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Accueil du site > Actualités > Politique > Quelques idées pour plus de démocratie

Quelques idées pour plus de démocratie

Européens et Américains élisent leurs politiques directement ou indirectement. Ces derniers sont apparemment plus à l’écoute de leurs riches donateurs que leurs électeurs. Pourtant, nos médias font l’éloge de nos démocraties. Mais oui, on a bien voté pour Sarkozy. De quoi on se plaint ? Je vais donc essayer de vous expliquer pourquoi nous ne sommes pas en démocratie.

Les grecs ne comprennent plus les agissements de leur gouvernement. On leur demande toujours plus d’efforts sans jamais les consulter. Quand enfin leur premier ministre issue d’une dynastie royale (cela pourrait l’être, son père et grand-père ont précédemment occupé la même fonction suprême) leur promet un référendum, l’indignation qui s’en est suivi chez les dirigeants étrangers (l’indignation n’est pas réservé aux pauvres !) a eu raison de cet acte démocratique. Ce peuple ne veut plus de ses dirigeants mais n’ont aucun moyen de les renverser malgré plus d’un an de protestation (voir d’émeute) devant le siège du parlement.

Les italiens sont constamment humiliés par les frasques sexuelles et judiciaires de leur cavalière. Ce dernier, régulièrement au pouvoir depuis 16 ans, est sans doute un des responsables de la situation actuelle. Les italiens ont même inventé la journée sans Berlusconi dans les médias. Même en étant plus pacifiste, aucun moyen de pousser à la démission le président du gouvernement. En effet, il arrive régulièrement à obtenir un vote de confiance du parlement qui ne veut pas se saborder même avec une faible majorité. Le président de la république n'a même pas ce pouvoir malgrè son gros salaire et son devoir de garantir la démocratie.

En 2000, Al Gore obtient plus de voies que Bush. Malheureusement, ce serait trop simple de compter uniquement les voies des électeurs pour élire The président. En effet, Chaque état possède un nombre de grands électeurs proportionnellement à sa population. Le candidat qui gagne un état, gagne tous ses grands électeurs. Ainsi en gagnant de justesse la Californie, état le plus peuplé, un candidat gagne l’intégralité de sa cinquantaine de grands électeurs et creuse ainsi fortement l’écart ignorant des millions de voies opposées. Bush a donc été élu légalement, mais je ne dirais pas démocratiquement.

Mais vous vous dîtes, malgré un peu d’apathie, ces gens restent en place grâce à la confiance que leur accordent les députés et sénateurs que nous avons élus démocratiquement. Cela suffit-il à se dire que le système est démocratique ?

Je ne le pense pas. Certes, les pays occidentaux ne sont pas des régimes totalitaires, beaucoup de pays sont pires que les nôtres, mais ce n’est pas une raison pour se contenter de ce que nous avons. Tous simplement car ces systèmes peuvent être très facilement plus démocratique. Je remarque principalement trois axes majeurs d’évolution nécessaire.

