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Accueil du site > Actualités > Politique > Remaniement : Un Mitterrand à la Culture, Frédéric Lefebvre (...)

Remaniement : Un Mitterrand à la Culture, Frédéric Lefebvre potentiellement... au chômage et la France potentiellement... en faillite !

S’il est un domaine dans lequel notre Président excelle, c’est dans celui du spectacle et de la communication... politiques.

Il fallait voir les journalistes de toutes les rédactions s’agiter pour savoir qui seraient les nouveaux ministres "d’ouverture". La technique de l’Elysée, comme le rappelait Benoît Hamon, étant : "le name-dropping".

Cela consiste à jeter un nom dans le débat et à imaginer qu’il puisse entrer au gouvernement. C’est la spécialité de Nicolas Sarkozy. Là, il a jeté une quinzaine de noms" Source Europe1 , effectivement à partir de là, toutes les spéculations devenaient possibles.

Dans son sport favori, (à défaut de trouver une solution à la crise économique) la "pêche au gros" , on annonçait : Claude Allègre, Jack Lang, Paul Giacobbi (PRG), Yann Arthus-Bertrand, Florence Arthaud, Yamina Benguigui, Christophe Girard, et pour le fun : Hubert Védrine ou André Valini (PS)

Et qu’avons nous vu ?

Hormis le jeu de chaises musicales qui permet, entre autre, à Brice Hortefeux de quitter le ministère de l’emploi où il était aussi à l’aise qu’un "violoniste avec des gants de boxe" pour toucher enfin le "nirvana" policier, les communicants de l’Elysée, bien aidé en cela par la presse "amie", ont focalisé toute leur attention et par extension la notre, sur l’arrivée d’un "poids lourd" dans le gouvernement Fillon 2 : Frédéric Mitterrand

Le neveu de François Mitterrand qui avait été nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Villa Médicis devient donc, Ministre de la Culture.

Une promotion sans plus, pour celui qui en 1995 avait appelé à voter pour ... Jacques Chirac.

Quel symbole retenir dans cette nomination ?

L’histoire de la France est remplie de famille dont les choix politiques et sociaux ont divergé. Ainsi, ne s’était-on pas ému à droite, lorsque Pierre Joxe, (fils du ministre "droitier" de Charles De Gaulle : Louis Joxe) avait choisit de rejoindre François Mitterrrand et le Parti Socialiste où il fit un remarquable parlementaire et l’un des meilleurs ministres de la justice.

Frédéric Mitterrand n’a pas vraiment d’opinions politiques, il va où le vent lui est favorable. Les plus féroces diront "qu’il est là où on le pose !"

Alors, quant à parler d’une "prise" de notre Président ...

Car, rapellons que pour un pêcheur, une prise veut dire que le poisson oppose une résistance. Mais lorsque le poisson saute directement sur la berge ...

Ce qui nous le plus intéressé, par contre, ce sont ceux qui quittent la scène.

Yves Jego : Le Président devant se rendre en Guadeloupe et en Martinique, celui qui fut le "négociateur" durant le lourd conflit social dans les DOM va pouvoir retrouver sa Seine et Marne.

On le disait un peu retors au point qu’il avait proposé sa démission au Président. Il n’aura pas eu le loisir de le faire et a été remplacé à deux jours du voyage de Nicolas Sarkozy aux Antilles par Marie-Luce Penchard, secrétaire nationale de l’UMP en charge de l’outre-mer et fille de l’ancienne secrétaire d’Etat chiraquienne à la Francophonie Lucette Michaux-Chevry.

Bon sang ne saurait mentir !!!

En tous cas, essayer d’améliorer la qualité de l’accueil en saquant son Secrétaire d’Etat prouve que Nicolas Sarkozy se considère comme non responsable de la grève générale dans les Antilles.

Pas certain, toutefois que celà suffise. Surtout quand, on apprend par Le Parisien que : " Alors que les notes confidentielles des ex-RG font état d’un « climat social pas apaisé » et de risques d’incidents sporadiques, près de 1 200 gendarmes répartis sur les deux départements seront chargés de sécuriser la visite de Sarkozy. En Martinique, le chef de l’Etat dormira sur la commune des Trois-Ilets, à l’hôtel Bakoua. Parmi les membres du personnel figure Philippe Pierre-Charles, un des leaders syndicaux martiniquais les plus virulents."

