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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand Mélenchon et la droite jouent la radicalisation

Quand Mélenchon et la droite jouent la radicalisation

Pousser la France vers la crise de nerf, jouer dans la rue le durcissement et les débordements, alimenter la surenchère verbale… Une partie de la droite et de l’extrême gauche misent sur une déstabilisation du pouvoir socialiste qui entre haine verbale et démonstrations de force renvoie aux années 30. Paradoxalement, c’est peut-être cette radicalisation qui, dans un réflexe républicain, sauvera le mandat de François Hollande.

Bave aux lèvres et propos injurieux, droite et extrême gauche ont choisi une stratégie dangereuse. Remettre en cause dans la rue et par la violence un exécutif socialiste sorti des urnes il y a à peine six mois. Un dangereux procès en illégitimité que rien ne saurait justifier.

Tel un punching-ball, le pouvoir socialiste par son côté ventre mou, insaisissable dans la ligne et dans le cap, suscite une hallucinante montée de violences. Et moins il réagit, et plus la violence et l’agressivité jusqu'alors contenues, se déversent sur lui.

Des saillies douteuses du Front de Gauche sur les 17 salopards à la manifestation contre le mariage pour tous, l’objectif est commun : déstabiliser le gouvernement. Des sociaux-traitres pour l’extrême gauche, des usurpateurs pour la droite.

Droite et extrême gauche, faute de formations politiques audibles sur les bancs de l’Assemblée nationale, jouent l’embrasement. Peu importe au fond le sujet. L’opposition au mariage pour tous n’est qu’un simple catalyseur destiné à fédérer sous une bannière trompeuse tous les mécontents, dans un exercice de défoulement commun. Heureusement pour la république et pour la gauche, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, tient bon la barre.

Le Monde, dans un article très étayé, revient sur l’ambition à droite d’un printemps français au cours duquel la rue, dans un réflexe de défense identitaire, imposerait sa loi.

Il est vrai que la question de la famille a offert sur un plateau à l’extrême droite catho une médiatisation et surtout les clés de la rue. Et avec elle, ce vieux rêve de marcher sur les lieux emblématiques de la république. En l’espèce, organiser les débordements pour accéder par la force à l'Élysée.

A défaut d’avoir atteint cet objectif, la droite revancharde a entamé le chant des sirènes. Le pays serait au bord de l’abîme, de la guerre civile ne cesse-t-elle de répéter en boucle, autre méthode subversive pour contester le pouvoir socialiste. L’instrumentalisation de familles venues manifester en toute bonne foi ainsi que l’utilisation d’enfants en boucliers humains s’inscrivent dans une stratégie bien préparée et relayée au parlement par les éléments de langage sur "les enfants gazés".

Le plus déplorable reste cependant d'entendre les deux G, Claude Guéant et Henri Guaino, hier aux commandes de l’État, souffler aujourd'hui sur les braises et dénoncer "des violences policières inacceptables". Il faut sans doute voir là, le choix de l'escalade arrêté par le premier cercle d'un Nicolas Sarkozy rattrapé par la justice. Un effet "Cassegrain" en référence à ces juges que l'ancien président qualifiait de "petits pois".

L'erreur de la droite est de confondre minorités agissantes et majorités silencieuses. Les vieilles ficelles de la violence physique ou verbale sont le plus souvent contre-productives dans les urnes. Elles peuvent offrir l’occasion à un François Hollande malmené dans les sondages, sous couvert d’union nationale, d’ouvrir son gouvernement au centre et d’élargir ainsi sa base électorale. Le silence des centristes sur les événements de ce week-end est, à cet égard, lourd de sens.

Reste pourtant à savoir si l'UMP n'est pas encore plus mal en point qu'on le pensait. Et si, comme le suggère Rue 89, nous ne sommes pas devant l'émergence d'un Tea Party à la française. Minoritaire, certes. Mais dérangeant.

