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Que faire ?

On a l’esprit le traité politique écrit par Lénine en février 1902, mais peu de gens savent qu’il a été inspiré, comme de nombreux hommes de sa génération, par le roman de Nikolaï Tchernychevski écrit en 1862 « Que faire, les hommes nouveaux » depuis sa prison de Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. Il y trace le portrait d’un homme qui deviendra pour plusieurs générations l’emblème du matérialisme et surtout du radicalisme russe.

Nous n’en sommes peut être pas encore à essayer de construire « les concepts organisationnels » d’un nouveau parti révolutionnaire … ceux-ci ne manquent pas et n’ont que très peu d’échos dans l’opinion, même si le très médiatique facteur du NPA accède de temps en temps à la télévision. Arlette Laguiller, en son temps pour Lutte Ouvrière savait, à force de ténacité, s’attirer des sympathies qui ne se traduisaient jamais dans les urnes.

Pour reprendre encore les mots de Lénine, « Par où commencer ? [1] » … Le désenchantement de la politique commentée à toutes les sauces commence à bien faire ! Les bonnes âmes se bousculent aux portillons pour expliquer les causes et les responsabilités … Laurent Bouvet, le dernier en date publie un belle tribune dans le journal Libération  : Le mépris, c’est de rejeter les plus inquiets du côté du populisme. Ou encore le bel appel de Jean-Noël Carpentier (député du mouvement unitaire progressiste) et de Christophe Cavard (Député Europe Ecologie Les verts) au cri de Au secours, la gauche s’endort !

Pour ce qui est du constat et des causes, les professeurs de toutes académies nous abreuvent … on aimerait un peu plus de mouvement et d’horizons. On a bien compris que cela ne viendrait pas du gouvernement, trop à faire sans doute ! Le Parti Socialiste à lui seul est bien démuni et surtout dans un embarras total. L’UPM, ils en sont encore à se demander quelle est leur ligne politique, celle de Nadine Morano et Sarkozy à Droite Toute, ou bien celle de Juppé qui veut jouer le rassemblement avec le centre. Pendant ce temps là navigue tranquillement le croiseur de guerre du FN avec le chef suprême à la barre Marine Le Pen. … ensuite il y a bien EELV les centristes de droite ou de gauche et d’autres encore … Sortir de l’Europe ? Ou aller à marche forcée vers une Europe fédérale, bien improbable ?

Il reste le peuple … c’est à lui désormais que revient le devoir de bouger, de créer le mouvement, de casser les lignes … il se fout pas mal des « débats » des partis institutionnels … il sait ce qu’il vit, il sait ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas … il faudra donc attendre notre salut d’un grand mouvement social, un vaste raz le bol, qui quittera les urnes pour dire dans la rue « cela suffit ! ». Pierre Viansson-Ponté a écrit un admirable article le 15 mars 1968 « Quand la France s’ennuie » dans le journal Le Monde … quelques semaines plus tard éclatait Mai 1968.

Qui seront les artisans de ce nouveau mois de mai ? Les jeunes, les syndicats ? le peuple… nul ne le sait à cette heure.



[1] Article publié par Lénine dans le journal Iskra en 1902.

 


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70 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 juin 2014 11:01

    « Il reste le peuple … c’est à lui désormais que revient le devoir de bouger, de créer le mouvement, de casser les lignes …  »

    ¿ Et si les Français(es), le peuple, adoptaient un paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?
    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées par l’Épargne.
    Voir texte ci-dessous :

    Résumé :
    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
    Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
    Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.

    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).



    • Pierre Régnier Pierre Régnier 3 juin 2014 11:22

      Bonjour Jean-Pierre Llabrès

      Votre réflexion (celle du PCF : Parti Capitaliste Français) est constructive.

      Sur la compatibilité entre compétitivité et solidarité, voir éventuellement ici :

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-le-socialisme-150555


    • lsga lsga 3 juin 2014 11:31

      un parfait exemple de l’économisme.

       
      Hey : il faut renverser la bourgeoisie. Le reste n’est que du « blabla ».

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 juin 2014 13:15
      Par lsga (---.---.22.105) 3 juin 11:31
      « il faut renverser la bourgeoisie »

      Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat, de manière criminelle, en le focalisant sur la lutte des classes (éradication de la bourgeoisie) et la possession prolétarienne des moyens de production.

      Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

      Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...



    • lsga lsga 3 juin 2014 13:19

      on ne veut pas une « juste » répartition, on ne sait pas ce que le mot « juste » veut dire. C’est un concept éthique et morale, c’est à dire idéaliste.

       
      On veut le renversement mondiale de la bourgeoisie et l’abolition de la propriété privée des moyens de production. Ça va ? ça rentre ? 

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 juin 2014 13:39
      Par lsga (---.---.22.105) 3 juin 13:19
      « Ça va ? ça rentre ?  »



    • lsga lsga 3 juin 2014 13:42

      la monnaie est une entité abstraite sans aucun intérêt.



      ce n’est pas en distribuant de l’argent à tout le monde que vous allez régler les problèmes économiques. 
       
      Nous avons besoin d’une gestion scientifique du tissu économique, de remplacer la pseudo-science financière par de l’ingénierie, pas de rajouter à l’usine à gaz un patch type super-RSA. 
       
      D’ailleurs, le salaires universel est une création des libéraux. 

    • non667 3 juin 2014 15:33

      à isga
      Hey : il faut renverser la bourgeoisie

      ok ! avec ton solex ? smiley smiley smiley smiley


    • lsga lsga 3 juin 2014 15:35

      non, avec le prolétariat mondial. 


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 juin 2014 20:19
      Par lsga (---.---.22.105) 3 juin 13:42
      « salaire universel »

      Je ne parle pas de « salaire universel » mais de Dividende Universel.
      Vous ne comprenez rien à rien ! ! !
      Avec Marx et vous, le prolétariat est bien mal parti...


    • Aldous Aldous 3 juin 2014 21:50

      Le chômeutariat mondial ? smiley


    • Remi 3 juin 2014 22:18

      « Il est vain d’espérer ...par des révolutions ».

      Ce que vous espérez, c’est qu’il n’y ait pas de révolution.
      Alors, dans votre grande bonté, vous proposez aux exploités d’amender et même en quelque sorte de nationaliser (dans le contexte de mondialisation financière forcenée, cela va, à n’en pas douter, être pris très au sérieux par nos maîtres) le capitalisme

      C’est vrai, demandons gentiment au Capital d’en finir avec les inégalités. Il va nous entendre, c’est certain.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 4 juin 2014 08:37
      Par Remi (---.---.74.159) 3 juin 22:18
      « demandons gentiment au Capital d’en finir avec les inégalités. »
      Non. Finissons-en nous-mêmes avec les inégalités !


    • Aldous Aldous 4 juin 2014 11:02

      Aujourdhui, les zéxploités sont des esclaves volontaires. Personne ne les oblige à rester incultes et dépendants. On n’est plus au moyen age.

      Pourtant un nombre effarant de gens préfèrent regarder des émissions débilitantes plutôt que de s’instruire...


    • Remi 4 juin 2014 14:37

      Les avancées sociales sont le fruit de mouvements sociaux politisés et généralisés, pas de discussions virtuelles, sur des thèmes où les véritables antagonismes sociaux sont tus.


    • Remi 4 juin 2014 14:37

      Les avancées sociales sont le fruit de mouvements sociaux politisés et généralisés, pas de discussions virtuelles, sur des thèmes où les véritables antagonismes sociaux sont tus.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 3 juin 2014 11:12

      Bonjour Pelletier

      Tchernychevscki c’était, je crois bien, celui qui disait que "l’action politique, ce n’est pas un trottoir de la perspective Nevski" (la longue avenue Nevski, à Saint Pétersbourg, qui est toute droite).

      La gauche, toutes tendances confondues, en pleine dérive depuis des années, ferait bien d’y réfléchir enfin, en ce moment, au lieu de répéter toujours ses slogans et ses analyses simplistes du passé.


      • lsga lsga 3 juin 2014 11:30

        « Sans théorie révolutionnairepas de mouvement révolutionnaire »

         
        Qu’est-ce qui est révolutionnaire aujourd’hui ? L’apparition de l’intelligence collective, la fin des partis politiques. Ainsi, si le parti politique unifié était strictement nécessaire au 20ème siècle, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Sur ce point, le léninisme a donc vécu. 
         
