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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand DSK parle Europe au Congrès Euro-Finance

Quand DSK parle Europe au Congrès Euro-Finance

La Tribune.fr a publié samedi un article tout à fait intéressant , relatant les propos et idées prononcées par Mr. Strauss-Kahn , directeur du Fond Monétaire International ce vendredi à Frankfurt à l’ occasion du congrès bancaire Euro Finance. Celui ci se faisait donc fort d’ expliquer à son auditoire quels processus devaient être très rapidement mis en place afin « d’ enclencher » et de « soutenir » la croissance économique sur le continent. L’on peut par ailleurs retrouver ce discours par écrit sur le site du F.M.I.

En fait, ces déclarations certes tenues devant un parterre de hauts cadres du monde bancaire , immobilier et financier pour l’ essentiel, nous apportent de nombreuses pistes de la pensée strausskahnienne vis à vis de l’Europe pour les deux ans à venir. C’est le moins que l’on puisse dire.

Le compte rendu du discours sur la page du FMIi se passerait quasiment de commentaire , tant il est explicite.

Constatant que depuis la fin de la longue période de croissance en Europe après-guerre, et considérant cette période comme s’ arrêtant au début des années 1980 , expliquant que les citoyens, poursuivant l’idéal du travailler toujours moins d’heures, ceux–ci n’ont pas atteint leur plein potentiel. Rien de très croustillant jusqu’ici.

Il poursuit en ânonnant quelques généralités, comme en soutenant que l’ Europe , il est vrai , a un « sérieux problème de croissance rendu encore plus criant avec la crise de la finance mondiale » , davantage encore que les USA.

Très bien, jusqu’ici rien de fantastique pourrions nous penser. A bien y penser pourtant, c’est là pour lui, nous l’avons largement vu depuis les deux dernières années, une excellente occasion pour se lancer dans un plaidoyer débridé vers toujours plus d’Europe. C’est un coup classique auquel les compatriotes alertes, savent depuis Cayenne de quel façon il est monté .

" Réparer le secteur financier prend trop de temps, notamment car les gouvernants ne font pas suffisamment attention à la dimension européenne"

Évidemment , les idées ou propositions de DSK sont orientées vers les débats actuels et sempiternels appelants à une nouvelle étape dans l’intégration et l’harmonisation. Comprendre ici, tout ce qui ce rapporte aux questions de transferts de compétences dans les domaines budgétaires par exemple, la fiscalité du travail, les aides sociales, le marché du travail …

A ce propos , DSK n’y va pas avec le dos de la cuiller et fustige ces anachronismes honteux que sont les marchés du travail européens « segmentés » … citons :

"la zone euro ne peut réaliser son vrai potentiel avec cet ahurissant patchwork de marchés du travail segmentés (...) il est temps de créer des conditions égales pour les travailleurs européens, en particulier dans le domaine de la fiscalité du travail, systèmes de prestations sociales et la portabilité des prestations, et de la législation de protection de l’emploi. "

On sait bien en réalité de quel infect nougat il s’agit , derrière cet enrobage grossier.

Ainsi échauffé , Mr. Strauss-Kahn poursuit sur un sujet lié : l’ immigration. Et oui, car selon lui la solution se trouve là. C’est limpide, c’est clair , cela ne fait pas l’ombre d’un doute : il nous faut pour sauver l’ économie européenne, encore plus d’immigration . Pourquoi ?

Mais c’est bien simple , puisque ces européens sont si difficiles et si oisifs , il faut bien que quelqu’un travaille tout de même aux tâches pénibles.

Citation en question :

"La croissance à long terme bénéficierait également d’un coup de pouce par une approche moins restrictive sur l’immigration. L’Europe semble mener une bataille démographique perdue d’avance, sa population active devant diminuer sensiblement dans les prochaines décennies. Cela fait sens de miser sur l’immigration pour remédier aux pénuries de main d ’œuvre, comme cela a été fait en Amérique du Nord. Cela pourrait aussi rendre le modèle social plus durable. Aussi intéressant cela puisse paraître d’un point de vue politique de court terme, l’Europe ne peut pas résoudre ses problèmes en verrouillant ses portes" .

