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Accueil du site > Actualités > Politique > Que penser de la proposition de loi sur le génocide arménien (...)

Que penser de la proposition de loi sur le génocide arménien ?

Après les députés le 22 décembre 2011, les sénateurs sont appelés le 23 janvier 2012 à se prononcer sur la pénalisation de la négation des génocides. Retour sur une proposition de loi qui fait polémique malgré un apparent consensus de la classe politique.

Le mercredi 18 janvier 2012, la Commission des lois du Sénat a rejeté, par 23 voix contre 9, la proposition de loi votée quasi-unanimement par l’Assemblée Nationale le 22 décembre 2011 visant à pénaliser la négation du génocide arménien. En cela, malgré le changement de majorité au Sénat, la Commission a réitéré sa position prise il y a huit mois pour une proposition du même genre.

Cela dit, cette proposition sera à l’ordre du jour au Sénat le lundi 23 janvier 2012 et sera probablement adoptée (et donc, le processus sera définitif) en raison de l’approbation des présidents des deux groupes les plus importants, François Rebsamen pour les socialistes et Jean-Claude Gaudin pour l’UMP.

Mais, reprenons le déroulé de cette procédure. J’ai essayé d’y voir un peu plus clair sur un sujet qui semble passionner beaucoup de monde.


Ce que les médias en ont dit

Le vendredi 22 décembre 2011, l’Assemblée nationale adopte en séance plénière effectivement une proposition de loi visant à pénaliser la négation du génocide arménien. Bon, en fait, ce n’est pas tout à fait cela mais c’est à peu près ce que les médias ont rapporté à l’époque.

Plusieurs jours avant, le gouvernement turc faisait même pression pour éviter le vote de cette proposition. Dès son adoption par les députés, l’ambassadeur de Turquie a quitté précipitamment Paris mais il est revenu la première semaine de janvier. Il est possible qu’en guise d’incident diplomatique, il ait d’abord voulu s’éclipser pour fêter la fin de l’année (pas Noël, j’imagine).

La proposition a été largement approuvée tant à gauche qu’à droite (qui est majoritaire à l’Assemblée Nationale). Elle fait suite à la reconnaissance officielle du génocide arménien par la France votée le 29 mai 1998 à l’Assemblée nationale concrétisée par la loi du 29 janvier 2001 votée à l’unanimité (sous le gouvernement Jospin, donc, avec une majorité de gauche).

Dans les indiscrétions journalistiques, il semblerait que les socialistes, maintenant qu’ils ont la majorité au Sénat, depuis le 1er octobre 2011, aient voulu présenté une proposition de loi similaire au Sénat et pour prendre de vitesse les socialistes, Nicolas Sarkozy aurait demandé à Valérie Boyer, députée UMP de Marseille et rapporteure de la Commission des lois, de déposer le même genre de proposition au bureau de l’Assemblée Nationale (ce qu’elle a fait le 18 octobre 2011).


Premières réflexions

Certes, il est inadmissible que le gouvernement turc ait fait pression sur les parlementaires français (et continue d’en faire, d’ailleurs), notamment en menaçant la France de mesures coercitives concernant les échanges économiques entre la France et la Turquie qui sont florissants (et excédentaires pour la France). Comme il est inadmissible que le site Internet de Valérie Boyer ainsi que celui de Patrick Devedjian, ancien ministre et député UMP au nom arménien qui s’est impliqué dans la discussion de cette proposition, aient été piratés par des officines qui seraient proches des islamistes turcs.

Mais, le surlendemain, je m’étais dit que c’était quand même peu pertinent de faire une telle loi. Parce qu’il n’y avait aucune urgence, parce que la notion de génocide est très délicate à manipuler, que la cohésion sociale est toujours très instable, très fragile, et que la période électorale laisse entrevoir des arrière-pensées électoralistes qui dénaturent le débat. Il y a en effet six cent mille Français d’origine arménienne (ne parlons pas de "communauté", nous sommes dans une République sans communautarisme).

Je doute cependant que ces Français-là votent en fonction de cette proposition de loi et pas en fonction de considérations politiques, économiques et sociales classiques pour une élection présidentielle. L’effet électoraliste me paraît donc assez vain.

Je doute aussi que les menaces verbales du gouvernement turc sur le commerce franco-turc soient suivies d’effet puisque la Turquie a adhéré à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et est en contrat d’association avec l’Union Européenne (UE), ce qui interdit toute discrimination commerciale entre les pays membres de l’UE. Elle est aussi membre du Conseil de l’Europe, ce qui lui donne quelques obligations pour le respect des droits de l’homme.

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Non, je trouvais peu pertinent cette proposition surtout parce que la Turquie est aujourd’hui la pierre angulaire du monde islamique. Face aux pays d’Afrique du Nord qui se dotent de gouvernements islamistes (Libye, Tunisie, Maroc, Égypte), la Turquie souhaite reprendre le leadership tant du Moyen-Orient (la guerre en Irak et l’isolement délibéré de l’Iran l’ont aidée) que du monde musulman. Recep Tayyip Erdogan, le Premier Ministre turc depuis 2003, a d’ailleurs cette ambition de rendre compatible l’islamisme et la démocratie, un peu à l’instar du christianisme à la fin du XIXe siècle (pas forcément très sincèrement).

Et la position géostratégique de la Turquie est aujourd’hui essentielle face à une Syrie en proie à la violence totale : aucune intervention militaire ne pourrait sérieusement se faire sans l’accord de la Turquie.

Bref, je me suis dit que les partis gouvernementaux (UMP et PS) auraient encore "tout faux" sur ce sujet car ils joueraient avec le feu sans s’en rendre compte ou juste par complaisance pour une certaine catégorie de leur électorat. Certes, quelques personnalités comme François Bayrou (candidat) ou Gérard Larcher (ancien Président du Sénat) ont déclaré qu’ils étaient contre cette loi, mais ils sont très largement minoritaires dans la classe politique.


Approfondissement

Et puis, le 3 janvier 2012, j’ai quand même voulu rechercher les informations à la source, c’est-à-dire, le texte exact de la proposition de loi qui a été votée le 22 décembre 2011 et les différents travaux parlementaires qui s’y rapportaient.

Le texte ne mange pas de pain. Déjà, il ne cite pas explicitement le génocide arménien et par conséquent, il n’est pas une provocation à l’égard de la Turquie. Il est seulement évoqué les génocides qui ont été ou seront reconnus par la France, pour l’instant, il y en a deux : la Shoah et le génocide arménien. Il faudra probablement encore du temps pour le génocide rwandais et pour le massacre des khmers rouges qui ne peut pas être assimilé à un génocide puisqu’il a été perpétré par des représentants du même peuple. L’ONU, quant à elle, a reconnu la Shoah, le Rwanda et l’Arménie.

Ensuite, ce texte n’est qu’une conséquence technique tant de dispositions européennes que de la loi du 29 janvier 2001 qui a reconnu le génocide arménien. Car cette loi de 2001 ne prévoit aucune sanction si celle-ci est violée. Ce qui signifie que cette loi est violable à volonté puisque sans risque de sanction.


Ni loi mémorielle, ni atteinte à la liberté d’expression

Donc, reprenons : d’une part, cette proposition n’a rien à voir avec une loi mémorielle. Celle-ci a déjà été votée il y a plus de dix ans. Probablement que l’absence de sanction était même une fleur faite à la Turquie pour qu’elle aille vers le chemin de la reconnaissance, elle aussi. Au contraire, elle s’est arc-boutée en pénalisant ceux, chez elle, qui reconnaîtraient le génocide arménien. Le monde à l’envers.

