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Accueil du site > Actualités > Politique > Réformer l’UE, « Nous, on peut »

Réformer l’UE, « Nous, on peut »

J’entends souvent dire que le programme du Front de Gauche, tel qu’il fut développé dans « L’Humain d’Abord  » est inapplicable dans le cadre de l’UE du Traité de Lisbonne ; et comme le FdG ne propose pas la sortie de l’UE, c’est au choix la preuve de son incohérence ou la preuve de sa duplicité.

C’est faire mine d’ignorer que le programme « L’Humain d’Abord » parle de « s’affranchir du traîté de Lisbonne » et parle d’une « désobéissance (qui) fera tâche d’huile ». Comment, si cela n’était pas détaillé dans le programme « L’Humain d’Abord » par manque de place, cela est détaillé dans l’ouvrage « Nous, on peut », de Jacques Généreux.

Bien sûr, une réforme de l’UE ne se fera pas par une négociation de salon entre dirigeants européens. Les pouvoirs des lobbys, les enjeux pour la sphère financière et industrielle sont trop important pour que les gouvernants qui les servent ne cèdent un pouce de terrain autrement que sous la contrainte.

Mais si un Etat était prêt à s’engager sans réserve dans la défense des intérêts de ses concitoyens, quitte à agir de manière unilatérale, il dispose en réalité d’importants leviers d’actions. Leviers qui pourraient ébranler l’UE et même forcer les autres pays à négocier un nouveau traité, sous la contrainte du double rapport de force d’un Etat qui ne s’en laisse pas faire et de leurs propres populations qui réclament la même chose pour elles mêmes. C’est ce que Jacques Généreux appelle « l’action subversive » à l’intérieur de l’UE.

Le compromis du Luxembourg, obtenu en 1966 par le Général de Gaulle – là aussi par une épreuve de force - stipule que lorsqu’un « intérêt vital » d’un pays est en jeu, il doit faire l’objet d’un compromis qui fasse l’unanimité, ce qui équivaut à un droit de véto officieux mais réel.

Ce compromis du Luxembourg peut permettre à un gouvernement d’invoquer légalement une clause d’exception à toute disposition du Traité de Lisbonne, dès lors qu’il estime que l’« intérêt vital » de son pays est en jeu. Le respect de la volonté du peuple, exprimée solennellement par un référendum serait bien évidemment un « intérêt vital » d’un pays.

A titre d’exemple, au pouvoir, le Front de Gauche appellerait (entre autre) à un référendum sur l’ouverture à la concurrence des services publics. En cas de victoire, en application du compromis du Luxembourg, le gouvernement FdG mettrait unilatéralement en œuvre une clause d’exception au Traité de Lisbonne concernant l’ouverture à la concurrence des services publics : Eau, Ferroviaire, Gaz, Electricité, Poste … Cette clause est légale et l’UE ne pourrait s’y opposer, même si cela ferait grincer des dents.

En usant ainsi systématiquement de son droit de véto, un Etat motivé pourrait rapidement complètement bloquer la machine européenne, tout en répondant aux aspirations de son peuple. Et il n’existe guère de moyens de rétorsions de l’UE, d’autant qu’il n’existe aucun mécanisme d’exclusion d’un membre de l’UE contre sa volonté.

Le pouvoir de création monétaire des banques privées. La BCE est indépendante, et ne peut de part ses statuts prêter directement aux Etats ou racheter directement leurs dettes (même si elle y a fait une entorse en la rachetant indirectement aux banques privées). Elle limite également très sérieusement sa création monétaire au nom de sa mission de lutte contre l’inflation et se refuse à toute dévaluation. Mais la BCE peut également être partiellement contournée.

L’essentiel de la création monétaire est aujourd’hui l’œuvre des banques privées : une banque peut prêter plus qu’elle ne possède, l’excédent est tout simplement de la création monétaire. Une banque doit posséder environs 8% (accord de Bale II) de fonds propres, y compris les prêts de la BCE ou d’autres Banques. Une Banque qui emprunte 1 € à la BCE peut en créer un peu plus de 10€ par la même occasion en les prêtant à un état, une collectivité locale, une entreprise.

Au pouvoir, le Front de Gauche doterait la Banque Publique d’Investissement (Banque totalement contrôlée par l’Etat) d’une licence bancaire puis lui donnerait mandat d’acheter directement la dette publique française à l’état Français à taux préférentiel. A titre indicatif, le taux Euribor de la BCE sur 12 mois est actuellement autour de 0.51%. Imaginons que la BPI emprunte 1€ à 0,51% à la BCE, elle pourrait prête la France 10 € à 0.6%. On serait très, très loin des taux actuels des marchés financiers tout en maintenant un minimum de marge nécessaire au frais de fonctionnement de la BPI. Un tel mécanisme mettrait très rapidement un terme à toute pression des marchés sur la dette française !

Cette BPI pourrait également financer les entreprises privées avec un crédit sélectif, d’autant plus favorable aux entreprises que leur demande de financement est socialement utile (création d’emploi, investissement dans l’outil productif …)

Là encore, le mécanisme est totalement légal. Bien sûr, l’UE pourrait attaquer la BPI pour « concurrence déloyale » vis-à-vis des banques privées. Sauf que, en application du compromis du Luxembourg, la France pourrait demander une clause d’exception au nom de son « intérêt vital ».

D’autres part, l’UE elle-même s’est parfois affranchie de ses propres règles, ce qui créé des précédents exploitables. Au plus fort de la crise chypriote, l’UE a accepté de rétablir un contrôle sur les mouvements de capitaux chypriotes et de ponctionner directement les comptes bancaires chypriotes.