Le premier concerne les institutions. En France, nous élisons un président qui de fait, dirige le pays s’il a le soutien du parlement. Sachant qu’il n’est responsable devant aucune autre institution (hormis la haute cours de la république en cas de fautes graves seulement) et que lui seul possède le pouvoir de dissolution du parlement, il se retrouve donc inamovible pendant tous son long mandat. Lorsque celui n’applique pas son programme électoral et n’a plus la confiance du peuple, trouvez vous normal qu’il termine son mandat ? Dans les régimes parlementaires, c’est le premier ministre qui dirige. Petite avancée, il est responsable devant le parlement qui peut le contraindre à la démission via la motion de censure (généralement proposée par l’opposition minoritaire) ou un vote de confiance (demandé par le premier ministre lui même). Sachant qu’un renversement de gouvernement implique généralement une dissolution, les parlementaires de la majorité sont peu enclin à se saborder eux même au risque de perdre leur poste. Ne faudrait-il pas une institution indépendante dont le rôle serait de dissoudre le parlement lorsqu’elle sent la perte de confiance du peuple ? Dans les régimes parlementaires le rôle du président n’est qu’honorifique. Il ne dissout l’assemblée que sur demande du premier ministre, étant de plus élue par cette même assemblée. Ne pourrait on pas lui donner un vrai rôle avec le droit de dissoudre le parlement de son propre chef (et ainsi exercer une vraie pression sur le gouvernement lorsque celui ci va contre le peuple, cf réforme des retraites entre autres), le droit de promulguer les lois (et non le devoir, il doit refuser une loi que le peuple ne veut pas) et le devoir de consulter régulièrement le peuple par référendum sur les lois cruciales et les questions primordiales de nos relations extérieurs (A t-on consulter les peuples sur leur position à propos de l’indépendance de la Palestine ? En quoi Sarkozy, Cameron et Obama peuvent ils se prononcer sur cette question sans nous consulter !). Pour avoir une vraie légitimité, il devrait donc tous se faire élire directement par le peuple. Pour s’assurer qu’il soit toujours en accord avec le peuple, il faut que son mandat soit court et qu'il soit soumis fréquemment au suffrage universel. Etant donnée qu’il ne dirige pas, il n’y a aucun risque d’instabilité. Le peuple pourrait donc élire son président chaque année et s’assurer qu’il contrôle bien nos politiques. On peut même lui proposer un petit salaire de base et l’octroi d’une grosse prime en cas de réélection dans le but qu'il soit vraiement à notre écoute sur ce très cours mandat. Dans les monarchies, il faudrait donc supprimer le monarque qui est de toute façon inutile et n’a plus raison d’être.

Le second concerne le système électoral. Personne ne trouve rien à redire sur notre scrutin uninominal à deux tours. Certes, pléthores de candidats peuvent se présenter à la présidence ou à la députation. Cependant, on a inventé le vote « utile ». Sous crainte de voir un méchant extrême arrivé au second tour, on nous incite à voter pour un des deux grands partis. La majorité des électeurs se retrouve donc dans l’obligation de choisir « le moins pire » des deux et se refuser le droit de choisir le candidat qui lui plait le plus. Sous entendu, voter pour un petit parti est un vote inutile. Les petits partis se retrouvent ainsi dans l’impossibilité de venir détrôner les deux grands. Savez vous qu’il existe un système permettant de rendre tous votes utiles ? Cela s’appelle le vote alternatif. Tant qu’aucun candidat n’obtient la majorité absolue, on élimine le candidat ayant obtenue le moins de voie tout en prenant en compte le choix alternatif des bulletins ainsi éliminés. Wikipédia l’explique très bien. A savoir que ce système est utilisé pour élire le président de l’Irlande (malheureusement son rôle n’est qu’honorifique). L’électeur peut donc choisir un petit candidat n’ayant à priori aucune chance tout en pouvant exprimer un deuxième, troisième … choix sans avoir peur de laisser passer un « méchant candidat ». Sans cette crainte, un petit parti peut donc, sur la base d’un bon programme, se retrouver au pouvoir, ou du moins émerger dans la vie politique plus facilement. Ce système met donc à mal le bipartisme. De plus, s’il avait été utilisé en 2002, Le Pen n’aurait jamais été au second tour (en effet il n’y a qu’un seul tour), et Jospin aurait certainement été élu (les électeurs ayant voté en premier choix pour l’extrême gauche ou Chevènement, auraient pu exprimer en choix alternatif Jospin et non Chirac ou Le Pen). Il est à noter que les primaires deviennent donc inutiles. Tous les candidats d’un même parti se présente directement et les électeurs les classeront dans l’ordre de leur choix sur le bulletin. De 4 tours (avec les primaires), on se retrouve avec seulement un tour, cela engendre donc des économies et des campagne plus courtes (donc moins de mensonges et de dépenses). Pour élire un parlement qui soit plus représentatif des français, je suis pour l’abolition des circonscriptions (de toutes façon, la plupart des députés passe plus de temps à Paris que dans leur "fief" electorale) et pour une méthode entièrement à la proportionnel. Mais vous allez me dire que cela provoquera une instabilité due au manque de majorité dégagé par cette méthode. Le problème est en fait la méthode de distribution des sièges. Avec le vote alternatif, l’on peut déterminer en un tour un parti avec une majorité absolue des voix, puis un second, un troisième … L’on pourrait attribuer 55% des siège à la première liste choisie par la majorité du peuple, 30% à la seconde, 10% à la troisième et des résidus aux autre listes significatives. Aucun parti n’aurait une majorité outrageuse tout en assurant une majorité stable et une représentativité des autres parties. Je trouve cela plus démocratique. Le vote blanc devrait également être pris en compe pour mettre à mal la légitimité des élues qui n'auraient pas réussi à convaincre une large majorité du peuple.

