Si crise il y a, elle n’est pas pour tout le monde. Elle est d’abord un prétexte pour parvenir à compenser par des taxes sur le peuple les cadeaux fiscaux faits aux plus riches et aux entreprises. Par exemple les derniers cadeaux aux plus gros « agriculteurs », qui en réalité sont les industriels de l’agro-alimentaire.
Les propriétaires des grands domaines à blé, sucriers et betteraviers, et les industriels des usines d’élevage de volailles et de cochon. Ils emploient évidemment du personnel, souvent beaucoup, et Sarkozy vient de décider de leur faire cadeau de 10 % du montant des charges sociales qu’ils règlent à la Mutualité Sociale Agricole. Charges qu’ils payent pour eux, mais surtout pour leur personnel. Ce ne sont pas les petites exploitations agricoles qui ont beaucoup de salariés. Les grandes exploitations et l’agroalimentaire, si. Et leurs charges sont déjà beaucoup plus faibles que celles que règlent les employeurs du secteur non agricole à l’URSSAF.
Mais pour compenser cet argent que la MSA ne recevra pas, et qui donc comme d’ordinaire va être compensé par le régime général de la Sécu, il fallait trouver ailleurs l’équivalent. Sinon on aurait accusé Sarkozy d’agrandir le trou de la Sécu. C’est pourquoi on compense pour les finances publiques par la hausse des sodas sucrés et non sucrés. Le consommateur de Coca Cola n’a pas été informé que s’il paye maintenant son soda plus cher, c’est directement Sarkozy qui l’a décidé pour compenser les milliards qu’il vient une fois de plus de donner, il y a huit ou dix jours, aux barons de l’agro-alimentaire. Ceux qui dirigent les firmes de volailles industrielles, de fabriques à cochons de Bretagne, aux sucriers, betteraviers et producteurs de blé de Sologne et autres paradis de l’agriculture intensive. C'est-à-dire aux habituels bénéficiaires de 80 % des subventions agricoles de la PAC, en tête desquels, dans l’ordre, la Reine d’Angleterre, le Roi des Belges et le Prince de Monaco. C'est-à-dire les trois plus grosses fortunes d’Europe. C’est à eux que vont aller les taxes françaises sur les boissons, sucrées ou non. Amusant, non ? Le gosse d’ouvrier qui dans la cuisine de la HLM familial va boire un Coca ou un soda, va donner à chaque fois un peu d’argent à la Reine d’Angleterre et aux milliardaires de l’agroalimentaire. L’Élysée espère que l’on n’en parlera pas. Et la plupart des médias se sont parfaitement autocensurés, et n’en ont pas soufflé mot. Nos journalistes sont des gens particulièrement obéissants. Il n’y a même pas besoin de les censurer. Ils s’autocensurent tout seul. La France est la seule démocratie dans laquelle les journalistes ne sont là que pour servir la soupe aux politiques et leur cirer les pompes. Et ils savent fort bien le faire.

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A qui servent toutes les taxes a faire grossir le cochon des impôtsqui aussitôt est vidé pour (...)
09/01 18:02 - anty
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