Au pouvoir, le Front de Gauche pourrait également rétablir un contrôle momentané des capitaux pour en interdire la fuite à l’étranger le temps que les réformes structurelles soient mises en place, exactement comme ce fut le cas en Chypre. Et d’une manière plus « douce » que ce fut le cas en Chypre, le Front de Gauche pourrait imposer un Emprunt Forcé pour remplacer sa dette actuellement sous le contrôle des marchés par une dette des épargnants français, la mettant ainsi encore plus à l’abri de la pression des marchés.

 Vous l’aurez constaté, il s’agit là de décisions pouvant être prise de manière unilatérale par la France, en totale contradiction avec l’esprit du Traité de Lisbonne, mais compatible avec ses failles réglementaires. Ces décisions permettraient l’application d’une grande partie du programme du Front de Gauche.

Mais surtout, elle mettrait une pression considérable sur les autres Etats membres, soumis au marché et à la monnaie unique. Car ces décisions unilatérales de la France impacterait forcement leurs économies, les obligeants à venir s’asseoir à la table des négociations pour trouver un véritable compromis.

Et surtout, cet exemple français serait un signal d’espoir qui donnerait une force nouvelle aux protestations qui s’élèvent partout ailleurs en Europe. Il n’y a qu’à voir le niveau élevé de protestation à l’heure actuelle en Grèce ou en Espagne (je pense aux Indignados, aux récentes manifestations) pour voir qu’avec l’exemple qu’une autre politique est possible en Europe, la pression populaire pourrait obliger leurs actuels gouvernements à céder à la pression de leurs propres population.

Ceci pourrait entraîner un effet domino qui pourrait effectivement permettre un basculement en Europe. En tout cas, ça vaut le coup d’être tenté avant de dire que c’est impossible.

Ceci pour dire que « Nous, on peut » transformer la France et la VIème République dans un sens favorable au peuple, « de gré ou de force, la force de la loi » comme se plait à le dire Jean-Luc Mélenchon.

Article initialement paru sur mon blog, le blog de Pingouin094

 


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40 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 29 avril 2013 14:09

    si tu obeit pas, c’est une amende et plus de subventions


    • Scual 29 avril 2013 17:40

      Et si on ne paie pas et menace de quitter l’UE et de battre monnaie seuls, tout cela en refusant de payer la dette à ceux qui nous menaceraient et bien, l’UE la queue entre les jambes acceptera de discuter ainsi que tout nos partenaires.

      En réalité plusieurs états on déjà été condamnés par l’UE, n’ont rien payé du tout et n’ont même pas été rappelé à l’ordre...

      Cela s’appelle la politique du fait accomplis. Les règles ne tiennent que si tout le monde les respecte et tombent à l’eau si on arrête, obligeant tout le monde à négocier et réformer s’ils ne veulent pas tout perdre.


    • Daniel D. Daniel D. 29 avril 2013 17:58

      Ne menaçons pas, faisons le et reprenons la souveraineté que nous avions délégués a des représentants et qu’il ont donné à d’autres alors qu’ils n’en avaient pas le droit.

      Comment le pseudo conseil constitutionnel as t il pu valider ce genre de transfert qui par définition est incompatible avec la Constitution, la réponse éclaire le reste de ses décisions...

      Dénonciation de la dette inique, dénonciation des traités iniques validés contre l’avis exprimé du peuple (referendum), refus des pénalité qu’impliqueraient l’article 50, et reprise du contrôle et de l’émission de la monnaie. Apres on verras si on peut créer autre chose, en partant sur de bonnes bases, qui seront l’harmonisation par le haut des conventions et protections sociales. Nationalisation sans contre partie des biens qui ont été prit au peuple, et instauration de nouvelles politiques économiques pour se réapproprier notre indépendance, autant alimentaire qu’industrielle seront un bon début et passeront par la remise en fonction des barrières douanières pour casser la course au dumping social.

      On doit sortir du cadre pour créer quelque chose de neuf, et arrêter d’essayer de patcher un système qui n’as jamais été viable. L’argent dette as détruit le monde, il faut revenir a la création monétaire étatique raisonnée, et cela permettras même, bien gérer, de penser a l’instauration de ce revenu minimum universel dont parle certains.

      Daniel D.


    • foufouille foufouille 29 avril 2013 20:10

      "Et si on ne paie pas et menace de quitter l’UE et de battre monnaie seuls, tout cela en refusant de payer la dette à ceux qui nous menaceraient et bien, l’UE la queue entre les jambes acceptera de discuter ainsi que tout nos partenaires."

      on te coupes les vivres
      plus de credit ni subventions


    • Daniel D. Daniel D. 30 avril 2013 02:31

      On donne 21 milliards par an, on en récupère 14 sous forme de subventions. La différence sert a la redistribution européenne et au financement des institutions européennes.

      Si on sort de l’euro et de l’Europe, on économise 7milliards par an, et l’Europe n’as plus aucune légitimité pour nous infliger la moindre amende. Penser la réformer est une erreur, penser pouvoir la reformer peut être discuté.

      Le point de départ du changement c’est la sortie du carcan anti démocratique qu’est l’Europe, y rester nous condamne, et les premiers a en sortir, en suivant une politique économique crédible et cohérente s’en sortiront le mieux.

      Si la Grèce avait refusé les mesures de la troïka, ce pays ne serais pas au bord de la guerre civile et s’en sortirais bien mieux qu’actuellement ou sa dette est encore plus abyssale qu’au début de la « crise ».

      On peut être les Grecs de demain ou redevenir un pays que l’on imite car il as imaginé autre chose, après la république qui fut tant copié, créons la démocratie réelle et inspirons encore le monde, pour le meilleur cette fois ci !

      Daniel D.


    • sam turlupine sam turlupine 30 avril 2013 13:23

      Entièrement d’accord avec l’article, et avec Daniel D.

       Clause vitale, annulation de la dette illégitime, et REFORME MONÉTAIRE !


