Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Rachida Dati et le modèle américain

Rachida Dati et le modèle américain

On sait notre ministre de la Justice empêtrée actuellement dans un problème dans lequel son supérieur hiérarchique l’a plongée. On sait aussi ses maladresses, parmi lesquelles figure sans nul doute une bien trop grande estime de soi, et un parcours qui laisse des zones d’ombre qui déplaisent à un pays à qui on a promis « je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas ». Eh bien qu’elle se rassure : elle n’est pas la seule désormais. Aux Etats-Unis, terre d’accueil pour les « Américaines venues d’ailleurs », surtout si elles le sont d’origine, une autre personnalité promise à un grand avenir a elle aussi entamé sérieusement son crédit, au point d’avoir à se retirer bientôt de la scène politique à 56 ans, après avoir fait la une des journaux et des émissions de télévision pendant des années. Jeannine Ferris Pirro, elle s’appelle, et elle aussi avait de l’ambition à revendre.

"Smart, glamorous, and ferociously self-promoting" comme ils disent là-bas, à savoir "plutôt jolie", même pas mal (à 40 ans disons, beaucoup moins maintenant !) pour certains et "se battant furieusement... pour sa propre promotion", en étalant sur son site de campagne ses "capacités", son "expérience" pour "combattre" une foule de dysfonctionnements du pays, qui vont, je cite sa page web de candidate-procureur, "de la fraude médicale aux prédateurs sexuels en passant par les gangs et la drogue, la corruption publique, la fraude à la consommation" et ouf, "les crimes contre... l’environnement". N’en jetez plus la coupe est pleine. On dirait un catalogue... "rachidien", contenu tout entier, lui, dans une déclaration d’intention lue avec peine devant les magistrats il y a quelques semaines. Chez Pirro, ça devient un livre, intitulé pompeusement Punir et protéger. En sous titre : "mon combat contre un système qui surprotège les criminels". Voilà qui sonne très... sarkozien. Le livre décrit un univers sombre, très sombre, d’où émerge un beau chevalier blanc, immaculé. Ou plutôt une Jeanne d’Arc à l’américaine : une Jeanine, plutôt. Qui en profite pour préciser qu’avant elle, il n’y avait que des hommes à ce poste. Exactement comme Rachida.

Notre femme avait jusqu’ici réalisé un beau parcours, aboutissant aujourd’hui à ce qu’on peut déjà appeler une vraie PirroMania en 2005, au point de briguer le poste d’Attorney General de l’Etat de New York en 2006, mission presque atteinte le 7 novembre de l’année, où elle devient la candidate officielle des républicains... pour perdre en beauté devant le démocrate Andrew Cuomo. Ce n’était pas faute d’être apparue à la télévision : Pirro avait trouvé comme astuce d’être la spécialiste juridique chez FoxNews, un moyen très efficace d’être présente dans la petite lucarne pour un oui ou pour un non. Parlant chaque soir ou presque de tout et de n’importe qui. “This sentence is very appropriate. It’s within the legal guidelines”, dit-elle quand on tente de mettre Paris Hilton à l’ombre pour quelques jours. Elle ne prend alors aucun risque, une forte majorité d’Américains est d’accord pour embastiller l’écervelée la plus célèbre du monde ! Etre avant tout dans le sens du poil de l’électorat, le secret de la réussite des arrivistes en politique.

