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Accueil du site > Actualités > Politique > Quinquennat Hollande : plus que deux ans ?

Quinquennat Hollande : plus que deux ans ?

Déjà trois ans à l’Élysée… ou encore deux ans !

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Ce mercredi 6 mai 2015, François Hollande peut célébrer le troisième anniversaire de son élection à la Présidence de la République. Il a raison de garder un petit sourire en coin : de tous ses adversaires qui se moquent de lui, de son indécision, de sa mollesse, il a triomphé, et ils ne sont pas nombreux d’une même génération à avoir triomphé. Il a déjà largement entamé sa seconde moitié de quinquennat et la perspective de l’élection présidentielle de 2017 se profile à la vitesse d’un oiseau de proie.

Il est évidemment bien trop tôt pour faire un bilan de ce quinquennat si ce n’est qu’il est déjà considéré par la plupart des sondés comme le plus mauvais de tous les temps en battant régulièrement les records d’impopularité. Le principal indicateur de ce quinquennat et de cet échec, ce sont les statistiques du chômage, dont les dernières, publiées le 27 avril 2015, ont révélé la poursuite catastrophique de la hausse avec 15 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en un mois, soit le seuil de 3,5 millions franchi pour les seuls demandeurs de catégorie A (en France métropolitaine) alors qu’il faudrait considérer l’ensemble des personnes qui cherchent un emploi stable et durable, à savoir 6,3 millions de personnes (y compris la France d'outemer).

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Cela n’empêche néanmoins personne de se projeter dès maintenant vers l’élection de 2017 et par rapport au début du quinquennat, seule, une personnalité semble avoir renoncé à cette échéance, à savoir Jean-François Copé, pour des raisons visiblement indépendantes de sa volonté. Mais les autres sont déjà bien tous là, dans les starting-blocks.


1. À gauche

La gauche de la gauche a été complètement laminée depuis le début du quinquennat de François Hollande. Autant le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon que les écologistes de Cécile Duflot. Le premier a soutenu inconditionnellement la candidature de François Hollande au second tour tandis que les seconds ont même participé au gouvernement pendant les deux premières années. S’opposer au PS alors qu’ils ont été les supplétifs indispensables à la victoire paraît donc peu cohérent, et cela explique le vide électoral laissé à la gauche du PS.

L’opposition aurait donc pu s’organiser à l’intérieur même du PS, et il faudra observer de façon très attentive le déroulement du congrès du PS à Poitiers dans quelques semaines. Mais la décision de Martine Aubry de rejoindre la motion majoritaire et le débauchage dans le privé de l’ancien ministre Arnaud Montebourg ont définitivement achevé toute hypothèse d’un noyau dur "frondeur" s’opposant à François Hollande (certains évoquent d’ailleurs des postes ministériels pour les courageux "frondeurs" du printemps).



En clair, le Premier Ministre Manuel Valls a raison lorsqu’il se tue à dire qu’il est le seul, avec François Hollande, à pouvoir mener la gauche à la victoire. Il avait consciencieusement fait le ménage auparavant. 2015 sera sans doute trop tôt pour son objectif de transformer le Parti socialiste en un parti réellement social-démocrate, quand je dis réellement, en fait, il l’est déjà, mais au moins assumé dans sa communication car actuellement, le gouvernement socialiste voudrait dire à gauche et voudrait faire à droite, mais en fait, il ne fait rien (à part une loi que même une droite musclée n’aurait jamais osé soumettre au Parlement et qui a été adoptée en première lecture ce 5 mai 2015 par une majorité de gauche), la loi Macron reste très marginale, et il dit trop mal pour être sincère, si bien que son impopularité provient des deux maladresses congénitales du quinquennat hollandien : s’éloigner de la gauche sans se rapprocher du centre et de la droite.