D’ ailleurs, que veut signifier Mr. Strauss-Kahn par : «  L’ Europe semble mener une bataille démographique perdue d’ avance […]  » ? Voici là une espèce de propos qui ne peut être tenu que face à une telle audience . ( Congrès bancaire Euro Finance NDLR)

Il serait fort intéressant de questionner plus en profondeur Mr. Strauss-Kahn à ce sujet.

L’autre point cocasse est la façon dont présente La Tribuneii la position du directeur du FMI à propos de l’ immigration. Le journal économique en profite en effet pour rappeler la position encore mystérieuse de concurrent conséquent de DSK face à Nicolas Sarkozy en 2012 . Mais encore plus drôle, le journal affirme que DSK prendrait ainsi le « contre pied » de Sarkozy qui lui , serait présenté comme un responsable politique bien plus rigide sur l’ immigration …

Plus rigide , dans les discours c’est certain, dans la posture c’est indéniable oui .

Bon, Mr. Strauss Kahn après tout a bien le droit de vouloir un marché du travail unique et d’être immigrationiste de surcroît. Mais au fait , que pense-il donc de la commission européenne ? Peut être pense il en bon démocrate que cet organe élitiste , affairiste et dont la légitimité peut se discuter, n’a pas lieu d’ être ?

Nullement. En aucune façon mes agneaux , Mr. Le directeur du Fmi a les idées bien nettes à ce propos. Si vous voulez sortir de cette crise européenne , la solution est simple , il faut accorder bien plus de pouvoir à la commission , elle qui en a si peu .

Citation :

« "Quand l’ordre du jour est fixé par le centre, les choses avancent. Il suffit de penser au marché unique, ou à l’union monétaire. Mais quand l’ordre du jour est laissé aux États- nations [membres de l’UE, Ndlr], les choses traînent. Pensez aux réformes des marchés du travail et des services, notamment à travers l’agenda de Lisbonne. (...) Il est temps de changer de cap. Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines clé pour assurer le destin commun de l’Union, notamment en matière de politique financière, économique et sociale. Les pays doivent être disposés à céder plus d’autorité au centre. Des mécanismes doivent être repensés pour inciter à réformer. "

Saleté d’État-Nation, toujours à mettre des bâtons dans les roues de la croissance, toujours à provoquer des guerres et des crises financières !

Est-ce là suffisant ? Non, assurément non. Selon DSK , il nous faut en plus une exclusivité, une trouvaille qui serait la « la création d’une autorité budgétaire centralisée, aussi indépendante politiquement que la Banque centrale européenne (BCE). L’autorité fixerait les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouerait les ressources provenant du budget central pour mieux atteindre le double objectif de stabilité et de croissance."

Bon prince, son excellence le directeur du F.M.I concède que sur ce point , il faudrait selon lui un certain temps pour que la mise sur pied d’un telle instance eut été rendue possible.

Il voudrait pour ce faire , "ôter la responsabilité principale du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles au Conseil [...] (de l’Union , largement plus légitime que la commission) ceci pour [... ] réduire le risque que des intérêts nationaux étroits interfèrent avec la mise en œuvre effective des règles communes ". "Dans le cadre institutionnel actuel, la Commission - en tant que gardienne des traités de l’Europe - pourrait jouer un tel rôle" .

Un tel rôle, oui en effet elle le pourrait au vu de son importance et des diverses qualités et expériences des membres qui la composent.

Encore mieux et toujours plus intéressant , Mr. Strauss-Kahn se fait l’ avocat d’une augmentation des ressources budgétaires allouées à l’ Union Européenne :

Il s’ agit d’ "aller au-delà de l’actuel budget de l’UE, strictement limité par le traité, pour aller vers un système qui utilise des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone".

