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Accueil du site > Actualités > Politique > Qu’est ce que le Sarkozysme ?

Qu’est ce que le Sarkozysme ?

Il est des notions, des mots, des barbarismes à prétentions néologiques, qui apparaissent à grand coup de renforts médiatiques et qui, comme ça, à froid, font presque sens. Sans trop savoir qu’est ce qu’un mot défini explicitement, il est souvent suffisamment parlant pour permettre de donner a voir ce que l’on veut dire, ou à quoi ou qui on fait allusion sans se référer a un dictionnaire. Mais finalement, on s’aperçoit que le mot sans définition précise devient vite fourre tout, concept abstrait, et entache d’ « à peu prismes » malhabiles qui l’utilise pour fournir un raisonnement « sérieux ».

Alors, j’ai cherché autour de moi, en apprenti journaliste citoyen, et demandé qu’est ce que ça veut dire sarkozysme ? Aussi je propose à votre attention les résultats de ma petite journée d’enquête, où je suis tombé sur cette photo de non pas l’ex première dame mais de la première dame entrée en dissidence...

La première définition, la plus souvent proposée est que le sarkozysme, c’est le nom du groupe de ceux qui sont pour Sarkozy, les sarkozystes...

Dans cette définition on s’aperçoit que le sarkozysme ne désigne pas, malgré son « isme » une idéologie, mais fait office de nom pour une sorte de fan club. Mais en creusant on s’aperçoit que la condition d’entrée dans ce fan club n’est pas définie. Il ne suffit pas d’avoir voté pour lui pour en faire parti, ni d’être à l’UMP. Ni même d’être devenu son ami sur Facebook, pour être un sarkozyste.

Aussi, en suivant cette définition, comment distinguer un véritable adhérent au sarkozysme d’un faux ? La question n’est pas tranchée. Alors il apparaît que le critère pour être un véritable adhérent au sarkozysme est une question de confiance en son leadership et d’engagements dans une activiste obéissance orientable à sa convenance. On s’aperçoit bien vite que cela ressemble à la définition d’un mouvement sectaire qui a foi dans la parole d’un gourou et le suit aveuglément. Cela ne peut évidemment convenir à des citoyens libres...

La deuxième définition, c’est que le sarkozysme est une forme de pragmatisme actif.

La France va mal, il faut arrêter de palabrer et agir, changer, bouger, interpeller, tout en cassant/ modifiant selon les critères du pragmatisme ce qui empêche les français de travailler, de vivre en sécurité, de punir plus sévèrement les criminels et de s’investir ou d’investir. L’inconvénient qui apparaît rapidement dans cette définition, c’est qu’est-ce que le pragmatisme ?

Est ce que c’est une théorie politique, une vision, un projet collectif pensé, écrit, avéré ? Et le pragmatisme qui arrange mon voisin est-il le même que le mien ? Et celui de mon patron le même que celui de ses actionnaires ? Est-ce que le pragmatisme est démocratique ou justement un argument pour ne pas avoir à confronter les opinions avant décisions mais se résoudre à n’en suivre qu’une seule ? Et surtout en période de conflit, le « pragmatisme qui décide », il le fait à partir de quoi ?

Est-ce une idéologie du simple « bon sens  » qui finalement permet à ceux qui font la définition du « bon sens » de faire ce qu’il leur plaît et privilégier leur pragmatique intérêt à l’éventuel détriment des pas assez sarkozystes, heu pardon des pas assez pragmatiques ?

Le sarkozysme, ce pragmatisme actif « idéologique », se mesure à l’aune des résultats, c’est pour cela que c’est pragmatique. Et encore une fois, comment distingue t on une idée, un acte, une opinion issue d’un bon sarkozysme d’un mauvais ? Avec quoi on le mesure ? A l’aune des résultats. Point.

Donc, si le sarkozysme était une sorte de médecine pour soigner les maux de la France, on commencerai par faire des annonces médiatique de diagnostique, puis d’opérer la malade, comme ça, au jugé. Et surtout partout en même temps, pour éviter qu’elle est le temps de constater et mesurer là où on lui fait mal maintenant de là où elle aura mal plus tard.

Et puis si elle crie, geint, bouge un corps social, ou pas, on lui casse un doigt mécontent, un par un et sans effort, cela fait longtemps que la France, dans son état, n’a plus la force des poings levés...

Au pire, on clips une veine de droit constitutionnel un peu trop rétroactive, on fait des moulinets médiatiques devant le lit de la patiente qui décidément ne veux pas avaler toutes ces pilules, et l’on profite de son état de choc ou de son sommeil pour réformer le contenu des perfusions à son insu.

Ainsi au fur et à mesure de l’état de santé de la malade, on juge les résultats de façon fiable, par exemple on mesure par des questionnaires sur les lits des malades la cote de confiance subjective envers le médecin chef pour estimer les résultats concrets de la médecine effectuée par tous les médecins de l’hôpital, ça c’est du pragmatisme...