Manuel Valls a donc toutes les clefs pour devenir incontournable dans les prochaines élections présidentielles, mais probablement pas en 2017 car la Ve République étant ce qu’elle est, il est peu imaginable que François Hollande, quelle que soit la situation dans laquelle il aura laissé la France à la fin de son mandat, renoncerait à une nouvelle candidature pour sa réélection. D’autant plus que vont aller dans le même sens son optimisme légendaire (il serait capable de croire encore à une "inversion" du chômage en fin mars 2017 !) et le narcissisme attribuable à chaque locataire de l’Élysée qui laisserait croire qu’il est de toute façon le meilleur (la cour aide à se convaincre).

François Hollande croit en sa réélection comme Nicolas Sarkozy a cru en sa réélection en 2012. Mais ni l’un ni l’autre n’ont tort dans ce domaine. Le rattrapage de Nicolas Sarkozy en 2012 aurait très bien pu inverser le résultat si, par exemple, il s’était gardé d’annoncer une forte hausse de la TVA trois mois avant l’élection ! Et François Hollande se dit qu’il suffirait de se retrouver au second tour face à Marine Le Pen pour gagner sans trop d’inquiétude (penser cela est pourtant, à mon avis, une grossière erreur).

Pour cela, François Hollande doit, d’une part, rassembler toute la gauche dès le premier tour en dissuadant toutes les candidatures à sa gauche (chez les communistes et les écologistes) et, d’autre part, favoriser l’échec dès le premier tour de la droite et du centre, or, le meilleur moyen de le favoriser, c’est de privilégier la candidature de Nicolas Sarkozy.


2. L’UMP

Justement, Nicolas Sarkozy a réussi là où on l’attendait peu : comme chef de parti. Depuis décembre 2014, Nicolas Sarkozy a réussi à faire taire (du moins publiquement) toutes les divisions et à gagner les élections départementales de mars 2015. Ses nombreux meetings électoraux montrent qu’il a fait le job, comme il a l’habitude de dire.

Mais deux décisions majeures ont été prises par le bureau politique de l’UMP après les élections départementales, et sont comme deux victoires déterminantes pour Nicolas Sarkozy.

La première, le 7 avril 2015, est le calendrier de la primaire ouverte de l’UMP pour la présidentielle. Le premier tour aura lieu le 20 novembre 2016 et l’éventuel second tour aura lieu le 27 novembre 2016. Il est clair qu’un tel calendrier favorise Nicolas Sarkozy, "animal de campagne" inégalé dans son camp.

La campagne de la primaire commencera forcément après les vacances estivales et durera donc longtemps, trois mois. Une durée longue qui sera plus difficile à assurer pour Alain Juppé, moins habitué aux préaux d’école. De plus, Alain Juppé pourrait se retrouver dans le même créneau électoral à la primaire que des personnes de la jeune génération, comme Bruno Le Maire et Xavier Bertrand.

La seconde, le 14 avril 2015, est le changement d’appellation de l’UMP qui deviendrait …"Les Républicains", déjà évoqué par Nicolas Sarkozy dans son discours du 7 novembre 2014 à Paris (la décision a été ratifiée par le bureau le 5 mai 2015). Là encore, la référence aux Républicains fait partie de la campagne que souhaite mener Nicolas Sarkozy tant durant l’élection présidentielle elle-même que durant la primaire.

Dans "Telos", Jérôme Jaffré a publié le 4 mai 2015 une excellente analyse sur le choix de cette nouvelle appellation : « Il s’agit de mettre en scène l’idée d’une République menacée dans son modèle et ses principes et d’un nouveau parti qui sera à la pointe du combat pour les défendre. ». Pour Jérôme Jaffré, ce thème général de campagne a trois objectifs : faire la différence avec Alain Juppé soupçonné de naïveté et de mollesse avec son "identité heureuse" (à la primaire) ; batailler fermement contre la gauche au pouvoir sur la laïcité, sur les allocations familiales, sur l’école et la place du mérite (au premier tour) ; enfin, s’opposer au Front national pour rassembler tous les partisans des valeurs républicaines (au second tour) comme en 2002.

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Alain Juppé a cependant quelques atouts pour l’élection présidentielle : une forte popularité qui est toujours utile quand il faut rassembler des électeurs de courants différents, et un capacité à apaiser le débat public qui est aujourd’hui d’un assez bas niveau.