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Ce qui est pourtant évident, c’est que les dirigeants de la Turquie actuelle n’ont rien à voir avec ceux de l’Empire ottoman en 1915. Alors, pourquoi ce refus de reconnaissance ? Pour éviter des poursuites judiciaires et des demandes d’indemnisation ? La Turquie pourrait très bien reconnaître le génocide et exclure toute demande de réparation pour clore définitivement le débat.

Le texte français, enfin, n’interdit pas la liberté d’expression, mais sanctionne uniquement les incitations à la haine et les négations « outrancières » (seul, le juge peut apprécier la notion).

Valérie Boyer a présenté ainsi son texte : « La principale innovation du texte consistait à pénaliser la négation des crimes de génocide, et cela – permettez-moi d’y insister – dans un cadre bien précis, en l’espèce lorsque le comportement est exercé de manière à inciter à la violence ou à la haine à l’égard d’un groupe de personnes ou d’un membre d’un tel groupe. C’est sur ce dernier point que la loi française doit être mise en conformité avec le droit européen et c’est tout l’objet de la proposition de transposition partielle que je vous soumets aujourd’hui. ».


Une loi qui se soucie uniquement de la population française

En lisant le contenu des documents parlementaires, il est aussi un autre risque de contresens : cette proposition n’a aucun but à l’égard de la Turquie ou de l’extérieur en général, mais n’est qu’un texte pour gérer les relations intérieures, pour éviter les trop nombreux actes de haine.

Valérie Boyer l’a d’ailleurs déploré le 22 décembre 2011 et a considéré que ces actes justifiaient cette nouvelle loi : « Je tiens à votre disposition une liste non exhaustive mais déjà longue des contestations, des profanations et des exactions commises envers la mémoire des descendants des victimes ou des victimes encore vivantes. On ne saurait aujourd’hui, en tant que député, ne pas protéger nos concitoyens français contre des exactions et des profanations commises sur le sol français. C’est de cela dont il s’agit aujourd’hui. Cette loi concerne des ressortissants français et leur mémoire. ».


Une loi doublon ?

Certes, il y a déjà tout un arsenal législatif très lourd pour sanctionner les incitations à la haine, à commencer par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui punit de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros :

« ceux qui auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, à commettre l'une des infractions suivantes : les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne et les agressions sexuelles ; les vols, les extorsions et les destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes ;

ceux qui auront fait l'apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi ;

ceux qui auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ;

ceux qui auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations ».

Cette dernière catégorie a été rajoutée par le titre III de la loi 2004-1486 du 30 décembre 2004.

Donc, on pourrait dire que la proposition votée le 22 décembre 2011 est inutile puisqu’elle forme un doublon avec les sanctions déjà très sévères de la loi de 1881.

C’est ce que pense François Bayrou : « La justice pénale doit-elle être enrôlée dans ce débat ? Je considère que c’est dangereux, que faire flamber ces braises présente un risque pour la société française. ».

Dominique Raimbourg, l’orateur communiste, a, de son côté, retiré ses amendements pour finalement voter le texte : « En ce qui concerne le rétablissement de la vérité historique, le texte a aussi le mérite de ne pénaliser que les négations "outrancières". Tout est dans cet adjectif. L’appréciation de l’outrance sera réservée au juge et la sanction pénale ne s’exercera pas à l’encontre de celui qui, comme vous le disiez avec beaucoup de justesse, monsieur Bayrou, répétera ce qu’on lui a appris, sans doute à tort, dans sa famille, mais à l’encontre de celui qui fait usage de la recherche historique dans le but d’exciter à la haine et aux passions. ».

Car il est aussi un élément qui distingue la reconnaissance du génocide arménien de la Shoah : c’est qu’il existe encore un État (la Turquie) qui refuse de le reconnaître et qui continue à faire de la propagande à l’extérieur pour empêcher sa reconnaissance (les dernières pressions en France le prouvent encore). Tandis que l’Allemagne est probablement la première nation à reconnaître la Shoah.


Bref, qu’en penser in fine ?

Que le génocide arménien ait eu lieu me paraît un fait historique indiscutable (il me semble qu’il ait été même reconnu par l’Empire ottoman). Que ce génocide soit reconnu par la France comme par de nombreux pays et organisations internationales est un autre fait.

Que ce texte paraît être une simple rationalisation juridique pour remettre du sens à toute reconnaissance de génocide, passée ou future, me semble exacte.

Mais il me paraît également juste de rappeler que le moment me paraît pour le moins mal choisi (tant au niveau national, campagne présidentielle, qu’au niveau international, fortes tensions en raison de la Syrie et de l’Iran) et pas du tout utile puisque nos lois nous protégent déjà lourdement des incitations à la haine.

Comme dirait une ancienne émission politique, à vous de juger !

Mais jugez au minimum avec l’éclairage des informations à la source, c’est-à-dire les documents complets disponibles à tous les citoyens mais que ne vont même pas lire les journalistes (trop happés par l’instantané ?).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 janvier 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Documents à la source sur la proposition de loi sur les génocides.
Le monde musulman en pleine transition.
Turquie : ne pas se voiler la face…

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53 réactions à cet article    


  • Aldous Aldous 19 janvier 2012 13:03

    La situation politique en Turquie est d’ailleurs assez indécise.

    Recep Tayyip Erdogan s’est attaqué à l’état profond à l’occasion du procès Ergenekon et la démission d’une grande part des officiers turcs, après la réforme de la justice militaire et la suppression des institutions militaires du sommet de l’état.

    Dans ce bras de fer, la fin du négationnisme du génocide Arménien joue également un rôle important car il est le mensonge originel qui justifiait et permettait à l’armée de commettre toute sorte de crimes politiques au nom de la « protection de la patrie ».

    Or cette révolution civile de l’état turc déplait désormais à l’OTAN pour qui les crimes racistes des « loups gris » et du Gladio turc étaient secondaires tant que l’état profond gardait la Turquie sur une ligne atlantiste.

    Les atlantistes ont réagit à la rupture de l’accord de défense israélo-turc par une offensive contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan accusé d’agir en autocrate et de concentrer pour lui tous les pouvoirs qu’il reprend aux militaires :

    http://www.atlantico.fr/decryptage/recep-tayyip-erdogan-erreurs-napoleon-ilker-basbug-fabio-rafael-fiallo-268167.html

    Cette attaque n’est pas dénuée de réalités mais la situation antérieure n’etait pas non plus démocratique.

    Nous avons encore une foi à faire au cruel dilemme des sociétés civiles issues du sultanat qu’on a pu constater aussi en Afrique du nord :

    Le pouvoir n’échappe aux militaires que pour échoir aux religieux.

    Cependant l’état profond n’a pas dit son dernier mot. Il a une longue tradition d’assassinats politiques et a développé sur les prisonniers de guerre Chypriotes (détenus secrètement depuis1974) des technique d’induction de cancers, bien plus discrets que la liquidation à l’arme à feu dont le contrecoup politique a considérablement discrédité l’état profond (notamment l’assassinat de Hrant Dink)

    Or M. Erdogan vient d’être opéré de polypes intestinaux, opération que les médecins présentent comme bénigne tout en restant très évasives.


    • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 janvier 2012 13:39

       

      Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat sont « réticent » ou « réservé » sur la proposition de loi Boyer (génocide arménien) qui viendra en discussion au Sénat le 23 janvier.