Le troisième concerne la liberté et l’indépendance de la presse pour permettra à toutes les opinions de s’exprimer et mettre à mal la pensée unique. Sans cela, aucun petit parti avec de vraies idées intéressantes et mettant réellement à mal l’UMPS ne peut émerger. Mais cela mérite un article à part entière.

Je conclurais en disant que tant qu’un système peut évoluer vers plus de démocratie de manière évidente me pousse à dire que nous ne sommes pas à démocratie. J’attends vos réactions.


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24 réactions à cet article    


  • Frabri 7 novembre 2011 12:21

    Il ne faut pas plus de démocratie, il faut une « réelle démocratie »

    http://www.youtube.com/watch?v=WeZh2Pl3wXw


    • gvanhecke gvanhecke 7 novembre 2011 14:11

      Bon article ! Merci.


      Je partage les mêmes impressions que l’auteur. Notre démocratie n’est pas assez démocratique.

      Pour ma part, en Belgique, nous avons un système démocratique différent de celui de la France : appelé « particratie ». 

      Essayons d’expliquer cela facilement :

      Imaginons, les « indignés » forment un parti appelé PourUnNouveauMonde avec un programme électoral formant une synthèse de leurs revendications si souvent scandés dans les rues ces dernier temps.

      La grogne populaire continue de monté jusqu’au jour des élections et le résultat des élections est le suivant :

      • 1er, le parti PourUnMeilleurMonde avec 40 % des voix ;
      • 2ème, le parti Libéral avec 23%,
      • 3ème, parti Socialiste avec 19%
      • 4ème ,parti Ecole avec 15%
      les autres se partagent les 3% restants.

      En Belgique, bien que le grand gagnant soit le parti PourUnNouveauMonde, les partis Socialiste, Communiste et Ecolo décident ensemble de former une coalition totalisant ensemble 57% des voix. 

      Ces partis traditionalistes sont pourtant de bords opposés mais devant la menace d’être dégagé en touche, ils décident volontairement de s’associer pour former une majorité et garder les rênes du pouvoir.

      C’est ainsi qu’en Belgique, 40% des gens sont frustrés et ont l’impression que leur voix n’est jamais entendue.

      Je ne connaissais pas le « vote alternatif » ... C’est intéressant en effet.

      Pour ma part, mon idéal serait plus une sociocratie (voir wikipedia et vidéos pédagogiques sur daylimotion et youtube)

      • zelectron zelectron 7 novembre 2011 14:53

        Je suis de plus en plus fatigué par les excellentes doléances des uns et des autres et celles de l’auteur en sus !

        Je propose UNE SEULE ET UNIQUE REFORME et pour préambule : le système actuel des représentations des citoyens est parfait, hors de question d’y toucher, pour l’instant ...

        Article 1er et dernier
        5, 10, 50 100 retraités (non rémunérés seulement défrayés ?) désignés au sort pour 1 an, accompagnant chaque élu pour l’aider mais aussi le faire mettre jusqu’à une éventuelle garde à vue et placer sous séquestre ses biens y compris ceux de ses collatéraux étendus.

        ...
        commentaire : je vous fiche mon billet qu’il va y avoir beaucoup moins de prétendants bidons aux élections.


