il a fallu en plus supporter l’affichage crasse de la haine imbécile de certains délégués qui ont ostensiblement hué Ségolène Royal en des points de son discours où, malicieusement, il était fait référence au lyrisme d’un Jean Jaurès, d’un Léon Blum ou d’un François Mitterrand.

A Ségolène Royal qui avait fait acte de candidature au premier secrétariat en toute transparence, et ce dès le 16 mai 2008, ils lui ont opposé Martine Aubry qui, après d’innombrables tergiversations et après avoir laissé croire le contraire, s’était finalement déclarée candidate le dimanche 16 novembre 2008 au matin, soit au dernier jour du Congrès. Comme par enchantement, la neutralité dominicale de Bertrand Delanoë s’était également transformée le lundi 17 novembre 2008 en soutien inconditionnel.

Ce vaudeville consternant ne pouvait que favoriser les pratiques douteuses, lesquelles se sont concrétisées lors du scrutin du 20 novembre 2008 par lequel les militants devaient désigner le premier secrétaire du Parti socialiste.

Une direction du PS née de la fraude et du soupçon

Vendredi 21 novembre 2008, ne heure et demi du matin. Comme une diarrhée que l’on ne peut contenir, on doit se rappeler que toute la clique « solferinesque » en avait mis partout, sans même attendre la fin des dépouillements du vote des militants socialistes appelés aux urnes la veille. Aubry avait gagné « sans contestation possible ».

Vendredi 21 novembre 2008, sept heures du matin, le triomphe annoncé quelques heures plus tôt a tourné court. Une dizaine de voix à peine séparait les candidates.

Une différence si infime, si microscopique même, que le PS a été ensuite dans l’incapacité de vérifier et de valider les résultats.

Un troisième tour aurait pourtant été nécessaire pour clarifier le scrutin.

Le même jour, Lionel Jospin avait laissé éclater sa haine en assimilant les amis de Ségolène Royal à des descendants politiques de Marcel Déat, politicien de l’entre-deux-guerres qui avait évolué du socialisme (SFIO) au fascisme (RNP) et collaboré avec le Régime de Vichy et l’occupant allemand (Jospin qui critique aujourd’hui l’impertinence de François Fillon…). On se doit de rappeler que l’ancien candidat socialiste aux élections présidentielles de 2002 n’avait pas tiqué lorsque l’inénarrable Razzy Hammadi avait utilisé une phraséologie maurassienne, le 17 novembre 2008, pour affirmer que Benoît Hamon incarnait le « parti réel ».

On préféra à l’organisation d’un troisième tour la convocation d’une commission de recollement qui a clairement démontré que l’appareil du PS était à la fois juge et partie.

Mardi 25 novembre 2008 à 17h45, ladite commission présidée par Daniel Vaillant (âme damnée de Jospin) confirma la victoire de Martine Aubry à l’élection du Premier secrétaire du parti avec… 102 voix d’avance.

Malgré les nombreuses irrégularités matériellement constatées, le Conseil national a entériné les conclusions de la commission de recollement.

Il faudra attendre septembre 2009 pour que la fraude soit révélée dans toute son ampleur, dans un livre d’André et Rissouli (journalistes à Europe 1 et Canal +), intitulé « Hold-uPS, arnaques et trahisons ».

Une direction du PS fondée sur le « TSS »

Le PS s’est donc perpétué dans une indifférence absolue non seulement à l’égard des attentes de sa base militante mais aussi de sa base électorale, après avoir mis en œuvre méthodiquement la stratégie du pire : « le Tout Sauf Ségolène » (TSS) .

Le « TSS », puisque c’est de cela dont il s’agit et de rien d’autre, a tout simplement abouti à la reconduction du système de la direction faible, tiraillée entre les coteries d’appareil et les batailles entre les prétendants à l’Elysée.

La soi-disant majorité dont bénéficie Martine Aubry est en réalité dépourvue de ligne politique parce qu’elle est avant tout une coalition de clans qui poursuivent leurs propres intérêts .

Martine Aubry représente en effet à peine 25% du PS par la grâce Fabius et de DSK. Le restant de sa majorité insignifiante est composée de camarades qui n’ont accepté de la rejoindre – parfois à contrecoeur tel Bertrand Delanoë – que pour faire barrage à Ségolène Royal. C’est le seul point d’entente entre « fabiusiens », « strauss-kihstes », « aubristes », « hamonistes », et tout ce que le PS compte en « istes ».

La direction du PS s’est alors fermée. L’appareil a été méthodiquement verrouillé.

La porte de la « Vieille Maison » (Léon Blum) a été fermée à double tour, pour ne pas dire à triple…

Porte fermée pour Ségolène Royal qui avait été prête à accepter un poste secondaire pour ne pas faire de sa personne un obstacle au rassemblement des socialistes, alors même que la moitié du PS (et sans doute un peu plus… s’il n’y avait pas eu de nombreuses irrégularités dans le scrutin du 20 novembre 2008) s’était retrouvée sur son nom.

Porte fermée pour Vincent Peillon qui était, lui aussi, légitime pour jouer un rôle au sein de la direction du PS à une fonction importante.

Quant aux autres représentants nationaux de la motion E, ils n’ont guère eu un sort plus enviable. Delphine Batho, Aurélie Filippetti, et Guillaume Garraud, se sont vus proposer trois secrétariats nationaux subalternes, soit à peine le tiers de ceux accordés à Benoît Hamon et ses amis, dont la motion n’a pourtant obtenu que 18% des suffrages…

Une direction sans ligne politique

Cette absence de ligne politique s’est manifestée, de façon criante, lors du conseil national du PS du samedi 6 décembre 2008 où ma nouvelle direction a dévoilé le prétendu « texte d’orientation » censé donner une stratégie jusqu’en 2011 à la plus importante formation de gauche du pays.

Une déception monumentale qui n’a été avalisée que par 146 délégués sur les 306 que compte le conseil national du PS.

Neuf pages de lieux communs rédigées à la va-vite entre deux portes. Neuf pages de galimatias mille fois entendus qui n’apportent aucun souffle, aucune promesse de changement et de rénovation. Neuf pages à vous donner honte de militer et qui témoignent de la sclérose morale et intellectuelle du PS.

Ce texte d’orientation, d’une vacuité insigne et communiqué à la dernière minute aux délégués au conseil national, fait irrésistiblement songer au Principe de Peter.

Selon ce principe, lorsque dans une hiérarchie quelconque (administration, club sportif, association, syndicat, parti politique, etc.), les hiérarques sont devenus réellement incompétents, ils se complaisent à fréquenter des réunions, colloques, séminaires, symposiums, conférences… Ils produisent du verbe, des textes, des discours qui tournent à vide. Ils se dissolvent dans l’inconsistance de leur pipotron. Le corps des hiérarques peut alors entrer en « lévitation ». Le sommet perd très rapidement le contact avec la réalité des choses. Les hiérarques se croient soutenus alors qu’ils reposent sur du vide.