Bonne visite Monsieur le Président ...

Exit, également :

Christine Boutin : Qui représentait au gouvernement (selon les media) "la droite catholique et sociale" et qui enrage de ne pas pouvoir remplacer Pierre Bédier à la tête du CG des Yvelines.

Rappelons pour la forme que Christine Boutin était candidate aux Présidentielle de 2007 et avait rejoint le candidat Sarkozy en échange d’un portefeuille ministériel. Damned, raté ...

Roger Karoutchi : qui de ce coup perd toute perspective d’avenir. En effet, battu par Valérie Pécresse dans les primaires de pour les Régionales en Ile de France et ayant quitté le Sénat en 2007, il ne peut plus compter que sur son poste de maire adjoint pour continuer à pérorer. Comme quoi être un fidèle de la première heure du Président ( depuis 1981) peu réserver des déconvenues importantes.

Bernard Laporte : qui va pouvoir s’occuper à nouveau de ses casinos (montant des revenus inconnus), du jambon Madrange et de ses séminaires de motivation (Environ 800 000 €).

Quelque chose nous dit que les sportifs masculins vont être beaucoup plus assidus au rencontres avec sa remplaçante ... Ce qui devrait être dans certains cas "sportif" (matchs de l’équipe de France de Rugby, par exemple) compte tenu du fait que Roselyne Bachelot considère que les sportifs de haut niveau sont SA PROPRIETE !

Et enfin : André Santini

Le Cas d’André Santini est intéressant à plusieurs titres.

Tout d’abord parce qu’il était, en cumulant ses diverses fonctions et indemnités, un des élus les mieux payés de France :

- Secrétaire d’Etat à la Fonction publique : 13 316 €

- Maire d’Issy les Moulineaux : Non perçu

- Président de la communauté d’agglomération : 4 163 €

- Président du SEDIF : 1404 €

- Vice Président du Syctom : 702 €

- Sielom : 702 €

Soit un total de 20 287 €

Ce qui est étonnant, lorsqu’on sait que le législateur à plafonné le montant des indemnités à :

9 730 € pour les parlementaires et 8 165 pour les autres.

Mais "bizarement", la loi n’interdit pas le cumul de revenus de Ministre avec d’autres indemnités. - Source Capital magazine N° 212 de Mai 2009.

Mais surtout, le départ d’André Santini risque de faire une victime colatérale dont le sort a de grandes chances d’amuser la classe politique et un grand nombre de français : Frédéric Lefebvre.

En effet, le parlement a voté une loi permettant aux ministres en exercice de retrouver leur mandat de parlementaire lorsqu’ils quittent le gouvernement sans repasser devant les électeurs.

Or, Monsieur Lefebvre est le suppléant d’André Santini et occupait son siège. Dans la mesure où il ne fait nul doute que "Dédé" va vouloir reprendre son siège, nous allons être "privé" de la logorrhée du sieur Lefebvre !!!

Mais "don’t worry, be happy" comme disait la chanson. Christophe Ginisty nous explique qu’on oeuvre déja pour éviter au "sniper" de l’Elysée les affres du pôle emploi

Oui, à moins qu’un accord ait été trouvé entre les édiles locales pour permettre à Santini d’accéder au Sénat dans un peu plus d’un an, lors du renouvellement partiel de la haute assemblée. André Santini accepterait alors de laisser Lefebvre à l’Assemblée contre un soutien inconditionnel de tous les grands électeurs de l’UMP à la prochaine candidature de Santini au Sénat. C’est en tout cas ce qui se murmure dans les Hauts de Seine où, vous le savez, je suis élu.

En tout cas, si cette hypothèse est réelle, cela nous promet une sacrée bataille, façon Tontons Flingueurs. Car outre le Sénateur sortant, Denis Badré qui pourrait espérer un nouveau mandat, Hervé Marseille, le Maire de Meudon ne fait aucun mystère du fait qu’il se voyait déjà au Luxembourg. Avec Santini dans la course, cela pourrait devenir sanglant.

