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Accueil du site > Actualités > Politique > Que Moody’s gouverne la France ?

Que Moody’s gouverne la France ?

QUELQUES RAPPELS

Article 3 de la Constitution du 4 Octobre 1958 : "la Souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum".

Article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Août 1789 "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément"

Autrement dit, en France, ce sont les citoyens français qui décident, de manière directe ou par le biais de leurs représentants. Magnifique, en théorie.

LA REALITE

Vous avez lu ou relu la DDHC de 1789, les choses sont en théorie très claires. En gros les citoyens décident collectivement de produire des biens publics et services au service de leur propre liberté, comme la police, la justice, l’armée et la diplomtie, et décident collectivement de payer des impots pour financer ces services.

Pensez vous que ce soit le cas ? Non, assurément. Nos représentants actuels n’ont qu’une prise très faible sur le budget, qui semble être une procédure technique plus qu’un débat politique. A t-on déjà vu un ministère se demander si vraiment ca a du sens que de continuer à faire sa mission, quand bien même elle est un échec total ?

LA DETTE

Tous les ans depuis 30 ans, la France dépense plus qu’elle ne collecte d’impots. Répétons le : année après année, l’Etat, pour payer ses profs et ses policiers, pour payer les routes et les interventions militaires, lève des impots et taxes mais pas suffisamment. Il est donc obligé d’emprunter la différence. Est-ce tenable ? Oui, si à un moment la croissance des recettes est supérieure à la croissance des dépenses, pour commencer à rembourser.
Quels sont les choix ?

1. baisser les dépenses
2. augmenter les recettes

Faut-il augmenter les recettes ? Chez les libéraux, on ne le pense pas, pour deux raisons. Une philosophique et une conjoncturel. Une dépense publique, c’est l’antithèse de l’incitation à la responsabilité individuelle. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas de dépenses en commun, nuance ! Quand au coté pratique des choses : 50% des ménages paient de l’impot sur le revenu, on voit mal comment les taxer plus. Quand aux autres, sont-ils prêts à voir les prix flamber suite à une augmentation de TVA ?

On pourrait aussi dire "on ne rembourse pas", comme pour les russes après la Premiere Guerre Mondiale. Dans l’absolu pourquoi pas, mais cela ne résoudrait pas l’écart entre recettes et dépenses ! Donc au final non seulement on aurait toujours un problème de financement des dépenses publiques mais en plus on aurait du mal à trouver de l’argent, à moins de forcer certains à nous prêter voire donner.

Donc au final, que les observateurs s’inquiètent de la hausse des déficits publics et donc des dettes publiques (la dette grossit si les déficits persistent), c’est le bon sens. Maintenant Moody’s veut-elle gouverner la France ? Non, son rôle se limite à essayer de décrire un risque à des épargnants. Toutefois, puisque le titre de ce post fait référénce à l’émission de France 5, prenons quand même le temps et de dénoncer le renvoi implicite à un rejet implicite d’une sorte de diktat anglo-américain, sans oublier de dire, d’un autre coté, qu’on a ici affaire à un borgne guidant un aveugle.

Moody’s, c’est clair, c’est les américains, les capitalistes, les méchants. Et comme ils sont méchants, bah ils devraient être gentils avec nous les français qui sommes dans notre bon droit. N’a t-on pas les 35 heures ? La SNCF ? L’Opéra Bastille ? Les vaccins H1N1 ? L’école gratuite laique et obligatoire ? Si on comprend bien "C’est dans l’air", les investisseurs devraient préter mais surtout pas se demander comment on utilise cet argent. Ca ne marche pas comme ca.

Mais d’un autre coté, spécifiquement, rappelons que Moody’s n’en a plus forcément pour très longtemps. Sous la menace de plusieurs chefs d’inculpations de la part de la justice US, cette agence de notation, concurrence de Fitch, Standard & Poors, Coface, Toronto Dominium et d’autres, est en risque, comme dit. Simplement, quand elle aura disparu, notre déficit sera toujours la, et Moody’s ou pas, il faudra encore soit convaincre des gens de nous préter, soit décider enfin de revoir nos dépenses à la baisse.

CONCLUSION

Ca n’est pas Moody’s qui veut nous forcer à abandonner notre mode de vie, c’est nous même, par nos choix collectifs, qui poussons les hommes politiques à agir dans le court terme sans se soucier du futur.
Alors, oui, que les agences de notation, mais aussi les entrepreneurs, les citoyens, les associations, les ONG, l’opinion publique internationale, les collectivités territoriales, gouvernent, non pas la France mais leur petite part de France, en s’érigeant comme autant de petits contrepouvoirs locaux barrant la route de politiques irresponsables !

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54 réactions à cet article    


  • Natariege 20 août 2010 10:13

    c’est nous même, par nos choix collectifs, qui poussons les hommes politiques à agir dans le court terme sans se soucier du futur.
    Soit en réalité 31% des élécteurs. donc une minorité. (on repassera pour le collectif)
    Je ne parle pas du 2eme tour qui n’est que du rabibochage.
    Sur les 31% , les retraités ont voté majoritairement pour sarko environ 65% (un comble pour une population qui n’a plus de rôle productif dans ce pays).
    Donc oui on comprend mieux « le court terme sans se soucier du futur » .
    C’est ce mode de scrutin ainti-démocratique qui est à revoir.
    par exemple une élection avec 1 seul tour (le 1er est président le 2eme est 1er ministre ) serait plus juste.




    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 10:51

      oui et non, car en realité 80% de l’offre politique est similaire, en France. Il n’y a pas de difference fondamentale entre l’UMP qui veut plus d’état (plus de police, plus de subventions aux chantiers navals) et le PS qui veut plus d’état (plus de profs, de psys, de SNCF)

      Ici, ce qui importe, c’est que les electeurs votent pour des gens qui leur propose vraiment MOINS de depense publique donc MOINS d’état et de fonctionnaires.


    • liberta 20 août 2010 10:30

      L’Agence Moody’s se mord la queue puisqu’elle se nourrit des clients qu’elle est chargée de rendre crédible sur les marchés ou les discréditer
      Il se constituera avec Moody’s la même bulle qu’ a été les subprimes

      D’autre part d’autres pays dans le monde ont leurs propres agences de notation, telle, la Chine qui d’ailleurs a rétrogradé dernièrement la France à AA+


      Ce système de notation a permis aux banksters de se gaver sur les Etats et grâce aux subterfuge de notation leur permettre de s’endetter encore plus à l’aide de taux d’intérêts bas

      La rétrogradation de note d’un pays l’étrangle (la Grèce !!) et permet l’intrusion du FMI au sein du pays

      Il serait souhaitable que les pays soumis à cette dictature fassent comme la hongrie et refusent de payer la dette !!!!!


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 10:52

        le fait que Moodys ne soit pas bonne ne change rien au fait que la France soit endettée.
        Et quand bien meme vous ne vouliez pas rembourser, a qui emprunteriez vous demain ?


      • liberta 20 août 2010 11:10

        @ eulésis

        Si les pays endettés cessaient leur remboursement aux banquiers et utilisaient cet argent à faire fonctionner les services publics, nous n’aurions plus besoisn d’emprunter

        Cette masse financière reviendraient aux contribuables au lieu d’aller auxc banksters !!!!!!!!!


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 17:59

        ok ! bon courage pour aller gouverner les autres ! smiley


      • sonearlia sonearlia 20 août 2010 22:13
        « Et quand bien meme vous ne vouliez pas rembourser, a qui emprunteriez vous demain ? »

        Ben, a la banque centrale européenne ou française.
        (Et s’il faut annuler le traité de lisbonne ou quitter l’ue, c’est pas un problème)

      • yoananda 20 août 2010 10:42

        L’état Français se ruine depuis 30 ans en effet et dilapide NOTRE patrimoine au profit de quelques privilégiés.
        http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=78530
        J’ai écrit un long article qui rejoint totalement vos propos et explique un peu les détails de ce qui se passe en sous main et qui ne fait pas la UNE des journaux.


