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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand planifier les législatives ?

Quand planifier les législatives ?

Depuis la réforme voulue par Lionel Jospin, la logique du quinquennat place les élections législatives dans le sillage de la présidentielle, au risque de démobiliser les Français, saturés par des mois de campagne visant à désigner le locataire de l’Élysée. Faut-il organiser ces législatives en même temps que l’élection présidentielle ? Certains le préconisent. Ce serait pourtant une fausse bonne idée...

La morne campagne des législatives 2012 mais plus encore le fort taux d’abstention enregistré lors du 1er tour du scrutin (42,77 %) suscitent débats et interrogations dans la classe politique et les médias. Le faible taux de participation – moins de 6 électeurs inscrits sur 10 – devrait logiquement amener le pouvoir politique à se pencher sur la question pour enrayer dans l’avenir la désaffection croissante des urnes.

 En choisissant de s’abstenir à un tel niveau – le plus élevé de la Ve République pour un scrutin législatif –, les Français ont en effet contribué à rogner un peu plus la légitimité des parlementaires, une légitimité déjà mise à mal dans l’opinion par la médiatisation des privilèges et la publicité de quelques affaires peu reluisantes. Il semble donc urgent de redynamiser les élections législatives en vue des prochains scrutins.

 Différentes idées sont avancées, allant du vote obligatoire – un serpent de mer – à l’organisation concomitante des scrutins présidentiel et législatif. Á la lecture des éditoriaux, c’est cette dernière suggestion qui semblerait avoir la cote, y compris, murmure-t-on ici et là, au sein même de la présidence, François Hollande ayant été à juste titre interpellé par le faible taux de participation du 10 juin.

 A priori, il s’agit là d’une excellente idée : elle aurait en effet le mérite de limiter à deux dimanches le nombre des jours de scrutin là ou il en faut actuellement au minimum trois et le plus souvent quatre selon les circonscriptions ; cette innovation constitutionnelle permettrait en outre de mener en parallèle les campagnes présidentielle et législative, avec à la clé un moindre risque de saturation d’un électorat désormais sollicité depuis les primaires.

 Dans un pays où le résultat de la présidentielle est en général serré, cette suggestion souffre pourtant d’un grave défaut qui pourrait bien se révéler rédhibitoire aux yeux des constitutionnalistes : faute de connaître le Président élu, le vote législatif se ferait de manière aveugle, avec pour possible résultat au soir du 2e dimanche une aberrante cohabitation, en contradiction avec les réflexes légitimistes de nos concitoyens, mais également en contradiction avec l’esprit de la Ve République new-look.

 Dès lors, de deux choses l’une : ou l’on décide de sauter le pas vers un régime parlementaire Primo-ministériel, et l’élection concomitante du président ne sert plus qu’à désigner le titulaire d’un rôle secondaire de gardien des institutions à l’anglo-saxonne ; ou l’on maintient les législatives dans le sillage de la présidentielle afin que les électeurs puissent, comme aujourd’hui, se prononcer en fonction de la couleur du Chef de l’exécutif élu lors de la présidentielle.

 Encore faudrait-il dans ce cas réduire le délai séparant les deux scrutins pour limiter le phénomène de démobilisation. Actuellement il est de cinq semaines, et c’est évidemment beaucoup trop long. Sans doute faudrait-il ramener ce délai à deux semaines, un temps amplement suffisant pour mener campagne sur les idées nationales que sont censés porter les députés dont on oublie trop souvent dans l’opinion que, contrairement aux élus locaux, ils ne sont pas au service des questions locales, mais au service de l’intérêt général.

Dans quel sens ira l’inévitable réforme qu’impose le bon fonctionnement du couplage présidentielle-législatives voulu par Lionel Jospin ? Sans doute faudra-t-il attendre quelques mois pour en avoir une idée après que François Hollande en ait débattu avec ses proches collaborateurs et les constitutionnalistes. Mais une chose est sûre : les choses ne peuvent plus rester en l’état, et cette question devra impérativement être réglée, comme devra être réglé, de manière tout aussi impérieuse, la question des parrainages visant à sélectionner les candidats à l’Élysée.


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44 réactions à cet article    


  • Guy BELLOY Guy BELLOY 13 juin 2012 09:23

    Bonjour Fergus,
    «  ou l’on maintient les législatives dans le sillage de la présidentielle afin que les électeurs puissent, comme aujourd’hui, se prononcer en fonction de la couleur du Chef de l’exécutif élu lors de la présidentielle ».

    Quid de la Séparation des pouvoirs prônée par Montesquieu dans « l’Esprit des Lois » ? Où le pouvoir exécutif serait par conséquent, réellement contrebalancé par le pouvoir législatif…
    Il serait urgent d’abandonner cette constitution liberticide (dixit Mitterand qui s’est bien gardé de la réformer une fois au pouvoir).
    De Gaulle est à l’origine de cette Vè Constitution car il avait à l’époque (en 1958), besoin d’un exécutif fort pour faire face « aux événements d’Algérie » et à l’instabilité de la IVè. Cependant, la durée du mandat du P.R. à 7 ans permettait au peuple de sanctionner éventuellement sa politique lors des élections législatives (selon les périodes, tous les 2 ou 3 ans).
     Depuis cette sinistre farce de réduire la durée du mandat du P.R. à 5 ans (gouvernement Jospin en 2000), ce n’est désormais plus le cas, les deux élections se succèdant.