Même si elle est encore assez faible dans les sondages, il ne faut pas négliger trop vite la candidature de François Fillon qui reste très solide. D’une part, il est celui qui travaille le plus en profondeur sur un projet politique depuis février 2013, avec les nombreuses contributions thématiques de son club Force républicaine. D’autre part, sa cote de popularité grimpe certes lentement mais durablement depuis novembre 2014 et il semblerait même que ses relations avec Nicolas Sarkozy soient meilleures depuis quelques mois.

François Fillon a un double avantage, qui est sa détermination à aller jusqu’au bout, sans que des événements extérieurs (par exemple judiciaires) puissent stopper sa démarche, et son dynamisme combatif dont il a fait preuve notamment lors de son affrontement avec Jean-François Copé en automne 2012.


3. Les centristes

Depuis le retrait de Jean-Louis Borloo en avril 2014, il n’y a que la candidature de François Bayrou qui pourrait être considérée comme sérieuse chez les centristes. Mais justement, François Bayrou soutient la démarche d’Alain Juppé.

On voit encore ici toute la subtilité sarkozyenne du calendrier de la primaire de l’UMP. Si Alain Juppé était investi à l’issue de la primaire, nul doute que les centristes, qu’ils aient officiellement participé ou pas à la primaire, le soutiendraient sans hésitation dès le premier tour de l’élection présidentielle. Mais si en revanche, Nicolas Sarkozy était désigné, François Bayrou se sentirait libre de se présenter à nouveau. Mais il ne le saurait qu’en fin novembre, ce qui serait évidemment trop tard pour entamer une démarche de candidature (recherche de parrainages, définition du projet présidentiel, recherche de financement, etc.) qui devrait démarrer plutôt à la fin de l’été 2016.

Donc, les centristes, qu’ils soient du MoDem ou de l’UDI, se retrouvent dans un choix particulièrement délicat à faire. Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a d’ailleurs clairement indiqué que le choix de l’UDI serait décidé par l’ensemble de ses adhérents, et pas seulement par un ou plusieurs responsables nationaux qui sont d’ailleurs assez discordants sur le sujet.

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Hervé Morin, par exemple, voudrait que l’UDI participe pleinement à la primaire ouverte de l’UMP, un peu à l’instar du PRG à la primaire du PS en 2011, et ne serait pas opposé à un soutien à Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l’élection présidentielle, et cela malgré un livre récent qui avait critiqué ouvertement l’ancien Président de la République. Peut-être sa candidature régionale en Normandie y est pour quelque chose. Au contraire, Rama Yade voudrait un candidat centriste dans tous les cas au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Avec le fort potentiel du FN, il pourrait être en effet judicieux que l’UMP et les centristes se présentent unis dès le premier tour de la présidentielle, si ceux-ci sont convaincus de vouloir ensuite gouverner ensemble, une fois élus. Mais si l’UDI proposait un candidat à la primaire, elle mettrait encore plus en difficulté la candidature d’Alain Juppé sans pour autant espérer plus que si elle n’y participait pas.

Ils peuvent aussi considérer que la désignation de Nicolas Sarkozy ne ferait aucun doute et qu’il vaudrait mieux avoir une candidature de témoignage, à l’évidence, celle de Jean-Christophe Lagarde, qui serait un moyen de présenter le projet national des centristes et de médiatiser un peu plus leur leader, dans un objectif présidentiel ultérieur, un peu à l’instar de la candidature de François Bayrou en 2002. Une telle stratégie comporterait cependant un grand risque politique, celui de se retrouver avec un second tour PS contre FN.


4. Le FN

La candidature de Marine Le Pen ne fait évidemment aucun doute pour 2017. Tous les sondages depuis l’automne 2014 prédisent même qu’elle serait qualifiée au second tour. La déconvenue des élections départementales montre cependant les limites de cette ascension et rappelle que rien n’est joué.