Crédit photo : Jackolan1, via Wikimedia Commons


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22 réactions à cet article    


  • eric 27 mars 2013 09:16

    Oui, je crois que cela a peut être été le calcul des socialistes. Creer un désordre dans la rue pour provoquer un réflexe légitimiste. Cela n’a pas fonctionne.

    Etape 1 : branquignolade provocatrice sur le parcours de la manif pour faire monter la tension. On se souvient que la manif pro a occupe le boulmich, ouvert le dimanche, très touristique, passant a proximité d’un centre de pouvoir de la république, le Sénat, et dont la configuration (les ruelles du quartier latin on de tout temps été le théâtre des « after » violentes« ne permettaient pas facilement de contrôler d’éventuels débordements...
    Etape 2 : in extremis, autorisation avec un site permettant d’accueillir les manifestants prévus par la préfecture....100 000.....Comme on ne doute pas du professionnalisme revendique par le Prefet hollandais, et des méthodes qui depuis toujours leur permettent d’évaluer a priori comme a posteriori, le nombre de manifestant on ne peut s’empêcher de se poser des questions.
    Etape 3 Val est informe, comme beaucoup de gens, moi même j’en ai reçu de ces mails, que des extrémistes, d’où qu’ils viennent, veulent tenter d’organiser des débordements. Il est donc au courant a l’avance aussi. C’est lui qui l’a dit.
    Etape 4 : la manif pour tous, au courant également (moi même j’ai appelle pour signaler ces trucs) prend les mesures qui s’imposent en terme d’organisation et de sécurité.
    Etape 5 ; devant l’extrême affluence, a chaud, le ministère ouvre de nombreux itinéraires non planifies, mal équipés par lui, et évidemment par la manif pour tous. Ce n’est pas facile de réorganiser a chaud. En haut de l’Avenue Foch, par exemple, trois gendarmes non équipés qui se courent après.
    Etape 6 : quelques extrémistes se précipitent évidemment sur ces points faibles du dispositif. Tres vite, la sécurité de la manif pour tous réagit. Rate... !
    Etape 7 : le ministère, qui sait que des gens ont planifie d’occuper les champs, qui sait que même parmi les manifestant de base pas mal ne comprennent pas très bien pourquoi on les prives de bouger, laisse délibérément ouvert les accès aux champs Élysées dans l’après manif.
    Je le sais, j’y était.
    Pendant toute la manif,les organisateurs ont rappelle aux participants que les champs étaient interdit, que la manif se voulait strictement légale.

    De l’avenue de la grande armée a la grille du coq, il n’y avait pas un barrage digne de ce nom ou difficile a contourner.

    La j’ai des doutes. A FD Rooswelt, les forces de l’ordre disaient gentiment »vous n’avez pas le droit de passer« mais ne faisaient rien pour l’empêcher. Mon impression a été qu’ils le faisaient de leur propre initiative le »programme minimum" pas qu’ils obéissaient a des ordres. mais c’est très subjectif.
    Donc au final, beaucoup d’éléments vécus, sur le terrain, donnent l’impression, soit d’un grand amateurisme auquel les forces de l’ordre ne nous ont pas habitue, soit d’arrières pensées non seulement pas très jolie, mais portant a faux. Mais portant a faux exclusivement du fait du caractère éminemment civile civique citoyen de l’immense majorité des participants.

    La question me parait mériter une réponse. POURQUOI LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR A-T-IL LAISSE UN ACCÈS LIBRE A DES CHAMPS ELYSES QU’IL AVAIT INTERDIT ALORS QU’IL SAVAIT QUE DES EXTREMISTES COMPTAIENT S’Y RENDRE ?

    C’est de l’incompétence ou de la provocation ?


    • eric 27 mars 2013 09:19

      PS pour moi, cela illustrerait une radicalisation du pouvoir face a une société qui ne l’écoute pas.
      Parce que Melenchon plus la droite, sans parler des états d’âme des verts et des deux tiers des députés socialistes qui n’ont pas signe l’appel a défendre la politique économique du gouvernement, cela commence a faire du monde et a vraiment poser la question de la légitimité politique, sinon démocratique de ce pouvoir.


