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Accueil du site > Actualités > Politique > Rachida Dati : en danger de rupture

Rachida Dati : en danger de rupture

Préambule

C’est en observateur de la France que je propose la présente analyse. Il n’est pas de mon ressort de juger ou de condamner. Toutefois, en ami, je m’interroge. Je prie le lecteur de tenir cette analyse pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une suite d’observations neutres, et non pour ce qu’elle n’est pas, soit une attaque politique contre un membre du gouvernement.

Le Monde rapporte une petite phrase qui pourrait paraître anodine si elle ne venait pas du président de la République. Pour la mise en contexte de cette phrase, citons à nouveau Le Monde : « Confrontée à une passe difficile avec des démissions en cascade dans son cabinet et des révélations dans la presse sur les déboires judiciaires de deux de ses frères, Omar et Jamal, Rachida Dati a crânement fait front, sous le regard de ses deux parrains, Simone Veil et Albin Chalandon ». Affirmant son soutien à la ministre, M. Nicolas Sarkozy a précisé davantage la feuille de route de cette dernière : « J’ai voulu un certain nombre de textes que Rachida a fait passer d’excellente façon, j’en souhaite d’autres : je pense notamment que la pratique des dénonciations anonymes n’est pas compatible avec l’idée que je me fais d’un État de droit et d’une République aboutie ». Permettez-moi de revenir sur cette dernière déclaration, plus loin, dans mon exposé.

Première constatation. Cet aveu de soutien du président de la République est-il, pour le moins, téméraire ou non ? Ce soutien aurait dû être manifesté, au premier chef, par le Premier ministre, après consultation auprès du président. Or tel n’est pas le cas : le Premier ministre, dont les interventions se sont faites plutôt rares en les circonstances, ne s’est nullement commis. Si la situation devait s’aggraver, quelle postule pourrait ou devrait adopter le président de la République ? Tolérer ou décider un retrait préventif de la ministre dont le but serait de sauver l’intégrité du Conseil des ministres ou de protéger le principe d’impartialité de l’appareil judiciaire ?

Deuxième constatation. Le cabinet politique de la ministre Dati a semblé vivre une crise de transition. Démissions, déclarations publiques d’organismes rattachés au ministère de Mme Rachida Dati et analyses diverses d’observateurs ou journalistes de toute allégeance politique. Pour illustrer ce propos, Midi Libre analyse en ces termes les démissions en cascade au sein du cabinet de la ministre : «  Officiellement, le directeur est parti pour des raisons "privées", parce que son projet de remariage et ses enfants ne lui permettaient pas de se consacrer à 100 % à cette exigeante ministre. Quant aux trois autres, leurs décisions a été prise "d’un commun accord" avec Patrick Gérard, nouveau venu à la tête du cabinet. Mais les sources anonymes critiquent le caractère "autoritaire" de la ministre et ses manières jugées abruptes ou cavalières à l’égard d’un corps judiciaire, hauts magistrats ou avocats, habitué à être traité avec la déférence due à ces princes de la République ».

Ce qui était du domaine « privé », dans le cas de la démission du directeur, ne l’est plus. Dans une petite phrase, l’air de rien, nous apprenons que le directeur est en projet de remariage et que ce projet ne peut occuper tout son temps. Le lecteur vient d’être associé au secret de famille du directeur en question. Pourtant, certains quotidiens n’avaient pas hésité à voir dans cette démission au-delà des raisons personnelles du directeur : selon L’Est républicain du samedi 7 juillet 2007, « depuis plusieurs jours les rapports entre ce magistrat expérimenté et la ministre de la Justice s’étaient dégradés, au point que l’intéressé décide hier de jeter l’éponge. En fin de journée, Michel Dobkine a réuni tous ses collaborateurs pour annoncer son départ, en expliquant : "J’en ai assez de me faire insulter toute la journée"  », précisait le journal.

En ce qui concerne les autres démissions, prises « d’un commun accord », un détail vient en colorer les faits : le recours à des sources anonymes. Et ces sources sont volubiles, à tout le moins. La ministre est autoritaire, ses manières sont abruptes, voire cavalières, à l’égard du corps judiciaire. Il semblerait que ce corps judiciaire reproche à la ministre une rupture de ton, ce qui devrait s’inscrire parfaitement dans la rupture voulue par le nouveau président de la République. Cela tendrait à confirmer les commentaires non avérés du directeur du cabinet, cités par L’Est républicain. Elle s’en est expliquée dans ce point de presse.

Derrière ces sources ne se cache-t-il pas en réalité une profonde division idéologique sur la nouvelle administration de la justice et sur les orientations qu’entend prendre le nouveau gouvernement en la matière ? Par expérience, au cours de mes dernières trente années vécues au sein du gouvernement du Québec, j’ai appris à relativiser ces sources anonymes et ces crises transitoires en début de mandat. Une telle crise est plus grave, et plus symptomatique d’un fonctionnement erratique, en milieu de mandat. La gestion du changement est difficile et contraignante. D’abord pour la personne en autorité qui doit la mener à terme. Et pour les fonctionnaires qui doivent l’accepter et la soutenir. La Fonction publique réagit, en général, très mal ou très lentement au changement. Que ce soit en France ou partout ailleurs dans le monde.