        • kev46 kev46 7 novembre 2011 22:14

          Je ne pense pas que la représentation soit bien assuré. Le FN as t-il ne serait ce qu’un député ?
          Ce système permet il a de nouveaux parti d’entre dans la parti de la gouvernance et d’avoir une nouvelle vision de gouvernance ?

          Le contrôle par les retraités que vous proposez me parrait un peu farfelu. Mais effectivement l’on pourrait imaginer tirer au sort des citoyens et leur affecter 1 2 ou 3 députés auxquels ils auraient un total droit de regard sur leur travail, dossiers, réunions (auxquels ils auraient le droit d’assister) et leur communication téléphoniques ou électronique.

          Si les députés trouvent ce système trop intrusif, et bien ils n’auraient qu’à changer de métiers. Et oui, on ne les a pas supplié de nous gouverner.


        • zelectron zelectron 7 novembre 2011 15:03

          L’aiguillon ainsi préparé va tout à coup éclaircir l’horizon des élus qui seront disposé à une attention particulière quant à leur travail et ce, sans se laisser distraire par quelques « créatures » par ci par là  smiley


          • Ptetmai 7 novembre 2011 17:19

             Est-il sensé de penser que parce qu’une personne, un projet d’action ou un texte a recueilli au moins 50,001 % des voix des seuls votants pour ou contre, ce qui s’en suivra sera forcément bon L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup »

            « Il n’y a aucune espèce d’estime à avoir pour ce qu’on appelle généralement la démocratie. D’abord parce qu’elle n’a jamais existé, même pas chez les Grecs qui sont censés l’avoir inventée ; ensuite parce que ce qui en tient lieu a aussi mis « démocratiquement » au pouvoir des dictateurs , des assassins, des prévaricateurs, des obsédés sexuels et/ou des débiles ; mais surtout parce que rien ne permet de prouver, après un score serré ou non, que l’option ou la personne qui l’emporte à la seule majorité des suffrages considérés comme valides s’avèrera la plus souhaitable et surtout la plus sage et altruiste pour l’intérêt général ».

            « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire ….. » (Feu Alain Etchegoyen, ex-commissaire général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )

            « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort, qu’ils ont forcément raison »

            « La dictature, c’est « Ferme ta gueule », la démocratie c’est « Cause toujours ». Autrement dit en 2011 : « Défoule-toi autant que tu veux sur les forums. Nous, les politiciens de droite comme de gauche, on continue comme avant. Et pas seulement à la buvette de l’Assemblée ou du Sénat »

            Le minimum pour limiter la casse, ce serait d’instaurer la cyberdémocratie au minimum semestrielle bien contrôlée, la votation à l’Helvétique, et la prise en compte du vote blanc dans le calcul du pourcentage et de la légitimité réelle de l’heureuse élue ou de l’heureux élu ou du texte ou de la décision.

            A défaut d’aristocratie (le gouvernement par les meilleurs, pas les aristocrates) ou de sophocratie (par les sages) dont le mode de désignation pas évident ne pourra être plus imparfait et irrationnel et plus peu efficace pour les plus à plaindre et les autres que les modes de votes actuels de nos irresponsables parlementaires quasi partout sur cette planète..

            En attendant, votons tout de même pour le moins pire dès le premier tour afin que l’Elysée soit occupé par quelqu’un de normal.



            • révolQé révolté 8 novembre 2011 10:40

              « 

               »En attendant, votons tout de même pour le moins pire dès le premier tour afin que l’Elysée soit occupé par quelqu’un de normal. "

              Peut on prétendre à la présidence et être normal... ???? 

               smiley


            • TyRex TyRex 7 novembre 2011 17:32

              Changer les institutions, changer le système électorale et permettre à la presse d’être plus indépendante...

              Okay, pourquoi pas. Mais ne crois-tu pas qu’il faudrait d’abord que les êtres humains changent d’abord leurs comportements et leurs manières de voir les choses ?


              • kev46 kev46 7 novembre 2011 22:07

                Bien évidemment. Je sais très bien que ce que je propose ne se réalisera jamais (bien que ce ne soit pas utopique) car trop de gens pensent être en démocratie et se plaise de l’UMPS sans se rendre compte de la supercherie.