        Du « Que Faire ? », personnellement, je retiens surtout la lutte acharnée contre l’« économisme », qui veut faire passer les questions économiques (type partage des richesses) avant les questions politiques (type : renversement de la bourgeoisie).
         

         Lénine qui parle du NPA :
         
        « Les uns se sont mis à dire : la masse ouvrière n’a pas encore formulé elle-même des tâches politiques aussi étendues et aussi urgentes que celles que lui “imposent” les révolutionnaires ; elle doit encore lutter pour les revendications politiques immédiates, mener “la lutte économique contre le patronat et le gouvernement »

        Le Trade-unionisme, la simple revendication pour l’augmentation du niveau de vie, soumet le prolétariat à la Bourgeoisie.
         
        Voilà l’enseignement principal du « Que Faire » : On ne fait pas la Révolution sans d’abord s’être débarrassés des penseurs de l’économisme et les partis soi-disant révolutionnaire qui prétendent passer par des étapes (« programme d’urgence : interdire les licenciements ») et qui font croire au prolétariat que le principal est d’obtenir des conditioins de vies plus douces. 
         


        • jaja jaja 3 juin 2014 12:09

          Bof... les marxistes du NPA pourraient te répondre aisément que lutte économique et lutte politique sont liées. Moi qui ne le suis pas je t’invite à lire ce que pensait Makhaïski de cette question de l’indispensable lutte économique des ouvriers et qui, à mon avis, reste d’actualité...

          « Le pouvoir qui tombe des mains de la bourgeoisie ne peut en aucune manière être repris et conservé par une classe non possédante, telle que le reste la classe ouvrière. Une classe non possédante et en même temps dirigeante est une absurdité totale. C’est l’utopie fondamentale du marxisme, grâce à laquelle la dictature bolchevique peut aussi facilement et rapidement, devenir la forme démocratique de l’achèvement et du renforcement de la révolution bourgeoise, une sorte de copie russe de la dictature des Jacobins.

          Le pouvoir qui échappe aux capitalistes et aux gros propriétaires terriens ne peut être saisi que par les couches inférieures de la société bourgeoise — par la petite-bourgeoisie et l’intelligentsia, dans la mesure où elles détiennent les connaissances indispensables à l’organisation et à la gestion de toute la vie du pays — acquérant ainsi et se garantissant solidement le droit à des revenus de maîtres, le droit de recevoir leur part des richesses pillées, leur part du revenu national. Or, les couches inférieures de la bourgeoisie, ayant obtenu des capitalistes un régime démocratique, reviennent rapidement à un accord et à une union avec eux. Le pouvoir retourne à l’ensemble des possédants ; il ne peut être séparé trop longtemps de la source de tout pouvoir : l’accumulation de richesses.

           Ne conviendrait-il pas alors d’en conclure que les ouvriers doivent abandonner toute idée de domination ? En toute situation ? Non, refuser de dominer signifierait refuser la révolution. La révolution victorieuse de la classe ouvrière ne peut être, en effet, rien d’autre que sa domination.

          Il s’agit simplement de poser la thèse suivante : la classe ouvrière ne peut simplement copier la révolution bourgeoise, ainsi que le lui conseille la science sociale-démocrate, ceci pour l’unique raison qu’une classe, condamnée à des rations et à des salaires de famine, ne peut aucunement accumuler, et se voit même privée de toute possibilité de le faire, contrairement à la bourgeoisie du Moyen Âge qui amassait les richesses et les connaissances. Les ouvriers possèdent leur voie propre pour s’émanciper de l’esclavage. Afin de rendre sa domination possible, la classe ouvrière doit supprimer une fois pour toute celles de la bourgeoisie, la priver d’un seul coup de la source de sa maîtrise, de ses fabriques et usines, de tous ses biens accumulés, amener les riches au rang de gens obligés de travailler pour vivre.

          Voilà pourquoi l’expropriation de la bourgeoisie est le premier pas inévitable de la révolution ouvrière. Certes, ce n’est que le premier pas sur la voie de l’émancipation de la classe ouvrière ; l’expropriation de la bourgeoisie n’amènera encore ni la suppression complète des classes, ni l’égalité totale.