Fille issue d’une famille d’origine libanaise, Pirro avait comme père un vendeur de caravanes et comme mère un modèle de prêt à porter. La famille middle class, quoi. Dès 15 ans, Jeanine force l’admiration de son entourage en déclarant vouloir devenir juge, tout le monde étant sidéré par sa ténacité et ses convictions. A la Rachida, en quelque sorte. Mariée en 1975 (à 24 ans donc) à un homme, un avocat d’affaires devenu milliardaire lié à Donald Trump, plutôt instable, menant une vie plutôt légère qui aboutira à une première maîtresse, puis un seconde, avec laquelle il aura un enfant, qu’il sera bien obligé de reconnaître en 98, avec test ADN à l’appui. Une vie maritale fantomatique, donc, passée à la trappe du service de communication de Jeanine Ferris Pirro, tout dévolu à louer sa belle carrière "sans accrocs" : assistante tout d’abord d’un juge en 78 (à 27 ans), juge elle-même en 89 - la première femme à accéder à ce poste - et District Attorney (l’équivalent du procureur français) en 93, encore une fois une première pour une femme. Etranges similitudes encore. C’est alors qu’elle choisit d’apparaître à la télévision dans des émissions célèbres telles que le Larry King Live ou Nightline. Soignant son look dans le détail (chirurgicalement ?), elle parvient même à se faire élire parmi les "50 plus belles personnes en 1997". Elle la joue "people", et plutôt à fond, hantant dès lors dîners et conférences, réceptions ou cocktails. Des réceptions gargantuesques dans sa villa de 1,7 million de dollars, à 40 000 dollars d’équipement de protection électronique, ou elle apparaît parfois de façon... surprenante et provocatrice : "Jeanine is there in this Miss Kitty bustier and black fishnet stockings and high heels dancing the Macarena", note un observateur, qui lui fait remarquer que ce n’est pas le bon moyen pour devenir gouverneur, son ambition à la cinquantaine, à qui elle répond du tac au tac "qui ça regarde ?" Déjà bien sûre d’elle, bien trop sûre. La maison Pirro étale toujours une jolie façade, mais l’intérieur est moins ragoûtant. La politique la tente bien une première fois en 1986, un peu trop tôt, c’est le bide complet. Elle tente alors en 2006 de se faire élire sénateur de l’Etat de New York. Mais mal soutenue par son propre parti, elle doit jeter l’éponge avant la fin même de l’élection. Il faut dire qu’elle émaille sa campagne de superbes gaffes, comme celle d’avoir oublié la dixième page d’un discours et de rester totalement muette pendant plus de 30 secondes, juste après avoir proncé le nom de sa rivale... Elle y gagnera le ridicule et un surnom : Jeanine Speechless (toutes les vidéos du net la montrant ont disparu depuis, ou presque, à la Balkany !). Ou la plus belle, le jour où elle affirme que sa campagne électorale va jusqu’aux frontières avec l’Ohio... l’état de New York n’en ayant aucune avec. Le lendemain, elle trouve sur son bureau la carte de l’état de New York, envoyée par son facétieux concurrent démocrate, hilare. A mi-chemin donc entre Roselyne Bachelot (les gaffes) et Rachida Dati (le look, le goût du luxe, des cocktails mondains et une ambition démesurée). Parfois, elle va plus loin encore : en 1996, un individu Richard Sacchi Jr, tue un policier, s’enfuit et et se réfugie chez sa propre grand-mère qu’il menace de tuer. Elle intervient en direct en consultante TV en annonçant que pour elle, l’homme "mérite la peine de mort". Alors que les policiers sur place tentent toujours de négocier avec lui. On retrouvera la grand-mère assassinée et l’homme suicidé. Pour le bonheur pourrait-on dire de Jeanine, qu’on aurait pu alors accuser d’incitation au meurtre. Mais ce qui la plombe le plus, en fait, c’est un comportement général, celui d’une arriviste prête à tout pour réussir, aimant vivre dans le luxe en se présentant tous les soirs à la télévision comme le défenseur des pauvres et des opprimés. Car des handicaps, elle en a, pourtant. Et de sérieux.

D’abord son mari, oublié des médias grâce à l’agence de communication de sa femme, un vrai boulet électoral : accusé en 2000 d’avoir oublié de déclarer 1 milion de dolllars de revenus, les juges se faisant un malin plaisir de lui rappeler une facture "oubliée" de 123 000 dollars pour l’achat... d’une Ferrari (elle-même roulant alors en Mercedes gros modèle, sa mère possédant la seconde). Il écopera de 11 mois de prison et sera même rayé du barreau en 2004. Pour s’en défendre, Pirro tentera bien d’expliquer à la presse, le jour de la révélation du scandale, que "chez elle, elle n’était pas au courant". Selon elle, en effet, leur mode de vie matrimonial ("on ne se parlait plus à table") l’empêchait de connaître les arcanes des affaires de son propre mari. C’est comme ça aussi sans doute, par le tribunal, qu’elle apprendra aussi que celui-ci, mis sur écoute par le FBI sera pris en flagrant délit de tentative de corruption d’avec un gangster connu, et pas des moindres : Gregory DePalma ! Un mariage qui, extérieurement pourtant, garde toutes les apparences. Comme quoi de vivre maritalement ou en concubinage avec un milliardaire, ça ne favorise pas toujours l’ascenceur social. Autre coïncidence encore avec le pouvoir et les médias actuels, en France ?