Mais pouvait-il en être autrement ? Non hélas.

Une direction occupée à flinguer les siens

  • L’affaire Julien Dray

Dans cette affaire complexe, sur laquelle l’intéressé est d’ailleurs revenu dans un ouvrage paru dernièrement, la direction du Parti socialiste s’est contentée d’assurer un service minimum au détour d’un communiqué et après de nombreuses circonvolutions . Mais uniquement pour susurrer du bout des lèvres un rappel de pure forme sur la présomption d’innocence alors qu’ucun magistrat n’était saisi de l’affaire, et que les avocats de Julien Dray, de SOS Racisme et de la FIDL n’avaient pas accès au dossier.

Il n’y avait qu’une enquête préliminaire. Et Dray n’avait pas été mis en examen. Il n’y avait donc pas lieu d’évoquer la présomption d’innocence, mais plutôt d’évoquer le nécessaire respect du droit à la défense malmené par la procédure accusatoire de la cellule TRACFIN.

La direction du PS n’a manifesté aucune solidarité à l’égard de Julien Dray et elle s’est évertuée à mettre en place une espèce de « cordon sanitaire » par l’intermédiaire de Bruno Julliard qui avait précisé qu’il s’agissait d’une affaire privée ne concernant pas le PS.

  • Le délire de Benoît Hamon sur la rage des partisans de Ségolène Royal

Le nouveau porte-parole du PS, avait déclaré le 12 décembre dernier au magasine « Bretons » (paru janvier prochain).

« Ils [les partisans de Ségolène Royal] ont dans le sang ce poison de la division, dans des proportions qu’on n’a jamais connues auparavant (…) Leur rage se focalise contre nous et pas du tout contre la droite” “Je vois par exemple tous les jours sur dailymotion ou sur des blogs, des partisans de Ségolène Royal mettre en ligne des films, des podcasts ou de simples commentaires juste pour nous taper dessus ! »

Là encore, on n’a pas entendu le « vertueux » Lionel Jospin s’offusquer des propos de Benoît Hamon. Martine Aubry, elle, est demeurée muette. Pourtant, il y avait matière à réaction car les partisans de Ségolène Royal avaient été traités de malades enragés formant ensemble une espèce de tumeur cancéreuse dans le corps sain du Parti socialiste. Cet usage de la métaphore physiologique et médicale pour disqualifier et stigmatiser le concurrent politique résonnait étrangement dans la bouche d’un socialiste. On la croyait réservée au registre de langue de l’extrême droite.

Hamon n’a essuyé aucun rappel à l’ordre de la part de Martine Aubry. Et Jack Lang a bénéficié de la même mansuétude. Mais pas Manuel Valls qui avait eu le tort de soutenir Ségolène Royal au Congrès de Reims et de violemment dénoncer les fraudes avérées commises lors du scrutin du 20 novembre 2008.

Une direction responsable du gadin aux européennes

 

Confiée à Jean-Christophe Cambadélis, qui a fait preuve à cette occasion d’une redoutable incompétence, la campagne du PS pour les élections européennes s’est soldée par un désastre qui a inévitablement rappelé par son ampleur celui de 1994.

Martine Aubry, la première secrétaire, ne s’y est pas impliquée comme elle l’aurait dû alors que tous les signaux d’alarme étaient pourtant déclenchés (abstentionnisme et mauvais sondages pour le PS) et laissaient présager un monumental revers électoral.

De même, l’impréparation de la direction du PS a été manifeste et la constitution des listes a donné lieu à de pitoyables et mesquins règlement de compte.

La colère a été toute aussi forte chez les députés européens socialistes sortants dont plusieurs n’ont pas été reconduits sur les listes de candidats. Ce fut le cas de Gilles Savary en Île-de-France ou de Guy Bono dans le Sud-Est, deux parlementaires assidus et compétents à Strasbourg et Bruxelles, contrairement à certains autres.

On doit rappeler que les militants de la circonscription du Centre (Limousin, Auvergne, Centre) avaient rejeté les listes pour les élections européennes soumises à ratification.

Au lieu de prendre en considération le malaise exprimé par ses militants et ses élus, la direction du PS a au contraire minoré l’ampleur de la grogne. Et Claude Bartolone, toujours aussi éveillé, avait même préconisé le passage en force, appelant Martine Aubry à se montrer ferme.

On a vu le résultat.

Le PS a fait un mauvais score faisant quasiment jeu égal avec les écologistes. Son électorat traditionnel s’est soit abstenu, soit reporté sur les listes vertes.

La direction du PS s’est obstinée à ne pas tirer les conclusions logiques de cette défaite cuisante. Et au lieu de présenter sa démission, Martine Aubry s’est empressée, une fois encore, de rejeter toute la faute sur l’ensemble du PS.

« Notre échec [aux élections européennes] c’est l’image que nous donnons, de ce que nous sommes [...] Les Français nous ont renvoyé l’image qui est la nôtre : divisés, recroquevillés sur nous-mêmes, cela me donne encore plus de responsabilité à porter cette refondation du Parti socialiste« .

Et parce que les souvenirs cuisants ont la vie dure, elle a même précisé que cette défaite électorale n’était pas un nouveau 21 avril (sic).

A la lumière de ce qui précède, on ne peut que constater le cynisme de la première secrétaire du PS et sa propension à travestir la réalité.

Tout ceci n’annonce rien de bon pour les régionales de 2010.

Une direction systématiquement à contretemps

Comment la direction du PS pourrait-elle se montrer présente et pugnace dans le débat public alors qu’elle a déjà tant de difficultés à communiquer sur sa propre ligne politique ?

Depuis un an, les militants et les délégués fédéraux sont ainsi plongés dans l’expectative la plus complète. Ce qui, hier encore, était l’objet d’hésitations et de tergiversations, devient aujourd’hui les objectifs de demain.

Tel est le cas, par exemple, de la rénovation du PS au sujet de laquelle Martine Aubry n’avait pourtant jamais fait mystère de ses réticences, notamment en ce qui concerne l’organisation de primaires ou de l’interdiction du cumul des mandats.

A l’université d’été de La Rochelle, le 28 août 2009, c’est un virage à 180 degré. La rénovation de A à Z du PS est annoncée par Martine Aubry, sans que les élus socialistes aient été associés à la réflexion de la Première secrétaire. D’où une grogne bien compréhensible.

La direction du PS a consulté dans l’urgence les militants dont beaucoup n’ont pas fait le déplacement.

