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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand Sarkozy contre ATTAC...

Quand Sarkozy contre ATTAC...

Je viens d’écouter le discours de ce jour de notre président (à Argonay en Haute-Savoie).
Fidèle à ce que l’on apprend (ou apprenait peut-être...) à l’école, il va du général au particulier et est constitué de trois parties bien distinctes.
 
La première est une critique très vive du capitalisme, la seconde fait une sorte de bilan des réformes engagées en France et des actions récemment menées au niveau européen, la troisième fait des propositions concrètes pour les PME françaises.
 
En première partie, la critique était si acerbe à l’endroit du système capitaliste que – comme on nous avait promis des annonces – j’ai cru que notre président allait destituer Mme Lagarde au profit d’un collectif ATTAC et annoncer le remplacement au pied levé d’Henri Guaino par Fidel ou maintenant Raoul... Le discours devait durer 20 mn, on en a pris pour 1 heure !
Juste une anecdote avant de poursuivre. Le cours du CAC 40 était affiché sur l’écran tandis que notre président déclamait. Et plus, il accusait les maux du capitalisme (car ils sont presque tous passés en revue), plus le cours descendait... C’était assez drôle... A un moment donné, un incident technique peut-être ?!? – il a cessé d’être affiché...
 
La forme de cette première partie si appuyée avec « force conviction » semble – au-delà de la démagogie habituelle – nous dévoiler à demi-mots et dans le langage fleuri que notre président affectionne particulièrement, son for intérieur : « Bon, on a vraiment déconné ! Suffisamment pour avoir quand même la trouille que le peuple se révolte pour de bon maintenant... Il faut calmer le jeu avant que tout nous pète à la gueule, alors, on va leur dire que l’on va moraliser le capitalisme, on va donner le change et les pauvres cons vont se cass... heu... se calmer... OK. »
 
La seconde partie du discours a permis d’affirmer clairement (à l’opposé exact de ce qui précédait) que les réformes françaises entamées devaient être poursuivies soulignant les rôles importants de Mesdames Lagarde et Dati et le soutien qu’entendait leur apporter notre président. On a eu droit au tutoiement avec François et Christine... à l’image de l’entreprise car le modèle est loin d’être oublié et réapparaît en filigrane dans la forme... on est manager ou on ne l’est pas !
 
Cette partie a permis également de souligner son rôle majeur dans la gestion de la crise par l’Europe car l’Europe c’est lui ou du moins il l’aimerait bien pendant encore un à deux ans (le sous-entendu était à peine tiré par les ficelles...) et par la même occasion de faire oublier l’initiative de Gordon Brown... et la présence de Jean-Claude Juncker dont le nom n’a pas été cité si mes souvenirs sont bons...
 
La troisième partie s’est focalisée sur les propositions concrètes au profit des entreprises et notamment les plus petites... Très bien... je n’en dirais pas plus sur cette dernière partie car je trouve singulier que les médias n’ont retenu qu’elle, vous verrez ! Certes elle était – à juste titre – très attendue et il faut parer au stress ambiant... au plus vite... mais pour aller où au fait ?

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56 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 24 octobre 2008 14:53

     Puisque la droite française est ultra-libérale. Puisque la droite française parle comme Attac. Donc Attac est ultra-libéral. CQFD.


    • Traroth Traroth 28 octobre 2008 16:51

      Il serait temps que vous appreniez à distinguer les paroles des actes. Sarkozy parle comme ATTAC et agit comme Tatcher.


    • Mr Mimose Mr Mimose 24 octobre 2008 15:00

      Puisque je suis un gros connard. Puisque je parle comme Le péripate. Donc le péripate est un gros connard.
      CQFD.


      • Pure haleine 26 octobre 2008 17:50

        il y en a qui se reconnaisse quand on les siffle smiley


      • ZEN ZEN 24 octobre 2008 15:23

        J’ avais toujours pensé que Sarko était un crypto-trotzkiste... smiley  smiley


        • Le péripate Le péripate 24 octobre 2008 15:31

           C’était un cryptosocialiste. Maintenant, c’est un socialiste. Vous devriez vous réjouir : plus d’impôts, plus d’intervention, plus d’effet de manche démagogique. Vraiment, il y en a qui ne sont jamais content.