Troisième constatation. Le malheur n’arrive jamais seul. Voilà maintenant que la presse révèle dans toute sa crudité une partie de la vie privée de la ministre qu’elle aurait, j’imagine, souhaité maintenir dans l’ombre : deux de ses frères sur onze ont des déboires avec la justice. Jamal, 34 ans, doit comparaître devant la Cour d’appel après avoir été condamné en première instance pour trafic de stupéfiants. Il avait été condamné en 2001 à trois ans dont 18 mois ferme pour un trafic d’héroïne. Omar, 35 ans, fait lui aussi l’objet d’une procédure pour trafic de stupéfiants. Il est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 après avoir été interpellé dans le cadre d’un trafic de cannabis. Dans ce dernier cas, les faits portent sur un trafic de drogue de « moyenne importance ».

Selon SOS racisme, la ministre « paie, dès son arrivée, le prix fort d’être la première personne issue de l’immigration maghrébine à accéder à une telle responsabilité ». Ce commentaire ne se justifie guère. La situation familiale n’était pas inconnue de la ministre avant d’accepter ses responsabilités. Elle devait bien se douter, à moins d’une grande naïveté de sa part, qu’un jour ou l’autre, cette situation éclaterait au grand jour. Par contre, question plus importante : le président de la République connaissait-il la situation familiale de la ministre avant de lui confier la responsabilité de Garde des sceaux. Si oui, il a fait preuve d’une grande témérité. Si non, il y aurait lieu de revoir, conformément à son désir de rupture, la procédure des nominations ministérielles au sein de son propre gouvernement.

Ce qui pourrait apparaître singulièrement cruel, dans les circonstances, est que ces faits éclatent au moment même où la ministre a fait adopter une loi contre la récidive : «  Je suis déterminée à lutter contre la récidive », a expliqué Rachida Dati. «  La justice sera plus ferme lorsque nous aurons redonné un sens à la sanction  ». Force est de constater que la Garde des sceaux affiche une détermination sans faille : «  Ma responsabilité est d’assurer une réponse de fermeté pour stopper la spirale de la récidive ». Ses frères en délicatesse avec la justice placent-ils, insidieusement, leur sœur ministre en position délicate avec le pouvoir exécutif (enquêtes policières) et avec l’appareil judiciaire ?

Pour clore cette avalanche d’événements fâcheux, pour le moins, samedi, après s’être emparés d’un hélicoptère et pris en otage son pilote à l’aéroport de Cannes-Mandelieu, les complices d’un détenu de prison, Pascal Payet, sont venus, peu après 18 heures, le cueillir sur le toit d’un local technique de la prison de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. La ministre a visité dimanche matin la prison de Grasse, où elle s’est enquise des circonstances de l’évasion. Elle est repartie en fin de matinée sans faire de déclaration. Qu’aurait-elle pu dire dans les circonstances ? Pourtant, le jour même de l’évasion, soit samedi, la ministre avait déclaré, lors d’une rencontre informelle avec les gardiennes et gardiens, au centre pénitentiaire de Rennes, une prison de femmes, qu’ «  en dépit de l’absence de grâces (cette année) nous n’avons aucun incident à déplorer. Nous vous le devons », a-t-elle dit. «  Tant que je serai à la tête de ce ministère je serai toujours à vos côtés et ma porte vous sera toujours ouverte », a-t-elle ajouté.

Quatrième constatation. Dans sa feuille de route, le président de la République a confié à la Garde des sceaux de lui présenter des textes sur : «  les dénonciations anonymes qui ne sont pas compatibles avec l’idée qu’il se fait d’un État de droit et d’une République aboutie  ». Il faut bien comprendre que l’affaire Clearstream veille en filigrane dans ce commentaire présidentiel. En janvier 2006, Nicolas Sarkozy porte plainte pour dénonciation calomnieuse : «  Je veux savoir qui m’a mis sur ces fichiers et pourquoi ». Quelles instructions donnera le président de la République, qui est partie civile dans une affaire dont il se dit « victime », à la Garde des sceaux ? D’autant plus que nous savons maintenant, de manière plus précise, que les faux listings de comptes ainsi que des courriers, adressés au printemps 2004 au juge Renaud van Ruymbeke, accusaient à tort des industriels, des politiques, dont Nicolas Sarkozy, et des membres des services de renseignement d’avoir touché des pots-de-vin dans la vente de frégates militaires françaises à Taïwan en 1991.

Interrogé lors d’un point de presse, en marge de sa visite en Tunisie, pour savoir s’il allait retirer sa plainte, le chef de l’État français a répondu : « Non ». C’est là son plein droit tout en poursuivant : « Vous êtes les premiers [les journalistes] à stigmatiser toute forme d’intervention des politiques sur la justice et vous êtes les premiers à demander de la part des politiques et de quelqu’un qui est en même temps président du Conseil supérieur de la magistrature, un commentaire. Où est la logique ? ». Plus inquiétante serait la remarque du président sur les dénonciations anonymes, rapportées par Le Monde : « Alors que le chef de l’État, avec d’autres personnalités, avait été accusé faussement, sur dénonciation anonyme, de détenir des comptes occultes chez Clearstream, le président a ajouté : "On m’appelle à être le garant des libertés, eh bien en voilà une : ne pas permettre aux revanches de se manifester de façon anonyme".  »