    • Fergus Fergus 27 mars 2013 09:25

      Bonjour, Henry.

      Excellent article, qui pointe les stratégies dangereuses mises en oeuvre par les uns et les autres. Dangereuses parce que l’on ne sait jamais ce qui sortir de situations d’émeutes : ce peut être le meilleur comme le pire, et nul ne peut savoir à l’avance de quel côté pencherait le pouvoir issu de graves débordements.

      Vous écrivez « Les vieilles ficelles de la violence physique ou verbale sont le plus souvent contre-productives dans les urnes. Elles peuvent offrir l’occasion à un François Hollande malmené dans les sondages, sous couvert d’union nationale, d’ouvrir son gouvernement au centre et d’élargir ainsi sa base électorale. Le silence des centristes sur les événements de ce week-end est, à cet égard, lourd de sens. »

      Je crois réellement que vous avez raison de soulever cette possibilité qui, semaine après semaine, se transformera, si le climat ambiant reste le même, en probabilité. C’est pourquoi, électeur du Front de Gauche désireux de soutenir les idées de ce parti, je tente vainement de faire comprendre, à mon modeste niveau, que les surenchères agressives et injurieuses de Mélenchon sont totalement contreproductives.


      • epicure 27 mars 2013 23:53

         laissé manipulé par le système qui a préférer jouer sur la forme plutôt que d’avoir à s’expliquer sur le fond : c’est à dire la soumission du pouvoir à la volonté de l’oligarchie financière, donc une politique de droite par un parti qui se dit de gauche.


      • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2013 00:58

        mon pauvre Fergus, « électeur du Fdg » !!! Que le ciel nous en préserve ! Tu tentes vainement de convaincre Melenchon ! Au moins on le saura ! Salut la taupe !!! Tu tentes surtout de discréditer Wmelenchon et la aussi, vainement !


      • ARMINIUS ARMINIUS 27 mars 2013 09:43

        La surenchère en matière de langage ordurier (salopard), les excès rappelant l’horreur des camps d’extermination (gazage), cette forme de discours simplifié s’adresse au « peuple » désorienté par la crise, cela ressemble à une récupération populiste comme dans les années trente avec le retour des camelots du roi , dont le GUD, très proche de Frigide Barjot, pourrait bien être l’héritier...la France nationaliste, catho, bien pensante revient en force et occupe le terrain. Effectivement ça ressemble à un Tea Party, mais avec une dose de Bourbon...plus royaliste que nationaliste, plus Pharisien que Parisien...la république pourrait en souffrir sous les coups redoublés d’une opposition revancharde et d’une extrême-droite dissidente( différente de celle de Marine Le Pen) contestant même sa légitimité... pour les contestataires de tout poil, il va falloir choisir son camp en connaissance de cause...


        • frugeky 27 mars 2013 09:50

          Parce que la surenchère, ce n’est pas de pratiquer la politique du pouvoir précédent, que les socialistes n’ont pas cessé de dénoncer quand ils étaient dans l’opposition, allant même encore plus loin et ce sur tous les sujets excepté LE mariage pour tous. 

          La surenchère c’est de tronquer des propos pour pouvoir parler d’autre chose et pas du fond. Oui, les responsables politique de l’UE qui sont passés au-dessus d’une décision votée sont des salopards et je trouve le mot faible. Oui les responsables qui donnent 20 milliards d’euros aux entreprises sans contrepartie et qui refinancent des banques qui se sont créées leurs pertes (pas perdues pour tout le monde) avec de l’argent public au lieu de faire du développement sont des salopards.

          C’est pas des manières de parler ? ça fait monter le FN ?
          Qui d’autre que le PS fait monter le FN pour tenter de diviser la droite ? Pour finalement voter AVEC cette droite qui reprends les arguments les plus rétrogrades du FN ainsi qu’une bonne partie du PS d’ailleurs.

          Faudrait les épargner sous prétexte qu’ils se sont coller une étiquette de gauche sur le front ?

          Elles sont où les propositions de gauche du PS ?

