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Accueil du site > Actualités > Politique > Que deviendrait la France si... ?

Que deviendrait la France si... ?

Une France à l’allemande ? 

France ancrée depuis Louis X dans le sacro-saint Paris et ses institutions. Son Sénat sénescent et son Assemblée déchirée. Une vraie démocratie en somme...
Mais que ferions-nous si, un jour, la France devenait une fédération. Comme au Canada, aux Etats-Unis ou chez nos cousins germains.
Je me suis penché, sur le programme du Parti fédéraliste et je dois avouer que pas mal de choses m’ont "tarabiscoté".
Explications...

Depuis 1 000 ans, la France vit et meurt par intermittence à Paris. Fluctuat nec mergitur, dit la devise francilienne.
Les politiques s’entredéchirent ici ou là, dans un café chic ou un pub ringard. Les décisions, qui occultent pas mal de nos citoyens, se prennent à "Ris-Pa".
Mais certaines bonnes ou mauvaises langues se plaisent à rêver d’une France fédérale intronisée dans une République indivisible.

Mais comment est-ce possible ? Il y a plusieurs possibilités envisagées, notamment par le Parti fédéraliste, présidé par Michel Le Tallec.
Tout d’abord et c’est la solution la plus plausible :

Instaurer un Sénat des régions (comme le Sénat américain) et aussi un Parlement et un Gouvernement par région.
Ce n’est pas une mauvaise idée, mais si cela se heurtait à pas mal de gaullistes, ou même de socialistes qui pensent que la France ne peut être qu’une, la France n’est pas un Etat-nation comme la Suisse ou la Belgique.
Mais cela permettrait de décentraliser au maximum et donc les décisions seraient au plus proches de NOUS, des citoyens, et également d’entrer de plain-pied dans la VIe République, et ainsi oublier la France des décisions énarques galvaudées.

Imaginons....
2017, la France, telle qu’elle est, est à bout de souffle, Nicolas Sarkozy (62 ans) est à la fin de son règne, comme Mitterrand vingt ans auparavant...
Le Parti fédéraliste présente un candidat, qui n’est pas si mal dans les sondages, mais loin des candidats de gauche et de droite, à savoir : Manuel Valls et Michelle Alliot-Marie (eh oui !).
Le MoDem étant officiellement décédé cinq ans auparavant, après avoir creusé la tombe des urnes, suite à son 2 % au 1er tour de la présidentielle de 2012, le candidat du Parti fédéraliste apparaît comme le 3e homme de la campagne.

Le thème : La France et l’Europe à l’heure du fédéralisme. Leur position sur l’échiquier politique : ni droite-ni gauche (tiens… ça nous rappelle quelqu’un !). Des positions sur les mœurs, et sociales, plutôt à gauche, mais pour l’économie plutôt centre-droit.

Au mois de février, le candidat stagne à 6-7 %, puis vint le discours "fédérateur", si je puis dire, de la fin du mois de mars.
Il fait la proposition du siècle : Refonder la France, faire une nouvelle France, institutionnellement parlant.
Le public est foudroyé par la nouvelle, mais galvanisé il crie et c’est un triomphe.

Le 25 avril 2017, le candidat du PF arrive 2e devant MAM et derrière Manuel Valls. Deux semaines plus tard, il est élu à la surprise générale.

Quelques semaines plus tard, les premières réformes passent et voici ce qu’il en ressort :

La République est une et indivisible, l’unité est loi. Les institutions de la France changent. Le Sénat et l’ENA ne sont plus.
Est créé le Sénat des régions.
La France est divisée en quinze provinces (rassemblement de régions à faible économie comme le Limousin avec le Poitou-Charentes, plus dynamique).
Chaque province possède un Premier ministre, un Gouvernement et un Parlement.
Les décisions les plus importantes sont prises par la région.
Les décisions de politique étrangère, de Constitution, de droits de l’homme et des pouvoirs régaliens (armée, justice) sont prises par l’Etat.

Futur idéalisé ou idée à creuser ?
Et vous qu’en pensez-vous ?