Or, se joue depuis un mois un véritable drame politico-psychologique et jamais on ne pourrait mieux parler que dans ce cas-là de "tuer le père". Après l’interview donnée au "Rivarol" le 8 avril 2015, Jean-Marie Le Pen a été convoqué à un bureau disciplinaire ce lundi 4 mai 2015. L’objectif de Marine Le Pen, c’est que son père ne parle plus au nom du Front national. Ce qui est assez fort de café pour le fondateur de ce parti ! L’autre objectif qui a été atteint très rapidement, c’était que Jean-Marie Le Pen ne fût plus le candidat tête de liste aux régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Marion Maréchal-Le Pen semble avoir pris le relais du grand-père dès maintenant, même si la perspective d'un conflit familial durable l'a fait de plus en plus hésiter : « Je ne souhaite pas être prise en otage par Jean-Marie Le Pen. » ("Le Figaro" du 5 mai 2015).

Jean-Marie Le Pen a finalement refusé de venir défendre sa cause, et le bureau exécutif a donc suspendu la qualité de membre du père fondateur, en d’autres termes, l’a exclu carrément de son propre parti, ce qui est assez exceptionnel dans l’histoire politique. Mais comme sa qualité de président d’honneur est inscrite dans les statuts, une assemblée générale extraordinaire a été convoquée pour modifier cette formulation.

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L’éloignement de Jean-Marie Le Pen du FN signe finalement la victoire "posthume" de la stratégie de Bruno Mégret en fin 1998 : celle de vouloir prendre le pouvoir et d’y mettre les moyens en communication. Bref, de présenter une devanture savamment attractive et ne plus faire peur l’honnête "ménagère de moins de 50 ans" !

Sur Europe 1 le 5 mai 2015, le lendemain de son exclusion du FN, Jean-Marie Le Pen a même donné une consigne stupéfiante pour l'élection présidentielle de 2017 : il ne souhaite pas la victoire de sa fille à l'Élysée « pour l'instant, non ». Et d'argumenter (il doit quand même être bien placé pour en parler) : « Si de tels principes moraux devaient présider à l'État français, ce serait scandaleux ! ». C'est sûr que Marine Le Pen aura du mal à convaincre sur une éventuelle politique familiale qu'elle prônerait. "Tuer" le père pour sa soif d'arriver en politique, c'est "certainement" faire preuve d'un grand sens moral et d'un grand esprit de famille. L'octogénaire va donc concentrer ses forces (et son argent) contre sa fille : « Je suis dur, encore plus dur que ça, ça ne fait que commencer, pour eux. » (5 mai 2015).

Cette guerre familiale (qui n’est qu’un énième épisode, il y en a eu plein d’autres avec la première femme qui s’est séparée, la fille aînée qui avait suivi Bruno Mégret, etc. et je ne doute pas qu’un jour, Marine Le Pen trouvera sur son chemin Marion Maréchal-Le Pen visiblement très appréciée par la base) montre en tout cas toute la faiblesse de ce parti népotique d’extrême droite qui essaie de racoler des électeurs d’extrême gauche.

Au-delà de l’absence évidente de programme économique (il suffit de remarquer les différentes incohérences que souligne le mieux le gouvernement grec actuel), le FN fait complètement partie du "système", comme une véritable entreprise, très lucrative, empochant chaque jour plus de 8 000 euros d’argent public en plus des indemnités et des frais pour les collaborateurs des élus européens (environ 20 000 euros par mois et par élu). Non seulement un parti du "système", mais pas plus "moral" que les autres depuis qu’on sait que des millions d’euros en lingots d’or (l’argent le moins traçable) ont été soustraits au fisc français dans des comptes en Suisse ou dans d’autres pays étrangers (drôle de "patriotisme" où les slogans s’arrêtent aux coutures du portefeuille !).


Deux ans, rien n’est joué

Tout est possible encore en deux ans, et notamment des événements aussi exceptionnels que l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn quelques mois avant l’échéance. Il n’est pas improbable, même si ce serait regrettable, que le match entre François Hollande et Nicolas Sarkozy en 2012 se poursuive en 2017, même si Marine Le Pen ferait tout pour le court-circuiter. Mon expérience d’observateur me ferait alors donner un léger avantage pour Nicolas Sarkozy sur François Hollande car ce dernier est au pouvoir, et les électeurs ont plutôt la mémoire courte, donc, le sortant serait plus facilement sanctionné que son prédécesseur.