          • epicure 27 mars 2013 23:54

            « Elles sont où les propositions de gauche du PS ? »
            dans le programme non respecté et les engagements verbaux non tenus de françois hollande et du PS.


          • JL JL 27 mars 2013 09:54

            Je me suis arrêté là : ’’Des sociaux-traitres pour l’extrême gauche, des usurpateurs pour la droite.’’

            Rien de nouveau sous le soleil : un pouvoir impuissant qui accuse ses opposants de tous les maux. Et quelles accusations ! je cite : ’’Bave aux lèvres et propos injurieux, droite et extrême gauche ont choisi une stratégie dangereuse. ’’

            La bave aux lèvres ? Rappelez moi qui a souhaité publiquement que la manifestation du 23 mars soit endeuillée par un attentat ? Pierre Berger ! Celui pour qui Hollande a mis plus d’un million de personnes dans les rues de Paris !

            Propos injurieux ? Il n’y a pas le droit d’appeler un chat un chat au motif que c’est un chat de race, même si ça ne se voit pas ? Où on va, là !

             smiley


            • Scual 27 mars 2013 10:35

              L’article range le Front de Gauche à l’extrême-gauche... C’est donc de la propagande.

              On passe à la suite.


              • eric 27 mars 2013 10:41

                C’est maintenant clair, le gouvernement fait le choix de la radicalisation.

                http://tempsreel.nouvelobs.com/mariage-gay-lesbienne/20130327.OBS6027/mariage-homo-erwann-binet-violemment-pris-a-partie.html
                Depuis quelques mois, chaque déplacement du pouvoir donne lieu a des protestations plus ou moins hautes en couleur des adversaires de la Loi Taubira.
                Pas un mot dans les médias. A Dijon, a Bordeaux. A Moscou, la porte parole a obtenu un rendez vous de Hollande qui n’a pas eu lieu « faute de temps », mais a eu le droit de remettre une lettre.
                Après la tentative avortée de Vals de faire dégénérer la derniere manif. notamment en ouvrant les champs aux extrémistes, dont il savait qu’ils y iraient, le gouvernement distribue ses éléments de langage sur une « radicalisation » via ses petits télégraphistes genre NO.

                Il faut dire que même le militant socialiste le plus engage a eu du mal a croire que madame Bouttin a saute les multiples barrières a l’énergie ou a réussi a franchir des barrages de gardes mobiles de force....

                Cela peut il fonctionner ? Peut être. On peut s’attendre a une poursuite et un embellissement de la dramatisation des ces événements. La manifs pour tous triangulait les slogans de gauche ( on ne lâche rien !), mais aussi ses pratiques. L’obstacle évident pour le gouvernement est qu’il y a beaucoup plus d’opposant a la loi Taubira, que de militants PS prêt a pourrir les sorties de Sarkozy.
                Ce n’est pas non plus le sujet le plus consensuel a gauche. C’est celui ou le plus de voix de gauche se font entendre contre.
                Cela va brouiller sa communication. Le gouvernement du « dialogue » va promouvoir l’image d’un pays peuple de fasciste prêt a en découdre.
                Cela va amplifier les rapprochement FN UMP. Les umpistes traites a leurs tours de fasho après l’avoir été d’homophobe, prendront de moins en moins au sérieux les déclarations sur le FN menace pour la démocratie.

                Bref, une communication de crise pour un gouvernement aux abois, mais qui comme le reste de son action fleure l’amateurisme inquiétant.


                • superyeti superyeti 27 mars 2013 10:56

                  Pourquoi nommer 17 personnes de salopards qui se balancent de tout sauf d’eux même, est-il une insulte ?

                  Pourquoi cette insulte devient antisémite lorsque une des personnes concernée est d’origine juive, si des personnes sont des salopards, qu’elles soient d’origine juive, du pôle nord ou de la planète Mars, elles restent des salopards.