     Pendant 5 ans, nous sommes désormais condamnés à un exécutif tout puissant (le seul qui, dans le monde occidental, de l’avis de tous les politologues avertis, donne à l’exécutifs des pouvoirs quasi illimités (cf La Voix du Nord dans son édition du 22 avril dernier)<SPAN style="COLOR: #000000"> </SPAN>


    • Guy BELLOY Guy BELLOY 13 juin 2012 09:25

      Pourquoi alors ne pas nous inspirer des constitutions étrangères ?Par exemple, aux USA, le P.R. est élu pour 4 ans. A mi-mandat, le Congrès (pouvoir législatif) est renouvelé pour moitié (mid terms), ce qui permet à la population de sanctionner ou d’approuver la politique du P.R. depuis 2 ans…L’élection des députés devrait donc, sur ce schéma, se faire 2,5 années après l’élection présidentielle pour moitié.
      Quant au 3 è pouvoir, l’indépendance de la Justice, pourquoi ne pas élire le Garde des Sceaux au suffrage universe indirect et ce, avant tout début de campagne présidentielle ou législative afin que l’électorat ne soit influencé ?
      La Démocratie s’en trouverait enfin fort justement confortée...

      Une autre option serait le régime parlementaire qui est le système constitutionnel caractérisé par l’équilibre entre les pouvoirs du gouvernement et du Parlement. Le gouvernement est politiquement et collectivement responsable devant le Parlement ; en contrepartie, il peut recourir au droit de dissolution.
      Ce serait un progrès mais on se retrouverait fatalement devant un parlement et un gouvernement aux mêmes couleurs politiques, donc à nouveau quid de la séparation des pouvoirs ? Une solution néanmoins si l’assemblée nationale était élue à la proportionnelle, les multiples tendances étant alors représentées ne permettant pas à un seul partie d’avoir la majorité absolue.


      • Fergus Fergus 13 juin 2012 09:52

        Bonjour, Guy.

        A titre personnel, je suis pour l’instauration, dans le cadre d’une VIe république, d’un véritable régime parlementaire avec un Premier ministre chef de l’exécutif et un président de la république réduit, à l’allemande ou à l’italienne, à un rôle moral de garant des institutions. Un Premier ministre directement issu du résultat de l’élection majeure : les législatives. Des législatives qui devraient en outre revenir sinon vers la proportionnelle intégrale, du moins vers une dose significative d’au moins 25 ou 33 %.


      • jullien 13 juin 2012 13:14

        Rétablissons le septennat mais cette fois-ci contrebalancons-le avec la possibilité d’un référendum de censure. Autre possibilité : le droit pour l’Assemblée Nationale de démettre par un vote à la majorité des deux-tiers ou des trois-quarts le Président de la République.
        Le déséquilibre dont souffre la Vème République provient de ce que tout le monde est responsable politiquement sauf le Président de la République.


        • Fergus Fergus 13 juin 2012 15:20

          Bonjour, Jullien.

          Sept ans, c’est beaucoup trop long. Aucun grand pays démocratique n’a d"ailleurs institué une telle durée dans sa constitution, et ce n’est pas un hasard car il est indispensable que le peuple soit consulté plus fréquemment.

          Certes, vous proposez qu’il puisse être mis fin à ce mandat par référendum ou par un vote massif de l’Assemblée nationale. Mais dans le premier cas, qui prendrait l’initiative de ce référendum ? Et dans le 2e cas, croyez-vous que la majorité en place, du même bord que le président élu, prendrait le risque de scier la beranche sur laquelle est elle assise ?

          L’idéal serait peut-être, comme l’a souligné Guy Belloy, que soit organisé un renouvellement législatif de moitié à mi-mandat comme cela se pratique aux Etats-Unis.


        • jullien 13 juin 2012 16:37

          @Fergus
          Sept ans, c’est beaucoup trop long.
          Pas si le PdR retrouve son rôle d’arbitre et de garant de la continuité de l’État. On remarquera d’ailleurs que c’était ce que prévoyaient les constituants de 1958.
          Quant aux référendums de censure, ce que j’ai en tête est une procédure semblable aux recalls américains, donc un référendum d’initiative populaire.


        • Fergus Fergus 13 juin 2012 17:10

          @ Jullien.

          Le problème est qu’il ne se trouvera jamais de majorité des 3/5e en France pour voter une possibilité de révocation du président par référendum d’initiative populaire.

          Quant au rôle présidentiel que vous décrivez, c’est celui d’un homme de la IV République, et non de la Ve dont la Consitution a très vite été dévoyée au profit de l’Elysée.


        • Martha 15 juin 2012 18:14

           Puisque on voit bien qu’il y a kek choz ki kloch dans le système institutionnel de la 5ème bis, la boite à idées est ouverte :
           Voici ma contribution. 1° Trois élus au premier tour, choix au deuxième du président.
           2° Une chambre élue pour trois ans, la nouvelle élue pour deux ans jusqu’à la fin du quinquennat. Pourquoi pas de nouveau trois élus au premier tour, comme plus haut ?
           De toutes les façons il y a toujours kek choz ki kloch, on ne le voit qu’après, à l’usage, cela fait plus de 200 ans que ça dure. Cela marchera-t-y un jour ?
           
           


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 juin 2012 13:47

          Les législatives 2 semaines après ?

          Mais elles auront encore moins de sens que maintenant. ça ne changera rien.
          Le septennat n’était pas si mal

          Merci à Chirac et Jospin pour leur réforme absurde !!


          • Fergus Fergus 13 juin 2012 15:28

            Bonjour, Olivier Pierret.