                Les médias y sont pour beaucoup. Seul eux peuvent faire changer leur comportements et leur manière de voir les choses car ce sont les seuls à pouvoir diffuser une idéologie au masse. Mais bien évidemment ils n’en aucune envie. On sait qui les possède.

                Peut être une solution. Qu’Agoravox deviennent le site d’info le plus consulté. On peut toujours réver.


              • Biloo 7 novembre 2011 18:26

                Cet article est plus bon dans l’analyse des problèmes mais les solutions restent en réalité encore fermées sur l’existant.

                Vous analysez le manque de représentation du peuple dans les gouvernement. Le manque de pouvoir du peuple pour faire changer le pouvoir en place, etc.

                Vos solutions de mandats court mettent le doigt au bon endroit mais la forme ne convient pas. En effet, si les mandat sont court c’est bien mais si ce sont des mandats électoraux, les candidats...passeront leur temps en campagne !! La solution est une fausse bonne idée.
                Maintenant le mandat court est une bonne idée... mais il ne doit pas être soumis à l’élection.

                Ce que votre analyse met en évidence tout du long mais que vous ne semblez pas voir c’est que le problème viens d’un même dénominateur à tous les problèmes que vous citez : l’élection.

                C’est là, le vrai problème, l’élection est une machine a gagner. Alors le but est en lui même louable. Il s’agit de désigner le meilleur... mais le meilleur quoi ? Le meilleur candidat ?
                Le meilleur candidat est celui qui fait le plus de voix. Quelque soit la méthode. Or ce candidat est il forcement le meilleur en économie ? en affaires sociales ? etc ?
                Partant du fait que pour se faire élire il faut une campagne, il faut donc mentir. Faire des promesses etc. C’est là le problème. Nous votons pour le candidat que nous pensons le meilleur, pas le meilleur en réalité. Pourquoi les candidat d’aujourd’hui passent plus d’argent dans des conseillers d’image et de communication plutôt que dans des groupes de think tank qui apportent des idées au projet ?

                Pour votre réflexion personnelle, je ne peut que vous conseiller de vous renseigner sur le travail de personnes qui se penchent sur le sujet depuis longtemps comme Etienne Chouard.


                • kev46 kev46 7 novembre 2011 21:57

                  Le mandat court est uniquement pour le président qui ne dirige pas mais est le vrai garant de la république (droit de dissolution, référendum, droit de promulgation ...). Pas d’instabilité en vue et en permanence responsable devant le peuple. Son élection au contraire est très importante.

                  Le parlement lui reste élu tous les 5 ans sauf si le président (forcement plus à l’écoute des français vu son court mandat) pense qu’il doit le dissoudre. Cela peut crèer de l’instabilité tant que les parlementaire ne veulent pas être à notre écoute. Mais c’est le but recherché.

                  Oui on va continuer à élire toujours les candidats que l’on pense être les meilleurs. Mais avec la menace du président qui peut leur faire perdre leur poste à tous moment, il seront obliger d’aller plus dans le sens du peuple que de celui des lobbys ou think tank.

                  En effet, si le peuple commence à en avoir marre comme à l’heure actuel, il élira un président qui dissoudra le parlement. Après deux dissolution rapide, le peuple ne voudra ni élire l’ump ni le ps et choisira un autre parti. Ce serait la fin du bipartisme. A moins que ces deux partis évoluent et deviennent réèlement à notre écoute.

                  C’est à cela que je pensais lorsque j’ai écrit cet article.


                • kev46 kev46 7 novembre 2011 22:02

                  Et à propos d’étienne chouard. Je sais juste de lui qu’il a proposé le tirage au sort.

                  Je ne pense pas que ce soit une bonne solution car ils pourraient être tentés (vu qu’ils auront peu de chance de conserver leur poste du au probabilité d’être retiré au sort) d’être plus à l’écoute des multinationales (et appliquer une politique libérale tel l’UMPS) qui leur promettraient des places dorées à la fin de leur mandat dans ces holding. La tentation serait trop forte d’assurer l’après mandat inéluctable.


