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Accueil du site > Actualités > Politique > Quel modèle économique pour nos présidentiables ?

Quel modèle économique pour nos présidentiables ?

Alors que nos trois candidats socialistes affichent leur originalité par rapport au « projet socialiste », que l’UDF vient d’organiser son colloque sur « une économie durable », et que Nicolas Sarkozy tente de corriger son image d’ultralibéral, il est intéressant de passer en revue les différents modèles économiques que nous proposent les principaux candidats, dans un contexte national et international tendu.

A droite, l’émergence de Nicolas Sarkozy aux commandes de l’UMP était jusqu’à présent liée à une clarification utile de la politique économique défendue. C’est bien une droite décomplexée, prônant un modèle libéral d’inspiration anglo-saxonne, que revendiquait le patron de l’UMP face aux tenants d’un néo-gaullisme plus interventionniste. Ceci se retrouve d’ailleurs dans les propositions soumises aux adhérents de l’UMP, qui insistent sur la nécessité de libérer des taxes et impositions les fruits du travail, que ce soit au niveau des revenus ou ç celui de la transmission du patrimoine. On est bien là dans un système qui promeut la réussite individuelle et s’inspire des succès rencontrés par les États-unis ou la Grande-Bretagne, par exemple, en matière de création de richesse. Pour autant, dans un revirement peut-être lié à une prise de conscience du décalage entre cette vision libérale positive et la situation précaire d’un nombre croissant de Français, Nicolas Sarkozy délivrait le 9 novembre un discours sur la mondialisation beaucoup plus « politiquement correct », s’inspirant d’ailleurs partiellement des positions de François Bayrou décrites ci-après. Reste qu’en remettant un coup de barre jacobin dans son modèle économique, Nicolas Sarkozy prend le risque de la confusion, mais c’est peut-être là le secret de toute bonne communication politique.

A gauche, les débats entre candidats à la candidature socialiste ont eu le mérite de dégager des visions assez divergentes.

Chez Laurent Fabius, on en revient au modèle économique mitterrandien (ou chevènementiste...) des années 1980 : interventionnisme et volontarisme de l’État forment les pierres angulaires de ce système, qui n’hésite pas à proposer la renationalisation, si nécessaire, de certains éléments considérés comme essentiels de l’appareil de production (dans le secteur de l’énergie notamment) et la garantie d’un service « public » le plus large possible. Cette politique se caractérise aussi par une défiance envers les grandes entreprises privées dont les aides seraient progressivement supprimées, et diverses mesures contre les délocalisations, etc., que l’on pourrait qualifier « de gauche ». S’il peut paraître surprenant de voir Laurent Fabius défendre une politique qu’il avait été appelé à démanteler lorsqu’il était au pouvoir, il faut cependant voir dans ses propositions une certaine cohérence avec la vision interventionniste qu’il développe depuis son combat contre la constitution européenne, et qui lui permet d’être le seul à pouvoir revendiquer une alliance possible avec la gauche de la gauche.

La vision économique de Ségolène Royal est beaucoup plus floue. Cela est dû à sa démarche globale de démocratie participative, qui s’oppose donc, en théorie, fortement au système socialiste classique d’interventionnisme direct de l’État. En proposant de remettre à différents organes consultatifs citoyens les clés des décisions politiques, Mme Royal ne peut donc pas dégager de stratégie économique claire. Dans ses différentes interventions, on peut cependant dégager deux axes importants : la régionalisation de certaines compétences en matière économique, et une mise en place d’un modèle socio-économique inspiré du système scandinave, basé sur la négociation et une plus grande flexibilité du marché du travail, assortie d’un soutien social élevé. On peut y ajouter une touche environnementale supplémentaire, qu’elle espère être source d’opportunités économiques. Néanmoins, l’absence de stratégie et de proposition clairement identifiables, et l’utilisation de « formules » comme « la mise en place d’un ordre économique et social juste » influent nécessairement de façon négative sur la crédibilité de Mme Royal en matière économique.

L’économie est en revanche l’élément central de la vision politique de Dominique Strauss-Kahn. Désireux d’inscrire la présence des socialistes de façon durable au gouvernement, M. Strauss-Kahn insiste donc sur la nécessité d’une vision réaliste de la situation économique afin d’éviter les promesses intenables, et sur le besoin de nourrir l’économie pour développer des marges d’actions politiques pour le social. Les éléments clés de la vision économique de DSK reposent notamment sur le contrôle de la dette et le soutien à l’innovation, éléments qu’il partage avec François Bayrou. Il partage aussi avec François Bayrou l’opinion qu’il faut réformer l’université afin d’accroître le nombre de diplômés supérieurs « employables », toutes les études économiques soulignant la corrélation entre formation supérieure et diminution du chômage, et la nécessité d’un « gouvernement économique européen », pour pouvoir peser sur la mondialisation.

Enfin, caractériser la vision économique de François Bayrou est un exercice difficile. Fidèle à sa volonté de transcender les lignes politiques, François Bayrou a ainsi, au cours de son discours de clôture au colloque organisé par l’UDF sur le thème « Réussir ensemble la nouvelle économie » les 8-9 novembre derniers, présenté une stratégie mélangeant allégrement mesures libérales et sociales. En plus des orientations partagées avec Dominique Strauss-Kahn sur un certain nombre de thèmes décrits plus haut, le leader de l’UDF a fortement insisté sur la nécessité d’encourager la création et le développement des petites et moyennes entreprises, seules capables selon lui de garantir une croissance de l’emploi. Il assortit cette nécessité d’une série de propositions dont, comme d’habitude, la plupart seront sans doute reprises par ses concurrents sans qu’il puisse en tirer un bénéfice politique, mais après tout, l’essentiel est bien pour le citoyen que des mesures efficaces soient prises. Il propose aussi une fiscalité plus contraignante sur l’environnement, et revient à la charge sur sa proposition d’une taxe sur les mouvements financiers, affectée aux charges sociales dans notre pays. Inclassable donc, et parfois iconoclaste, le modèle économique de M. Bayrou ne fera pas la une des journaux, mais s’inscrit dans cette dualité pragmatique et provocatrice qui semble faire son succès croissant.

A la lecture de ces différents projets, et du flou artistique cultivé par certains, on peut donc se demander quel modèle économique sera effectivement appliqué à l’issu des élections présidentielles. Mais il est un mythe qu’il faut combattre : les responsables politiques ne sont pas totalement impuissants face à la mondialisation économique, et leurs décisions ont une influence importante et durable sur la croissance et sur la société, et ceci d’autant plus qu’elle s’inscrivent dans une dimension européenne, comme le montrent échecs et réussites dans les autres pays. Les orientations économiques des différents candidats devraient donc être des éléments important de décision dans le choix des électeurs.

NB : Faute de place, j’ai dû renoncer à commenter les options économiques des autres candidats, qui pourtant mériteraient d’être analysées en détail. Je vous livre néanmoins quelques liens intéressants :

Jean-Marie Le Pen n’a pas encore établi son projet présidentiel, quelques grandes lignes directrices sont néanmoins présentes sur le site du Front national.

Philippe de Villiers expose ses orientations dans ses cent propositions.

Le modèle économique proposé par O. Besancenot est disponible sur le site de la LCR.

Le modèle proposé par A. Laguiller et Lutte ouvrière.

Le projet de Marie-George Buffet.

Pas de projet encore pour Dominique Voynet, mais quelques pistes chez les Verts.