Et puis si un résultat engendre au corps de la France une boursoufflure trop voyante, de celle que l’on ne peut que mal masquer sous le maquillage avant de passé devant des caméras, ou si la gangrène oblige, et ce malgré l’adjonction permanente d’un cocktail de tranquillisants, cette adjonction combinée de comptines médiatiques, de drogues douces et de coups de matraques, mesuré et doser selon l’intensité de la douleur, alors ce n’est pas le pragmatisme qui est responsable, puisqu’il fait forcément ce qu’il faut et que c’est fiable puisque cela se mesure. Et si on ne le mesure pas aujourd’hui, on ne « peut pas », point de bilan à faire, cela se mesurera plus tard, il faut laisser le temps au traitement...

Et parallèlement aussi le temps au médecin de préparer son discours de campagne pour expliquer à la patiente pourquoi elle doit, avec son libre arbitre, (ou ce qui lui en reste après pareil traitement), s’engager activement dans son traitement, ( mais sous peine de risquer de plus grandes douleurs encore si elle n’obéit pas), et continuer à lui faire confiance pour la soigner...

Évidemment, entre temps, si quelques désagréments sont vécues, c’est le corps de la malade qui est responsable de décidément mal réagir au traitement, si ce n’est son bon cœur c’est son sein, si ce n’est son foi c’est son manque d’estomac,etc...

Mais le traitement, lui, puisqu’il est établie a partir d’un diagnostique issue lui même d’une idéologie fiable et explicitement cohérente, le sarkozysme, heu pardon le pragmatisme actif guidé par le simple bon sens... Le traitement, donc, est et reste sans critiques admissibles quand elles sont déjà bien en peine, issue d’un corps de la France aussi mal en point dans sa démocratie, d’être audibles.

La troisième définition, c’est que le Sarkozysme, c’est un courant de pensée qui guide vers une vision d’avenir.

C’est un projet de société, un espoir, vers un France plus libre, plus riche, plus ouverte à la réussite par le travail, amenant vers un société où tout est possible pour tous, le talent, la gloire, la réussite, etc... Le tout restant évidemment à définir comme étant le plus éloigner du rien, ou son semblable selon son opinion...

Bref, le Sarkozysme n’est donc pas dans cette définition un fan club, pas plus qu’un pragmatisme actif en quête de résultats, mais une vision d’avenir meilleur indéfinie. Et si cette vision est indéfinie, ce n’est pas qu’elle n’existe pas, bien sur, c’est que les Français ne peuvent pas, harassés de malheurs, entendre, comprendre et adhérer à cette vision en y prêtant confiance, engagement et surtout espoir. Il faut préparer les esprits et les émissions, reportages, films, peoples, etc... avant.

Ce n’est pas non plus parce que les Français sont un peuple politique et qu’il leur faut un peu plus qu’une vision indéfinie, même issue d’un pragmatisme actif, pour assujettir leurs destinées autant individuelles que collective à ce Sarkozysme, ou courant de pensée servant à moderniser la France.

Encore une fois, on tombe sur le problème de la définition du moderne. Le moderne d’hier étant souvent le péniblement banal d’aujourd’hui, il fait au quotidien ces preuves d’effets secondaires nocifs, alors le moderne indéfinie de demain ?

Et est ce que le moderne est une idéologie collective explicite, cohérente, pensée, écrite, issue des français avant d’être proposée à leurs suffrages ou bien est ce un copier coller francisé de la définition du moderne pensé ailleurs ?

Si c’est un moderne pensée et défini ailleurs, alors il n’y a pas d’autodétermination de la France vis à vis de son avenir par et pour elle même, l’usage cohérent d’un esprit adulte qui se veut libre de décider sans influence et se construire un demain dans l’indépendance assumée.

Elle ne fait plus que suivre ou pas l’avenir proposé avec la fermeté et l’insistance des rapports de force mondiaux, par des autres qu’elle assimile plus ou moins bien et décidément jamais assez vite pour « les modernistes », quitte à s’oublier ou se renier elle même comme le font les adolescentes influençables avec souvent des conséquences qu’elles déplorent par la suite ...

Et si le sarkozysme c’est avoir le regard tourné vers un avenir qui se résume à un mieux et des possibles ou une saucisse et des fayots... L’expérience profonde et déjà établie à son usage vue de cette idéologie du « sarkozysme » vue « d’en bas », est que ce mieux sera plus certain pour certains que pour d’autres...

En ne profitant pas forcément à la citoyenneté dans son ensemble mais plus surement contribueras à l’instauration de plus de barreaux. Que ces derniers soient inclus dans une nouvelle échelle de hiérarchie sociale ou sur les fenêtres des nouvelles prisons restant a l’appréciation subjective dans laquelle cette vision indéfinie d’un avenir meilleur nous laisse...

La quatrième définition du sarkozysme, c’est que c’est la valeur travail au pouvoir.

Encore une fois, on ne sait si c’est le travail des ouvriers ou celui des actionnaires, celui du professeur ou celui du policier, ou encore celui de l’obligé de céder a des abus de situations de faiblesses et se rendre corvéable à merci, la peur au ventre de devenir chômeur, tout en répétant pieusement les arguments de son employeur qui lui explique qu’il n’est pas responsable des abus qu’il perpétue, c’est de la faute des charges... Alors il faut voter contre les charges, et pour la valeur travail au pouvoir...