Tout ceci tombe à point nommé : cette prise de position va précisément dans le sens des récentes exigences formulées récemment par la Commission et une partie du Parlement Européen qui selon un article de Phillipe Vignon iii , tombé lui aussi à point nommé, paru ce mois-ci sur le site de l’excellent OBSE (Observatoire de l’ Europe) , « exigent en effet des États, malgré les programmes d’austérité nationale (eux-mêmes résultants de nos engagements européens), d’augmenter les dépenses européennes de six pour cent pour commencer, et ce, en dépit de seize années de rapports critiques de la Cour des comptes de l’Union… »

Je vous conseille d’ ailleurs vivement la lecture de l’ article de l’ Observatoire de l’Europe , l’auteur y décortique et y résume fort bien les méandres du rapport. Pour les plus décidés, la lecture du-dit rapport de la Cour des Comptes Européenne relatif à l’ exercice 2009 est également consultable en ligne.

Celle-ci indique que « les paiements relevant du budget continuent d’être affectés de manière significative par des erreurs ». Phillipe Vignon s’ amuse de cette lilote et estime que ces « erreurs » affectent dans les faits près de 92% des dépenses de l’Union.

Bien que la Cour des Comptes juge « les systèmes de contrôle et de surveillance relatifs aux paiements sont, d’une manière générale, partiellement efficaces » , elle pointe en particulier les dépenses relatives à l’ « Agriculture et ressources naturelles, Cohésion, Recherche, énergie et transports, Aide extérieure, développement et élargissement, ainsi qu’Éducation et citoyenneté » …

Donc, on contrôle mais comme le résume si poétiquement le titre de l’ article de Phillipe Vignon , « tout le monde s’en fout ».

Pour en revenir à Strauss-Kahn et son souhait de voir augmenter le dit budget , l’article de La Tribune fait remarquer que pour l’heure, Paris, Berlin et Londres restent opposées à une hausse conséquente du budget de l’UE – donc de la Commission , tout comme elles restent opposées au projet de taxe carbone.

D’ailleurs, " la seule réponse, une plus grande coopération et une plus grande intégration" nous dit encore Dominique Strauss-Kahn en conclusion. Oui , cela est certain pour qui souhaite une Europe vraiment fédérale. A la vérité , nous n’y sommes plus très éloignés. Nous y sommes en fait déjà .

Cette succession de prise de positions peu surprenantes de la part du directeur général du F.M.I nous permet en outre de continuer notre réflexion sur d’ autres enjeux.

La présidentielle 2012 en France bien sûr. Est-ce là la pré-campagne d’un candidat ? A vrai dire, c’est un débat vain tant que les premiers signes concrets et patents ne nous auront pas confirmé cela. Du moins , si candidature aux primaires socialistes puis aux présidentielles il doit y avoir , saurons-nous à quoi nous en tenir vis à vis de DSK vis-à-vis de ces sujets.

Et quand bien même, Mr. Strauss-Kahn ne serait finalement pas intéressé ou désigné par une course à l’ investiture socialiste ou présidentielle, ne resterait il pas moins puissamment influent dans son parti socialiste ? D’ ailleurs, ne serait-il pas bien plus influent hors de la fonction présidentielle , étant donné que même si l’on peut faire élire n’importe quel avocat du coté droit de l’UMPS , il est parfois plus délicat de désigner le candidat du coté gauche de cet agrégat au nom des saintes valeurs de gauche sociales et démocrates dont il faut convaincre le client qu’elles existent , sans que celui-ci ne s’ aperçoive à temps de l’ énormité de la mascarade. Avec DSK , il est probable que la pilule soit trop épaisse. Mais heureusement pour eux , la France ne manque pas de distributeurs d’ eau fraîche.

Mr. Strauss-Kahn , ne serait-il pas une puissante éminence grise active, agissante, prépondérante , de celles à qui l’on vient demander conseil , que l’on invite en toute réunion confidentielle et importante ? Que l’on appelle à tout propos, à qui l’on fie quelque projet ? Je le vois bien dans ce rôle, ce sont les meilleurs.

Que ce soit Mme Aubry ou quel autre socialiste qui par un miracle leur aurait fait comprendre les mécanismes pourtant simples de la communication politique en période électorale et de temps de crise, qui soit finalement élu en 2012, il est certain que l’influence de Strauss-Kahn pourrait naturellement demeurer prédominante.