Ensuite, elle-même, passablement autoritaire, faisant fort peu de cas des gens qui collaborent avec elle (encore un parallèle ?) et surtout... aussi corrompue que son mari. A un point exceptionnel, puisqu’en qualité de procureur, elle fera envoyer à ce mari volage deux agents pour l’aider à discréditer la mère de son enfant illégitime (âgée de 17 ans aujourd’hui), afin qu’il ne doive pas payer la pension alimentaire de la gamine. Faut oser ! En ce qui concerne toujours son mari, elle jouera sur les deux tableaux, demandant à un personnage célèbre et trouble de l’univers Bushien, Bernard Kerik de suivre ce mari adultère pour le prendre en flagrant délit (sur son bateau, sur lequel il apposera une balise GPS). Kerik est un ancien repris de justice devenu commissaire de New York (?) et brièvement directeur du Homeland Security (disons ministre de l’Intérieur pour simplifier), avant d’aller entraîner la police irakienne (?). Un superbe cas d’espèce, dira-t-on. Pas pire, remarquez que le sulfureux Charles Pasqua en France ! Aujourd’hui, Kerik plombe sévèrement la candidature de Rudolf Gulliani : sur ABC, on présente ainsi l’individu "un bon nombre de candidats ont des squelettes dans les placards, Gulliani en a un, mais il est vivant". S’il perd l’élection il saura au moins à cause de qui. Ensuite, Kerik, en fuite, s’est rendu aux autorités le 9 novembre de cette année, il risque gros pour avoir accepté de faire refaire sa maison avec l’argent des contribuables new-yorkais (et par un société mafieuse !). Plomber Gulliani, mais aussi déstabiliser et décridibiliser Pirro, présentée comme une madame propre de la justice américaine.

Politiquement, sans surprise, elle est de droite. Ces derniers temps, elle avait même pris MySpace en grippe, l’accusant de servir de relais à la pédophilie. Une droite pourtant décomplexée, qui est partisane de l’homosexualité et de l’avortement (avec des restrictions), ce qui en fait un vrai OVNI au parti républicain. Un parti qui s’appuie sur ses succès en ce qui concerne le lutte contre la violence ou la protection de l’enfance, ou les droits des femmes battues, un de ses dadas de campagne. Une droite qui reste aussi conservatrice sur un sujet fondamental aux Etats-Unis, et bien dans ses bottes, car Pirro est évidemment favorable à la peine de mort. Quitte parfois à commettre l’irréparable, auquel va échapper de peu un de ses administrés. En 1989, elle envoie en prison à vie un jeune étudiant de 16 ans ; Jeffrey Deskovic, coupable selon l’accusation du meurtre par étranglement et du viol de son amie de classe, malgré ses dénégations répétées. Deskovic est barbu et... musulman. Il est arrivé en retard le lendemain à l’école, ça suffit pour en faire un coupable idéal. Il subit 9 heures d’interrogatoire, où on le retrouve recroquevillé sous une table, traumatisé. On a bien fait une prise de son ADN, qui révèle qu’il n’est pas le violeur. Mais un jury populaire le déclare en 1991 quand même meutrier. Seize ans après les faits, en pleine campagne pour son poste de Sénateur, Pirro, le procureur qui l’a envoyé en prison se fait violemment tacler par des activistes du mouvement Innocence Project, qui ont refait analyser le sperme prélévé sur la victime et l’ont comparé au fichier fédéral, ce que visiblement Pirro n’avait pas pris la peine de faire. Il nomme directement Steven Cunningham, alors en prison pour le meurtre de la sœur de sa propre petite amie, un Cunningham qui avoue aussitôt le crime ! Jeskovic avait demandé à plusieurs reprises à être reçu par Pirro. il n’avait pas les moyens de se payer un avocat. “She knew I had no money for a lawyer,”raconte-t-il à sa sortie de prison “So, in other words, what she was telling me was : ‘I’ve got no time for you. It’s over. That’s shut. That’s it."Je n’ai pas de temps à vous consacrer, le dossier est clos", lui avait-elle répondu du haut de son dédain : 16 ans à croupir innocent, pendant que la responsable de son procès faisait la fête chaque semaine dans sa luxueuse villa. Le jour de sa libération, Pirro n’est pas là non plus : elle fait une conférence le matin sur la peine de mort... et passe l’après midi à l’ONU pour marquer son soutien à Israël. Ce n’est pas la première fois qu’elle l’affiche aussi ouvertement. Sur son site de campagne, on la voit en photo devant un half-track du Golan, vestige de la guerre des 6 jours. Cela s’appelle entretenir un électorat, ou un lobby, très puissant à New York davantage que de réelles convictions (elle est catholique pratiquante).