    • leypanou 29 avril 2013 15:05

      Excellent article qui résume parfaitement ce qu’on peut faire tout de suite, sans passer par un accord introuvable au sein de l’Eurogroup ou pire de l’UE.

      Ce qu’il faut maintenant c’est de convaincre une majorité de Français, et pour le moment, on en est loin (cf par exemple dernières législatives dans le Val d’Oise). Aucun cadeau ne sera fait au FdG : médiacrates, PS, UMP-UDI et FN, quasiment toute la presse écrite et télévisée. Raison de plus pour ne pas « perdre du temps » sur des sujets ...secondaires, genre ...participation des étrangers aux élections locales, qui risquent de braquer les gens pour des retombées électorales ... négatives. Pareil pour le fameux discours de Marseille : qu’est ce que cela a apporté électoralement ?

      Le plus important n’est pas de convaincre des militants ou des convaincus mais ...une majorité de Français.


      • Relladyant Relladyant 30 avril 2013 12:35
        Comme vous le dites, « il faut convaincre les Francais », mais vous postulez d’emblée que toute l’Europe va vous suivre d’un claquement de doigt... on est vraiment dans le n’importe quoi.

        Comme je l’explique dnas un commentaire ci-dessous, ce qui est expliqué dans cet article n’a rien a voir avec le « compromis de Luxembourg » puisqu’il ne s’agit pas de faire chaise vide pour un article d’une negociation, mais changer TOUS les traités DEJA SIGNES depuis 40 ans... rien que ca.

        En gros vous avez commandé un avion, on vous le livre, puis vous dites « ah non, je vais renegocier : en realité ce devrait etre un voilier 3 mats »... ce n’est pas « renégocier » ca.

        En réalité, la priorité du FDG, au-dela d’etre libre d’appliquer l’interdiction des delocalisations, le controle des capitaux, etc... l’ultime priorité, c’est de le faire dans l’Europe.

        Apparement entre France souveraine hors de l’UE mais pouvant appliquer un programme social, et France dans l’Europe mais empéchée de le faire, la premiere option semble l’emporter.

      • Relladyant Relladyant 30 avril 2013 12:37

        il fallait lire « la deuxieme option semble l’emporter » smiley


      • taktak 29 avril 2013 15:31

        Merci pour votre article qui fournit une base de débat sérieuse et argumenté. Je ne suis pas d’accord avec vous, mais la question est sérieuse et mérite réflexion, et j’étais bien content de le voir apparaître à la modération.

        Je comprend bien la réthorique et la logique de votre propos. Mais comme vous l’observez les mesures que vous proposez ne sont pas compatible avec les traités actuels. Surtout, elles sont inacceptables pour un certains nombre de capitalismes européens - notamment ceux des pays du Nord - qui ont aussi tout intérêt à faire usage de ce même principe de Luxambourg pour bloquer ce genre de prise de décision. Et surtout, ils ont l’avantage indéniable de tenir à 100% les institutions européennes, institutions qui sont intrinsèquement bâties pour défendre leurs politiques qui est de protéger l’intérêt de la classe capitaliste.

         Par exemple, ce que vous proposez avec la BPI, pour être cohérent, doit prendre en compte explicitement que vous êtes prêts à sortir de l’euro et de l’UE. Sinon, la BCE ne prêtera tout simplement pas à la BPI. De la même manière qu’elle a coupé les vivres à Chypre. Par ailleurs, comme le montre très bien Sapir ou Nikonoff, il est illusoire de croire que l’Allemagne, les Pays Bas, l’Autriche.... etc peuvent accepter ce genre de compromis, et qu’il ne faudra pas affronter dans le même temps en france une très forte résistance de notre propre classe capitaliste. La stabilité des prix et la concurrence libre et non faussé ne sont pas des principes fondateurs de l’UE depuis l’orgine (déjà dans le traité de Rome) pour rien.

        Il y a beaucoup à dire, et c’est pourquoi j’ai proposé un article à la modération, reprenant les critiques de Sapir, Nikonoff, et du PRCF sur cette question, dans le contexte de la marche du 5 mai . Dommage qu’il ne passe pas.
        http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=134946


        • jmdest62 jmdest62 30 avril 2013 08:38

          @ taktak

          « ..la concurrence libre et non faussé ne sont pas des principes fondateurs de l’UE depuis l’orgine (déjà dans le traité de Rome) pour rien...... »

          concurrence non faussée !!!!!!  : Alors comment appelle-t-on le recours , en france , à des intérimaires via des sociétés étrangères ...tout cela pour ne payer que les charges du pays où se trouve le siège de la boite d’intérim et qui sont , bien entendu , nettement inférieures puisque les prestations sociales sont quasi-inexistantes ?...je crois bien que ça s’appelle du dumping social et ça fausse la concurrence sur le territoire français qui me semble-t-il se trouve en Europe NON !

           concurrence non faussée !!!!!! Alors comment appelle-t-on le fait d’offrir aux plus importantes sociétés Françaises la possibilité de ne pas payer les impôts qu’elles devraient payer en France ? (cf Luxembourg) ... je crois bien que ça s’appelle du dumping fiscal et ça fausse la concurrence sur le territoire français qui me semble-t-il se trouve en Europe NON !

          Comme l’a dit JLM lors de son débat avec le fielleux Attila (DPDA)....si la BCE refuse de préter à la france ...la france s’éffondre OK ! ....et avec elle toute l’Europe et toute l’économie mondiale ...alors la BCE prêtera rassurez vous !

          @+


        • non667 29 avril 2013 15:49

          merci pour le tuyau !
          si le fdg peut le faire , le F.N. aussi et encore plus sincèrement !  smiley smiley smiley


          • Le printemps arrive Le printemps arrive 29 avril 2013 20:04

            Alors, à ta prochaine participation aux réflexions d’avenir du FN, tu le proposes et tu nous tiens au courant des réponses !

