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Accueil du site > Actualités > Politique > Qu’est-ce que la démocratie ?

Qu’est-ce que la démocratie ?

Commençons par un aperçu de ce qu’elle est : on peut penser la démocratie en tant que système de gouvernement, avec quatre éléments clés : la démocratie comme système politique, la participation, les droits des citoyens et la règle de droit.

 I .La démocratie comme système politique

La démocratie est un moyen pour les gens de choisir leurs dirigeants et de tenir leurs dirigeants pour responsables de leurs politiques et de leur comportement dans l’accomplissement de leur fonction.
C’est au peuple de décider qui le représentera au Parlement, et qui sera à la tête du gouvernement à l’échelon national et local. Il le fait par choix entre les parties et de façon régulière, lors d’élections libres et équitables.
Le gouvernement est fondé sur le consentement des gouvernés.
Dans une démocratie, le peuple est souverain, il est la forme la plus élevée de l’autorité politique.
Les chefs de gouvernement détiennent le pouvoir que de manière temporaire.
Lois et politiques exigent l’appui de la majorité au parlement, mais les droits des minorités sont protégés de diverses façons.

Les gens sont libres de critiquer leurs dirigeants élus, et d’observer comment se font les affaires du gouvernement.
Les représentants élus au niveau national et local se doivent d’écouter le peuple et répondre à ses besoins et suggestions.
Les élections doivent se produire à intervalles réguliers, comme prescrit par la loi. Ceux qui sont au pouvoir ne peuvent pas étendre leurs mandats sans demander le consentement du peuple à nouveau lors d’un vote.
Pour que les élections soient libres et équitables, elles doivent être organisées par un organisme neutre, équitable et professionnel qui traite tous les partis politiques et les candidats de manière égale.
Tous les partis et les candidats doivent avoir le droit de faire campagne librement, pour présenter leurs propositions devant les électeurs a la fois directement et par les médias de masse.
Les électeurs doivent pouvoir voter dans le secret et être libres d’intimidation et de violence.
Des observateurs indépendants doivent être en mesure d’observer le vote et le dépouillement du vote pour faire en sorte que le processus soit exempt de corruption, d’intimidation et de fraude.
Il doit y avoir un tribunal impartial et indépendant pour régler des différends relatifs aux résultats des élections.
C’est pourquoi il faut beaucoup de temps pour organiser une bonne élection démocratique.
Tout pays peut tenir une élection, mais pour qu’une élection puisse être libre et équitable elle exige beaucoup d’organisation, de préparation et de formation des partis politiques, des agents électoraux, et organisations de la société civile qui surveillent le processus.

 II. Participation : Le rôle du citoyen dans une démocratie

Le rôle clé des citoyens dans une démocratie est de participer à la vie publique.
Les citoyens ont l’obligation de s’informer sur les questions publiques, de regarder attentivement la manière dont leurs dirigeants politiques et représentants utilisent leurs compétences, et d’exprimer leurs propres opinions et intérêts.
Voter aux élections est un autre devoir civique important de tous les citoyens.
Mais pour voter avec discernement, chaque citoyen devrait écouter les opinions des différents partis et des candidats, puis prendre sa propre décision sur laquelle il pourra s’appuyer.
La participation peut également impliquer la campagne pour un parti politique ou un candidat peut débattre des questions publiques, assister à des réunions communautaires, des pétitions adressées au gouvernement, et des protestations.
Une forme essentielle de la participation passe aussi par l’appartenance à des structures indépendantes, des organisations non gouvernementales, ce que nous appelons la « société civile ».
Ces organismes représentent une variété d’intérêts et de croyance : agriculteurs, ouvriers, médecins, enseignants, chefs d’entreprise, les croyants religieux, les femmes, étudiants, militants des droits de l’homme.
Il est important que les femmes participent pleinement à la fois a la vie politique et dans la société civile.
Cela exige des efforts par les organisations de la société civile pour éduquer les femmes sur leurs droits et responsabilités démocratiques, d’améliorer leurs compétences politiques, de représenter leurs intérêts communs, et les impliquer dans la vie politique.
Dans une démocratie, la participation à des groupes de citoyens devrait être volontaire. Personne ne devrait être forcé d’adhérer à une organisation contre sa volonté.
Les partis politiques sont des organisations vitales dans une démocratie, et la démocratie est plus forte lorsque les citoyens deviennent des membres actifs de partis politiques.
Toutefois, un parti politique ne devrait pas être sous pression ou menacé par d’autres. Dans une démocratie, les citoyens sont libres de choisir leur parti.
La démocratie dépend de la participation citoyenne dans tous ses aspects. Mais la participation doit être pacifique, respectueuse de la loi, et tolérante des opinions différentes des autres groupes et individus.