Nul doute que la Garde des sceaux, dans le dossier de Clearstream, devra naviguer avec délicatesse et circonspection. Or voilà justement ce que lui reprochent les fonctionnaires du corps judiciaires. Le Garde des sceaux doit préserver le principe inaliénable que nul n’est coupable avant procès. Le président qui donne des instructions aux Gardes des sceaux sur des revanches formulées en termes de dénonciations dont il a été victime et dont il s’est constitué partie civile, le Garde des sceaux qui reçoit instructions de présenter au président de nouveaux textes sur ces dénonciations, un corps judiciaire excédé par la gestion de la ministre, tout cela augure-t-il une stricte neutralité du système judiciaire et un droit à un procès juste et équitable aux personnes qui seront poursuivies, si tant est que de telles poursuites puissent être mises en marche un jour ?

Conclusion. La Cour suprême du Canada, dans un important jugement, rappelait l’importance pour les juges de pratiquer l’impartialité. Permettez-moi, en tant qu’observateur étranger et en guise de conclusion, de vous rappeler ce principe fondamental cité en rappel par la Cour suprême canadienne : «  Le serment que prononce le juge lorsqu’il entre en fonctions est souvent le moment le plus important de sa carrière. À la fierté et à la joie se mêle en ce moment le sentiment de la lourde responsabilité qui accompagne cette charge. C’est un moment empreint de solennité, un moment déterminant qui restera gravé dans la mémoire du juge. Par ce serment, il s’engage à rendre la justice avec impartialité. Ce serment marque la réalisation des rêves d’une vie. Il n’est jamais prononcé à la légère. Durant toute leur carrière, les juges canadiens s’efforcent d’écarter les préjugés personnels qui sont le lot commun de tous les humains pour faire en sorte que les procès soient équitables et qu’ils paraissent manifestement équitables. [...] Il est juste et bon que les juges soient tenus de respecter les plus hautes normes d’impartialité car ils sont appelés à statuer sur les droits les plus fondamentaux des parties. Cela vaut autant pour les litiges entre les citoyens que pour ceux entre les particuliers et l’État. Tout commentaire fait par un juge à l’audience est pesé et évalué par la collectivité et par les parties. Les juges doivent être conscients qu’ils sont constamment jugés et ils doivent faire tout leur possible pour remplir leur fonction avec neutralité et équité. Cela doit être la règle cardinale qui guide leur conduite ».

Au regard de la situation difficile de la Garde des sceaux et au regard de l’implication personnelle du président, est-ce que toutes les conditions sont réunies pour assurer l’indépendance de l’appareil judiciaire dans des causes qui touchent d’aussi près deux membres importants du gouvernement ? Est-ce que cette cascade d’événements fâcheux, autour de la ministre, n’aura pas pour effet de remettre en cause sa crédibilité ?


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94 réactions à cet article    


  • Plus robert que Redford 16 juillet 2007 12:21

    Bonne n’alyse, à laquelle je souscris largement.

    Néanmoins, comme Pierre, le Canadien, je (nous ?) ne pouvons apprécier les situations décrites qu’au travers d’une presse dont la preuve est faite qu’elle est largement « aux ordres », même (suprême machiavélisme !) si ceux-ci ne sont que rarement exprimés : l’ambiance à elle seule suffit à faire pratiquer l’autocensure !

    J’en veux pour preuve un amusant article d’Agoravox décrivant le penchant coupable de N(otre) S(eigneur) pour le cigare, alors que le même Etre Suprême préfère de loin donner une image de jogueur sportif (donc tabaco-incompatible) !

    Foin d’ironie ! revenons à notre propos ! Que se passe-t-il au ministère de la Place Vendôme ? nous n’en saurons jamais que ce que les différents intéressés voudront bien en laisser filtrer, qui sera a nouveau filtré par une presse pour le moins prudente avec l’autorité en place !

    Dans ces conditions, il n’est permis que de supputer sur le sens caché de telle ou telle petite phrase, l’ambiguité des mots, la présence ou non d’un sourire, et toute communication non orale ! (A propos ! j’ai entr’aperçu la ministresse de le justice lors de son passage à la fois à la télé et dans les prisons : elle était vraiment fagotée comme l’as de pique ! Je suis sûrement réac, mais il me semble que la solennité de la fonction de « Garde des Sceaux » impose que l’on s’habille autrement qu’un sac à patates... E. Guigoux doit s’en retourner dans son placard !)


    • Gazi BORAT 16 juillet 2007 12:24

      @ l’auteur

      Je ne pense pas que les déboires de proches de Mme Dati ne remmentent en cause ses compétences mais sa situation est on ne peut plus inconfortable..

      Ce que je ne comprend pas, c’est que Nicolas Sarkozy, qui avait accès aux dossiers des frêres de Mme Dati, l’ait installé à son poste connaissant les casseroles qu’elle trainait derrière elle et qui la mettrait tôt ou tard en difficulté.

      Peut-être ne possèdait-il dans ses fichiers d’autres personnes présentant son profil ?

      gAZi bORAt


      • mcm 16 juillet 2007 15:20

        Gazi Borat,

        Vous avez bien raison, il faudrait la punir pour les fautes de ses frères !