            Pour ce qui est du septennat, voir ma réponse ci-dessus.

            Quant à dire que des législatives organisées 2 semaines après la présidentielle auraient encore moins de sens qu’actuellement, évidemment pas d’accord dans la mesure où les deux campagnes se dérouleraient en parallèle sur les mêmes programmes : n’oublions pas en effet que les députés sont des élus de la nation, pas des lobbyistes locaux chargés de promouvoir un rond-point ou une maison de la culture.

            Ce scrutin législatif devrait d’ailleurs retrouver quelque peu sa véritable dimension nationale avec l’introduction d’une dose de proportionnelle qui obligera les partis à faire une campagne nationale et sans doute les médias à organiser les débats qui ont manqué en 2012.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 juin 2012 13:17

            7 ans ce serait beaucoup trop long ??

            Mais, alors, que pensez-vous des maires, qui sont souvent multi réélus, pendant 10, 15 ans, voire 20 ou 25 ans ?

            Vous trouvez logique que le pouvoir du chef de l’État soit finalement beaucoup moins stable que celui de maires, transformés en grands féodaux ?


          • Fergus Fergus 14 juin 2012 13:45

            Bonjour, Olivier.

            On ne peut mettre sur le même plan des renouvellements de mandats locaux et le mandat présidentiel. Cela dit, je trouve également le mandat municipal trop long et, du fait de l’absence de limites dans la durée, propice effectivement à l’émergence de féodalités. C’est pourquoi je serais partisan de le limiter lui aussi à un unique renouvellement, soit dans l’idéal 2 x 5 ans.


          • alinea Alinea 13 juin 2012 14:24

            Nous vivons les effets pervers de lois visant à contrecarrer un effet pervers ! La cohabitation !
            Pour ma part, je suis naturellement favorable à la VIe République.
            Quelqu’un s’est-il déjà penché sur les législatives à la proportionnelle intégrale ( avec au moins 5 pour cent des voix), à un tour ? Je soupçonne le casse-tête que cela serait pour garder le nombre de députés proportionnels aux voix mais, pour le coup ( s’il était possible), nous en aurions fini pour de bon avec le bipartisme.
            D’autre part, je suis assez favorable aussi au septennat et au mandat unique, non renouvelable.L’équipe en place aurait sept ans pour agir au lieu de quoi ? Quatre petites années ?
            Bon, le hic serait Sarko au pouvoir dans ces conditions mais Sarko, garant de la moralité des institutions ! En tout cas il n’aurait pas tout pouvoir.


            • Fergus Fergus 13 juin 2012 15:36

              Bonjour, Alinea.

              Je suis moi aussi partisan d’une VIe République. Peut-être pas avec une proportionnelle intégrale, qui risquerait de faire renaître les « chambres ingouvernables » d’autrefois, mais avec un taux suffisamment élevé pour casser la dynamique du bipartisme qui enterre si bien toutes les initiatives politiques venues du centre et des bords plus radicaux.

              Résolument contre le retour, je suis pour le maintien du mandat renouvelable une fois.


            • jullien 13 juin 2012 16:51

              @Alinea
              Il n’y a pas besoin de modifier la Constitution pour passer à la proportionnelle : elle se contente de prévoir que les députés sont élus au suffrage universel direct à deux tours. On peut imaginer de les élire au scrutin proportionnel selon des modalités comparables aux élections municipales ou régionales.


            • tesla_droid84 13 juin 2012 15:02

              Les Francais ont la tete dans l’Euro en ce moment, où comment faire diversion sur le torrent de mauvaise nouvelles post législative. Quand on en est à commenter les tweets peoples alors que l’actualité est pourtant riche en ce moment... Je me dit qu’on est vraiement dans la merde


              • Fergus Fergus 13 juin 2012 15:45

                Bonjour, Tesla.

                Je ne sais pas si les Français sont si nombreux à avoir la tête dans l’Euro, cela ne me semble pas évident dans mon entourage, mais je vous accorde qu’il n’est sans doute pas représentatif.

                Pour ce qui est du tweet imbécile de Trierweiler, il était évident qu’il allait occuper l’actualité car il est du pain béni pour l’opposition et par conséquent pour les médias. Qui plus est, son contenu n’est pas anodin, eu égard aux protagonistes concernés, soit directement (Trierweiler et Royal), soit indirectement (Hollande).

                Cela dit, volus avez raison : nous sommes « dans la merde », et ce sont les évènements mineurs qui prennent le pas sur les véritables enjeux. Une constante, hélas !


              • Martha 15 juin 2012 17:41

                 Vous avez tout à fait raison pour les médias : l’équipe mise en place, comme on l’a vu par NS « couvre » les élections parlementaires, cela pose un problème puisque c’est une persistance du pouvoir déchu dans le début d’ exercice d’un autre pouvoir, tout neuf, qui a promis le changement et donc je l’espère : une réelle indépendance, enfin, de ceux-ci.
                 On se souvient de la quasi nomination PAR NS de P.wal à la direction de France Inter, après l’affaire Siné.
                 C’est donc assez rigolo de voir et d’écouter ce qu’il s’y passe. Je n’écoutais plus France Inter, complètement dégénéré (excepté 12h45, le jeu des 1000 Euros, ce qui amenait invariablement à la bourse, le kak 40 et le débile qui se prend pour un commentateur sportif, tiercé ou match de foot, donc stop rageur... le reste sans intérêt, mensonges, bourrage de crâne et propagande de guerre). Ils ne peuvent pas s’empêcher de donner des coups de pattes au gouvernement que les français ont élus, que cela leur plaise ou pas.
                 Quand seront-ils virés ?
                 Quand retrouvera-t-on la France que nous aimions ?