III. Les droits des citoyens dans une démocratie

Dans une démocratie, tout citoyen a certains droits fondamentaux que l’Etat ne peut lui enlever.
Ces droits sont garantis par la constitution et le droit international.
Vous avez le droit d’avoir vos propres croyances, et dire et écrire ce que vous pensez.
Personne ne peut vous dire ce que vous devez penser, croire et dire ou ne pas dire.
Il y a la liberté de religion. Chacun est libre de choisir sa propre religion et culte et de les pratiquer comme il l’entend.
Chaque individu a le droit de jouir de sa propre culture, avec d’autres membres de son groupe, même si son groupe représente une minorité.
Il y a la liberté et le pluralisme dans les médias de masse.
Vous pouvez choisir entre différentes sources de nouvelles et d’opinions à lire dans les journaux, a entendre à la radio, et a regarder à la télévision.
Vous avez le droit de vous associer a des personnes de votre choix, de former et/ou vous affilier à des organisations de votre choix, y compris les syndicats.
Vous êtes libre de circuler dans le pays, et si vous le souhaitez, de quitter le pays.
Vous avez le droit de vous réunir librement et de protester contre les actions du gouvernement.
Cependant, chacun a une obligation d’exercer ces droits de manière pacifique, dans le respect de la loi et des droits d’autrui.

IV. La règle de droit

La démocratie est un système d’état de lois, non pas d’individus.
Dans une démocratie, la règle de droit protège les droits des citoyens, maintient l’ordre, et limite le pouvoir du gouvernement.
Tous les citoyens sont égaux devant la loi. Nul ne doit subir de discrimination sur la base de sa race, religion, groupe ethnique ou sexe.
Nul ne doit être arrêté, emprisonné ou exilé arbitrairement.
Si vous êtes arrêté, vous avez le droit de connaître les charges retenues contre vous, et d’être présumé innocent tant que vous n’êtes pas déclaré coupable conformément à la loi.
Toute personne accusée d’une infraction a droit à un procès équitable, rapide, et publique par un tribunal impartial.
Nul ne doit subir de poursuites, sauf par une loi établie à l’avance.
Nul n’est au-dessus des lois, pas même un roi ou un président élu.
La loi est équitable, impartiale, et systématiquement appliquées par les tribunaux qui sont indépendants des autres branches de gouvernement.
La torture et les traitements cruels et inhumains sont absolument interdits.
La règle de droit impose des limites a la puissance du gouvernement. Aucun fonctionnaire du gouvernement ne peut violer ces limites.
Aucun dirigeant, ni ministre, ou parti politique ne peut dire à un juge la manière de juger une affaire.
Les titulaires d’une charge officielle nationale ne peuvent pas utiliser leur pouvoir pour s’enrichir. L’indépendance des tribunaux doit s’appliquer pour punir la corruption.

 
V. Les limites et les exigences de la démocratie

Si la démocratie est de travailler, les citoyens doivent non seulement participer et exercer leurs droits mais Ils doivent aussi respecter certains principes et règles de conduite démocratique.
Les gens doivent respecter la loi et refuser la violence. Rien ne justifie d’utiliser la violence contre ses adversaires politiques, juste parce que vous êtes en désaccord avec eux.
Chaque citoyen doit respecter les droits de ses concitoyens, et leur dignité en tant qu’êtres humains.
Personne ne doit dénoncer un adversaire politique comme mauvais et illégitime, juste parce qu’il a des vues différentes.
Les gens devraient remettre en question les décisions du gouvernement, mais pas rejeter l’autorité du gouvernement.
Chaque groupe a le droit de pratiquer sa culture et exercer un certain contrôle sur ses propres affaires, mais chaque groupe doit accepter d’être partie intégrante d’un Etat démocratique.
Lorsque vous exprimez votre avis, vous devriez aussi écouter les opinions des autres, même les gens en désaccord avec vous. Chacun a le droit d’être entendu.
L’on ne doit pas être si convaincu de la justesse de son propre point de vue si l’on refuse de voir quelque mérite chez l’autre. Il est nécessaire d’envisager différents intérêts et points de vue.
Lorsque vous avez des demandes, vous devez comprendre que dans une démocratie, il est impossible pour chacun de pouvoir réaliser tout ce qu’il veut.
La démocratie exige des compromis. Les Groupes ayant des intérêts et des opinions divergents doivent être prêts à s’asseoir a la même table et négocier.
Dans une démocratie, un groupe ne gagne pas toujours tout ce qu’il veut. Différentes combinaisons de groupes peuvent gagner sur des questions différentes. Avec le temps, tout le monde gagne quelque chose.
Si un groupe est toujours exclu et ne parvient pas à se faire entendre, il se retournera contre la démocratie dans la colère et la frustration.
Tout le monde doit être prêt à participer de façon pacifique au respect des droits des autres et devrait avoir un mot à dire dans la façon dont le pays est gouverné.