      • Igor Mortis 17 juillet 2007 06:04

        Gazi Borat,

        Vous ne comprenez pas pourquoi NS a placé Rachida Dati là ? eh bien, notre cher président que l’on sait vouloir les pleins pouvoir cherche inféoder la justice au pouvoir législatif au mépris de la constitution de 1958. Qui de mieux qu’une personne issue de l’immigration pour faire passer les lois les plus liberticides hein ? Rachida Dati, c’est notre Condoleeza Rice à nous : Elle ne peut pas être foncièrement méchante et on ne pourra l’accuser de racisme vu qu’elle est issue d’une minorité. Grace à elle, en premier lieu, on va se taper un ersatz du « 3 strikes and you’re out » comme aux USA : un mineur qu’aura déjà commis deux délits pourra manger quinze ans de taule si son troisieme larcin est un vol de pizza par exemple.


      • Gazi BORAT 18 juillet 2007 07:54

        @ Igor Mortis..

        Vous n’avez malheureusement pas tort..

        gAZi bORAt


      • Le Panda Le Panda 16 juillet 2007 12:51

        Pierre bonjour,

        j’ai lu ton article cette nuit. Je partage tout à fait tes impressions, que je devine plus qu’orientées. La semaine derniére dans l’un de nos échanges tu trouvais Sarkozy en état de grâce c’est vrai.

        A présent on constate de part trop vouloir à tous prix diversifier un gouvernement met tous les pouvoirs dans une seule et même main. Je te sais trop intelligent pour ne pas avoir compris cette subtilité dans ton article. Trés adroitement tu prends des tabloïds comparatifs, c’est bien articulé smiley

        Compte tenu de tes activités passées, tu sais comme moi que Rachida Dati, est peut-être le plus grand piége du stratége président de la République. Car il lui faudra choisir entre sa famille de sang et son egagement politique.

        Quelle sera sa crédibilté lorsque l’on constate la fuite de ses collabateurs pour des motifs futiles ?

        N.Sarkozy ne pourra continuer de la sorte et tu le sais, c’est une arme à double tranchant qui ne pourra que le désservir, ce n’était pas à lui d’intervenir mais au 1er Ministre, à propos où est-il dans les actions, sinon qu’en jouant un rôle de Perroquet bien payé ?

        Pierre, jette la pierre que tu caches derriére ton dos smiley

        Bien à toi

        Le Panda

        Patrick Juan.


        • maxim maxim 16 juillet 2007 12:53

          bonjour Pierre .....

          ayant un litige avec un avocat qui m’a fait louper un procès et perdre beaucoup d’argent ( cet avocat étant vereux) j’ai transmis le double de ma plainte à Rachida Dati,et mon dossier est suivi par la chancellerie depuis lors ...... c’est le seul ministre qui ait à ma connaissance ,pris en considération le requête d’un citoyen ordinaire ,je n’exclue pas que celà corresponde à cette nouvelle volonté politique voulue par le nouveau gouvernement avec les effets d’annonce qui en découlent ...... mais ce que j’ai demandé a été suivi d’effet ....... je souhaite que cette dame respectable se maintienne à son poste ,qu’elle ne pâtisse pas du comportement sulfureux de certains membres de sa famille ........ nous avons une femme dynamique à ce poste prestigieux ,elle le mérite ,bonne chance à cette Dame .......


          • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 16 juillet 2007 15:16

            Mon cher Maxim,

            Je suis tout à fait d’accord avec vous, cette femme est hautement respectable et doit non seulement combattre pour imposer des réformes difficiles, mais aussi faire face à la misogynie et à la discrimination.

            Mais comme disait Mitterrand : « l’on ne contourne pas un obstacle, on s’appuie dessus » que Rachida Dati fasse de même et tout mes voeux l’accompagnent.

            Cordialement.


          • JL JL 16 juillet 2007 13:04

            D’accord avec cet article, avec deux remarques.

            La première : Rachida Dati n’est pas la première personnalité politique dont la famille pose quelques problèmes. On ne peut lui en tenir rigueur, c’est son ob.

            La deuxième : Pendant la camapgne électorale, Nicolas Sarkozy avait proféré, je cite « Je n’aime pas la justice, et je ne laisserai à personne le monopole de l’injustice » (sic).

            En remettant dans le bon sens ce propos quelque peu ’dyslexique’, il reste que le candidat s’était clairement prononcé là contre l’indépendance de la Justice, car qu’est-ce que cette indépendance de la Justice, sinon son monopole ?


            • vercingetorix 16 juillet 2007 13:09

              (A propos ! j’ai entr’aperçu la ministresse de le justice lors de son passage à la fois à la télé et dans les prisons : elle était vraiment fagotée comme l’as de pique !

              Je suis sûrement réac, mais il me semble que la solennité de la fonction de « Garde des Sceaux » impose que l’on s’habille autrement qu’un sac à patates... E. Guigoux doit s’en retourner dans son placard !)

              nous dit le spirituel « plus robert que ... » Fine remarque teintée du plus profond mépris pour une « ministresse » mal habillée donc incompétente et une trés importante contribution au sujet Il est vrai que les tenues grand chic de la marquise socialiste étaient vraiment bien étudiées pour visiter les pisons . En introduction,il nous gratifie d’une profonde réflexion sur l’incompatibilité absolue entre le jogging et le cigare

              mais au fait ,à cette Elégante Guigoux de la gauche caviar lui est il arrivé de quitter son entourage bcbg parisien pour visiter des prisons ??

              robert plus que robert ,c’est vrai tu es plus réac que robert ,je te le confirme .