      J’espère donc vivement qu’ils saisiront le Conseil constitutionnel sur cette disposition, comme l’alinéa 2 de l’article 61 de la Constitution leur en donne le pouvoir, et ne laisseront pas passer cette occasion de clarifier enfin la question très discutée de la constitutionnalité des lois mémorielles.


      • astus astus 19 janvier 2012 14:58
        Bien que je reconnaisse le génocide arménien et assure tous les arméniens de ma compassion je trouve comme d’autres personnes que cette loi est inutile parce que :

         - ce n’est pas au parlement de faire l’ histoire. 
         - ce texte de circonstance comme les nombreux autres du millefeuille législatif ne sera jamais appliqué. 
         - la gauche se révèle aussi bête que la droite pour séduire le vote des arméniens d’autant qu’il pourrait bien se répartir de manière imprévue. 
         - cette loi sera contre productive pour la reconnaissance des génocides : plus on tape sur un clou et plus on l’enfonce. Ceux qui nient ce génocide, ou d’autres, seront encore plus sûr qu’avant de détenir la vérité. 
         - instaurer un délit d’opinion punissable est contraire à la liberté : même les opinions fausses, pourtant plus fréquentes que les vraies, doivent pouvoir aussi s’exprimer dans un pays démocratique. 
         - il est tout à fait suffisant que la France affirme sa position officielle sur ce sujet : une loi de plus n’ajoute rien. 
         - va-t-on demain pénaliser aussi ceux qui nient l’existence de Dieu, ou la torture en Algérie ? etc. 
         - cette loi, probablement anticonstitutionnelle, met la morale dans un lieu inadapté à la résolution de ce problème. 
         - cela suffit que la France donne des leçons au monde entier alors que nous ne sommes pas très clairs dans de nombreux domaines. 
         - cette loi sert à masquer d’autres problèmes actuels plus urgents et plus importants : pauvreté, chômage par exemple. 
         - la propension à vouloir être politiquement correct et à vouloir tout pénaliser est une impasse (prostitution par exemple).
         - ce texte qui entretient la polémique et non le débat constructif marque l’échec de la diplomatie, donc l’incompétence de nos gouvernants.

        En bref cette loi est non seulement inutile, mais aussi stupide...

        • maltagliati maltagliati 20 janvier 2012 07:42

          « cela suffit que la France donne des leçons au monde entier alors que nous ne sommes pas très clairs dans de nombreux domaines. »
          Voyez le génocide rwandais de 1994 où la France est en première ligne et ne recule pas devant des centaines de milliers de morts ... pour sauver ce qui reste de son pré carré africain
          Les LOIS DE PENSEE sont ignobles, y compris la première sur le révisionnisme concernant la shoah. Nous n’avons plus un tyran, nous avons une assemblée de despotes !


        • lige4935 lige4935 24 janvier 2012 22:39

          D’accord maltagliati toutes les lois sur la façon de penser sont ignobles parceque sans fondements le seul vrai fondement c’est ce que nous pensons ;C’est loi ne sont faites que pour nous culpabiliser un peu plus.Déja nous sommes fainéants c’est bien connu5Sauf que l’OCDE dans son bilkan aclasser la france en 2ème position pour la productivité derrière la Finlande !!qui plus est nous sommes racistes ah ben c’est pas moi qui le dit c’est la télé bon elle ment pas la télé non ?Bon bref rien sur le génocide financier !!pourquoi ?mais qui s’occupe de la finance ?et la pseudo crise de 2008 instrumentalisée pour nous résigner à accepter l’innacceptable.Y a t’il une loi votéee pour ça.Ah ben non c’est pas du génocide ça c’est de bonne gestion !!!!


        • Emin Bernar Paşa Paşa 19 janvier 2012 15:08

          Votre dossier est incomplet :
          vous devriez expliquer ce qu’en pensent les historiens, l’association liberté pour l’histoire , présidée par pierre nora (www.lph-asso.fr) Sur ce site, La sénatrice esther benbassa y explique d’ailleurs pourquoi eller votera contre...
          tout cela c’est de la turcophobie, du communautarisme, de la démagogie populiste.
          Lisez aussi ma contribution publiée lundi sur agoravox (Sauver la liberté d’expression : Mission impossible ?)


          • babs 19 janvier 2012 16:11

            moi je crois que l’on ne peut pas legiferer sur l’histoire ...
            et vous ?


            • appoline appoline 19 janvier 2012 19:09

              Je crois surtout qu’il y a d’autres chats à fouetter que de légiférer sur une période de l’histoire qui ne nous concerne pas et qui date de perlimpimpin.




            • Aldous Aldous 20 janvier 2012 12:15

              Ce texte ne légifère pas sur l’histoire mais sur une réalité contemporaine : il refrène la propagande négationniste actuelle dont on peut lire quelques fleurons ici même..


            • xmen-classe4 xmen-classe4 19 janvier 2012 22:52

              Es qu’une guerre doit être reconnu comme génocide ? il y avais peut être un flou trop grand.


              • BOBW BOBW 24 juillet 2012 22:17

                 @ xmen ,je suis un fervent défenseur de la libre expression , mais votre interminable logorrhée ,monologue-spam ,véritable auberge « espagnole » est lassante et ainsi vous n’incitez pas les lecteurs à vous lire entièrement (certaines idées seraient pourtant intéressantes) et à tête reposée.

                Vous pourriez rédiger un article construit,ordonné et le proposer à la modération. Merci !


              • BOBW BOBW 24 juillet 2012 22:43

                @ xmen : PS  petit erratum : ma réponse correspondait à vos posts de l’article http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-europe-va-a-sa-perte-malgre-l-120385

                la lecture de tous ces posts m’a légèrement fait perdre « les pédales » smiley


              • molotov molotov 19 janvier 2012 22:56

                A l’auteur, de ce que j’appel les pauvres brebis suiveuse de la désinformation,

                vous dites par exemples ;

                « Que le génocide arménien ait eu lieu me paraît un fait historique indiscutable (il me semble qu’il ait été même reconnu par l’Empire ottoman). »

                 La vérité sur cette tragédie que les « politi’kar à deux sou » et l’ UMPS en têtes,vous garde bien de vous informer, notamment sur le rôle de la France et des « rose biff » car les Arméniens, experts dans l’art de la manipulation des informations ont parfaitement joué leur rôle et très vite un génocide arménien de 400 000 victimes a vu le jour, puis au fur et à mesure des années son nombre a augmenté, aujourd’hui il est arrivé à 1 500 000 et il se dirige allègrement vers les 2 000 000. Il est temps d’arrêter cette mascarade qui n’a plus de raison d’être aujourd’hui, les preuves de l’innocence de l’ E. Ottomans sont détenues dans les archives arméniennes, russes, anglaises, françaises etc. Il est temps de rendre justice aux Turcs.

                La tragédie Turco-arménienne n’a pas dérogée aux règles universelles des guerres, comme dans tous les conflits, des atrocités ont été commises dans les deux camps, et de là il n’y a eu qu’un pas, vite franchi par ASALA ( groupuscule Arménienne) dans les années 80 qui a engendrée la vague de terrorisme faisant de nombreuses victimes.

                Le« prétendu » génocide arménien est une monstrueuse machination, montée de toutes pièces par le gouvernement de l’Empire britannique, par la Russie des Tsars, et par la plupart des grandes puissances européennes, dont la France, ce « génocide » leur était indispensable pour justifier le démantèlement de l’Empire Ottoman agonisant, se vengeant ainsi de six siècles d’humiliation passés à l’ombre de cette immense puissance.

