Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Que des motions pour le PS. Le pire est à venir et Mélenchon quitte le (...)

Que des motions pour le PS. Le pire est à venir et Mélenchon quitte le PS

Résultats des motions avant le congrès de Reims qui doit désigner le prochain secrétaire du Parti socialiste. 29 points pour Ségolène Royal, 25 points environ pour deux motions brigand la seconde position, celles de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry. Un score pas loin des 20 points pour Benoît Hamon et environs 2 points à partager entre deux petits courants. Et Mélenchon qui vient d’annoncer qu’il quitte le PS.

Décidément, ce PS que d’aucuns présentent comme moribond a tout fait pour se trouver, à l’issue du vote des militants, dans le pire des scénarios. Résumé en trois points. Contrairement à ce que les stratèges espéraient, il n’y a pas de motion parvenue largement en tête, mais quatre propositions se tenant dans une fourchette de 10 points. Et pas plus de 4 ou 5 points séparant la motion Royal des deux suivantes, une motion parvenue en tête avec même pas le tiers des suffrages. Deuxième point, important dans le cas où il y aurait une jurisprudence républicaine, autrement dit un second tour à Reims pour désigner le premier secrétaire, l’égalité entre les motions Delanoë et Aubry pourrait susciter des contestations sur les décomptes, des recomptages, rappelant le sort de la Floride en 2000 et la désignation du président par la Cour suprême des Etats-Unis après cinquante jours de tergiversation. Mais le PS n’aura que quelques jours pour trancher. François Hollande en chef suprême ?

Le troisième point est le plus délicat. Beaucoup espéraient une victoire de Bertrand Delanoë qui, même si elle n’était pas éclatante, aurait fait du maire de Paris le candidat naturel pour être premier secrétaire. Ce que redoutaient les initiées de ce parti est arrivé. A savoir des résultats tels qu’ils permettent toutes les alliances possibles et, surtout, la fusion de deux, voire trois motions, capables de s’entendre sur le dos de la motion majoritaire. Et c’est le cauchemar qui s’est produit. Mme Royal a laissé des traces et un passif à travers l’échec de 2007 et son attitude quelque peu autocratique suscitant force inimitié. François Hollande, l’homme qui aimait tant la synthèse, trouvera sans doute un mot d’ordre, mais qui ne sera jamais prononcé. TSS, non pas tout sauf Sarko, mais tout sauf Ségolène. Nul ne sait ce qu’il pourra advenir des tractations et qui est le plus compatible avec l’autre. Y aura-t-il entente préalable et fusion des listes Delanoë Aubry et, si oui, qui en sera le leader et, si non, peut-on envisager que Delanoë ou Aubry rejoignent Royal ? Cela paraîtrait étonnant, d’autant plus qu’on a vu dans quel isolement se trouvait l’ancienne candidate de 2007 à l’université d’été de La Rochelle. Quoi qu’il se passe, notamment trois candidats pour un fauteuil à Reims, il n’est pas concevable que des alliances n’aient pas été conclues au préalable.

Quant à la liste de Benoît Hamon, nul ne sait ce qu’il en adviendra. C’est, on le sait, la motion la plus à gauche du PS, soutenue notamment par Jean-Luc Mélanchon qui, sans doute, avait préparé son coup d’éclat depuis longtemps. La crise financière n’a fait qu’aggraver le différend idéologique entre la mouvance anticapitaliste ou presque des ralliés à Mélanchon et la mouvance social-libérale suffisamment plastique pour attirer tout le monde. Une cuisine de terroir politique que les uns assaisonnent avec du poivre libéral et les autres avec du sel social. Une cuisine que, cette fois, Mélenchon vient de déclarer impropre à la consommation idéologique. Sur son blog, le sénateur sécessionniste titre "Ça suffit". Déclarant ne plus accepter le flou du PS et prenant ses responsabilités. Une phrase en dit long.

« Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d’une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l’initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d’action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l’écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. »

Mélenchon pourra alors rejoindre sans complexe les Besancenot, les Marie-George Buffet et surtout son homologue allemand Oscar Lafontaine qui se sépara du SPD pour fonder sa propre mouvance résolument ancrée à gauche. Il faut dire que les réformes Hartz lancées sous Schröder ont sans doute fait déborder le vase des insurgés contre la dureté du système capitaliste face aux plus démunis. Le geste de Mélanchon ne surprendra personne. Il se situe dans le sillon de cette recomposition des tectoniques et tactiques politiciennes. Et la crise actuelle ne peut qu’inciter à prendre des décisions. Crise, rappelons-le, s’écrit en chinois avec un idéogramme à double sens signifiant opportunité et danger. Mélanchon a saisi deux opportunités, les crises de la finance et du PS. Quant au danger, il concerne le PS dont on ne peut pas imaginer ce qui pourrait le sauver. A moins qu’Obama ne se présente pour être le premier secrétaire du PS.


Moyenne des avis sur cet article :  3.84/5   (45 votes)




Réagissez à l'article

80 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 7 novembre 2008 11:06

     J’aime beaucoup les motions brigands. Bientôt le PS pirate ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 novembre 2008 11:22

      Tous des brigands au PS, et bientôt, les bandits manchots aux effigies de Sarko et Ségo, après les poupées vaudous.

      Pensez-y, le bandit manchot à l’effigie de Sarko, vous actionnez la manette et des tas de boyard tombent, comme ça vous aurez l’impression de devenir un Bolloré


    • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 12:08

      par Le péripate (IP:xxx.x65.137.134) le 7 novembre 2008 à 11H06

      J’aime beaucoup les motions brigands

      Oui, oui ; on l’avait bien compris, à ta défense forcenée des mafias libérales...
       smiley

    • La mouche du coche La mouche du coche 7 novembre 2008 14:55

      "Le pire est à venir et Mélenchon quitte le PS"

      Cette phrase est un contre-sens. Le bonheur est à venir puisque Melenchon quitte le PS.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 novembre 2008 01:59

       @ Bernard Dugué : Peut-on sérieusement penser que de ces qurelles byzantines et de cette foire d’empoigne sous le signe de l’ambition la plus égoïste va sortir un chef charismatique faisant consensus et un programme novateur capable de rassembler les Français. ? Le PS est un cul-de-sac de l’histoire politique. 