            Je t’assures que si un communiqué du FN le dit clairement, je vote FN en 2nd choix !


          • Le printemps arrive Le printemps arrive 29 avril 2013 20:05

            Alors, à ta prochaine participation aux réflexions d’avenir du FN, tu le proposes et tu nous tiens au courant des réponses !

            Je t’assure que si un communiqué du FN le dit clairement, je vote FN en 2nd choix !


          • Ruut Ruut 29 avril 2013 16:00

            Comme si le FdG était digne de confiance.


            La réquisition n’est jamais une solution pérenne.


            • epicure 30 avril 2013 00:08

              C’est vrai que nos gouvernants qui promettent une chose au peuple, et le trahis en faisant le contraire sont beaucoup plus fiables ......
              Le FdG n’est pas un mouvement de carriéristes contrairement aux partis qui l’attaquent.


            • Richard Schneider Richard Schneider 29 avril 2013 16:13

              Je ne sais pas que ce que propose Généreux est possible - cf. les remarques de taktak ci-dessus -, mais elles donnent du baume au cœur...

              Seulement il y a un hic - et de taille - qu’il faudrait surmonter : que le peuple veuille bien voter pour les candidats du FdG aux prochaines échéances électorales. Et ça, c’est loin d’être gagné !

              • Fergus Fergus 29 avril 2013 17:07

                Bonjour, Pingouin.

                Vous écrivez « Mais si un Etat était prêt à s’engager sans réserve dans la défense des intérêts de ses concitoyens, quitte à agir de manière unilatérale, il dispose en réalité d’importants leviers d’action », et vous avez raison.

                Qui peut sérieusement penser que la 2e économie de l’Union et la 6e du monde se serait pas ipso facto en position de force pour contraindre les membres de l’UE à négocier un nouveau traité plus respectueux des Hommes et moins rigide en matièrer économique, sous peine de défaut de paiement de la France. Attali a affirmé qu’une telle hypothèse ne déclencherait que des rires. Mais des rires jaunes car une telle éventualité signifierait une crise planétaire.

                Encore faudrait-il avoir le courage d’aller vers un tel affrontement. Encore faudrait-il que les hommes pouvant avoir ce courage aient, quant à eux, accès aux sphères de décision. Et pour y avoir accès, cela exigerait une très forte mobilisation de la population face à des forces libérales alliées et qui ne manqueraient pas de dresser un tableau apocalyptique des conséquences.


                • taktak 29 avril 2013 17:58

                  Il vous échappe que les interets de cette 2nd économie de l’UE ne sont pas les même si l’on se place du point de vue du peuple, ie de la classe des travailleurs, ou du point de vue de la classe dominante , ie de la classe capitaliste. Hors justement, l’UE (CE, BCE etc.) est construite intrinsèquement pour n’entendre que le point de vue des second et pouvoir écraser celui des premier. Il faut rappeleer que dans les années 2000 quand la gauche était quasi partout au pouvoir (y compris le Mélenchon qui parle dru et cru, Buffet) elle n’a pas réussi à changer d’une virgule la ligne ultra capitaliste de l’UE. C’est même l’inverse qui s’est produit avec une droitisation du PS et du PC en france...Si les traités crée la BCE indépendante des peuples mais sous le contrôle des marchés et mettent dans ses statuts - et ce depuis l’origine - que sont objectif est la stabilité des prix, c’est justement pour pouvoir matter ce type de rapport de force.
                  La BCE peut parfaitement refuser de financer la BPI française. Elle l’a fait dans le cas de Chypre, d’autant que dans le même temps elle aurait pour alliés l’ensemble des marchés financiers et spéculateurs de ce monde. http://finance.blog.lemonde.fr/2013/03/20/chypre-leurope-est-elle-dans-lillegalite/  :

                  "Le Figaro est explicite : après avoir « pris acte » du rejet du plan d’aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive : le blocus monétaire. Elle a prévenu qu’elle n’alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté. « Les liquidités d’urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu’elle ne seront pas recapitalisées rapidement », a indiqué Jorg Asmussen, le membre allemand du directoire de la BCE.[5] Qu’a fait la BCE pour BNP Paribas et d’autres banques en difficultés ? Nous notons bien que les liquidités d’urgence ne seront désormais plus disponibles en cas …d’urgence. C’est purement et simplement du chantage et cela provoque un sentiment de perte d’indépendance de la BCE"

                  Le plus simple et le plus réaliste est de constater que la réorientation de l’UE et de l’Euro relève de la belle utopie. Et d’en tirer les conclusions : proposer de sortir de l’UE et de l’Euro. Nous ne retrouverions pas seuls, puisque si la france sort de l’UE et de l’Euro, c’est la fin de l’ensemble. Et donc la possibilité de reconstruire avec tout les peuples progressiste un véritable internationalisme respectueux de la souveraineté des peuples. Briser les chaines de l’UE, c’est libérer une formidable vague pour les progressistes.


                • taktak 29 avril 2013 18:43

                  et voici une autre réflexion européenne sur l’Europe, qui met à mal vos certitudes utopiques :
                  celles de Lordon.

                  http://blog.mondediplo.net/2012-09-26-En-sortir

                  (puisqu’il faut faire assaut d’autorité économique, et répondre à Généreux ;) )

                  morceaux choisit :

                  "La question politique princeps « faire quoi ? » n’est pas séparable de la question subsidiaire « avec qui ? ». Un internationalisme méritoire voudrait tout sauver et rêve de conserver les dix-sept européens et leur monnaie unique, mais refaite à neuf. Dans un monde parfait on leur accorderait volontiers ce droit à l’imagination. Il est à craindre que le monde réel n’en laisse pas le loisir. Enoncée très généralement, la question est donc la suivante : qui, des dix-sept, serait prêt à prendre la bifurcation du défaut ? Et pour ne pas tourner cent sept ans autour du pot on va nommer carrément le nœud du problème : c’est l’Allemagne."