Dernièrement, un dernier scandale semble définitivement sceller son irrésistible ascension. Certains y voient d’ailleurs une profonde légèreté, ou une irresponsabilité totale. Pour une magistrate, ça la fiche mal. Non contente d’être procureur, en effet, elle avait aussi une petite boutique de fabrication de bijoux, "JP Styles Inc"., où elle était dit-elle... seule fabricante, à laisser croire qu’il ’s’agissait d’un hobby du soir après le travail "avec seulement du fil et des aiguilles", raille la presse. Le hic, c’est que les impôts ont trouvé que les bijoux rapportaient, en centaines de dollars chacun, et qu’il y en avait pas mal, non déclarés bien entendu. Pour parfaire le tout, Pirro déclare candidement aux autorités que les bénéfices de la vente de ses bijoux devaient aller à une association caritative, My Sisters’ Place, une maison d’accueil pour femmes battues (toujours le côté sentimental, invariable chez cette prétentieuse née). L’association, jointe, cite bien un seul don de 1 475 dollars en 2003 (déductibles d’impôts !), mais c’est tout. Une misère, pour Pirro la millionnaire.

Trop gourmande, Pirro aura tout simplement été trop gourmande. Reine de la nuit et des dîners en ville autrefois, faisant du vélo le jour, et même un bisou au mari (?) volage le soir, pour préserver la façade, présente partout dans les médias, mais aujourd’hui sur le déclin. A tous les niveaux. Même au point de vue chirurgie esthétique, elle a voulu trop en faire. Voilà comment la décrit un blogger, en 2007, après une visite chez Neiman Marcus (un designer en mode et bijoux, qu’elle avait joint pour distribuer les siens) : "Up close and personal, Pirro is about as taut and surgeried up as one person can be. In fact she is pretty terrifying". Vouloir trop en faire et en vouloir trop en même temps... ça vous détruit votre homme. En l’occurence ici, une femme qui a rêvé éveillée un peu trop longtemps semble-t-il. Plus dure sera donc sa chute, désormais en cours, et inéluctable. La chute de la maison Pirro est programmée, et rien ne l’arrêtera plus. Les médias américains démonteront l’icône médiatique plus vite qu’ils ne l’ont construite, soyons-en sûr.

Son successeur dans son comté de Westchester, une autre femme, Janet DiFiore, le 8 janvier 2006, n’a pas eu un seul mot pour elle. Logique, c’est elle qui a dû s’excuser et non Pirro lors de la découverte de l’innocence de Deskovic. "Janet DiFiore acted quickly when we asked for DNA testing to get a database hit," dira plus tard le responsable d’Innocence Project. De la part de Pirro, pas un seul mot d’excuses ni de contrition. Encore une adepte de la non-repentance, sans doute. Similitude toujours. Elle avait toujours bloqué les demandes de réouverture d’enquête, en fait, restant droite campée sur sa conviction seule, chose que son successeur n’a pas voulu faire. Certains de ses employés avaient la gorge serrée pourtant, regrettant l’énergie de la précédente... et en oubliant déjà ses déboires actuels. Et en rappelant que Pirro avait proposé de maintenir en détention les accusés les plus violents en matière d’agression sexuelle, même après leur condamnation, une proposition qui fait étrangement écho à celle proposée récemment par un président français. L’intéressée se drapant à nouveau dans un élan émotionnel "j’ai toujours voulu protéger les innocents" à faire pleurer dans les chaumières. Quitte à prendre quelques largesses avec l’éthique et vivre dans un luxe ostentatoire ? Un engagement pris, selon elle, le jour où un gamin de 9 ans est venu témoigner devant elle, racontant le meutre qu’il avait vécu. Encore du pathos, pourrait-on ajouter. La mode actuelle comme méthode de travail. Elle en avait conclu "qu’ on en faisait pas encore assez pour les victimes", là encore un drôle d’écho en ce qu’on peut entendre depuis quelque temps dans la bouche de Rachida Dati et de Nicolas Sarkozy, tous deux déjà tout acquis à cette cause facile et électoraliste (cf. l’affaire Dupuy). Aujourd’hui, Pirro a perdu son poste, n’a pas été réélue dans son district, s’apprête à enterrer définitivement sa carrière politique, après pourtant avoir rêvé un temps au plus haut poste dans le pays (et tenter même de combattre à New York la coriace Hillary Clinton).