      On est a chercher le perdant de la prochaine présidentielle. Quand la crise va s’aggraver, il y aura de nouveaux clivage et de nouveaux leaders émergeront. De ceux qui sont la, seui Besancenot est du côté de l’avenir, mais il est bien probable que le candidat de gauche que l’on cherche pour 2012 est encore aujourd’hui un inconnu. Les réputations se créent vite avec les blogues... Pensez à Bayrou. Le prochain prodige sortira de plus loin et montera encore plus vite que Bayrou.

      Les élections actuelles au Québec seront peut-être un exemple instructif et prémonitoire de cette nouvelle mobilité des électorats

       http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/11/07/les-elections-2008-au-quebec-33-jours-et-33-billets-3/

       http://nouvellesociete.org/5153.html

       Pierre JC Allard 


    • samedi 9 novembre 2008 12:29

      Bonjour

      Le fichier Rosam sera mis à jour le 31 décembre et expurgera tous les adhérents qui n’ont pas réglé leur cotisation jusqu’à 2008. Ce sera un bienfait pour tous, militants comme presse media qui nous rebattent les oreilles des adhérents fantômes et des adhérents à 20 euros payés par l’UMP (entendu de mes oreilles par un fabiusien !).

      Les adhérents ne reviendront pas le jour du vote pour disparaître dans la nature comme vous semblez le craindre, parce qu’il leur faudrait acquitter au minimum la cotisation de l’année en cours, soit 40 € le tarif réduit et beaucoup n’ont pas les moyens de ces fantaisies. Elire une tête vide à la tête d’un parti politique, mais sincèrement vous pensez vraiment que ça intéresse un citoyen doté d’intelligence ? Moi-même je ne suis pas certain de l’être, intelligent, c’est vous dire.

      Dès 2009, le PS pourra repartir sur de nouvelles bases avec un fichier propre à étayer sa "suprématie" sur ses concurrents de gauche.

      Ca ne changera rien au fait que la métamorphose du PS est en marche, qui que ce soit qui en prenne la tête. Il va devenir officiellement social-démocrate et ceux qui ne veulent pas d’un parti social-démocrate devront le quitter.


    • Alpo47 Alpo47 7 novembre 2008 11:20

      Qui se soucie encore de ce qui se passe au sein du PS ?
      Même pas ses militants (50% de participation seulement).
      Une cacophonie inaudible, aucune proposition de substitution à Sarko, des querelles de personne à répétition, le tournant vers le libéralisme (au moment où il s’effondre).... Que de mauvaises décisions.

      Trop facile pour Sarko de diviser ces "girouettes" et de régner sans opposition.


      • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 11:47

        Après une élection qui n’a pas passionné les foules (il faut dire qu’il y avait de la concurrence outre-Atlantique...), les socialistes se réveillent ce matin avec la gueule de bois !


        Aucun leader ne se détache, aucune ligne politique ne s’éclaire, le PS s’enfonce dans une guerre de tranchées, dans le consensus hypocrite, dans le marasme et l’immobilisme.


        Certes, la semi-victoire de Ségolène Royal fera plaisir à ses supporteurs, mais sa faible avance sur les suivants l’oblige à des alliances d’appareils qui se révèleront vite insupportables.


        Le grand perdant de cette élection est bien sûr Bertrand Delanoë, qui s’y voyait déjà. Mais, faute d’avoir senti le vent tourner et en ayant poursuivi la route du consensus mou, celui-ci s’est aliéné l’essentiel de ses militants. La route vers 2012 lui sera sans doute difficile...


        Martine Aubry n’a pas réussi son pari. Certes, son score est honorable, mais le mariage de la carpe et du lapin, entre sociaux-démocrates et fabiusiens, ne pouvait que décourager le militant convaincu. Et ce demi-échec en préfigure un autre, celui de l’alliance finale qui émergera au congrès de Reims. Sans ligne claire, faute de trancher entre sociale démocratie et antilibéralisme, le PS n’est qu’un navire sans capitaine ni gouvernail ni cap, qui fait des ronds dans l’eau avec une voie d’eau dans la cale.


        Benoit Hamon a lui su profiter de la crise financière pour imposer un discours très à gauche, mais qui verra rapidement ses limites. Sans le centre, la gauche se condamne à une opposition permanente… Comment concilier ces positions radicales et une stratégie électorale gagnante, là est son dilemme, et sa demande de clarification auprès de Ségolène Royal risque fort de signifier l’échec de toute tentative d’union.

         

        Le PS verra donc de nouvelles tentatives de rapprochements entre frères (et sœurs) ennemis, de trahisons et réconciliations devant les caméras. Un front TSS (tout sauf Ségolène) verra t-il jour, ou celle-ci s’imposera t’elle, peut-être par proxy (par le biais d’un homme de paille) ? Toujours est-il que le PS et ses militants ne sont pas sortis de l‘ornière… Et à ce jeu, le départ tonitruant de JL Mélanchon fait presque figure de non-évènement, tant nous sommes devenus habitués aux turpitudes d’un parti incapable de se rénover.