Je voudrais conclure par ces quelques mots sur le concept érigé en principe selon lequel les Etats dits démocratiques doivent imposer la démocratie a ceux dits non démocratiques. La démocratie n’est viable que vécue de l’intérieur. Elle revêt tout son sens parce-qu’elle est acceptée et constituée en force d’action, Sa reconnaissance par le peuple ne peut être que le fruit de l’action émise par ce peuple et devient des-lors collective dans son application. L’éducation et la culture des peuples oeuvrent toujours en faveur de leur autonomie et de leur indépendance. Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ne sera des-lors qu’une utopie supplémentaire rendue aux yeux des nations pour la bonne marche de leurs peuples. Et cette réalité la sera définitivement du ressort du possible.

Qu’il en soit ainsi !  

Claude N. Zaho
 

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28 réactions à cet article    


  • JL JL 17 mars 2010 12:08

    « Il y a six pouvoirs qui commandent le monde : les exécutifs, les législatifs, les judiciaires, le technologique ou scientifique, le financier et le médiatique. Les cinq premiers sont encadrés par des lois et des contre pouvoirs. Le système médiatique n’a pas de contre pouvoirs et ses débordements sont sans limites ». Michel Rocard

    Ceci dit, le pouvoir financier est en passe de n’avoir également plus de contre pouvoir et ses débordements sont sans limites.


  • Kristen Kristen 17 mars 2010 16:17

     A mon sens M Rocard en oublie deux et pas de moindre le pouvoir intellectuel et ou spirituel et le pouvoir social....


  • JL JL 17 mars 2010 18:28

    @ Kristen, au sujet de ce que vous appelez « ces deux pouvoirs », il nous faut d’admettre qu’ils ne sont pas constitués ni définis, puisque le consensus absolu n’existe pas. Ce ne sont donc pas des pouvoirs, tout au plus des forces, non contrôlées de surcroit : et c’est tout le travail de la police de la pensée que d’essayer de contrôler ces forces.


  • Peretz Peretz 18 mars 2010 11:03

    L’auteur ne fait que donner les définitions classiques. Il oublie de parler de la démocratie actuelle, de ce qu’elle est devenue. Des déviants et autres effets pervers d’un système qui vieillit mal. Si l’on voulait revenir à ce qu’elle promettait, mais qu’elle n’a jamais réalisé, il faudrait instaurer une démocratie proudhonienne, du type de celle que j’ai concoté dans mon coin. Pour rêver un peu, une Assemblée référendaire : www.citoyenreferent.fr


  • jymb 17 mars 2010 13:08

    Génial cet article !

    Pensez vous que tout ceci pourrait exister en France ??


    • Alpo47 Alpo47 17 mars 2010 13:19

      "... Les gens doivent respecter la loi et refuser la violence. Rien ne justifie d’utiliser la violence contre ses adversaires politiques, juste parce que vous êtes en désaccord avec eux....« 

      Si j’interprète justement ces lignes, elle nient à tout individu le droit de s’opposer à l’arbitraire ou à un système dictatorial ? Donc, dans le sens de la soumission à ’l’ordre établi » ???

      L’auteur se livre ici à un examen exhaustif des conditions de la démocratie. Il me semble toutefois qu’il aurait pu montrer de quelle manière, elle est actuellement confisquée, par des élus qui ne respectent pas la volonté des électeurs, par l’information confisquée par les « élites », par l’absence de vraie choix, lorsque quasiment tous les politiques appartiennent au « système » en place.
      Dommage ...