Notre président, qui prend si souvent l’Amérique en modèle, devrait donc se méfier. Dans ce pays, il y a aussi des exemples à ne pas suivre. Le prototype Pirro n’a pas a être importé, et encore moins à être copié. Son échec final démontre avec brio les limites de l’usage inconsidéré de la démagogie en politique. Souhaitons à Rachida Dati que ce soit l’échec de Jeanine Pirro qui lui serve d’exemple, et non son irrésistible ascension.

Documents joints à cet article

Rachida Dati et le modèle américain Rachida Dati et le modèle américain Rachida Dati et le modèle américain

Moyenne des avis sur cet article :  3.83/5   (48 votes)




Réagissez à l'article

228 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 22 novembre 2007 16:39

    Nous ne serions que des copieurs ?

    Un canon, en tout cas, de quoi faire frétiller un caniche pornographe....

    Donc joli physique et discours néocons....

    Effectivement, ça rappelle quelque chose.


    • morice morice 22 novembre 2007 16:46

      Canon ? Expliquez moi Mr Péripate ? J’en suis resté hier soir à un machin sous emballage, je ne comprends pas très bien. Selon vous, DONC, Dati est aussi, euh... « canon » ?


      • morice morice 22 novembre 2007 16:50

        Visiblement, Péripate n’a pas cliqué sur le lien « chirurgie esthétique »...


      • morice morice 22 novembre 2007 16:55

        Ça vous apprendra à lire en travers : on s"échine à mettre des SOURCES (suivez on regard) bingo, on les utilise pas ! rageant (rires !). Merci de votre contribution. Le chewing gum de basket devrait pas tarder à sévir là..


      • Odal GOLD Odal GOLD 5 décembre 2007 20:27

        Le modèle américain de Rachida Dati, ce n’est pas cette Jeanine Pirro, mais plutôt la guerrière Condoleezza Rice.

         

         

         

        Elle n’est pas là pour amuser la galerie sur quelques cas de police mineure. Rachida Dati, comme de Condoleezza Rice, est là pour être l’étendard et le bras armé d’une guerre.

         

         

         

        La guerre de Condoleezza Rice  a été (grâce au 11 Sept) l’Iraq. Grâce à elle, les Etats-Unis ont maintenant leurs Patriot Acts. Grâce à elle, aux US du 21ème siècle, sur simple soupçon de terrorisme, on peut maintenant être enfermé sans assistance d’un avocat, d’un juge, sans connaître ce qui vous est reproché, indéfiniment, sans contact ni droit au moindre coup de téléphone, puis légalement torturé, et puis (éventuellement) relâché sans explication.

         

         

        Vous ne le saviez donc pas ?

         

         

         

         

         

        La guerre qui se prépare, avec Rachida Dati comme étendard et comme bras armé, est celle qui se prépare contre la Justice française.

         

         

         

        La Justice française de Rachida Dati, c’est un peu la 4ème dimension (grâce à elle, nous ne sommes pas aujourd’hui dans la pire des républiques bananières), et par sa taille elle vaut bien l’Irak de de Condoleezza Rice.

        Prenons que cette image sur ce bout de terre française, qui se nomme notre Justice, est bien vue quelque part.

         

         

         

        Aux Etats-Unis, il y a l’ancienne minorité noire (avec ses ghettos attirants pour les bobos, mais jamais habités par les bobos).

        En France, il y a l’ancienne minorité maghrébine (les gens au pouvoir ont toujours pour elle des mots compréhensifs, parce qu’ils ne sont pas toujours rassurés par les réactions des quartiers et des anciennes colonies - c’est comme ça qu’ils marchent nos dominants).

         

         

         

        Bush et Sarkozy sont des gens moraux, comme chacun sait. Des mercenaires issus des minorités, c’est doublement rassurant pour des gens moraux qui ne veulent de référence dans ce monde que celle leur argent (non, ils ne sont pas plus compliqués que ça).

         

         

         

         

         

        Les conséquences attendus par Sarkozy-Bush sont les mêmes : une guerre terrible pleine de vindictes, de mensonges, de propagande, d’Abou Grahim -  avec comme conséquence le démantèlement de notre ordre républicain laïc, le retour des fanatisme religieux (la Justice Française est laïque, comme l’était l’Irak de Saddam), et comme objectif des genres de Patriot Act voulant abolir : toute espèce d’aléatoire amusant dans le jeu social.

         

         

         

         

         

        Dites-moi que je ne vois pas bien les choses et que j’ai trop d’imagination (un coté un peu Mai 68) !

         

        > http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-543302.html

         

         


      • Le péripate Le péripate 22 novembre 2007 16:48

        Non ? Je trouve, mais, bien sûr, ça n’engage que moi.