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 11:03

          je vais le lire avec attention


        • pallas 20 août 2010 11:26

          Nous subissons les ravages de la Génération 68, ce qui était prévisible.

          L’Occident est en voie extremement avancée de Tiers Mondisation ou l’autre terme «  »« Vaporisation »«  ».

          Quand la Génération 68 pris le pouvoir à partir de 1970 dans tout l’Occident, elle mis au programme tous les ingredients de l’auto destruction de notre civilisation.

          Premierement le Multiculturalisme, qui entraine actuellement la Balkanisation de nos pays, ce faisant guerre civil multi ethniques et religieuses, de plus en plus violent, auquel des pan entier des territoires Occidentaux sont livrés à des guerres larvées (Retour au Moyen Age).

          Destruction et pollution des sols, avec une Ultra urbanisation, les sols sont morts, les fleuves et rivieres totalement pollués et stériles, dangereuses pour la santé à qui voulant s’y baigner.

          Il faut ce rappeler qu’en 17970, la France avait un Patrimoine Ecologique d’une immense richesse, aujourd’hui, les forets de Betons ont remplacées les forets naturels.

          Destruction de l’école, annihilation du Savoir, de l’apprentissage, imposition des programmes du «  »« Semi Global »«  »« et »«  »Global«  »«  », créant des générations d’illetrés, sans aucunes cultures générales, idiot à souhait.

          Nous voyons aussi, une Dette Gigantesque, qui n’est pas remboursable, sur le dos des nouvelles générations, esclave pour plusieurs génération de preteurs étranger.

          Destructon de la cellule familial, ou l’enfant devient un fardeau, l’amour c’est ringard, dépravation sexuel, qui a crée un vecteur de développement de la pire maladie sexuellement transmissible le «  »« Sida »«  »«  », le revers du «  »« Jouir Sans Entrave »«  »«  ».

          Délocalisation des entreprises en Chine, Inde, paupérisation massif pour les Jeunes qui n’ont pas de travail, rien, le néant, le Pays n’a plus aucunes infrastructures.

          Américanisation de la Société dans tous les domaines, en faisant dans le Winner du Fric, l’Intelligence devenu un défaut et la Betise faiseur de roi, nous en voyons le résultat manifeste, aujourd’hui les Crétins domine la société les intelligents sont aux chomage.

          Corruption généralisé, ou le Criminel est liberé, pendant que la Victime est mis en Prison.


          Les Agriculteurs ont détruits d’eux meme leurs Sols, en les bourrant de Pesticides divers et varié, rendant le sol «  »stérile«  »« , non cultivable et maintenant ils vivent dans la pauvretés.

          La société est devenu de type »«  »Parasitaire«  »«  » et «  »«  »« corrompu »«  » dans tous les domaines, auquel la Personne Honnete est traité d’Anormal, pendant que le Corrompu est considéré comme Normal.

          Les jeunes générations font des études Commerce, des étaudes d’arts, vivant dans la betise permanente, ils sont pire que la Génération 68, ils sont débilisés, incompetants, des pure Ratés sans avenir.

          Pendant ce temps la, la Chine a lancer une OPA sur le controle de la Bourse Mondial

          http://www.slate.fr/story/26183/Finance-regulation-speculation-europe-chine

          Augmentation continu depuis plus d’une année des augmentations de salaire de la classe Prolétarienne Chinoise.

          http://www.lefigaro.fr/emploi/2010/08/19/01010-20100819ARTFIG00476-chine-hausse-de-plus-de-20-du-salaire-minimum.php


          Des armada d’ingenieurs, des scientifiques qui rentrent sur le marché du Travail, chouchouter par les employeurs, le Peuple, les Politique, qui surclassent et de loin de nos Pitoyables soient disant Winners de la nouvelle génération.

          Aujourd’hui, l’Occident est devenu le Nouveau Tiers Monde, et le «  »«  »Ciel«  »« , ce leve à l’Est.

          L’agence de Notation Chinoise est bien plus critique que celle de Moody donnant la réalité du niveau de destructuration de nos Pays Occidentaux qui sont »«  »Terminé«  »«  »".



          • mrdawson 20 août 2010 11:58

            Le discours qui me déplait chez les tenants du « moins d’état » c’est cette manie à vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain.
            L’état dépense mal, ça s’est clair, le gaspillage des deniers publics n’est pas nouveau et peut énerver (la grippe, les douches en or, les avions...). Mais ce n’est pas parce qu’il existe du gaspillage qu’il faut réduire toutes les dépenses de l’état. Certains services publics, qui par ailleurs touchent directement les droits de l’homme, comme l’éducation ou la santé ne devraient pas avoir à souffrir du gaspillage hallucinant du gouvernement.

            Quand à la dette je ne suis pas tout à fait d’accord, quel est l’intérêt pour un pays d’être créditeur ? La dette doit servir à financer l’innovation qui elle même permettra de lever plus de fond ce qui permettra d’emprunter plus et d’innover plus etc.


            • Proudhon Proudhon 20 août 2010 12:09

              @l’auteur

              Je vous plaint mon pauvre gars. Plus dure sera la chute pour vous et les votres.


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 17:37

                ? ?? développez ???


              • Daniel Roux Daniel Roux 20 août 2010 12:49

                "c’est nous même, par nos choix collectifs, qui poussons les hommes politiques à agir dans le court terme sans se soucier du futur."

                Ce que je ne comprends pas, c’est que :

                - Après tant d’année de gouvernement de droite, après Pompidou, Giscard, Barre, Chirac, Balladur, Chirac encore, et pour finir, la crème de la crème du libéral garanti pur surcre Sarkozy.
                - Après tant d’année de privatisations, de restructurations, de marchandisation, de libéralisation des marchés, de liberté des prix, de concurrence, de subventions par milliards.
                - Après tant d’années de tromperies, de manipulations, de révisions de la Constitution, de ratification de traités conclus dans des enceintes anti-démocratiques, de trahison du peuple et du rejet des résultats d’un référendum par les représentants du peuple..
                - Après la trahison des élites, la lâcheté des élus, la défaillance de la justice et des corps constitués, la corruption et les détournements de richesses organisée aux plus hauts niveaux, la dictature des partis politiques..

                IL Y EST ENCORE DES TYPES POUR DEFENDRE CETTE POLITIQUE ET TENTER DE NOUS CULPABILISER.