                  "Le désir européen qui ne désarme pas, comme celui d’Attac, continue de poursuivre une perspective politique dans laquelle les dix-sept, Allemagne incluse, feraient, bien coordonnés, un joli pas en avant pour engendrer la nouvelle Europe progressiste. La « croyance monétaire » allemande n’a aucun caractère d’essence, suggère cet argument, elle aussi peut être renversée ; derrière la sainte alliance des partis de droite, entendre par là les conservateurs de la CDU comme les sociaux-démocrates du SPD, parfaits équivalents en cela du duopole libéral français UMP-PS, la population accumule du mécontentement et commencera à ruer dans les brancards lorsque la récession finira par gagner l’Allemagne à son tour. A ce moment, la situation enfin mûre pour un grand aggiornamento doctrinal, l’Allemagne rejoindra le mouvement antilibéral des peuples européens pour enfin envoyer l’orthodoxie monétaire par-dessus les moulins."

                  "Il y a malheureusement bien des raisons d’être sceptique à propos de ce scénario politique idéal – dont par ailleurs on partagerait volontiers la visée… si elle était atteignable. Il y a d’abord que, évidemment legs de l’histoire et non essence de la germanité, la croyance monétaire allemande n’en a pas moins, attesté par sa longévité même, le statut métapolitique d’une sorte de consensus national, sur fond duquel et dans le respect duquel ne se déploient qu’ensuite les différences politiques. C’est dire qu’il faudrait des dégâts économiques considérables, toujours possibles en principe mais d’une ampleur exceptionnelle, pour produire un commencement de remise en question en cette matière. Or, par sa position dans la division internationale du travail et sa politique structurelle de déflation salariale anti-coopérative, l’Allemagne sera le dernier pays touché par la récession et celui où, comparativement, les effets y seront les moins violents. La probabilité pour que le choc économique franchisse le seuil de déclenchement des remises en cause politiques est donc des plus faibles – et il faut imaginer l’état de destruction où en seraient alors les autres Etats européens : probablement tel que ces derniers auraient fait mouvement de longue date sans avoir gentiment attendu que l’Allemagne prenne son temps pour mûrir puis envisager de bouger…" => le compromis de Luxembourg fonctionne a plein en ce moment... pour l’Allemagne

                  "Il y a aussi que la politique se fait avec les ressources qu’elle a sous la main. La ressource première du soulèvement transformateur, c’est la colère. Qui est en colère ? Qui descend dans la rue ? Qui exprime à une échelle significative le refus de l’ordre néolibéral ? Pas les Allemands. Pas encore objectera la thèse d’Attac. Sans doute, mais l’objection va finir par ressembler étrangement aux éternelles promesses de la gauche de droite : « il faut voter (respectivement attendre) pour faire progresser l’Europe malgré tout et avoir l’Europe sociale plus tard (respectivement pour faire mûrir la prise de conscience allemande… et avoir l’Europe sociale plus tard), appels à la patience qui, si politiquement opposés soient-ils, ne sont simplement plus tenables. S’il faut le moyen ou le long terme pour que le corps social allemand, qui part de beaucoup plus loin, fasse éventuellement le chemin de la révision monétaire, la réponse est que nous n’avons plus le temps d’attendre – toujours cette indéfectible bonne vieille idée keynésienne que dans le long terme nous serons tous morts…"

                  "Pour l’heure ce sont les Grecs, les Espagnols, les Italiens, les Portugais qui descendent dans la rue – et les Français qui les rejoindront s’ils arrivent à surmonter l’espèce de stupéfaction anesthésique qui leur interdit d’habitude tout mouvement social d’ampleur quand la « gauche » est au pouvoir (et que ses auxiliaires syndicaux veillent à ne surtout rien déclencher de fâcheux). Le mobile des solidarités internationalistes existe surtout dans les têtes des élites intellectuelles internationalistes. La pratique est sensiblement différente – moins reluisante si l’on veut : on commence d’abord par manifester pour soi, et l’on constate ensuite d’éventuelles solidarités de situation."

                  "A la question « avec qui ? », la réponse, toute prosaïque, est donc : on verra ! Pour l’heure en tout cas, se mettront en mouvement ceux qui veulent et ceux qui peuvent. C’est à l’usage et en route que se dessinera le périmètre d’un possible regroupement de nations désireuses de refaire monnaie unique mais hors de l’orbite du capital financier. Dans le court terme de la colère et sous l’évidence réaliste des mobiles d’abord égocentriques de la protestation – dont aucun sermon à base de moraline solidariste ne viendra jamais à bout –, ce sont d’abord des projets à base nationale qui se manifesteront et pour une raison très simple : l’existence de structures institutionnelles déjà là, aussi bien en matière politique – il y a déjà une constitution et un parlement – que monétaire – il y a déjà une Banque centrale, en attente d’être réarmée – est un attracteur ultra-puissant. C’est qu’il est d’une rustique et raisonnable logique de chercher à agir là où existent déjà les moyens d’agir…"

                  "Rien de tout ceci pourtant n’exclut que l’exemple d’un pays plus décidé que les autres et faisant mouvement avant les autres, donc par construction armé d’un projet d’abord propre, ne fasse tache d’huile en donnant des idées aux peuples d’à-côté. Car, oui, il y a quelques raisons de penser que le mouvement unilatéral de l’un des peuples européens, résolu, sans attendre et pour son propre compte, à tout envoyer cul par-dessus tête, fait partie de ces spectacles aux puissantes propriétés d’émulation, très susceptibles de répandre l’envie d’imiter – et peut-être de la donner jusqu’aux Allemands, qui sait ? C’est alors, mais alors seulement, que se construiraient, en chemin, les solidarités d’un internationalisme concret, donc viable"

                  .