         

        Ce résultat fait deux heureux : Olivier Besancenot et François Bayrou. Pour le leader d’extrême-gauche, la faillite du PS renforce mécaniquement son nouveau parti, le NPA. Gageons que de nombreux militants écœurés rejoindront ce parti s’il arrive à dépasser un langage révolutionnaire archaïque, et il peut légitimement viser un score de 10% à l’ensemble des prochaines élections, qu’elles soient européennes, régionales et présidentielles. Quant à François Bayrou, il renforce sa stature de seul opposant pouvant raisonnablement gagner face au président de la république aux prochaines présidentielles en plaçant le PS devant une impossible équation : si le PS refuse toute alliance, il fera fuir les sociaux-démocrates, s’il accepte une alliance, il légitimise Bayrou à qui il a justement manqué un allié en 2007.

         

        Paradoxalement, ce résultat embarrassera plutôt l’UMP : Bertrand Delanoë faisait un bon opposant pour Nicolas Sarkozy. Trop parisien pour pouvoir l’emporter, mais assez crédible pour contrer Bayrou. La faillite du PS renforçant par contrecoup le MoDem, l’UMP se retrouve devant une situation délicate, car une opposition paralysée à gauche l’expose plus directement aux critiques de l’opinion. Et la perspective d’un axe Royal-Bayrou est sans doute la pire situation qu’il puisse affronter. Mais 2012 est encore loin…

         

        Sans doute assisteront –nous dans ces prochains jours à la création d’une alliance improbable entre ennemis d’hier, et à l’annonce que tout va bien et que tout est réglé. La réalité est bien plus cruelle : cette élection consacre une gestion et un positionnement du Parti Socialiste en complêt décalage avec la réalité sociétale et politique de la France. Objectivement, personne ne peut s’en réjouir, car toute démocratie a besoin de partis politiques sains et constructifs. IL faut souhaiter que la recomposition de notre paysage politique s’accélère, et que les responsables du PS fassent preuve d’un peu de courage pour aller là où leurs convictions les portent. Hélas, il est à craindre que leur intérêt électoral ne les poussent encore à faire du sur-place.


        • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 12:07

          par Voltaire 								 (IP:xxx.x1.65.37) le 7 novembre 2008 à 11H47 				 				
          				

          								
          				


          Benoit Hamon a lui su profiter de la crise financière pour imposer un discours très à gauche, mais qui verra rapidement ses limites. Sans le centre, la gauche se condamne à une opposition permanente…

          Absolument pas d’accord. 
          Ce n’est pas du tout en s’alliant avec le centre que le PS peut revenir au pouvoir, mais en refondant et en s’associant avec toutes les forces de la gauche. 
          Une alliance avec le centre verrait progresser les votes pour Besancenot, et empêcherait toute majorité.


        • jaja jaja 7 novembre 2008 12:20

          "Pour le leader d’extrême-gauche, la faillite du PS renforce mécaniquement son nouveau parti, le NPA. Gageons que de nombreux militants écœurés rejoindront ce parti s’il arrive à dépasser un langage révolutionnaire archaïque, et il peut légitimement viser un score de 10%"

          Si le but était pour le NPA de dépasser un langage révolutionnaire que vous jugez "archaïque" alors ce sont les partisans de la Révolution qui quitteraient ce parti...

          Le but est bien pour le NPA de traduire dans la pratique et sur le terrain des luttes sociales ce langage révolutionnaire qui à l’air de vous déplaire...

          Que des partisans écoeurés du PS rejoignent ce dernier, bof on verra bien... Je n’y crois pas trop... le PS est un parti d’élus et de notables et le capitalisme ne les dérange pas trop....

          Mais le coeur de cible du NPA, ce sont tous ces gens du peuple inorganisés, chahutés par le capital, les jeunes des banlieues etc. et pas seulement pour mettre un bulletin dans l’urne...mais pour se battre contre le capital en crise pour finalement le renverser et instaurer une société d’égalité sociale..





        • Gilles Gilles 7 novembre 2008 12:51

          Voltaire

          "Benoit Hamon a lui su profiter de la crise financière pour imposer un discours très à gauche, mais qui verra rapidement ses limites. Sans le centre, la gauche se condamne à une opposition permanente… Comment concilier ces positions radicales et une stratégie électorale gagnante"

          ET aprés on se demande pourquoi les français sont lassés de la politique politicarde

          Alors la stratégie électorale gagnante serait le béaba de tout engagement politique ? On doit gagner coute que coute et advienne que pourra aux idées ? L’oportunisme et la démagogie érigés en dogmes pour conquête du pouvoir

          Alors oui on est enferré dans ce système décadent, mais si aucun de ces politiques n’a les "bip" de prendre le moindre risque pour faire valoir ses idée, juste pour être élu, la suite sera lamentable...... juste une bataille de clones se battant pour l’investiture sur des sujets annexes

          Moi je dis bravo à Mélenchon, qui ose risquer sa carrière de politicard pour fairre avancer le smilblick. j’espère juste, et je pense que lui aussi, sera suivi par une partie du PS. (ça ne veut pas dire que je suis d’accord avec lui sur ses idées, loin de là, mais le geste est bon)



        • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 12:58

          @Sisyphe

          La France est sociologiquement de droite. La droite profite d’un confortable matelat de voix de la part des personnes de plus de 60 ans, tandis que les jeunes se mobilisent rarement.
          Comme je l’indiquais dans un article à la veille des élections de 2007, il faut des circonstances particulières pour que la gauche l’emporte : un leader charismatique, une crise profonde, une campagne de très bonne qualité. Faute de ces trois conditions réunies, ou au moins de deux d’entre-elles, la droite gagne, sauf si la gauche s’allie au centre...

          Si une élection présidentielle avait lieu maintenant, vous avez raison, un candidat de gauche comme Hamon aurait une petite chance. Mais en 2012 ? Très improbable. Et une "alliance" avec toutes les gauches comme vous dites rend le défi impossible : l’extrême gauche agit comme repoussoir pour l’électorat modéré. De façon similaire, même s’il ne faut pas comparer les deux extrêmes, la droite aurait perdu les élections si elle s’était dans le passé allié avec l’extrême-droite.