Mais la désignation d’Alain Juppé à la primaire changerait considérablement la donne politique et apporterait un regain d’authenticité dans le débat politique. En effet, un second tour entre Alain Juppé et Marine Le Pen proposerait sans doute le clivage le plus réaliste de ce qui, aujourd’hui, divise le plus les Français.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (6 mai 2015)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Hollande.
Manuel Valls.
Nicolas Sarkozy.
Alain Juppé.
François Fillon.
François Bayrou.
Jean-Christophe Lagarde.
Marine Le Pen.
Jean-Marie Le Pen.
Marion Maréchal-Le Pen.
Changement de paradigme.
Piège républicain.
Être républicain.
Tout est possible en 2017.
Mathématiques militantes.

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17 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 6 mai 2015 09:51

    Encore un ramassis de niaiseries.


    • Fergus Fergus 6 mai 2015 10:34

      Bonjour, Laulau

      Non, cela me semble au contraire une analyse assez lucide et pertinente de la situation et des forces en présence connues à ce jour. Même si cela ne convient ni à vous souhaits ni aux miens.


    • Laulau Laulau 7 mai 2015 09:38

      @Fergus
      Lucide et pertinent ?
      Mon expérience d’observateur me ferait alors donner un léger avantage pour Nicolas Sarkozy sur François Hollande car ce dernier est au pouvoir, et les électeurs ont plutôt la mémoire courte, donc, le sortant serait plus facilement sanctionné que son prédécesseur.

      Moi je dirais plutôt « art et manière d’enfoncer une porte ouverte ». Il ne faut pas confondre analyse politique et politicaillerie.


    • zygzornifle zygzornifle 6 mai 2015 10:40

      encore 2 ans a supporter la droite au pouvoir avant son grand retour !!!!!!


      • Dom66 Dom66 6 mai 2015 11:37

        @zygzornifle
        +1000 pour moi  c’est exactement ça !!!


      • Dom66 Dom66 6 mai 2015 11:38

        Si Marine arrive au second tour, l’autre candidat aura 100% de chances de gagner. smiley smiley


        • Fergus Fergus 6 mai 2015 13:21

          Bonjour, Dom66

          Pas si évident que cela dans le contexte de forte dynamique du FN, boosté par des sympathisants de plus en plus décomplexés. Un sondage Ifop vient d’ailleurs de montrer que Hollande serait battu par Le Pen, grâce à un important apport de voix de droite.

          Une attitude des électeurs de droite qui pourrait décomplexer à leur tour ceux de gauche et les amener à voter massivement... Le Pen pour barrer la route à Sarkozy. Seul Juppé serait assuré d’une victoire très confortable.


        • Dom66 Dom66 6 mai 2015 15:54

          @Fergus

          Salut Fergus,

          Exact !!!

          Oui c’est à Juppé que je pensais. C’est certain de toutes les façons Flamby est cuit, et je pense pas qu’un autre PS aurait des chances


        • Fuchs Fuchs 6 mai 2015 12:10

          « ustement, Nicolas Sarkozy a réussi là où on l’attendait peu : comme chef de parti. Depuis décembre 2014, Nicolas Sarkozy a réussi à faire taire (du moins publiquement) toutes les divisions et à gagner les élections départementales de mars 2015. »


          Faut arrêter le délire, Sarkozy n’a rien gagné du tout, à chaque fois c’est la même chose, toutes les élections de mi-mandat sont gagnées par le parti qui n’est pas au pouvoir à savoir au choix PS/UMP ou UMP/PS.

          • Fergus Fergus 6 mai 2015 13:22

            Bonjour, Fuchs

            Exact ! Les victoires s’acquièrent désormais par défaut.


          • ykpaiha ykpaiha 7 mai 2015 01:03

            @Fergus
            « Les victoires s’acquièrent désormais par défaut. »
            Si j’osais je changerais s’acquièrent par s’organisent.