                Cordialement 


                • armand armand 19 janvier 2012 23:54

                  C’est certainement pour ça qu’Atatürk a reconnu comme honteux ces massacres, dès qu’il est arrivé au pouvoir, et qu’il a seulement calmé le jeu ensuite quand il a eu besoin des cadres Jeunes-turcs dans le contexte de sa nouvelle république....

                  Faut pas tout confondre - ce n’est pas l’Empire ottoman qui était responsable, mais la clique des trois pachas, Enver Talat et Cemal, arrivés au pouvoir en renversant Abdülhamit II. Tranchant avec des siècles de politique ottomane leur projet était la turquisation de toute l’économie, et cela passait par l’élimination des Arméniens de toutes les professions qu’ils exerçaient traditionnellement.
                  Cela ne veut pas dire, bien entendu, qu’il n’y a pas eu des exactions anti-turques perpétrées par les Arméniens aussi, mais les archives, dans l’ensemble, sont assez dévastatrices, au point même que les alliés allemands s’en sont émus.

                  Le démembrement de l’Empire ottoman a été une erreur gigantesque, mais la responsabilité incombe tout autant au régime jeune-turc, qui s’est précipité dans la guerre du côté allemand, contrairement à toutes les alliances historiques de la Turquie, qu’aux alliés.


                • Aldous Aldous 20 janvier 2012 09:40

                  C’est la Turquie qui a attaqué la Russie et est entrée en guerre aux cotés de l’Allemagne contre les alliés le 1er novembre 1915 et non l’inverse.

                  Le gouvernement jeune-turc n’a d’ailleurs pas attendu l’arrivée des corps expéditionnaires Francais et « rosbifs » comme vous dites de façon méprisante, pour s’occuper de ce qu’ils appelaient la « question arménienne » (Au fait ça ne vous rappelles rien ? Une certaine question qui obnubilait Hitler.)

                  Dès leur arrivée au pouvoir en 1909 ils organisent un premier massacre d’Arméniens à Adana qui fait plus de 20.000 morts. Des campagnes de boycott visent les commerces tenus par des Grecs, des Juifs ou des Arméniens.

                  On est véritablement dès ce moment dans une situation comparable à celle des années 30 en Allemagne où les pogroms anti-juifs préfigurent la solution finale à la « Question Juive ».

                  Le plan d’extermination lui même a été conçu en février 1915, c’est à dire plus de 7 mois avant la déclaration de guerre des Ottomans à la Russie.

                  La « Loi provisoire de déportation » date du 27 mai 1915, 4 mois avant la guerre.

                  Le génocide a commencé après la défaite turque de Sarikamish le 29 décembre 1914.

                  Le gouvernement Jeune-Turc trouve dans les Arméniens un bouc émissaire pour ne pas assumer ses erreurs stratégiques et utilise cette défaite comme prétexte pour lancer le plan d’extermination qui était déjà conçu.

                  Comme on peut le lire dans les commentaires de cet article cette accusation continue aujourd’hui d’être le paravent derrière lequel se cachent les ultra-nationalistes turcs pour s’exonérer de ce crime contre l’humanité.

                  Mais cette accusation reconnais implicitement qu’il s’agit bien d’un génocide car elle se base sur l’idée que la population civile arménienne pourrait être accusées de façon collective et sur une base ethnique ce qui justifierait qu’elle ait été exterminée.

                  Ce que Molotov appelle ici les « règles universelles des guerres » mais qu’en droit il est convenu d’appeler crimes de guerres.

                  Le nettoyage ethnique a continué après le génocide arménien et confirme qu’il s’agit d’un objectif politique et non d’une simple vengeance dans le cadre de la guerre.

                  Après les Arméniens, les Grecs du Pont-Euxin et des cotes Ioniennes seront expulsés.

                  Les chrétiens Assyro-chaldéens seront persécutés et leurs villages rasés.

                  En 1955, la seule communautés important de chrétien qui reste en Turquie est celle des 200.000 Grecs d’Istanbul, protégés par les traités internationaux de 1928.

                  Le services secrets turcs posent une bombe dans la maison natale d’Atatürk en Grèce et accusent les Grecs de cet attentat.

                  Le gouvernement turc dissimule à l’opinion les resultats de l’enquête de la police grecque et organise deux jours de pogrom contre les Grecs d’Istanbul, acheminant des militants nationalistes en train et en bus.

                  Il y aura 16 morts (dont un arménien), des viols de femmes et d’hommes, des circoncisions forcées de prêtres.

                  A la suite de ces violences et de celles de 1965 ; les grecs fuiront en exil et la communauté ne compte plus que 2000 personnes. En réalité il reste de nombreux crypto-chrétiens à Istanbul, Izmir et Trabzon (les anciennes villes grecques Constantinople, Smyrne et Trébizonde) mais aussi Ephèse.

                  Cependant ces populations se terrent et se font passer pour musulmanes. Les églises sont fermées et seuls des missionnaires les approchent.

                  C’est pourquoi plusieurs missionnaires italiens ou allemands ont été sauvagement assassinés ces dernières années (depuis 2007).

                  Don Andrea et andréa Santoro tués à Trabzon.
                  Luigi Padovese, égorgé à Alexandrette,
                  Tilman Geske, Necati Aydin, Ugur Uksel et deux convertis turcs torurés et égorgés à Malatya.

                  Adriano Francini bléssé à Ephèse s’en est sorti.

                  Aujourd’hui, la politique de répression des minorités s’est également reportées sur des musulmans : les Alévis et les Kurdes en particuliers.

                  Bref la génocide arménien n’est pas un évènement isolé et justifiable par des circonstances de guerre.

                  Il s’agit de l’événement fondateur d’une politique d’unification nationaliste, ethnico-religieuse par le nettoyage ethnique et par la terreur d’état.

                  Le négationnisme d’état en est le volet propagandiste qui lui permet de se perpétuer en dépit de la prise de conscience de la société civile et des opinion internationales.

                  Mais en Turquie même la société civile aspire à la fin de l’omerta et de l’impunité des criminels :

                  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-turquie-l-etat-profond-est-107911


                • molotov molotov 19 janvier 2012 23:24

                  A l’auteur ;

                  Vous dites :« piratés par des officines qui seraient proches des islamistes turcs. »

                  Vos sources fleurtent l’amalgame et l’ignorence !

                  Puisque vous sembler etres trés mal informer de cette « officines islamistes » que vous dénoncer avec habilité , n’est en faites q’un jeune hacker turc nationaliste de 18 ans encore au lycée, mais trés connu dans les milieux cyberattack-internet pour ces divers attaquent.

                  Je ne comprensds pas ce que vient faire ce mot four-tout qu’est « islamistes »

                  Quel est le rapport avec cette proposition de loi ?

                  Que chercher vous a nous induirent indirectement ?


                  • wesson wesson 19 janvier 2012 23:30

                    Le génocide Arménien, pourquoi pas ?

                    mais que avant nous balayons un peu devant notre porte d’Afrique du Nord... nous y avons peut-être pas mal de choses à reconnaitre.

                    Pour l’instant, cette proposition de loi ressemble bien à un piège à con tendu par la Gauche, et dans lequel Sarkozy s’est vautré. Les Arméniens en France ne représentent pas une population très importante (500.000 personnes environ), et surtout vont plus probablement voter sur leur situation sociale plutôt que sur une loi mémorielle qui n’est dans les fait que peu demandé.