Qu’est ce qui distingue un bon d’un mauvais travail sous le règne de la valeur travail au pouvoir ? Ce n’est que des détails, en faite, c’est le travail dans sa valeur absolue qui est au pouvoir, C’est son bien qui compte au dessus du bien des citoyens, ce bien souverain qui motive et légitime la lutte contre la fainéantise, c’est ça le sarkozysme au dessus des clivages...

Mais si le travail porte des fruits, crée des richesses, ou régule les infractions, il brille aussi par sa trop grande absence concrète dans la société, et paradoxalement par sa présence en parole pour ne rien dire dans les conversations de salon des politiques...

Il est en éventuellement polluant, sur consommant des matières ou mettant en danger la vie, la santé, l’avenir autant des citoyens que de leurs environnement, ou encore génère aussi en guise de prime au courage et d’audace des petits entrepreneurs et des créatifs, leurs ruines... Est ce que la valeur travail au pouvoir, dans sa définition absolue, et au pouvoir tendance absolue, est une idéologie fiable ? Il se mesure dans sa lutte contre l’oisiveté, la fainéantise et le profiteurs, le travail crée le travail.

Le Sarkozysme deviens dans cette définition la légitimation morale de la haine du fainéant. Vous savez celui que l’on envie le matin en ce levant encore fatigué et que l’on déteste le soir en rentrant crevé. Ce sont eux les responsable de l’argent que l’on ne gagne pas assez chaque mois, parce que si la France était plus riche et moins généreuse, plus de coup de pied aux culs et moins indulgentes, etc...

Mais est ce qu’un travailleur pauvre, un auto entrepreneur mal inspiré où quelqu’un qui ne dépasse pas le seuil des milles euros du RSA de peur d’y perdre vue le peu qu’il a déjà, n’est pas, même si on valorise au travers de l’idéologie de la valeur travail au pouvoir, en plein supplice de Sisyphe. Mais pas n’importe lequel, un supplice avalisé par les lois issues du sarkozysme définie comme la valeur travail au pouvoir...

A chaque début de mois on peine à monter son fardeau sur la pente, pour craquer après le 15 et les prélèvements automatiques et le finir à bout de force, dans la même galère et même un peu plus dans le rouge à la banque au moindre pépin, en devant tout recommencé au début du mois suivant, du mois suivant, du mois suivant, etc...

La valeur travail au pouvoir absolue moderne, ce n’est plus marche ou crève sous le fouet d’antan, c’est marche pour que le temps de ta vie ne soit pas une trajectoire ascendante vers un avenir meilleur "indéfinie", mais prenne la forme d’une roue dans laquelle tu cours tel un hamster, et pour que l’énergie issue du mouvement ainsi rendu statique serve le bien fondamental qu’est la valeur travail.

Pour le bien fondamental de la répartition des récoltes du fruit du travail, là, c’est la valeur absolue de l’économie au dessus du bien du citoyen qui compte, et c’est toujours les banquiers qui gèrent. Aussi, la différence entre l’avant et l’après 2007, c’est que dans le tout des possibles, il y a la nouveauté offerte aux citoyen de vouloir et de pouvoir devenir des hamsters suppliciés pour le bien de la cause. Vous savez, ces hamsters si exténués et obnubilés par les efforts qu’ils ont fait pour obtenir le petit bout de carotte qu’ils ne sont plus capable de ronger les barreaux de la cage.

Il y a bien sur d’autres définitions du sarkozysme, moins à même de me donner matière a en faire un article pour agoravox, du genre nouveau bonapartisme là où Napoléon était du genre a vouloir conquérir l’Europe non a lui soumettre l’autorité de la France. Le sarkozysme est une stratégie habile, moderne, utilisant parfaitement les médias, pour la conquête d’une nouvelle grandeur de la France, etc, etc.. sans compter bien sur les votre, chers lecteurs et penseurs de l’agora dont je ne doute pas que vous allez nous faire part.

Aidez moi, aidons nous à trouver une définition du mot sarkozysme, parce que malgré tous mes efforts, et j’ai bien peur que si je persiste je vais faire un malaise vagal, je n’en trouve pas une qui soit explicitement fiable.

 

Amicalement, barbouse.


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49 réactions à cet article    


  • brieli67 11 septembre 2009 13:12
      Mercredi 9 septembre 2009 par le Dr Dorffer 

    Nico le Roi Soleil et Carla Madame de Pompadour sur un paquebot de luxe, les français naufragés nagent dans leur gilet de sauvetage dans un océan de taxes.
     
    Un article de presse Bild Zeitung en Allemagne

    que l’on ne verra JAMAIS en France,

    tellement les journalistes se font dans le froc.

    Traduction  :

    8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.

    Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la
    France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy
    ( 5 4 ans)

    Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour
    la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.

      - Dans les 300 mètres carrés de l’appartement de fonction des
    Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000
    euros par an

      - Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion
    gouvernemental vide l’accompagne en permanence, pour lui permettre de
    rentrer à Paris en cas d’urgence.

      - Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions
    Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d’euros) a été
    baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3 (c’est mimi...
    NdT) 

      - Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1
    million d’euros

      - Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la
    Reine d’Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.

      - Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves
    à vin du Palais de l’Elysée, le repas de midi leur est servi par des
    laquais.

      - Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons
    24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.

    Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être
    une affaire d’honneur que le Chef de l’Etat incarne la "Gloire de la
    nation" . Il est le successeur du Roi Soleil.
    Et c’est exactement comme
    tel qu’il vit. 






    • Alpo47 Alpo47 11 septembre 2009 19:07

      Le Sarkozysme, c’est d’abord un « PAC » (Piège A Cons).


    • Danielle2 11 septembre 2009 21:52

      plutôt le roi soleil que Napoléon (qui au moins a mené la France à son apogée,et était aimé de son peuple)
      merci pour tous ces détails - je ne savais pas tout, c’est encore pire mais ce qui me tourmente c’est de voir qu’il n’y a aucune révolte
      dernières nouvelles : plus de maternelles - et pourtant, fallait voir comme ces institutrices admirables s’occupaient de nos tout-petits -
      à côté de ces économies stupides on paie les études des enfants des français qui ont choisi de travailler à l’étranger 
      tous les jours nous apporte une surprise
       n’étions-nous pas heureux - tout est bouleversé, sous pretexte de faire des réformes, on renverse tout, réformes sans queue ni tête, il faut les arrêter - c’est la catastrophe


    • monbula 11 septembre 2009 13:12

      Sarkosy c’est quoi

      Non , ce n’est pas du Bonaparte, du Napoléon 1er et ni du Napoléon III.

      Schématiquement, c’est une association malfaisante regroupant :

      1/ Wall Street
      2/ Des Bobos valets du capitalisme
      3/ Des vieux avec bonne retraite ( ayant profité des acquis sociaux de la Gauche ).

      Bref, en majorité des trouillards.....


      • Jean-paul 11 septembre 2009 13:32

        Qu’est ce que la Gauche Caviar ??
        Salaire de DSK ?
        Et le collectionneur de montres ?


        • monbula 11 septembre 2009 13:47

          Qu’est ce que la Gauche Caviar ??
          Salaire de DSK ?
          Et le collectionneur de montres ?

          Des électeurs ou futurs électeurs de l’association malfaisante....Pardi


        • Jean-paul 11 septembre 2009 13:40

          C’est bizarre ,ce sont ceux qui ne bossent pas qui parlent de la valeur du travail.


          • monbula 11 septembre 2009 13:49

            C’est bizarre ,ce sont ceux qui ne bossent pas qui parlent de la valeur du travail.

            Non ce n’est pas bizarre, c’est bien l’association malfaisante qui parle de la valeur travail, bien sûr pour les autres.


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 13:57

            bonjour,

            en même temps, ce ne sont pas ceux qui sont contraint de se taire de peur de perdre leurs boulots qui peuvent en parler, ni ceux dont la pénibilité de leur jobs ou son corporatisme obligatoire, voir aussi les métiers astreint au devoir de réserve qui va avec, etc...

            Ce n’est pas forcément quand on a la tête dans le guidon de son boulot que l’on est le plus à même de regarder autre chose que sa roue a faire avancé. Par contre, quand on a la gueule dans le fossé, tout d’un coup, on est nettement plus motivé pour regarder la route.

            amicalement, barbouse. 


          • geo63 11 septembre 2009 13:44

            Article intéressant notamment par son foisonnement d’idées.
            Si on observe les extraordinaires contradictions du discours Sarkozien qui peut prétendre tout et son contraire dans la même journée, le Sarkozysme pour moi c’est « des mots, encore des mots » que personne ne retient mais relayés en permanence par les médias devenus des zombies.
            En quelque sorte c’est une activité de notre société présentée « comme au cinéma » où un bon nombre de nos concitoyens (dont moi) sont devenus des spectateurs éberlués.
            J’ajouterai que le Sarkozysme est le révélateur du vide sidéral de la pensée politique et aussi du monde virtuel (et téléguidé) vers lequel nous nous dirigeons à grand pas (cf. George Orwell).
            Cependant, un jour viendra (peut-être ?) où un intervenant de talent va poser la question : « qu’est-ce qui nous arrive ? », mais ce sera nécessairement en dehors d’un parti politique.


            • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 14:01

              bonjour,

              Donc dans votre définition, le sarkozysme c’est un mot, et rien qu’un mot qui en définitive désigne le vide politique, le vide d’idée, le vide démocratique, le vide médiatique, etc...

              d’une certain façon dois en déduire que pour vous, le sarkozysme ce n’est pas que la revanche du dernier de la classe sur les premiers de l’ena, c’est aussi la revanche des sans talents sur ceux qui peuvent en faire montre parce qu’on les éloigne des caméras ?

              amicalement, barbouse


            • monbula 11 septembre 2009 14:11

              Donc dans votre définition, le sarkozysme c’est un mot, et rien qu’un mot qui en définitive désigne le vide politique, le vide d’idée, le vide démocratique, le vide médiatique, etc..