        • ZEN ZEN 24 octobre 2008 18:09

          Tiens, Péripate, en voilà un qui ne va pas tarder à s’inscrire à la LCR ! smiley

          C’est le monde à l’envers...


        • Le péripate Le péripate 24 octobre 2008 18:19

           Oui, Greenspan, le responsable n°1 de cette crise. Si vous vous teniez informé de ce que pense réellement les libéraux ( les "autrichiens", et non les neo-conservateurs, ou les friedmaniens avec qui vous nous confondez), vous verriez qu’il est très sévèrement critiqué. Pour deux raisons (mais je me répète) : un, la critique du concept même de banque centrale ; deux, l’inflation monétaire et la question des taux d’intérêts. Alors, pas étonnant que plutôt de se remettre en cause, lui, et toute la politique neo-conservatrice qu’il représente, il fasse la fine bouche devant le marché qui lui a fait ce si beau bras d’honneur.


        • ZEN ZEN 24 octobre 2008 18:59

          J’adore ta capacité de rebond...
          Les Autrichiens, parlon-en, eux qui ont fait école aux uSA et ont produit les effets que l’on sait...

          Son programme est exposé dans Constitution de la liberté (1960) : déréglementer, privatiser, diminuer les programmes contre le chômage, supprimer les subventions au logement et les contrôles des loyers, réduire les dépenses de la sécurité sociale, et enfin limiter le pouvoir syndical. L’État n’a pas le droit d’assurer la redistribution, surtout en fonction d’un quelconque critère de « justice sociale ». Son rôle est réduit à la fourniture d’un cadre juridique garantissant les règles élémentaires de l’échange. En 1976, il va jusqu’à proposer la dénationalisation la monnaie, c’est-à-dire la privatisatisation des banques centrales nationales pour soumettre la création monétaire aux mécanismes du marché. D’autres prises de positions semblent nuancer la radicalité de son libéralisme, il préconise par exemple la création d’un revenu minimum, mais cette proposition doit être pensée comme une réhabilitation de la loi anglaise des indigents et non comme la marque d’un « socialisme hayèkien » [

          La théorie développée par Hayek est fondée sur une croyance partagée par tous les libéraux, des classiques jusqu’aux partisans des thèses autrichiennes. La métaphore de la « main invisible », qui assure dans la pensée d’Adam Smith l’adéquation de l’offre et de la demande sur les différents marchés, illustre parfaitement ce présupposé commun qu’ils cherchent tous à démontrer à partir de différents postulats : équilibre général de Walras, redéveloppé par Pareto ; ordre spontané du marché ou catallaxie pour l’école autrichienne. Celle-ci est le résultat d’actions non concertées et non le fruit d’un projet conscient. L’ordre du marché n’est pas voulu, pas planifié, il est spontané. ...

          Une pensée dogmatique qui s’enracine dans des présupposés quasi-religieux...


        • sisyphe sisyphe 24 octobre 2008 21:01

          par ZEN (IP:xxx.x03.110.232) le 24 octobre 2008 à 18H59 							
          							

          															
          							
          								J’adore ta capacité de rebond...
          Les Autrichiens, parlon-en, eux qui ont fait école aux uSA et ont produit les effets que l’on sait...