        • Le péripate Le péripate 22 novembre 2007 16:50

          Et pour le caniche pornographe, je suis étonné qu’il ne soit pas encore venu pisser partout ici smiley


        • Le péripate Le péripate 22 novembre 2007 16:52

          Arghhhhhhh....... en effet, je n’avais pas cliqué....


        • morice morice 22 novembre 2007 17:05

          Mr Jacob, sans vous décevoir, notre président, en ce moment , s’occupe plutôt de voitures italiennes rouges avec un cheval noir dessus. Tapez son nom sur Wikepedia et faites « cache ». Vous allez voir, c’est magique.


          • Wlad Wlad 23 novembre 2007 14:50

            Euh... que faut-il y voir ?


          • drzz drzz 22 novembre 2007 20:12

            L’Américaine est tellement refaite on dirait la gomme dans le film « Rabbi Jacob »...

            drzz http://leblogdrzz.over-blog.com


            • morice morice 22 novembre 2007 20:13

              Pirro, elle s’appelle, Pirro. Refaite du haut en bas y paraît.


              • morice morice 22 novembre 2007 20:15

                Bienvenue chez Reagan ! (drzz, le seul neo-con français du Net). Toujours des commentaires politiques pointus.


              • morice morice 22 novembre 2007 20:43

                Calmos, toujours aussi finaud : prouve-moi la chirurgie esthétique chez Royal. On te parle de Dati ici comme exemple, pas de Royal. Qui ne prend pas de « e ». Tu écris Sarkozi ?


              • morice morice 22 novembre 2007 21:20

                Ce qui me rassure, avec l’extrême droite c’est qu’elle reste macho. Ce soir, documentaire à la TV sur Jean-Marie en tortureur, à ne pas rater...


              • snoopy86 22 novembre 2007 22:10

                Salut Calmos

                Et pour Hollande tu enlèves le « e » à branlée


              • nessoux 23 novembre 2007 11:26

                Hé, vous oubliez Momo (et Bonnet) dans la liste des serials-loosers.

                D’une mauvaise foi à toute épreuve, aigris et prétentieux au point de se présenter comme des résistants. Passez-moi une bassine je vais vomir...


              • Gazi BORAT 23 novembre 2007 16:20

                Et, dans la série looser, je voudrais le grand-pêre Jean Marie !

                gAZi bORAt


              • morice morice 26 novembre 2007 09:15

                par Seb59 « Cette filliation peut expliquer le coté fasciste de la clique gauchiste »... ce qu’il ya de bien et de rassurant avec l’extrême droite, c’est la permanence de son vocabulaire : aujourd’hui, le mot « clique ». Nous devrions logiquement avoir bientôt « coco », puis « bolchevik »(sic) etc.... Qui a dit que cette option politique était... réactionnnaire ?


              • seespan 22 novembre 2007 20:51

                @ morice

                Article superbement referencé comme d’habitude. Mais sur le fond tu te rapproche dangeureusement du style westien du suivit de la campagne US, le coté anti sarko en plus bien entendus.

                Fait attention morice on commence comme ça en se disant que ce n’est rien qu’un passe temps, ensuite on se dit qu’un site sur myspace c’est cool et que ma fois quelque photos retouchées ça donne du style. Puis c’est la decheance, on veut reagir a tout les articles, tout les commentaire, tout le temps ,plusieur fois d’affilé. On sens comme une irresistible envie d’occuper le terrain, d’etre sur tout les front a la fois, de se demultiplier ( peut etre influencé par un petit nerveux ). A partir de la ç’est la fin, on franchit la derniere etape dont je le crains ton article est un signe annonciateur, on tombe dans le legale.

                Morice je m’inquiete pour toit ....


                • morice morice 22 novembre 2007 21:14

                  Pas de problèmes : j’explique pourquoi parfois une présence importante et parfois le néant pendant des semaines : je suis mon propre patron dans l’informatique, installe et forme les gens, ou parfois rédige des audits ou des ouvrages de formation. Après plusieurs semaines intenses d’installation, je rédige aujourdhui chez moi. Et donc j’ai davantage de temps. Dans quelques semaines ce sera à nouveau l’inverse. Comme ça, pas de danger, je ne pourrais pas faire mon Demian. J’ai pas mal de rédactions en stock, demain logiquement ça va faire mal dans le Landerneau politique. Et après plus rien, pendant « X temps ». J’essaierai de varier les genres, avec des choses concernant l’aviation notamment, et la géologie. En ce moment, c’est plutôt politique il est vrai. L’article sur Pirro est un pur hasard : je cherchais un document sur le nouvel e-book de Bezos, une m.. infinie, et je suis tombé sur la photo où elle est en tailleur jaune, avec comme titre « la chute d’un star ». Bizarre, j’ai bûché un peu pour m’apercevoir qu’elle avait effectivement un sacré pédigré, et le reste est venu tout seul. Compter environ 4 jours, ça a été rédigé du 6 au 10, et c’était au frigo chez Agoravox depuis cette date.