              Ce n’est même pas une marque de lessive, c’est dire....
              Un vde, un grand vide comme le précise Geo


            • Wrong Orwell Wrong Orwell 11 septembre 2009 17:53

              Sarkozy,c’est bla-bla-bla ! tu gobes pas je te dis autre chose pour oublier la précédente.Mieux,ce n’est pas le ministre de l’environnement qui explique la taxe carbone, ni le ministre « des veaux sous la mère » (comme dirait Binet dans ses « fluide glacial » Monsieur le Ministre (Grandgarçon)) qui explique les mesures pour les producteurs de lait ou pour les pêcheurs.
              C’est occuper l’antenne,constamment. La profession de Sarkozy:avocat.Baveux pour les détenus.Mais il n’écrit aucune de ses plaidoiries.C’est un produit que l’on doit vendre toute l’année (car denrée périssable,sacré coup de vieux depuis d’ailleurs) vendue avec un ancien mannequin (un produit,je vous dis !) « vu à la télé » comme les pubs pour les colles super collantes qui ne collent jamais (pour le riz,en revanche).. Un produit qu’on vend dans « Gala »,« Paris Match » et tout le monde s’y met. Mais à force d’en « bouffer », on arrive à l’indigestion.
              Le sarkozysme, ce n’est ni une idéologie, ni un courant, encore moins du pragmatisme puisque ses « ouvertures » sont des fermetures pour semer la zizanie dans d’autres courants et rien d’autre. C’est un produit marketing. Le pire,c’est que le chouchou des « ouverts » est Besson,le« zelateur » (« Brazil » Terry Gilliam).Pourquoi ? c’est le nouveau symbole du traitre,comme Sarkozy à l’époque Balladur.
              Alors,cette masturbation (bourrée de fautes, indigeste) est un excellent exercice,certes, mais pour quoi faire ?.


            • monbula 11 septembre 2009 14:06

              Cependant, un jour viendra (peut-être ?) où un intervenant de talent va poser la question : « qu’est-ce qui nous arrive ? », mais ce sera nécessairement en dehors d’un parti politique.

              Bien sûr, que la géopolitique est entrain de changer dans le Monde et c’est justement l’association des malfaisants qui ne veut pas que ça change.
              Malheureusement, ça change.
              SArkosy n’est pas un réformateur.... Il s’agite mais rien ne change à part brider le Peuple.

              On attend le 2 ème round : la chute des USA.....


              • jltisserand 11 septembre 2009 14:06

                Tenter de se grandir d’une courte idée ?


                • monbula 11 septembre 2009 14:18

                  Tenter de se grandir d’une courte idée ?

                  Vous faîtes dans le vague...


                  • LE CHAT LE CHAT 11 septembre 2009 14:53

                    salut Barbouze

                    Le Sarkozysme , c’est la chose sur quoi crache la gôôôôche , à défaut d’avoir une quelconque camelote à nous fourguer ! ils sont anti sarkoziste , c’est donc que le sarkozisme existe ! lol ! 
                    quand à ce qu’il y a dedans , j’ose pas regarder , une telle tambouille ça donne envie de gerber  !

                    amicalement
                    LE CHAT


                    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 15:08

                      Salut le CHAT :))

                      Ok, donc vu que le sarkozysme est « combattu » ( et encore cela se discute...), alors forcément cela existe ?

                      Gilbert Bourdin, ex gourou du mandorom, combattait l’invasion des lémuriens et des atlantes, alors forcément ils existent ;))

                      amicalement, barbouse.


                    • Jean-paul 11 septembre 2009 15:06

                      C’est evident si je ne trouve pas de travail ,c’est la faute a Sarkozy
                      Si ma femme me quitte c’est la faute a Sarkozy
                      Si mes enfants me font la gueule c’est la faute a Sarkozy
                      Si je deprime c’est la faute a Sarkozy
                      S’il pleut c’est encore la faute a Sarkozy .
                      Si ma voiture est en panne c’est la faute a Sarkozy
                      Etc......


                      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 15:13

                        @ jean paul

                        ce sont les paroles d’une chanson ? C’est la faute a voltaire ? le nez dans le ruisseau, c’est la
                         la faute à sarko ?

                        Mais votre réaction démontre tout un aspect du problème pour trouver une définition. Évidemment il n’est pas « responsable », mais tout à été fait pour qu’il soit considérer comme...

                        Aussi, est ce la même chose pour le sarkozysme ? Tout est fait pour faire considérer cette notion comme une idéologie politique, alors que c’est un amalgame d’’opinions irresponsables ?

                        amicalement, barbouse


                      • HELIOS HELIOS 11 septembre 2009 15:17

                        Le sarkozysme ?

                        Comment, vous n’avez pas encore compris... c’est la jungle, la loi du plus fort, bref l’allégeance au chef de la bande.
                        et le chef, lui, il a le droit de vie ou de mort sur ses vassaux et les inutiles qui les servent... Mort sociale, mort professionnelle, mort familiale en esperant que ce ne soit pas mort tout court !