Comme toujours, on lance de belles idées sans se préoccuper des modalités pratiques qui sont promises pour le premier semestre 2011, c’est-à-dire beaucoup trop tard.

En effet, il faut regarder la réalité en face, sans se raconter des histoires. Depuis le 21 avril 2002, le PS souffre de ne plus avoir de leader. Et depuis bientôt un an, il souffre de l’incurie d’une direction faible qui repose essentiellement sur des arrangements entre chefs d’écuries présidentielles où chacun joue sa carte personnelle au détriment de l’intérêt collectif.

Le PS est de surcroît prisonnier d’une logique inadaptée à la physionomie des institutions de notre pays clairement orientée vers une présidentialisation accrue.

Un an après Reims ? Où est le PS ?

Tout ce qui précède n’incite pas du tout à l’optimisme et ce tant que le PS ne tirera pas les enseignements de ce processus de déclin dans lequel il semble inexorablement engagé depuis au moins un an. Et ce n’est pas faute de l’avoir mis en lumière.

Par conséquent, si la gauche veut espérer remporter les présidentielles de 2012, il est évident que le PS a besoin d’un leader, ce qu’il n’a toujours pas, parce qu’il s’est révélé incapable de saisir l’opportunité qu’a représentée la clarté du choix des militants durant ces dernières années.

Hélas, on a toutes les raisons de douter qu’il s’en choisisse un rapidement. Et, pour masquer cette carence, il ne sert à rien de spéculer sur les divisions de la droite.

Eu égard au contexte politique, économique et social désastreux du pays, eu égard à la rage sourde qui monte de toutes les régions de France, le PS devrait aujourd’hui largement devancer l’UMP. En outre, le PS devrait être davantage présent dans le débat politique et offrir, dans le paysage médiatique, une image moins déplorable.

Cette situation est d’ailleurs foncièrement injuste, dans la mesure où le PS est la formation politique qui compte le plus d’élus locaux, lesquels effectuent un travail de terrain admirable au service des citoyens.

Comment se fait-il que ce travail soit si insuffisamment relayé par la direction actuelle ?

Comment se fait-il que l’on entend toujours les mêmes et qu’il faille regarder la chaîne parlementaire pour enfin voir des têtes nouvelles s’exprimer sur des sujets politiques, économiques et sociaux au nom du PS ?


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55 réactions à cet article    


  • Monica Monica 14 novembre 2009 17:47

    Gabale, le PS ne fait pas recette, même pour les lecteurs...

    Curieusement - signe positif ? - le nom de Ségolène Royal n’entraîne même pas les buzz habituels. Le Royal Bashing prendrait-il enfin un peu de plomb dans l’aile ? Car ce processus , prenant une personne comme cible constante quoi qu’elle dise, fasse, ne dise pas et ne fasse pas, était un signe inquiétant dans notre démocratie. Et lui reprocher, comme le font encore certains, d’avoir perdu aux élections présidentielles - comme si la victoire de Sarkozy était de sa seule responsabilité - était très curieux à observer.

    Vous retracez bien l’histoire effarante du PS ces dernières années, construisant avec une détermination sans faille une machine inexorable à perdre . Après François Mitterrand, l’herbe n’a pas repoussé. FM a probablement contribué à cette désertification. Il est dommage que l’inventaire de ses années de gouvernance n’ait pas été fait sans état d’âme, car l’héritage reste encore très lourd.

    Le PS n’a pas su s’adapter aux évolutions de la société, et donc revisiter de fond en comble ses analyses et ses programmes. Comme vous le dites, cela est en partie lié au fait que les personnes qui constituent l’équipe dirigeante - en grande majorité des hiérarques - suivent le principe de Peter et sont entrés en lévitation, ne s’occupant que de leur carrière, et ayant perdu tout contact avec la réalité.

    Au niveau politique, les modèles de référence sont devenus très flous. Et le PS se trouve aujourd’hui sommé soit de s’allier avec l’extrême-gauche (12% des voix si on compte le NPA et le PG) pour aller vers une révolution anticapitaliste, soit de s’allier avec les écologistes et les Centre pour constituer une force de centre gauche. Le choix est cornélien, mais en termes réalistes, on voit assez mal comment une alliance à gauche toute pourrait, en 2012, battre Sarkozy...

    L’extrême-gauche peut et doit être un aiguillon de radicalité, mais pour ce qui concerne la gouvernance, le principe de réalité commande de tenir compte de forces en présence...

    Bien cordialement.


    • chrisgalond 14 novembre 2009 17:50


      Messieurs les dirigeants du parti socialistes français, les électeurs français attendent des propositions concrètes de votre part. Vos querelles intestines vous couterons cher si vous n’y mettez pas rapidement un terme.
       


      • Monica Monica 14 novembre 2009 18:53

        à Chantecler,

        Je ne soutiens personne, ni ne défends un curseur à droite. Je suis comme tout le monde : j’observe les forces en présence et la proximité de l’élection (dans deux ans et demi) C’est pourquoi je différencie l’aiguillon indispensable de radicalité et le principe de réalité qui, en France, ne donne pas la majorité à gauche, reconnaissons-le. On aimerait pouvoir rêver, mais hélas ...

        Les oppositions à Royal ont en partie un caractère irrationnel, archaïque, qui a alimenté un Royal Bashing. C’est ce processus que je réfute, et réfuterais quelle que soit la personne qui le subisse. Je ne la « soutiens » pas pour autant, même si la candidature - et surtout l’élection - d’une femme me semblerait importante.

        Oui, beaucoup attendent leur heure... Ils se bousculent au portillon du pouvoir en se rasant ou en se cirant les moustaches, certains étant en lévitation anticipée...

        E tous les cas, l’état de l’opposition suscite bien des inquiétudes.


      • catastrophy catastrophy 14 novembre 2009 18:55

        Comme le PCF, le PS va continuer de s’écrouler.

        Parce qu’il ne représente plus ses militants.

        Parce qu’il est dans les mains de gangsters de la politique bien plus intéressés par le pouvoir et leur ego que par le bien commun.

         

        Mais encore, c’est la cinquième qui en est aussi responsable, car cette structure ne permet qu’une république bananière. Et idem un PS bananier. 


        • Mohamed BOUHOUCH Lecomte 15 novembre 2009 18:32

          Je suis absolument d’accord avec vous. Vous avez vu juste. Je ne suis pas de la droite, mais je considère que le PS est parti fini.