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63 réactions à cet article    


  • Depi Depi 10 novembre 2006 13:34

    En ce qui concerne Nicolas Sarkozy, il faut savoir que ses positions récentes (qu’il égrène au fil de ses divers discours) sont issus des débats internes à l’UMP où plusieurs conceptions s’affrontent. En ce qui concerne son libéralisme, on peut dire qu’il s’est assagi et que ses positions actuelles sont une synthèse des divers courants au sein de l’UMP.

    Pour les candidats socialistes, on en parle à peu près tous les jours ici.. Mais bon. Laurent Fabius veut nous faire croire qu’il a pris un virage anti-libéral, tant mieux. Il va sans doute nous sortir une relance keynesienne ? En tout cas, il semble manquer de vision et se base surtout sur la démagogie classique en matière d’économie.

    Ségolène Royal, son absence de projet parle pour elle. Elle utilise de bien beaux mots toutefois, elle ferait peut-être une bonne porte-parole ?

    Pour DSK, il a sans doute une vision plus réaliste de l’économie, mais on s’y attendrait vu sa formation et son passage au ministère de l’économie. Mais cela en fait-il une référence ? Ca nous promet juste de la continuité.

    En stigmatisant les 35 HEURES, l’ISF, les charges sociales écrasantes, les pesanteurs administratives, l’instabilité juridique et fiscale qui bride l’esprit d’entreprise. François Bayrou adopte des positions plus libérales que Nicolas Sarkozy. Il privilégie également le traitement économique du chômage plutôt que social. J’oubliais la suppression de l’imposition pour empêcher la fuite des cerveaux. J’aimerais bien des informations supplémentaire sur ça..

    Ca nous donne un peu de tout pour l’instant, à voir comment ça va évoluer.


    • jlouis (---.---.206.161) 11 novembre 2006 04:33

      Sarkozy n’a jamais eu de vraies propositions liberales, ou alors donnez moi SVP la liste de mesures liberales qu’il a mise en place ou qu’il prone pour ses prochaines elections).

      (Pour voir ce qu’est un programme liberal, je vous invite a lire les propositions d’alternative liberale (http://www.alternative-liberale.fr/chantiers/programme.htm)

      En plus, avec un pseudo de veritable liberal (car Voltaire est un philosophe ayant prone le liberalisme), vous devriez faire attention a la confusion des genres. J’ose expliquer cette confusion du fait que sommes dans un pays ou les deux partis politiques principaux qui ne sont absolument pas liberaux ont tendance a rejeter l’echec francais des trois dernieres decennies sur le liberalisme, ideologie qu’ils ont a travers leur differentes actions parfaitement ignore.

      Le liberalisme est un mode de pensee et de politique qui prone la liberte de l’individu (liberte d’expression, liberte de travailler, droit a la propriete, droit de faire ce qu’on veut dans la mesure ou cela ne nuit pas a autrui). La declaration des droits de l’homme est par exemple un texte fondamental du liberalisme.

      Ne pas confondre avec le capitalisme, qui lui est une philosophie ayant principalement attrait a l’economie, et concernant l’utilisation du capital pour le developpement de la societe, ce qui n’a rien a voir forcemment avec la protection des libertes individuelles.

      Petit exemple de mesure non liberale ces derniers temps :
      - restriction de la liberte d’expression (evenement historique, atteinte aux minorites, etc.)
      - loi DADVSI
      - releve des empruntes pour la carte d’identite, passeport. ...

      Cherchez bien, vous en trouverez beaucoup d’autre, etabli par les UMP et les PS...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2006 13:59

      Cher Voltaire,

      Vous m’avez oublié mais c’est naturel, je ne suis pas candidat. Cependant, je propose un nouveau modèle économique, de développement équitable, moyennant une réforme radicale des institutions monétaires et j’affirme que c’est le seul outil macroéconomique qui puisse avoir un impact sur les inégalités économiques. Voici cette conception telle qu’elle émerge mais j’en conviens, cela se discute et qui sait, un débat sur la monéthique sur Avox moyennant un billet ?

      http://www.u-blog.net/FulcanelliEconomie/note/34


      • loga (---.---.40.40) 10 novembre 2006 18:23

        bonjour, j ai survoler ,je l avoue,votre proposition de réforme .Pas mal ,mais je me demande si on ne doit pas ajouter en considération d autred valeurs le nombre d habitant qui explique le volume et la circulation monétaire.

        il y a peut être une notion risque à prendre par exemple les catastrophes naturelles = Baisse de production . le volume monétaire stagne un moment =frein de la circulation monétaire tandis que le monde économique continue à tourner d’ ou décalage de « richesse » ou plutot, malheureusement,augmentation de la pauvreté.

        Il est certain qu actuellement il n y a pas de logiques par rapport à la réalité du bien être sauf pour certains.

        Je me suis toujours demandé si on supprimait le systéme des bourses et des cotations est ce que l’économie ne serait pas plus positive pour tous ?

        Bon si je me suis planté lamentablement je vous remercie de m avoir lu quand même.


      • Forest Ent Forest Ent 10 novembre 2006 15:47

        Article qui m’a semblé assez équilibré.


        • T.B. T.B. 11 novembre 2006 21:24

          Forest, tu me déçois. Toi, si capable de chiffrer et de défricher la forêt des médias, tu tombes dans ce panneau ?

          « dans un contexte national et international tendu. » Ah bon ? Vous en connaissez, vous, des contextes nationaux et particulièrement internationaux qui ne sont pas ou n’ont pas été tendus ? Si oui, citez le lieu et l’époque ...

          Cet article égrène un chapelet de poncifs insupportables : Sarkozy prône un droite décomplexée mais on découvre qu’il y aurait en France des pauvres. Non ! On m’aurait donc menti ... DSK souhaiterait préserver ce qui a été nationalisé (je résume. Ce qui ne veut strictement rien dire tellement les intérêts des corporations syndicales et du pouvoir sont imbriqués ), Royal n’a pas d’idées (il serait temps qu’on le remarque), Fabius apparaît, c’était prévisible, sans qu’on se pose la question de sa sincérité vis-à-vis du TCE (Il avait simplement parié sur un Non majoritaire, espérant faire cavalier seul, fort du pari gagné). Bayrou apparaît en filigrane, constante image subliminale, nulle part mais partout où ça fait du bien à entendre, inclassable parce qu’il mange, de fait, à tous les râteliers.

          Après cette suite ininterrompue de banalités c’est l’hypocrisie qui se manifeste lorsque l’auteur écrit qu’il n’a pas « de place » pour traiter les extrêmes (droite et gauche). Tu parles, Charles ! Les articles bien plus longs sont légions.

          Ce papier est une coquille vide. Jusque là, cela ne me gène pas. Tout est dans la diversité et son échelle de petitesse. Ce qui me chagrine c’est l’adhésion qu’il suscite : 92 % des agoravoxiens trouvent l’article intéressant !!! Là, il y a de quoi se faire du souci pour le présent et l‘avenir. Autant de personnes sous prozac, ne développant pas une once de réactivité mentale ni le minimum du minimum d’esprit critique me laisse pantois. Comment m’expliquer qu’autant d’homo sapiens circulant sur le web se déterminent selon que l’auteur d’un article porte ou non des chaussures bien cirées, sans réagir ou réfléchir une seconde au contenu de phrases bien faites ?