                        Regardez bien, vous reconnaitrez toutes les caracteristiques de cet Alex d’Orange mécanique... matiné de 1984 (big brother). Bons films de Kubrick un peu trop oublié a mon sens pour l’un et film culte de Radford pour l’autre. Il ne reste plus qu’a savoir quand notre caïd sera embastillé pour servir de cobaye contre la délinquance.


                        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 15:34

                          @ Helios,

                          je crois que c’est faire trop d’honneur ou trop surestimé le pouvoir politique réel pour y voir du 1984, par contre, il y a plus d’un a qui je porterais bien des oranges mécaniques si la loi s’appliquait effectivement pour tous.

                          amicalement, barbouse.


                        • LE CHAT LE CHAT 11 septembre 2009 15:18

                          le sarkozisme , c’est comme la fricadelle , on sait pas ce qu’il y dedans , mais tout le monde est obligé d’en bouffer ! lol !


                          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 15:32

                            A quand les moules frites au menu, avec une bonne carbonade :))


                          • LE CHAT LE CHAT 11 septembre 2009 15:42

                            Roselyne fera la moule ( y’a un article là dessus ) et le vicomte la frite ...


                          • SALOMON2345 11 septembre 2009 17:28

                            - Merci pour cet article, véritable sursaut démontant l’escroquerie politique entretenue depuis si, longtemps !

                            - Le sophisme - « vice caché » permettant de faire prendre aux plus communs d’entre nous des vessies pour des lanternes – pourrait contribuer à la définition du sarkosisme.

                            - De même que contrairement au mot « REFORME » - lequel laisse intrinsèquement augurer d’un déplacement d’un « mal » vers un « mieux » (entendu pour le bien commun de la plus grande majorité du Peuple) - ce terme est galvaudé, à contresens, notamment en faisant travailler le dimanche les paresseux de la grasse matinée (fainéant) ; et la liste est longue de ces coups de hache dans le contrat social, longuement et douloureusement construit par nos anciens ! Hier on rendait la monnaie, aujourd’hui on ne la rend plus : c’est la réforme !

                            - Ce qui était hier « TABOU » et faisait consensus sur la valeur du mot (ex : la pédophilie) est également et aujourd’hui pris à contresens, ce qui ne se pouvait : virer un emploi sans bonne raison ne pose plus aujourd’hui aucun problème, la honte a disparu, plus de « TABOU » donc, circulez…..

                            - En listant depuis 2002 rectifié 2007 les désastres politico économiques et sociaux ne manquent pas mais ce qui m’étonne c’est l’apparente passivité des Français ?

                            Merci encore et salutations.

                             


                            • SALOMON2345 11 septembre 2009 17:29

                              - Merci pour cet article, véritable sursaut démontant l’escroquerie politique entretenue depuis si, longtemps !

                              - Le sophisme - « vice caché » permettant de faire prendre aux plus communs d’entre nous des vessies pour des lanternes – pourrait contribuer à la définition du sarkosisme.

                              - De même que contrairement au mot « REFORME » - lequel laisse intrinsèquement augurer d’un déplacement d’un « mal » vers un « mieux » (entendu pour le bien commun de la plus grande majorité du Peuple) - ce terme est galvaudé, à contresens, notamment en faisant travailler le dimanche les paresseux de la grasse matinée (fainéant) ; et la liste est longue de ces coups de hache dans le contrat social, longuement et douloureusement construit par nos anciens ! Hier on rendait la monnaie, aujourd’hui on ne la rend plus : c’est la réforme !

                              - Ce qui était hier « TABOU » et faisait consensus sur la valeur du mot (ex : la pédophilie) est également et aujourd’hui pris à contresens, ce qui ne se pouvait : virer un emploi sans bonne raison ne pose plus aujourd’hui aucun problème, la honte a disparu, plus de « TABOU » donc, circulez…..

                              - En listant depuis 2002 rectifié 2007 les désastres politico économiques et sociaux ne manquent pas mais ce qui m’étonne c’est l’apparente passivité des Français ?

                              Merci encore et salutations.

                               


                              • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 18:08

                                merci pour le compliment, mais bon, vu l’état du PS et des autres soi disant opposant, il faut bien que quelque citoyens lambda s’y colle, à la critique de fond, enfin s’y essaye.

                                Sinon votre définition du sarkoysme, c’est que c’est un sophisme, un raisonnement tronquée, caduque, imprécis, qui fait office de repère ( à la qualité toute aussi flou) au sein de la démocratie ?