        • kitamissa kitamissa 14 novembre 2009 19:12

          le Socialisme à la Française ,c’est foutu ....

          une bonne part de ses dirigeants comme ça a été évoqué n’attend plus que la retraite en faisant le dos rond pour ne pas que ça empire ,loin des réalités du monde et engoncés dans l’archaisme de l’époque du Front Populaire ...

          alors que les autres formation de Gauche Républicaine d’Europe sont devenues des Sociales Démocraties en phase avec le monde actuelle et l’économie de marché !

          quand à une éventuelle alliance avec les Partis anticapitalistes et autres délires d’un autre âge ,comment prendre le PS au sérieux si c’est tout ce qu’ils ont comme programme à proposer ?

          et puis entre nous ,Martine Aubry ,avec la casserole des 35 heures et Royal avec ses délires d’échappée de St Anne ,ça le fait vraiment pas !


          • Yohan Yohan 14 novembre 2009 19:22

            Logiquement, les régionales devraient être marquées par la déroute entérinée du PS, un léger revers de la droite Sarko, une confirmation de l’axe vert et une remontée du FN.


            • Melchior Griset-Labûche 14 novembre 2009 19:34

              « Royal avec ses délires d’échappée de St Anne » (kitamissa) !!

              Monica croyait que le Royal Bashing était en régression... Il n’en est rien. La machine à perdre ronronne doucement, elle en a sous le capot.


              • ddacoudre ddacoudre 14 novembre 2009 19:38

                bonjour gabale

                j’ai quitté le PS quand il est devenu social démocrate et qu’il à reconnu la loi du marché. pour faire avancer l’EU et aboutir à l’Euro F. Mitterand à du accepter les conditions de la république allemande et déclarer l’autonomie de la banque centrale et ainsi de donner aux banque le seul pouvoir d’émettre de la monnaie et de faire des état des clients lambda du marché financier. nous payons aujourd’hui cher cette décision, mais chaque président à ses lubies et ses obsession pour faire avancer l’histoire, dont les citoyens paient le prix et non les marchands qui ont dicté ces décisions. je te parle de sujet que je connais bien pour souvent avoir discuté avec le patronat qui reprochai les difficultés monnaitères qu’engendrait l’instabilité financière qui se créaient lors des élections qu’il trouvaient trop fréquentes, et estimaient donc qu’il fallait que la création de monnaie échappe à la puissance publique.
                je pense que mes expliquation léveront toutes ambiguité sur ce sujet.

                le PS à contribué à la dégradation de la situation salariale, il fut celui qui mis fin à l’esprit de classe qui solidarisaient les salariés loin, de l’image communiste de la dictature du prolétaria que j’ai toujours combattu.

                à vouloir faire la démonstration de ses capacités à gérer pour invalider cette incompétance que lui reprochait la droite, il a imposé aux salariés des mesures de régrssions qu’ils n’auraient pas accepté de la droite. en fin de compte il s’est trouvé à gérer une organisation capitaliste sans pouvoir la socialiser. je n’oublie pas les grandes réformes comme les CP ou les trente cinq heures, mais face aux dénationnalisations au renoncement d’orienter l’économie, pour satisfaire l’usage libé&ral de la communauté Européenne il en à pêrdu son identité et aujourd’hui vous en payez le prix, alors l’on peut faire comme tu l’écris la dénonciation de la responsabilité des élites du parti, tu ne peux exclure que les décision des militant qui se sont au fil des ans inscrits au PS n’y venaient pas avec une connaissance de l’histoire du socialisme historique, mais imbus de la propagande unilatérale qui c’est développé par la puissance des médias sur les idées libérales capitalistiques qu’ils ont faite entrée dans le PS. cela c’est parfaitement vu durant le vote du traité, qui n’était que l’apologie du libéralisme capitalistique en constitutionnalisant la loi du marché comme fondement d’un état, une histoire de fou quand l’on connais la misère que ce rapport engendre dans le monde pour se répartir la rareté.
                après la chute du mur de berlin ou aveugle nous n’avons pas vu qu’il nous emportait avec.

                je ne crois pas que le PS puisse se redinamiser, le capitalisme (même quand on le cache sous le treme de loi du marché) ne peut être source d’espèrance que pour les actionnaires, et le PS à l’esprit bloqué par sa volonté de vouloir se retrouver au commande de l’état plutôt que de réfléchir au défi que la pollution nous met entre les mains et qui demain créera les conditions d’une nouvelle forme de production et de relations économiques pour le moment le PS n’y voit comme tous les marchands qu’une possibilité de maintenir une croissance ou les actionnaire viendront faire leur achat financier.

                notre organisation sytèmique touche à son terme cela signifie quelques 50 années ¢, elle ne supportera pas l’augmentation de la population mondiale. et nous n’avons m^me plus le temps de concevoir une organisation paralléle au système capitaliste pour sans le détruire engendrer sa « socialisation » et peutêtre en arriver à la supression de l’actionnaire et du salaria pour de créer que des partenaires économiques. le PS est à mon sens mort puisqu’il ne rejette pas la loi du marché qui va s’éteindre. je crois et j’espère que mélenchon sera être un creusé de réflexion vers un nouveau monde.

                cordialement.


                • ddacoudre ddacoudre 14 novembre 2009 22:01

                  désolé je n’ai pas posté le post corrigé de ses fautes.


                • ddacoudre ddacoudre 14 novembre 2009 22:52

                  même texte corrigé 

                   

                  J’ai quitté le PS quand il est devenu social démocrate et qu’il a reconnu la loi du marché.

                  Pour faire avancer l’EU et aboutir à l’Euro F. Mitterand à du accepter les conditions de la république allemande et déclarer l’autonomie de la banque centrale et ainsi donner aux banques le seul pouvoir d’émettre de la monnaie et de faire des États des clients lambda du marché financier.

                  Nous payons aujourd’hui chère cette décision, mais chaque président à ses lubies et ses obsessions pour faire avancer l’histoire, dont les citoyens paient le prix et non les marchands qui ont dicté ces décisions.

                  Je te parle de sujet que je connais bien pour en avoir souvent discuté avec le patronat qui reprochait les difficultés monétaires qu’engendrait l’instabilité financière qui se créait lors des élections qu’ils trouvaient trop fréquentes, et estimaient donc qu’il fallait que la création de monnaie échappe à la puissance publique.
                  Je pense que mes explications lèveront toutes ambiguïté sur ce sujet.

                  Le PS à contribué à la dégradation de la situation salariale, il fut celui qui mis fin à l’esprit de classe qui solidarisaient les salariés loin, de l’image communiste de la dictature du prolétariat que j’ai toujours combattu.

                  À vouloir faire la démonstration de ses capacités à gérer pour invalider cette incompétence que lui reprochait la droite, il a imposé aux salariés des mesures de régressions qu’ils n’auraient pas accepté de la droite.