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30 réactions à cet article    


  • non666 non666 30 septembre 2008 13:42

    Pour que ce federalisme la soit credible, il faudrait qu’il soit basé sur des entités regionales credibles et pas artificielles commes nos regions actuelles.

    Une Bretagne amputée de la loire Atlantique par des enarques imbeciles, DEUX Normandies....

    Bref crer des baronnies pour mieux depecer la France, pour etre certain qu’aucne entité en Europe n vienne plus remettre en cause le "leadership" Yankee, je me demande a qui cela profite ?....


    • Traroth Traroth 1er octobre 2008 10:48

      Une Alsace sans Territoire de Belfort...


    • gruick 2 octobre 2008 08:23

      @Traroth

      Même si Belfort fit partie pendant un temps du Haut-Rhin, elle est parfaitement à sa place en Franche-Comté. La culture locale (langue régionale notamment) est beaucoup plus proche de la culture comtoise que de la culture alsacienne, le mélange des deux en faisant justement tout le charme. Je pense que le territoire est Franc-Comtois et le restera, sans jamais renier ses liens profonds avec l’Alsace.

      slts


    • LE CHAT LE CHAT 30 septembre 2008 13:58

      Le Sénat et l’ENA ne sont plus

      pourquoi attendre 2017 pour les supprimer !  smiley


      • finael finael 30 septembre 2008 14:13

         Remplacer une nation et un état, dèjà bien en peine de se protéger d’entités multinationales par des sous-nations ne me paraît pas une vraiment bonne idée !

         Dire que la France est à bout de souffle, ou le sera bientôt, relève du fantasme ... ou alors veuillez nous donner des exemples concrets.

         Et de quelles "régions" voulez-vous parler : si des pays comme l’Allemagne et les USA, pour ne citer qu’eux sont "fédéraux", c’est uniquement pour des raisons historiques.

         En France les "vraies" régions s’appelleraient plutôt "Bretagne", "Normandies", "Navarre", "Artois", "Maine", "Bourgogne", "Guyenne", ... et encore ! je vous conseille de lire quelque atlas historique....


        • non666 non666 2 octobre 2008 13:28

          Camarade, en fait, les regions dont tu parle s’appelaient des provinces et avaient a peine mille ans...


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 30 septembre 2008 14:39

          Oui, je suis assez d’accord avec non666, l’idée est intéressante, mais pourquoi encore et encore diviser les territoires, et selon quelle logique ? Pourquoi avoir fait deux Normandies, deux Corses, mais une petite Bretagne, une demi-Bourgogne, un Nord-Pas-de-Calais sans Picardie, etc. ?

          En Belgique il doit y avoir 10 provinces, en Allemagne, une vingtaine de Länder, en Espagne pareil, et en Italie aussi ; le fédéralisme, c’est bien, mais déjà qu’à 26 (27 ?) pays, on ne s’y retrouve plus, alors une Europe à deux ou trois cent régions, ça va être vraiment le bordel. Et on n’a encore rien vu, quand arrivera la Bsonie ou la Serbie, vous allez voir, il vont arriver avec cinquante sous-provinces ethniquement calibrées. On va avoir une Europe des Principautés, carrément ingouvernable, mais qui ne risquera pas de gêner nos puissants "amis" (USA) ou voisins (Russie).

          De toute façon, avec la RGPP, on va l’avoir, cette France des Régions, on verra bien ce que ça donne.


          • Hieronymus Hieronymus 30 septembre 2008 15:40

            Debat philosophico-politico-historique
            meme s’il est prononce en theorie l’egalite de tous
            les citoyens, certains sont plus egaux que d’autres
            depuis des siecles les Parisiens ont la main !!!