                                quand à la passivité des Français, il est fort probable que les problèmes concrets du quotidien, la peur, le dégout, l’à quoi bon tous des ripoux, et autres tentatives sincères d’essayer de se faire entendre par des hiérarchie dont la qualité essentielle est d’être sourde proportionnellement a sa hauteur, sans compter le détournement d’attention médiatique et le fait qu’aucune autre offre sérieuse n’est laissé a portée de l’attention des citoyens, entre autres facteurs,

                                fait que, tant que le quotidien donne un semblant de stabilité pour le plus grand nombre et que le seuil d’envie de croire en des solutions par le blabla sans à coups, sans violence, sans révolution avec son lot de destruction, n’est pas dépassé par le sentiment/ constat de raz le bol généralisé,

                                Et puis, le citoyen étant de plus en plus isolé, finalement fragile a la répression judiciaire, financière, avant même la policière, dans l’impression qu’en plus même si il réagit, les autres ne le feront pas pour autant, surtout qu’on ne braquera pas de caméra sur lui,

                                la passivité est la règle, mais en fait, dés que l’on creuse, on s’aperçoit que les contestations et les façon de laisser le systeme s’écrouler ou mal fonctionner sont de plus en plus nombreuse. Jusqu’au point de rupture, et que ce soi le vent de l’histoire qui fasse les réformes.

                                amicalement, barbouse


                              • Elisa 11 septembre 2009 18:53

                                Reprenons point par point ce qu’est le sarkozysme.

                                1- Les adeptes de Sarkozy, certes. Mais surtout ceux que Sarkozy défend depuis son élection, les bénéficiaires du bouclier fiscal, ceux qui ont intérêt à réduire les charges sociales et à peser de tout leur poids pour réduire les salaires.

                                2-Un pragmatime actif. On observe plutôt une énorme machine à communiquer, le pragmatisme étant surtout la mobilisations du maximum de moyens pour accroître sa popularité et se faire réélire.

                                3-La vision d’avenir. « un société où tout est possible pour tous, le talent, la gloire, la réussite, etc. » la contradiction même dans la formule en prouve son inanité, qu’est-ce qu’une civilisation qui n’a pour seules valeurs que des valeurs de compétition et de rivalité ? quel avenir pour une société qui promet à tous ce que seulement une minorité pourra atteindre ?

                                4- Quant à la valeur travail elle se résume dans la formule désespérante du travailler plus pour gagner plus, autrement dit dans un asservissement croissant aux exigences de ceux qui ne voient dans le travail humain qu’un moyen d’augmenter les profits privés des actionnaires et des spéculateurs.

                                Bref le sarkozysme poursuit au XXI° siècle le vieux rêve de la fin du XVIII° d’Adam Smith:la défense inconditionnelle des intérêts individuels, la sacralisation de l’enrichissement sensés rejoindre l’intérêt commun.


                                • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 septembre 2009 19:45

                                  @ elisa,

                                  merci pour la qualité de vos remarques,

                                  donc selon vous, le sarkozysme est une forme de réhabillage linguistique pour finalement désigner la constante influence du paradigme d’Adam Smith sur la façon de gérer la France ?

                                  Quand on ne change pas les choses, on change les mots disait...
                                  Et mal nommé les choses c’est contribuer au chaos disait Sartre, je crois..

                                  amicalement, barbouse


                                • moebius 11 septembre 2009 22:08

                                  le sarkosysme correspond à la « modernisation » du champ politique..encore qu’il faudrait s’entendre sur le concept de modernité que j’ai pris le soin à dessein, on le notera de mettre entre parenthéses ;..réflection intense ici !.. mais pas trop si on ne veu pas y passer la nuit ...Soyons moderne tchi tchi ! 
                                   Le fait est là et la tentance historique aussi quoiqu’en dise les classiques qui ne veulent pas


                                  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 12 septembre 2009 00:25

                                    donc pour vous le sarkozysme c’est une étape de « changement » du champs politique, ok, mais vers quoi ?

                                    amicalement, barbouse.


                                  • moebius 11 septembre 2009 22:14

                                     ce qui est très con et somme touteanecdotique au regard de l’histoire qui nous emporte au delà du réel c’est à dire de que nous prétentons étre et que nous ne sommes jamais...Le sarkosysme c’est cela


                                    • moebius 11 septembre 2009 22:14

                                      cling cling


                                      • Lucien Denfer Lucien Denfer 11 septembre 2009 22:15

                                        Le sarkozysme, à l’instar du mitterandisme et de la chiraquie, ne sont que des constructions virtuelles à destination des personnes assez naïves pour croire encore que la France en tant que nation souveraine aie une quelconque existence ailleurs que dans nos rêves et nos espoirs les plus fous. La femme de Miterrand avait d’ailleurs clairement confessé ce qu’il en était du pouvoir réel d’un président face aux intérêts auxquels il doit rendre des comptes. 

                                        Non content de ne plus disposer de la faculté de piloter sa destinée, la France, l’Allemagne (elle y a été contrainte en 1990), l’Italie et les autres sont aujourd’hui séquestrés et menés à la baguette par des instances financières supra nationales, basées à Londres. Quand le traité de Lisbonne sera passé, s’en sera définitivement terminé. Tout cela sous réserve que nous survivions à la crise du cochon et à la grippe financière...oups

                                        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 12 septembre 2009 00:22

                                          bonjour lucien,

                                          pour une fois c’est toi le sans concessions :))) C’est vrai qu entre la réalité du pouvoir et l’idée qu’on s’en fait, il y a des tonnes de littérature complotiste ou admiratif transi d’écart... :))

                                          si je peu te conseiller un petit jeu a faire entre ami, histoire de bien voir l’étendu de la confiance/ compréhension du sarkozysme en ce moment, essaye de poser deux question autour de toi,

                                          la première c’est le titre de cet article, tu seras surpris, là j’ai pas tout mis, mais il y a vraiment du tout et n’importe quoi dans les réponses.