          Son programme est exposé dans Constitution de la liberté (1960) : déréglementer, privatiser, diminuer les programmes contre le chômage, supprimer les subventions au logement et les contrôles des loyers, réduire les dépenses de la sécurité sociale, et enfin limiter le pouvoir syndical. L’État n’a pas le droit d’assurer la redistribution, surtout en fonction d’un quelconque critère de « justice sociale ». Son rôle est réduit à la fourniture d’un cadre juridique garantissant les règles élémentaires de l’échange. En 1976, il va jusqu’à proposer la dénationalisation la monnaie, c’est-à-dire la privatisatisation des banques centrales nationales pour soumettre la création monétaire aux mécanismes du marché. D’autres prises de positions semblent nuancer la radicalité de son libéralisme, il préconise par exemple la création d’un revenu minimum, mais cette proposition doit être pensée comme une réhabilitation de la loi anglaise des indigents et non comme la marque d’un « socialisme hayèkien » [

          La théorie développée par Hayek est fondée sur une croyance partagée par tous les libéraux, des classiques jusqu’aux partisans des thèses autrichiennes. La métaphore de la « main invisible », qui assure dans la pensée d’Adam Smith l’adéquation de l’offre et de la demande sur les différents marchés, illustre parfaitement ce présupposé commun qu’ils cherchent tous à démontrer à partir de différents postulats : équilibre général de Walras, redéveloppé par Pareto ; ordre spontané du marché ou catallaxie pour l’école autrichienne. Celle-ci est le résultat d’actions non concertées et non le fruit d’un projet conscient. L’ordre du marché n’est pas voulu, pas planifié, il est spontané. ...

          Une pensée dogmatique qui s’enracine dans des présupposés quasi-religieux...

          Voilà une explicitation précise de la pensée du libertarien autrichien Péripate !
          Merci, Zen !  smiley

          Pour "la pensée dogmatique qui s’enracine dans des présupposés religieux", remarque, on l’avait clairement compris. 
          Saint marché priez pour vous,
          Tu ne tueras point,
          gnagnagna...

          d’où la conclusion, absolument irréfutable que, comme je le dis depuis un moment, Péripate est un imbécile nuisible, qui essaie d’embrouiller son monde, avec des enculages de mouche sur des points théoriques et de fumeux discours jesuito-philosophiques, déniant la réalité, la transformant, faisant systématiquement de la désinformation et du noyage de poisson. 

          En fait, Peripate est un sectaire, dans tous les sens du terme. 

          Tiens, pour lui faire plaisir, une petite image pieuse de la secte des autrichiens...

           smiley


        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 24 octobre 2008 23:39

           C’est minable.


        • sisyphe sisyphe 25 octobre 2008 04:48

           smiley smiley


        • Le péripate Le péripate 25 octobre 2008 10:47

           Pas mal, Zen. Vous faîtes quelques progrès. Cependant, il y a encore de larges erreurs dans votre compréhension. Il ne s’agit pas de privatiser les banques centrales, mais de rendre la monnaie à tous, comme une marchandise que tous ont le droit de fabriquer, comme il existe des fabricants de téléviseurs, de brioches et de lunettes.
          C’est toujours amusant de voire les prétendus beaux esprits se moquer de l’idée de main invisible, et de la qualifier de croyance, alors que l’observation de la nature la révèle partout. C’est votre croyance en un principe supérieur, votre téléologie qui est ridicule et qui ressort proprement d’une croyance magique (le terme religieux ne convient pas, il est trop élaboré pour ce qui n’est qu’une superstition). 
          D’autre part, vous avez raison de noter cette incohérence dans la pensée de Hayek, sur le revenu universel. D’autres, après lui, l’ont critiqué, et elle est effectivement très critiquable.
          Au bilan, quelques progrès pour l’élève Zen, mais il doit développer une réflexion plus personnelle.


        • ZEN ZEN 25 octobre 2008 10:55

          Péripate

          Nobody is perfect, Maître...

          C’était presque du Hayek dans le texte, quand même...

          Vous me copierez 100 fois : "je serai cohérent avec moi-même" !


        • ZEN ZEN 25 octobre 2008 11:01

          "C’est toujours amusant de voire les prétendus beaux esprits se moquer de l’idée de main invisible, et de la qualifier de croyance, alors que l’observation de la nature la révèle partout"

          C’est toujours amusant de voir les faux naïfs libéraux comparer la société à la nature et ses lois...
          Merci pour cet aveu lumineux
          Mais c’est d’une grande logique idéologique : la société n’est pas faite pour être changée, mais elle doit être subie
          ...où l’on rejoint le TINA et sa logique de soumission aux sacro-saintes lois du marché !