          A mon avis, prendre position de façon systématique contre tout accord avec le centre est une garantie d’échec au niveau national, même si elle aurait le mérite de rassembler une partie du PS. Et continuer d’appeler le MoDem un parti de droite est aussi très maladroit.

          @jaja : les partisans de la révolution sont très peu nombreux : leur départ ne se verrai sans doute pas dans un nouveau parti. Il ne faut pas confondre militants et électeurs... l’électorat de Mr Besancenot et de la gauche anti-libérale dépasse très largement le petit noyau dur de révolutionnaire, qui, à mon avis, l’empêche de prendre une stature réeelement crédible. Il me semble que ce qu’attendent ces électeurs, c’est un nouveau projet de société, et non la révolution... Il y a d’ailleurs une forte convergence à ce niveau entre l’électorat de Besancenot et celui de Bayrou, même si les solutions proposées sont différentes.


        • Gilles Gilles 7 novembre 2008 13:00

          Jaja

          "Mais le coeur de cible du NPA, ce sont tous ces gens du peuple inorganisés, chahutés par le capital, les jeunes des banlieues etc."

          Je ne sais pas si vous êtes à la LCR (futur NPA) mais moi je connais pas mal de monde, des militants, dans ce parti. Aucun n’entre dans votre cible. Plutôt non chahutés par le capital dans leur vie quotidienne, plutôt classe intermédaire ou supérieure, engagés au niveaux des combats (pauvreté, sans papiers, dal...) et des idées (qu’ils connaissent) et avec un tas d’idéaux socialisants (au sens noble..pas le PS ni les cocos). Ceci dit on trouve un peu de tout dans ce parti que je ne prétends pas connaitre dans le détails

          Quant aux jeunes des banlieues, ils s’en cognent majoritairement du NPA, et à moins d’un miracle ou alors aprés une longue période de désillusion, ils ne formeront jamais ni l’avant garde ni la masse des militants et/ou électeurs

          Les révolutionnaires, les vrais, partiront vers LO, s’ils sont acceptés et ont la FOI


        • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 13:02

          @Gilles

          je me félicite aussi du départ de Mélanchon : voici longtemps que je pense qu’il faut une clarification au sein du PS : d’un côté les tenant de ce qu’on appelle l’antilibéralisme, et de l’autre les sociaux-démocrates. Depuis 2007, j’appelle à cette clarification, mais les élus du PS tiennent à leur confort électoral. POurtant, la logique serait d’un éclatement, avec d’un côté le NPA enrichi par la gauche du PS, et de l’autre le MoDem enrichi par sa droite. On aurait enfin un paysage politique plus clair. Mais il y a trop d’élus au PS, qui ne veulent pas quitter une machine qui marche pour les elections locales...


        • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 13:20

          @ Voltaire

          Eh bien, non ; toujours pas d’accord avec votre analyse. 
          Mitterrand a été élu deux fois avec les voix de l’ensemble de la gauche. 
          Il est vrai qu’à l’époque, la droite était handicapée par le Front National, que Sarkozy a su reprendre à son compte. 
          Mais, depuis, la crise est là. 
          Et, avec une gauche alliée au centre, Besancenot jouera pour la gauche le rôle qu’a joué Le Pen pour la droite ; lui empêchant toute majorité. 

          En revanche, si Hamon conforte son leadership, qu’il a prise sur le PS, et l’oriente vers une gauche résolument progressiste et anti-libérale, il empêchera la montée en force du NPA, et, au second tour, pourra rallier l’ensemble des voix de gauche (NPA inclus), et les voix des "indécis" qui pourraient assurer une majorité. 

          On n’est, certes pas, encore en 2012, mais il ne faut pas mésestimer les effets de la crise, qui vont se faire encore sentir plusieurs années, et faire basculer de nombreuses voix qui ont élu Sarkozy, dans le clan des anti-libéraux (dont, notamment, une partie des voix populaires qui avaient émigré vers le FN). 

          Un PS soudé, renforcé sur sa gauche, avec un leader charismatique, et une alliance de toutes les forces de gauche, peut parfaitment remporter les élections. 

          C’est, en tout cas, pour moi, la seule solution. 
          Une alliance avec le Modem serait une erreur ; sauf si le Modem se "gauchise" sous l’effet de la crise, et se rallie aux thèses anti-libérales. 
          Sinon, très peu de chances pour que les (à ce moment là) nombreux électeurs de Besancenot, se rallient à une candidature mi-chèvre mi-chou. 

          La meilleure façon, pour la gauche électoraliste, d’éviter le piège Besancenot, est de se ranger derrièr une bannière résolument antilibérale ; pas de se "centriser"...



        • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 13:43

          @Sisyphe

          Je crois que vous faites erreur dans votre analyse : Mitterrand, outre son talent, avait bénéficié de la division de la droite, et de la lutte féroce entre Chirac et Giscard puis Barre. Il n’y a plus d’opposant à droite actuellement...

          Il n’existe pas de majorité "antilibérale" en France. Et la crise n’est pas éternelle : je vous prédis un rebond à partir de 2011, que le succès d’Obama, pour des raisons psychologiques, va accélérer.

          Un PS dirigé par Hamon et très à gauche ferait un excellent score en 2009 aux européennes, mais s’effondrerait en 2012.

          Ceci dit, je demeure très partisan de l’émergence d’un vrai parti de gauche en France, à côté d’un parti démocrate de centre-gauche et de l’UMP. Cela clarifierait le paysage politique.


        • jaja jaja 7 novembre 2008 13:56

          @ Gilles : Si la sociologie de la LCR (dont je n’ai jamais été membre) vous intéresse lisez ce lien...

          http://www.politique.net/2008010302-le-nouveau-visage-de-la-lcr.htm

          De plus le NPA n’est pas la LCR et de nombreux jeunes des quartiers populaires rejoignent actuellement ses comités (à peu près 400) alors que le nouveau parti ne sera officiellement créé que fin janvier.... Les jeunes du NPA ne viennent pas par "désillusion" comme vous le dites, ne s’étant majoritairement jamais investis au niveau des partis politiques existants, mais bien pour "changer la société" qui ne leur fait aucun cadeau à l’heure actuelle...