          En guise d’explication je pense que l’immense majorité des français est abrutie par plusieurs décennies de « démocratie représentative », ou ont des intérêts personnels à ce que rien ne change et même empire, ou ont le cerveau complètement anesthésié, assisté, formaté par cette fabrique de crétins qu’est l’Ecole et la fac renforcées par un matraquage quotidien d’infos à la pseudo-Voltaire ou à la Daniel Riot, pseudo-informations consensuelles comme jamais et d’une platitude consternante ... mais qui sonne bien à l’oreille ! Séduire un parterre de benêts est une chose, réveiller les morts-vivants en est une autre.

          « Seul est libre qui use de sa liberté. La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres. » (3ème édition tiré de l’actuelle Constitution Helvétique) . C’est autour de cette puissante pensée collective que devrait se manifester la recherche d’idées pour nous élever tous, politiquement.


        • Voltaire Voltaire 12 novembre 2006 18:43

          @TB La centaine de « benêts » ayant manifesté de l’intérêt pour cette analyse appreciera certainement ce commentaire constructif !

          Je comprend l’argument concernant l’absence d’analyse des politiques d’extrêmes gauche et d’extrême droite. J’avais commencé à les mettre dans mon analyse, mais le texte m’est ensuite apparu trop long. Il faut admettre qu’on ne peut mettre sur internet des textes trop longs qui en deviennent illisibles ; la lecture sur un écran n’est pas aussi aisée que dans un journal ou un livre, et j’ai souvent renoncé à lire des articles d’Agoravox que je trouvais trop long. J’ai donc fait ce choix de me restreindre aux principaux candidats ayant des chances raisonables de devenir président ou premier ministre, et je l’assume, tout en commentant éventuellement des remarques sur les projets d’autres candidats au cours de la discussion, comme je l’ai fait pour le FN.

          Le reste de votre commentaire se limite à de l’attaque personnelle qui ne mérite pas d’être relevée.


        • T.B. T.B. 12 novembre 2006 20:31

          A celui qui se prend pour Voltaire,

          Si vous aviez développé les « extrêmes » vous auriez alors raccourci ce présent article et, en le réduisant, cet ensemble de lieux communs aurait été encore plus manifeste.

          Vous faites des phrases et n’apportez rien de plus à ce que l’on sait déjà. De toutes façons, les modèles économiques de l’un ou de l’autre n’ont aucune valeur car c’est oublier que chaque nation s’adapte comme elle peut aux « aléas » géopolitiques et géostratégiques, orchestrés toujours préalablement en coulisse par les Grands de ce monde. Je ne parle même pas des promesses non tenues parce que démagogiques ou irresponsables. Le seul modèle politico-économique viable et cohérent, immédiatement réactif à tous bouleversement inattendu, est celui qui est choisi par un peuple réveillé au sein d’une démocratie semi-directe. Les Suisses y arrivent depuis 150 ans et s’ils sont riches, puissants et paisibles cela n’a rien à voir avec les banques (ne me citez pas l’or des juifs en 33/45 sinon je vous cite Zaharoff, que vous ne connaissez certainement pas tellement vous êtes ignare et pas un curieux pour un euro, qui n’était pas Suisse). Je répète que la Constitution de la Confédération Helvétique est un modèle à suivre à tous les niveaux, citoyen, économique et politique. Voilà qui peut-être constructif et, pour la France et les français, révolutionnaire dans son caractère le plus élevé.

          Vous dites avoir fait ce choix de vous restreindre aux principaux candidats ayant des chances raisonnables de devenir président ou premier ministre. C’est là que le bas blesse car vous ne laissez aucun espoir de réformes sociétales profondes, vous verrouillez par la pensée cette oligarchie corrompue que ces mêmes oligarques nomment « démocratie représentative ». C’est en réalité une abomination ouverte à toutes les dérives. Le peuple ne s’y retrouve jamais et s‘enfonce peu à peu dans un marécage liberticide.

          Ne vous prenez pas pour Royal qui confond retour de bâton avec attaque personnelle qu’elle est incapable d’assumer et vous non plus. Et arrêtez aussi de vous prendre pour le grand Voltaire, pseudo que vous n’auriez jamais osé porté si vous connaissiez le personnage. Vous n’êtes pas un pamphlétaire, n’avez aucun courage, aucune acuité intellectuelle et n’êtes pas en mesure de vous attaquer brillamment et vous moquer des Grands de ce monde. Ce ne sont pas vos articles qui vous feraient embastiller.


        • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 15:49

          La reprise des responsabilités passe par la reprise des frontières.

          Un peu de ménage au sein de l’état ne peut qu’ajouter à notre capacité d’intervention.

          Osez et savoir résister aux chantages des centrales syndicales, en prises directes sur les rentrées financières, et aux chantages permanants des médias, qui sont passés en trente années de ’aux ordres’ à ’donneurs d’ordres’.... Oser et savoir et vouloir résister à ces chantages effrénés, c’est Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnish. Et leurs amis.

          Pour le programme économique, lire JC Martinez. Le programme du FN n’est pas écrit pour ces élections, c’est prévu pour février. En attendant, il y a les discours de Le Pen (Agriculture, armée, justice) visibles sur le site.


          • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 15:57

            A Gollnisch des Propos :

            « « Reconnaissez-vous les faits qui vous sont reprochés ? » « Non ! » a catégoriquement répondu Bruno Gollnisch. Les « propos » qui font l’objet du procès, et que viennent répéter à la barre les journalistes appelés par les parties civiles, sont des « bribes de phrases coupées, déformées, tronquées et extraites de leur contexte ». Ils ne relèvent nullement du « négationnisme », ils constituaient une « fin de non-recevoir » à l’égard de ces journalistes qui le harcelaient sur une question sans rapport avec la conférence de presse : « Je les renvoie aux historiens. » »

            Tel que rapporté par Yves Daoudal, honnêtement (ça nous change de France Culture, qui m’a réveillé hier matin d’un grinçant « BGollnisch obligé de revenir sur ces propos négationistes », on est vraiment sous dictature.) Le procès Gollnisch est celui de la fin de la respectabilité de l’équipe mauve aux pouvoirs :

            http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2006/11/08/proces-gollnisch-ils-doivent-tous-se-desister.html

            http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2006/11/09/proces-gollnisch-l’exegese-du-procureur.html


          • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 novembre 2006 16:13

            Qu’est-ce que celà veut dire « reprise des frontières » ? C’est ce qui se nommait jadis (hier) la « voie albanaise »... Mirage de l’autarcie, escargotisme, nombrilisme et anachronisme... Il faut effectivement lire les « programmes » du FN sur l’économie. Pour ne pas être tenté d’émettre un vote « protestataire » non stérile (ce ne serait pas grave), mais nuisible. Nul besoin d’être économiste pour décrypter les conséquences de ce qui est « proposé ». Mais je ne cherche en rien à perturber vos certitudes...C’est beau, la foi.


          • Voltaire Voltaire 10 novembre 2006 16:41

            La stratégie économique proposée par le FN mérite en effet qu’on s’y attarde (c’est pourquoi j’ai indiqué un lien vers ces informations).

            Il conjugue un retour au protectionnisme économique et au franc, avec une politique d’inspiration très libérale : réduction drastique des dépenses sociales de l’État et des impôts (sur les personnes et les entreprises) et des prélèvements sociaux. On retrouve un peu la même philosophie chez Philippe de Villiers.

            Dans un pays avec un très grand marché intérieur, on peut imaginer que ce modèle, s’il était appliqué de façon temporaire, pourrait être effectif pour stimuler la création d’un tissu de PME. En France, il conduirait à mon avis (comme l’Espagne sous Franco) à un retard de développement et un appauvrissement considérable.


          • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 17:30

            « Mirage de l’autarcie.. » L’autarcie a été combattue les armes à la main par le Pen et bien d’autres Anciens au FN.

            « Qu’est-ce que celà veut dire »reprise des frontières«  ? C’est ce qui se nommait jadis (hier) la »voie albanaise« ... » Ah la voilà la cécité du parano. Si on n’adule pas la déesse ’Sans Frontières", c’est qu’on adule ’la Voie Albanaise’... il y a un nom clinique pour ce genre de travers mental, je suppose. Avez-vous des connaissances dans le milieu psycho-médical ? des lectures idoines ? C’est parce que je mets des frontières autour de mes gosses que je suis reponsable de leur éducation, et donc que j’agis, au mieux, en vérifiant régulièrement que c’est mieux, parce que je suis responsable, ’mes’ gosses. Les frontières créent les responsabilités. Enlevez les frontières, et ce ne sont plus ’mes gosses’, ce sont des offrandes à la nature... offrandes que je jette à la Nature Sans Frontières, et nous errons irresponsables giclant des ’c’est la faute à Sarko’. L’héléno-judéo-romano-christianisme, en mettant des frontières à l’âme des hommes, personnelles donc, libre-arbitrantes donc, les reponsabilise aussi. Reprendre ses frontières, c’est reprendre ses responsabilités. Toute l’Europe est d’accord. Et votre commentaire n’est qu’une giclée irresponsable, paranoïaque et ignorante.

            « ..escargotisme, .. » Non, reprendre ses frontières c’est accéler le progrès français, le progrès européen, et le progrès mondial. Se taper du head-banging ’Sans Frontières’ comme dans vos dix petites lignes ridicules, c’est régresser.

            « ..nombrilisme .. » Etre responsable, c’est s’élever loin de sa condition animale, vers Dieu.

            « ..anachronisme... » Oh l’aveu. Le ’Sens de l’Histoire’ vénéré par la secte qui a régné de 1788 à 2003 est effectivement fini, jeunes gens. Prenez votre retraite dignement tant qu’il en est encore temps, avec votre mono-empire-pyramidal, où les quelques ’Sans Morale’ gèrent ’le matériaux vivant’... partez vite avant de vous faire bolosser vers la sortie par vous-savez-qui, vos Chances Pour la France là. Arnaque finissante, cette pseudo-réligion d’un Sens de l’Histoire qui vous serait toujours favorable, laisser maintenant passer les forces du progrès. Ceux de la Hongie libre, ceux qui combattent l’autarcie à douze ans sur les chars, ceux qui combattent la Démission Résignée Sans Fontières. A bas l’empire des halls de gare et des gueux irresponsables ! Nations ! Hongrie ! ’Anachronisme...’... quel aveu vous faîtes. Allez vous-en planter des postes de télé dans votre jardin, votre Da Vinci Code sous le bras...

            « Il faut effectivement lire les »programmes« du FN sur l’économie. » Vous ne l’avez évidemment pas lu. « Droits de douanes modulables et remboursables », alors ? : « protestataires » ? « nuisibles » ? Les dernières éructations du pouvoir par le mensonge, les dernières bouffées de l’Insulte sont écoeurantes.

            « Nul besoin d’être économiste pour décrypter les conséquences de ce qui est »proposé« . » Non, à ce point c’est de neurologues dont il retourne. Vous ’critiquez’ une figure de votre esprit, irréelle. Le déjà vieux programme qui traine encore sur le site du FN (le définitif - on le souhaite vague comme tout bon ’programme’ de droite, avec des morceaux solides) est pour février, lire les discours récents de Le Pen en attendant, les pdf de Gollnisch, les bouqins de Martinez), ces paegs et ce ’programme’ est en soit un bouquet fort riche de mesures intelligentes et incitatives. « Il suffit de se pencher plus sur le FN pour avoir les cheveux qui se dressent sur la tête », la remarque typique de la personne qui ne l’a jamais fait. On dirait Jacques Martin en 1976.

            « Mais je ne cherche en rien à perturber vos certitudes... » Menteur.

            « C’est beau, la foi. » Vous n’en pensez pas le traitre mot.

            Evidemment que c’est beau...


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 10 novembre 2006 15:56

            Je pense que ces différentes orientations ne sont que des esquisses qui seront ensuite combinées ou rejetées selon des proportions aujourd’hui imprévisibles et cela pour une raison fondamentale : aucune prévision sur le moyen terme de l’économie globale n’est possible et aucun économiste sérieux ne peut penser qu’une science économique soit capable de prévoir le résultat de nos actions dans un monde aussi complexe, surtout si elles se rattachent à un modèle dogmatique qui ont tous fait la démonstration de leur nocivité dns tel ou tel domain.

            C’est pourquoi je considère qu’il faut abandonner l’idée qu’un homme politique quel qu’il soit ait pour rôle premier d’exercer un pouvoir quasi divin ou pseudo scientifique sur l’économie ; son rôle est autre : il est d’abord politique ; à savoir être capable d’expliquer le possible et l’impossible, les valeurs au delà du domaine strictement économique qui doivent présider à son action, et surtout rétablir une confiance cotioyenne et des procédures qui seules permettent de faire participer les citoyens à la responsabilité des décisions. Un homme politique n’a pas être un économiste : il ne dirige pas les entreprises et les mouvements de capitaux comme un régiment à la parade , mais à faire usage de ce que nous pouvons savoir au regard de l’expérience des situations pour améliorer les choses ou empécher qu’elles n’empirent pour le plus grand nombre.

            Méfions-nous des programmes clés en main ; il sont toujours charlatanesques !


            • Voltaire Voltaire 10 novembre 2006 16:27

              Cher Monsieur,

              Vous aurez noté que j’ai parlé de modèles économiques, pas de programmes...

              S’il faut en effet se méfier de tout catalogue de mesures qui généralement ne font pas long feu (à part quelques mesures symboliques qui servent à impulser des politiques), il me semble en revanche beaucoup plus révélateur de regarder le modèle économique proposé, dans lequel s’insérera l’essentiels des mesures prises.

              En effet, suivant le modèle, on oriente l’ensemble d’une politique sociale, voire sociétale, sur la durée.


            • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 16:32

              Bravo. Vous êtes un anti-gauchistes primaire et moi aussi.

              Remarquons quand même que pour que les entreprises et les richesses (capitaux..) soient en mouvement, il faut enlever le sac en plastique de dessus leurs têtes, et détacher les pinces de leurs poignets. Inscrire un taux de prélèvement global maximal dans la constitution, nationale, voilà une idée FN qu’elle est bonne. (les 35 % ont l’air monstrueusement excessifs, mais on est à 56 % en ce momment...) Voilà pour la remarque de droite.

              L’autre est de gauche. L’Etat est là pour être utile, pour faire ce que nous décidons et que ’les marchés’ (la vie sauvage et naturelle, quoi) ne font point, pour telle ou telle raison qui les regardent. En dehors d’inaugurer les chrisanthèmes et de payer armée police et (bonne) justice, l’état peut être utilisé à... tout ce que nous décidons, justement. Là où il y a une volonté il y a un chemin.

              Etat municipal, régional, national, continental, mondial. Echelles imbriquées dont la plus grosse n’est pas la meilleure et n’a pas à dominer, mais à exister, comme chacune à leurs bonnes places.