                • miha 13 novembre 2011 18:13

                  Etienne Chouard n’a pas fait que proposer le tirage au sort et si vous vous étiez vraiment intéressé à ce qu’il propose, vous n’en seriez pas à douter des avantages certains du tirage au sort.

                  Etienne Chouard a réfélchi pour trouver « la cause des causes » de ce qui ne fonctionne pas dans notre démocratie de façade.

                  Et il a trouvé :

                  La constitution a été rédigée par des politiciens ; or, ce n’est pas à ceux qui détiennent le pouvoir de déterminer les règles du pouvoir.

                  Ils ne peuvent pas être impartiaux.

                  Lorsque, par exemple, une affaire concerne ou un accusé ou une victime de la famille d’un juge, jamais ce juge ne sera autorisé à juger dans cette affaire.

                  C’est logique : il est impliqué, plus ou moins. Il ne s’agit pas de remettre en question son honnêteté.

                  Pour les politiciens, c’est la même chose.

                  C’est au peuple d’écrire la constitution. Elle est là, la solution.

                  Alors, vos idées peuvent être débattues, examinées par une assemblée constituante impartiable, car ses membres seront inéligibles ensuite.

                  Ou bien.... vous pourriez être un de ceux tirés au sort pour être constituant.

                  Et c’est ce que les Islandais viennent de faire.

                  Les Français n’en seraient pas capables ?

                   

                  Aidez-vous dans vos réflexions intéressantes en creusant du côté des idées de Etienne Chouard et rendez-vous aussi sur les divers forums, sites débattant d’une nouvelle constituion... il y en a une floppée...


                • kev46 kev46 13 novembre 2011 21:23

                  Effectivement, je me suis depuis intéressé à ses idées.

                  J’avais compris que l’on devait tirer au sort tous nos « élus ». En fait, il prône le tirage au sort d’une assemblée citoyenne chargé de contrôler ces élus. Tous comme au sujet de la constitution.

                  Je suis donc également pour les idées d’etienne chouard.


                • YVAN BACHAUD 7 novembre 2011 18:41

                  Bonjour,
                  J’invite l’auteur de cet article à aller sur le site www.ric-france.fr . Il y trouveras des modes de scrutins préférentiels et « justes » et qui permettnt à une majorité de gouverner.

                  MAIS le peuple doit pouvoir intervenir à tout moment s’il souhaite abroger une loi ou en proposer de nouvelles par des modalités réalistes de référendum d’initiative citoyenne.

                  C’est ce que nous devons exiger de nos élus. 82 à 88% des Français sont POUR

                  il est intolérable que le peuple aient la parole tous les 5ANS lors du bloc d’élections PRÉSIDENTIELLES/ LÉGISLATIVES...puis soient reduit au silnece quiou’il arrive et quoique fassent les élus.
                  TOUT CELA EST TRÈS CH0QUANT... Il faut le faire savoir

                  Il faut se regrouper voir www.ric-france.fr


                  • kev46 kev46 7 novembre 2011 22:03

                    Merci Yvan, je vais regarder ce site.

                    J’ai oublié d’en parler car effectivement le référendum d’initiative populaire est une évidence dans une démocratie.


                  • eric 8 novembre 2011 11:45

                    Un élément sans doute plus important encore, remettre l’état sous le contrôle du politique et donc du peuple.

                    On progresse timidement dans cette voie : exemple la discussion politique (au parlement, ou localement) des services votés.

                    Traditionnellement, le budget, c’est à plus de 90%, des services votés. Parmi ceux ci il y a essentiellement des frais de fonctionnement, des salaires. (autrefois il y avait plus d’investissement)
                    restait 6% de « mesures nouvelles » qui donnaient lieu à discussions entre élus.

                    C’est à dire que les éléments les plus important de la dépense publique, restaient en gros en dehors du contrôle des élus. Une fois un service existant, sa logique de développement propre l’emporte sur les choix populaires. Le nombre d’agents, leurs salaires, leurs frais, leurs modes de fonctionnement, sont plus le fruits de discussions entre lobbies, essentiellement syndicaux.