                  Le Parti Scélérat se trouve des excuses en créant le buzz sur les déclarations soi-disant antisémite de Merluche, il faut que les français n’entendent que la com du gouvernement, les vérités du PdG sur la gouvernance pro-MEDEF et pro-européenne du PS ne doivent pas paraître dans les merdias, ça fait désordre quand certains rappellent les promesses non tenues de Hollande, alors il faut allumer un contre-feu, et on en arrive au buzz de ce W-E sur l’antisémitisme de Mélenchon. 

                  Tout ça ne grandit pas les scélérats du PS (vous avez vus, je n’ai pas dit salopards pour ne pas créer au autre buzz), ils perdent leurs sang froid au vue des prévisions pour les futures élections, celle de dimanche dernier dans l’Oise ne fait que confirmer les craintes du Parti Social-libéral.


                  • louphi 27 mars 2013 11:09

                    Henry Moreigne

                    « Une partie de la droite et de l’extrême gauche misent sur une déstabilisation du pouvoir socialiste ».

                    Les gens qui manifestent aujourd’hui contre l’inconscience et l’inconsistance du pouvoir socialiste ne se réduisent pas à l’extrême gauche ni à l’extrême droite. C’est essentiellement le peuple qui manifeste son mécontentement devant un pouvoir social-démago-sociétaliste.

                    Que doit donc faire le peuple devant les attaques sociétalistes et anti-sociales du pouvoir social-démago-socialiste ? Doit-il rester les bras croisés et se morfondre ou aller à la pêche des poissons de rivière pour faire passer ses ennuis par crainte de l’extrême gauche et de l’extrême droite ? Le peuple ne « mise » sur la « déstabilisation » d’aucun pouvoir. Le peuple mise au contraire sur la satisfaction de ses besoins par le pouvoir qu’il a lui-même désigné pour cela. Quand cette satisfaction n’est pas au rendez-vous, ni même à l’horizon, alors le peuple doit s’insurger contre la trahison du pouvoir même élu, car l’élection n’est qu’un moyen et non une fin en soi.

                    « Tel un punching-ball, le pouvoir socialiste par son côté ventre mou… »

                    Le pouvoir social-démago-sociétaliste n’a nullement le ventre mou. Il a le ventre chargé de plans réactionnaires en béton.

                    « Le Monde, dans un article très étayé, revient sur l’ambition à droite d’un printemps français au cours duquel la rue, dans un réflexe de défense identitaire, imposerait sa loi ».

                    La charrette « gauche-droite » des arnaqueurs du peuple ne poursuivra pas éternellement sa trajectoire. Elle s’écrasera un jour contre le peuple laborieux insurgé.


                    • foufouille foufouille 27 mars 2013 11:54

                      c’est ca, la ploutocratie
                      rien de nouveau


                      • Pingouin094 Pingouin094 27 mars 2013 13:48

                        La crise économique que nous vivons, qui aurait pour origine l’abscence de croissance (nonobstant le débat sur le productivisme) et a pour conséquence entre autre l’agravation du chomage n’est pas un phénomène métérologique.
                        Cette crise, elle a pour cause la politique gouvernementale. Bien sûr, elle trouve ses racines dans les politiques libérales menés depuis 10 ans, en France, en Europe et à tous les échelons de la gouvernance mondiale (FMI, Banque Mondiale, G7 ...). Mais le nouveau gouvernement « socialiste » n’est que la continuation de cette politique et donc de ses conséquences, la crise.
                        Il est pitoyable de voir le président dire que tant que la croissance ne reviendra pas, la situation sera difficile. Son job, c’est justement de faire redémarrer la croissance par les réformes nécessaires, pas d’attendre que la croissance revienne d’elle même.

                        Alors si le gouvernement connaît une crise, ce n’est pas de la faute de l’extrême gauche ou de la droite, c’est de la sienne seule. Qu’il sorte du chemin néo-libéral, de l’allégeance aux politiques libérales de l’UE et ça pourra changer.