              De toutes ces échelles, la nationale est celle qui est complête et concernée, telle un homme (chrétien ?), ’l’échelle Homo’,

              celle qui est typiquement philosophiquement aboutie, car basée sur une multitude (pas une ethnie régionale, une multitude nationale),

              qui est forte (aucun fief ne lui résiste, aucun empire ne l’abat),

              ’europénne’, car la nation est une réalisation européenne, d’inspiration géo-française,

              qui est indépendante,

              concernée (l’empire possède tout un catalogue de tout, se moque bien de votre Bretagne, de votre four solaire ; la nation elle n’a que quelques régions, vitales. Avec leurs qualités et leurs manques : elle combine au mieux, elle est concernée.),

              qui est capable d’échanger avec le monde

              et de tutoyer Dieu. (La diversité politique ’les nations’, est un précepte chrétien fondamental.)

              Voilà pour la gauche : utiliser l’état, pas attendre que la fée « Sans Frontières » nous comble de ’bienfaits’ (on commence à voir leur gueules, à tous ces ’bienfaits’). Prendre ses responsabilités dont prendre ses frontières, en privilégiant l’échelle la meilleure : la nationale. Il faut donc voter Le Pen aux présidentielles, et probablement FN aux législatives, en confiance dans l’homme, son parti, et nos institutions nationales. Ce qu’en pense et ce qu’en braille la gelée Prisma-press, VSD, Orange-News et Canalplusse, est de moindre importance.


            • (---.---.71.55) 11 novembre 2006 16:33

              @Voltaire

              Comme quoi on peut usurper le nom d’un homme célèbre et ne pas avoir le millionième de son intelligence...


            • vince (---.---.183.82) 10 novembre 2006 16:14

              Bonjour,

              pour avoir une idée plus prècise du programme économique de F.bayrou je conseille d’aller sur le site de l’UDF (lien donné par l’auteur de l’article).

              Je suis d’accord avec le point de vue de Voltaire. Moins sur celui de Depi.

              Il ne souhaite pas enlever l’ISF mais le réformer pour le mettre sur une base plus large sans possibilité de defiscaliser mais avec un taux plus leger. Cela donnerait un impot dont les recettes ne changeraient pas mais acceptable par tous.

              Son traitement des 35h est très différent :

              Sarkozy propose : Heure sup sans charge et non imposable, bref RIEN pour l’état et beaucoup moins cher pour l’entreprise qu’une heure normale (90% pour une petite entreprise, 75% pour une entreprise de 20 et au dela).

              Bayrou propose : Heure sup avec augmentation de la prime pour l’employé (35% au lieu de 10% ou 25%), moins pour l’état (65%), même cout pour l’entreprise qu’une heure normale. En fait la prime d’heure sup serait défalquer des charges sociales

              Pour faire clair pour un salarié d’une petite entreprise faire 1 heure sup rapporterait (salaire heure normale : base 100) :

              actuellement : Salaire 110, Etat : 110, Entreprise(cout) : 220

              Sarkozy : Salaire 110, Etat 0, Entreprise(cout) : 110

              Bayrou : Salaire 135, Etat : 65, Entreprise(cout) : 200

              Le projet socialiste ne propose rien sur le sujet, mais il s’agit en fait de la relance du pouvoir d’achat. Là dessus le programme indique : Augmentation du smic tout de suite ou échelonné dans le temps, augmentation du salaire de la fonction publique, % exonération des charges sociales sur les bas salaires . Augmentation du cout pour l’entreprise, augmentation du cout pour l’ état. Faible augmentation pour l’employé mais sans augmentation du temps de travail.

              Quant aux charges sociales F.B veut les déplacer : TVA sur les importations, csg (taxe qui touche aussi les dividendes), taxe sur les énergies fossiles, sur la valeur ajouté de l’entreprise voire une taxe tobin sur les revenus du capital.


              • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 novembre 2006 16:20

                Bonne synthèse, équilibrée. Ce que je regrette dans bien des programmes (sauf dans ceux de DSK et de Bayrou) c’estvla dimension européenne,si essentielle. Je me permets de fair ici une allusion à un article que j’ai publié sur Agoravvox sur les propositions de Jean-Paul, Fitoussi qui ont le mérite de lier : énergie, économie, technologie, recherche, environnement, intérêt national, europe et défis d’aujourd’hui pour demain.


                • T.B. T.B. 12 novembre 2006 11:13

                  Synthèse équilibrée d’une « démocratie » qui ne l’est pas. Nos Présidents décident et gouvernent avec 19 % des suffrages exprimés et 13 % des inscrits. Vous appelez ça « équilibré » comme démocratie. La seule vraie démocratie que je connaîs est à notre frontière depuis 150 ans et les français ne la connaissent toujours pas, c’est la Suisse.

                  JP Fitoussi ? Conseiller auprès du 1er ministre, prof à l’IEP Paris formant les prochains énarques, ce cerveau-creux se contredit partout quand il ne déforme pas carrément la vérité. Sa myopie intellectuelle interroge le modèle énergétique européen sur deux axes faussés : monopole ou concurrence ? Ridicule ! EDF restera, de toutes façons, en situation monopolistique car la « concurrence » sera partagée par 2 ou 3 grands groupes. Il y a déjà et il y aura oligopole. Point barre. Les agents EDF peuvent continuer à dormir tranquille et à ne payer que 5 % de leur conso électrique nucléaire, à tarif préférentiel qui plus est. N’ayant jamais été à jour de cotisations (s’ils l’étaient, le groupe serait immédiatement en faillite) cette dette a été transformée en soulte, sans publicité bien sûr, et se retrouve désormais comprise dans chacune de nos factures et porte le doux nom de « contribution au service public d ‘électricité ». Autrement dit, je paye, nous payons leurs cotisations !!! A noter également qu’1 % du montant de chacune de nos factures est prélevé directement pour alimenter leur Comité d’Entreprise bafouant ainsi le droit en entreprise et commettant une hérésie sur le plan comptable.

                  Fitoussi est un petit menteur car il oppose à la qualité du « service public » EDF les black-out électriques, ces dernières années, en Californie ou à New York. Or, ces coupures n’ont pas affecté le 250ème de la population US et lorsqu elles ont eu lieu n’ont pas duré plus de 15 jours dans le pire des cas. Mais là où Fitoussi ne dit pas la vérité ou tente de la déformer c’est lorsqu il oublie de préciser que ce black out n’a rien à voir avec un marché ouvert à la vraie concurrence. Ces pannes de courant sont liées à deux facteurs : 1° une canicule sans précèdent aux US et Nord-Est ayant fait fondre les câbles des transformateurs : ceux d’EDF n’auraient pas résisté non plus s’ils avaient été installé là-bas. 2° le manque d’investissements dans un réseau de distribution vieillissant pour certaines compagnies. La raison est donc structurelle et n’a rien à voir avec la situation de monopôle ou de concurrence. Par ailleurs, que dire des installations vieillissantes d’EDF - GDF dans des tuyauteries en plomb, jugées désormais obsolètes et dangereuses, ayant causés en France la mort de plusieurs (une vingtaine ?) usagers reliés au réseau de GDF ?

                  Fitoussi ne semble pas non plus remettre en question le nucléaire « civil » européen. Pourtant, et cela n’a pas été relayé dans nos infaux nationales et internationales (tu m’étonnes !), un Tchernobyl suédois a été évité de peu le 26 juillet dernier :

                  http://www.dissident-media.org/infonucleaire/incident_forsmark.html

                  Bref, la solution énergétique non polluante (rejet de CO2 divisé par 10 ou 30, ni déchets ingérables ni catastrophe nucléaire) passe par l’autonomie équipant chaque foyer en solaire, éolien portatif l’ensemble couplé à un réseau communal d’énergie méthanique issue de l’exploitation des déchets ménagers dus à la consommation. L’ensemble pour un coût 2 à 5 fois moindre que les tarifs EDF. Très résumé car commentaire déjà long.