                  "A la question « quoi faire ? », la réaction, pour sa part, continue d’apporter ses sempiternelles rengaines. Quoi faire ? La même chose ! « Il faut engranger tous les progrès même quand ils sont modérés pour construire les conditions des grandes avancées de demain » serinent aussi bien le PS que Cohn-Bendit qui, lorsqu’il est question d’Europe, feront toujours passer pour des progrès les pires régrès, comme celui du TSCG – on se demande jusqu’où, sous couleur « d’avancée », il faudrait que l’Union européenne aille dans l’ignoble pour que Dany le Bleu finisse par dire « ah non là tout de même, stop ». A l’Europe de la Sécu privatisée et du travail des enfants, tu t’arrêtes Dany, ou on continue ?"

                  ". Eternelle menace du quitte ou double, de l’ordre des choses ou bien du chaos, qui dit la misère argumentative où l’européisme se trouve rendu. Il faut vraiment être au bout du bout de l’incapacité politique pour en venir à ce genre de propos sans réaliser qu’on ne s’y prendrait pas autrement pour rendre délibérément haïssable la construction monétaire européenne, et donner très fort l’envie d’essayer le « chaos » — qui n’en est pas un : c’est juste un autre ordre que le leur. Que Jean-Marc Ayrault se rassure : depuis deux décennies, l’idée d’une solidarité profonde entre le fléau néolibéral et la monnaie unique a fait de grand progrès dans l’esprit public."


                • epicure 30 avril 2013 00:12

                  Le courage, c’est sûr que ce n’est pas au PS qu’on pourra le trouver, surtout pas à l’élysée


                • YVAN BACHAUD www.ric-france.fr 29 avril 2013 17:31

                  Mon cher Pingouin 094, vous qui connaissez bien le programme l’ HUAMAIN d’ ABORD ; 

                  Vous devez connaitre cette réforme de base pour la 6ème République..

                  Programme 2012  : « L’humain d’abord » ..  

                  L’IMPLICATION POPULAIRE PERMANENTE page 25/38

                  Nous voulons renforcer et amplifier la souveraineté directe du peuple(...) 

                  Nous créerons de nouveaux domaines d’intervention populaire. Le référendum, ou toute autre forme de consultation populaire directe, pourra être initié par voie de pétition réunissant un pourcentage conséquent de la population.

                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

                   S’il y a une chose. que le Front de gauche peut faire- car cela ne dépend QUE de lui - c’est bien déposer une proposition de loi en faveur du référendum d’initiative citoyenne en toutes matières et notamment constitutionnelle et de ratification des traités. et la mettre à l’ordre du jour à sa prochaine niche à l’ AN ou au Sénat.

                  E.E.L.V et le PRG ont également le RIC dans leur programme pour les législatives 2012 ... 

                  M. SARKOZY, F.FILLON ,H.MARITON et quelques centaines d’autres se sont fait élire députés en 1993 en ayant promis de réunir un congrès en ...1993 pour instaurer le RIC... Il leur sera difficile de voter contre..Alors que 82 à 88% des Français sont POUR.. !

                  Le PS est donc minoritaire sur le sujet. Et F.Mitterrand en 1988 avait écrit que le RIP était une aspiration profonde des Français, qu’il allait saisir le légiste... Il a attendu 5 ANS... La mise a la porte annoncée de P. Bérégovoy pour les législatives pour lui faire déposer un projet de loi en faveur du RIP... Il faudra le rappeler au PS... !

                  Voter contre le RIC c’est dire aux Français vous n’avez rien a dire pendant les 5 ou 6 ans qui séparent deux scrutins de même niveau. Votre bulletin mis dans l’urne, vous n’avez plus aucun pouvoir !

                  Si la France obtient le RIC en toutes matières, cela s’imposera dans tous les autres pays !

                  En Italie il ont déjà le RIC mais abrogatif seulement ett pas en matière fiscale et des traités.

                  En Allemagne il existe déjà dans toutes les communes, tous les Länder il ne manque plus que le le niveau fédéral.

                  Mon cher Pingouin094 en qualité de membre posait la question aux élus FDG..

                  Veulent-ils soumettre la loi sur l’ANI au peuple ou pas ?

                  En SUISSE le 07 mars 2010 un RIC a abrogé, avec 73% de OUI, une loi de décembre 2009 qui allait baisser les retraites .

                  Et en 1996 une loi sur la flexibilité jugée inéquitable pour les salariés 67% de OUI a l’abrogation...




                   


                  • Scual 29 avril 2013 17:43

                    « Nous on peut ! » de Jacques Généreux est en réalité le programme économique du FdG. Tout y est expliqué pour ceux qui ne veulent pas seulement des promesses mais la preuve que le FdG a bel et bien les moyens de les tenir concrètement.

                    Je conseille ce livre à tout le monde.


                    • alinea Alinea 29 avril 2013 20:12

                      Ne vous fatiguez pas ! C’est Bayrou qu’ils veulent ! Cul serré, regard en dessous, ambition démesurée, autosatisfaction pathologique, programme économique nul, aucune équipe ; c’est plus cool comme ça ; Bayrou « n’éructe pas », normal, il n’est pas indigné, en colère, impatient ! Il attend son heure depuis le début de sa vie politique !! Bayrou catho, sûrement plus moral que d’autres, mais bon l’honnêteté ne fait pas tout.
                      C’est dommage parce que le bouquin de Jacques Généreux est limpide, quel talent pédagogique il a !


                      • taktak 29 avril 2013 22:17

                        Si je peux me permettre Alinea, élargissez vos lectures, Généreux dit des trucs intéressants, mais il a des contradicteurs très pertinents et bien plus convaincants à gauche.

                        J’ai cité plus haut Lordon, tout aussi limpide et talentueux. Voir sa magnifique pièce de théatre.