      • Peretz Peretz 17 mars 2010 16:08

        L’auteur semble confondre gouverner et gérer. Si pour Montesquieu si la séparation en trois pouvoirs est nécessaire, elle n’a jamais été suffisante. D’autant que cette séparation n’est jamais précisée. Il faudrait dire comment les équilibrer. La constitution en donne des défintions mais vagues et sujettes à interprétations. Variant selon les époques, elle reflète plus ou moins la réalité sociale du moment. Et que dire des déviations ? Démocratie représentative (de qui ?), démocratie d’opinion, démocratie à tendance oligarchique, démocraite d’Internet, etc. L’auteur passe à côté malgré ses définitions. Parlant du pouvoir du peuple, il oublie le peuple, l’autogestion citoyenne, etc. Donc texte très incomplet malgré ses compétences www.voiescitoyennes.fr


      • LE CHAT LE CHAT 17 mars 2010 14:54

        La démocratie commence quand on respecte le vote des électeurs , vu ce qui s’est passé après le réferendum 2005 , nous ne sommes plus en démocratie !


        • Michel Maugis Michel Maugis 17 mars 2010 15:04

          @ Claude N. Zao

          “commençons par ce qu´elle est »

          Vous commencez vraiment très mal.
          On aurait pu penser qu´avec un titre pareil «  qu´est ce que la démocratie ? » vous auriez décrit ce qu´elle devrait être selon vous, sans devoir émettre en prémisse que l´on est en démocratie
          .
          Vous lancez donc un raisonnement à partir d´une prémisse que vous supposée juste.
          A ne pas limiter sa valeur de fond par un adjectif qui la qualifierait, vous vous limitez volontairement à la forme actuelle, sans le dire.

          Ce que l´on a est une forme de démocratie, c´est la démocratie bourgeoise, le pouvoir de la bourgeoisie, par la bourgeoisie, pour la bourgeoisie.

          Tout votre article escamote cette réalité. Aliéné par le système, vous ne faites pas l´effort nécessaire pour la définir sur le fond.

          Pourtant, c´est un bourgeois qui la le mieux défini.
          LE POUVOIR DU PEUPLE PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE.

          Dans cette définition, ceux qui exercent le pouvoir, s´exclu volontairement du peuple.

          Ce que nous avons actuellement, depuis 1789, c´est la dictature de la bourgeoisie, démocratique certes, mais dictature d´une classe sociale de plus en plus minoritaire sur une autre de plus en plus majoritaire.

          Michel Maugis


          • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 17 mars 2010 20:12

            Je suis d’accord avec cette observation de Michel Maugis : « On aurait pu penser qu´avec un titre pareil « qu´est ce que la démocratie ? » vous auriez décrit ce qu´elle devrait être selon vous, sans devoir émettre en prémisse que l´on est en démocratie ».

            La prémisse de l’auteur « on est en démocratie » est trop hardie. Où est-ce qu’on est vraiment en démocratie : en France, dans l’UE, au Sénégal etc. ?

            Il y a certains pays au monde qui se rapprochent du système véritablement démocratique, mais il faudrait que cet article les désigne et explique leur fonctionnement. La France n’est pas dans un régime de démocratie véritable et ceux qui ont alterné au pouvoir depuis la Révolution n’ont jamais tenté de rapprocher la France de la démocratie véritable.

            Rappelons la définition de la démocratie qui fait partie de l’héritage culturel des Européens.

            La première mention écrite connue, une définition courte de ce qu’est la démocratie, a été donnée par l’historien Thucydide (470 à 395 avant JC), même si d’autres mentions de la démocratie existent antérieures à Thucydide (notamment Hérodote).

            La définition qui répond exactement et entièrement à la question « qu’est-ce que la démocratie ? » a été donnée par Aristote (384 à 322 avant JC).

            Définition de la démocratie par Aristote (dans La Politique) :
             « Le principe de base de la constitution démocratique c’est la liberté (c’est, en effet, ce qu’on a coutume de dire parce que c’est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage ; c’est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie). Et l’une des formes de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c’est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable [...] De sorte que dans les démocraties, il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c’est l’opinion de la majorité qui est souveraine. [...] ».

            Voici donc ce que disait cet Athénien il y a plus de 2000 ans, bien avant la Révolution française, laquelle quoi qu’on en dise n’a pas mis en place la démocratie véritable.