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 17:56

                   Après tant d’année de gouvernement de droite,

                  ==> comme vous dites, de droite, et non pas libéraux. En France, les liberaux ne sont pas à droite, ils sont chez les liberaux d’Alternative Libérale. Idem aux Etats Unis où ils n’ont pas encore été au pouvoir puisque le Libertarian Party reste encore marginal. Par contre les liberaux commencent à arriver en Angleterre (Libdem), aux Pays Bas (VVD), en Pologne (OP), en Allemagne (Frei Demokratisch Partei - FDP) et ce sont bien des forces centristes distinctes des partis conservateurs de gauche comme de droite.

                  après Pompidou, Giscard, Barre, Chirac, Balladur, Chirac
                  ==> Chirac a viré Madelin, puis a augementé tous les impots, fait explosé des bombes nucleaires et cohabité avec bonheur avec le PS

                  encore, et pour finir, la crème de la crème du libéral garanti pur surcre Sarkozy.
                  == >Lol... Sarkozy ...
                  Lui meme dit de lui meme qu’il n’est pas libéral
                  Aini que Delanoe (PS)
                  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20080521.OBS4897/bertran d-delanoe-oui-je-suis-liberal-et-socialiste.html
                  Ainsi que Manuel Valls (PS) http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/pour-valls-sarkozy-n-est-pas-liberal_774752.html
                  Ainsi que Marianne (Centre Gauche) http://www.herodote.net/editorial_Sarkozy_Marianne.pdf (page 4 en bas à gauche Au demeurant, son pragmatisme, son cynisme même, son « populisme » de tonalité bonapartiste, son intelligence instinctive, ne permettent nullement de le décrire en ultralibéral ou en idéologue illuminé" Ainsi que Madelin (Democratie Liberale) http://societe.fluctuat.net/blog/11255-alain-madelin-liberal-libere.html 
                  Ainsi que les liberaux (Alternative Liberale)
                  http://www.lemonde.fr/societe/article/2007/03/07/edouard-fillias-le-liberalisme-est-un-epouvantail-dans-la-campagne_880328_3224.html ou http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/12/15/Sarkozy-n-est-pas-liberal


                  - Après tant d’année de privatisations, de restructurations, de marchandisation, de libéralisation des marchés, de liberté des prix, de concurrence, de subventions par milliards.
                  ==> vous vous contredisez. Les subventions n’ont rien de libéral !

                  - Après tant d’années de tromperies, de manipulations, de révisions de la Constitution, de ratification de traités conclus dans des enceintes anti-démocratiques, de trahison du peuple et du rejet des résultats d’un référendum par les représentants du peuple..
                  ==> ca, aucun rapport avec les liberaux, ca c’est la politique politicienne UMPS qui ne regarde pas Alternative Libérale, un parti né en 2006.

                  - Après la trahison des élites, la lâcheté des élus, la défaillance de la justice et des corps constitués, la corruption et les détournements de richesses organisée aux plus hauts niveaux, la dictature des partis politiques..
                  ==> Alternative Libérale, un parti né en 2006. Il n’est coupable d’aucun détournement.


                • Daniel Roux Daniel Roux 20 août 2010 19:50

                  Je ne sais pas d’où vous venez mais en France, les partis se nomment comme ils veulent et leur nom ne préjuge absolument pas de leur programme, pas plus que leurs promesses de campagne électorale.

                  Par exemple, UMP, n’est pas une union, ni un mouvement populaire mais une coalition électoraliste hétéroclite qui éclatera dès la chute de Sarkozy. Le seul mouvement qu’il pratique, c’est le béni-oui-oui et les seules choses de populaire, c’est la pêche aux portefeuilles et la dégustation du fromage.

                  Les démocrates votent contre le référendum et ratifient un traité dont les Français ne voulaient pas.

                  Le nouveau centre est bien ancré à droite et recycle les déchets de l’ancien.

                  le PS n’est pas plus socialiste que vous. Il a participé à la destruction des services publics et à leur transfert vers le privé. Les gros se goinfrent avec EDF et GDF, dont les tarifs n’en finissent plus de grimper, alors que leurs clients sont pieds et poings liés. Aubry n’évoque jamais leur retour dans le public.

                  Les libéraux ne sont pas pas pour la liberté qui émancipe l’individu mais pour la liberté du loup dans la bergerie.


                • sonearlia sonearlia 20 août 2010 22:29

                  Pompidou, Giscard, Barre, Chirac, Balladur, Chirac, pas libéral ?

                  Pourtant ils ont bien rendu service a leurs amis libéraux, a l’aide de leur politique de casse des services publiques.
                  Sarkozy n’est pas libéral, par contre sa politique correspond tout a fait au libéralisme, mais imposer petit a petit, a savoir la privatisation de tout, y compris de la police.

                • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 août 2010 16:50

                  @Auteur,

                  Vous oubliez que pour financer le déficit, les états n’ont pas forcément besoin d’emprunter aux marchés. Avant 1973, la France empruntait à la Banque de France qui appartenait à l’état. Ce qui fait que l’état ne payait pas d’intérêts. Avec un tel système, on économiserais les intérêts de l’emprunt de 45 Mds d’euros. D’ailleurs, si on avait pas changer le financement de l’état en 1973, il n’y aurait pas de dette public aujourd’hui smiley


                  • xa 20 août 2010 17:52

                    « D’ailleurs, si on avait pas changer le financement de l’état en 1973, il n’y aurait pas de dette public aujourd’hui »

                    Au détail près que depuis 73, une seule année a vu le niveau des intérêts passer au delà du déficit.


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 17:57

                    bonsoir Ulysse, ca fait plusieurs fois que je lis ca, je veux bien des elements plus precis, merci


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 août 2010 18:05

                    @xa tu es sur de ça ? Pourtant le total des intérêts versés tourne autour des 1400 Mds non ? C’est bien à peu près le niveau de la dette non ?

                    @Auteur :

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire

                    Sinon en 1973 c’est la loi pompidou-giscard, il suffit de faire une recherche smiley

                    Je peux te renvoyer à tous les écrits de Maurice Allais physicien qui a appris l’économie en autodidacte (Prix Nobel en 1988).


                  • xa 20 août 2010 19:26

                    Ulysse

                    Si vous empruntez sur 20 ans pour acheter un logement, le total de vos versements est de 2 fois le capital emprunté.

                    Ca ne signifie pas que votre dette est générée par les intérêts de votre emprunt initial.

                    Il n’y a qu’en 2007 avec un déficit primaire de 42 milliards qu’il y a un déficit totalement expliquable par les intérêts de la dette puisque les intérêts sur cette année dépassent le déficit public (cf cour des comptes sur cette année).

                    Mais les autres années ?

                    Ex : en 2009, avec 48 milliards d’intérêts et 150 de déficit, sont-ce les intérêts les responsables ?
                    Ex : en 2004, avec 56 milliards de déficit pour moins de 35 d’intérêts, sont-ce les intérêts les responsables ?

                    Ex : les 4 milliards de défiscalisation des heures supp, c’est la faute des intérêts de la dette, ou d’un choix politique ?

                    La dette est un outil. Mais l’Etat, depuis 30 ans, fonctionne comme un surendetté : il emprunte pour payer les intérêts de sa dette ET pour dépenser encore plus que ses revenus.

                    Dans d’autes pays, on a accepté l’idée qu’il faut, à un moment ou un autre, assumer les choix politiques d’une époque, et rembourser les dettes contractées à ce moment là pour appliquer ces choix politiques.

                    Après, on peut discuter de comment on organise ce remboursement, mais on ne peut pas balayer la dette sur le thème « c’est les méchants prêteurs » ni sur le thème « c’est pas ma faute c’est les autres ».

                    Des pistes pour rembourser ?
                    - diminuer l’avantage fiscal du quotient familial lorsque les revenus progressent
                    - supprimer la CSG qui taxe à 8% un ouvrier non imposable, et élargir l’imposition à tous, avec un barème réellement variable (on remplacerait le 8%csg + 0% impot d’un pauvre par un 1% d’impot, et le 8% +40% d’un riche par un 50%, ce serait plus simple et plus clair)
                    - annulation de la déduction des intérêts d’emprunts qui ne sert à rien.
                    - plafonnement des niches en fonction du revenu pour qu’un avantage diminue lorsque les revenus progressent.
                    - fusion de tous les revenus pour le calcul de l’IR (donc plus de PLF à 18% qui est favorable aux gros revenus financiers)
                    - encore mieux, fusion de l’IR et des charges salariales, avec prélèvement à la source, et prélèvement anticipé pour les revenus financiers
                    - ......