          Après l’expropriation de la grande et moyenne propriété, il restera encore la petite propriété à la ville et à la campagne, dont la socialisation nécessitera plus d’une année. Il reste, chose encore plus importante, le cas de l’intelligentsia. En dépit du fait que ses rémunérations de maîtres seront fort réduites à l’occasion de l’expropriation de la bourgeoisie, elle ne sera toujours pas privée de la possibilité de conserver pour elle une rétribution élevée de son travail.

          Tant que l’intelligentsia restera, tout comme auparavant, la détentrice unique des connaissances, et que la direction de l’État et de la production restera entre ses mains, la classe ouvrière aura à mener une lutte opiniâtre contre elle, afin d’élever la rémunération de son travail jusqu’au niveau de celle des intellectuels.

          L’émancipation complète des ouvriers se réalisera lorsqu’apparaîtra une nouvelle génération de gens, instruits de manière égale, événement inévitable du fait de l’égale rémunération du travail intellectuel et manuel, tous disposant ainsi de moyens équivalents pour élever leurs enfants.

          La domination des ouvriers ne peut précéder l’expropriation des riches. Ce n’est qu’au moment de l’expropriation de la bourgeoisie que peut commencer l’hégémonie de la classe ouvrière. La révolution ouvrière obligera le pouvoir d’État à mener l’expropriation de la grande et moyenne bourgeoisie, et à légitimer la conquête par les ouvriers des usines, des fabriques et de toutes les richesses accumulées. »

          La fin du « socialisme réel » en URSS et le retour de tes amis ex-nomenklaturistes « soviétiques » dans le giron du capitalisme privé, à l’instar de ton ex-ami Poutine prouve bien la justesse de la vision de Makhaïski et de sa thèse sur la Révolution ouvrière qui a bien plus d’ennemis que ce qu’en disait Marx et sa notion de prolétariat englobant tous les salariés y compris les plus parasitaires. Qui ne sont ni tes « manouvriers » comme tu le dis avec tant de mépris, ni les chômeurs, souvent qualifiés de « lumpenprolétaires » par les petits bourgeois de ton acabit mais bien ces salariés privilégiés chargés de faire suer le burnous....
          Leur lutte « économique » contre leurs rations de misère et pour élever leur salaire à eux, par rapport à toutes les autres couches de la société bourgeoise est effectivement une lutte de classe et le positionnement de chacun(e) par rapport à cette lutte est décisif pour savoir qui soutient la Révolution et qui la combat, parfois au nom même de la révolution !


        • lsga lsga 3 juin 2014 12:23

          je suis d’accord avec l’essentiel de ce qui est dit ton extrait, et je ne vois absolument pas en quoi il est une défense de l’économisme.

           
          En limitant la lutte des classes à de simples revendications économiques (type : interdiction des licenciements), vous détournez le prolétariat révolutionnaire de sa véritable mission : prendre le pouvoir. 

          Cette économisme va en effet de paire avec un « ouvriérisme » et la haine de l’intellectuel. Toujours dans le « Que Faire », un extrait qui va dans le même sens que ton extrait (rappelons qu’à l’époque, on appelle « social-démocrate » le mouvement le plus révolutionnaire) :
           
          « Les ouvriers, avons-nous dit, ne pouvaient pas avoir encore la conscience social-démocrate. Celle-ci ne pouvait leur venir que du dehors. L’histoire de tous les pays atteste que, par ses seules forces, la classe ouvrière ne peut arriver qu’à la conscience trade-unioniste, c’est-à-dire à la conviction qu’il faut s’unir en syndicats, mener la lutte contre le patronat, réclamer du gouvernement telles ou telles lois nécessaires aux ouvriers, etc . Quant à la doctrine socialiste, elle est née des théories philosophiques, historiques, économiques élaborées par les représentants instruits des classes possédantes, par les intellectuels. Les fondateurs du socialisme scientifique contemporain, Marx et Engels, étaient eux-mêmes, par leur situation sociale, des intellectuels bourgeois. De même en Russie, la doctrine théorique de la social-démocratie surgit d’une façon tout à fait indépendante de la croissance spontanée du mouvement ouvrier ; elle y fut le résultat naturel, inéluctable du développement de la pensée chez les intellectuels révolutionnaires socialistes. »
           