            Exprimées en termes modernes les deux conditions de la démocratie véritable sont :

             * La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient.

             * Chaque décision politique doit être conforme aux désirs de la majorité des citoyens qui désirent prendre part à la décision.

            Il est certain qu’aucune des deux conditions n’est respectée ni en France ni dans l’Union européenne.

            Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

            L’article suivant donne toutes les explications sur la mise en place concrète de la démocratie véritable : « Où est la démocratie ? ». Le lecteur y trouvera l’exemple d’un pays dont le système politique tend progressivement à se rapprocher de l’idéal de la démocratie véritable.


          • Bodhi 17 mars 2010 21:48

            Merci, Michel Maugis.
            Si vous n’aviez pas rappelé la supercherie j’aurai eu l’obligation de m’y coller.

            J’ajouterais que de 1792 à 1793 durant la première commune de Paris Robespierre avait instauré la vrai démocratie celle dite directe. 1793, parce qu’il a été renversé et exécuté pour cela.
            Nos chers bourgeois ne pouvaient supporter l’idée de laisser le peuple décidé par lui même.
            Afin de créer l’illusion de la vraie démocratie, ils ont alors décidé de substituer à celle-ci un système artificiel de séparation des pouvoirs. Ce système c’est ce que l’on appelle République et il est là pour camoufler la domination d’une certaine oligarchie.

            La vraie démocratie c’est la démocratie directe. L’esprit centralisateur des jacobins est donc à prescrire dans une véritable démocratie puisqu’il nécessite la représentativité.
            Pour passer à la démocratie il faut redonner le pouvoir aux régions puisque que celles-ci agissent de manière plus directe sur la vie du peuple et faire en sorte que les mandataires soient révocables si le peuple estime qu’ils remplissent mal leurs tâches.


          • florent1968 florent1968 17 mars 2010 15:52

            @claude
            Nous ne pouvons pas dire que depuis 1789 nous avons une dictature puisque, cette soit disant dictature nous pouvons à tout moment la changer !
            Nous avons eu des paranthéses dictatralies sous Napoléon, sous Vichy...notamment

            Mais c’est le risque de la démocratie ! Elle permet au peuple souverain d’élire un dictateur !

            Beaucoup plus qu’une simple démocratie, ce qui fait la spécificité de la France c’est qu’elle est une République Laïque démocratique et Sociale !

            La République laïque permet l’expression de la démocratie,des religions,des expressions politiques et syndicales.
            La République laïque donne des droits inaliénables et sacrès à tout être humain c sans distinctions de race, de religions, de croyance !

            La démocratie n’est donc pas suffisante !

            Il faut à certain moment que les citoyens comme certains ont su le faire sachent prendre le risque de désobeir à la loi pour certains, pour d’autres c’est un devoir, quitte à declencher un conflit, le but étant de maintenir pour nos enfants Notre République, celle qui a fait de La France un pays different des autres, rayonnant à travers le monde et de nous des Citoyens libres et égaux en droit !


            • claude66 claude66 17 mars 2010 17:27

              claude66
              pour qu’il y ai démocratie,il faudrait que les élections soient à la proportionnelle à un tour,pour respecter le droit des minorités,autrement la démocratie ressemble plus à la dictature du nombre (nous avons raison ,nous sommes les plus nombreux -comme dit Georges Frêche,je serais élu parce que les cons votent pour moi et qu’ils sont les plus nombreux).


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 17 mars 2010 17:40

                La démocratie est l’obéissance aux lois établies par la société : Tout le reste des artifices et des folklores sont des embellissements pour rompre avec la la routine.

                Quand on vote pour quelqu’un il doit comprendre qu’il n’est que le représentant de la loi, que le porte parole de l’ensemble. Evidemment il y’ a un ensemble de privilèges directement associés à chaque position sociale, mais l’abus et les dépassements doivent être dénoncés et interdits par l’ensemble des Institutions et à temps : C’est cela la démocratie !

                Mohammed MADJOUR.


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2010 18:10

                  Mohammed,
                   Je crois que malheureusement vous oubliez le principal.
                   La démocratie n’accepte pas tous les pouvoirs dans les mêmes mains.
                   


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2010 18:11

                  Je vous rappelle, que l’année passée, chez nous, des membres du gouvernement et de la justice ont dû démissionner pour le simple fait de collusion.