                    Un très bon exemple avec les tentatives de réforme Sautter au ministère des finances, où les élus du peuple se sont avérés totalement impuissant à mettre en œuvre une réforme démocratique voulu par les élus d’une majorité de citoyens.http://www.ifrap.org/Livre-Reformes-de-l-administration-mission-impossible,12016.html http://www.senat.fr/rap/l02-068-310/l02-068-31031.html
                    On notera au passage combien il faut payer à chaque fois pour faire passer une réforme démocratique....

                    Et cela ne concerne pas que l’argent, les élus ont tendance à voter des textes concernant le privé où ils ont une chance qu’il se passe quelque chose. En matière de parité, ils passent leur temps à imposer des obligations aux entreprises alors que personne n’est jamais parvenue à ce que les femmes aient toute la place qu’elles devraient avoir dans les administrations.....
                    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-gauche-met-elle-en-pratique-le-9188
                    La moindre réforme d’un sous bureau devenu inutile doit passer par des concertations variées. On a jamais vu demander aux employés d’une entreprise si il voulaient être nationalisés ou pas....

                    On progresse : la LOLF soumet depuis 2006 l’ensemble des dépenses aux votes, La rgpp va dans le bon sens, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est à peu prêt le maximum que l’on pouvait espérer de syndicats toujours prêts à sacrifier les jeunes, mais cela à l’avantage de ramener les améliorations dans la productivité au plus bas niveau en évitant les blocages genre Sautter quand on veut réellement réformer vite et bien.

                    Au fond, on pourrait avoir plus de démocratie avec le système électoral actuel et le gouvernement s’y attache depuis 5 ans.

                    Reste un problème de fond : dans mon village, un petit entrepreneur souhaitait s’impliquer dans la politique locale. Il avait évidement moins de temps que les fonctionnaires de gauche déjà élus. Surtout, on lui a clairement dit que si il s’agitait, il pourrait faire une croix sur les commandes municipales. c’est assez dissuasif dans un pays ou 56% du PIB est dépensé par l’État.
                    Dans la presse d’opinion qui survit de subsides d’État, on peut être outrageusement Sarkoziste ou anti, mais il est difficile par exemple de parler à cœur ouvert de la Poste dès lors que seuls les tarifs spéciaux permettent de livrer les abonnés.
                    Du reste qui achète des titres de presse ? Des entreprises qui dépendent de la dépense publique. C’est parce qu’ils savent que leurs commandes dépendent plus des états d’âmes politiques des élus que de l’intérêt national qu’ils en sont réduit à perdre de l’argent dans les médias...La politique ne les ijntéressepasplus que cela. Je me souviens d’un copain se faisant appeler depuis chez Villepin. On lui expliquait que si les articles étaient trop pro sarko, son actionnaire pouvait mettre une croix sur la prochaine commande d’avions.

                    Bon on peut changer le système électoral : tant que 94% des dépenses donc des politiques, dépendront plus des négociations avec un syndicats que des décisions des élus, tant que les élus seront essentiellement des agents publics, il est douteux que cela permettre de changer vraiment les choses rapidement.

                    Mais il est logique que des partis de fonctionnaire ( tous les partis de gauche) préfèrent des changements constitutionnels qui ne les touchent pas plutôt que des réformes administratives qui pourraient les contraindre à travailler autrement.


                    • John Foster 8 novembre 2011 19:53

                      Bonsoir Kev, je profite de votre article pour vous poser une petite question. Vous écriviez dans une autre discussion :


                      Pour ce qui est de la dette libéllée en euro c’est faux. La BCE ne gère aucune liquidité. Ce sont les banques centrales nationales. Tous l’argent prêté à la France doit au préalable attérir sur les comptes d’un primary dealer (banques francaises tel BNP ou filiale de banques étrangères en france tel HSBC France) possèdant un compte à la banque de France qui va ensuite prêter cet argent au trèsor public. La dette de la France est donc JURIDIQUEMENT libéllé dans la devise de la banque de france actuellement « euro banque de france » si l’on peut dire. Un retour au franc entrainerait donc une conversion de cette dette légalement en franc.