            On se fait une danse du ventre par media interposé,
            On investit les lieux avec le plus petit dénominateur commun,
            On applique une feuille de route toute aussi obscure que transparente.
            On se fait virer et oui sinon a quoi cela servirait il ?
            On touche les dividendes correspondant aux manoeuvres incrites sur le document annexe ;
            Puis on repasse la main aux autres pour un étage supplémentaire de la Grande Pyramide ( de Ponzy)
            Qui s’empressent de faire la meme chose tout aussi secretement avec l’aval des hypocrites, dans l’espoir de toucher plus.

            Ceux qui réclame la 6eme Répubique l’ont devant les yeux tout en faisant semblant de ne pas la voir.


          • OMAR 6 mai 2015 18:59

            Omar147

            Purée, encore 2 ans à trembler et à prier Dieu pour que d’autres Kouachi n’apparaissent pas...


            • goc goc 6 mai 2015 20:04
              plus que deux ans

              t1, si on pouvait dire la même chose de l’auteur de cet « article »

              malheureusement, lui je crains qu’on le garde jusqu’à l’hospice

              A tous les coups, au figaro on a du nous le refiler en douce pour s’en débarrasser !


              • devphil30 devphil30 7 mai 2015 02:47

                Notre référence politique sur Agoravox ....

                "Mon expérience d’observateur me ferait alors donner un léger avantage pour Nicolas Sarkozy sur François Hollande car ce dernier est au pouvoir, et les électeurs ont plutôt la mémoire courte, donc, le sortant serait plus facilement sanctionné que son prédécesseur."

                Et ça va pas s’arranger dans les mois qui viennent car il va nous en pondre des vertes et des pas mûres le gars

                Philippe


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 mai 2015 03:38

                  En France, il convient de ne jamais tenir pour acquis la situation actuelle. Il y a trop d’inconnues pour commencer à théoriser sur 2017.


                  Ce qui ne va pas m’empêcher de le faire quand même ! ^^

                  Ce qui est bien avec le système politique actuel, c’est qu’il s’y passe toujours quelque chose et que la situation peut changer du jour au lendemain.

                  Sauf pour certains partis : le FGD et EELV sont dans un coma profond. 

                  Au FDG, Mélenchon passe trop de temps à se plaindre de son sort et à accuser les autres au lieu de lui-même de ses déconfitures électorales pour constituer une vraie menace.

                  Après l’espoir de ses 11 % en 2012, le FDG a plongé à son étiage à 4 % et s’y maintient désormais.

                  Mélenchon accuse le PCF et sa politique d’alliance avec le PS de tous les maux mais il ferait mieux de balayer devant sa porte. L’alliance a permis de sauver quelques meubles alors que les candidatures free-lance ont toutes échouées, sauf à Grenoble. Mais un arbre ne fait pas une forêt.

                  EELV, lui, est divisé en deux entités à peu près égales. Le clan Duflot, aux commandes, refuse toute participation au gouvernement. Tout comme Mélenchon, elle devra cependant répondre des échecs locaux successifs devant les militants.

                  Sauront-ils en tirer des conclusions ? Venant d’électeurs ayant choisi Joly au détriment de Hulot, j’en doute...


                  Au PS, les choses sont claires. C’est le SNAFU complet. Personne ou presque n’a envie d’aller se faire fusiller en montant en première ligne. Hollande paraît le mieux placé pour se représenter, il est assez masochiste pour cela.

                  Sauf qu’il a estimé de lui-même qu’il n’y retournerait pas en cas d’échec sur le chômage. Dans ce cas, c’est Valls qui s’y collerait, à moins qu’il ne passe son tour et ne parvienne à envoyer Aubry au massacre. Je l’estime assez idiote pour y aller.

                  A l’ UDI, c’est plus flou. Borloo ayant raccroché pour des raisons vitico... médicales pardon, il reste Bayrou, qui croit toujours en son étoile ( il est bien le seul...) et Morin, qui préfère raccrocher le wagon UDI à la locomotive UMP en vue de la prochaine distribution de maroquins.