                  En fin de compte il s’est trouvé à gérer une organisation capitaliste sans pouvoir la socialiser. Je n’oublie pas les grandes réformes comme les CP, ou les trente cinq heures, mais face aux dénationalisations au renoncement d’orienter l’économie, pour satisfaire a l’usage libéral de la communauté Européenne il en a perdu son identité, et aujourd’hui vous en payez le prix.

                  Alors l’on peut faire comme tu l’écris la dénonciation de la responsabilité des élites du parti, tu ne peux exclure que les décisions des militants qui se sont au fil des ans inscrits au PS.

                  Ils n’y venaient pas avec une connaissance de l’histoire du socialisme historique, mais imbu de la propagande unilatérale qui c’est développé par la puissance des médias sur les idées libérales capitalistiques qu’ils ont faite entrée de fait dans le PS( je ne parle pas de la réorientation donné par Rocard et Delors, bien qu’elle est eu une incidence certaine sur l’orientation social démocrate).

                  Cela c’est parfaitement vu durant le vote du traité constitutionnel de l’UE, qui n’était que l’apologie du libéralisme capitalistique en constitutionnalisant la loi du marché comme fondement d’un état, une histoire de fou quand l’on connais la misère que ce rapport engendre dans le monde pour se répartir la rareté.
                  Après la chute du mur de Berlin, où aveugle, nous n’avons pas vu qu’il nous emportait avec.

                  Je ne crois pas que le PS puisse se redynamiser, le capitalisme (même quand on le cache sous le terme de loi du marché) ne peut être source d’espérance que pour les actionnaires.

                  Le PS à l’esprit bloqué par sa volonté de vouloir se retrouver au commande de l’état plutôt que de réfléchir au défi que la pollution nous met entre les mains et qui demain créera les conditions d’une nouvelle forme de production et de relations économiques pour le moment le PS n’y voit comme tous les marchands qu’une possibilité de maintenir une croissance où les actionnaire viendront faire leur achat financier.

                  Notre organisation systémique touche à son terme cela signifie quelques 50 années + ou -, elle ne supportera pas l’augmentation de la population mondiale.

                  et nous n’avons même plus le temps de concevoir une organisation parallèle au système capitaliste pour sans le détruire engendrer sa « socialisation » et peut être en arriver à la suppression de l’actionnaire et du salaria pour ne créer que des partenaires économiques.

                  Le PS est à mon sens mort puisqu’il ne rejette pas la loi du marché qui va s’éteindre. Je crois et j’espère que Mélenchon sera être un creuset de réflexion vers un nouveau monde.

                   


                • ddacoudre ddacoudre 14 novembre 2009 21:57

                  bonjour calmos

                  je n’ai pas trop développé, c’est plus l’image d’un groupe qui se veut à gauche et qui je l’espère comprendra qu’il ne s’agit pas de faire de l’anti se que l’on voudra, mais qu’a partir de cet anti qui mobilise l’on puisse déboucher sur autre chose d’inconnu. il est certes comme tu le dis versé sur le socialisme « historique », mais il est sorti du modèle sclérosant de la pensée unique et c’est cela qui est important. est-ce que se sera productif ???.

                  cordialement.


                • ELCHETORIX 15 novembre 2009 01:19

                  @ l’auteur ,
                  en ce qui me concerne je me « fous » du PS et son avenir , ici ,en france ce ne sera pas un système comme celui des USA , 2 partis qui se veulent antagonistes ,en apparrence , mais en réalité comme aux USA , le PS = parti démocrate , et l ’ UMP = le parti républicain soit une alternance qui ne sert à rien , car tous ne souhaitent pas , mais pas du tout, CHANGER le système économique , basé sur la société marchande ultra-libérale et totalement inégalitaire pour tous les peuples de la terre ,
                  ce que je réfute catégoriquement !

                  cordialement .
                  RA .


                  • logan 15 novembre 2009 02:21

                    "Rappelons qu’une partie de ceux qui entourent actuellement Martine Aubry ont nié le vote des militants relatif au projet de Constitution européenne en 2005 (Fabius, Montebourg, et compagnie). Ils ont ostensiblement fait campagne pour le « non ».

                    En 2006, ils n’ont pas davantage admis et respecté le résultat des Primaires (Jospin, Allègre, DSK, etc.). Au contraire, par des commentaires intempestifs, des attitudes et critiques déplacées, des alliances objectives avec Nicolas Sarkozy et l’UMP, ils ont tout fait pour court circuiter la campagne présidentielle de Ségolène Royal désignée pourtant par 63% des militants."

                    Lire cela dès le départ de l’article cela ne donne pas envie de continuer à lire.

                    Bien évidemment l’auteur n’a aucune preuve de ce qu’il avance, ce sont juste des médisances personnelles mais il les affirme comme si c’était des vérités communément admises.

                    Ce genre d’article, sans la moindre rigueur logique, sans le moindre début d’argument solide, basé uniquement sur l’opinion et en l’occurence ici sur des médisances, leur place c’est à la poubelle.

                    @ l’auteur haineux, merci de revoir votre copie.


                    • jps jps 15 novembre 2009 19:08

                      @logan
                      qui était derrière les sifflets entendus à l’encontre de Ségolène et Fabius lors de la primaire socialiste au Zénith à Paris le 27 octobre 06. DSK n’a pas été hué ??? Normal il avait rameuté ses amis de Sarcelles (ville proche de Paris) !

                      sur la vidéo de ségolène royal dévoilée en pleine primaire. Qui a fragmenté les propos ? Qui a fait ce montage ? Qui a sorti de son contexte ces propositions ? Pourquoi le divulguer à quelques jours du vote des militants socialistes ? Qui est à l’origine de cette manipulation ? Très certainement celui qui y a intérêt ! Fabius ? Strauss-kahn à l’instar de sa forfaiture du zénith ?

                      le 12 novembre2006, DSK s’est laissé aller, à des propos machistes, lors de son passage sur Canal+,  : "Elle ne connaît rien à ces dossiers ; apprendre ses fiches de cuisine, c’est bien, mais je pense qu’il faudrait réintroduire les souffleurs comme au théâtre, ça lui éviterait d’être ridicule." (le monde)

                      autres preuves : http://poly-tics.over-blog.com/article-35879053.html


                    • Blé 15 novembre 2009 08:19

                      Combien de membres du P.S vivent de la politique ?
                      Combien de membres à la tête du P.S vivent pour défendre leurs idées ?
                      Je ne parle pas des militants de bases qui sont j’en suis persuadée sincères et altruistes.

                      Beaucoup d’élus P.S dans les régions, certes, mais les places sont chères. Voir durant 20 ou 30 ans les mêmes têtes indiquent que la soupe doit être bonne. Je pense que cette soupe devient insuffisante pour combler la gloutonnerie des « chefs » de courants.(= U.M.P)

                      Je doute fort qu’un D S K s’intéresse à un autre avenir que le sien.