          Trade Unionisme : ce mouvement qui mélange parti politique et syndicalisme, typique du NPA et de LO :
          « Deuxièmement, nous pouvons dès la première manifestation littéraire de l’économisme, observer un phénomène éminemment original et extrêmement caractéristique pour la compréhension de toutes les divergences entre social-démocrates d’à présent : les partisans du »mouvement purement ouvrier« , les adeptes de la liaison la plus étroite et la plus »organique« (expression du Rab. Diélo) avec la lutte prolétarienne, les adversaires de tous les intellectuels non ouvriers (fussent-ils des intellectuels socialistes) sont obligés, pour défendre leur position, de recourir aux arguments des »uniquement trade-unionistes«  bourgeois. Cela nous montre que, dès le début, la Rabotchaïa Mysl s’est mise - inconsciemment - à réaliser le programme du Credo. Cela montre (ce que ne peut arriver à comprendre le Rabotchéïé Diélo), que tout culte de la spontanéité du mouvement ouvrier, toute diminution du rôle de »l’élément conscient« , du rôle de la social-démocratie signifie par-là même - qu’on le veuille ou non, cela n’y fait absolument rien - un renforcement de l’idéologie bourgeoise sur les ouvriers.  »


        • jaja jaja 3 juin 2014 12:24

          Bref en ce qui me concerne ton Lénine tu te le gardes... Lui qui se prononçait contre le taylorisme avant 1914, « ce système pour extorquer de la sueur » disait-il pour finir par l’adopter en URSS (le système dit « NOT ») malgré les résistances des ouvriers, qui, partout, ce sont toujours battus contre ce système inique....

          Par ailleurs la NEP de Lénine, (retour à une forme de capitalisme privé), ne fut pas la tasse de thé des prolétaires Russes et ne fut qu’une forme d’arrangement entre ce qui restait de la Bourgeoisie et les Nomenklaturistes du Parti... arrangement dirigé contre la classe ouvrières et ses luttes (on sortait des grèves réprimées des usines Poutilov et de l’insurrection de Kronstadt....

          Bref tes classiques périmés...


        • jaja jaja 3 juin 2014 12:28

          « je suis d’accord avec l’essentiel de ce qui est dit ton extrait, et je ne vois absolument pas en quoi il est une défense de l’économisme. »

          Je ne suis pas un défenseur de l’économisme.... Ce n’est que toi qui m’impute cette position... Je dis que la Révolution ouvrière se fera par la force du nombre, par la prise de tous les pouvoirs... ce n’est pas particulièrement de l’économisme smiley


        • lsga lsga 3 juin 2014 12:31

          Lénine a en effet trahit la plupart de ses positions une fois au pouvoir.

           
          Par exemple, le « Que Faire ? » place la question politique devant la question économique, autrement dit : les conseils ouvriers avant la performance économique.
           
          Or, quand en 1922 les réactionnaires type NPA remportent les élections des conseils ouvriers, Lénine décident d’annuler les élections et d’instaurer son conseil suprême économique. Bref : il fait le contraire de ce qu’il a prodigué, il confisque le pouvoir aux ouvriers réactionnaires pour appliquer une politique économique rationnelle SANS EUX.
           
          Il faut dire, on était au début du 20ème siècle, et le développement scientifique et technologique ne permettait rien d’autre que le Capitalisme. Aujourd’hui, les choses sont très différentes : Internet rend possible le conseillisme, l’automatisation de la production va permettre de faire des fils de manouvriers des ingénieurs actifs dans la planification, et les centrales solaires rendent l’énergie abondante.
           
          Bref, le Socialisme est désormais possible et nécessaire. 

        • lsga lsga 3 juin 2014 12:34

          jaja : tu passes ton temps à placer l’amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière avant toute chose. Le NPA, dans son programme économique, propose de négocier avec la bourgeoisie (interdiction des licenciements) et soumet donc le prolétariat à la bourgeoisie. 

           
          Après une Révolution : LE NIVEAU DE VIE DIMINUE. 
           
          Voilà ce que vous avez beaucoup de mal à dire à vos militants : le renversement de la bourgeoisie passe avant l’augmentation du niveau de vie. 

        • jaja jaja 3 juin 2014 12:35

          Allez va chier je t’ai tout dit....


        • lsga lsga 3 juin 2014 12:38

          pff... tu as tout dit : le NPA est un parti trade-unioniste, qui prône « l’économisme », et qui ce faisant, soumet le prolétariat à la bourgeoisie au lieu de le former à renverser la bourgeoisie. 

           


        • César Castique César Castique 3 juin 2014 12:47

          « L’apparition de l’intelligence collective... »


          Tiens, le nouveau Messie ! C’est une femelle, cette fois... Elle finira par une tournante, dans une caver de banlieue sensible. Et ça sera pas montrable au-dessus d’un autel...

          « ...qui font croire au prolétariat que le principal est d’obtenir des conditioins de vies plus douces. »

          Il n’y a rien à faire croire au prolétariat, pour lui, obtenir des conditions de vie plus douce, c’est justement cela, le principal. Vos billevesées et calembredaines à base d’émancipation, il n’en a rien à cirer de chez rien à cirer. 

          C’est une invention d’intello (Marx), l’émancipation, qui en s’imaginant ouvrier, le soir dans son petit lit, pensait que son idéal de vie, ce serait d’être « émancipé ». Un genre de marotte, qui prêterait à rire s’il n’y pas eu tellement de gens émancipés d’une balle dans la nuque depuis 1917.

        • lsga lsga 3 juin 2014 12:48

          éviter que des crétins dans ton genre n’envoient les gamins du prolétariat sur le front de la 3ème Guerre Mondiale, voilà un énoncé que beaucoup de prolétaires peuvent comprendre. 

           
          Socialisme ou Barbarie. 


          Il ne s’agit pas de pouvoir d’achat. 

        • César Castique César Castique 3 juin 2014 15:49

          « Socialisme ou Barbarie. - Il ne s’agit pas de pouvoir d’achat. »


          Et manifestement pas d’émancipationsmiley - non plus.

          T’es une nouvelle fois à côté de la plaque, Isga.

        • Aristoto Aristoto 4 juin 2014 00:28

          Césars, je vois à peu près comment lsga envisage sa révolution mondiale !!!

          Mais toi raconte nous donc kes tu prévoit pour la Reconquista ???

          Tiens, le nouveau Messie ! C’est une femelle, cette fois... Elle finira par une tournante, dans une caver de banlieue sensible. Et ça sera pas montrable au-dessus d’un autel

          Sinon je vois que je déteint sur toi, ta l’air d’etre omnibulé par les bites noirs et les caves sordides ! ça serai pas mes histoire de Gauloise qui se fait mettre par le Malien qui t’afffecte à ce point ! Pov petit ! Viens donc t’allonger dans mon divan me raconter tes petits cauchemars smiley


        • jaja jaja 3 juin 2014 12:38

          « Après une Révolution : LE NIVEAU DE VIE DIMINUE.  »

          JAMAIS POUR LES NOMENKLATURISTES QUI RESTENT DES PRIVILÉGIÉS !

          ÉGALITÉ SOCIALE ET DONC DE REVENUS ENTRE TOUS ET TOUTES !


          • lsga lsga 3 juin 2014 12:47

            Alors, le fait de renverser les institutions est facteurs de désordre, désordre qui peut durer plusieurs décennies avant que ne se stabilisent les nouvelles institutions et qu’elles ne deviennent performantes.

             
            Les prolétaires le savent : historiquement, après chaque Révolution, le niveau de vie diminue. Les exemples récents de la Tunisie et de l’Egypte le leur rappellent.
             
            Donc : les prolétaires savent qu’une Révolution diminuera leur niveau de vie. 
             
            Or, vous vous leur dites : « salop de patron, si on prenait leur argent, on vivrait tous mieux ! ». L’argent n’étant qu’une abstraction, cet énoncé est bien entendu faux, et les prolétaires se rendent compte de votre supercherie. Vous leur dites qu’ils ont besoin de plus de pouvoir d’achat, et bien ils vous croient, et font plus confiance à Sarkozy qu’à vous pour y arriver. Ils ont raison : les Sarkozy et les Hollandes iront piller l’Afrique pour eux. 
             

            Or, ce qu’il faut expliquer au prolétariat : c’est que le renversement du Capitalisme est une nécessité. Pas pour augmenter leur niveau de vie, mais pour éviter que l’Humanité ne sombre encore dans une 3ème Guerre Mondiale.
             


          • jaja jaja 3 juin 2014 13:06

            « salop de patron, si on prenait leur argent, on vivrait tous mieux ! »

            Tu oublies que nous exigeons d’abord l’expropriation et la socialisation des moyens de production et d’échange... Effectivement pour que la classe exploitée puisse vivre mieux... autrement à quoi bon se battre et prétendre que la classe ouvrière doit prendre le pouvoir ?

            Pour éviter la guerre mondiale que tu sembles craindre évite déja de soutenir le TAFTA comme tu le fais ! Cette saloperie de l’impérialisme US est dirigé au premier chef contre la Chine et la Russie qui ne se laisseront pas faire, elles aussi bien décidées à repartager le monde à leur profit.... Le voila ton vrai fauteur de guerre que nous combattons nous (ce qui n’est plus vraiment de l’économisme smiley )....
            Et ton soutien à la colonisation de la Palestine, ton refus de dénoncer l’occupation comme le firent par exemple un Marx ou un Engels par rapport à la situation de l’Irlande, ces positions ne font de toi qu’un valet de l’impérialisme US !


          • lsga lsga 3 juin 2014 13:13

            ce serait super que le NPA demande d’abord la socialisation des moyens de production : cela ferait de vous des communistes. Mais, non, vous réclamez d’abord l’abolition des licenciements, ce qui est une sorte de Keynésianisme musclé, rien de plus.

             
            La prise de pouvoir par la classe ouvrière diminuera son niveau de vie dans l’immédiat. Ce sont pour leurs enfants ou petits enfants que les choses iront mieux (déjà, ils ne serviront pas de chair à canon). Une Révolution, c’est comme une guerre, ce n’est pas particulièrement agréable à vivre, et après, non seulement le miel ne coule pas des fontaines, mais une bonne partie des fontaines sont détruites. Les prolétaires le savent, en on conscience, alors inutile de leur mentir en leur promettant monts et merveilles. On leur propose une guerre civile mondiale, pas un passeport pour Candy World. 
             
            Au 19ème siècle, les Nations existaient encore. Aujourd’hui, elles sont presque mortes. Ce n’est pas le rôle du révolutionnaire que de chercher à les maintenir artificiellement en vie. Si le mouvement de libération de la Palestine était tenu par des Communiste, anti-nationaliste, je les soutiendrais peut-être. Le fait est qu’il est tenu par des islamistes, nationalistes, d’extrême droite. La suppression d’Israël et de la Palestine, leur dissolution dans un grand marché libre au Moyen Orient, voilà la solution qui se profile à l’horizon. 

          • jaja jaja 3 juin 2014 13:30

            « ce serait super que le NPA demande d’abord la socialisation des moyens de production .. »
            Je t’ai écrit plus haut et dans d’autres nombreux commentaires que le NPA exigeait la socialisation des moyens de production... Ta mauvaise foi n’en tient aucun compte...

            Voici ce que tu trouves sur le site du NPA : « Notre programme : La socialisation de l’économie, pas son étatisation » :

            Il y est dit « Il importe ici de bien distinguer entre les deux notions de propriété et d’appropriation. La propriété juridique des moyens de production a certes son importance  ; le fait que les bureaucrates n’étaient pas légalement propriétaires (ni personnellement ni collectivement) était d’ailleurs pour eux une source de frustration croissante et a constitué l’un des plus forts stimulants des tendances à la restauration du capitalisme. Mais même si elle n’avait pas la propriété juridique des moyens de production et ne les transmettait pas par l’héritage, la bureaucratie décidait des choix, des conditions et de la répartition de la production. En résumé, c’est elle qui dirigeait l’économie. Et toute classe (ou caste) qui dirige l’économie le fait à son profit.....

            La conclusion est double. D’une part, contrairement à ce que véhiculaient de concert les capitalistes et les bureaucrates (sans parler de l’hybride bureaucratico-capitaliste que l’on a vu émerger en Chine…), l’URSS et les autres États staliniens n’avaient rien de «  socialistes  ». D’autre part, il n’y a aucune possibilité d’un processus d’émancipation des rapports d’exploitation si celles et ceux qui créent les richesses ne prennent pas le pouvoir, tout le pouvoir – politique et économique – entre leurs mains. »

            Par ailleurs le conseillisme et la démocratie directe sont les solutions comme il est dit par le NPA : « Une deuxième certitude est que répondre correctement à ces questions sera impossible sans le développement d’une démocratie de type nouveau, la plus directe possible, fondée sur un réseau de conseils de salariés et d’habitants. »

            http://npa2009.org/node/37130
             
            Vous avez dit mauvaise foi ? Oui mais dans quel but ? Je ne copie d’ailleurs pas notre position ici pour toi... dont je sais que tu n’en tiendras aucun compte mais pour les lecteurs d’Agoravox qui pourraient s’interroger comme le font d’ailleurs de nombreuses personnes extérieures au NPA et victimes de tous ces bruits de chiottes répandus par des personnes bien intentionnées à notre égard....


          • lsga lsga 3 juin 2014 13:35

            non mais jaja, je ne dis pas que vous êtes contre le socialisme. Vous dites :

             
            « Oui oui, on est pour le vrai socialisme, mais plus tard. Là tout de suite, ce qui compte, c’est de négocier avec la bourgeoisie l’interdiction des licenciements. Le vrai Socialisme, c’est pour après » (désolé de caricaturer un peu)
             
            Or, ce qu’on appelle « économisme » ou « trade-unionisme », c’est très précisément cela. C’est le principal obstacle vers le socialisme. 
             
            L’urgence, c’est de renverser la bourgeoisie mondiale, pas d’augmenter le niveau de vie du prolétariat national. 


          • jaja jaja 3 juin 2014 13:43

            « désolé de caricaturer un peu »

             smiley -))

            Instaurer tout de suite le socialisme ? Va demander à Marx comment il concevait son programme d’urgence dans l’Internationale par exemple en dehors de tout mouvement révolutionnaire d’envergure et la différence avec le programme maximum que nous sommes tous dans l’incapacité d’instaurer par les urnes... Quand au nécessaire soulèvement pour le moment y’a pas... donc le socialisme y’a pas non plus...


          • foufouille foufouille 3 juin 2014 13:51

            c’est trop compliqué pour lsga qui doit sortir du service de psychiatrie
             smiley


          • lsga lsga 3 juin 2014 14:14

            bref, tu esquives. 

             
            J’espère que tu as bien conscience que la revendication « interdiction des licenciements » n’a pas sa place dans une révolution. Dans un contexte révolutionnaire, les trade-unionistes jouent un rôle réactionnaire (et c’est pour cela que Lénine a préféré devenir lui-même réactionnaire en envoyant tout ce beau monde dans des camps.). 
             
            Dans un contexte démocratique, vous faites croire aux prolétaires que le courant révolutionnaire consiste à négocier avec la bourgeoisie une amélioration des conditions de vie. Si comme le FdG, vous vous affirmiez simplement Keynésiens, ce ne serait pas grave. Mais non : vous vous prétendez révolutionnaires, en diffusant l’idéologie de « l’urgence » du réformisme.
             
            Pire : au 20ème siècle, les partis trade-unionistes dans votre genre enseignaient au prolétariat l’utilité des grèves et des manifestations. Or, aujourd’hui, comme vous restez bloqués à une échelle nationale, pour la protection du système social-national, vos grèves et manifestations deviennent inutiles, incapables d’aboutir à un quelconque résultat. Donc : vous êtes en train de désespérer le prolétariat en lui montrant comment faire la grève ne sert plus à rien. Si au moins vous admettiez que le système social français EST mort, et qu’en véritables progressistes, vous faisiez du trade-unionismes à échelle européenne... là vous obtiendriez des victoires. Mais non, vous préférez vous rouler dans la charogne du Socialisme National français.
             
            La revendication dans une révolution c’est : « renversement de la bourgeoisie »
             
            Les seuls à réclamer clairement cela c’est eux :
             
            Le courant le plus révolutionnaire que nous ayons eu depuis 50 ans vient des USA. Cela n’a rien d’étonnant, car la Nation US est presque morte, à genoux ; son prolétariat est donc debout. 
             
            Vivement que le prolétariat européen s’unisse au prolétariat US, il en a grand besoin. Si les communistes sont incapables de faire cette union, TAFTA s’en chargera pour eux. 

          • Aldous Aldous 3 juin 2014 21:53

            Marxismus macht frei... smiley

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