        • Le péripate Le péripate 25 octobre 2008 11:14

           Quelle idée vous faîtes vous de la nature ? Venons nous du monde des dieux ? A vous lire, il semble que c’est ce que vous croyez. Donc, pour vous, il y a la nature (que vous pensez certainement comme Nature), et la société (Société, bien sûr). Etrange dualisme, étrange manichéisme. Vous réinvestissez ainsi la pensée religieuse dans ses aspects les plus négatifs, vous laïcisez les dieux devenus les hommes de l’état, et Dieu devient l’Etat.
          Vous êtes un adepte de la magie noire. 


        • ZEN ZEN 25 octobre 2008 11:25

          @ Péripate

          Là, ce n’est plus de l’incohérence, c’est du délire !
          Bon WE de repos !


        • sisyphe sisyphe 25 octobre 2008 12:11

          C’est toujours amusant de voire les prétendus beaux esprits se moquer de l’idée de main invisible, et de la qualifier de croyance, alors que l’observation de la nature la révèle partout

           smiley smiley

          On ne saurait mieux avouer être partisan de la loi de la jungle, et mystico-sectaire !

          Pourquoi vis tu dans une maison, Peripate, et utilises tu un ordinateur, des moyens mécaniques de déplacement, vas tu faire tes courses dans des magasins, acceptes tu l’électricité ? 
          Rien de tout ça dans la "main invisible" de la nature !
          Couvre toi de peaux de bêtes que tu auras tuées, vis de chasse, de cueillette, de pêche, dors dans la forêt, et laisse toi guider par la main invisible de ton dieu-gourou

          Si un autre, plus costaud, plus armé que toi, te dépèce, voire te tue : tu ne lui en voudras pas ; lui aussi, le pauvre, ne fait qu’obéir à la main invisible de la nature. 

          En fait, la péripate-éthique n’est que le symptome d’une péripathologie schizoide : peripatatras !!



        • Antoine Diederick 25 octobre 2008 12:22

          oui applaudissements pour Zen...

          je ne suis pas de gauche, d’ailleurs, je ne suis nulle part, mais croire à cette "main invisible" c’est de la vaste blague, c’est comme si les conditions du marché étaient parfaites, c’est faux. C’est faux car les acteurs sont dans des rationalités différentes qui ne se rencontrent pas toujours, et donc conflictuelles. Les acteurs ne possèdent pas non plus des ressources égales. En plus, les "systemes" ont leur propre inertie et en même temps tendance à reproduire le même comportement et donc de ne pas s’adapter d’eux-memes aux nouvelles conditions. Donc, en va renvoyer l’acteur à lui-même comme facteur de changement.

          ok....cela va être bien long....et aujourd’hui ces sujets ne m’intéressent plus.


        • Le péripate Le péripate 25 octobre 2008 12:33

           Ce qu’il y a de sûr, c’est que rien ne vous empêche de construire le petit monde que vous rêvez. D’ailleurs, vous ne vous en êtes pas privé tout au long de ce triste vingtième siècle qui peine à s’achever, avec les résultats que l’on voit.
          Rien donc, ne devrait vous limiter à jouer au meccano. Sauf, que certains ne veulent plus marcher du même pas que vous. C’est donc tranquillement la dissidence pour ceux là, le souhait de sécession, que, justement, vous déniez.

          Les hommes libres vous échapperont toujours. 


        • Antoine Diederick 25 octobre 2008 12:45

          au Péripate,

          la crépusculaire et l’antique opposition du socialisme et du libéralisme commencent tout doucetement à ne plus fonctionner non plus....je crois, qu’il faudrait bien sûr défendre la liberté mais en même temps sortir des contradictions qui sont comme le rever et l’avers de la même médaille. Qui pense à la tranche ?


        • sisyphe sisyphe 25 octobre 2008 12:57

          par Le péripate (IP:xxx.x21.115.119) le 25 octobre 2008 à 12H33

          Ce qu’il y a de sûr, c’est que rien ne vous empêche de construire le petit monde que vous rêvez. D’ailleurs, vous ne vous en êtes pas privé tout au long de ce triste vingtième siècle qui peine à s’achever, avec les résultats que l’on voit.

          Ah !
          Parce que c’est "le petit monde dont on rêve" qui a été construit tout au long de triste vingtième siècle smiley smiley (on est au XXIème, quand même, hein : faut suivre...) 

          Décidément, la désinformation se joint au culot le plus éhonté  !!
          Les "résultats que l’on voit", comme tu dis, sont la conséquence directe, absolue, et inévitable d’un monde et d’un système contre lequel nous, nous luttons, et que tu t’acharnes, toi, Peripate, à continuer à défendre, et même, si tu le pouvais, à aggraver.
          Le jour où tu auras le minimum d’honnêteté pour le reconnaitre, tu pourras, effectivement, revendiquer, d’être un "homme libre". 
          D’ici là, tu n’es que le petit valet soumis de dogmes et d’une idéologie qui te formatent totalement. 
          Le contraire d’un homme libre : un sujet totalement conditionné. 


        • ZEN ZEN 25 octobre 2008 13:18

          Péripate , du haut de son insondable sagesse, parle aux hommes comme la Pythie , hors du temps et de l’espace...-O

          Pauvres humains, oyez la voix de celui qui, an nom du passé, parle des temps nouveaux... smiley

          Amen !


        • Jason Jason 26 octobre 2008 09:29

          Bravo, Zen, pour ce commentaire fort à propos. Vous citez une certaine Tina qui dit :

          "C’est toujours amusant de voire les prétendus beaux esprits se moquer de l’idée de main invisible, et de la qualifier de croyance, alors que l’observation de la nature la révèle partout" 
          Mais elle oublie de dire que l’homme a quitté la nature il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, et qu’en plus dans cette soi-disant nature il n’y a pas de capitalisme. Ah, ces clichés increvables !!!

          Je me rallierais aux propos de Raoul Dufy (le peintre) à qui on demandait s’il peignait selon la nature. "La nature, Monsieur, après tout, ce n’est qu’une hypothèse".

          Comme quoi, il suffit d’un peu de recul et de moins d’obstination pour y voir plus clair.

          Cordialement


        • Traroth Traroth 28 octobre 2008 17:01

          La "main invisible de la nature", c’est celle-là même qui fait que si tu n’arrive pas à abattre ta proie, tu crève la gueule ouverte. Tout ce qu’on cherche à éviter avec ce bidule appelé "civilisation"...

          Vous êtes contre la civilisation, Péripate ? Vous voulez que les forts bouffent les faibles ? Dites-le franchement, dans ce cas, qu’on ait un endroit où renvoyer, quand vous reviendrez nous bassiner avec les soit-disantes vertus du libéralisme...


        • Peretz Peretz 24 octobre 2008 16:09

           Le capitalisme financier du tout pour la grande entreprise et la spéculation financière (politique de l’offre) fait faillite. Il faudra probablement revenir à la politique de la demande, c’est-à-dire augmenter massivement les bas salaires : politique de la demande. C’est pourquoi les grandes entreprises perdent leur cote : devant l’augmentation du chômage de masse prévisible, ils seront bien obligés de répartir le gâteau autrement, de gré ou de force. Vive Sarko qui a tout compris, et qui va probablement s’inscrire au P.C ou chez Besancenot pour préparer le grand soir !!!


          • TSS 24 octobre 2008 16:43

            j’ai du mal à comprendre que l’on puisse encore s’interesser aux propos de Sarkho,il dit tout et son contraire  !!!