                    Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Mais pour que la moindre modification passe, il faut qu’elle apparaisse juste, donc globale. Ce n’est manifestement pas la voie qu’est en train de choisir le gvt, qui va taper catégorie par catégorie ....


                  • xa 20 août 2010 19:37

                    Ulysse

                    autre chose, sur Allais. Les travaux d’Allais qui lui ont valu le « Nobel » d’économie concerne ... les marchés efficients. Ils ont servi pour les travaux des membres de la Société du Mont Pélerin : Allais, bien sûr, mais aussi Hayek, Friedman, et von Mises.


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2010 10:44

                    Si ce que tu veux dire c’est que Allais n’est pas un communiste, t’inquiète pas je le sais.
                    Cela renforce d’autant plus ses critiques sur le système monétaire, la fiscalité et la mondialisation smiley
                    A la différence d’autres libéraux il n’a pas la haine de l’état et de la réglementation et ne confond pas libéralisme et laissé-fairisme selon ses propres termes.

                    Pour la dette, je suis désolé mais tu fais un peu une pirouette smiley
                    C’est pas les intérêts, c’est le fait d’emprunter qui endette. Certes mais si on était resté dans l’ancien système d’avant 1973, de combien serait la dette public aujourd’hui ?

                    Pour la politique fiscale, je suis d’accord avec toi, baisser les recettes sans toucher aux dépenses est un bon moyen de creuser les déficits smiley .
                     Les réformes que tu proposent seraient très mal perçues par les possédants.
                    On voit d’ailleurs à quelles niches fiscales notre gouvernement s’attaque.
                    Il n’est point question du bouclier, de l’ISF, des aides fiscales à l’immobilier qui empêche les gens de se loger et le bâtiment de repartir à cause des prix trop hauts etc.

                    Non, on va supprimer le crédit sur l’emploi à domicile qui est peut être la meilleure niche fiscale du point de vue de l’emploi mais bon, à croire que l’armée de réserve n’est pas encore assez nombreuse smiley

                    On est gouverné par des gens qui n’ont comme seul souci de défendre les intérêts de leurs amis et de se faire élire à coup de faux populisme.


                  • xa 23 août 2010 12:16

                    Ce que je veux dire sur Allais, c’est que bien que ca le chagrine comme cela chagrine d’autres tenant de la monnaie par l’Etat, c’est que les théories d’Allais dans les années 60 et 70 ont abouti à la loi de 73 en France.

                    Si on était resté dans le système d’avant 73 :
                    - l’Etat aurait remboursé la BdF avec intérêts, comme il le faisait dans les années 30, 40 et 50. Intérêts que la BdF ne reversait pas à l’Etat, mais utilisait pour d’autres choses.
                    - l’Etat, décisionnaire sur la direction de la BdF, aurait pû emprunter selon son bon vouloir, donc sans limite les décisions étant prises en vase clos.

                    Et là, on entre dans la politique fiction. Nul ne peut prétendre que l’Etat aurait été alors plus vertueux. Or on voit bien comment les politiques réagissent : depuis 30 ans, ils ont presque toujours préféré la solution Emprunt pour financer des mesures nouvelles que la solution Affronter l’opinion publique ou la solution Economiser sur tel poste pour financer tel autre, puisque la solution Impot ou Reduction du train de vie des hauts fonctionnaires est de fait tabou depuis 30 ans.

                    Or la thèse d’Allais à l’époque, relayée par d’autres « nobels » d’économie, était : pour que l’Etat gère sérieusement ses finances, il convient de l’obliger à emprunter envers un tiers indépendant, non soumis aux ordres de l’Etat, capable de refuser de prêter, donc d’imposer à l’Etat une gestion saine et rigoureuse de ses finances.

                    Ca n’a pas suffit, puisque les investisseurs continuant à acheter des bons du trésor sans rechigner, les différents gouvernements se sont sentis libre de continuer à emprunter sans limite réelle.

                    D’autres pays ont pris cela comme un avertissement, et ont choisi d’améliorer leur balance budgétaire pour diminuer le risque d’effet boule de neige. Or ces pays ne sont pas forcément moins protecteur que le nôtre : Suède, Norvège, Danemark, Finlande ne sont pas réputés pour une absence de protection sociale. Pourtant ces pays ont réussi une réduction drastique d’une dette souscrite dans les mêmes conditions que la nôtre : auprès du privé.

                    C’est donc faisable, si on se pose les bonnes questions.

                    Vous parlez de la déduction du personnel à domicile ? Un très bon exemple. Vous omettez l’effet d’aubaine. Les particuliers employeur AVANT la déduction sont restés employeurs ... tout en gagnant cette déduction. Il en va de même pour les heures supp défiscalisées, qui ont bénéficié essentiellement à des salariés ayant déja des heures supp avant la loi TEPA.

                    Or ces déductions ont normalement pour vocation de favoriser la CREATION d’activité, pas de bénéficier à une activité pré-existante.

                    Pourtant, aucune étude sérieuse sur le résultat en terme d’activité supplémentaire.

                    Idem pour la tva à 5.5 pour les restaurants. 3 milliards pour combien d’emploi créés ? Les syndicats de restaurateurs parlent de 50 000 emplois sauvegardés. Sauvegardés ! Pas nouveaux ! Ca fait une subvention de 60 000 euros par emploi sauvegardé, il me semble. Cher non ?

                    On peut se poser la question du nombre global de fonctionnaire, très élevé. Donc, en réalité, la question de « quel travail demande-t-on à nos fonctionnaires, et met-on les postes en face du travail demandé » et donc, encore plus précis : quel travail veut on faire faire à nos fonctionnaires.

                    Très loin du simple « supprimer un poste sur deux ».

                    Mais, et là je vous rejoins, les élus pensent en fonction de la prochaine élection, et non en fonction de l’état du pays dans 20 ou 30 ans. Du coup, ils privilégient la mesure visible, plutôt que la mesure sérieuse.

                    Mais alors, si vous partagez ce constat, pensez vous que l’Etat aurait mieux géré son budget sans la limitation induite par la loi de 73 ?


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2010 14:27

                    Je connais cet argument comme quoi payer des intérêts aurait responsabilisé les politiciens.
                    Nous avons la démonstration des dernières décennies que cela ne marche pas partout.

                    Si ce risque d’emballement a effrayé les nordistes, cela n’a eu aucun effet sur les autres pays.
                    J’ajouterais que cette idée de bonne gestion = pas de déficit, pas de dette abouti à abandonner un outils budgétaire majeur pour l’investissement. C’est quand même dommage.

                    Si l’on était resté dans l’ancien système nos politiciens auraient fait la même chose.
                    On a bien vu que leur vision court-termiste les a mené à ne pas tenir compte du risque de sur endettement. Schématiquement, la droite baisse les impôts, la gauche augmente les dépenses pour un résultat budgétaire équivalent. La politique n’aurait pas changé en revanche il y aurait eu un effet budgétaire. Globalement trois possibilités :

                    Moins de prélèvements pour un déficit équivalent.
                    Pas changement donc pas ou peu de déficit.
                    Plus de dépenses pour un déficit équivalent.

                    Vous pouvez tourner le pb dans tous les sens, on aurait quand même fait des économies.
                    Ces intérêts versés partent en partie à l’étranger, les verser à la Bdf aurait évité cela.
                    L’autre intérêt est politique et il est majeur : aujourd’hui notre état dépend d’investisseurs étrangers pour se financer, cela reviens à une perte de souveraineté et c’est un énorme pb politique, on est obligé d’obéir avec tous les risques que cela comporte.


                  • xa 23 août 2010 15:56

                    Vous m’avez mal compris. Bonne gestion ne signifie pas « pas de déficit ni de dette ».