            C’est tellement ancre dans notre inconscient que nous
            ne sommes meme plus capables d’en faire l’analyse
            mais il faut reconnaitre que la France historiquement
            depuis les Capetiens est une construction parisienne
            ou plus precisemment des seigneurs d’Ile de France
            (interessant l’appellation !) par cercle concentrique en
            partant de la capitale ils ont agrandi le territoire au fil
            des siecles, en fait la France est une conquete (sans
            consentement des populations, par la force) de Paris !
            La France s’est faite contre le pays (les regions si vous
            voulez) par l’affirmation d’un noyau central fort, dur, elitiste
            et egoiste, et bien decide a user de sa situation privilegiee !
            Partant de cet etat de fait, essayez donc d’aller inverser ce
            processus, c’est comme refaire l’histoire a l’envers, demonter
            la nation en qq sorte, autant defaire le pays ou annuler la France !

            Non c’est impossible que voulez vous, on peut juste parler de
            decentralisation (comme ca, ca fait bien) expliquer qu’il faut
            promouvoir les regions, renforcer leur dynanisme, bla-bla-bla,
            discours convenu, roupie de sansonnet car totalement irrealiste !

            A mon sens la derniere occasion veritable d’inverser (relativement)
            ce processus s’est produite lors de la revolution francaise (quand
            un regime complet bascule, il y a des marges de manoeuvres) lors
            du duel a la convention entre les Girondins (pour une France federale)
            et les Montagnards (jacobins) ces derniers l’ont emporte en se basant
            sur les forces de la rue environnante, car le peuple de Paris - veritable fer
            de lance de la revolution - n’allait pas se laisser ravir son nouveau pouvoir !


            • Cédric 30 septembre 2008 15:40

              C’est tout à fait intéressant (je suis plutôt pour une France fédérale dans une Europe fédérale) mais malheureusement, ce qui empêche d’aller dans ce sens, c’est l’Histoire et plus particulièrement le jacobinisme ! Il faudra vraiment que la France soit au plus mal pour que la France fédérale devienne une réalité !


              • octavien octavien 30 septembre 2008 23:55

                Article intéressant, mais scénario complétement loufoque.

                On ne peut pas comparer des pays comme l’Allemagne, la Belgique ou la France. Les terrtoires belge et français ne sont absolument pas comparable et donc mettre sur un même plan leur découpage territorial n’est pas d’un grand intérêt.
                L’Allemagne et la France ont quant à elle deux histoires différentes qui ont aboutit à deux visions différentes de l’Etat et de la Nation.

                L’Allemagne dans son histoire à montrer un attachement trés fort aux entités régionales qui se supperposent à un sentiment identitaire fort.

                la France est dans une situation complétement différente. La nation française, il faut en avoir conscience, n’est pas une nation ethnique, c’est une nation composite. Pour cette raison la nation repose sur un Etat fort et unitaire qui s’est opposé aux particularisme, féodalisme centrifuge et destructurateur de la nation. Cet Etat fort un et indivisible est notre instrument à nous citoyens français, il ne faut pas l’oublier.

                En conclusion de quelque façon qu’on le présente le projet fédéraliste européen ou français ressemble furieusement à ce que la révolution française à terrassé c’est à dire le féodalisme. Il est vrai que l’on nomme communautarisme aujourd’hui ce que l’on appelai féodalisme hier


                • ARMINIUS ARMINIUS 1er octobre 2008 08:51

                   "L’Allemagne dans son histoire a montré un attachement très fort a ses identités régionales" : hum ! l’Allemagne actuelle date de la guerre de 1870( c’est à dire d’hier) où Bismarck a réalisée l’unité allemande sur le dos de la France des Napoléon
                  Avant elle n’était qu’un patchwork de principautés, de comtés ,de royaumes plus ou moins unis suivant l’air du temps, le saint Empire romain germanique cohabitait avec les rois et princes électeurs de Prusse, Hannovre,Saxe Wurtemberg,Hesse, Bade et Bavière pour les principaux. Peu avant 1870 la Prusse l’emporta sur l’Autriche, alliée à la Bavière,( guerre de "sept semaines")il s’en fallut de peu pour que l’Allemagne reste sous dominance Autrichienne.
                  A part la catholique Bavière je ne vois pas d’attachement spécial à une identité régionale autre que folklorique, les Länder actuels n’ont pas grand chose à voir avec une quelconque supposée unité historique


                • Traroth Traroth 1er octobre 2008 11:28

                  Et bien oui, c’est exactement ça : Les Länder actuels suivent la structure des principautés d’antan.