                • seespan 22 novembre 2007 21:20

                  @ morice

                  Comme dit hiers si tu veus voir un e-book qui est un succés commerciale.

                  http://irextechnologies.com/

                  Ne confond pas le systeme d’affichage ( qui est valide ) avec une machine mal foutue et encore plus mal programmée ( pour les machines que tu sembles connaitre ).


                • seespan 22 novembre 2007 21:29

                  @ morice

                  « ça a été rédigé du 6 au 10, et c’était au frigo chez Agoravox depuis cette date »

                  Ca fait de l’attente. Cela dit je doute que se soit les articles quasi quotidiens de demian qui en soit responsable. Vous n’occuper pas vraiment la meme niche ecologique a agora.


                • morice morice 22 novembre 2007 21:34

                  Seespan, si on peut ne pas CONFONDRE les endroits des posts, ce sera bien aussi. Report vers l’article sur Darcos, ou j’ai parlé en long et en large de tous les appareils. Revenons-en à Pirro, si tu le veux bien.


                • morice morice 22 novembre 2007 21:35

                  Non, mais là j’ai pas compris pourquoi les retenir aussi longtemps.


                • seespan 22 novembre 2007 21:45

                  @ morice

                  Peut etre qu’il y a un quota d’article suivant les sujets present en meme temps ( economie, politique etrangere, sport, ect ect ).

                  Dans ce cas la les articles de demian en sont probablement la cause, vue qu’il nous a fait de la politique US a repetition c’est dernier temps.


                • morice morice 22 novembre 2007 21:58

                  Non, je ne pense pas. Il a beau être un chewing-gum, on arrive à le décoller..La preuve.


                • morice morice 22 novembre 2007 22:08

                  Non, je ne pense pas non plus. Pirro, il aurait pu la voir, elle s’étale depuis des semaines cette affaire. Et comme Kerik est dans le coup, et qu’elle a croisé le fer avec Clinton, j’étais persuadé qu’il en parlerait ? Ben pas.


                • morice morice 22 novembre 2007 22:49

                  Pas de crainte : on lui a intimé l’ordre de se taire... merci de me prévenir, Calmos, ta mansuétude me touche profondément, si, si... oublie pas de prévenir l’autre en même temps, sinon ça ne sera pas aussi drôle..


                • snoopy86 22 novembre 2007 22:55

                  @Calmos

                  Crois tu Demian capable de confondre Morice et Zara ?


                  • morice morice 22 novembre 2007 23:02

                    Ne condondez pas cannibalisme et végétarisme, cher ami.


                  • snoopy86 22 novembre 2007 23:08

                    @ Momo

                    Ce n’est pas tout à fait à celà que je pensais...

                    Mais je suis volontiers graveleux..


                  • morice morice 22 novembre 2007 23:10

                    Subtiles remarques, Armand, et je vous en remercie. Il est vrai que la démonstration se heurte à cette différence : mais dans ce cas, c’est pire encore pour Rachida, qui, selon vous n’a pas fait de long parcours à des postes clés présentables. Logiquement, demain vous devriez le constater davantage ici-même. Elle n’a pas en effet le background de Pirro, tout en sachant que là-bas, le poste qu’elle occupait, la Pirro, est dû aussi à une élection, et non à des diplômes. Un peu comme les shérifs, qui aux States, défendent toujours la classe moyenne pour être certains d’être réélus. Comme voix de son maître, vous oubliez Lagarde, la plus à droite de ce gouvernement d’opérette. Les deux inexistantes étant Bachelot et Boutin. Remarquez ça vaut mieux, faur pas trop qu’elles parlent. Surtout la seconde.