                        Rappelons également que les alternances au pouvoir dans de nombreux pays d’Amérique Latine ont commencé comme cela : Venezuela, Bolivie ou même Argentine, c’est le même scénario. Un gouvernement « social-libéral » succède à un gouvernement libéral et mène la même politique qui conduit le pays à l’échec. De la crise sociale émerge un nouveau gouvernement anticapitaliste.


                        • mortelune mortelune 27 mars 2013 15:34

                          un réflexe républicain, sauvera le mandat de François Hollande."


                          Pour sauver Hollande faudra que Valls fasse un épandage de virus qui rendent le peuple amnésique. Même les merdias n’y arriveront pas.

                          • colere48 colere48 27 mars 2013 18:00

                            Moreigne confond la poule et l’œuf !!

                            Ce n’est pas la droite ou la gauche qui radicalise le peuple
                            C’est le chômage, la misère, les inégalités croissantes
                            Et le « foutage » de gueule généralisé de gauche à droite !!!

                            Oui c’est les « années 30 » à nouveau

                            Mêmes causes mêmes effets

                            Et les mêmes traîtres sociaux (remember Laval socialiste émérite...)


                            • CN46400 CN46400 27 mars 2013 20:29

                              Le sieur Moreigne roule pour le PS, mais plusieurs pneus de son convoi sont déjà crevés, et il reste 4 ans avant l’arrivée.


                              • soi même 28 mars 2013 00:00

                                Monsieur, vous deviez arrête de renvoyer l’ascenseur à l’UMP qui s’entent comme larron en foire pour vous confortez dans votre rôle de pouvoir aux abois.

                                Si y a bien eu une manif qui avait rien à foutre de la droite UMP, c’est bien la dernière manif contre la réforme du mariage pour tous.

                                En réalité cela arrange très bien que l’UMP qui cherche à chapeauté cette manif, car cela vous permets de discrédité le million de personne qui c’est fait entendre.
                                et au lieu de crie gare au loup, Hollande et le père Valds devrait entendre cette lame de fond qui vient de surgir, et répondre à la véritable attente des français aux lieux de faire l’autruche avec l’UE, l’augmentation des impôts et tous les joyeusetés et faux culs que vous nous servez depuis dix mois !

                                En pleine résection hollande va faire la guerre, c’est quoi ce pouvoir ?

                                Hollande a peur de ses armées
                                par Thierry Meyssan

                                Nicolas Sarkozy et François Hollande utilisent les armées françaises pour satisfaire des intérêts privés ou étrangers. Ils ont envoyé des hommes à la mort pour voler le cacao de Côte d’Ivoire, les réserves d’or de Libye, le gaz de Syrie, et l’uranium du Mali. La confiance est brisée entre le chef des armées et des soldats qui se sont engagés pour défendre la patrie.

                                Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 27 janvier 2013
                                Craignant que des militaires ne tirent sur le président de la République, le service de sécurité de l’Élysée a fait neutraliser les armes, lors de la cérémonie des vœux annuels (base d’Olivet, 9 janvier 2013).© Présidence de la République

                                Les aventures militaires de Nicolas Sarkozy et François Hollande en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie et maintenant au Mali sont très vivement discutées au sein des armées françaises. Et l’opposition qu’elles rencontrent est arrivée à un point critique. Quelques exemples :

                                En 2008, alors que Nicolas Sarkozy venait de modifier la mission des soldats français en Afghanistan pour en faire des supplétifs des forces d’occupation états-uniennes, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Bruno Cuche, refusa d’y envoyer des chars Leclerc. La crise fut si profonde, que le président Sarkozy profita du premier fait divers pour contraindre le général Cuche à démissionner.

                                En 2011, c’était au tour de l’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la Marine, d’exprimer publiquement ses doutes sur l’opération en Libye qui, selon lui, éloignait les Forces françaises de leur mission principale de défense de la Patrie.

                                En 2012, le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air fut encore plus explicite pour affirmer que la France n’a ni la vocation, ni les moyens d’attaquer la Syrie.

                                Au cours des cinq dernières années, la conviction s’est installée parmi la plupart des officiers supérieurs —souvent des catholiques très pratiquants— que la puissance des armées françaises a été détournée par les présidents Sarkozy et Hollande au service d’intérêts privés ou étrangers, états-uniens et israéliens.