          Le NPA sera donc révolutionnaire et sa composition sociale populaire où il ne sera pas... S’il n’est pas un parti de militants directement engagé sur le terrain des luttes sociale ce sera sa disparition assurée...


        • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 13:59

          par Voltaire 							 														 (IP:xxx.x1.65.37) le 7 novembre 2008 à 13H43 							 							
          							

          															
          							
          								@Sisyphe

          Je crois que vous faites erreur dans votre analyse : Mitterrand, outre son talent, avait bénéficié de la division de la droite, et de la lutte féroce entre Chirac et Giscard puis Barre. Il n’y a plus d’opposant à droite actuellement...

          Il n’existe pas de majorité "antilibérale" en France.

          C’est votre analyse ; ce n’est pas la mienne. 
          Et je ne vous juge pas particulièrement qualifié pour me dire que je fais une erreur.

          Il n’a manqué à Ségolène Royal (qui est ce qu’elle est) que 2 millions de voix pour battre Sarkozy, et toute la droite soudée. Parmi ces 2 millions de voix (dont 1 million seulement, donc, aurait pu assurer le basculement du vote), la plupart sont des voix de personnes agées, et d’électeurs populaires déçus de la gauche, qui avaient rejoint le FN. 

          Toutes ces personnes âgées, sont en train de constater, pour la très grande majorité, l’inanité des promesses sarkozyennes sur le pouvoir d’achat, et, surout, sur les retraites. 
          Avec la crise, et la politique sarkozyenne, il est tout à fait clair que, d’ici 2012, ce problème des retraites n’aura fait que s’aggraver, de même que le pouvoir d’achat. 

          Or, ces voix ne sont pas "captives" ad vitam de la droite ; elles sont beaucoup plus captives de leur pouvoir d’achat, et de leurs conditions de vie. 

          Je dis donc, et je maintiens, qu’une gauche augurant d’une plus juste redistribution des richesses, et garante d’un système social prenant en compte les retraités, les classes populaires et moyennes, aura toutes les chances de remporter l’élection, pour peu qu’un leader suffisamment charismatique la représente et la rassemble. 
          L’ensemble des voix de gauche + les déçus du sarkosysme ferait clairement pencher la balance.

          Le rapprochement avec le Medef serait, pour moi, l’erreur.


        • A. Nonyme Trash Titi 7 novembre 2008 14:28

          "si Hamon conforte son leadership, qu’il a prise sur le PS" - La motion Hamon fait 19% : bonjour le leadership !

          "Il n’a manqué à Ségolène Royal (qui est ce qu’elle est) que 2 millions de voix pour battre Sarkozy" - Une paille !

          Dites Sysiphe, vous n’avez pas un léger problème avec les chiffres ?...


        • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 14:31

          @Sisyphe

          Sur un point je partage efffectivement totalement votre point de vue : le PS n’a aucun intérêt à se rapprocher du Medef smiley

          Sur le reste, nos analyses divergent. Nous verrons bien le résultat. Mais si vous ne souhaitez pas que quelqu’un suggère que vous puissiez faire une erreur, indiquez-le dans votre commentaire, cela coupera court au débat.

          Notez cependant qu’en l’occurence, j’essaye d’être le plus objectif possible : les choix futurs du PS me sont assez indifférents, hormis le fait que je suis favorable à l’existence de partis politiques cohérents pour une démocratie saine. Ce que j’indique n’est donc pas ce que je souhaite mais ce que j’estime le plus probable. Mes infos sur la sociologie de la France sont exactes, il vous suffit d’examiner le vote des plus de 60 ans ces dernières élections. Je doute qu’il change de beaucoup, même en cas de crise.


        • civis1 civis1 7 novembre 2008 14:53

          Vu de l’extérieur comme çà... Il me semble que ce qui serait le coup d’éclat de la gauche du PS çà fait un moment qu’ils en parlent ... PRS  : Les réformateurs impuissants du capitalisme libéral contre des socialistes anticapitalistes çà ne pouvait plus marcher longtemps ensemble. La ligne de démarcation est là.
          Les points de vue de Voltaire touche plus à la tactique et à la stratégie polititicienne celui de Sisyphe fait intervenir une dimension plus politique.
          En France au moment où un espace s’ouvre et que le libéralisme se casse monstrueusement la figure voilà qu’il n’y a personne d’autre de crédible pour proposer une véritable programme à gauche qui prendrait en compte les attentes de tous ceux qui travaillent et là il faut effectivement il ne s’agit pas se laisser enfermer dans des luttes intestines minables (50 % des militants ne se sont pas déplacés) car il n’y a pas que les quelques milliers de militants encartés du parti socialistes à écouter. ou a représenter....


        • civis1 civis1 7 novembre 2008 15:00

          Vu de l’extérieur comme çà... Il me semble que ce qui serait le coup d’éclat de la gauche du PS çà fait un moment qu’ils en parlent ... PRS : Les réformateurs impuissants du capitalisme libéral contre des socialistes anticapitalistes çà ne pouvait plus marcher longtemps ensemble. La ligne de démarcation est là.
          Les points de vue de Voltaire touche plus à la tactique et à la stratégie polititicienne celui de Sisyphe fait intervenir une dimension plus politique.
          En France au moment où un espace s’ouvre et que le libéralisme se casse monstrueusement la figure voilà qu’il n’y a personne d’autre de crédible pour proposer une véritable programme à gauche qui prendrait en compte les attentes de tous ceux qui travaillent et là il ne s’agit pas se laisser enfermer dans des luttes intestines minables (50 % des militants ne se sont pas déplacés) car il n’y a pas que les quelques milliers de militants encartés du parti socialistes à écouter. ou a représenter....