              • tvargentine.com lerma 16 juillet 2007 13:15

                Votre analyse est bien faite mais,généralement les analyses sont faites après quelques mois de gouvernance.

                Or,ici,le procès est déjà commencé avant que le gouvernement soit en vitesse de croisière.

                Rachida Dati à des problèmes personnelles qui ne regardent que sa famille et c’est une femme honnête et intégre.

                Voici quelques années,Jacques Lang avait un membre de sa famille qui avait commis un délis et il n’avait pas subi d’analyste aussi détaillé ni de procès personnel

                Quand aux lois que doit faire passer la ministre ,ce sont des lois républicaines qui permettent de lutter contre le crime organisé et la récidive

                La France est la terre des droits universels et aucun citoyen français n’accepterait de voir ses droits bafoués


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 juillet 2007 13:24

                  @ Plus robert que Redford

                  Merci pour ce commentaire ... un peu ironique et intéressant smiley

                  @ Gazi BORAT

                  C’est effectivement ce que j’ai voulu démontrer : l’inconfort de la situation actuelle d’une ministre d’importance puisqu’elle cumule la Garde des Sceaux ainsi que la Justice.

                  @ Patrick Juan

                  Pourrait-on parler d’un petit cailloux de derrière mon dos ? smiley Il est vrai que je suis prudent avant d’énoncer des jugements que je pourrais regretter. Poser des questions et pouvoir les poser est un merveilleux exercice de la démocratie. Je peux toutefois dire, qu’à quelques différences près, un premier ministre, ici, (régime parlementaire différent) se verrait immédiatement pointé du doigt s’il lui venait à l’esprit d’influencer le ministre de la justice dans une cause qui le concernerait directement. Le Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a vécu péniblement mais solidairement les accusations portées contre son fils adoptif. Il n’est intervenu en aucune façon auprès du ministre de la justice ou de l’appareil judiciaire. En contrepartie, le Premier ministre du Québec, Jean Charest, alors qu’il était ministre des sports au gouvernement fédéral, est intervenu auprès d’un juge dans une cause engageant un électeur de sa circonscription. Il a perdu son poste de ministre pour cette intervention.

                  Notre système parlementaire, d’inspiration britannique, permet aux députés ministériels et d’opposition d’interroger en Assemblée nationale le Premier ministre ou quiconque du gouvernement interférerait auprès de la magistrature et ce dernier ou cette dernière aurait très certainement à répondre sur la nature de cette intervention.

                  Dans le cas que j’ai analysé, que contient cette feuille de route transmise à la ministre de la justice et au Garde des Sceaux lorsqu’il s’agit précisément de revanches anonymes ? Il ne faut pas oublier que le Président s’est constitué, avant son élection à la présidence, partie civile dans une cause dont il s’est dit, à juste titre, semble-t-il, victime. Je ne suis pas juriste mais il me semble qu’il y ait une fragile démarcation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire dans le présent cas. Des sommités plus compétentes pourraient peut-être expliquer la marge de manoeuvre dont jouit le président dans une affaire judiciaire qui le concerne, au premier chef, en tant que victime présumé.

                  @ Maxim

                  Je suis sympathique à votre argumentation. Heureux que vous ayez trouvé une oreille attentive à votre démarche. Soyez assuré, il ne m’appartient pas de juger de la compétence ou non de la ministre mais ce que j’ai voulu faire ressortir est le danger qu’elle puisse être au coeur d’un dilemme bien particulier qui touche sa famille, son mode de gestion, ses relations avec l’appareil judiciaire et les instructions transmises par le président. C’est beaucoup, ne trouvez-vous pas ?

                  Pierre R.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 juillet 2007 13:29

                    @ lerma

                    Les problèmes personnels de la ministre ne doivent en rien entacher sa fonction ministérielle et compromettre sa capacité de remplir pleinement ses fonctions. Et ces lois, que la France souhaite ne pas voir baffouées, touchent également les risques de conflit d’intérêt dans l’exercice d’un pouvoir délégué par le peuple.

                    Pierre R.


                  • sven 16 juillet 2007 13:24

                    Puisque cet article évoque Clearstream, j’en profite pour poser une question qui me préoccupe depuis le début de cette affaire. Il n’est pas pensable, de nos jours, que les codes de cryptage d’une banque de la dimension de Clearstream aient été « cassés » par des méthodes de décryptage, même avec la puissance de calcul d’un Etat. A moins que les listings aient été livrés avec le code de cryptage, ce qui n’a jamais été évoqué, à ma connaissance.

                    Comment la Presse a-t-elle obtenu très rapidement la certitude que les listings étaient truqués, en ce qui concerne certains noms ? (et cela dans un temps très bref) ? Est-ce quelqu’un peut m’éclairer ?