                                Ce que confirme l’organisation même des récentes opérations extérieures. Depuis 2010, la plupart d’entre elles ont échappé au commandement du chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, pour échoir au commandement du général Benoît Puga, depuis l’Élysée.

                                Ce parachutiste, spécialiste des Opérations spéciales et du Renseignement, incarne à la fois la dépendance à Israël et le renouveau du colonialisme. C’est lui qui supervisa, en Égypte, la construction du Mur d’acier qui termine de clôturer la Bande de Gaza et l’a transformée en un ghetto géant.

                                On sait que Nicolas Sarkozy n’aimait pas le contact des militaires. François Hollande, quant à lui, les fuit. Ainsi, lorsqu’il s’est rendu au Liban pour enjoindre le président Michel Sleimane de soutenir la guerre secrète en Syrie, le 4 novembre dernier, il n’a pas jugé bon d’aller saluer le contingent français de la FINUL. Cet outrage n’est pas à mettre sur le compte du dédain, mais de la crainte du contact avec la troupe.

                                La crise de confiance a atteint un point tel que le service de sécurité de l’Élysée craint que des militaires n’attentent à la vie du président de la République. Ainsi, le 9 janvier, lors de la présentation des vœux présidentiels aux Armées, sur la base du 12e régiment de cuirassiers d’Orléans, l’Élysée a exigé la neutralisation des armes. Les percuteurs des fusils d’assaut et des mitrailleuses ont été retirés, ainsi que les platines des pistolets. Les munitions ont été confisquées et stockées dans des sacs plombés. Une telle mesure n’avait pas été prise depuis la crise algérienne, il y a une soixantaine d’années.

                                Lorsque François Hollande déclarait : « La communauté militaire est une famille, avec les actifs et les réserves (…) j’en connais la stabilité, la solidarité et j’apprécie aussi le sens de la discipline, de la cohésion et même de la discrétion », le comportement de son service de sécurité démentait ses propos. Le président a peur de ses armées. Il se défie de ses soldats, car il sait ne pas pouvoir justifier des missions qu’il leur assigne.

                                Cette crise ne manquera pas de se développer si le président de la République poursuit dans sa volonté d’étendre les opérations secrètes à l’Algérie. Or, depuis la suspension de la conscription obligatoire et la professionnalisation des armées, de nombreuses recrues sont issues de familles musulmanes originaires d’Algérie. Elles ne manqueront pas de réagir avec émotion à une recolonisation rampante de la patrie de leurs parents.

                                Source
                                Al-Watan (Syrie)

                                 


                                • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2013 01:04

                                  Moreigne, pelletier, Fergus, la sainte trinité qui défend le PS !

                                  Bref trois croque-morts !!!


                                  • eric 28 mars 2013 09:20

                                    EH les FdG, mauvaise nouvelle ! Jeudi vous allez absolument devoir vous taper hollande a la télé !
                                    La manif pour tous appelle a un boycott. Si vous n’êtes pas devant vos écrans, vous allez cautionner les archeoreactionerohomophbofascistes.... Bon pensum, serrez les dents.


                                    • 1871-paris 1871-paris 28 mars 2013 09:27

                                      avec les socialaux faudrait pas parler de :

                                      du chomage sui grimpe sans cesse !
                                      de la pauvrete sui s accroit !
                                      des affaires cahuzac et consor !
                                      des frais du cabinet treweler !
                                      des frais du voyage de new york de 3 jrs pour 9 millions d euros
                                      des promesses de s attaquer a conneries de la finances non tenu !
                                      ....
                                       et surtout fermer sa gueule a l approche des prochaine elections de 2014 ! alors s il veut qu ont soit plus souple avec lui le capitaine de pedalo faudrait qu il arrete de ce foutre de notre tronche 5s sinon il va pas fzire 5 ans sa va finir comme en argentine et au venezuela lors des emeutes

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