                • ARMINIUS ARMINIUS 1er octobre 2008 17:51

                  Le compte n’est pas bon : 12 länder actuellement pour plus de 70 "principautés" manque plus de 58 !


                • octavien octavien 1er octobre 2008 18:36

                  bien sur que les lander actuels ne recouvrent pas toutes les principautés microscopiques, ville libre, évéchés princiers de l’ancien saint empire romain germanique. ils sont surtout issus de la recomposition de ces confettis au début du XIX siècle (révolution française et congrès de vienne)


                • ARMINIUS ARMINIUS 1er octobre 2008 08:19

                  M.A.M est déja très impopulaire dans les sondages, encore plus que Sarkozy pour un récent d’expression publique, ce qui n’est pas peu dire ! cela dit, je suis pour une Europe de type fédérale, il me semble que ce soit la meilleure solution pour relever les nouveaux défis d’un monde économique en pleine mutation. Les régions devront être redessinées dans le but d’une meilleure efficacité de gestion et Paris restera capitale politique, mais surtout plus économique ! La décentralisation en cours et beaucoup trop lente ! avantages induits : les vacances scolaires d’été pourront être décidées par région et avec roulement, comme en Allemagne : avantage économique pour les hoteliers et restaurateurs qui verront leur période d’activité étalée sur quatre mois (juin à sepembre) et pour les consommateurs (étalement des locations et réservations sur plusieurs mois et non sur le sacro-saint et ruineux 15 juillet -15 aout) Autre avantage :les trains passeront de moins en moins par Paris : un scandale qu’à l’époque du TGV on soit souvent obligé de transiter par le métro pour passer d’Ouest en Est (et retour) ; De plus chaque région étant articulé autour d’une mégapole : moins de perte de temps et donc d’argent, et surtout moins d’émission de CO2. Mais pour cela il faut renoncer à nos mauvaises habitudes et nous défaire de l’idée de penser qu’un état centralisé dirigé par un chef d’Etat souverain soit la meilleure solution.



                  • Traroth Traroth 1er octobre 2008 10:47

                    L’article ne parle finalement que brièvement du fédéralisme et fait surtout beaucoup de politique-fiction concernant les échéances électorales futures. Et l’auteur se contente de décrire les conséquences les plus évidentes de l’instauration d’un tel fédéralisme en France, sans entrer dans un débat sur ses avantages et inconvénients. Pas très intéressant...


                    • Emile Red Emile Red 1er octobre 2008 11:02

                      Chiche, des provinces historiques, enfin tout dépend de quelle période....
                      Pour le fédéralisme et la création de la province occitane de Nice à Bordeaux, pas dans la merde les autres provinces sous de telles conditions.


                      • Traroth Traroth 1er octobre 2008 11:03

                        Je trouve amusante cette obsession anti-ENA. L’ENA forme d’excellents hauts fonctionnaires, capables de gérer des dossiers complexes, et si on la supprimait, il faudrait la remplacer par quelque chose qui lui ressemblerait finalement furieusement.
                        Je crois qu’on se trompe assez largement d’ennemi en s’attaquant à cette école. A mon avis, ce qui pose problème, c’est le pantouflage, c’est à dire l’intégration d’énarques dans des entreprises privées, en emportant informations sur les politiques publiques (dans le privé, on imposerait des clauses de confidentialité) et carnet d’adresse. Les gens de l’ENA sont là pour diriger les services de l’Etat, pas pour diriger des entreprises. Le passage dans le privé devrait être soumis à des conditions drastiques.


                        • foufouille foufouille 1er octobre 2008 11:46

                          "le meilleur d’entre nous" est juppe, magouilleur et enarque

                          que peut on attendre d’un machin ou 99% sont des fils de bourgeois............