                    Bref, le gain est au mieux minime, par contre au niveau des emmerdes, nous voici fâché pour un bon moment avec un grand pays de plus.


                    • molotov molotov 19 janvier 2012 23:57

                      Des officiers russes, témoins des massacres des populations civiles turques par les Arméniens, parlent de « carnage commis par les arméniens sur les populations civiles turques ».

                      La plus part des photos que l’ont vous montrent ne sont pas toutes Arméniens !

                      Monsieur Ovannes Kaçaznuni, élus par la commutauté arménien de l’époque qui était en outre le présidant du Parti Dasnaksoutioun arménien et Monsieur Pierre Lyautey qui ont joué des rôles importants dans le déroulement de la première guerre mondiale ont réfuté l’existence du génocide arménien mais le noment comme le soulévement des Arméniens sous impulsion Européenne et Russe.


                      • armand armand 20 janvier 2012 00:03

                        L’un n’empêche pas l’autre... il y avait de toute évidence un plan concerté pour faire disparaître les Arméniens de la Turquie. Et des exactions arméniennes aussi, notamment dans la région d’Erzurum. Mais, encore une fois, tant le régime libéral après la chute d’Enver et sa bande, qu’Atatürk dans un premier temps, ont parfaitement reconnu l’existence de ces tueries d’Arméniens, d’autant qu’ils n’en étaient en rien responsables.


                      • molotov molotov 20 janvier 2012 00:13

                        @armand,

                        il n’enpéche que l’appelation génocide arménien (soit unilatérale en faveur des Armeniens) est une monstrueuse machination, soutenu aujourd’hui par cette diaspora sur les traces « style shoa »


                        • fn2009 20 janvier 2012 02:31

                          il n’y a jamiseu genocide armnien ?. c’est un gros mensonge inventé par les ocidentaux
                          qui sont champions de geocides. les occidentaux ont commis toyus les genocides depuis 200 ans.
                          et le champon c’est la france, plus de 15 genocides,200 ans de massacres programmés.
                          et la france continue à se comporter comme une prostituée qui renie les fait car elle est genée de dire la verité.

                          « plus je decouvre les francais, plus je suis dégouté »

                          la honte et le désespoir marquent les victimes de l’injustice, non les prédateurs, car ceux-ci n’ont ni foi ni loi et ils ne le savent même pas.

                          L’actualité, portant sur les dissentiments Franco-Turcs, m’a incité à relire dans une ancienne revue (EDSCO n° 61/ juin-juillet 1957), un article intitulé L’Afrique du Nord. Il est d’Yves Lacoste, un éminent géopoliticien, né à Fès au Maroc, le 27 septembre 1929. Sachons qu’il y a vécu, un temps de sa jeunesse, puis il a fait ses études en France. Vers 1950, il est enseignant au grand lycée d’Alger (Lycée Bugeaud, aujourd’hui Lycée Émir Abdelkader). Devenu membre du PCF jusqu’en 1956, il reste en relation avec les milieux anticolonialistes algériens.
                          Après une thèse d’État à Alger, il retourne en France en 1955, enseigne à l’université de Vincennes, fonde, en 1960, la revue Hérodote, éditée par F. Maspéro et poursuit des recherches en sciences sociales empreintes de questions politiques. En 1976, il développe son concept de géopolitique dans un ouvrage capital ; La Géographie ça sert d’abord à faire la guerre et d’autres suivront et feront davantage connaître sa pensée anticoloniale. Notamment, après avoir publié Contre les anti-tiers-mondistes et contre certains tiers-mondistes (1985), il produit, en 1995, sous le titre Inventer demain, une série d’émissions de télévision sur la Cinquième chaîne française. Ses ouvrages suivants dont Maghreb, peuple et civilisation (2004, avec Camille Lacoste-Dujardin) démontrent que sa discipline, la géopolitique, procède efficacement de l’épistémologie aux questions de l’immigration. L’autorité de sa pensée « géopolitique » - au reste depuis longtemps reconnue - est définitivement renforcée par ses derniers ouvrages : Géopolitique de la Méditerranée (2006) ; La question postcoloniale : une analyse géopolitique (2010) ; Yves Lacoste : La géopolitique et le géographe. Entretiens avec Pascal Lorot (2010).
                          Dans la publication pédagogique (Les Éditions Scolaires) citée plus haut, une longue introduction précise à ses lecteurs de 1957 : « Il [Yves Lacoste] est de ces Français qui au lieu de considérer les Africains du nord musulmans comme des inférieurs, les ont toujours traités en égaux et sans préjugés, ont su étudier leur histoire et leur vie en restant objectifs. Il a le grand mérite de présenter dans ce « Document » un petit résumé très dense, mais qui sait toujours rester clair et explicatif, de l’histoire de toute l’Afrique du Nord depuis les origines jusqu’en 1956. » Aussi, pouvons-nous lire, en feuilletant les pages 28-72 et passim de l’article signalé, et y retrouver l’oeuvre « civilisatrice » de la colonisation française en Algérie. En voici un rapide aperçu, quelques courts extraits de l’article d’Yves Lacoste : « Caractères du Maghreb à la veille de la conquête coloniale : Si au début du XIXe l’Afrique du Nord n’avait certes rien des caractères de pays « modernes » (dont les seuls exemples dans le monde de l’époque étaient ceux de l’Europe occidentale), elle était loin d’être, comme on se complait trop souvent à le laisser croire, un pays sauvage, vide, barbare, en proie aux convulsions de l’anarchie, soumis aux caprices sanglants de « tyrans ». [...] L’Afrique du Nord était donc loin d’être ce pays vide et barbare où la colonisation aurait tout apporté. Le Maghreb au début du xixe présentait de nombreuses ressemblances économiques et sociales avec certains pays européens. Certes la colonisation a brisé les cadres de ce système féodal endormi et elle a jeté l’Afrique du Nord dans le monde moderne, dans le système capitaliste. Mais à quel prix !!! Cela justifie-t-il historiquement le colonialisme ? Certains pays d’Europe centrale et méridionale, la Russie des Tsars, qui étaient au début du xixe presque aussi « endormis » que le Maghreb se sont transformés progressivement sans être colonisés. [...] Il est vain de refaire l’histoire : du moins doit-on empêcher qu’elle soit faussée pour la justification d’agissements présents et futurs. »
                          L’auteur rappelant les débuts de la conquête 1830-1834 et décrivant « La prise d’Alger » et « L’insurrection algérienne », retrace le bilan de la commission d’enquête de 1833 : « Le bilan des méfaits causés dans les trois premières années de guerre est extrêmement lourd. [...] Nous avons réuni au Domaine les biens des fondations pieuses ; nous avons séquestré ceux d’une classe d’habitants que nous avions promis de respecter ; nous avions commencé l’exercice de notre puissance par une exaction (un emprunt forcé de 100.000 F) ; nous nous sommes emparés des propriétés privées sans indemnité aucune et le plus souvent nous avons été jusqu’à contraindre des propriétaires expropriés de cette manière à payer les frais de démolition de leurs maisons et même d’une mosquée. [...] Nous avons massacré des gens porteurs de sauf-conduits, égorgé sur un soupçon des populations entières qui se sont trouvées ensuite innocentes. [...] Il s’est trouvé des juges pour les condamner et des hommes civilisés pour les faire exécuter. Nous avons débordé en barbarie les barbares que nous venions civiliser. »
                          Au cours de l’occupation restreinte, « L’armée voyait dans l’Algérie son domaine. [...] Une partie des milieux catholiques rêvant de croisades (Louis Veillot qui sera le secrétaire de Bugeaud, n’écrit-il pas « Les derniers jours de l’islamisme sont venus... Alger dans vingt ans n’aura d’autre Dieu que le Christ »). » La guerre générale contre Abdelkader (1840-1847) a eu ses méthodes terrifiantes, diverses et variées sous les commandements de Bugeaud et « ses auxiliaires les Pélissier, les Saint Arnaud, les Montagnac, les Lamoricière, les Cavaignac ont laissé témoignage de ces exactions, de ces exterminations massives : « nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons des douars, tous les villages, toutes les cahutes » (Saint Arnaud, 5 avril 1842) « on ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats ? peu ou pas. » (5 juillet 1842) « Il était deux heures, le gouverneur était parti : les feux qui brûlaient encore dans les montagnes m’indiquaient la marche de sa colonne. » (8 février 1843). Le duc de Rovigo déclarait : « Apportez des têtes ! Bouchez les conduites d’eau crevées avec la tête du premier bédouin que vous rencontrez » (Christian « L’Afrique française », p. 144). C’était l’époque où la paire d’oreilles était payée 10 francs où l’on vendait femmes et enfants par centaines, c’était l’époque des enfumades de tribus entières réfugiées dans des grottes (Cavaignac chez les Sbeahs, Pélissier chez les Ouled Riah en 1845, suivis par Saint Arnaud). La nouvelle des cruautés inouïes n’est pas sans provoquer une vive émotion en France où certains auteurs les excusent par le rôle « civilisateur » de la France (déjà) ! [...] Cette guerre d’extermination apporta profits et grades aux généraux mais de grandes souffrances à l’armée française ; l’épuisement, les maladies, les suicides firent plus de victimes que les combats. « J’ai vu des masses d’hommes jeter leurs armes, leurs sacs, se coucher et attendre la mort, une mort certaine, infâme » (Saint Arnaud). Le nombre de déserteurs fut très grand et un tarif fut établi pour le paiement de primes aux Arabes par tête d’insoumis livrés aux Français. En 1847, la guerre avait coûté 40.000 Français et 500 millions de francs de l’époque. »
                          L’auteur poursuit son analyse par « Les dernières étapes de la conquête se sont caractérisées par la tentative d’élimination du peuplement indigène : ’’Outre le souci de soumettre la population d’Algérie, ces guerres qui furent particulièrement horribles ; semblent avoir eu, pendant plus d’une vingtaine d’années, un autre but tout au moins pour un certain nombre d’officiers et de colons : exterminer les populations algériennes ou en tuer le plus grand nombre possible. Si le comportement de certains généraux releva d’une véritable psychose sadique, l’ensemble des opérations semble relever d’un plan conscient. ’’Les généraux élevèrent la dévastation à la hauteur d’une doctrine. Ils ne brûlèrent pas le pays en cachette et ne massacrèrent pas les ennemis en faisant des tirades humanitaires. Ils s’en firent gloire, tous (C.A. Julien, p. 62) [...] « Le ministre de la guerre Gérard déclarait en 1832 : « Il faut se résigner à refouler au loin, à exterminer même la population indigène. Le ravage, l’incendie, la ruine de l’agriculture sont peut-être les seuls moyens d’établir solidement notre domination.’’ Et Bugeaud, le 14 mai 1840, de proclamer : « Partout où il y aura de bonnes eaux et des terres fertiles, c’est là qu’il faut placer les colons sans s’informer à qui appartiennent les terres. »
                          Le lien entre extermination et colonisation a été reconnu et décrié par de nombreux historiens français dont certains sont pourtant peu suspects d’anticolonialisme. Autrement dit : L’histoire n’a qu’une seule loi : sa propre vérité.
                          Ce n’est là qu’un survol de l’« oeuvre de civilisation » produite par la colonisation française en Algérie. Cette « civilisation », assez méconnue ou ignorée, a évidemment atteint l’extrême de l’horreur (la guillotine surnommée « la veuve » et la torture à la chaîne) pendant la guerre d’Algérie de 1954 à 1962. Durant celle-ci tout le peuple algérien, combattant suprême, s’est dressé contre l’armée d’occupation en acceptant tous les sacrifices pour la libération nationale activée par deux organisations populaires intimement liées : le F.L.N et l’A.L.N. Le peuple algérien, victorieux le 5 juillet 1962, est le seul héros, car il compte parmi les siens plus d’un million et demi de martyrs... L’histoire ne les oublie pas, ils sont dans ses plis de gloire, tout comme les héros de l’Algérie de tous les temps.