                    Bonne gestion signifie qu’on emprunte pour des raisons précises, et qu’on tient compte dans les budgets suivant du remboursement de la dette contractée. 

                    La dette est un outil qu’il ne faut pas refuser au prétexte que mal utilisé, cet outil devient dangereux .

                    « La politique n’aurait pas changé »

                    Vous êtes sûr ? Le revirement de 83, du fait que les marchés refusaient de financer le déficit, aurait-il eu lieu, ou le gouvernement aurait-il alors utilisé sa propre banque pour financer la poursuite de son programme ?

                    La CSG, impôt crétin j’en conviens, a été créée pour trouver de nouvelles sources de financement des dépenses publiques au sens large. Mais aurait-il été créé s’il avait été possible d’emprunter les milliards correspondant directement à la BdF ?

                    Le nombre de paramètres à prendre en compte est bien trop grand pour simplifier aussi simplement que vous le faites en disant « l’Etat n’aurait pas été plus dispendieux, mais aurait moins eu d’intérêts à rembourser, donc moins de déficit ou moins de prélèvement ou ... »

                    Mais je parie que 9 fois sur 10, les ministres de l’époque auraient privilégié l’emprunt à la réaffectation de ressources, parce que justement, c’est bien plus facile de se faire réélire lorsqu’on augmente pas les impôts, tout en financant des mesures démagogiques par l’emprunt.

                    Les intérêts ne responsabilisent pas les politiciens. Les intérêts compensent l’érosion monétaire qui frappe le capital prêté. Sans cela, l’emprunteur a tout intérêt à attendre, puisque la valeur de la dette diminue, et le prêteur refuse de prêter puisque cela induit une diminution nette de sa richesse.

                    Quand au fait que la dette est détenue par des étrangers :
                    - c’est partiellement exact MAIS on ne tient pas compte du fait que nombre de fonds d’épargne utilisés par des français sont considérés comme étranger du fait de la localisation légale du fond. 
                    - les français détiennent eux mêmes de la dette d’autres états.

                    Ce n’est pas uniquement les méchants étrangers contre les français. Les Grecs a qui nombre de français ayant des fonds monétaires en euro ont prêté indirectement de l’argent doivent-ils abandonner leur complément de retraite parce que les Grecs ne devraient pas emprunter d’argent à l’étranger ?


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2010 16:37

                    Je ne comprend pas ton raisonnement.

                    Parce que les politiques sont irresponsables, il faut faire payer des intérêts ?
                    Cela ne fait qu’empirer la situation budgétaire.

                    On a pu s’en passer de 1945 à 1973 sans pb non ?

                    Vous dites que des français possèdent des dettes étrangères, oui bien sur. Même si le bilan est globalement négatif, tu as raison de dire que tout le monde est dépendant de tout le monde.
                    Et cela pose un énorme pb politique ! Car résoudre ce pb des dettes publique devient impossible au niveau politique puisqu’il faut l’accord de tous. Cela peut mener à la guerre rien de moins !


                  • xa 23 août 2010 17:19

                    « Parce que les politiques sont irresponsables, il faut faire payer des intérêts ? »

                    Les deux problèmes sont disjoint.

                    1) les intérêts

                    Parce que l’emprunteur doit rembourser in fine un pouvoir d’achat équivalent à ce qu’il a obtenu, il doit y avoir une rémunération du capital compensant l’érosion monétaire de ce capital (=inflation)

                    Schématiquement, on ne doit pas pouvoir emprunter la valeur de 10 baguettes de pain en 90 et ne rendre la valeur que d’un en 2010. Donc intérêt pour que le prêteur, a minima, ne perde pas de pouvoir d’achat. C’est sur cette base que l’on fixe les taux directeurs.

                    En plus du maintien du pouvoir d’achat, il faut considérer aussi la rémunération du service rendu, rémunération qui peut être nulle selon le bon vouloir du prêteur.

                    2) les politiques irresponsables (ca marche aussi avec les banquiers qui ne peuvent pas s’autofinancer et doivent emprunter en dehors de leur propre établissement)

                    Pour éviter que celui qui a besoin qu’on fabrique de l’argent (un prêt est de fait une création monétaire temporaire) ne soit celui qui décide de créer cet argent, on impose au premier de devoir demander à un second.

                    Comme le second a le pouvoir de refuser ou non, le premier a de fait l’obligation de faire un peu plus preuve de sérieux que s’il devait décider par lui même, pour lui même, sous le contrôle de lui même uniquement.

                    Imaginez que vous ayez le pouvoir d’inventer votre propre argent. Vous voulez vous acheter un appartement. Pas de problème, vous inventez 1 million et hop, vous achetez. Si vous dépendez d’un tiers pour inventer cet argent, vous dépendez de l’acceptation par ce tiers d’un prêt qu’il vous consent.

                    Que ce prêt soit à taux 0 ou à taux positif ne change pas le fait que vous ne pouvez plus décider par vous même. Donc que pour que ce tiers accepte de vous prêter, il vous faudra des arguments (capacité de remboursement, montant des intérêts que vous paierez, destination du prêt générant de la plus value à terme, etc.... )

                    Sur le remboursement, si vous dépendez uniquement de vous même, allez vous rembourser vos dettes, ou décider de les prolonger indéfiniment ?

                    Honnêtement, vous feriez quoi, vous, personnellement ?

                    Imaginez, maintenant, que Sarkozy ait ce pouvoir ? Qu’en ferait-il selon vous ?


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2010 18:25

                    Je comprend bien le raisonnement sauf que les états et les prêteurs ne sont pas indépendants.
                    On l’a vu avec les plans de sauvetage bancaire. A partir du moment où les banques sont garanties pas l’état, celle-ci font n’importe quoi, prêtent à n’importe qui et surtout pour n’importe quoi, achète n’importe quel titre etc. Donc pas de raison pour elles de refuser de prêter aux états.

                    Sinon, un état n’a rien à voir avec un particulier. Si l’état créer plus de monnaie que nécessaire, il y a de l’inflation car ses investissements se font dans l’économie réelle et cela se voie tout de suite et ils en payent le prix que ce soit économiquement ou politiquement.

                    Les marchés financiers et les banques ont pu générer des bulles financière de manière irresponsable sans en payer le prix bien au contraire. Si les uns peuvent fuir constamment leurs responsabilités parce qu’ils sont protégés par les états, les états eux ne sont protégés par personne, ils doivent faire face tôt ou tard.


                  • xa 23 août 2010 19:44

                    « les états et les prêteurs ne sont pas indépendants. »

                    Les prêteurs sont des investisseurs (fonds de placements, AV, etc ...), donc in fine des PARTICULIERS, plus ou moins riches. Les banques achètent de la dette souveraine en direct pour une part très faible (le placement d’une partie de leurs fonds propres), et pour une part plus importante en tant que véhicule de l’épargne publique (via leurs propres fonds de placements, si vous préférez).

                    « A partir du moment où les banques sont garanties pas l’état, celle-ci font n’importe quoi »

                    Raison pour laquelle les libéraux ont demandé, contrairement aux gouvernants en place, que les Etats laissent les banques faire faillite. Pour l’exemple. Les mécanismes de reprise sont connus, et ont déjà servi dans le passé pour des structures tout aussi grosses que les banques.

                    « Si l’état créer plus de monnaie que nécessaire, il y a de l’inflation »

                    Exactement. Et que provoque l’inflation ? une dévaluation de la valeur de votre argent, une perte de pouvoir d’achat. Perte qui peut être compensée par une forte croissance.

                    Mais comment créer cette croissance ? L’histoire nous montre deux leviers : la reconstruction suite à une guerre violente ou la consommation par l’Etat. Sauf que le premier cas est difficile à défendre, et que le second suppose que cette croissance ne soit pas perpétuellement financée par l’inflation monétaire ....................