                        • Gilles Gilles 1er octobre 2008 11:03

                          Le GROS problème c’est la disparité entre les régions

                          Une fédéralisation avec des gouvernements locaux va impliquer des compétences locales étendues et un budget local. Forcément, sinon, ce ne serait qu’une fédération fantôme si c’est toujours Paris qui redistribue

                          L’ïle de France serait bien nantie mais quid de la Corse, Languedoc Roussilon ou Limousin ? Certaines régions déjà en déshérence par la perte d’habitants, de services publics (trains, postes, hopitaux, casernes...), d’entreprises industrielles, vont se trouver encore plus mal à l’aise. Il y aura alors plus de ressentiment contre Paris et les régions riches taxées d’égoïsme

                          Résultat : Une France à deux vitesses et une concurrence accrue entre les régions. Les français ne vont pas accepter cela, mise à part peut être le 92

                          Plus les risques de revendication identitaires, voir indépendantistes. En France on est un amalgame de peuples disparates, intégrés pour beaucoup de force à la France, tout juste tenus depuis un siècle à peine par l’idée d’appartenance à la communauté française. Peuples qui aiment retrouver leurs origines, folkloriquement pour l’instant, mais qui pourrait s’intensifier en cas de large autonomie

                          En Allemagne et aux USA la fédération est historique donc va de soi dans l’esprit public. Les Allemands se sentiront toujours allemands d’abord. En France régionalisée, il y en aura qui se sentiront d’abord bretons, basques, alsaciens, provençaux, avant d’être français, surtout si au niveau institutionnel on leur laisse définir leurs signes, symboles, langues.

                          Je ne serais pas étonné que la Corse (pauvre sans l’aide de Paris) ou l’Alsace (trés liée à l’Allemagne) si la France s’éloigne d’elles se lient de plus en plus avec leurs voisins immédiat (Allemagne, Italie...), proches culturellement, au détriment du reste de la France. A terme il y aura un sentiment de moindre appartenance à la communauté française et une montée du séparatisme. La Bretagne pourrait être tentée de renouer profondément avec sa culture celtique et quid du pays d’OC ?

                          Je ne crois pas un instant que cela sera possible, ni même envisageable. Et si cela se fait, la France risque fort de se déliter




                          • ARMINIUS ARMINIUS 1er octobre 2008 11:38

                            Disparité entre les régions ?un système régulateur peu être mis en place, il existe d’ailleurs déja en partie. Les Allemands se sentent Allemands d’abord : à voir : les bavarois se sentent d’abord bavarois. Dans l’ensemble l’attachement est plutôt style "Heimat" c’est à dire terre ancestrale nourrissière et réduite à leur horizon, avec une fierté pour la qualité des entreprises ( Mercedes, Porsche, Adidas, Dr Oetker etc..) et équipes sportives nationales plus développée qu’en France... Beaucoup ont aussi la fibre européenne, en partie parce qu’elle leur permettrait de noyer leur lourd et encore brûlant égarement national socialiste. D’autre part l’Alsace attachée à l’Allemagne ? une vue de l’esprit ! l’Alsace est avant tout alsacienne, elle était déja indépendante du temps de Charlemagne ! Il ,est grand temps d’élargir l’apprentissage de l’histoire à l’Europe...


                          • Gilles Gilles 1er octobre 2008 11:58

                            Je n’ai pas dit Alsace Allemande. Mais une Alsace autonome en tant que région, déjà trés liée à l’Allemagne économiquement et proche culturellement en serait surement plus proche et plus loin de Paris

                            D’ici à ce qu’à terme, dans une Europe des régions, de plus en plus d’alsaciens pensent à se séparer de la France, pourquoi pas ! Et pas forcément pour rejoindre l’Allemagne, je n’ai jamais dit ça

                            Et je n’affirme rien, je lance juste une idée de ce que pourrait devenir la France fédéraliste


                          • Gilles Gilles 1er octobre 2008 12:07

                            Arminius

                            "Disparité entre les régions ?un système régulateur peu être mis en place, il existe d’ailleurs déja en partie."