                          Par Kaddour M’HAMSADJI

                          L’Expression - Le Quotidien - L’Histoire n’a qu’une seule loi : sa Propre Vérité


                          • fn2009 20 janvier 2012 02:34

                            francais, votre impunité ne durera pas une eternité.

                            l’afrique et le monde n’oublie pas. le jour viendra ou vous devrez payer vos saloperies.

                            Après la Guerre d’Algérie, la France a voté une loi d’amnistie empêchant quiconque de lancer des poursuites contre d’anciens tortionnaires ou criminels de guerre français, comme c’est arrivé durant la Seconde guerre mondiale. Les Nazis qui tuent, c’est pas bon. Les Français qui assassinent, c’est lamentable mais c’est pas terrible, telle a été la doctrine adoptée par la France après la guerre d’Algérie.

                            Même chose pour les soulèvements populaires kanaks en Nouvelle Calédonie. Une loi d’amnistie a effacé tout crime commis par les Français dans ce territoire d’Outre-Mer.

                            Donc, les leçons de morale sur ce qui s’est passé en Turquie au début du XXe siècle, l’occupant de l’Elysée devrait les garder pour lui. Surtout si son papa, le légionnaire Pal Sarkozy, y était.


                            • fn2009 20 janvier 2012 02:37

                              La vérité qu’Erdogan a rappelée à Sarkozy

                              C´est une vérité établie que le Premier ministre turc a tenu à rappeler, jeudi, à l´adresse du président français quand il lui dit que la première puissance coloniale au monde, la plus féroce aussi, et de loin, n´a aucune leçon à donner aux autres sur l’« histoire des génocides ».

                              Le Premier ministre turc n´a pas fait dans la diffamation ni dans l´exagération ni dans l´injure envers le peuple français, quand il affirme que le système des fours crématoires, les nazis l´ont vraisemblablement appris de l´armée française durant la conquête de l´Algérie en 1830.

                               Et tout au long de ses cent trente-deux ans de cette colonie de peuplement. Les Algériens étaient 10 millions au départ des Turcs en 1830, ils étaient encore 10 millions 132 ans plus tard, au départ des Français. C´est quand même inédit chez un peuple musulman qui ignorait encore le planning des naissances !

                              Trop dit ou pas assez
                               Taggip Erdogan sait de quoi il parle, même s´il ne s´est pas aventuré sur le terrain des démographes. Il a seulement voulu remettre les pendules à l´heure dans sa polémique avec son homologue français sur un sujet - le crime contre l´humanité - dont son pays n´a pas le monopole.

                              De surcroît quand Paris reproche au grand pays européen qu´est la Turquie de faire partie de l´Asie mineure, selon la formule utilisée par Nicolas Sarkozy, histoire de lui fermer au nez les portes de l´Europe, « berceau des civilisations et des droits de l´homme ». Droits de l´homme ?