                • (---.---.37.70) 10 novembre 2006 16:45

                  Ces débats n’ont pas d’importance : le monde est libéral que cela plaise ou non, et il va falloir s’y plier, sauf à vouloir ruiner encore un peu plus le pays.

                  Je trouve d’ailleur ultra comique que le nec plus ultra socialo soit la politique de la droite des années 60/70 ! Surtout qu’ils l’ont déja appliqué avec le succé que l’on sait en Mai 81.. Mais bon, le peuple abruti par France Télévision, Le monde, le nouvelle observateur et autre canal+, Arte etc.. gauchiste à la mémoire trés courte..

                  Enfin, il faut se battre néanmoins pour un monde Ultra-libérale et Mondialisé, c’est la seul voie de Progrés Collectif qui s’offre devant nous. La Politique doit rester la servante de l’économie, au lieu de vouloir faire de la démagogie pour plaire à des groupes de pression electoraux au détriment de l’Interet Général. Contre l’égoisme prévaricateur, le libéralisme, vite !


                  • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 17:47

                    L’économie est insuffisante à assurer la société.

                    La politique est là pour tâcher d’équilibrer lez mouvements, donner des bornes solides et (simplistes (i.e. ’athées’.)

                    vous confondez mondialisation et mndialisme... Vous aussi. le ’sans frontières’ n’est pas suffisant pour notre bonhuer, pas même l’économique. C’est George pompidou - le gauchiste échevelé bien connu - qui disait qu’un pays pour rester civiliser doit produire chez lui en quantité un tiers de tous ses besoins, dans toutes ses catégories : si celà peut vous mettre la puce à l’oreille. Le libéralisme est à respecter comme on doit respecter une prairie naturelle ou une forêt, mais pour être vecteur de progrès il faudrait des client idéaux, qui choisissent idéalement leurs achats selon leur besoins ou envies idéalement identifiés.... le nirvana socialiste n’est pas loin... la réalité est plus épaisse. C’est la société que nous voulons, aller libres souriants et bien nourris dans les rues en parlant une langue riche, comme l’écrivait si bien Victor Hugo : « ..sous le regard de Dieu satisfait. »..., ce n’est pas l’économie stricto sensu.


                  • vince (---.---.183.82) 10 novembre 2006 17:04

                    J’approuve ce que dit Mr Riot.

                    L’Europe est indispensable pour proteger au mieux nos interets....à condition que l’Europe politique prenne une réelle existence et qu’une majorité des gouvernements choississent la défense de l’interet de leur peuples plutôt que celui des actionnaires. Le rappel à Chirac que la question économique ne peut être disjointe de la question sociale me laisse un espoir.

                    Le discours de F.Bayrou va dans ce sens et correspond à ma vision des choses.


                    • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 17:57

                      L’europe dispose d’un bon milliers de calenques. En massacrer une petite vingtaine entre Marseilles et µNice ne lui fait ni chhaud ni froid, c’est une question d’échelle politique. Est-ce bien celle-là qui vous semble la meilleure ?

                      L’Europe dispose de puits de pétrole en listings épais ; qu’est-ce qui l’OBLIGERAIT à privilégier les idées ?

                      Quels liens peut-il y avoir entre un empire, massé dans ses caves avec ses meilleurs courtisants ses épais bottins de fournisseurs empressés ses maréchaux industriels et ses videurs olympiques aux entrées vidéo-surveillées, et la réalité charnelle humaine et géographique varié, le soleil finlandais et les crabes de Cassis ? En quoi l’échelle européenne serait, mieux que la nationale, CONCERNEE par ces réalités merveilleuses ?


                    • www.jean-brice.fr (---.---.130.1) 10 novembre 2006 17:17

                      Je pense que ce que propose les PARTIS politiques n’a aucun intérêt et le Peuple ne s’y trompera pas : le problème est beaucoup plus vaste et ne peut être traité qu’à l’échelon mondial. Pour cela cliquez RUEFF Jacques et vous aurez une autre approche ...


                      • www.jean-brice.fr (---.---.130.1) 10 novembre 2006 17:17

                        Je pense que ce que propose les PARTIS politiques n’a aucun intérêt et le Peuple ne s’y trompera pas : le problème est beaucoup plus vaste et ne peut être traité qu’à l’échelon mondial. Pour cela cliquez RUEFF Jacques et vous aurez une autre approche ...


                        • AL1 (---.---.9.154) 10 novembre 2006 17:20

                          Merci, c’est exactement le genre de topo que je recherche désespérément sur les medias traditionels


                          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 10 novembre 2006 17:27

                            Actuellement dans le monde deux systèmes économiques sont en place, l’un est le communiste, l’autre le capitaliste !

                            Pour le premièr, nous connaissons les résultats plutôt négatifs pour les pays qui l’on ou qui l’avait adoptée !

                            Reste le capitaliste, qui mène le reste du monde, et le but du capitaliste est bien de retirer le maximum d’une somme investie.

                            Partant delà, presque tous les moyens sont bons pour atteindre cet objectif, le principal étant à mon avis ,.... les délocalisations !

                            Alors je pense qu’il ne faut pas être un expert en économie pour comprendre que tous les discours de nos hommes et femmes politiques a savoir en priorité la lute contre le chômage, ,... ben ne sont que du pipo !

                            Les responsables des boites et leurs actionnaires choisiront toujours la solution qui rapportera le plus, à titre d’exemple une boite qui licencie, voit de suite ses actions montées en bourse SQFD !

                            Autre exemple très paradoxal d’une des causes du chômage, ,.. les fonds de pension : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_de_pension ,... là c’est de l’argent normalement destiné a assuré une retraite à des salariés,.. qui ben parfois causse des soucis financiers à d’autres salaries ,en effet les fonds de pensions imposent aux sociétés des taux de marge élevés, si le chiffre d’affaire ne peut progresser, il faut compresser les dépenses donc réduire la masse salariale en créant du chômage,.. le serpent qui se mord la queue,..tout ça pour dire que nous sommes pas sorti de l’auberge, à mon avis les politiques ayant très peu d’influence sur l’économie mondiale, .. à moins d’une révolution !

                            @+ P@py


                            • (---.---.37.70) 10 novembre 2006 17:59

                              Vous avez parfaitement raison.

                              Néanmoins, vous remarquerez que les US ou la GB n’ont pas de probléme de délocalisation, et pas de chomage de masse -plus exactement, les délocalisations CREENT de l’emploi chez eux. En réalité, si l’économie est bonne, les entreprises restent, tout en délocalisant, car les futurs maché sont en Asie (Chine, second marché du monde, bientôt le premier), pas en europe. Si l’économie est entravé par des groupe de pression (Bové, CGT, fonctionnaires, etc) et des Lois anti-libérale, et bien les entreprises s’en vont, car elles préférent largement sacrifier un peu de profit à leur liberté (on l’a vu avec Apple, qui a annoncé qu’elle quiterait la France si tel Loi était voté). Sans parler des PME, le jours ou elles en ont marre d’être emerdé et de nourrire des fonctionnaires inutiles et nuisibles. Bref, on ne peut pas combatre le capitalisme comme on le fait en France, et venir aprés pleurer que le capitalisme ne marche pas. Il faut être cohérent.