                    • Hakim I. 16 juillet 2007 13:44

                      Bonjour,

                      J’ai le préssentiment que le fusible va bientot fondre. A mon avis le Sarko était parfaitement au courant des casserolles que trainait Rachida DATI, seulement voila, elle était l’une des personnes des minorités visibles qui l’ont soutenu et qui ont récolté quelques voix colorées.

                      Elle méritait donc un poste ministériel, et lui avait besoin d’une « Rachida » aux hautes responsabilités pour faire de lui le premier président à nommer une maghrébine aux fonctions. Et ceci pour une courte durée, histoire de marquer le coup et de « passer aux choses sérieuses » une fois DATI évincée... Echanges de bons procédés...

                      C’est pour cela que j’ai l’impression qu’il s’était gardé de coté les déboires de ses frères qui lui permettront en partie de la démissionner.

                      Il ne va pas risquer de perdre les électeurs du FN qui lui ont permis de passer avec 53% en les offusquant par cette nomination. Je ne lui donne pas plus de 6 mois.


                      • faxtronic faxtronic 16 juillet 2007 15:48

                        Elle est tout a fait plausible ton analyse.


                      • Act 16 juillet 2007 22:42

                        Hakim,

                        Votre analyse est asbolument plausible. Elle rejoint une info faisant état avant les législatives de son rapide remplacement par Bruguiere qui s’en était arrangé avec le petit maître. Malheureusement pour les conspirateurs, les électeurs n’ont pas voulu du juge politicard compromettant le projet. En politique, les plans ne se déroulent souvent pas comme prévu.


                      • Act 16 juillet 2007 22:56

                        Pierre,

                        Je trouve curieux que certains tiennent à vous faire danser plus vite que la musique. Votre article est parfaitement dans le tempo. Il exige naturellement un micro exercice à chaque lecteur : un léger questionnement qui remue tranquillement les méninges. Nous avons le temps de murir avec les évènements.

                        Merci de faire appel à notre intelligence dans la sereine lignée de l’ancêtre Socrates.


                      • Niamastrachno Niamastrachno 16 juillet 2007 13:55

                        Je ne sais pas au juste si elle « méritait » ce poste ou pas, si elle est « capable » ou pas, si elle sait « tenir » ses troupes ou pas mais ce qui m’apparait le plus vraisemblable, c’est que sa position ne lui permet pas d’être forte et que quoi qu’elle fasse elle aura toujours le troll aux fesses pour lui remettre les idées en place.

                        Et ce qui est vrai pour elle, l’est pour tous les autres (ministres) ce qui est une simple constatation de ce que NS dit lui-même concernant la gestion de son gouvernement et de ce que nous en voyons par ailleurs : Déclarations ministérielles quasi-systématiquement recalibrées voire carrément démenties par l’élysée on nage en plein marasme à tel point que Dati, Fillon et autres grandes figures de ce gouvernement fantoche m’indiffèrent complètement, maintenant on sait une chose : il faut attendre la conclusion de Sarkozy... et pour ce qui est du talent de tel ou tel ministre on pourra toujours repasser...


                        • Niamastrachno Niamastrachno 16 juillet 2007 13:57

                          Pour ce qui est de sa vie privée, je ne vois pas en quoi sa fonction serait incompatible avec les déboires judiciaires de sa famille... et en quoi c’est une « casserole » non-plus d’ailleurs...


                        • Hakim I. 16 juillet 2007 14:01

                          Dans le meilleur des mondes, oui, ces problèmes d’ordres privés n’ont pa a être mis en rapport avec sa fonction.

                          Seulement on parle politique, vous savez, petits arrangements, coup bas, calculs, manipulation, etc...


                        • Niamastrachno Niamastrachno 16 juillet 2007 14:15

                          oui oui bien-sûr mais avec ce genre de choses, tout le monde se trimbale une casserole... Si c’est pour faire des coups bas, vous pouvez être un saint, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous faire passer pour le dernière des ordures, c’est classique, pas besoin de ptits frères en taule pour çà !

                          Ceci dit la situation doit être assez cocasse, et le juge chargé de l’affaire légèrement embarassé...


                        • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 16 juillet 2007 13:59

                          J’aime bien SOS Racisme, quand on « malmène » un immigré c’est toujours du racisme, quand c’est un blanc c’est qu’il le méritait.

                          Comme si les personnes pouvaient ne pas être « mauvaise » du fait de leur de la couleur de leurs peaux, mais que victime de la rancune d’autre personne n’ayant pas la même couleur de peau.

                          Et après cela vient se plaindre que l’on juge les gens sur leurs couleurs de peau et non leur compétence, et quand cela se produit, ils viennent crier au racisme, en mettant volontairement en avant la différence de couleurs de peau.


                          • clairette 16 juillet 2007 14:00

                            @ l’auteur :

                            Article intéressant.

                            J’estime aussi que Mme Dati n’est en rien responsable de la conduite de ses frères (largement majeurs, si j’en vois leur âge...) et qu’il serait effectivement lamentable de remettre sa carrière en cause pour des faits qui n’ont rien à voir avec sa conduite personnelle !

                            Pas plus que la petite-fille de Maurice Papon (nous avons eu un article sur le sujet) ne devait être mise à l’écart de l’administration parce-que : petite-fille de son grand-père...

                            Pas plus que Mme Royal ne devait être mise en cause et sévèrement critiquée pour les faits (militaires) de son frère lors de l’affaire du Rainbow Varior...