                        Dans un article qui reste bloqué en modération (soit dit en passant j’ose espérer que c’est pas par des camarades du FdG, ou des camarades trotskystes parceque j’y critique les mots d’ordre du FdG d’unu manif que pourtant le FdG a dit ouvrir à tous, cela me ferait regretter de jouer le jeu et de voter vos articles....), je vous donne aussi quelques analyses de Nikonoff ou Sapir.... limpides aussi. Ainsi, que celle du PRCF que je partage totalement
                        http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=134946


                      • alinea Alinea 29 avril 2013 23:28

                        Oh mais j’ai lu Lordon aussi ; mais ici on parle de Généreux !!


                      • alinea Alinea 29 avril 2013 23:29

                        Quel article ? Quelle date ? Je ne vais pas souvent en modé, et je ne censure pas !


                      • alinea Alinea 29 avril 2013 23:33

                        +14, - 10=° 4


                      • Le421 Le421 29 avril 2013 21:01

                        De toute façon. Vous voyez très bien, même si vous n’êtes pas des experts économiques, que le système actuel se casse la figure. Bon, il faudra encore quelques mois, voir un ou deux ans pour que la France arrive au point de rupture, le « zabriskie point », là ou tout va basculer.
                        Je pense que dans la folie bordélique qui va s’en suivre, ce n’est pas le Front de Gauche mais le Front National qui sortira les marrons du feu.
                        Pourquoi ??
                        Parce que le FN se base sur des instincts primates et grégaires, sur l’effet repli sur soi et mouton de Panurge. Les adeptes des truismes seront satisfaits et les vérités sortant de la bouche des responsables FN sont si évidentes !!
                        Vous travaillez comme des noirs et vous n’avez rien alors que les musulmans et leurs allocs roulent en Bentley... C’est pas juste. Si il y a des problèmes, c’est de la faute aux immigrés, aux chômeurs, aux roms, aux bretons, je te sais moi...
                        Les idées du Front de Gauche sont construites et souvent nécessitent un minimum de réflexion et d’intelligence pour être appréhendées. La politique d’abrutissement menée ces dix dernières années porte ses fruits. Beaucoup de gens sont devenus sectaires, égoïstes et cons à manger du foin. Les boites mails sont envahies de messages racistes venant souvent du Bloc Identitaire. Dans la situation de détresse de certains, les sirènes de ces gens sont des appels très écoutés.
                        Il faudra passer par des moments encore plus durs pour que la raison l’emporte, je le crains...


                        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 29 avril 2013 21:56

                          Bonsoir,


                          Permettez moi de vous rappelé, que l’Europe est en train de faire le marché

                          Transatlantique avec les USA. Et ça, il ne faut surtout pas en être. De plus,

                          Le seul constat valable sur l’Europe, et que cela a était une catastrophe 

                          pour les peuples, pas pour la finance anglo-saxonne, qui elle c’est gavé.

                          Donc nous devons sortir de cette Europe, étatiser la monnaie, refaire une

                          Constitution citoyenne, qui prend en compte l’évolution qu’il y a eu dans notre

                          Société.

                          aujourd’hui les politiques sont fait par les financier, le financier paye la campagne

                          du politicien, le financier qui détient les média, met la propagande en place pour

                          le politicien choisis, puis un fois au pouvoir, le politicien renvois l’ascenseur.

                          Ensuite les politiciens peuvent aussi rendre service à des entreprises

                          pendant leur mandats, puis une fois le mandats terminer, on se fait

                          embaucher par la société que l’ont a aider et on prend d’énorme chèque

                          Tous les mois.

                          Ces situations actuelles, qui ont cours aujourd’hui, 

                          il faut que la constitution les rendent impossible, nous devons remettre 

                          de nombreuse chose à plat, et pour cela sortir de l’Europe.

                          IL N’Y A PAS D’AUTRE CHOIX POSSIBLE.

                          Cordialement

                          Franck

                          • taktak 29 avril 2013 22:09

                            bien d’accord.


                          • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 29 avril 2013 22:14

                            De plus nous avons trop de divergence avec les autres pays, exemple,


                            L’économie allemande, qui a son régime de retraite par capitalisation

                            a besoins d’un Euro fort, qui parce q’il est fort plombe nos exportation.

                            Nous devons aussi, à mon avis, refuser de payer cette dette, qui est 

                            Le fruit de l’incompétence et de la trahison des politiciens en place,

                            Cela fait depuis le milieux des années 70 que tous les politiciens,

                            en cheville avec les banquiers, ont piller le pays, et la, je vous rappellent

                            quand même, que les bourses sont maintenu artificiellement car

                            tous le fric et dans les bulles, l’économie réelle se casse la gueule,

                            Et ont n’a plus une tune, ils,ont tous filer aux banque après le crash 

                            De 2008. On à plus une tune, donc il faut vite sortir de l’euro et de

                            l’Europe, refuser de payer la dette, et repartir sur des bases saines.

                            Une idée a creusé :


                            En tout cas il faut qu’ont se bouge, et qu’ont sorte

                            De l’Europe et de l’euro.

                            Cordialement

                            Franck

                             






                            • alinea Alinea 30 avril 2013 01:03

                              La mauvaise foi n’étouffe pas le réveil communiste ! Je ne sais pas s’il a répondu ou non, mais je sais que « c’est dans le programme » ! « Demandez le programme ! »


                            • njama njama 29 avril 2013 23:29

                              C’est évident qu’on peut réformer l’UE ... son cadre institutionnel !

                              Puisqu’il a été créé (et qu’il n’est même pas une Constitution) , et qu’il n’est pas par « nature », qu’est-ce qui pourrait empêcher de le « modifier » ?


                              • Jean-Louis CHARPAL 30 avril 2013 11:20

                                Eh oui « Nous on peut ! »

                                Ce qui me révolte, c’est que les médias ont tout fait pour cacher aux citoyens pendant les présidentielles - et ça continue ! - que le Front de Gauche avait un programme s’appuyant, pour la partie économique, sur les travaux d’économistes de haut niveau comme Jacques Généreux.