              • Fergus Fergus 16 juin 2012 23:10

                Bonsoir, Martha.

                Le fait est que France-Inter n’a plus grand chose à voir avec la radio de service public d’antan. Malgré tout - et c’est dire à quel point la situation s’est dégradée sur les ondes -, elle reste la moins mauvaise des grandes stations.


              • yalfeuaulac yalfeuaulac 13 juin 2012 16:19

                Une véritable réforme de la Constitution devient indispensable

                Personnellement, je suis pour un régime d’assemblée avec une proportionnelle garantissant une majorité stable (type municipales et régionales). Les listes devraient comporter des candidats dans toutes les circonscriptions, afin que les citoyens aient un représentant ancré dans le tissu social, et en fonction de la répartition, seraient élus les candidats ayant recueilli les plus grand nombre de suffrages (ceci afin d’éviter la nomination de professionnels de la politique par les états-major des partis)

                Le Chef de l’État, garant des institutions, pouvant être élu par l’ assemblée à la majorité qualifiée (les 2/3)

                Cela obligerait l’ Assemblée à proposer une candidature consensuelle à l’autorité morale reconnue. Ce système devrait être étendu à toutes les institutions garantes du bon fonctionnement et du respect des règles constitutionnelles (Conseil constitutionnel, CSA, CSM...)

                Un référendum révocatoire pour chaque député pourrait avoir lieu après 1 an minimum de mandat à la demande de 10% (?) des électeurs de la circonscription de ce dernier

                Cette constitution, qu’évidemment aucun des partis majoritaires ne proposera jamais, devrait être rédigée par une assemblée constituante et ratifiée par référendum (c’était la proposition du FdG et on a vu le soutien qu’elle a recueilli !

                Bref, le Peuple est un ballot qui préfère être guidé par les médias dirigés par les puissances économiques que réfléchir à l’avenir de sa démocratie. Il y a des passages très éclairants sur cette question dans le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau dont on célèbre (très discrètement) le 400° anniversaire cette année !


                • Fergus Fergus 13 juin 2012 16:29

                  Bonjour, Yalfeuaulac.

                  De très bonnes idées dans votre commentaire, à croiser sans doute avec d’autres propositions pour affiner ce qui pourrait être un projet constitutionnel solide et approuvé par une majorité de citoyens.

                  Hélas ! le personnel politique ne l’entend pas ainsi. Tout juste accepte-t-il, sous la contrainte de l’opinion, quelques modifications cosmétiques ici et là qui ne remettent pas en cause un système dont il est le grand bénéficiaire.

                  La pression n’en devient pas moins forte et, tôt ou tard, les gouvernants devront bien se résoudre à remettre l’ouvrage sur le métier, non pour un « toilettage », mais pour une véritable réforme qui, année après année, est de plus en plus attendue. Viendra un moment où elle sera exigée !


                • tesla_droid84 13 juin 2012 16:34

                  Merci yalfeuaulac de rappeler l’anniversaire de Rousseau. il serait interessant que les differents mouvement qui sont de l’autre coté de la matrice se mobilisent le 28 juin. Je lance un appel à tous les sympathisant (Asselineau, Chouard, Soral, ...) a ne pas se diviser en ce jour et s’unir pour notre émancipation qui menera un de ces jour à notre indépendance.


                • non667 13 juin 2012 16:24

                  souvenir
                  1997 chirac dissous l’assemblée nationale .
                  pour tout le monde, et notamment les guignols, c’était une connerie et chichi était un imbécile politique !
                  pour moi simple péquin qui pense que les élites ne se trompent pas mais nous trompent . un homme qui arrive a la présidence ne peut être un imbécile politique et faire une si grosse bêtise !
                  donc logiquement vient la question  : pourquoi ?
                   la réponse tout aussi logiquement est : pour sa réélection  !

                  calcul fait par villepin éminence grise de l’époque .
                  déroulement normal :

                  1997 le bilan de la droite après 2ans avec jupé 1° ministre le plus détesté qu’on ait jamais eu ! est catastrophique et ne pourra s’améliorer d’ici les législatives de début 2000 .et qui seront perdu pour ses députés ! donc cohabitation pendant 3 ans et présidentielle 2002 sous un gouvernement socialiste au milieu de son mandat ! ça se présentera mal pour lui !
                   
                  dissolution :
                  1997 la gauche gagne l’assemblée échoue économiquement pendant 5 ans et se présente aux élections législatives début 2002 avant la présidentielle !!!!!! bien sur chaque députés ump fait sa campagne pour soit et l’assemblée est ump  !
                  la campagne pour la présidentielle qui suit est toute faite pour chichi  :« a une assemblée de droite il faut un président de droite  » réélection assurée !

                   bien sur en 97 on ne va pas dire au députés non réélus que l’on à fait perdre 3 ans de leurs mandat pour assurer la réélection de chichi !  smiley smiley smiley smiley
                  d’où silence radio sur les raisons !

                  2002 jospin a t-il éventé la manœuvre qu’il a fait voter les législatives APRÈS la présidentielle !!!!
                   au secours villepin ! comment on fait ?

                  villepin : on fait monter le pen de façon à éliminer jospin dès le 1° tour  !

                  vous connaissez la suite  : chapeau l’artiste !
                   80 % à l’aide des gauchistes trop content de se faire mettre  smiley smiley smiley smiley

                   


                  • Fergus Fergus 13 juin 2012 16:42

                    Bonjour, Non667.

                    Je ne crois pas du tout au scénario que vous décrivez concernant Chirac : la dissolution a bel et bien été une énorme ânerie pour la droite. Qui plus est, vous réécrivez l’histoire en prétendant que la gauche a échoué lamentablement durant 5 ans. Cette gauche qui, durant les 2 ou premières années de la gouvernance Jospin, s’est appuyé sur une équipe que les médias qualifiaient de « dream team ». Cette gauche qui, malgré les erreurs de campagne de Jospin, eût de surcroit gagné la présidentielle de 2002 sans le catastrophique concours de circonstance qui a éliminé le socialiste au 1er tour alors que les sondages des RG le donnaient vainqueur à coup sûr face à Chirac au 2e tour. Tout cela, Chirac et Villepin ne l’avaient évidemment pas prévu en 1997 !


                  • non667 13 juin 2012 23:02

                    bonsoir fergus
                    vous m’avez vraiment lu en diagonale !
                    réécrivez l’histoire en prétendant que la gauche a échoué lamentablement durant 5 ans.

                    je ne réécris pas l’histoire après coup je décris le pronostic de villepin en 1997 qui est d’ailleurs toujours justifié si on appelle réussite la baisse significative du chômage ,préoccupation n°1 des français , (itou pour hollande et la droite après ...... )

                    ce que Chirac et Villepin n’avaient évidemment pas prévu en 1997 c’est le changement de date des législatives après la présidentielle !

                    Tout sans le catastrophique concours de circonstances
                    il n’y a pas de concours de circonstances ,il y a des tactiques ,manœuvres ,magouilles politiques de part et d’autres
                     

                     d’où leurs nouvelles manœuvres cachées en faveur de lepen (signatures ,invitation dans les médias ,moindre diabolisation,dissimulation des sondages montrant l’avantage de lepen sur jospin )

                     : la dissolution a bel et bien été une énorme ânerie pour la droite

                    vous dites que le président a fait une ânerie que vous n’auriez pas faites vous même  ?
                    moi je dis qu’il a tenté un « coup » je l’ai décrit dès 1998 autour de moi a des auditeurs interloqués !
                    ouvrier 68tard dès 1983 contre l’avis de ma bible d’alors « le canard enchainé » je me suis aperçu que le ps avait abandonné le socialisme au profit de la finance/ fmi mondialiste (comme les grecs aujourd’hui ) ce qui se confirme encore.

                    de même il faut être bien naïf pour ne pas voir que méchanlon est un fidèle franc mac mondialiste farouche antinationaliste donc rabatteur pour le ps mondialo- capitaliste !


                  • Fergus Fergus 14 juin 2012 09:14

                    Bonjour, Non667.

                    Effectivement, j’ai lu trop rapidement votre précédent commentaire. Toutes mes excuses.

                    Pour ce qui est de Mélenchon, je ne crois pas qu’il ait agi en rabatteur du PS. En réalité, derrières les idées de progrès dont il a voulu être le porte-parole flamboyant, c’est bel et bien une carte personnelle qu’il a tenté de jouer en faisant grincer de nombreuses dents au sein d’un PC privé de leader naturel par l’inconsistance de Laurent. Quelques belles envolées, mais aussi pas mal d’erreurs tactiques plus tard*, cette aventure se traduit par une déception à la présidentielle et un lourd échec aux législatives, avec (malgré un contexte de victoire de gauche) un probable et historique recul du nombre des élus de la gauche radicale, de 19 députés à... 11.

                    * J’ai, ici-même sur AgoraVox, mis en garde les militants du Front de Gauche, ce qui m’a valu des volées de bois vert et des accusations ineptes de rouler pour le PS.


                  • pjf971 13 juin 2012 16:32

                    faute de connaître le Président élu, le vote législatif se ferait de manière aveugle

                    Désolé, cet argument ne me convainc pas du tout.
                    Il y aurait au moins presque obligatoirement, pour chaque électeur, dès le premier tour, une harmonie de choix président / député.
                    Et au deuxième tour, l’argument du vote législatif « à l’aveugle » ne tient plus du tout : il n’y aurait, comme c’est actuellement le cas, que 2 candidats à la présidence, et les candidats députés se répartiraient de même, dans leur très grande majorité.

                    Ce raisonnement ne tient bien sûr que dans le cadre de l’actuelle constitution, où seule les dates d’élection changeraient.


                    • Fergus Fergus 13 juin 2012 16:49

                      Bonjour, Pjf.

                      Pas d’accord : il ne pourrait y avoir une possible harmonie que si les législatives se faisaient à la proportionnelle. Avec le système actuel, vous oubliez la dimension locale qui influence les choix des électeurs ; en outre, vous oubliez les effets de la barre des 12,5 % qui détermine les qualfiés du 2e tour des législatives. Bref, beaucoup d’impondérables qui pourraient effectivement déboucher sur une cohabitation non désirée.


                    • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 13 juin 2012 19:49

                      @Fergus

                      Différentes idées sont avancées, allant du vote obligatoire...

                      Si le vote devient OBLIGATOIRE, avec le dispositif de parrainages et le vote blanc qui est une belle escroquerie depuis un siècle et demi (Naboléon III), nous naviguons allègrement vers la dictature « décomplexée »...

                      Pour nous faire accepter le vote obligatoire, il faudrait :

                      • Que les bulletins blancs ne servent plus à cautionner ce système mafieux, mais soient réellement comptabilisés.
                      • Que si les bulletins blancs arrivent en tête, une nouvelle élection ait lieu, mais avec TOUS les candidats changés, et que ceux qui ont été rejetés soient interdits de candidature à vie... Nous verrions les « purs » car pour eux seul l’idéal compte, ils accepteraient cette décision avec joie. Quant aux autres, je vous laisse réfléchir à leurs motivations...
                      • Qu’il soit possible de voter pour qui on veut, même (et surtout) pour une personne qui ne s’est pas présentée - ce qui prouve qu’elle ne souhaite pas « jouer le jeu » des politicards. Cette personne désignée par ses pairs serait sans aucun doute bien plus à même de défendre les intérêts de ceux qui l’ont désignée.
                      • Surtout, que le vote électronique soit STRICTEMENT INTERDIT PAR LA CONSTITUTION. Je connais trop bien les systèmes informatiques pour savoir qu’ils sont très facilement « hackables ».... Il est bien plus difficile de trafiquer une élection avec des bulletins papier (surtout quand il y a de nombreuses personnes pour contrôler qu’il n’y a pas de fraude) que de modifier les résultats d’une machine au logiciel fermé.
                      • Et enfin, qu’il soit possible de révoquer un élu si celui-ci ne suit pas les prescriptions de ses électeurs. Qu’il puisse ensuite être poursuivi pour haute trahison serait la cerise sur le gâteau. Avec une telle épée de Damoclès sur leurs tête, nos « chers élus » penseraient surtout à sauver leurs fesses de la vindicte populaire et d’un seul coup les vocations se feraient sans doute plus rares..

                      Comme toujours, les politiques tentent de rejeter la responsabilité de la déliquescence du système sur les électeurs mais ne reconnaissent pas qu’ils sont à l’origine de ce profond dégoût.

                      Cette fois encore, les élections présidentielles ont obtenu un score « potable » grâce à l’épouvantail FHaine, cette bande d’idiots utiles (pour les « partis bien pensants » bien sûr) qui ont permis par leur médiatisation à outrance et grâce à des propos provocateurs ou nauséabonds de part et d’autre d’effrayer le bobo de base, le crétin démocrate bien pensant et le petit bourgeois...

                      Si les politique faisaient le travail qu’ils sont CENSÉS FAIRE au lieu de ne penser qu’à leurs propres intérêts et à leurs avantages démesurés, nous n’en serions pas là...

                      Il ne faut pas se leurrer, le système électoral ne peut engendrer QUE LA CORRUPTION. Ne serait-ce que pour parvenir à réunir suffisamment de fonds pour une belle campagne.

                      Comme les Français (et les peuples en général) sont trop fainéants et trop crédules vis à vis des médias de masse pour chercher les RAISONS RÉELLES qui poussent les candidats à se présenter, ces oligarques ont encore de beaux jours devant eux.

                      Le seul moyen de faire tomber le système est l’abstention.

                      Une fois passée la barrière fatidique des 50% d’abstention, les élus n’auront plus AUCUNE LÉGITIMITÉ.
                      Celui qui sera élu avec 51% des suffrages exprimés (avec les bulletins blancs qui partent directement à la poubelle) ne pourra revendiquer représenter que 25,5% des Français au maximum. Des prunes en fait. 74,5% des Français ne l’auront PAS CHOISI.

                      CQFD.


                      • Fergus Fergus 13 juin 2012 22:57

                        Bonsoir, Pïerre-Joseph.

                        Je ne suis pas partisan du vote obligatoire, non pour les risques dont il pourrrait être porteur, mais parce que j’estime qu’il appartient au personnel politique, par son action et son exemplarité, d’inciter les citoyens à participer aux scrutins.

                        Pour ce qui est de l’abstention, je crains malheureusement qu’il ne faille une très grande désaffection des urnes pour que les élus se sentent moins légitimes, même si, de facto, cette légitimité se trouve érodée. Mais ces gens-là sont ainsi faits qu’ils oublient très vite les conditions de leur élection, eût-elle été particulièrement étriquée et peu représentative de l’électorat inscrit. Le pire est que les citoyens eux-mêmes l’oublient très vite pour un grand nombre d’entre eux. C’est pourquoi je ne crois pas que cette voie soit la bonne.

                        Pas d’accord sur l’accusation de corruption qui serait inhérente à la fonction politique : les pays nordiques, sans être toujours exemplaires, nous montrent qu’il n’y a pas de fatalité en la matière. Et sans aller si loin, je suis persuadé que la majorité des élus sont des gens intègres, sans aucun doute navrés d’être collectivement vilipendés pour les fautes d’une minorité.


                      • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 18 juin 2012 16:21

                        Bonjour Fergus.

                        Les politiciens INFLUENTS, ceux qui sont mis en avant et qui votent les lois sont dans leur immense majorité placés dans une situation de CONFLIT D’INTÉRÊT.

                        En effet, pour qu’ils puissent être élus, il faut qu’ils puissent avoir une campagne électorale bien médiatisée, ce qui requiert un financement important.

                        Ne nous leurrons pas, le système politique actuel a été entièrement phagocyté par les deux partis « majoritaires », comme dans l’ensemble des pays occidentaux.
                        Ces deux partis sont nécessaires pour permettre au peuple de croire à une certaine « illusion de démocratie ».
                        En montant en épingle les « divergences » entre les « idéologies » des deux partis majoritaires, les médias (dont le pouvoir de nuisance n’est plus à démonter), au fil des élections et en fonction des intérêts de leurs actionnaires, procèdent à un « lavage de cerveau » de la majorité de la population et les incitent à voter « comme il faut ».

                        Si « Flamby » a été élu, c’est plus grâce aux médias qui ont patiemment modelé l’opinion publique que suite à un « sursaut de conscience » du peuple...
                        Comme le « marché », c’est à dire les gros actionnaires, a compris que Sarkozy était fini, tout a été fait pour favoriser « l’alternance », et la percée d’un « gouvernement de gauche »...

                        Donc, une fois le système politique bien verrouillé, il suffit de mettre les partis « sous tutelle » : La tutelle financière est la plus efficace (système de la « Dette »). Si le parti au pouvoir ne vote pas dans le sens de ses « bienfaiteurs », plus de crédits, plus de publicité, et au final la fin de mandats électifs pour ses membres => chômage.

                        Comme tous ces politiciens professionnels ne savent rien faire d’autre, ils se retrouvent donc obligés de suivre les instructions de leurs « bienfaiteurs ». Les électeurs comptent pour des prunes, et les petits candidats aussi.
                        Les électeurs sont spoliés car ils ont voté pour un « idéal » qui ne sera JAMAIS mis en œuvre (cf. Mitterrand qui disait que les promesses n’engageaient que ceux qui y croyaient).
                        Les « petits candidats » locaux qui sont OBLIGÉS de suivre les instructions dictées par les apparatchiks de leur parti, même s’ils ne sont pas d’accord.
                        Un petit candidat local est très vite expulsé du parti s’il ne suit pas les instructions.
                        Donc, tout ce petit monde suit le mouvement... Pour maintenir sa situation (financière + avantages divers qui ne seront jamais « rabotés » - ils ne sont pas cons et ne vont pas baisser leurs rémunérations)... C’est comme ça qu’on a droit à une assemblée de « députés godillots ».
                        Si ce n’est pas une situation de conflit d’intérêt, ce terme n’existe nulle part dans l’univers.

                        C’est pour ça que je lutte contre le système électoral. Il ne peut engendrer que la montée d’une oligarchie et favoriser les intérêts d’une minorité au détriment de la majorité.

                        Le seul moyen d’y remédier consiste à ré-créer la SEULE VRAIE DÉMOCRATIE : Le tirage au sort.
                        Et qu’on arrête de nous bassiner avec ce mensonge de « compétence de l’Élite »... La seule compétence de cette fameuse « Élite » est la préservation de son propre statut, et des intérêts de ceux qui la financent discrètement.

                        Leur devise est : Après moi le déluge, je m’en fous car je suis à l’abri du besoin pour le restant de mes jours.

                        Convaincu ?
                        Je l’espère car c’est bien là la seule vérité tangible sur ce système corrompu.

                        Et regardez-bien le parcours des « ténors » des deux partis influents en concurrence. Ils sortent tous des mêmes écoles, ont approximativement le même parcours, et ont choisi le parti non pas en fonction d’un quelconque idéal, mais en fonction des opportunités de carrière qui leur étaient offertes.

                        Ils sont comme tout le monde (hormis les plus démunis) : Ils choisissent la « boîte » qui leur offrira le meilleur job.

                        Le seul problème en politique : Il est difficile de « changer d’employeur »...

                        Voyez Besson : Il s’est fait étriper, alors qu’on trouve tout à fait normal qu’un commercial change d’entreprise et qu’il dénigre son ancien employeur...
                        Finalement sa cupidité nous a offert une vision réelle du monde politique, et il a été l’un des seuls à avoir « l’honnêteté » de « retourner sa veste » en public...

                        A méditer.


                      • Fergus Fergus 13 juin 2012 23:30

                        Salut, Waldgänger.

                        « A bout de souffle », c’est exactement cela. D’où la nécessité qui s’imposera tôt ou tard - et je l’espère le plus rapidement possible - de remettre tout cela à plat. On ne peut plus continuer en effet avec un système de plus en plus coupé des citoyens et dévoyé par un culte de la personnalité quasiment monarchique. Un système frustrant qui occulte tout l’intérêt de la représentation parlementaire, laquelle devrait pourtant constituer la base de toute organisation démocratique digne de ce nom. C’est là, et nulle part ailleurs, que devrait se situer le noeud de nos institutions. D’où en effet la nécessité de replacer les législatives en amont de la présidentielle pour désigner un véritable Premier ministre. Problème : malgré les difficultés qu’elle engendre, les Français sont très attachés à la présidentielle telle qu’elle existe...

                        Bonne nuit.


                      • Mr-J 14 juin 2012 02:19

                        Mes réflexions sont dans l’air du temps  :p.

                        Personnellement j’avais pensé que : faire fusionner les législatives et les présidentielles ne serait pas une mauvaise idée, j’estime que ça donnerait vraiment envie de voter pour ses propres convictions et non pas de tomber dans le piège du vote utile qui fait le jeu des gros partis.

                        Dans ce cas-là nous perdons le système de circonscription et c’est globalement plus équitable, mais chaque parti propose sa liste de candidats à la fois pour les présidentielles et les législatives, le premier candidat de chaque liste postule pour être président de la République les autres par ordre décroissant obtiendront une place au parlement ou non tout comme les premiers de chaque liste s’ils ne sont pas élu président.

                        En cas de score à virgule (ce qui est obligatoire^^) ce sera le parti qui aura les deux dernières décimales les plus élevés qui obtiendra un parlementaire supplémentaire, etc ; jusqu’à obtenir le bon nombre de parlementaires.