                            Oui mais justement nous ne sommes pas un état fédéral. Si les régions deviennent largement autonomes, développent un esprit "de clocher", la redistribution des régions riches vers les pauvres aura plus de mal à passer auprés des contribuables, ça me parait évident.

                            Regardez l’Espagne par exemple..... chaque région riche veut de plus en plus de prérogatives et rechignent à payer pour les autres. (ce qu’ils comparent à un vol par Madrid)

                            Regardez l’Italie, en apparence plus unie, mais avec un nord qui ne veut plus filer un liard au sud (berlu prépare d’ailleurs une loie d’autonomie fiscale)

                            AU RU même ça gueule contre les écossais et pas mal d’anglais sont de plus en plus favorables à ce qu’ils prenent leur indépendance s’ils la veulent

                            Non, ce qui tient la France, l’idée de la France c’est bien l’unité nationale, le sentiment d’être une et indivisible et une certaine uniformité
                            dans le territoire. Remettez ça en question et chaucn va tirailler la couverture à soi


                          • gecko gecko 1er octobre 2008 11:50

                            snnniffff mm c’est de la bonne vous reviendrez en 2017... ou pas d ailleurs, mais si ca arrive je penserais a vous c est certain pour l instant je prefere oublier ce que je viens de lire


                            • foufouille foufouille 1er octobre 2008 11:55

                              avoir juste des representants regionaux elus, seraient deja bien
                              plus de "grands" electeurs
                              et la possibilite d’avoir acces a toutes les factures
                              si ce federalisme etaient pas fantome ca pourrait etre bien
                              reste que si la police ou la justice est nomme par l’etat, ca changerait pas grand chose


                              • finael finael 1er octobre 2008 12:21

                                 Malheureusement les régions - encore faudrait-il en définir les limites - redeviennent déjà des fiefs locaux où de petits barons peuvent tout se permettre.

                                 L’auteur ignore manifestement l’histoire de notre pays :


                                en 1789 les "cahiers de doléances" contenaient surtout des appels au "bon roi Louis" face aux abus de pouvoir des seigneurs locaux.


                                - La centralisation en effet n’a rien de "jacobine" mais est ancrée beaucoup plus loin dans l’histoire de notre pays et c’est la guerre de 100 ans qui a surtout marqué le début du sentiment "national". Les efforts centralisateurs ont été plutôt bien accueillis dans la population dont le ressentiment était principalement tourné contre les pouvoirs des barons, comtes et ducs.


                                - Pendant plusieurs siècles le siège du pouvoir se trouvait non pas à Paris mais bel et bien en Touraine, ce n’est pas pour rien que nous avons aujourd’hui les châteaux de la Loire.

                                Je le répète : rien ne vaut un atlas historique pour comprendre la formation de l’état nation français.


                                • Fazo13 1er octobre 2008 13:15

                                  Ouahou autant de réactions. 

                                  Soyez indulgent, c’est mon premier article ;) ne l’oubliez pas . Le prochain sera un peu plus interressant :)


                                • dom y loulou dom 1er octobre 2008 21:25

                                  j’en pense que le fédéralisme n’est pas une coque vide. Excusez-moi.

                                  Mais le seul fédéralisme qui serait en mesure d’approfondir les principes démocratiques et de les réasseoir en occident, puisqu’il ont disparus en faveur du circus maximus, provient des outils de la démocratie directe et non de la multiplication de mini-gouvernements.


                                  • JFCAMPION JFCAMPION 4 octobre 2008 22:57

                                    Evidement le rêve de notre bretagne entière avec la restauration de son autonomie d’avant 1789 dans une france ouverte au sein d’une europe fédérale est séduisant. Mais le chemin sera long. Le jacobinisme a de beau reste mais l’espoir fait vivre.

                                    Européen, français mais surtout breton.