Il suffit pour s’en enquérir, de consulter par exemple ses peu actifs blogs de supporters qui ne se comptent pour l’instant qu’au nombre de quelque uns , mais où l’on trouve dans l’un d’eux une liste de soutiens au sein du parti socialiste. Évidemment, c’est là une liste piteuse et limitée, peu exhaustive et peu surprenante, qui omettra de nous indiquer ses amis et ses réseaux les plus intéressants, se trouvant entre autres hors du Parti socialiste.

Gaillus II

iEurope’s Growth Challenges By Dominique Strauss-Kahn, Managing Director, International Monetary Fund
Frankfurt, November 19, 2010 ,
http://www.imf.org/external/np/speeches/2010/111910.htm

iiLe plaidoyer choc de DSK pour plus d’Europe... et une TVA commune , par Frank Paul Weber , 19 Novembre 2010 , http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20101119trib000574546/le-plaidoyer-choc-de-dsk-pour-plus-d-europe-et-une-tva-commune.html

iii92% des paiements européens sont irréguliers (et tout le monde s’en fout), par Phillipe Vignon, Lundi 15 Novembre 2010, http://www.observatoiredeleurope.com/92-des-paiements-europeens-sont-irreguliers-et-tout-le-monde-s-en-fout_a1472.html


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8 réactions à cet article    


  • sdzdz 23 novembre 2010 13:25

    En noniste convaincu, je ne peux qu’approuver la démarche qui consiste à démontrer que DSK est aussi autiste que les néo-impérialistes (affairistes apatrides ou internaionalistes apatrides) qui nous laissent dans le bourbier depuis 35 ans pendant qu’ils versent dans un mysticisme européiste (ou transatlantique) qui n’est pas sans avantages matériels bien réels !
    DSK n’en n’a rien à faire de la France et de nos intérêts vitaux, il l’a déjà démontré face à la RDC, plus grand pays francophone en dehors de la France, tout comme sur ses postures d’économiste sans imagination... Son train de vie n’est pas celui d’un digne représentant du peuple !

    cf blog de l’IRC
    http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/


    • liberta 23 novembre 2010 17:32

      @ sdzdz
      vous dites « autiste » DSK !!!! je le dirais très « actif » comme membre éminent de Bilderberg
      Il a choisi son monde ( à ce titre là on peut le comparer à un autiste) et son monde est celui des banksters qui nous tricotent un statut de bétail dans le Nouveau Monde qu’il nous prépare avec ses amis et alliés
      Notre devoir est de vulgariser au maximum le rôle joué par cet hommes au sein du Nouvel ordre Mondial
       I


    • Maldoror Maldoror 23 novembre 2010 13:37

      L’OMERTA française SUR L’EURO éclate au grand jour depuis l’Angleterre !
      “48 HEURES POUR SAUVER L’EURO”

      Un spectaculaire article du Daily Telegraph : L’HORRIBLE VÉRITÉ COMMENCE À SE FAIRE JOUR SUR LES DIRIGEANTS EUROPÉENS
      "Comme on va le lire, les mots employés par Evans-Pritchard sont d’ailleurs très forts puisqu’il n’hésite pas à qualifier l’Union européenne d’organisation « proto-fasciste » et il a raison de le faire."
      François Asselineau.
      http://www.u-p-r.fr/
      http://horreureuropeenne.blogspot.com/


      • Pierre-Yves Martin 23 novembre 2010 15:09

        Ce qu’on me disait du diable quand j’étais gamin s’applique fort bien à ceux qui nous contrôlent, grand capital financier (c’est plus large que « capitalistes »), média asservis, droite politique, etc. : c’est quand on ne les voit pas faire qu’ils sont le plus dangereux.

        En termes concrets d’élection présidentielle, ceci signifie que ce sont eux qui choisissent... le candidat du PS.