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2010 18:02

                  Dans son livre, De l’esprit des lois, Montesquieu définit la démocratie suivant la séparation des pouvoirs caractérisant les démocraties contemporaines.

                  C’est cela qui est le point principal.
                  Par contre, elle ne fait que la moitié du chemin.
                  En politique, la base remonte ses désirs par son vote.

                  Au travail, pouvez-vous voter pour votre chef ?
                  Je crois que ce n’est pas vraiment le cas, à moins que dans votre entreprise....
                  Et à ce niveau, c’est tous les jours que vous subissez l’injustice...
                   smiley


                  • ddacoudre ddacoudre 17 mars 2010 19:19

                    bonjour claude.

                    La démocratie est simplement la volonté du peuple de trancher afin que l’intérêt de chacun débouche sur l’acceptation de l’intérêt des autres, et non pas que la masse des intérêts individuels fassent l’intérêt collectif, ni qu’en concourant seulement à son intérêt personnel on concoure mieux à l’intérêt collectif que si l’on avait voulu le faire.

                    La démocratie est donc l’expression holistique pacifiste de l’individu. L’Homme seul n’existe pas car c’est l’autre qui lui donne son nom.

                     

                    Ainsi chacun droit trouver un espace où exprimer sa volonté, et c’est dans cette réalisation que la démocratie se disperse. La démocratie est une construction culturelle liée à l’intelligence de la réflexion face aux conséquences de son environnement. Sans déterminisme dogmatique de la religion elle n’aurait peut-être pas existé, mais si la démocratie ne préserve pas les risques aléatoires de sa liberté et s’enferme dans des concepts déterministes à l’excès comme nous le vivons, elle disparaîtra sous ce que nous appelons la force du droit car il deviendra le droit de la force pour solutionner les difficultés que créaient cet espace de discutions et de débats vitaux pour la démocratie.

                    Les citoyens se choisissent des représentants à qui ils confient un mandat révisable pour mettre en oeuvre les choix que les citoyens ont définis. L’état n’est donc qu’une concentration ou une réduction du peuple, sa représentation, et n’a pas de personnalité morale en propre.

                    L’état est la représentation de tous les intérêts privés ainsi donc la représentation de la société civile n’a aucun sens, c’est pour cela que je rappelais (La démocratie est simplement la volonté du peuple de trancher afin que l’intérêt de chacun débouche sur l’acceptation de l’intérêt des autres)

                    Il est donc nécessaire que ce réalise tous les groupements et associations de toutes sortes afin d’exprimer en permanence leurs vues, voire constituer une opposition active à leur propre choix en fonction de l’évolution de l’existence.

                    La loi règlement la difficulté de vivre ensemble sur des espaces concentrationnaire de populations pour se répartir un espace vital individuel rassurant permettant son épanouissement d’Etre humain.

                    Ainsi tous citoyens qui par la concentration d’un moyen de production, d’éducation d’information est de nature à imposer une aliénation même volontaire doivent être ramenés à la préservation de leurs intérêts individuels seulement, c’est en cela que se justifie la séparation des pouvoirs.

                    Tu fais sans le vouloir l’éloge de l’étatisme. Le souci d’efficacité nous éloigne de plus en plus de la démocratie celle-ci est en passe de n’être que l’élection du « tyran » que l’on se choisit, ou chef d’entreprise si tu préfères.

                     Merci pour cet article. Cordialement.


                    • Dr. Claude N. Zaho Claude N. Zaho 19 mars 2010 08:02

                      Je te remercie pour ces remarques pertinentes doublees d’une profondeur d’analyse et de plus courtoises.
                      Juste un mot cependant pour rebondir sur ta reflexion suivante "Les citoyens se choisissent des représentants à qui ils confient un mandat révisable pour mettre en oeuvre les choix que les citoyens ont définis. L’état n’est donc qu’une concentration ou une réduction du peuple, sa représentation, et n’a pas de personnalité morale en propre". Ne penses-tu pas que ce mecanisme nous conduirait droit au concept de mandat imperatif institue par Rousseau sous la forme du contrat social ? Et ce contrat social creerait de facto une souverainete populaire alors que nous savons bien que celle-ci fut pratiquee par les pays dits du bloc de l’Est ou marxisants et dont nous savons l’echec.Je pense bien au contraire que l’Etat a et doit conserver sa personalite morale afin de preserver la puissance des institutions.L’on sait que les Hommes passent mais les Institutions demeurent en fonction de leur enracinement et de leur solidite. Celles-ci de plus permettent une approche non subjective des situations politiques, sociales, economiques et culturelles.Je pencherais donc plutot vers une souverainete nationale selon laquelle le citoyen n’aurait pour seul interlocuteur que les institutions incarnees par la nation et poursuivrait donc l’oeuvre de construction republicaine par sa participation au suffrage.Ce serait davantage du Montesquieu.