                              Par ailleur, grâce au capitalisme, le salaire d’un ouvrier chinois explose. A tel point d’ailleur que les entreprises chinoises sont maintenant en train de.. délocaliser ! Mais n’oublions pas que le salaire est fonction du marché, donc de la productivité. Ainsi, un ouvrier US est 28 fois (! !) plus productif qu’un ouvrier Chinois, et le salaire suit. De faible salaire ont un rapport avec une faible productivité. Et l’on peu d’ailleur s’inquiéter de la faible hausse de productivité en France depuis 15 ans... Mais aussi, puisque l’on matraque les investisseurs, « les riches » comme on dit (le capital est deux fois plus imposer en France que dans le reste de l’Europe, or la productivité, c’est largemnt du au capital, les études n’ayant pas un énorme impact en fait), faut il s’en étonner ? Encore une fois, les chose sont trés simple, les solutions connues, mais bloqué par la faute de corporatisme et de particuliers parasites qui ont tous à perdre personnellement de la concurence, du fait de leur médiocrité.

                              Bref, votez Sarkozy, parce que lui au moins il n’est pas pour le consensus, le sur place, le radotage d’idée moisies, le conservatisme : avec lui les choses vont changer.


                            • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 10 novembre 2006 18:20

                              Laissons les entreprises avoir leur vies d’entreprises, mais n’en attendons pas trop. Un pays, une société, ce n’est pas que le fruit des entreprises, c’est le fruit d’une pleine nation.

                              Entre la démission et la révolution, cher monsieur Spagnolo, il y a la responsabilisation : le volontarisme et la reprise des frontières. C’est éminement politique, et rien de mieux que les partis nationaux peuvent le porter aux affaires. Encore faut-il (pouvoir !) voter pour... Ne soyez pas désespérés ! le désespoir : l’allié des vilains et des méchants !


                            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 10 novembre 2006 19:12

                              « Ainsi, un ouvrier US est 28 fois ( !!) plus productif qu’un ouvrier Chinois, »

                              Bizarre et surprenante cette info quand on connaît le nombre de multi nationales US qui font fabriquer en Chine !

                              Concernant les syndicats français, juste une question, a votre avis, ces derniers ont ils eu un rôle dans la situation ou nous nous trouvons actuellement, ce rôle a-t-il était favorable ou défavorable ?

                              Enfin chez nous, qui aura le courage de faire un jour un livre sur le rôle néfaste des syndicats français, en particulier la CGT, ( courroie de transmission du PCF affilié à celui de l’URSS ( on voit ou cela les à conduit ) !

                              Un exemple de boite qui marchait bien et qui s’est finalement cassée la gueule à cause des grèves répétitives, c’est celui des ARCT de Roanne 42 ,leader mondial dans les années fin 70 du système de transformation fils synthétiques rigides à celui de souples et soyeux.

                              Ce sont les Japonais qui ont récupérés la fabrication !

                              @+ P@py


                            • Neos 10 novembre 2006 17:48

                              Tentant de saisir la perche tendue par Daniel Riot, j’évoquerais ici 2 questions qui, à mon sens, demeurent essentielles pour apprécier les visions stratégiques de chaque candidat en matière économique :

                              - quelle place accorder à l’intervention d’Etat dans le concert des activités économiques nationales (marché de l’emploi, pouvoir d’achat, répartition des richesses) ?

                              - dans quelle mesure le futur Président français s’impliquera dans les affaires économiques et financières européennes (et notamment comment envisage-t-il de contribuer à mettre en place une « gouvernance » économique européenne viable, capable de peser sur la croissance en Europe) ?


                              • Neos 10 novembre 2006 18:11

                                Quel que soit le vainqueur au soir des élections en 2007, la marge de manoeuvre macro-économique du futur président sera vraisemblablement étroite.

                                La France s’est engagée à réduire le poids de ses dépenses publiques et faire preuve de bonne gouvernance en la matière (1).

                                La France s’est engagée également à investir (ou faire des efforts en ce sens) dans la recherche, l’innovation. Quelles que soient les sources de financement choisis (publics, privés ?), cet engagement politique semble sérieux et limitera les marges de manoeuvres de l’intervention publique.

                                Faire preuve de politique économique réaliste, à la DSK, est peut-être le moyen de ne pas mentir aux électeurs.

                                La question pourrait être alors : jusqu’où les candidats peuvent-ils porter le mensonge (Fabius), se taire (Royal), se retenir (Sarkozy) ou dire certaines vérités (DSK et Bayrou) au risque de se faire sanctionner sévèrement par les suffrages ?

                                Pas simple que cet exercice là (..)

                                (1) pour les curieux, allez voir le Rapport de suivi 2006 du Programme National de Réforme français 2005-2008, ‘Pour une croissance sociale’, Paris, 28 septembre 2006

                                http://www.sgae.gouv.fr/actualites/docfiles/France-rapport-suivi-2006-PNR-Lisbonne-final.pdf


                              • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 10 novembre 2006 19:25

                                Salut Neos,

                                Depuis des décennies, la plupart des candidats ont comme tactique de brosser leurs électeurs dans l’sens du poils, et hélas une grande majorité de Français ben n’aiment pas entendre la vérité

                                Rendez vous en 2012 la situation sera pire, et cela avec un Président issu de la droite ou de la gauche , la France, pays ingouvernable, car peuple( en général ) non adule !

                                @+ P@py


                              • Neos 10 novembre 2006 19:50

                                Oui, en effet, papy... il y a un peu de cela dans l’attitude de l’électorat .... Avec le temps, peut etre... Une bonne place est malheureusement laissée à l’image, et la com’, comme on l’appelle, fait un peu sa loi auprès de la masse populaire. Dommage, mais à part tenter de convaincre ceux qui ne s’interessent pas, que peut on y faire ?


                              • (---.---.11.169) 10 novembre 2006 17:54

                                Synthèse bien construite.

                                Sarkozy est devenu moins ultra libéral, compte tenu de la vision que les français ont actuellement de l’économie, chômage, pouvoir d’achat, délocalisations, etc... ce n’est peut-être pas plus mal.

                                Laurent Fabius qui avait fait enlever les oeuvres d’art des valeurs pour calculer l’I.S.F., accentue sa position à gauche toute, interventionnisme tout azimut de l’état, renationalisation comme en 1981 (avec quel argent), suppression des aides aux entreprises privés (ce qui pour certaines PME les aidaient à exporter). Il reste cohérent avec le non à l’Europe pour rassembler le plus à gauche possible.

                                Ségolène Royal à une vision très floue, comme pour le reste, ce sont les citoyens qui gouverneront (on n’est pas sortie de l’auberge). On remarque une absence de stratégie et de propositions claires (ordre économique et social juste, c’est quoi ?) Enfin, comme d’habitude, elle ne se mouille pas, ce serait inutile, elle est toujours au plus haut dans les sondages. Lorsqu’elle dit quelque chose, elle baisse. Elle a tout compris, il faut se taire ou aller dans le sens des electeurs, ça leur fait plaisir et on a la paix.

                                DSK lui, en tant que Professeur agrégé de sciences économiques, c’est normal qu’il est une vision réaliste de l’économie et de ne pas promettre n’importe quoi. Mais il se doit, en temps que socialiste de parler de développer des marges pour le social. Il est le seul des trois du PS à parler de la dette, c’est normal aussi, compte tenu de sa formation économique et de son passage à Bercy.