                                Tout électeur aurait dû connaitre les grandes lignes de « Nous on peut » et de « L’ humain d’abord ». C’est le rôle des médias d’informer les citoyens, non pas pour les convaincre de quoi que ce soit, mais pour leur permettre de faire leur choix en connaisance de cause.


                                • Relladyant Relladyant 30 avril 2013 11:49

                                  Ah, enfin un sujet intéressant : le FDG et l’UE !

                                   

                                  Premierement, je rappelerai que la proposition de Melenchon de « violer les traités », en plus d’etre clownesque sur le terrain de la diplomatie et la credibilité internationale, est aussi inconstitutionnelle, car la Veme Constitution stipule que le président « est garant de l’application des traités ».

                                   

                                  Secundo, le compromise du Luxembourg consiste a faire la politique de la chaise vide PENDANT qu’un point de négociation est discuté. Rien n’est négocié en ce moment, il n’y a donc aucune chaise a laisser vid (elles sont toute déjà vide est tout est déjà signé). Dire d’un coup d’un seul « tout ce qui a été signé depuis 30 ans est nul et non-avenu » n’a strictement rien a voir avec ce « compromis du Luxembourg ».

                                   

                                  Tercio, il ne s’agit pas de renégocier un point particulier mais tout ce qui fait l’UE : la monnaie, les regles de libre-echange, l’autorité de la BCE, ce n’est pas de la renégociation.

                                   

                                  Enfin, pour aller a l’essentiel, il semblerait que le point de vue du FDG serait qu’il faudrait que les 27 se rallie aux vues de Mélenchon et que le FDG doit dire ce que sera l’UE… passer de 10% de Français convaincus a une majorité d’Européen est pour le moins ambitieux.

                                   

                                  On le voit bien, il n’y a rien de sérieux dans tout ceci. Si Mélenchon est si intéressé que ca a la capacité de la France de se proteger du libre-echange, de decider comment elle finance son économie, etc… eh bien qu’il décide souverainement de le faire, plutôt que de se réfugier derriere cette improbable histoire de renegociation a 27 de tout ce qui existe depuis 30 ou 40 ans…


                                  • Pingouin094 Pingouin094 1er mai 2013 17:55

                                    Ce qui est clownesque, c’est une telle méconnaissance du sujet :


                                    Que la position du FdG soit inconstitutionnel dans le cadre de la 5ème République n’est qu’un argument parmi d’autres qui motivent le FdG a avoir comme première proposition le passage à une 6ème République - où il serait institué la supériorité du référendum sur les traités internationaux. Autant pour le problème d’inconstitutionalité.

                                    Quant au compromis du Luxembourg, il ne faut pas confondre la conséquence et la cause. La cause du compromis du Luxembourg, c’est la politique de la chaise vide menée par le Général de Gaulle. La conséquence, c’est que quand un pays mène la politique de la chaise vide, on s’apperçoit qu’il peut tout bloquer et que mieut vaut alors parvenir à un compromis.
                                    Donc, le compromis du Luxembourg n’est pas de mener la politique de la chaise vide. La politique de la chaise vide n’est pas un compromis, c’est une épreuve de force..

                                    Donc oui, le compromis du Luxembourg permet également de dire que même une fois la chose signée, si un pays estime que son intérêt vital est en jeu, il peut le remettre en cause.

                                    Maintenant, une fois 50% de français convaincu, il ne s’agit pas de convaincre 26 européens. 26 européens sont ils d’ailleurs convaincus par la politique d’austérité d’Angela Merkel ? Non, ils suivent par peur d’une « confrontation » avec l’Allemagne.
                                    Maintenant, si un pays va clairement à la confrontation, il ne s’agit pas de convaincre mais de vaincre dans un rapport de force.

                                    Le rapport de force est : qui a le plus peur et le moins intérêt à ce que la France quitte l’UE ? Si c’est nous, nous ne pourrons jamais renégocier les traités. Si c’est eux, ils renégocieront de peur qu’on parte. Qui peut le prédire ? personne. Qui peut dire que ça ne vaut pas la peine d’être essayé ? Pas moi.

                                    Mais oui,ça implique qu’il faut être prêt à aller jusqu’au bout et donc à quitter l’UE si cette stratégie échoue.

                                  • epicure 1er mai 2013 19:54

                                    , car la Veme Constitution stipule que le président « est garant de l’application des traités ».

                                    oui bien sûr, mais la constitution stipule des choses quiont aussi été violées par nos présidents la république, alors pourquoi le futur président en pourrait il pas violer cet aspect surtout si c’est pour remettre en place des principes majeurs de la république, alors que les autres violation ont affaiblis la république.

                                    De plus si une nouvelle constitution fait jour en remettant en premier lieu la souveraineté du peuple, nombre de traités deviendront caduques.
                                    Comme par exemple la loi de 1905 qui a dû remettre en cause des traités avec le vatican de fait.


                                  • rafbress 6 mai 2013 13:53

                                    L’auteur de cet article oublie peut-être quelque chose qui n’est pas sans importance : la constitution. En effet selon ce texte, le président de la république est garant des traités. Ainsi désobéir aux traités européens se révèlerait inconstitutionnel et cela n’enverrait de message de sérieux de la part des dirigeants Français aux autres états.
                                    De plus, je ne vois pas l’intérêt de rester dans l’UE si on est pas d’accord. Dans ce cas aucune raison de s’accrocher à cette Europe ultralibérale. Il vaut mieux en sortir par l’article 50 du TFUE ce qui pourrait permettre une véritable politique de gauche (si Mélenchon était vraiment de gauche ce qui est loin d’être gagné) et qui respecterait notre constitution.

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