                        Avec ce système on peut logiquement réduire le nombre de parlementaire à 99 + un président qui a une voix comme tout le monde. L’avantage c’est que les plus petits partis peuvent arriver à être représenté ce qui dans le système actuel lorsque l’on rate : présidentielles et législatives et tout bonnement foutu.

                        On obtient donc une nouvelle chambre parlementaire dès le premier tour. Je serai pour qu’il ne soit pas possible de destituer le président sauf par référendum populaire et qu’il soit possible de créer n’importe quel référendum populaire à condition que le créateur de l’idée obtienne le soutien de 50 parlementaires, voir 40, mais là on risque de dériver vers un régime parlementaire très instable, mais ce sera aux français de choisir ou non la stabilité, ce qui devrait être en mesure de tempérer ce problème sauf dans le cas d’une guerre civile, mais nous n’y sommes pas encore ^^.   


                        • Mr-J 14 juin 2012 02:34
                          Oups la fausse manip’ !

                          J’étais en train de finaliser mon message lorsque la page s’est actualisé et que.... Comment ça vous vous en fichez ?

                          Bref : pardon pour les caractères en gras et je tiens à préciser que je suis ouvert à toutes discussions sur le sujet ! Et je copyright, ici même ; la loi : c’est moi :), qu’un empaffé en costard ne vienne pas proposer ma version de l’idée entre deux petits fours et qu’on en parle après dans les médias : à bon entendeur ! ^^

                        • Fergus Fergus 14 juin 2012 09:50

                          Bonjour, Mr-J.

                          Ce système aurait le mérite de la simplicité. Peut-être trop de simplicité dans un pays où l’on adore, souvent pour de bonnes raisons, parfois pour des mauvaises, se compliquer la vie.

                          De là à ramener à 100 le nombre des élus de l’Assemblée nationale, il y a très peu de chances que cela puisse se voir un jour. Avec 577 députés, la France compte pourtant un nombre de représentants sans doute trop élevé qui pourrait être réduit si l’on prend en exemple les Etats-Unis et leurs 435 représentants. En revanche, les députés sont plus de 600 en Allemagne et en Grande-Bretagne, ce qui montre que, sur ce plan, notre pays n’est pas le pire. Réduire fortement la représentation nationale nécessiterait en outre une adhésion des parlementaires eux-mêmes ; on les voit mal prendre le risque de passer à la trappe.


                        • pens4sy pensesy 14 juin 2012 06:45

                          Une suggestion comace en passant : une partie de proportionnelle ( 20 %) et des législatives décalées vers le milieu du quinquennat.

                          Avantages : une meilleure représentation nationale et un vote « sanction » a mi terme du Président.

                          Admettons (hypothèse) que le 17 jiun les électeurs n’envoient pas une majorité PS au parlement, (besoin d’apport du FdG qui se retrouverait en position de force) alors peut être Flamby déciderait il de dissoudre une chambre qui se mettrait en travers de son chemin. (Mais Melenchon a prévenu qu’il ne voterait jamais une motion de censure contre le gouvernement, quelle connerie !...).

                          Donc c’est une utopie,


                          • Fergus Fergus 14 juin 2012 09:25

                            Bonjour, Pensesy.

                            Hollande en cohabitation ne pourrait dissoudre l’Assemblée qu’au bout de six mois de gouvernance UMP.

                            Des législatives intégralement décalées à mi-mandat pourraient entraîner une cohabitation.

                            Et l’on touche là à ce qui me semble l’aberration de la Ve République : un régime qui, au gré des aléas politiques, peut tantôt donner tous les pouvoirs (ou presque) au président, tantôt ne lui en laisser que des miettes. C’est absurde. Et c’est pourquoi je préconise la mise en place d’un véritable régime parlementaire à l’anglo-saxonne où le Chef de l’exécutif est le leader du camp vainqueur des législatives.


                          • Le péripate Le péripate 14 juin 2012 13:29

                            Puisque vous aimez la réglementation j’ai quelques suggestions à faire concernant les députés.

                            Pour limiter leurs contacts en particulier avec les enfants qu’il faut protéger, leur communication politique ne pourra se faire qu’entre 1h et 5 h du mat.
                            Tout passage à la télé ou tout affiche devra porter sur au moins 20% de l’image la mention « attention ces promesses n’engagent que ceux qui y croient et peuvent gravement nuire à la démocratie »
                            Ils devront mentionner expressément quels groupes de pression ils favorisent
                            Une taxe sera crée sur tous les projets de lois payable par le parlementaire qui de plus sera tenu sur ses biens propres de payer au moins 10% des dégâts qu’il causera à la société.
                            Pour finir chaque politique devra porter un panneau de 30 par 30 signalant leur extrême dangerosité.

                            En espérant vous avoir donné quelques pistes de réflexion.


                            • Fergus Fergus 14 juin 2012 13:39

                              Bonjour, Le Péripate.

                              Sous le propos sarcastique percent quelques vérités sur le mode de fonctionnement du parlement et la responsabilité des députés. Merci pour ces propositions.


                            • gruni gruni 14 juin 2012 19:11

                              Bonsoir Fergus


                              D’accord avec toi, cette campagne des législatives était trop longue et ennuyeuse. Alors deux semaines d’écart entre les deux élections me semble suffisant. Par contre à mon avis les ministres ne devraient pas se présenter pour une fonction de député qu’ils ne pourrons pas assumer. Je sais que la durée au gouvernement n’est pas assurée mais on trouvera sûrement un moyen pour les occuper avant la prochaine élection.

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