            • Caramelle 24 octobre 2008 17:43

              Le problème est que ne pas s’y interesser revient non seulement à le laisser dire mais surtout à le laisser faire... (Toute comparaison mis à part c’est précisemment sur ce procédé de laisser faire - laisser dire que la crise actuelle a éclaté, que des Adolf, Joseph et autre Pol Pot ont pu sévir...)
              Pour ma part, je préfère "démonter" ses discours pour montrer où et comment il nous prend pour des gros bennets mous. C’est une forme d’autodéfense intellectuelle en quelque sorte...


            • impots-utiles.com 24 octobre 2008 17:57

              Sarkozy parle de supprimer la taxe professionnelle alors qu’en même temps, les dépenses des collectivités locales s’envolent ...

              http://www.impots-utiles.com/la-d-rive-des-d-penses-des-collectivit-s-locales.php


              • Traroth Traroth 28 octobre 2008 20:00

                Ca permet de rendre les collectivités locales (très majoritairement de gauche) plus dépendantes des subventions de l’Etat. Et ça les contraint à augmenter les impôts locaux des particuliers (taxe d’habitation), ce qui est évidemment impopulaire.


              • pissefroid pissefroid 24 octobre 2008 19:00

                Nous avons de la chance en France, zorro est notre président !


                • Annie 24 octobre 2008 19:08

                  Moi c’est le moins de cinquante ans qui m’a choqué, mais comme j’ai bien aimé l’article je ne dirai rien !!


                  • Caramelle 25 octobre 2008 11:55

                    Rien de choquant à avoir moins de cinquante ans ! En réalité, je fais référence à LA ménagère de moins 50 ans à laquelle se réfère ou se référait il n’y a pas si longtemps tous les instituts de sondage dont notamment l’INSEE... Je ne comprends pas bien en quoi cela vous choque mais je suis prête à comprendre...


                  • Annie 25 octobre 2008 12:38

                    OK je n’aurai pas dû être choquée ; je n’ose pas avouer que je suis complètement passée à côté de la référence de l’INSEE. Voilà ce que c’est : quand on habite dans un autre pays, on finit par perdre ses repères. 


                  • Caramelle 25 octobre 2008 18:37

                    Ce n’est pas grave. L’essentiel c’est d’éviter les procès d’intention... sans rancune


                  • Antoine Diederick 24 octobre 2008 22:14

                    Greenspan....tudieu le voilà sincère, il l’a toujours été sincère il l’est encore plus maintenant, mais c’est trop tard..... !!!!!


                    • Antoine Diederick 24 octobre 2008 22:16

                      par contre, grâce à l’auteur, j’ai compris que pour Sarkozy, il n’est pas trop tard , enfin dans le discours....

                      Si jamais, cette crise ruinait les Etats, la classe politique serait balayée dans bien des pays européens...ouf, pourvu que je joue pas à me faire peur....


                    • Traroth Traroth 28 octobre 2008 20:01

                      Pas trop tard, c’est vite dit. On en reparlera s’il revient sur le bouclier fiscal !


                    • sisyphe sisyphe 25 octobre 2008 05:01
                      			 				 Ceci n’est pas une crise financière ! 			 		
                      		
                      			 Par Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS, auteur du « Livre noir du libéralisme » (Le Rocher). On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C’est une crise sociale. 		
                      		
                      				
                      					
                      			
                      			 				 C’est en analysant les statistiques de la Réserve fédérale pour les cinquante dernières années qu’on comprend les causes profondes de la crise. Jusqu’à la victoire de Ronald Reagan, le ratio dette/PIB (1) était parfaitement stable aux Etats-Unis. Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison-Blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. Et la dette augmente, surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la multiplication des petits boulots et à la baisse de la part des salaires dans le PIB.
                      					 					