                  Parti en cours de reconstruction et de rénovation de façade, l’ UMP patauge toujours en fait dans son triple bourbier : son échec de 2012 n’est toujours pas digéré, la guerre Copé-Fillon a fait des morts et les bureaux empestent toujours le cadavre putréfié, d’autant plus que le parti n’a toujours pas de programme autre que « défaire ce qu’aura fait Hollande et ensuite on verra bien . »

                  Pire, le terrain sur lequel s’avance la droite républicaine pourrait vite devenir sables mouvants : Sarkozy semble piloter l’avion UMP comme si rien ne risquait de lui arriver.

                  Or, il est clair que la bombe Bygmalion est un danger majeur pour le parti. Des têtes vont tomber et le grand manitou risque fortement de ne pas avoir assez de fusibles pour échapper aux juges.

                  Jusqu’ici, il a réussi à se dégager de la plupart des affaires qui minaient le terrain mais les dernières déclarations de ses affidés qui ont admis devant les juges qu’il était parfaitement au courant des dépassements des frais de campagne vont changer la donne à moyen terme. Juppé pourrait sortir les marrons du feu. S’il arrive à faire oublier son passage à Matignon en 95 et le bordel qui y a régné.

                  Fillon a beau jouer le jeune premier, il a porté pendant 5 ans la casaque de Sarkozy. Lemaire a une forte cote de sympathie mais les cadres de l’ UMP l’ont pris en grippe et l’atelier rémoulage tourne à plein. Wauquiez, lui, passe son temps à miner le bureau de NKM qui elle passe son temps à piéger le bureau de Laurent. 

                  Ce qui simplifie leurs relations.

                  Consacrons juste une ligne à Boutin et à NDA, histoire de rire un peu. Voila.

                  On pourrait croire que le FN pourrait être le grand bénéficiaire. Mais ces derniers jours, le parti fondé par Le Pen illustre parfaitement l’adage qui dit de nous rappeler continuellement que la roche tarpéienne est proche du Capitole.


                  Soyons réalistes. Le FN n’a aucune chance de parvenir au pouvoir. Le parti profite de l’abstention, certes, pour s’afficher à de hauts niveaux mais il provoque trop de répulsion pour décrocher le titre suprême. Les quelques députés conquis ne se transformeront jamais en force politique majeure assez puissante pour arriver à l’ Elysée.

                  Ce d’autant plus que le FN est devenu un soap opéra digne des grandes heures de la télé américaine. Les trahisons se révèlent au grand jour, la fille a tué le père.

                  Mais surtout, le parti est avant tout menacé par son propre Bygmalion : le micro-parti Jeanne, mouillé jusqu’aux sourcils dans l’affaire Riwal et ses surfacturations remboursées par des deniers publics.

                  En clair : le FN se bourre les poches avec l’argent de NOS impôts.

                  Sans parler de papy qui serait une nouvelle fois pris avec un compte en Suisse non déclaré.

                  Et je ferai preuve de charité en n’évoquant que brièvement l’escroquerie mise en place pour faire rémunérer des cadres du parti en tant qu’assistants parlementaires européens. Chose absolument interdite par Bruxelles.


                  Sincèrement, je ne vois pas pourquoi on se plaint. On a des partis vivants qui font n’importe quoi ou presque, ce qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer une seconde !

                  Le Français est ingrat...


                  ( SNAFU : acronyme américain, argot de l’armée. Il se traduit par : « la situation est normale, le bordel est total ! » )

                  • aimable 7 mai 2015 07:25

                    quoi qu’il en soit ce quinquennat me paraît plus court que le précèdent !
                    un précèdent omniprésent , s’occupant même du pq et malgré cela il n’y avait jamais de papier dans les toilettes de la classe ouvrière
                     pour celui -ci , c’est qui déjà ?


                    • zygzornifle zygzornifle 7 mai 2015 11:14


                      Le président de l’Assemblée nationale perçoit un salaire de 5 500 euros. Mais, en tout, il empoche plus du triple tous les mois, dont deux tiers non imposables.

                      https://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/06/06/la-france-un-paradis-fiscal-pour-claude-bartolone/

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