                              « Parlons-en », a répondu l´islamiste modéré Erdogan. Sans complexes, il en a peut-être trop dit sur une question qui embarrasse le plus grand des empires coloniaux de l´histoire. Pour l´Algérie qui se trouve à la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de son indépendance, le Premier ministre turc n´a, au contraire, pas tout dit ou pas assez.

                              En 1830, la Turquie administrait alors l´Algérie précoloniale, et sans doute des choses à révéler. Une bonne partie de ses archives traite de l´histoire de l´Algérie ottomane.

                              De la manière dont s´est faite la conquête de l´Algérie. La France a, certainement, de bonnes raisons de n´ouvrir aux historiens que la partie des archives d´Aix-en- Provence, qui ne donnent pas une idée du génocide dont elle est accusée et pour lequel Nicolas Sarkozy refuse de présenter des excuses.
                               
                              Le cas arménien
                               Taggip Erdogan a donc fini par perdre son sang-froid à la suite des coups bas répétés de Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l´Elysée, en 2008, autour du thème du massacre des Arméniens par l´armée turque. Ce n´est un secret d´histoire, en effet, qu´en 1914, l´empire ottoman, en phase finale de son déclin avec le début de la première guerre mondiale, s´était livré au massacre de la minorité chrétienne orthodoxe.

                              L´histoire le dit et les Turcs le reconnaissent. Faute de quoi les portes de l´Union européenne leur seront toujours fermées, même si la Turquie, paradoxe de l´histoire politique moderne dans le vieux continent, est un allié de la première heure de l´OTAN. Sa base la plus avancée aux portes mêmes des pays membres du Pacte de Varsovie dont faisaient partie la Pologne, bien sûr, et l´actuelle

                              Tchéquie (ex-Tchécoslovaquie). Ironie de l´histoire, ce sont ces régimes de droite radicale en place à Varsovie et à Prague, nouveaux parvenus dans l´alliance atlantique depuis la toute récente chute du mur de Berlin, qui sont, aujourd´hui, les plus farouches adversaires de l´entrée de la Turquie dans l´Union européenne.

                              Le président Bouteflika ne s´est jamais privé de relever cette anomalie dans ses entretiens politiques avec les dirigeants européens qui, comme Sarkozy, ont souvent la mémoire courte. Demander à Ankara de reconnaître le génocide arménien est légitime.

                              Le refus de s´excuser
                              Ce qui l´est moins, c´est le silence qui est entretenu autour des autres génocides parce que les victimes ne sont ni juives, ni chrétiennes. 

                              Mais des musulmans, des indiens, des esclaves noirs, assimilés à du bétail. C´est là que l´Europe n´a pas un visage net. C´est pourquoi aussi Taggip Erdogan a de bonnes raisons de sortir ses meilleurs arguments, documentés, pour se défendre dans une campagne antiturque à forte connotation raciste. Feu M´hamed Yazid l´avait dit : l´Islam est la frontière de l´Occident.

                              La limite de l´égalité en droits de l´homme aussi. Les accusations de Taggip Erdogan ont été largement médiatisées dans le monde où l´on ne comprend pas le refus obstiné de la France de soulager sa conscience pour les crimes commis en Algérie par son système colonial et en son nom.

                              D´une seule phrase, par des excuses au peuple algérien. Un acte moral de grande civilité dont seules sont capables les grandes nations. L´Allemagne l´a fait pour les crimes nazis. Elle en est sortie grandie. Pour le gouvernement français, ces millions de musulmans algériens massacrés depuis 1830 - dont 1,5 million l´a été entre 1954 et 1962 et quelque 45 000 en 1945 - ne sont-ils donc pas des hommes, des femmes et des enfants identiques aux chrétiens arméniens et aux juifs de l´holocauste ?

                              Sarko l´aura cherché
                              Sa polémique avec Taggip Erdogan, Nicolas Sarkozy l´aura cherchée. Le pays qui a le plus massacré de civils innocents se refuse à reconnaître les crimes commis en son nom et soulager sa conscience. Mieux, pour espérer se maintenir au pouvoir en 2012, alors qu´il est au plus bas dans les sondages,

                              Nicolas Sarkozy continue de donner des leçons à la planète en matière de respect des droits de l´homme, n´hésitant pas à envoyer en guerre son armée, massacrer la seule chose qu´elle sait faire - des populations par dizaines de milliers comme, comme elle l´a fait en Libye et au Rwanda et veut le faire en Syrie et en Iran. Comme le fait Israël en Palestine.


                              • fn2009 20 janvier 2012 02:39

                                a france, le grand fossoyeur de l’afrique !!

                                Mai 1955 :Roland Pré envoyé pour cesser le mouvement nationaliste dont le pote flambeau était l’union des populations du Cameroun ( U P C ), se livre à d’horribles crimes avant de prononcer, en juillet de la même année la dissolution du parti nationaliste. Ce qui a poussé ce dernier au maquis. La chasse aux « maquisards » a donné lieu aux déplacements massifs des populations arbitrairement éloignes de leurs villages détruits par la troupe et regroupés dans les camps de concentration appelés pudiquement « zone de pacification » le colonel Lam Berton et M. Pierre Messmer en savent quelque chose. C’est au cours de ces opérations qu’est assassiné le 13 septembre 1958 Ruben Um Nyobe le « mpodol » , chef historique du mouvement nationaliste au Cameroun . En pays Bamiléké, au début de 196 0, Michel Debré, Premier ministre français, qui a décidé d’entreprendre une véritable reconquête confie au général Briand le « viking » qui s’était taillé une triste réputation en Indochine, cette opération. Ce dernier est placé à la tête d’une armée comprenant cinq bataillons, un escadron blindé et escadron de chasseurs bombardiers, pas moins. Que pouvaient Martin Singap, chef de l’armée de libération national Kamerunaise (ALNK) et ses hommes armés de sagaies ? Bilan de la boucherie : 400.000 morts des villages rasés au napalm ; ce n’est pas le pilote d’hélicoptère MAX Bardet qui nous démentira ; le traumatisme psychologique causé par ce carnage se ressent aujourd’hui encore , et n’a pas fini de causer des ravages . Le Cameroun avait pourtant accédé à la souveraineté internationale le 1er janvier 1960


                                • fn2009 20 janvier 2012 02:40

                                  le nazisme francais à l’oeuvre

                                  Tocqueville ecrivait à propos de l’algérie « Autour de nous les lumières se sont éteintes...nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître. ? »« Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l’époque de la récolte, soit en faisant des razzias pour s’emparer des hommes ou des troupeaux. »« nous faisons la guerre de façon beaucoup plus barbare que les Arabes eux-mêmes [...] c’est quant à présent de leur côté que se situe la civilisation. » »anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ". et dire que la colonisation etait positif selon la france.