                      Quand je vois que madame s’est invité à une réunion où elle n’était pas invitée et qu’elle a volé la vedette à l’organisateur de cette réunion, je rigole de bon coeur. Elle a du cran cette dame, elle ose, elle agit, elle se moque de la direction qui si j’ai bien compris n’a pas de leçon à lui donner. Avec le temps je commence même a avoir de la sympathie pour cette dame qui n’a pas peur des mauvais coups de son propre camp.


                      • Monica Monica 15 novembre 2009 10:16

                        Blé, je partage vos impressions.

                        - D’abord sur S. Royal : elle a du cran, surtout quand on voit ce qu’elle se ramasse dans la figure sans discontinuer.

                         Les attaques qu’elle subit en ce moment sur une mesure pourtant très utile - le chèque contraception - est un exemple des mauvais procès qu’on lui fait. Elle ne ferait cela que pour la com’ dit-on. C’est tellement absurde qu’on en reste pantois. Ce soupçon devient lassant tellement il est caricatural. Elle fait de la Com comme les autres, mais ni plus ni moins.

                        - Ensuite sur DSK. Sa politique au FMI est pour le moins peu convaincante ! Et il est évident que lui - et ses amis - travaillent à le hisser en tête du hit parade des présidentiables.

                        - Enfin, sur la professionnalisation des personnes politiques qui vont à la soupe (pas populaire !!!). C’est une vraie plaie. Si déjà un interdisait le cumul des mandats, on commencerait à limiter la casse.


                      • Shaytan666 Shaytan666 15 novembre 2009 11:43

                        Je ne sais en France mais en Belgique c’est le PS qui renâcle le plus à l’interdiction de cumuler les mandats.
                        Concernant les chèques contraception, si cela avait été quelqu’un d’autre qui l’aurait proposé, certains ici crieraient au scandale et à l’appel à la débauche, mais comme c’est la folle du Poitou, alors c’est une mesure nécessaire.


                      • Monica Monica 15 novembre 2009 11:57

                        à Shaytan666,

                        Je ne sais pas de quels « autres » vous parlez, mais si xx ou xy avaient proposé les chèques contraception, je n’aurais pas crié au scandale, au contraire. De même que j’apprécie certaines positions de Mme Morano en faveur de la gestation pour autrui par exemple.

                        D’autre part, qualifier S. Royal de la folle du Poitou me semble à la fois irrespectueux pour cette personne politique - elle n’a rien d’une folle, au sens péjoratif que vous semblez donner à ce mot - et une stigmatisation des personnes qui souffrent de troubles mentaux, ce qui ne les disqualifie pas pour autant.

                        Quand on cessera d’utiliser des idéologies de stigmatisation dans les débats politiques, on aura franchi un grand pas.


                      • pilar59 15 novembre 2009 11:58


                        je suis Français d’origine belge, naturalisé en 2001, par choix républicain.

                        C’était une erreur, car la France n’est pas une République, mais une Nation (je renvoie au double droit des Francs et à la Nation franque dont se réclamaient les nobles) càd un régime National.

                        Le PS ou « la gauche » n’est que la face «  » du régime National, par opposition à la face de droite dite libérale. Nous avons en réalité, dans un cadre National (ce n’est pas pour rien qu’on appelle l’Assemblée « l’Assemblée Nationale » et non pas « l’Assemblée Républicaine ») des libéraux compassionnels et des libéraux conservateurs. C’est le cadre politique qui prévalait en 1848. Les analogies entre « sarko » et le coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte sont donc fondées.

                        « La gauche » c’est le socialisme plus les notables compatissants.

                        Mon explication de la dérive du PS se résume par un acronyme : mascialisation. Le PS est noyauté par un ensemble de groupes communautaristes, qui utilisent sa force politique dans un cadre National, càd dans un débat élitiste.

                        Le PS actuel n’a rien de socialiste et en tant que « gauche » il ne peut pas réussir dans un paradigme politique National.

                        Le probleme est que le PS est « mascialisé », càd controlé par des communautarismes Nationaux, c’est un noyautage élitiste : le PS n’est qu’un moyen d’élire une...élite compassionnelle.

                        Votre article pèche parce qu’il ne rend pas compte de la DECONNECTION entre l’organisation de Royal aux présidentielles (ce qui a donné le Royalisme en externe) et les groupes intenes du parti, qui ont donné le Ségolénisme (voir les contributions ségoléniste’s du « Parti Railleur »).

                        Je vous invite à lire le livre de Lefebvre et Sawicki (« la société des socialistes ») et à comprendre la déconnection qui présidait entre le Parti et l’équipe présidentielle de Royal lors des dernieres élections présidentielles. Cette déconnection explique le clash récent entre Peillon et Royal.

                        Le Royalisme n’est donc qu’un épiphénome : le PS doit etre refondé, mais pas sur des bases « de gauche ». C’est je pense la leçon du Mitterrandisme : il faut se rappeler que Mitterrand et ses amis étaient depuis 1943 des Nationaux.

                        Pierre Larcin dit Le Belge de Lille


                        • Shaytan666 Shaytan666 15 novembre 2009 14:04

                          Votre analyse irait comme un gant au PS belge francophone, il suffit de remplacer les mots « communautarismes Nationaux » par les mots « communautarismes sous-régionaux ».


                        • pilar59 15 novembre 2009 15:02

                          il n’y a pas de différence entre PS belge et PS français, il n’y a pas de différence entre communautarisme linguistique (en Belgique ou en Corse) et communautarisme religieux, il n’y a pas de différence politique entre les communautarismes, qu’ils soient religieux, laicard, sexuel, régional, linguistique ou même professionnel. Les ghettos ne sont pas rares en France, tels le Marais, de nombreuses banlieues, certains quartier rassemblent même des professionnels.

                          En France, certains quartiers ne sont peuplés que de militaires. Ou que de fonctionnaires.

                          Le communautarisme, il faut bien le comprendre, est articulé (utilisé, provoqué, instrumentalisé) par les régimes Nationaux. Contrairement aux vraies Républiques.

                          « le Belge »


                        • letuyauteur 15 novembre 2009 12:56

                          A ce rythme , Sarko aura bientot reussi a ’’gaboniser’’ la politique francaise . Longue vie au roitelet.

                          En plus avec l’aide de dames Sego , ca devrait aller encore plus vite .

                          ci dessous la liste wiki des parties politiques gabonais.Un example de democratie a suivre 

                          • catastrophy catastrophy 15 novembre 2009 12:58

                            Pour revenir à la judicieuse analyse de DDacoudre on doit se poser la simple question :

                            pourquoi le PS serait plus à même de gérer le capitalisme français que la droite ? Car ce que propose le PS n’est rien d’autre que de dire : faites nous confiance on gère mieux les affaires que la droite et on vous donnera quelques miettes. Miettes que l’on appelle PROGRES (ou aumones).