                      					 Nicolas Sarkozy parle souvent du « plein-emploi américain ». Pourtant, les Etats-Unis sont très loin du plein-emploi : en 2008, la durée réelle moyenne du travail – sans compter les chômeurs – est tombée à 33,6 heures (2), car des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine. Une durée moyenne de 33,6 heures ! Ce « partage » du travail conduit à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire : une étude de BNP Paribas montre que, sur les huit dernières années, « seuls les 5 % d’Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter ». Trente pour cent ont vu leurs revenus réels diminuer. Ces 30 % auraient dû diminuer leur consommation. Si la consommation a continué d’augmenter, c’est uniquement parce qu’on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s’endetter chaque année un peu plus. A s’endetter au-delà du raisonnable.
                      					 					
                      					 Dans tous les pays occidentaux, la peur du chômage déséquilibre la négociation sur les salaires : « Si tu n’es pas content, tu peux aller voir ailleurs. » En vingt-cinq ans, en France, en Allemagne comme au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %. Cette année, en France, quelque 200 milliards d’euros sont allés aux bénéfices, alors qu’ils seraient allés aux salariés si l’on avait gardé l’équilibre salaires-bénéfices du début des années 80. « Sans la hausse de la dette des ménages, la croissance serait nulle en zone euro depuis 2002 », explique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis. En Grande-Bretagne, la dette des ménages dépasse 160 % du revenu disponible. Une étude récente montre que, sans augmentation de la dette des ménages, la Grande-Bretagne serait en récession depuis 2002 !
                      					 					
                      					 « Les Français sont prêts à entendre la vérité », affirmait Sarkozy dans son discours de Toulon. Eh bien, chiche ! Voici la vérité : la crise de la dette n’est pas un incident de parcours dû à l’inconscience de quelques traders isolés. Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout en assurant un haut niveau de consommation de l’ensemble de la population, le néolibéralisme a structurellement besoin chaque année d’un endettement privé plus élevé ! Pendant vingt-cinq ans, cette fuite en avant a été très rentable pour les actionnaires et les banquiers, mais elle nous conduit dans le mur ! Des actionnaires trop gourmands qui veulent 10 ou 15 % de rentabilité, il y en a toujours eu. La nouveauté des dernières années, c’est qu’ils ont pu obtenir ce qu’ils voulaient, car des gains de productivité colossaux ont produit un chômage de masse qui a totalement déséquilibré la négociation sur les salaires. Les racines de la crise financière, c’est trente ans de crise sociale ! Trente ans de productivité mal gérée. C’est à cause du chômage que la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée et que la part des salaires a tant diminué. C’est à cause du chômage que nos économies ont tant besoin de dette. C’est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négocier des augmentations de salaire que l’on sortira de la crise. Hélas, dix-huit mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy ne fera rien d’utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il annonce un « Grenelle », un « Grand Plan » ou une « Grande Mobilisation »... mais, contre le chômage, il n’a encore rien annoncé ! Absolument rien. Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Mais, vu l’importance des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C’est l’ensemble de la gauche européenne qu’il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très concrètement, de nouveaux outils de régulation.
                      					 					
                      					 Voilà pourquoi, avec mes amis de Nouvelle Gauche, avec nombre de militants qui ont signé la motion « Un monde d’avance » de Benoît Hamon, initiative historique et invite les socialistes des 27 pays (ceux qui sont au pouvoir et ceux qui n’y sont pas) à se retrouver pendant trois semaines, en décembre et janvier, pour travailler avec quelques prix Nobel d’économie sur l’ensemble des nouvelles régulations nécessaires à notre époque. Quelles régulations financières et monétaires ? Quelles régulations de nos échanges avec la Chine ? Quelles régulations intra-européennes ? Comment lutter radicalement contre le chômage, la précarité, etc. ? « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire », disait Einstein. Nous autres, socialistes, ne pouvons pas nous contenter de critiquer Nicolas Sarkozy. Nous devons faire des propositions concrètes et nous devons agir ! Après vingt-cinq ans de fuite en avant néolibérale, après vingt-cinq ans de socialisme tiède, il est temps de relever la tête.
                      					 					
                      					 (1) Voir la courbe sur le site de Nouvelle Gauche 					
                      					 (2) Idem 					

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