                                  • fn2009 20 janvier 2012 02:53

                                    la barbarie francaise à l’oeuvre !
                                    Complétons le rappel de Tayyip Erdogane qui n’a pas tout dit ! Il a évoqué seulementla période 1945-1962, or entre 1832 et 1945 il s’est passé bien des évènements horribles. Qu’on en juge : 1/ Les souvenirs des massacres de Saint Aranaut,Closel et consort qui sont impérissables. 2/ La répression féroce des français lors de la conquête à été tellement forte et brutale qu’elle à engendré de la famine et beaucoup de misère, à tel enseigne que des cas de cannibalisme dus à un réflexe de survie chez les algériens ont été enregistré dans les années 1860. 3/ La France a en parallèle instauré un système politique à deux collèges reléguant les autochtones algériens à des sous citoyens. 4/ La France a dépossédé les algériens de tous leurs biens et de toutes leurs terres arables. 5/ Elle a changé systématiquement tous les noms patronymiques des algériens afin de les déraciner et de les couper de leur mémoire et de leur histoire. 6/ Elle a joué la division à outrance en inventant une dualité entre arabes et Kabyles sachant pertinemment que la berbérité des algériens dépasse largement le cadre Kabyle (les Chaouia, mouzabit, Chenois, Terguis...) 7/ Elle a délibérément encouragé un Islam des ténèbres et de charlatanisme par le biais de la multiplication de Zaouia et de gourous rétrogrades. 8/ Elle a empêcher les algériens de s’éduquer et de s’instruire ni même d’étudier et maîtriser la langue arabe littéraire. 9/ Elle a spolié les algériens de tous leurs droits pour en faire des sujets taillables et corvéables à merci. 10/ Elle a terrorisé les algériens par la violence, les tuerie en masse et la politique de la terre brûlée. 9/ Enfin en 1962 à l’avènement de l’indépendance, plus d’un million et demi de pieds noirs ont préféré quitter l’Algérie vers la métropole plutôt que d’accepter d’êtres les égaux des algériens en droit et en devoir (politiquement, économiquement, socialement et culturellement),et ce, malgré toutes les garantis et toute la générosité du GPRA lors des accords d’Evian. Pour nous donc la colonisation est bel et bien un crime contre l’humanité. Qu’a t-elle cette France à envier à l’apartheid des Sud Africains ? Tayyip a entièrement raison c’est un génocide !


                                      • Aldous Aldous 20 janvier 2012 10:38

                                        Si je peux me permettre voici quelques conseils, fn2009.

                                        Ils ne sont pas de moi mais de Nicolas Boileau :

                                        Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
                                        Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
                                        L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
                                        Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
                                        Et les mots pour le dire arrivent aisément.

                                        Fuyez de ces auteurs l’abondance stérile,
                                        Et ne vous chargez point d’un détail inutile.
                                        Tout ce qu’on dit de trop est fade et rebutant ;
                                        L’esprit rassasié le rejette à l’instant.

                                        et surtout :

                                        Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse


                                      • armand armand 21 janvier 2012 14:32

                                        Hé, les groupies d’Erdogan qui se livrent à un tir de barrage aussi inepte que totalement à côté de la plaque pour le compte de leur lider populiste à la petite cervelle, qui, en dehors de la politique, ne semble avoir montré d’aptitudes dans sa vie que pour le foot...
                                        Continuez à abuser, à enfermer des journalistes chez vous, à museler l’opinion, humilier l’Armée, balancer des attaques stupides contre vos alliés de toujours (en cela, d’ailleurs, reprenant la politique suicidaire des trois pachas Enver, Cemal et Talaat) et vous allez susciter un nouveau et salutaire coup d’Etat si vos électeurs ne se réveillent pas d’abord.


                                      • Aldous Aldous 20 janvier 2012 08:44

                                        Les propos de fn2009 et de Pasa et Molotov illustrent bien pourquoi cette loi est malheureusement nécessaire.

                                        Il est indécent de laisser cette haine ethnique continuer à se propager 95 ans après le génocide.


                                        • tr21 20 janvier 2012 11:03

                                          alors francais, arreter de faire l’ imbecile.
                                          vous dite quoi à propos de vos genocides ??. Fn2009 vous a donné 5 preuvesirrefutzables.

                                          l’etat francais vous a bien bourré le cerveau avec sa negation des crimes francais.


                                          • restezgroupir44 restezgroupir44 20 janvier 2012 11:21

                                            @tr21,


                                            Qui se sent morveux se mouche 

                                            écoutez, ça vaut le coup !!!
                                             

                                            Qui oserait en France ?

                                            Regardez vite la video avant qu’elle ne disparaisse....... ;
                                            Cliquez sur le lien ci-dessous :


                                             smiley smiley smiley

                                          • tr21 20 janvier 2012 11:18

                                            je vois que francais, ignorants et negationiste attaquent fn2009 qui a dit la verite.
                                            quel mentalite de merde chez francais.


                                            • Aldous Aldous 20 janvier 2012 12:10

                                              @tr21,
                                               
                                              Admettons ce que vous dites des Français.

                                              Mais ces journalistes Turcs qui décrive l’intolérance et la haine raciale en Turquie depuis 1915, ils sont aussi ignorants ?

                                              Ishan Dagi dans Zaman  :

                                              Nous devons prendre en compte le pogrom juif en 1934, l’impôt sur la fortune en 1942, et les événements du 6-7 Septembre. En d’autres termes, notre histoire n’est pas si « propre » que ce que l’on « croit ». Il serait erroné de ne plus en débattre et d’essayer de réduire au silence ceux qui le veulent sous prétexte que nous sommes en colère contre Sarkozy. Le Premier ministre Erdogan en mai 1999 a déclaré : « Pendant des années nous avons fait des choses dans ce pays. Des personnes appartenant à différentes identités ethniques ont été expulsées. Cet acte a été le résultat des approches fascistes  ».

                                              Orhan Kémal Cengiz aussi dans Zaman

                                              "Hrant Dink a été tué par le système en place en Turquie.

                                              Ce meurtre demeurera non résolu tant que nous ne nous confronteront pas avec le système qui permet à tous ces meurtres de se produire. Si nous résolvons le meurtre de Hrant Dink, dont toutes le preuves et tous les liens sont réunis, nous mettront un terme au système établit dans ce pays en 1915.« 

                                              Systeme dont il voit l’origine dans ce qui qualifie de »grand crime de 1915faute de pouvoir utiliser un autre vocable sous peine de tomber sous le coup de la loi.

                                              Qui devons nous croire ? Vous ou eux ?


                                            • tr21 20 janvier 2012 11:41

                                              etat francais rend tres mauvais service AUX FRANCAis ;
                                              les francais fuient comme des rats et insultent lorque on evoque les crimes francais
                                              les 3/4 de la palnete vous traitent de genocidi
                                              aires


                                              • restezgroupir44 restezgroupir44 20 janvier 2012 12:15

                                                Pourquoi vous cacher avec ces faux semblants d’écriture naïve c’est moche et indigne !


                                                Enlève ton masque zorro de pacotille.

                                                 smiley

                                              • Aldous Aldous 20 janvier 2012 12:18

                                                Le seul qui insulte les autres ici c’est vous.


                                              • Aldous Aldous 20 janvier 2012 12:25

                                                "Pendant des années, divers faits se sont produits dans ce pays, au détriment des minorités ethniques qui y vivaient. Elles ont été nettoyées ethniquement, parce qu’elles possédaient une identité culturelle ethnique différente. Le temps est venu pour nous de réfléchir sur la cause de ce fait et sur les leçons que nous pouvons tirer de tout ceci. Il n’y a pas eu d’analyse de ces faits, jusqu’à ce jour.

                                                En réalité, ce comportement est le résultat d’une conception fasciste. Nous avons également fait cette grave erreur."

                                                Recep Tayyip Erdogan, premier ministre turc sur CNN Türk le 28 mai 2009.


                                                • tr21 20 janvier 2012 12:38

                                                  grace a internet, on decouvre 200 ans de barbarie francaise.
                                                  les francais ont invente le nazisme deja en 1690.
                                                  voltaire montesqieu, et co ont inventé les idees nazies.

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