        • Le péripate Le péripate 7 novembre 2008 15:06

           Un rapprochement du PS avec le Medef ! Sacré Sisyphe, à force de pratiquer la langue de bois et les oxymorons improbables, le voilà qu’il ne sait même plus ce qu’il dit ! 
          Comment prendre au sérieux un bouffon pareil !


        • Gilles Gilles 7 novembre 2008 15:46

          Voltaire

          Ok, mais

          "la logique serait d’un éclatement, avec d’un côté le NPA enrichi par la gauche du PS,"


          Je ne crois pas un instant que la gauche du PS soit NPA compatible, surtout si le NPA, tout comme sa maman, la LCR, se complait dans l’adversité, sans demander à exercer le pouvoir et donc forcément accepter les compromis...avec le capitalisme. Melenchon, Hamon etc etc veulent pouvoir influencer directement la politique et ne sont pas révolutionnaires mais réformistes.
          Le NPA, du moins la plupart des militants, n’en voudaient d’ailleurs pas

          A terme, et idéalement, je vois plus un parti socialisant, réformiste, avec des ex PS et des ex extrême gauche ou cocos reconvertis (un peu comme Die Linke) et un parti de centre gauche ayant récupéré les autres PS sociaux-libéraux (ou sociaux démocrates) et une partie de Modem.

          Sauf que les querelles d’égo et les ambitions rendent ceci impossible pour le moment, ce qui fera le jeux de Sarkozy qui a réussi à réunir 90% de la droite et de l’extrême droite derrière LUI.


        • Gilles Gilles 7 novembre 2008 15:57

          Jaja

          Merci pour le lien, trés intéressant. Ok, moi je connais à la LCR surtout des gens entre 30 et 40 ans, mais avec un historique militant de longue date. Pas vraiment les jeunes

          Une chose, je sais qu’aprés 2002, de nombreux "jeunots" s’y sont inscrit, attiré par l’effet Besancenot et l’inanité de l’autre gauche. Le problème et que peu restent (turnover important) et d’aprés les critiques des "anciens", beaucoup de ces jeunes renaclent à s’investir dans la durée et ont trés peu, voir aucune, culture militante et politique (d’où leur surprise lors de la découverte du mouvement de l’interieur). D’ailleurs, c’est ce que la sociologue dit un peu :

          "Les jeunes découvrent Olivier Besancenot grâce à ses passages à la télévision ou à la radio et non plus par contact militant. Cela risque de poser de vrais problèmes parce que ces nouveaux adhérents n’ont pas d’expérience de militants. C’est donc tout un parti qu’il reste à reconstruire pour que la LCR ne laisse pas filer une base militante plus volatile qu’auparavant.
          "

          D’ailleurs je suis persuadé que le NPA est fait pour justement se débarrasser des vieux oripeaux et fonder du nouveau en comptant massivement sur ces nouveaux adhérents, plus porteurs a terme que les vieux trotskos ; Ce n’est pas comme dit Voltaire, en espérant attirer la gauche du PS , voir du PC

          A suivre..... en tout cas le PS devrait s’en inspirer ! Virer les vieux bibelot et reconstruire du neuf


        • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 16:41

          @ Voltaire

          Je voulais évidemment parler du Modem : mes excuses pour le lapsus scriptae...

          Evidemment, vous avez le droit d’avoir une analyse différente de la mienne, et le dialogue est constructif. 
          Mais vous pouvez faire erreur autant que moi ; d’où mon reproche ; mais passons ; ce n’est pas important.
          Nos analyses divergent : seul l’avenir nous départagera ; mais, question stratégie de reconquête, pour moi, il me semble plus judicieux de "gauchiser" le PS que de le centriser. 

          Nous verrons bien : ce ne sont que des supputations, mais, personnellement, j’ai plus confiance en Benoit Hamon et son courant, qu’en ceux de la vielle garde des éléphants...


        • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 17:21

          par Le péripate 							 														 (IP:xxx.x65.137.134) le 7 novembre 2008 à 15H06 							 							
          							

          															
          							
          								 Un rapprochement du PS avec le Medef ! Sacré Sisyphe, à force de pratiquer la langue de bois et les oxymorons improbables, le voilà qu’il ne sait même plus ce qu’il dit !
          Comment prendre au sérieux un bouffon pareil !

          Ah, Péripate !
          C’est pas joli-joli de profiter comme ça d’un simple lapsus, pour fondre sur son adversaire, tel un vautour  !
          Mais.... je comprends, je comprends... un réflexe libéral  !

           smiley
          							

        • logan 7 novembre 2008 20:21

          c’était le moment où jamais de le gauchiser

          mais les militants ont choisit de le droitiser

          c’est normal que mélenchon quitte le PS

          et hamon et les autres socialistes du PS devraient en faire autant


        • ddacoudre ddacoudre 8 novembre 2008 00:57

          http://www.agoravox.fr/ecrire/articles.php3?id_article=27865

          http://www.agoravox.fr/ecrire/articles.php3?id_article=27974

           

          Bonjour alizée

           

          Je t’ai mis de lien où j’ai traité de la liberté dans une approche philosophique.

           

          Le travail est une contrainte. Le singe doit toujours parti à la recherche de nourriture. Nous nous avons abandonné cette existence nomade pour la sédentarité, mais cela nous oblige à fabriquer notre prospérité. Accoutumé par le conditionnement dés l’enfance à suivre cette voie, elle nous parait inscrite dans l’inné, elle l’est mais comme une aptitude à développer par l’apprentissage. Si l’on cesse toute contrainte réglementaire sur les individus notre prospérité disparaît.