                      Je te remercie encore pour ta contribution.

                      Bien cordialement


                    • Salade75 17 mars 2010 19:30

                      La démocratie n’est elle pas simplement la possibilité donnée au plus grand nombre d’exercer un ou des pouvoirs ?
                      Les modalités d’exercice de ce pouvoir sont plus liées à la constitution qu’à la démocratie me semble t-il.


                      • Salade75 17 mars 2010 19:37

                        Rectificatif :

                        La démocratie n’est elle pas simplement la possibilité donnée au plus nombreux d’exercer un ou des pouvoirs ?
                        Les modalités d’exercice de ce pouvoir sont plus liées à la constitution qu’à la démocratie me semble t-il.


                      • non667 17 mars 2010 21:55

                        à claude N ZAHO - - - -
                        c’est pas gentil d’utiliser vos talent de docteur pour nous enfumer au lieu de nous éclairer, et a ce niveau c’est nous prendre pour des c...
                        vous auriez du nous rappeler que democratie vient du grec démo = peuple et kratos pouvoir
                         autrement dit comme vous l’avez rappelé « gouvernement du peuple , par le peuple , pour le peuple » maitenant redescendons sur terre et de votre article bisounours 
                        quand est - il de la réalité ?
                        peuple = ensemble de personnes
                        gouverner l’ensemble : ça marche
                        gouverner pour l’ensemble : ça marche
                        gouverner par l’ensemble : ça ne marche pas , l’ensemble n’étant pas une personne et chaque personne tirant le gouvernail dans tous les sens
                        la démocratie (dite directe ) ci-dessus n’existe pas
                        on applique donc une fausse démocratie baptisé « démocratie représentative » puis par dérive trompeuse « démocratie  » alors que nos linguistes auraient pu trouver un nom plus approprié ;ce que nous vivons ne mérite que le nom de voyoucratie
                        la représentativité permet toutes les manipulations ,tout les truquages , la représentativité est pourri par les deux bouts
                        du côté des candidats :pour l’être et avoir quelques chances il faut avoir des puissances d’argent derriere soi avec des médias et leur propagande quotidienne 
                        du côté des électeurs  : il leur faudrait des connaissances de la politique permettant un libre arbitre , alors qu’ils sont soumis / manipulés (façon 11/9 ) en permanance depuis leur enfance ! 
                        c’est pas en restant bisounours que l’on s’en sortira !


                        • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2010 09:06

                          non667,

                           Bien résumé.
                           Pousse-t-on, à part dans des études de politologue, à former des citoyens qui font partie d’une démocratie ?
                           Avez-vous une cours de citoyenneté qui pousse à comprendre les filières de la démocratie ?
                           Il est vrai que tout le monde ne peut aller au devant de la scène et prendre la parole.... quoique...
                           Le référendum peut prendre une partie de cette fonction.
                           Chez nous, celui-ci n’est même pas reconnu. Mais nous avons un gouvernement élu à la proportionnelle. C’est déjà ça. 49% de la population n’est pas remisé dans les oubliettes.
                           Evidemment, cela ralentit le processus de décision. Mais cela en écarte d’autant toutes possibilités de détournement de l’opinion pour virer dans la censure et la volonté d’un dictateur en puissance.
                           Bisounours nous le sommes devenu.
                           Le « pauvre » gentil qui a encore un travail ne va pas se rebellé contre le système et perdre le peu de temps qui lui reste à s’occuper de politique.
                           Bisounours ? Moi, j’appelle cela zombie de génération volontaire. smiley


                        • stephanemot stephanemot 18 mars 2010 09:41

                          La democratie c’est certes des droits mais aussi des devoirs.

                          Elle cesse de fonctionner lorsqu’on oublie cette evidence.


                          • gimo 18 mars 2010 12:22

                             
                             Claude N. Zaho, 46 ans Docteur en Sciences Politiques DEA Droit International Public Diplômé en Langues et Civilisations hispaniques Expert auprès des Tribunaux Professeur juriste-linguiste

                            mon brave sieur 
                             votre opinion plus subjetiveque autre chose
                             c’est normal
                            la fin ( faim) justifit les moyens on ne va pas cracher sur sa bonne soupe
                            chasser le naturel il revient au galop
                            c’est triste tout ça !!!!!! au fait ,,,,,,, !!! avez vous le diplome d’intéllligence et de conscience ? 
                            Ad augusta per angusta (« Vers de grandes choses par des voies étroites »).

                            ou Si le but à atteindre est suffisamment important pour justifier l’injstifiable
                            le petit soldat du roi bien dans ces bottes !!!!! honte à vous
                             il peut justifier des méthodes peu orthodoxes !!!!! quel gâchis !!!!!!!!


                            • sleeping-zombie 18 mars 2010 13:01

                              La démocratie est un concept « pouvoir au peuple », ce que tu décris là n’est qu’une tentative d’application de ce concept. Tu parles d’élection, de gouvernants temporaires, j’imagine que tu parles de république. La pseudo-liberté qu’on les partis de communiquer à la population (via les média de masse) créant une immense inégalité par rapport à la richesse, je pense qu’on peut parler de république bourgeoise (comme le fait Michel Maugis un peu plus haut).

                              Après on peut se poser la question : l’application « république bourgeoise » est-elle dans le cadre du concept « démocratie ». On peut dire oui (vu ce qui se fait ailleurs), on peut dire non (vu se qui se fait ici). Mais c’est sain de se poser la question.

                              Allez, deux citations de Churchill, qui lui aussi faisait (a dessein ?) la confusion entre entre concept et réalisation :
                              « The best argument against democracy is a five-minute conversation with the average voter »
                              « No one pretends that democracy is perfect or all wise. Indeed, il has been said that democracy is the worst form of government except for all those others that have been tried »


                              • poetiste poetiste 19 mars 2010 09:10

                                Oasis démocratique :

                                La démocratie est l’abandon des mots crasseux, l’abandon du gros sale air, des disparités disparates, de l’exclusion des uns au bénéfice des autres. Notre démocratie donne trop d’écho à l’ego qui ne règle pas son écot ? Le chacun pour soi Dieu pour tous s’est immiscé dans notre système démocratique. La tentative de partage a échoué. Des mots, toujours des mots démagogiques, démobilisés ! Coluche avait raison : la dictature, c’est : « ferme ta gueule ! » et la démocratie est devenue : « cause toujours ! ». Qu’est-ce qu’on cause pour rester sur ses positions dans une démocratie, pour que rien ne change, pour que ce soit toujours les mêmes qui tirent les marrons du feu ! Ave Marianne, ceux qui vont mourir te saluent. Voter ne suffit pas, on ne peut éternellement choisir la sauce avec laquelle on sera mangés. Bon ! Ne crachons pas dans la soupe, on est quand même mieux qu’au Myanmar, ou en Corée du Nord et c’est la bonne raison de la défendre, notre chère démocratie qui aurait tendance à se déliter.
                                A.C


                                • vinvin 23 mars 2010 01:13

                                  Hahaha.... Que c’ est rigolo !


                                  Dire que de nos jours il y a encore des gens qui croient au bienfait de la démocratie !

                                  Avec toutes les lois de plus en plus répressives, les injustices sociales, les dérapages de la justice, etc, etc.....

                                  La démocratie n’ est qu’ une leurre de liberté, ( pour les ignares qui n’ ont rien compris,) bref la démocratie est une machine a se mépriser soit-meme, la pourriture de l’ âme et de l’ esprit.

                                  Dans les pays Totalitaire c’ est : (FERME TA GUEULE).

                                  Dans les pays démocratique c’ est : ( CAUSE TOUJOURS.....).

                                  Alors je ne sait pas si vous y voyez une différence, mais moi je n’ en vois aucune.

                                  Avec les pays totalitaire c’ est « sans vaseline », alors qu’ avec les pays démocratique c’ est « avec vaseline », mais le résultat est identique, n’ importe comment que l’ on se tourne nous l’ avons dans le cul de tout façons !

                                  (La France a pu en faire l’ expérience avec le Traité de l’ Europe rejeté par les Français en 2005 et adopté en force par le Roi Sarko.....).


                                  A méditer.......



                                  Cordialement.




                                  VINVIN. 

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