                                          la deuxième c’est « quel est le premier mot qui vous viens à l’esprit en pensant au gouvernement actuel ? » et j’ai tenté le coup des centaines de fois depuis 2007, pas une seule fois j’ai obtenu les mots sagesse et exemplarité, les fois où j’obtenais le mot " représentativité, je faisais précisé, parce que le gouvernement même, avec ces rachida dati et autres, confond allègrement ressemblance et exemple a suivre.

                                          amicalement, barbouse, essaye tu vas voir, tu risques d’être surpris des réponses


                                        • Lucien Denfer Lucien Denfer 12 septembre 2009 10:42

                                          Bonjour barbouse,

                                          Désolé ça m’a échappé. J’avais l’espace d’un instant perdu de vue que même la vérité doit s’habiller de façon décente avant que de venir stimuler l’organe qui nous sert à penser. 

                                          Je recommence si tu veux bien.

                                          L’impeccable mise en scène de la gouvernance sarkozyenne ne saurait cacher une question sur laquelle la rupture a été totale d’avec ses prédécesseurs. Il s’agit bien entendu de la question des apparences. Autant les anciens présidents respectaient le clivage artificiel gauche-droite, étaient pro-arabe-utiles à l’extérieur et se plaignaient de leur odeurs à l’intérieur, autant celui en fonction se démarque nettement du comportement présidentiel Français auquel nous sommes habitués. 

                                          Il fait péter des barrières qui n’ont jamais existé (gauche et droite c’est guignol), il montre ouvertement son soutien à israel quand d’autres faisaient encore semblant de soutenir certaines causes. Il agit comme un révélateur de la nature réelle de nos hommes politiques et les débauche dans tous les camps, montrant ainsi que les idées et les valeurs sont comme les montures, quand elles sont fatiguées on en change. Il affiche sa vie privée sans vergogne quand mitterand cultivait le secret. 

                                          Il apostrophe les djeuns dans leur langage et leur promet la baston, comment voulez-vous que le troisième age ne soit pas séduit et sous le charme. Il se pécho une meuf canon à en faire baver les mauvaises langues qui en étaient encore à penser qu’une fois Cecilia partie s’en serait fini de lui. Il veut pendre ses rivaux sur un croc de boucher comme dans une bonne vieille réalisation américaine. Il profite ouvertement du luxe comme n’importe quel Français à sa place l’aurait fait, c’est sur ça plait aux jeunes. 

                                          Le sarkozysme est un style politique opportuniste réagissant comme révélateur de la ringardise et de la petitesse de ses adversaires..

                                        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 12 septembre 2009 11:22

                                          bonjour Lucien,

                                          par bien d’autres chemins j’arrive a de semblables conclusions, autant sur la rupture d’équilibre que la disparition des illusions entretenues ( gauche droite, politique arabe, etc...),

                                          Quand on fait des attributs du pouvoir des hochets dans les main d’un enfant qui ne cherche qu’a en jouir, en oubliant au passage que pour rendre les honneurs il faut être honorable, et que c’est un attribut de la présidence.

                                          On obtient surtout la certitude que dés que s’approchera la fin de l’ère sarkozy, 2017 au plus tard, mais 2012 n’est pas encore une victoire acquise, et s’il imite bush pour la manière d’obtenir son deuxième mandat, il n’ est pas sortie « d’affaires. »

                                          mais dans tous les cas, derrière lui, ce sera le déluge, et la haine/ mépris/ dépis qu’il génère trouvera forcément de quoi s’exprimer, rejailliras sur la droite, surtout sur la fin de ses mandats.

                                          Mais il n’y aura par la suite que vestiges de stabilité sur lesquelles s’appuyer pour ceux qui se sont engagé a ces coté comme pour ceux qui le combattrons,

                                           c’est l’effet systématique dans l’histoire quand une autorité injuste et jouisseuse donne l’exemple, la masse de ceux qui sont dégoutés est toujours supérieur à la masse de ceux qui ont pu en profiter.

                                          amicalement, barbouse


                                        • paul 12 septembre 2009 00:09

                                          Après le confort des 30 glorieuses, le modèle social français s’est lentement effrité . La société
                                          solidaire est devenue individualiste .Un petit mec sorti de nulle part, vulgaire et ambitieux,
                                          a investi l’espace politique délaissé par les citoyens .Devenu président, il rafle la mise .
                                          Prenant tous les pouvoirs, il commence par détourner le résultat d’un référendum .Puis méthodiquement, il désagrège les services de l’État ,dans le contexte d’une Europe soumise
                                          aux intérêts financiers supranationaux .La suite de son programme jusqu’en 2017 consistera
                                          tout naturellement a faire évoluer les nationaux qu’il juge rétrogrades, vers le modèle étatsunien
                                          dont il rêve depuis qu’il est petit garçon. Pas belle la storytelling ?

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