                    Et vous avez les bases de ce que disaient Allais, von Mises, Friedman sur la nécessité de limiter la dérive de l’Etat en l’empêchant d’être autodécisionnaire en la matière ....

                    « Si les uns peuvent fuir constamment leurs responsabilités »

                    Comme le font les politiques en repoussant à leurs successeurs la gestion de leurs propres décisions ?

                    « les états eux ne sont protégés par personne, ils doivent faire face tôt ou tard. »

                    Exactement. Et comme les électeurs nient l’existence du problème depuis 30 ans en élisant systématiquement les politiques qui fuient leurs responsabilités et donc refusent de traiter le problème, ils devront, ou plutôt leurs enfants et petits-enfants devront faire face à ce leg.

                    vous voyez, vous en êtes de vous même revenu à une notion très libérale : celle de la responsabilité des uns devant leurs propres actes.

                    Acceptez vous, personnellement, d’assumer les décisions de vos élus ?


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2010 23:09

                    J’insiste : les prêteurs ne sont pas tous indépendants des états loin de là.

                    Beaucoup de ceux-ci sont des banques très proches de nos chers élus. Bon nombre d’entre eux sont passés à un moment ou un autre par des établissements financiers ou obtiennent une place pour service rendu.

                    Ce pb du rapprochement des milieux financiers et des grandes fortunes de la classe politique empêche votre hypothèse d’être valide. C’est pas votre faute mais on doit faire avec la réalité.

                    L’emprunt auprès du privé ne responsabilise pas les états comme l’état français. Ce système n’a donc pour nous en l’état actuel des choses pas d’intérêt.

                    Le son de cloche des libéraux demandant de laisser tomber les banques n’a pas été audible. Je suis désolé mais en dehors d’une seule personnes à ce soir ou jamais je n’ai entendu personne dire cela dans les médias. Le pb c’est que les vrais libéraux se font rares. On a plus à faire à des faux libéraux qui sous couvert de libéralisme ne font que défendre les intérêts de certains groupes (banques, multinationales, gros actionnaire etc ).

                     
                    La consommation par l’état ? Tu as un exemple car là je ne vois pas bien.

                    Pour ce qui est des responsabilités, nos chers élus arrivent au bout du système. Comme je l’ai dit un jour il faudra faire face et c’est pour bientôt.

                    Non, je n’accepte pas la responsabilité qu’incombe à nos élus et pour plusieurs raisons :

                    1) Je n’ai pas voté pour eux.
                    2) Ils ne tiennent pas compte de la volonté populaire.
                    3) Ils font tout sauf ce pour quoi le peuple les as élu
                    4) Ils ne respectent pas la démocratie en se soumettant à la commission de Bruxelles noyotée par la finance et les anglo-saxon
                    5) Le citoyen n’a plus aucun pouvoir sur la politique, tout ce décide à Bruxelles qui est une « dictature molle » .
                     


                  • xa 24 août 2010 10:36

                    « Beaucoup de ceux-ci sont des banques très proches de nos chers élus. »

                    Vous faites une erreur commune en amalgamant les titres d’Etat acheté par les banques en propre (placement de fonds propres), ce qui est une part infime de la dette publique, et les titres d’Etat achetés par les banques EN TANT QUE VEHICULE D’APPEL A L’EPARGNE PUBLIQUE.

                    Les données de l’AFT ne signalent les particuliers comme « propriétaires » de titres que dans la mesure où ils ont acheté en propre ces titres.

                    Mais les fonds garantis des banques, ces produits dont sont friands les petits épargnants, sont des gros « consommateurs » de titres d’Etats, mais sont comptabilisés comme .... banque ou assurance par l’AFT (qui ne connait pas et ne peut connaitre le destinataire final du titre).

                    "L’emprunt auprès du privé ne responsabilise pas les états comme l’état français. Ce système n’a donc pour nous en l’état actuel des choses pas d’intérêt.« 

                    Ca ne les responsabilise effectivement pas beaucoup. Mais ca ne démontre pas que l’inverse soit une meilleure solution non plus.

                    C’est un peu comme le droit européen, qui ne permet pas d’expulser des européens de France. Ca ne responsabilise, manifestement, pas le gouvernement. Cela signifie-t-il que la loi est mauvaise, ou cela signifie-t-il que les politiques sont mauvais ?

                     » Le pb c’est que les vrais libéraux se font rares.« 

                    Forcément. Dès qu’ils disent une chose qui a du sens, on leur tombe dessus parce que ce sont des libéraux, donc des afficionados du gouvernement actuel dans l’esprit de beaucoup ...

                     »La consommation par l’état ? Tu as un exemple car là je ne vois pas bien« 

                    Les politiques keynesiennes reposent, à tord pour Keynes d’ailleurs, sur ce principe : l’Etat consomme pour favoriser l’activité. Dans les années 30, par exemple, l’Etat a surconsommé des travaux publics, matériels, produits de consommation courante, etc...

                    Plus récemment, mais à moindre échelle, les rapports de la cour des comptes montrent un grand nombre de travaux »nécessaires« par l’Etat ou par les collectivités locales, travaux que les élus, a posteriori, défendent par »le nécessaire besoin de soutenir l’activité locale« .

                     »1) Je n’ai pas voté pour eux« 

                    Vous n’avez jamais eu votre candidat élu ? Dans ce cas, vous n’avez effectivement pas à assumer les décisions de ces élus.

                     »2) Ils ne tiennent pas compte de la volonté populaire.« 

                    Inexact. La volonté populaire ne sanctionnant pas le non respect de leurs engagements ni leur égarement, il tiennent parfaitement compte du fait que les électeurs ne s’offusquent nullement d’un retournement de veste, de favoritisme éhonté, d’abus de bien social, etc ...

                     »tout ce décide à Bruxelles qui est une « dictature molle » .« 

                    Je vous invite à lire les lois européennes et leurs transcriptions en droit français. Vous risquez d’avoir des surprises sur le thème »la faute à Bruxelles« . DADVSI et Hadopi sont de bons exemples du grand écart possible entre un principe général édicté au niveau européen, et la traduction locale de ce principe, avec au passage quelques libertés prises par le législateur avec le droit européen (cf la charte des libertés fondamentales, sur laquelle s’est allègrement assis le parlement français).

                    Avec une grande facilité des politiques pour dire »je n’y peux rien, c’est Bruxelles« .

                    Bruxelles n’est pas une oie blanche, mais entre la réalité froide, juridique, et ce que les journaux relayent des annonces de nos élus ou candidats .....

                    Par ailleurs, les représentants à la commission sont nommés .... par nos élus. Les représentants au parlement sont .... élus directement.

                    Vieille stratégie française du »c’est pas moi c’est l’autre".

                    Il va falloir un jour que les français deviennent adultes.


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 24 août 2010 12:14
                    Pour l’épargne d’accord il y a de l’épargne de particuliers mais pas seulement tout de même.

                    Quelle est la part de fonds spéculatifs, de banque d’affaire etc ? Es-ce vraiment si faible ?
                    Ces établissements ne font donc pas confiance à l’état ? Les déficits très importants de cette dernière années ont été financés par qui ? La BCE n’a pas prêté aux banques à 0.5% qui ont reprêté aux états à 2-3% ? Se refaisant ainsi une santé financière sur le dos du contribuable ?

                    « Ca ne les responsabilise effectivement pas beaucoup. Mais ca ne démontre pas que l’inverse soit une meilleure solution non plus. »

                    Dès lors, pourquoi s’opposer à l’autre solution ?

                    Le pb entre les faux et les vrais libéraux c’est que la limite est parfois floue. L’influence de la doctrine mondialiste a été énorme ces dernières années et cela a fait beaucoup de dégâts. cela a aussi déteint sur un certain nombre de gens.

                    La consommation par l’état, je pensais qu’il s’agissait uniquement de consommation, pas d’investissement. Investir dans les infrastructures, l’industrie, l’éducation etc ce n’est pas de la relance par la consommation. Favoriser le crédit à la conso, distribuer des chèques fiscaux ou autre, ca c’est relancer la consommation.

                    Mon candidat n’a effectivement jamais été élu.
                    Et non, ils ne tiennent pas compte de la volonté populaire. Il y a quand même eu le traité de Lisbonne ! Tu sembles regretter que les gens pardonnent trop aux politiciens, c’est oublier la hausse de l’abstention. Serait tu révolutionnaire ? 

                    J’ai employé le terme de dictature molle car Si Bruxelles ne décide pas de tout, c’est bien cette organisation qui décident des grandes orientations notamment en matière économique.
                    Tu parles de HADOPI. Effectivement les exigences de Bruxelles varient selon les sujets.
                    Si elle se montre laxiste sur le respect de la vie privée en l’occurrence. Quand un premier ministre français (Villepin pour le nommer) veut protéger certaines industries françaises, la commission réagi immédiatement et se dit prête à des sanctions. C’est une question de priorités, il y a des sujets où l’UE est intransigeante.

                    Les commissionnaires sont nommés mais ces nominations sont faites avec une grande discrétion, il y a un déficit d’information considérable sur les instances européennes et c’est pas pour rien. Le parlement n’a aucun pouvoir, il n’est là que pour simuler le processus démocratique.

                    Je me souviens encore d’avoir vu une émission avec une fonctionnaire de Bruxelles qui avait dit de manière à peine voilée que l’UE était un pouvoir bureaucratique non démocratique et que c’était très bien comme ça (c’était son opinion).

                    Les politiques se déchargent sur Bruxelles c’est vrai c’est facile pour eux mais si ils entrent en confrontation il faut être prêt à quitter l’UE.

                    « Il va falloir un jour que les français deviennent adultes. »

                    Etre adulte c’est être libre de ses propres choix, pour cela la France doit sortir de l’UE.


                  • xa 24 août 2010 13:59

                    « Ces établissements ne font donc pas confiance à l’état ? »

                    Ce n’est pas un problème de confiance, mais de rendement.

                    "La BCE n’a pas prêté aux banques à 0.5% qui ont reprêté aux états à 2-3% ?« 

                    La BCE prête aux banques sur le marché interbancaire, qui est un marché ultra court terme. Vous ne pouvez pas acheter des OAT d’une durée de vie de 10 à 50 ans avec un prêt d’une durée de vie de 1j à 6 mois.

                    Les fonds fournis par la BCE servent pour les opérations interbancaires, c’est du »liquide« pur. En effet, pour les compensations entre banques, la banque débitrice a le choix entre payer avec son propre argent, ou emprunter sur le MIB l’équivalent (ce qui lui coute en gros 2% annuel, soit 0.006% par jour d’emprunt. Sachant que globalement, les transactions allant dans les deux sens, les compensations s’alternent régulièrement.

                     »Quelle est la part de fonds spéculatifs, de banque d’affaire etc ?« 

                    Fonds spéculatif et rendement brut de 3% .................. Ai-je besoin de vous expliquer l’ineptie du concept ? Et une banque d’affaire n’est pas une banque d’investissement.

                    Enfin, la banque d’investissement, qui elle gère des fonds d’investissement, investit, justement, les fonds de ses clients ... donc achète de la dette publique POUR LE COMPTE DE SES CLIENTS.

                     »La consommation par l’état, je pensais qu’il s’agissait uniquement de consommation, pas d’investissement. Investir dans les infrastructures, l’industrie, l’éducation etc ce n’est pas de la relance par la consommation.« 

                    Lorsque l’Etat ou une collectivité locale fait construire une route en 2 fois 2 voies avec un traffic proche du zéro absolu, et fait rénover cette route tous les deux ans, c’est de l’investissement ou c’est de la consommation ?

                    Dans les deux cas, ces dépenses génèrent effectivement de l’emploi, donc de la croissance. Mais la question de la validité de ces dépenses restent. Et si ces dépenses n’existent que pour favoriser une croissance elle même recherchée pour compenser une inflation préexistente .... on tombe dans le cercle vicieux.

                     »Dès lors, pourquoi s’opposer à l’autre solution ? « 

                    pourquoi choisir un système reposant sur l’équilibre entre deux pouvoirs plutôt qu’un système avec un pouvoir unique et responsable devant lui même ?

                    Transposez votre question non pas sur la finance, mais sur la Justice (juge indépendant vs juge dépendant du gouvernement), sur le droit (exécutif séparé du législatif vs gouvernement par décret / édit), sur la direction d’une entreprise (direction + syndicats vs direction seule), etc ...

                    Vous noterez qu’on a les mêmes problèmes de renforcement de l’indépendance des uns et des autres dans ces domaines que ceux que vous notez sur l’indépendance gouvernement / financiers. Or je ne crois pas vous avoir lu sur le thème »un gouvernement gouvernant par Edit est plus efficient et tout aussi responsable« .

                     »Et non, ils ne tiennent pas compte de la volonté populaire. Il y a quand même eu le traité de Lisbonne ! « 

                    Retour en 2007.

                    - Un candidat à la présidentielle avait CLAIREMENT annoncé vouloir relancer le débat sur le TCE.
                    - Un candidat avait CLAIREMENT annoncé que cela se passerait devant le Parlement, et non par réréfrendum.
                    - Ce candidat, alors ministre, avait clairement dénoncé le choix par le président en place du référendum 2 ans plus tôt.
                    - Ses partisans avaient clairement annoncés suivre leur chef sur le sujet s’il était élu président et s’ils étaient élus députés.

                    Et, oh miracle, ILS ONT ETE ELUS SUR LA BASE DE CE PROGRAMME .....

                     »la commission réagi immédiatement et se dit prête à des sanctions. « 

                    Je vous invite à lire les documents disponibles HORS DE FRANCE. Vous verriez que c’est bien plus nuancé que ce que les journaux français rapportent. En particulier, sur le fait que les aides publiques ne sont pas interdites par Bruxelles, mais doivent être globales pour ne pas surfavoriser un acteur aidé par rapport aux autres acteurs non aidés.

                    A moins que vous n’acceptiez que nos partenaires fassent eux aussi cela, et, par exemple,que l’Etat allemand subventionne frotement BMW pour permettre à BMW de prendre des parts de marchés au détriment des constructeurs francais et que vous considérez que la position américaine consistant à surfavoriser Boeing est tout à fait normale, même si cela se fait au détriment d’Airbus et de ses sous-traitants ..........

                    A moins, autre possibilité, que vous ne soyez en fait un sarkozyste qui s’ignore, adepte du »vous respectez les règles, moi, je m’assoie dessus« .

                     »Les politiques se déchargent sur Bruxelles c’est vrai c’est facile pour eux mais si ils entrent en confrontation il faut être prêt à quitter l’UE.« 

                    Pas forcément. On peut aussi, tout simplement, expliquer réellement la politique de l’Europe aux francais, dire ce qu’on délègue à l’Europe et pourquoi on le fait, et ne pas justifier sa propre politique en prétextant une décision européenne.

                    C’est lors des traités, qu’il faut se confronter aux autres européens, pas une fois qu’on a accepté un traité. Or c’est ce que font la droite et la gauche depuis 20 ans.

                    On accepte Nice, et ensuite on critique Nice.
                    On accepte l’idée d’un convergence économique, et ensuite on critique cette idée.

                    C’est avant la signature d’un traité qu’il faut se bouger. Et c’est sur la rédaction du suivant qu’il faut se bouger pour corriger le précédent.

                     »Etre adulte c’est être libre de ses propres choix, pour cela la France doit sortir de l’UE."

                    Ah bon ? Etre adulte c’est dire : j’ai accepté de monter dans ce navire, et dès que ca va mal, je me barre en courant ?

                    Il va falloir plus d’arguments pour justifier la sortie de l’Europe. Il y en a des bons, si si. Et il y a aussi des arguments pour rester et renforcer l’Europe, si si.

                    Mais pourquoi pas. Nous pourrions quitter l’Europe, et donc l’Euro.

                    A votre avis, le franc ainsi créé serait-il dévalué de fait ? ce qui impliquerait une explosion de la dette actuelle libellée en euro, un renchérissement des importations, une perte de pouvoir d’achat. Ou le Franc sortirait-il plus fort que l’Euro ?


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 août 2010 18:20

                    le total des interets n’est pas de 1400 milliards. Ca c’est le chiffre de la dette totale il y a 2 ans.


                    • candide candide 20 août 2010 21:28

                      Accueil  Chroniques  Economie  Loi Pompidou-Giscard
                      Loi Pompidou-Giscard
                      Le 3 janvier 2009, sur le site de Karl Zéro,http://leweb2zero.tv/video/webrunner_20495ba61eed38b), « Webrunner » postait un document qui aurait mérité d’être connu de tous les Français(es).
                      Il rappelait qu’une loi du 3 janvier 1973, loi voulue par Pompidou, alors président de la République pour un an encore, et Giscard d’Estaing, ministre des finances, opérait un changement révolutionnaire ou plutôt contre-révolutionnaire dans le finances publiques.

                      Son article 25 stipulait en effet que désormais « Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cet article interdisait désormais, dans un langage propre à ne pas être compris au commun des mortels (y compris sans nul doute des députés de gauche de l’époque qui ne déclenchèrent pas une tempête de protestations avec manifestations géantes dans la rue), à l’État français, de s’avancer à lui-même les fonds nécessaires pour combler son déficit budgétaire éventuel (lequel serait réduit d’autant en fin d’exercice par l’inflation) mais d’avoir recours pour ses besoins de crédit, comme un particulier, aux banques privées qui lui feraient payer bien sûr des intérêts !!! 
                      Certes pour les grandes dépenses, les relances économiques, l’État avait dû déjà avoir recours par le passé à l’émission d’emprunts qui s’étaient révélés très sûrs pour les prêteurs (ils étaient assurés que l’État rembourserait, ne ferait pas faillite) et néanmoins juteux pour les plus riches, puisqu’ils étaient souvent assortis de mesures fiscales qui favorisaient justement le plus ceux qui payaient beaucoup d’impôts.
                      Le record en la matière avait été l’emprunt Pinay, sous la quatrième République. Car sa valeur de remboursement était indexée sur le cours de l’or. Comme celui-ci suivait au moins l’inflation et flambait même dans ces périodes d’incertitudes que constituèrent les guerres coloniales et la Guerre froide, ceux qui y souscrivirent firent, au détriment de tous les autres Français, le plus beau « coup » de leur carrière de spéculateurs. 
                      Devant le scandale que provoqua ce cadeau fait aux plus riches, Giscard d’Estaing, héritier 20 ans après de l’emprunt pas encore remboursé, ne fit ni une ni deux : il le prolongea encore, autant qu’il était possible.
                      La loi voulue par le plus proche conseiller financier du général de Gaulle qu’était Pompidou (On remarquera les trois premiers présidents de la cinquième République étaient très impliqués dans cette situation) entraîna mécaniquement l’explosion de la dette publique, c’est-à-dire de celle de tous les Français. 
                      Elle était déjà de 229,15 milliards d’euros en 1979 (valeur actuelle après prise en compte de l’inflation sur 20 ans), et représentait 21% du Produit Intérieur Brut (toute la richesse produite par le travail des Français) en un an. En 2006, elle avait atteint 1 149,9 milliards d’euros, et représentait 63,9% du PIB !!!
                      Bien sûr, entre temps, il y avait eu le ministère Balladur : désireux comme Giscard, Pompidou, de Gaulle et autre Pinay, de favoriser leurs amis les plus riches par une fiscalité allégée, sans cependant mettre dans la rue les travailleurs par une austérité insupportable (et contre-productive pour l’activité économique) l’ex-premier ministre avait ouvert en grand les vannes du déficit budgétaire.
                      On aurait pu espérer que l’Union de la gauche arrivant au pouvoir en 1981, supprimerait la loi Pompidou-Giscard et permettrait de nouveau à la France de se prêter à elle-même. Mais il était trop tard ! L’adhésion aux traités européens l’interdisait déjà !
                      Depuis, avec l’adoption de la monnaie unique (sauf pour les Britanniques, donneurs de leçons économiques ... mais pour les autres) le système a été sur-verrouillé. C’est désormais une banque indépendante se comportant comme une banque de statut privé, la Banque Centrale Européenne qui contrôle le taux d’intérêt de base sur lequel se fonde celui que doit payer l’état emprunteur. 
                      Or pour empêcher les particuliers de trop emprunter ce qui paraît-il relancerait l’inflation, la BCE a toujours fixé des taux directeurs d’intérêts les plus hauts. ce qui n’a fait que faire exploser la dette. Avant la grande crise actuelle qui ne fait que commencer, de bons esprits préconisaient pour résorber cette dette, non d’augmenter les impôts directs sur les plus hauts revenus pour améliorer le « pouvoir d’achat » de l’État, mais par différents procédés de faire baisser les salaires et les retraites et diminuer les dépenses publiques. Ce qui ne pouvait manquer que tuer la demande et diminuer en cercle vicieux le PIB et les revenus de l’État en même temps que cela augmentait le chômage. 
                      Outre qu’en révélant son étendue effrayante, la dette publique sert à « calmer » les légitimes revendications des travailleurs (« Non seulement les caisses sont vides mais en plus on doit de l’argent »), elle permet également aux banques privées et leurs actionnaires, en ayant pour débiteur le plus sûr client qui soit, à savoir l’État lui-même, de s’offrir une durable rente de situation. Elle compense en partie les pertes que leur confiance irraisonnée envers leur maîtresse idolâtrée à tous, l’économie américaine, leur a fait subir.
                      La France a payé depuis 1980 1176 milliards d’euros d’intérêts. Sa dette actuelle s’élève à 1149 milliards d’euros. 1176 - 1149 = 27. Si la France se prêtait à elle-même, au lieu d’une dette abyssale, elle se retrouverait avec 27 milliards d’excédents.

                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 août 2010 08:39

                        l’explosion de la dette serait due à cette loi ? vous confondez cause et consequenc. La preuve ? Les Etats Unis eux aussi sont endettés ! Pourtant ils n’ont pas de Loi Pompidou je sais pas quoi ! L’endettement est un pribleme d’economies occidentales, pas franco francais ! Sortez de votre bulle. Commencez par économiser sur les depenses et vous n’aurez plus besoin d’emprunter.


                      • sonearlia sonearlia 21 août 2010 14:51

                        Les états-unis sont endetter car il n’umpruntent pas a leur banque centrale a taux zéro.

                        Saviez-vous que la FED est indépendante de toute les institutions politiques, donc anti-démocratique ?

                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2010 10:51

                        Bizarrement, les états de la zone euro ont tous connus les affres de la dette public.
                        Sauf ceux qui ont accepté d’augmenter les prélèvements pour couvrir les intérêts (états du nord de l’europe) et qui font ce qu’il faut pour éviter la fraude fiscale.

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