                      J’ai déjà entendu ces arguments et j’aimerais en savoir d’avantage. Avez vous un lien à m’indiquer afin que je puisse aprofondir ? Les seules informations que je trouve concernent le SEBC mais mes lecture n’entrent en général pas dans les détails, notamment en ce qui concerne ces euro-France, euro-Allemagne etc.

                      Merci d’avance !

                      • kev46 kev46 8 novembre 2011 21:05

                        C’est François ASSELINEAU qui en parle dans ces dernières apparitions radios et sur son passage à BFM business (http://www.u-p-r.fr/passages-media). il dit que les euros francais et les euros allemands n’ont pas la même valeur.

                        Il explique que les banques centrales nationales existent toujours et qu’elles possèdent un bilan. La BCE ne fait que donner des ordres à ces banques (tout comme la FED avec ses FED régionales).

                        Lorsque vous possèdé un compte courant dans un état, par exemple l’allemagne, et bien vous possèdez une créance envers cette banque qui elle même a une créance envers la banque centrale de ca pays, ici l’allemagne. Il explique ainsi pourquoi beaucoup de compte courant migrent vers les banques allemande. En cas d’explosion de l’euro, il vaut mieux se retrouver avec des deutshmark que des drachme (cf siemens qui rappatrie 500 millions d’euros de la sogiete générale en france vers sa propre filiale bancaire en allemagne http://fr.myeurop.info/2011/09/20/societe-generale-les-vraies-raisons-du-retrait-de-siemens-3376).

                        Donc, étant donnée que pour acheter des bons au trèsor francais, il faut passer par ces primary dealer (spécialiste en valeur du trèsor possèdant des filiales francaise enregistrèe à la banque de france http://www.aft.fr/article_96.html?id_article=96) en ouvrant un compte chez eux (http://www.aft.fr/faq_30/index.html#431 sur le site de l’agence france trèsor du trèsor public, c’est donc officiel), notre dette se trouve donc libellée en euro-francais. D’ailleurs c’est logique, si l’euro explose entièrement, dans quel devise se trouverait libellé notre dette ? une partie en deutshmark, une autre en liren une autre en pesetas ... ? Ils y ont pensé, surtout les allemands.

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cialiste_en_valeurs_du_Tr%C3%A9sor

                        Voila.


                      • John Foster 8 novembre 2011 23:41

                        Ah ! nous avons donc les mêmes sources ! J’ai moi aussi entendu Asselineau en parler et je cherchais à diversifier et recouper les informations. Merci de votre réponse en tous cas ;)


                      • democradirect democradirect 8 novembre 2011 22:13

                        Je ne connaissais pas le vote alternatif utilisé pour élire le président irlandais. Excellente idée.

                        Je pense que ce qui est urgent, c’est surtout d’introduire les droits de référendum et d’initiative populaires.

                        Je suis d’accord que la France n’est pas une véritable démocratie .

                         

                         


                          • democradirect democradirect 14 novembre 2011 09:52

                            Merci Jean pour ces liens.


                          • democradirect democradirect 18 décembre 2011 00:31

                            Vous parlez du « devoir de consulter régulièrement le peuple par référendum sur les lois cruciales et les questions primordiales de nos relations extérieurs ». Comment l’obtenir ?

                            Nous devons nous unir pour l’obtenir. S’unir sur quoi ? Sur un dénominateur commun : le plus petit pas qui permettrait d’ouvrir la porte de la démocratie. Ce plus petit pas, ce serait un droit d’initiative permettant au peuple de modifier la Constitution. Une fois que l’on aurait cela, chaque courant démocrate pourrait proposer des modifications de la Constitution pour faire avancer la démocratie dans le sens qu’il préconise. La porte vers une véritable démocratie serait ouverte.

                            Et ce premier pas, comment l’obtenir ? Il faut faire feu de tous bois. Il faut notamment tenter de tirer le maximum des élections de 2012. Voir la lettre ouverte aux démocrates influents.

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