                                                              

                            • Nometon Nometon 15 novembre 2009 13:58

                              Article en forme de réquisitoire. Pourquoi pas ? Sauf que...

                              - Le PS est convalescent : lui tirer dessus à l’arme lourde aujourd’hui est, comment dire ? Un peu lâche. Venez plutôt aider à redonner de la vie aux valeurs du socialisme. Là est le courage.

                              - L’auteur est si manifestement pro-Ségolène que toutes ses critiques en deviennent douteuses. Une fois encore, on a l’impression que Royale possède un réel pouvoir de gourou : elle lave la tête de ses militants de Désirs d’avenir. Lesquels, régulièrement, viennent taper sur le PS à grand renfort de victimisation, laissant à la dame du Poitou les mains blanches. A force, cela devient pénible.

                              - le commentaire de Pilar59 est beaucoup intéressant, pertinent, en quelques lignes que le long article partisan et peu factuel que vous avez écrit. Dommage.

                              Franchement, vous allez tellement dans le sens du vent que... vous devriez faire de la politique !


                              • Melchior Griset-Labûche 15 novembre 2009 16:07

                                Commentaire en forme de plaidoyer pour les éléphants. Pourquoi pas ? Sauf que...

                                Le PS est toujours bien malade. La démarche prônée par « la folle », « Bécassinne », « le gourou », alias la Cruche bravitudinesque (et j’en passe) pourrait le sauver, mais pour cela il faudrait un peu de courage.

                                Tant que les sympathies pour cette démarche et la personne qui les porte suffiront à disqualifier une opinion, la discussion sera difficile. A force, cela devient pénible.


                              • jmv59 15 novembre 2009 18:00


                                Le rappel historique du Congrès de Reims tel que vous le faites me semble quelque peu biaisé ; je propose ici une version différente. Qu’en pensez-vous ? Le blanc et le noir ne se distribuent plus de la même manière.

                                Contrairement à la pratique statutaire du PS, ils ont balayé dédaigneusement d’un revers de main toute discussion au sein de la Commission des résolutions pour ne pas aboutir à une synthèse

                                Les leaders de la motion E, motion arrivée en tête, à qui revenaient le rôle statutaire de créer un courant majoritaire ne sont parvenus ni à convaincre tout ou partie des responsables des autres motions de les rejoindre, ni à modifier telle ou telle de leur position pour faciliter une synthèse au moins partielle. Ils devenaient de fait minoritaires.

                                Ségolène Royal qui avait fait acte de candidature au premier secrétariat en toute transparence 

                                Ségolène Royal qui avait fait acte de candidature une fois le résultat du vote sur les motions connu alors qu’elle avait affirmé vouloir mettre cette candidature au frigidaire.

                                 
                                On préféra à l’organisation d’un troisième tour la convocation d’une commission de recollement

                                On eut recours à l’application des statuts en convoquant la commission de recollement contre l’avis des représentants de la minorité du congrès qui souhaitaient mettre en place un vote non prévu par les statuts.

                                Porte fermée pour Ségolène Royal…Porte fermée pour Vincent Peillon…Quant aux autres représentants nationaux de la motion E, ils n’ont guère eu un sort plus enviable.

                                Compte tenu de la nécessité de refonder le parti, la nouvelle direction offre à la minorité de s’associer aux organes de direction.


                                • Melchior Griset-Labûche 15 novembre 2009 19:57

                                  Pourriez-vous m’indiquer où les historiens peuvent se procurer le rapport complet de la commission de récollement ?


                                • Melchior Griset-Labûche 15 novembre 2009 18:25

                                  La répulsion persistante pour Ségolène Royal cache bien autre chose qu’une réaction épidermique envers l’« habitus de droite » que lui prêtait Bourdieu (« Hou la bourge, hou la courge ! »).
                                  En fait c’est sa démarche politique qui dérange les immobilistes du dedans comme du dehors du PS : sa façon de proposer de s’attaquer de front aux quatre urgences (sociale, écologique, démocratique, économique), sans se laisser enfermer dans les schémas routiniers chers aux uns et aux autres. Et puis, le sens du concret, ce n’est pas de la haute politique, n’est-ce pas, quant à la fraternité, c’est juste un truc de bonne femme.
                                  , n’est-il pas vrai ?


                                  • jaja jaja 15 novembre 2009 18:42

                                    En dehors du PS moi-même les quatre urgences de SR dont vous parlez me semblent bien démagogiques et purement électoralistes. N’est-ce pas elle qui critiquait la mesure d’un SMIC à 1500 € pour 2012 qu’elle avait été obligée de défendre par le PS lors de sa campagne présidentielle ? Mesure démagogique, « idiotie irréalisable » disait alors la dame qui s’en prenait aussi à la généralisation des 35 Heures...

                                    C’est ça son sens du concret ? Pour faire une politique de droite et se foutre de la gueule des travailleurs pas besoin de cette fausse femme de « gauche »...


                                  • Melchior Griset-Labûche 15 novembre 2009 19:02

                                    à jaja

                                    Vous ne croyez pas que les difficultés sociales sont devenues insupportables pour des millions de gens ? Il ne vous apparaît pas que la crise économique doit être surmontée ? Vous n’êtes pas d’avis que la démocratie, en France, a besoin d’un sérieux ravalement ? Enfin vous ne pensez pas que l’urgence écologique se fait pressante ? Il vous semble que vouloir s’attaquer à ces chantiers est « démagogique » et « électoraliste » ? Alors faites confiance aux immobilistes, ils vous satisferont sans difficulté. Vous risquez de ne pas être en phase avec le peuple, cependant.


                                  • jaja jaja 15 novembre 2009 19:14

                                    Vous ne m’avez pas bien lu. Je ne nie pas que la situation sociale devient insupportable. Je dis simplement que SR n’est qu’une éventuelle roue de secours pour la bourgeoisie capitaliste au cas où il lui faudrait changer de cheval...

                                    Quand on entre dans le détail de ses propositions rien que du vent comme elle l’a démontré elle même avec la petite histoire du SMIC que je relate plus haut.... Juger démagogique un SMIC à 1500€ et après venir nous faire croire qu’avec elle la société changera il y a de quoi se marrer non ?


                                  • Monica Monica 15 novembre 2009 19:57

                                    à Jaja,

                                    en ce qui concerne le SMIC à 1500 euros

                                    Sans entrer dans la polémique sur ce qu’a fait ou n’a pas fait Ségolène Royal, je voudrais signaler que des orthophonistes BAC + 4, travaillant à l’hôpital avec des enfants atteints de troubles sévères de développement, gagnent tout juste cette somme.