           

          Le bénéfice que nous retirons de cette prospérité, qui nous a conduit à l’hédonisme comble notre existence. Mais il ne faut pas perdre de vue que la ressource que nous en retirons prévaut sur son utilité. Si le travail était une fin les oisifs de la jet société s’en seraient déjà emparés. Mais je conviens que travailler durant son existence, exige de notre part que nous y trouvions un intérêt sans quoi psychologiquement nous ne résisterions pas longtemps, de la même manière qu’à contrario ceux qui n’en n’ont pas parfois en souffrent car ils se sentent exclus de la société.

           

          Ainsi l’époque que nous vivons, où l’emploi se fait rare et moins rémunérateur, nous pousse à placer la liberté là où il n’y a que « contrainte volontaire ».

           

          L’autre aspect politique impose d’avoir en mémoire que si le travail ne s’exécutait pas contre une ressource, il n’y aurait pas assez d’individus et de temps pour réaliser et produire tous ce que nous désirons.

           

          Il va donc de soi que la quantité de matières premières et la monnaie sélectionnent nos comportements et la distribution de la rareté, et dans la concurrence mondiale internationale nous arrive des produits fait par du personnel qui travaille beaucoup,est peut rémunéré et ne dispose guère d’avantages sociaux.

           

          Devant cette situation nous avons que deux possibilités ou demander aux travailleurs de ces pays de s’organiser pour réclamer une part de la richesse qu’ils créaient et parvenir à notre niveau de prospérité sociale, ou nous, il nous faudra nous aligner sur leurs conditions pour conserver des emplois. C’est ce deuxième point que met en place le gouvernement épaulé par le MEDEF qui se félicité toujours des mesure de déréglementation les saluant comme un progrès car ils savent que de la sorte le coût social du travail sera moindre, c’est en ce sens là que prétendre travailler jusqu’à 70 ans est une liberté de dupe est un e utilisation abusive du terme liberté, là ou il n’y a qu’un choix d’organisation soumis à la pression économique.

           

          Bonjour voltaire


          j’ai lu tes échanges avec jaja gilles et sisyphes, et je partage ton analyse sur l’essentiel. Mais l’on avait déjà eu l’occasion d’échanger sur ce sujet et j’avais formulé la nécessité du PS de scissionner à la lumière des résultats du vote sur la constitution européenne, car il y a un malentendu qui dure depuis lors.

          J’ai pour ma part quitter ce parti pour aucun autre lorsqu’il est devenu social démocrate sans le dire. C’est à dire qu’il est pour la loi du marché qui peut être source d’équité sociale, ou d’une autre manière c’est devenu un parti de droite social, ou un parti de droite qui considère que le social n’est pas l’apanage du seul socialisme.

          Je te rejoins donc quand tu dis que la majorité des citoyens français sont à droite, y compris des socialistes qui se croient socialiste parce que ils ont conservé le sigle qui a entretenu la confusion.

          En ce sens ceux là sont plus proches du modem, ce qui les sépare ne sont que des stratégies électorales.

          Une nouvelle redistribution des cartes rendrait la situation plus claire entre les tenants du capitalisme (je le dis comme cela pour ne pas utiliser le terme libéral car j’en suis un mais pas capitaliste) et les opposants dit de gauche qui n’ont pas de solutions de remplacement ou même seraient isolé s’il en avait une dans un monde capitalistique.

           

           Ce qui les conduiraient à ne constituer qu’une opposition menant un combat idéologique, ce que fait Besancenot, mais dans la situation présente il y a ceux qui briguent le pouvoir pour diriger le pays dans une économie capitaliste et ceux qui voudraient que ce capitalisme se socialise et qui resterons de fait dans l’opposition tant que leur idéal n’aura pas prospéré ; ce qui n’est pas sur le point de se produire, malgré la situation de crise.

          Le PS actuel n’y parviendra pas plus que ce qu’il y ait parvenu précédemment en pensant que s’aligner sur le marché en le corrigeant y suffirait.

           

          Le PS n’est plus de gauche est ce n’est pas parce qu’il a conservé le terme socialiste qu’il doit être classé comme tel. Quand l’on ne lutte plus contre le capitalisme sauvage pour le socialiser on n’est plus de gauche.

          L’économie mondiale demande de livrer un combat, celui contre l’exploitation capitaliste des pays d’Asie qui nous importent leurs conditions sociale et précarise les nôtres, et je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu le gouvernement socialiste est ses successeurs dirent qu’ils fallaient que les employeurs occidentaux, qui investissent dans ces état se mettent d’accord sur des conventions internationales pour y palier.

           

          C’est le contraire l’on nous a expliqué qu’il fallait que l’on se prépare à affronter la compétition, sous entendu réduire notre prospérité pour préserver nos emplois.

          Je conviens qu’il peut y avoir une répartition des productions en fonction des niveaux technologiques des uns et des autres mais c’est de moins en moins vrai, la chine vient de le démontrer.

          Ceci les français le perçoivent faute de bien en comprendre les sources et corrélativement ils demandaient à un PS d’y apporter une solution alors qu’il en est devenu un partisan résigné, sauf pour ceux qui sont à gauche du PS qui s’opposent à ceux qui disent qu’il faut faire avec la réalité.

          A mon sens une synthèse est voué a l’échec Mélenchon à bien fait de se retiré, d’autres devraient le suivre.

          Quand à Besancenot Bill Gate avait prophétisé son avènement en demandant en 1995 aux décideurs réunis à Davos de redistribuer un peu plus de richesse sous réserve de risquer le renouveau d’un développement de l’anticapitalisme.

           

          Besancenot doit remodeler sont discours pour le faire prospérer et le crédibiliser, par exemple l’on ne peut pas soutenir l’interdiction de licencier, à l’extrême cela veut dire qu’une entreprise dont plus personne n’achète les produit doit continuer d’employer son personnel.

           

           Il perdra peut être ceux qui confondent révolution et bordel pour gagner ceux qui pensent que la redistribution de la richesse à ceux qui la produisent est révolutionnaire.