        Souvenons-nous ! La dernière fois, jusqu’à ce que le PS adoube Madame Royal, c’était la candidate idéale, la wonderwoman qui allait battre presque à coup sûr Monsieur Sarkozy. Les média en étaient remplis et les sondages leur servaient de preuve, dans un parfait cercle vicieux. Lorsque sa candidature a été actée, le ton (et les sondages) ont changé du tout au tout.

        On nous refait le coup avec Monsieur Strauss-Kahn, mais avec une grande différence. Ils verraient d’un bon œil que ce soit lui qui soit élu :

        • parce que le style de Monsieur Sarkozy ne passe plus,

        • parce que son étiquette PS/« gauche » permettrait de faire avaler plus facilement l’inacceptable et freinerait les résistances politiques ou syndicales,

        • parce qu’il ferait la même politique économique et sociale et serait encore plus soumis à l’UE que l’actuel Président de la République ; cet article à le grand mérite de très bien le montrer .

        Si Monsieur Sarkozy est réélu, ils ne seront pas pour autant mécontents. Ils jouent sur les deux tableaux.

        Notre seule chance : faire comprendre à ceux qui décident au PS (les adhérents ne comptent pas) que les électeurs ne suivront pas, malgré tous les sondages possibles, et notamment que les abstentions au second tour seront mortelles. Or la carrière d’une partie de ces dirigeants du PS ne survivrait pas à un niéme échec.

        Donc je commence : je m’abstiendrai plutôt que de voter pour Monsieur Strauss-Kahn.


        • tvargentine.com lerma 23 novembre 2010 21:43

          Franchement ,qui a dit que DSK était socialiste ??? smiley smiley smiley smiley smiley smiley

          Je préfére encore 5 ans de Nicolas Sarkozy à réformer tranquillement la France que Mr DSK qui,au FMI,ne pratique que la sale politique du FMI et qui n’apporte que REGRESSION SOCIALE
          aux peuples qui sont passés par la mise sous tutelle du FMI

          L’Argentine à refusé la politique du FMI responsable d’une forte regression sociale et destruction d’industrie et de richesse du pays

          Aujourd’hui,elle n’ a presque plus de dette ,dispose d’une nouvelle industrie ouverte et d’une croissance économique de 8%

          http://www.tvargentine.com


          • jeanclaude 23 novembre 2010 21:55

            @ django « il y aura un programme mûrement élaboré et discuté par des milliers de gens ». Je ne crois pas à cette possibilité. Il manquera de cohérence, ou de nerf, ou de réalisme. Qu’une bas élargie choisisse entre plusieurs grandes orientations, oui, mais après « la vérité ne sort pas du peuple » ; il faut des experts en qui le peuple a confiance.

            Quand on voit le rejet passionnel de DSK par une part importante d’électeurs de gauche, y compris du parti socialiste, on peut s’interroger sur la faisabilité d’un tel processus.
            Les options de la gauche française vont dans trop de sens divergents.
            Dommage, mais le résultat ne donnera rien de bon pour la France ; surtout pas pour les catégories du peuple qui attendent légitimement beaucoup de ce parti.

            Quant à cette haine quasiment religieuse du FMI, c’est vraiment une spécificité française. J’aimerais bien que ses adversaires disent une fois clairement ce qu’ils verraient à sa place. L’exposer demanderait bien sûr plus d’efforts que d’éructer contre cet organisme, qui, quoiqu’on en dise, est un terrain de négociation. S’il n’existait pas et s’il n’y avait que l’affrontement entre puissances, je ne vois pas en quoi on serait plus avancé.


            • Gaillus le Jeune Gaillus II 24 novembre 2010 00:13

              Attention , certains ont peut être mal saisi ce que je voulais dire quand à la candidature ou pas de DSK aux présidentielles 2012 : je crois en effet , que ce serait une erreur grossière que de vouloir imposer un DSK comme candidat pour les raisons que l’ on sait. Erreur pour le PS , comme pour DSK.
              Je pense plutôt en effet ; qu’il aurait bien plus à gagner à devenir une éminence grise en cas de victoire d’une quelconque Aubry ou autre en 2012.


              • galien 24 novembre 2010 06:11

                DSK, Gaulieter de l’Europe ? ci possib !

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