                                    Cela signifie en clair que revaloriser le SMIC entraînerait une révision générale de la pyramide des salaires.

                                    J’y suis très favorable, bien évidemment. Mais la question reste de savoir comment, très concrètement, financer la mesure. Cela implique des hiérarchies dans les objectifs, que le programme du PS à l’époque n’avait sans doute pas clairement déterminées, la mesure ayant été probablement proposée à titre - hélas - de slogan électoral.


                                  • Melchior Griset-Labûche 15 novembre 2009 19:53

                                    à jaja

                                    Je vous donne acte de notre accord sur le caractère insupportable de la situation sociale. J’aurais aimé avoir votre appréciation sur les trois autres urgences.
                                    Ségolène Royal comme « roue de secours pour la bourgeoisie capitaliste », c’est une caractérisation qu’on a parfaitement le droit de proférer, et qui se défend d’un certain point de vue (celui, par exemple, du NPA ou de LO), mais qu’on n’est pas obligé de faire sienne. J’en conclus (un peu hâtivement peut-être) qu’en aucun cas vous ne voteriez pour elle au second tour : il serait inconséquent de voter pour la roue de secours de l’ennemi de classe.
                                    Sur le Smic, quelle est votre propre proposition non démagogique ? Comment le financeriez-vous ? Comment financeriez-vous ses conséquences ? (Ne voyez pas de malice dans cette question, juste un peu de curiosité). 


                                    • jaja jaja 15 novembre 2009 20:46

                                      Je ne vous ai pas répondu sur les trois autres urgences pour ne pas être trop long...
                                      Bon, la démocratie participative si chère à SR.... Tout d’abord qu’est-ce qu’une démocratie non participative sinon sa négation ? Donc encore une porte ouverte enfoncée... D’autre part pour moi la seule démocratie réelle est la démocratie directe.
                                      La démocratie représentative n’étant que la forme prise par la domination de l’oligarchie...

                                      L’urgence écologique OK... cela veut dire s’attaquer au mode de production capitaliste qui est le principal vecteur de pollution...

                                      Sur le SMIC je n’aime pas du tout votre manière de me demander quelle est votre proposition non démagogique (sous-entendu qu’ hors la démagogie point de solutions..)
                                      Alors si vous pensez démagogique de revenir sur les 10 à 15% de la part des salaires passés ces 20 dernières années de la poche des salariés à celle des actionnaires, dans ce cas vous avez raison.

                                      Donc c’est bien chez les capitalistes qu’il faut aller chercher l’argent...
                                      J’espère que SR a bien pensé à l’arrêt des subventions publiques aux entreprises et écoles privées, à abolir le bouclier fiscal, à revenir sur les nombreuses exonérations de sécurité sociale accordées au patronat, à supprimer les niches fiscales, à revenir sur la suppression de la taxe professionnelle, à quitter l’Afghanistan (un crime qui coûte cher)... etc... etc...

                                      Ceci dit on sait bien qu’elle ne reviendra sur pas grand chose. On a déja vu la gauche dite de « gouvernement » à l’oeuvre... privatisations Jospin, suppression de l’échelle mobile des salaires, mesures DSK en faveur des actionnaires, guerre du Golfe sous Tonton, j’en passe et des meilleures...

                                      Pour imposer la hausse des salaires, du SMIC et des minima sociaux les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leur grève générale qu’ils se doivent de préparer.

                                      SR elle ne fera pas de démagogie. Elle gérera fidèlement le système au profit de ses maîtres capitalistes. Comme d’hab...avec la bonne gauche...


                                    • Melchior Griset-Labûche 15 novembre 2009 21:06

                                      à jaja

                                      J’ai plaisir à constater que vous êtes sensible aussi aux trois autres urgences, même si vous les appréhendez d’une façon quelque peu différente de la mienne.

                                      Je suis un peu sceptique sur votre solution passe-partout aux problèmes : prendre le pognon ouksékilé, à savoir dans les poches des exploiteurs. Car, lorsque la formation qui a vos faveurs sera « aux affaires », comme on dit, il n’y aura plus d’exploiteurs, donc plus de poches des exploiteurs, et alors, où prendrez-vous ledit pognon ?

                                      Et je regrette que vous traitiez à la légère cette question du SMIC. Il me paraît tout à fait légitime de vous demander ce que vous, vous estimez être une proposition à la fois souhaitable et crédible, puisque vous avez posé la question à propos de Ségolène Royal. Allons, du courage : combien ? et comment ? Ou alors ne lui faites plus ce reproche-là (il y en a tant d’autres, n’est-ce pas votre opinion ?)


                                    • Monica Monica 16 novembre 2009 09:46

                                      à Melchior,

                                      J’ajoute que si le ressort de tout cela est une hypothétique grève générale mobilisant les travailleurs contre le Capital.... nous ne sommes pas sortis des pattes de Sarkozy...

                                      Car les grèves générales, les travailleurs qui ont déjà donné savent très fort ce qu’elles leur coûtent et ce qu’ils en obtiennent : peanuts.

                                      Le rêve du Grand Soir est encore dans certaines têtes, au mépris de ce que donne à voir le rapport des forces politiques en France, qui est très loin d’avoir la boussole à gauche toute (et à gauche tout court d’ailleurs) .

                                      Mais il est vrai que pour les rêveurs du Grand Soir, Sarkozy et la gauche non anticapitaliste échevelée c’est blanc bonnet et blanc bonnet.... Cela rappelle de très vieux souvenirs. Qui disait cela déjà, et en quelle année ?


                                    • jaja jaja 16 novembre 2009 12:12

                                      "Car les grèves générales, les travailleurs qui ont déjà donné savent très fort ce qu’elles leur coûtent et ce qu’ils en obtiennent : peanuts."

                                      Je vous laisse cette fausse affiramation.... 1936, 1968 aucun acquis ?


                                    • moebius 15 novembre 2009 21:12

                                       J’aime bien le titre de cet article... Aussi, je vais essayer, avec mes faibles moyens intellectuel de répondre à ce titre par un autre titre d’article que je ne prendrais pas la peine d’écrire ; « Un an aprés le congrés de Reims, le PS n’a toujours pas de leader et j’ai bien peur , et nous sommes beaucoup, malheureusement, à le penser, qu’il n’en ai toujours pas la veille de la réelection de l’actuel président vu que c’est ce leader de l’oppossition qui devra, bien évidemment, prendre la responsabilité de cette réelection »


                                      • moebius 15 novembre 2009 21:15

                                         C’est long comme titre ! oui c’est long, c’est un titre qui n’en finit plus

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