           

          Comme tu le dis l’intérêt électoral ne les pousse pas à avoir le courage d’une scission à l’amiable qui clarifierait la situation et redonnerai corps au débat politique. S’il l’avaient fait au lendemain de l’élection sur la constitution il auraient pu faire avec Bayrou un grand parti centriste social démocrate, et laisser le socialisme qu’ils ne sont plus en mesure de porter à d’autres.

           

          Cordialement.


        • ddacoudre ddacoudre 8 novembre 2008 01:00

          re voltaire, désolé j’ai collé par erreur un commentaire destiné a alizée mes excuses.


        • Axel de Saint Mauxe Nico 8 novembre 2008 09:46

          "Et continuer d’appeler le MoDem un parti de droite est aussi très maladroit. "

          Avec le vide béant laissé par le PS, le Modem occupera à l’avenir l’essentiel de la gauche de l’hémicycle smiley


        • cara 9 novembre 2008 00:15

          Je lis que Melenchon risque sa carrière gnia gnia gnia...

          Que nenni ! Ce qui le meut, c’est la percée de Hamon : il s’est aperçu qu’un autre crocodile évoluait dans son marigot et s’est dit que l’herbe était peut-être plus verte ailleurs. Je ne pense pas que cela le mène bien loin, mais c’est son problème, et sa position de sénateur ( là, pas de démission, faut pas déconner !) le met à l’abri du besoin. Tsoin.
          Des types comme ça ne donnent vraiment pas envie de s’intéresser à la politique.


        • gil 10 novembre 2008 00:06

          Interessante enquete où l’on apprend que la LCR a 2900 adherents en 2006.

          Soit Besancenot fait mieux que Jesus avec la multiplication des pains, soit il sera encore loin d’un parti structuré et implanté localement (pour comparaison 200000 au PS, 100000 au PCF * ...)
          bon courage pour organiser le NPA si il atteint les 100000 adherents en 2008 avec la promo télé !
          les capitalistes ont de bons jours devants eux.

          * en parlant du PCF, on peut toujours le considérer inexistant et la LCR en pleine forme. toujours est-il que pour sa promo de rentrée de septembre Besancenot choisit la fete de l’Huma...


        • La Taverne des Poètes 7 novembre 2008 11:59

          Que des motions ! Que des motions !

          Chantons :

          Quatre partis au PS
          Emoi, émoi émoi !


          • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 12:03

            Une alliance Royal - Hamon serait la meilleure des solutions, avec Hamon à la tête du PS. 
            Melanchon, on s’en passera volontiers. 
            La liste Hamon (avec Larouturrou, entre autres) est, de loin, la plus représentative d’une vraie gauche social-démocrate, et résolument antilibérale. 
            Ce n’est qu’en allant dans cette direction que le PS peut espérer représenter, de nouveau, les forces progressistes, et offrir des alternatives. 

            Hamon est l’espoir du PS. 


            • imarek imarek 7 novembre 2008 15:02

              @ SISYPHE >>> Une alliance Royal - Hamon serait la meilleure des solutions,

              Ca me laisse reveur. J’ai lu attentivement les 2 motions, celle de S.Royal et de B.Hamon. Il y a vraiment un monde entre les deux textes. La motion de Royal aurait pu etre écrite par F.Bayrou, celle de Hamon par O.Besencenot. IL est la le vrai clivage au PS. Les 20% raliés à Hamon qui croient encore qu’on peut changer le monde !!! et les partisans de S.Royal entre autres qui pensent qu’on ne peut que s’adapter au monde qui nous entoure. C’est cette dernière tendance qui semble l’emporter et qui devra s’allier avec le modem pour reconquérir le pouvoir. Enfin c’est mon humble avis et je ne suis pas militant du PS.


            • jaja jaja 7 novembre 2008 16:12

              Non Imarek besancenot n’aurait pu écrire la motion de Hamon qui prétend que "la régulation de l’économie de marché par l’Etat garantit la liberté "concrète" et "réelle" ... 

              Pour le NPA et Besancenot ce n’est pas la "régulation" du capitalisme qui est la base de leur ligne politique et qu’il faut mettre en oeuvre... mais c’est de son renversement qu’il s’agit et de son remplacement par un système politique d’égalité sociale...

              Ce n’est pas qu’une simple nuance...

              Je rejette totalement la formulation de Hamon...


            • morice morice 7 novembre 2008 12:06

               Un de parti, dix de retrouvés (oh non pas DIX Mélenchon)... le Chat va nous dire : ne Mélenchon pas les torchons avec les serviettes, je le sens...


              • morice morice 7 novembre 2008 12:07

                 par sisyphe (IP:xxx.x34.184.215) le 7 novembre 2008 à 12H03 

                 
                Une alliance Royal - Hamon serait la meilleure des solutions, avec Hamon à la tête d

                pas Hamon, bien trop ambitieux pour lui-même seul....

              • sisyphe sisyphe 7 novembre 2008 13:29

                par morice 							 														 (IP:xxx.x98.30.77) le 7 novembre 2008 à 12H07 							 							
                							

                															
                							
                								 par sisyphe (IP:xxx.x34.184.215) le 7 novembre 2008 à 12H03

                Une alliance Royal - Hamon serait la meilleure des solutions, avec Hamon à la tête d

                pas Hamon, bien trop ambitieux pour lui-même seul....

                Ca, ça ne veut rien dire. 
                Pour qu’un personnage soit élu, il faut, nécessairement, qu’il soit ambitieux. 
                Est-ce que Sarkozy ne l’est pas ? 
                De plus, Hamon rallie, dans sa liste, des personnalités résolument "nouvelle gauche" comme Larouturrou, qui évietraient une trop forte personnalisation du pouvoir. 
                Le seul (et gros) problème sera de faire l’unité du PS.

                							

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article

PS


Palmarès