                  • morice morice 22 novembre 2007 23:10

                    Subtiles remarques, Armand, et je vous en remercie. Il est vrai que la démonstration se heurte à cette différence : mais dans ce cas, c’est pire encore pour Rachida, qui, selon vous n’a pas fait de long parcours à des postes clés présentables. Logiquement, demain vous devriez le constater davantage ici-même. Elle n’a pas en effet le background de Pirro, tout en sachant que là-bas, le poste qu’elle occupait, la Pirro, est dû aussi à une élection, et non à des diplômes. Un peu comme les shérifs, qui aux States, défendent toujours la classe moyenne pour être certains d’être réélus. Comme voix de son maître, vous oubliez Lagarde, la plus à droite de ce gouvernement d’opérette. Les deux inexistantes étant Bachelot et Boutin. Remarquez ça vaut mieux, faur pas trop qu’elles parlent. Surtout la seconde.


                  • morice morice 22 novembre 2007 23:29

                    Calmos, au lieu de retenir le nombre de conneries débitées, PROPOSE une idée. Pour les reprises de volée, t’inquiètes pas, 50 ans de foot, ça le fait aussi. Puskas, Didi, Vava, Pelé, et hop, le West satellisé. Le problème c’est que je pense qu’il va bientôt retomber dans notre atmosphère. Maintenant si t’en revenais une fois dans ta vie au contenu de de qu’on raconte, là aussi, on serait pas obligé de te botter le train. Fallait pas commencer Rugby le sport des battus.


                  • snoopy86 22 novembre 2007 23:37

                    Salut Calmos

                    Je crains que sur Agoravox, il ne leur faille le casque, le psy, le sophrologue, le principe de précaution et le conseiller en communication avant d’entrer en mêlée...

                    Ce que j’accorde à Morice et à ses potes, c’est que dans les banlieues « rouges » il y avait aussi des gars qui n’avaient pas froid aux yeux et qui savaient boire de la bière aprés le match..

                    Maintenant, je ne sais plus


                  • snoopy86 22 novembre 2007 23:40

                    @ Calmos

                    Pour Demian t’as raison, mais c’est un truc de vieux réac.

                    Les gars comme Momo, quand tu leurs mes des tartes ils invoquent les droits de l’homme mais pensent rarement à les rendre...


                  • morice morice 23 novembre 2007 00:15

                    Snoopy, ne cherche pas le momo qui sommeille en moi. Quand tu descendras l’Afflighem plus vite que ton ombre on en reparlera, et j’en doute. Comme je doute que tu puisses DISCUTER du contenu du texte. Finalement, des Demian qui polluent pour ne RIEN dire, il y en a plus que prévu, chez Agoravox. Seespan et Armand, je crois que demain vous allez adorer Agoravox.. Fourbissez vos claviers, ça va saigner et vous avez déjà une petite idée du sujet...


                  • armand armand 22 novembre 2007 23:01

                    Je crois qu’on oublie une différence fondamentale : la Pirro a fait ses armes dans le système, s’en est servi, appuyant sur tous les boutons qu’il fallait. Dati ne doit son ascension qu’à la seule faveur présidentielle, et se drape constamment, dès qu’elle se sent interpellée, dans son rôle de ’missa dominica’ de Sarko 1er. Car elle n’a ni l’expérience, ni la carrière qui eussent pu en faire une ministrable. Sa seule légitimité est celle d’être choisie par celui qui estime que son pseudo-plébiscite à 54% lui donne le droit de renverser les corps constitués, pratiquer la ’rupture’ - tout d’abord générationnelle, en promouvant de jeunes inconnus.

                    Il est flagrant qu’une issue acceptable à la crise des régimes spéciaux devra beaucoup aux talents de Xavier Bertrand. J’augure mal, en revanche, des conflits de justice et d’éducation avec des ministres jeunes et inexpérimentées comme Dati et Pécresse, toutes deux, exclusivement, les ’voix de leur maître’.


                    • seespan 22 novembre 2007 23:59

                      @ armand

                      Tres bonne remarque, je crois que dans le cas de Dati sa nomination avait aussi pour but de faire passer un message au milieu judiciaire avec lequel sarkozy est rentré tres tot en conflit ( invocation du laxisme des juges dans les cas de recidives mediatisé notamaent ).

                      Quand tu mes a la tete d’un ministere quelqu’un sans aucune experience et qui a de forte chance de soulever une opposition par sa simple nomination, tu annonces assez clairement que :

                      1 Quasiment rien ne se fera suivant la volonté du ministre, on est dans une logique suivre une feuille de route.

                      2 Vous allez pas aimer les reformes.

                      3 Tu te fous royallement de ce que pense ou des tentatives future d’opposition du dit ministere.

                      Message qui a etait plus que souligner dans la suite des evenements.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès