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Accueil du site > Actualités > Politique > Réforme du lycée : comment enseigner les sciences économiques et sociales (...)

Réforme du lycée : comment enseigner les sciences économiques et sociales ?

Parce qu'elles fournissent des clés pour comprendre les mécanismes économiques, financiers et sociaux dans un monde où ceux-ci sont déterminants, les sciences sociales sont un instrument privilégié de formation intellectuelle des élèves. La réforme du contenu de l'enseignement des sciences économiques et sociales (SES), imposée dans l'urgence par le gouvernement sans réelle concertation avec les professeurs ni amélioration des moyens mis en œuvre, fait débat depuis plusieurs mois. Le programme pour la Terminale a été récemment rejeté par le Conseil supérieur de l'éducation. Dans cette note, Simon Porcher et Vincent Levrault insistent sur la nécessité de remettre les sciences sociales au centre des programmes scolaires au lycée, en fusionnant les enseignements d'économie et en les intégrant dans le tronc commun en seconde, en envisageant un enseignement de sciences sociales en dehors de la série ES.

Dans le contexte actuel de crise économique, financière et sociale, les citoyens et les élèves sont plus que jamais demandeurs d’éléments d’explication et de compréhension des mécanismes économiques. Les sciences sociales – économie, sociologie et sciences politiques, notamment– apparaissent comme un instrument privilégié de formation intellectuelle des élèves, leur permettant d’acquérir des savoirs, des méthodes et des réflexes intellectuels essentiels pour se comporter en acteurs éclairés. Les programmes scolaires reflètent les objectifs et les attentes de chaque société vis-à-vis de l’école. Réformer un programme scolaire est dès lors un exercice périlleux visant à concilier ces objectifs.
 
Effective pour les classes de seconde depuis la rentrée dernière et mise en œuvre à compter de la rentrée 2012 pour les terminales, la réforme du contenu de l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES) au lycée fait débat depuis plusieurs mois. La situation actuelle n’est pas satisfaisante s’agissant de la seconde et, plus globalement, dans la mesure où l’insuffisance de la concertation suivie par le gouvernement conduit à l’échec.
 
Le 5 février 2010, plusieurs universitaires ont lancé un appel pour que la place des SES soit renforcée mais aussi pour que leur caractère interdisciplinaire soit maintenu. Il souligne les incohérences entre un objectif – celui de renforcer la capacité des lycéens à comprendre leur environnement économique et social - et les moyens mis en œuvre (une réduction du nombre d’heures d'enseignement et la limitation des possibilités de travailler en classe avec des effectifs réduits). Dernier rebondissement en date, le conseil supérieur de l’éducation, consulté sur la réforme des programmes, vient d’émettre un avis négatif sur le projet de programme pour la terminale.
 
L’enjeu de cette note est de questionner les bonnes pratiques à mettre en place pour l'élaboration des programmes scolaires afin de les préserver des manipulations idéologiques et médiatiques au travers du prisme de la réforme des sciences économiques et sociales au lycée.
 
Dans cette perspective, il est souhaitable de redonner toute leur place aux SES. Dès la classe de seconde, les SES doivent donc quitter le domaine des enseignements dits « d’exploration » pour être réinsérées dans le tronc commun, avec un horaire revalorisé, comprenant des dédoublements de classe obligatoires. Plus globalement, l’enseignement de SES doit pouvoir être envisagé en dehors de la série ES, par exemple par un rapprochement avec l’enseignement d'éducation civique juridique et sociale (ECJS). Les enseignants dans ces matières doivent bénéficier de formations adaptées, par exemple sous la forme d'une conférence annuelle s'accompagnant d'ateliers de travail et de tables rondes de réflexion dans l'académie avec des chercheurs issus des différentes disciplines-mères des SES. Après le rejet de la proposition de l’administration par le Conseil supérieur de l’éducation, une nouvelle concertation doit être engagée.

Consultez la note intégrale

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8 réactions à cet article    


  • Arnes Arnes 16 juillet 2011 11:16

    Article habituel d« enseignants cloisonnés : »Ma matière est la plus importante des matières enseignées et il n’y a pas assez d’heures de cours« .

    Lamentable, comme si les élèves du lycée ne passaient pas déjà trop d’heures à subir passivement des cours magistraux aussitôt oubliés une fois l’examen passé.
    Néanmoins, il est tout à fait souhaitable de sensibiliser les lycéens à l »environnement économique ; pourquoi ne pas le faire sous une forme pratique impliquant concrètement les élèves : Créer réellement une entreprise en se confrontant à la multiplicité des blocages administratifs, gérer un portefeuille financier, etc...
    Dans cette hypothèse, les professeurs classiques de SES seraient pour la plupart incompétents et il faudrait pouvoir recruter des pédagogues ayant réellement travaillé dans la vraie vie.


    • Kalki Kalki 16 juillet 2011 13:05
      Un jour le singe arretera de dire de connerie, de penser des conneries ( et oser croire qu’il pense ) de faire des conneries de politiser de la connerie

      IL Y A PAS D’AVENIR BANDE DE SINGES
      Ken Robinson : L’inflation des diplomes, et de la classe moyenne, et L’école tue la créativité
      Education : les professeurs sont inutiles, et nuisible à la croissance et libération des esprits ( la créativité )


      Petit néolibéraux qui se croit moral : qui n’en reste pas moins un SINGE

      • Kalki Kalki 16 juillet 2011 13:06

        IL y a pas d’explication en soit pour un système économique qui s’auto définit et une crise arbitraire

        et mais il y a des réalités que vous petit singes qui pense en monaie de singe ne connaissaient pas


      • Kalki Kalki 16 juillet 2011 13:07

        il était une fois un singe ...

        fin de l’histoire


      • non667 16 juillet 2011 14:20

        à terra nova
        ou on va si on éduque la populace ? ça devient ingouvernable même pour des socialistes ! smiley smiley


        • JL JL 16 juillet 2011 15:33

          Enseigner l’économie ?

          Olivier Pastret (*), professeur d’économie dans une école grande par le nom, disait ce matin sur France Culture que les sources de revenus (ou de financement, Mr Pastret n’a pas fait de distinguo) des Etats sont : les taxes, les impôts et la dette.

          Que je sache, la dette n’est une source de revenu que pour le prêteur, et par conséquent, c’est une source d’appauvrissement pour l’emprunteur.

          Je ne crois pas qu’il soit opportun de laisser des gens comme ça intervenir dans nos écoles : en effet, la pratique des amalgames est le fait de gens peu recommandables..

          D’une certaine manière, la situation qui nous a amenés là est le fait d’un amalgame entre le pouvoir politiques et le pouvoir économique, le premier s’étant défait de sa souveraineté au profit des institutions crées par et pour le second. 


          • LE CHAT LE CHAT 16 juillet 2011 17:26

            Pour formater les esprits à la logique du NWO ?


            • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 17 juillet 2011 00:01


              La soit-disant science économique, telle qu’elle est enseignée aujourd’hui, est un ramassis d’âneries, toutes plus monumentales les unes que les autres.

              Non seulement ces petits professeurs sans envergure prêchent pour leur petite paroisse et leur petits pré-carrés, mais en plus ils enseigne de la merde. En français dans le texte.

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