                                    • Internaute Internaute 6 octobre 2008 09:32

                                      Ces idées d’être "plus prés des citoyens" en mélangeant le temps et l’espace sont totalement loufoques de nos jours avec les techniques modernes de communication.

                                      La parcellisation du territoire conduit à des couches de baronnies empilées les unes sur les autres et qui ont en commun un seul objectif, faire vivre les petits copains et la cour du baron sur le dos du contribuable.
                                      Il suffit de regarder l’évolution des impôts depuis la régionalisation. La façon dont l’Etat contrôle le déficit budgétaire consiste à repasser les dépenses aux entités régionales. Celles-ci dépensent n’importe qu’elle somme dans des projets inutiles. La valse des millions pour empêcher les piétons et les auto de circuler en ville, cela suffit.

                                      Le peuple à tout à y perdre. De toute manière c’est du pipeau cette histoire d’être prés du citoyen. Le citoyen n’a jamais eu son mot à dire et ne l’aura jamais. Il vote une fois de temps en temps pour une couleur politique et non pas pour une personne. Qui connaît de son député autre chose que le nom, et encore ?
                                      Au lieu de multiplier le nombre des parasites il faut au contraire utiliser les techniques modernes de communication pour réduire de manière significative l’appareil d’Etat.

                                      1 - Suppression su Sénat
                                      2 - Réduction du nombre des députés à 10 avec pouvoir de votre proportionnel à la représentation du parti.
                                      3 - Suppression de toutes les lois de régionalisation
                                      4 - Suppression des Conseil Généraux
                                      5 - Suppression des administrations départementales indépendantes
                                      6 - Centralisation des services techniques (hôpitaux, routes, infrastructures, transports publics, écoles, ramassage des poubelles) dans des super-préfectures dont le poste serait relativement indépendant du parti au pouvoir. Celles-ci, dans le cas des agglomérations, doivent les recouvrir au lieu d’avoir un patchwork de communes dont personne ne voit en ville les limites mais qui doivent créer des commissions à n’en plus finir pour faire passer un câble électrique ou une ligne de bus de l’une à l’autre.
                                      7 - Généralisation des enquêtes d’utilité publique sur Internet, dont les résultats doivent être contraigants. En fait, c’est le seul système simple et vraiment démocratique. Il est déjà largement utlisé mais personne n’est au courant.
                                      8 - Renforcer le pouvoir des ministres et les laisser gouverner. Aprés tout, l’élection présidentielle est peut-être la seule où le peuple puisse choisir quelqu’un en connaissance de cause. La campagne est suffisante pour juger une personne. On peut se tromper mais c’est quand-même plus démocratique qu’une élection de député.
                                      9 - Fusion des communes et renforcement du pouvoir des maires en manière de police et de permis de construire en-dessous d’une taille d’ouvrage à déterminer mais allant jusqu’au petit immeuble.


                                      A titre d’exemple dans ma région.
                                      Projet d’aménagement d’une rue de 200 mètres (on devrait dire destruction) pour faire une piste cyclable, mettre des poteaux anti-auto partout, changer le goudron en bon état, supprimer des stationnements, peindre des rayures etc, 1.200.000 euros soit le prix de 6 maisons individuelles.

                                      Une agence locale de l’énergie a été créée. Son rôle est de faire de la sensibilisation aux économies d’énergie. Elle est composée de 12 personnes dont - une directrice, une directrice adjointe, un directeur technique, une assistante, une chargée de la communication et pour finir 7 chargés de mission qui font le boulot. Autrement dit, la directrice est infoutue de taper une lettre, elle se peint les ongles toutes la journée et s’appuie sur la sous-directrice. Celle-ci ne répond pas au téléphone mais fait appel aux services de sa chargée de communication laquelle n’a rien à dire et en appelle au directeur technique. C’est du cocon à copains, de la gabegie payée par nos impôts. Depuis quand faut-il 3 directeurs et 2 administratifs pour 7 ouvriers ? C’est dans cette mauvaise gestion que part le fruit de notre travail. La seule façon de l’éviter est de couper les budgets à tous ces parasites.

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