                                Pour ce qui concerne F. Bayrou, sa vision économique ne peut pas être très net, car il ne sait plus s’il est au centre, au centre droit ou au centre gauche. Donc il mélange les genres ce qui noie l’électeur qui ne sachant plus à quel sein se vouer, se raccroche à la branche Bayrou qui leur promet du libéral, du social, de l’aide aux PME, une fiscalité sur l’environnement, thème à la mode, une taxe par ci, une taxe par là, mais seulemnt sur les riches, cela plait au bon peuple.

                                C’est vrai qu’actuellement nous sommes encore à cinq mois des élections, que le choix du candidat P.S. n’est pas réglé et en cinq mois, certaines choses peuvent encore bouger. Une candidature Chirac, par exemple.


                                • (---.---.37.70) 10 novembre 2006 18:33

                                  Sarkozy n’a jamais été Ultra-libéral.

                                  Simplement, il annonce ses dépenses aprés avoir annoncé ses réformes pour que l’économie fonctionne et que donc le fric rentre.

                                  En l’occurence, personne à gauche n’a proposé un droit au logement opposable, qui est pourtant une inovation majeur contre la précarité (et qui va couter bonbon)..

                                  C’est maitenant à chacun de prendre ses responsabilités, et de savoir s’il veut que des être humain dorment dans la rue ou pas.


                                • Casabaldi (---.---.64.181) 10 novembre 2006 18:26

                                  Deux petites précisions rapides en matière de « systèmes économiques » proposés :

                                  - Quelques candidats (Bayrou, Lepage, et « alternative unitaire ») me semblent être les seuls à ce jour à commencer à parler assez clairement d’un « nouveau système économique ». Notamment en remettant en cause plus ou moins explicitement le caractère aujourd’hui central de la croissance (au sens strict : augmentation du PIB). ça me semble extrêmement intéressant et important, Notamment dans le cadre d’une politique environnementale crédible.

                                  - enfin, j’aimerai juste faire part à beaucoup de commentateurs de ma petite expérience personnelle d’entrepreneur.

                                  1. Les « charges, taxes & Co » ne m’ont absolument jamais gênées. Elles ne gênent d’aileurs que les « mauvais » qui mettent leurs difficultés et leurs échecs sur ce bouc émissaire facile.

                                  2. Les entreprises qui marchent, embauchent, innovent et créent de la valeur dans ce pays sont pour la plupart des PMEs. Or la plupart des PME ne rémunèrent pas le capital. Tirez en ce que vous voulez comme conclusion.


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 novembre 2006 19:17

                                    A lire, le dossier de Marianne sur la stratégie économique de l’UDF. J’y vois un bonus à la vénalité. Qu’on ne me dise pas que la vénalité est un ressort pour l’avenir. Ces politiciens me paraissent détraqués. On est gouverné par des abrutis !

                                    En plus, dans l’ensemble, c’est bourré de contradiction et à peu de choses près le programme de l’UDF ne vaut guère mieux que celui du PS et même du FN

                                    Mettre en place un « small business act » D’inspiration américaine, ce « small business act » à la française s’articule autour de trois points :
                                    - La simplification administrative et fiscale pour les petites entreprises.
                                    - La mise en place d’une « exemption fiscale dégressive, notamment si l’argent gagné est réinvesti dans l’entreprise. » Selon François Bayrou : il faut « que la progressivité de l’impôt sur les sociétés soit étudiée pour permettre une tranche allégée de 18% (par exemple sur les 100 000 premiers euros de bénéfices) ».
                                    - Un accès aux marchés publics pour les Petites et moyennes entreprises. François Bayrou souhaite « qu’une part des marchés publics soit réservée aux petites et moyennes entreprises, par exemple, comme aux Etats-Unis 20% du volume total des grands marchés et la totalité des marchés inférieurs à 50 000 euros. » François Bayrou propose également d’autoriser chaque entreprise à créer deux emplois exonéré de charges sociales (à l’exception des cotisations retraite et de l’assurance contre les accidents professionnels).

                                    Réformer le paiement des heures supplémentaires Pour l’UDF, l’application des 35 heures a été menée sans réflexion, même si François Bayrou « n’ignore pas que, comme c’est souvent le cas à l’occasion d’une mesure déséquilibrée, de nombreux salariés y ont trouvé un équilibre nouveau et auquel ils, ou elles, tiennent ». Pour remédier à ce « déséquilibre », il propose une « augmentation généralisée de la prime pour heure supplémentaire » : « qu’elle passe à 35% pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ». Il propose également « que le coût de cette prime soit neutralisé en la défalquant des charges sociales ».

                                    Supprimer les régimes spéciaux C’est un point que Charles de Courson, député de la Marne et « Monsieur économie » de l’UDF a largement développé. Dans le cadre d’une réduction du déficit des retraites, il s’agit d’abolir tous les régimes spéciaux. Le cas des salariés de la Banque de France et des salariés d’EDF-GDF, notamment, ont été mis en avant.

                                    Supprimer l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) L’UDF estime que, pour le moment, l’ISF pénalise les petits épargnants qui ont investi dans la pierre. D’autre part, François Bayrou regrette que les plus grosses fortunes s’évadent en Suisse ou au Luxembourg. Il souhaite donc supprimer l’ISF et est « partisan d’une imposition sur le patrimoine à base large, à partir de 750 000 euros, sans niches défiscalisées, sans exception, mais à taux léger ».

                                    Lutter contre le « dumping social » Pour cela, François Bayrou estime que « c’est d’Europe que nous aurons besoin », mais il pense développer cette politique à moyen, voire long terme, insistant, en premier lieu, sur l’idée qu’il faut d’abord « remettre de l’ordre dans les finances publiques » avant d’aborder la question européenne.

                                    Encourager la recherche Pour encourager l’installation en France des chercheurs les plus performants, François Bayrou « propose que la France décide d’exempter d’impôts les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France ». Il souhaite aussi la mise en place d’un plan sur 10 ans qui s’engage sur une augmentation de 5% par an des crédits publics alloués à la recherche.

                                    A moyen terme : réformer la fiscalité L’UDF propose d’alléger les charges patronales et salariales (via notamment une suppression des cotisations pour la branche famille et la branche maladie). En échange, les salaires augmenteraient. Cette réforme prendrait place dans une réforme plus globale de l’architecture des prélèvements obligatoires visant à déplacer les cotisations sociales et patronales vers des prélèvements fiscaux. 5 pistes sont envisagées :
                                    - Instaurer une « TVA sociale » : une taxe à la consommation, qui permettrait de taxer plus lourdement les produits d’importation. Celle-ci financerait les branches famille et maladie de la sécurité sociale.
                                    - Augmenter la CSG.
                                    - Augmenter les prélèvements sur l’essence et l’instauration d’une taxe sur les énergies fossiles. François Bayrou précise que cette mesure devrait être anticipée, afin que, par exemple sous un délai de trois ans, les consommateurs puissent s’équiper de véhicules écologiques ou de sources d’énergies non polluantes.
                                    - Créer une cotisation sociale sur la valeur ajoutée ou sur le bénéfice des entreprises.
                                    - Plus hypothétiquement, instaurer une taxe Tobin sur les produits financiers. François Bayrou précise cependant que c’est uniquement envisageable si cette taxe est mise en place à l’échelle internationale.

                                    Voir le discours de François Bayrou sur le site de l’UDF

                                    Vendredi 10 Novembre 2006

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