                            Je trouve absolument lamentable que l’on impute à une personne les agissements de ses parents, de ses frères et soeurs ou de ses enfants !

                            Et plus la famille est nombreuse, plus on a de (mal)chances d’avoir des problèmes avec un de ses membres !

                            Je souhaite à Mme Dati qu’elle puisse poursuivre sereinement son projet de réforme ! C’est seulement là-dessus qu’il faudra la juger, et non sur les dérives de sa fratterie !


                            • Coriolan 16 juillet 2007 15:02

                              Oui ! Bravo Clairette !

                              Nouveau venu d’ailleurs et de loin, je suis ravi de me trouver ici parmi vous !

                              Longue vie à Rachida en dépit de son infortune.


                            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 16 juillet 2007 15:18

                              Entièrement d’accord avec Clairette et Coriolan.

                              Je suis soufflée par la minabilité d’une critique « politique » fouillant dans la vie privée de Rachida Dati (pas seulement celle de ses frères, dont effectivement elle n’est en rien responsable). Aussi ne traîne-t-elle selon moi, eu égard à ces affaires, aucune « casserole ».

                              Je lisais par ailleurs ce matin dans « Libération » une déclaration qu’elle a faite selon laquelle « on » était allé jusqu’à vérifier l’authenticité de ses diplômes !

                              Pour ce qui est de son cabinet, je m’estime personnellement bien en peine de pouvoir émettre la moindre « hypothèse ».

                              Sauf peut-être celle-ci : une femme de cette trempe, avec le parcours (et la sensibilité) qui est le sien, a probablement du caractère. Et ça n’a rien d’incompréhensible.

                              @ Pierre

                              Article fort riche, que je reviendrai lire plus en détail. Bien cordialement.


                            • Gazi BORAT 17 juillet 2007 06:32

                              @ cosmic dancer

                              « casseroles »

                              Je suis bien d’accord avec vous que des affaires touchant des proches d’un homme politique ne mettent pas en cause son honorabilité.

                              Il existe un précédent bien plus grave concernant les affaires touchant Charles Pasqua dans le domaine des stupéfiants et datant de l’époque où il officiait au SAC et, plus récemment, dans la gestion du PMU en Afrique de l’Ouest et qui ne l’ont pas empêché de devenir (un comble !) ministre de l’Intérieur.

                              Il n’empêche que je qualifie de « casseroles », ces affaires touchant de près Rachida Dati, étant donné la facilité avec laquelle celle-ci pourrait être attaqué sur ces sujets par la partie la plus conservatrice de notre monde politique.

                              Si quelqu’un est à blâmer, c’est bien Nicolas Sarkozy qui, étant donné sa position, ne pouvait ignorer le talon d’Achille de son mannequin dans la vitrine..

                              Pour bien préciser : j’ai un profond respect pour les compétences de Mme Dati, me fiche de son origine culturelle, et n’adhère cependant pas à ses idées politiques..

                              gAZi bORAt


                            • sophie sophie 17 juillet 2007 08:44

                              d’une femme politique, pas d’un homme


                            • Gazi BORAT 17 juillet 2007 13:36

                              @ sophie

                              Excellente remarque, tant il est vrai que la parité est encore loin d’être acquise.

                              Cependant, je préfère un ministre progressiste à une ministresse réactionnaire.. quelle que soit leurs origines..

                              gAZi bORAt


                            • Niamastrachno Niamastrachno 16 juillet 2007 14:23

                              Je ne suis pas d’accord : l’auteur précise bien que la mise en route des fonctions ministérielles est toujours affaire délicate. Il ne juge pas Dati, il pose des questions qui ont peu ou prou de rapport avec les élections mais surtout avec sa fonction et ses déboires ! Les élections c’est fini : maintenant, ce qu’il faut regarder ce qui se fait et par qui.

                              On ne peut pas nier que ce sont de vrais déboires tout de même ! (à part cette histoire de frangins qui ne m’intéresse pas du tout) Tous ses conseillers se font la malle et on est censés croire que c’est normal ??? La blague...

                              Faut pas prendre les gens pour des imbéciles ignorants aveugles... (en tout cas pas plus que nous le sommes)


                            • socrate socrate 16 juillet 2007 14:16

                              bonjour à tous, la réflexion de cet article est effectivement intéressante mais conduisent à deux conclusions :

                              1- rachida dati est bien sûr compétente et personne ne doit remettre en cause ceci a priori. On ne le pourra que dans plusieurs mois lors du bilan de son action.

                              2- il n’y a pas à proprement parler de conflit d’intérêt tant que la ministre ni n’intervient dans l’action de la justice en faveur de sa fratrie, ni en faisant promulguer des lois qui pourraient être en faveur de ses frères. ce n’est pas le cas pour le moment. je pense que si tel était le cas, on le saurait immédiatement vu que déjà elle n’a pas encore fait quoi que ce soit et on lui tombe dessus, alors si elle bougeait le petit doigt dans le mauvais sens...

                              3- il est possible que son caractère ait nui à ses relations avec les membres de son cabinet ministériel mais si les gens avec qui elle travaille ne suivent pas comme elle le souhaite ses objectifs, doit-elle les garder ?

                              4- penser que Sarkosy n’a souhaité nommer Dati comme ministre de la justice pour le « marketing électoral » et la jeter aux lions dès qu’il lui sera permis de le faire est d’une puérilité et d’un manque de sens des responsabilités dont je ne pense pas qu’il fasse preuve (cf quelques courageuses ruptures qu’il a montrées ces derniers temps)

                              5- la famille définit-elle forcément les compétences et l’honnêteté d’une personne ? non je ne le pense vraiment pas, sans quoi peu de personnes seraient à même d’exercer la profession qu’ils sont en train d’exercer.


                              • Formule4 16 juillet 2007 14:19

                                Cette histoire sortie tout droit du Grand Chapeau de Magicien ressemble à une mise en scène supplémentaire style : Regardez, malgré les liens familiaux et les agissements de ses frères, Mme Dati conforte la volonté du gouvernement de lutter contre la récidive.

                                Et de faire passer cette loi ridicule sur les peines plancher. Une loi contraire à l’article 132-24 du Code Pénal dont le Conseil Constitutionnel a fait un principe à valeur constitutionnelle, et contraire à l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme. Une nouvelle loi inutile et perverse, remise en cause par des criminologues et une partie du corps judiciaire, mais qui appartient au bestiaire maniaco-punitif de notre Président. Fruit de cette idée reçue : la punition rend l’être humain plus respectueux des lois.

                                Je reprends cette citation de Lerma un peu plus haut sur le fil : « La France est la terre des droits universels et aucun citoyen français n’accepterait de voir ses droits bafoués ».

                                Eh bien voilà, c’est fait.


                                • hurlevent 16 juillet 2007 14:22

                                  Cet article met en épingle des faits anondins pour raconter n’importe quoi. La conclusion est à mourir de rire :

                                  « Est-ce que cette cascade d’événements fâcheux, autour de la ministre, n’aura pas pour effet de remettre en cause sa crédibilité ? »

                                  En quoi le fait que 2 frères de Mme Dati soient coupables de délits est un événement fâcheux ? Mme Dati n’est aucunement responsable de sa famille, c’est indépendant de son poste de ministre.

                                  En quoi la démission de plusieurs de ses collaborateurs est-il un événement fâcheux ? A moins de souscrire au procès d’intention que fait l’auteur, sans aucune preuve, cet événement n’affecte en rien le travail de Mme Dati.

                                  En bref, l’auteur fait un procès d’intention et en tire ses conclusions. Baser des conclusions sur des faits erronés, ça n’avance à rien.


                                  • Flo2105 16 juillet 2007 14:24

                                    Je suis profondement choqué, par ceux qui voit dans la nomination au gouvernement de « minorité visible » un argument de propagande du président Sarkozy.

                                    Il est en effet pénible que ceux même qui demande plus d’intégration, soit les premiers à fustiger ces nominations. Y-aurait il un syndrome en France voulant que les minorités ne soit au choix que victimes ou marionnettes du systéme ?

                                    Jamais en france il n’y a eu de gouvernement plus cosmopolite, et jamais le FN n’a été aussi bas.Il faudrai arrété de croire que la France est malade du racisme et incapable de fédérer des individues de couleur différente.

                                    Mme Dati me parait on ne peu plus qualifié pour son poste, et ne doit en aucun cas faire l’objet de critique sur son origine ou sur les activités des membres de sa famille !


                                    • noireb 16 juillet 2007 16:25

                                      Il faut bien rentrer les doigts dans la marionnette pour la controler.

                                      ... smiley j’ai honte de sortir des blagues aussi orduriere...


                                    • Le Panda Le Panda 16 juillet 2007 14:52

                                      Pierre,

                                      La démonstration est faite de ton habile façon de faire la féria smiley

                                      Tes réponses en rafale, dommage perdent un peu le lecteur, car on trouve des amalgames sur des commentaires différents.

                                      Personne tout du moins en ce qui me concerne ne parle de jugement, tu fais un constat orienté smiley

                                      Le plus simple reste de bien vouloir croire que Rachida Dati comme tous les politiques sans exception se trouve sur un siége ejectable. On ne peut pas tuer « la rumeur publique » et ceux qui n’ont pas eu à en pâtir, me jetent la 1er pierre.

                                      L’article reste d’Excellente facture, Pierre aucun doute tu es égal à toi-même, mais une question après l’autre, comme dans certaines émissions, et celle ou l’on tente de monnayer ses connaissances : Voulez-vous gagner des millions ?

                                      Je pense que Rachida Dali paiera à un moment ou l’autre cetaines frasques ;par défaut de Joker, tu passes l’écrit à +10, l’oral serait un plus dur, le support n’étant plus les autres.

                                      Le Panda

                                      Patrick Juan.


                                      • snoopy86 16 juillet 2007 15:33

                                        @ l’auteur

                                        Pierre, je ne vous cache pas que votre article me déçoit car il recèle des sous-entendus qui ne me semblent pas trés sains. Vous nous aviez habitué à autre chose.

                                        L’allusion aux frères de madame Dati me semble tout aussi malsaine que le quasi lynchage de Jack Lang à une certaine époque.

                                        Les changements à « son » cabinet sont on ne plus normaux : elle impose des gens en qui elle a confiance à la place de ceux de son prédécesseur...

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