Mais pour être parfaitement complet, il faudrait dire que si André Santini ne souhaitait pas reprendre son fauteuil de député (pour espérer le Sénat dans un an), la nouvelle loi constitutionnelle votée 2008 impose la tenue d’une élection législative partielle. Et là aussi cela pourrait être particulièrement sanglant avec un Frédéric Lefebvre, seul, face aux électeurs.

Si c’est pas de la grande politique !!! En fin de compte, nous reconnaissons avoir sous estimé ce remaniement qui réserve une bonne surprise immédiate et à terme ...

Mais tout ça n’est qu’un gentil écran de fumée compte tenu du rapport présenté par Philippe Seguin (que la rumeur annonçait à la justice) devant la commission des Finances de l’Assemblée de son rapport préliminaire au débat d’orientation budgétaire. Philippe Seguin dit s’attendre à un déficit public d’au moins 7% et à une dette supérieure à 75% du PIB en 2009.

Ce niveau de dette s’entend hors emprunts de la société de financement de l’économie française (Sfef), qui, si on les comptait, le porteraient à plus de 80%, a-t-il précisé.

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale pourrait approcher 30 milliards d’euros en 2010 et s’y maintenir. En 2012, le déficit pourrait être supérieur à 6% du PIB et la dette approcherait 90% (hors Sfef), a ajouté Philippe Seguin. "Dans ces conditions (...) la perspective d’une réduction sensible du déficit et de la dette à l’horizon 2012 n’est pas réaliste sans un effort drastique de réduction des dépenses. A défaut, il faudrait pour tenir l’objectif se résigner à augmenter les prélèvements obligatoires", a-t-il souligné.

"Pour rétablir l’équilibre de nos comptes, il faut dégager environ 70 milliards d’économies", a-t-il prévenu.

Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès à Versailles excluant toute politique de rigueur et promettant de faire la chasse aux gaspillages, il a estimé que "nous n’en sommes plus au stade où l’on peut s’accommoder ou se satisfaire de réformes ponctuelles axées sur les seuls gaspillages et sur les dysfonctionnements les plus flagrants". "A répéter que les caisses sont vides il ne faudrait pas accréditer l’idée paradoxale qu’elles sont du coup inépuisables", a-t-il dit dans une allusion aux déclarations du Premier ministre François Fillon qui s’était dit à la tête d’un Etat en faillite.

RISQUE D’EMBALLEMENT DE LA DETTE

Interrogé sur le lancement d’un grand emprunt pour financer des priorités stratégiques annoncé par Nicolas Sarkozy, Philippe Seguin a estimé que toute mesure exceptionnelle rend d’autant plus nécessaire l’effort à accomplir sur les autres secteurs, la maîtrise des dépenses ou l’utilisation des recettes. "Il y a urgence parce que nous approchons d’une zone dangereuse", a-t-il dit en évoquant quatre risques en cas de poursuite de la dérive des comptes publics.

"Le premier risque est un risque économique, c’est que la dégradation des finances publiques nourrissent l’inquiétude des agents économiques qui, anticipant une hausse d’impôt et de cotisations, épargneront plus et réduiront leur demande, ce qui enclencherait un cercle vicieux avec une prolongation de la crise ou une dégradation larvée de la reprise", a-t-il dit.

"Le deuxième risque est celui d’un appauvrissement de l’Etat. Il faut bien voir qu’aujourd’hui la quasi-totalité de la dépense publique ne sert pas à financer des investissements qui préparent l’avenir", a-t-il souligné.

"L’appauvrissement des administrations publiques, cela signifie un risque de réduction des services qu’elles apportent aux Français et risque aussi pour le niveau de protection sociale", a-t-il prévenu.

Le troisième risque est un "emballement de la dette, les charges d’intérêt (devenant) si importantes qu’il faut emprunter de plus en plus pour les payer et rembourser le capital".

"On entre ainsi dans un phénomène d’auto-alimentation et de gonflement de la dette qui explose sous son propre poids", a mis en garde Philippe Seguin évoquant des scénarios dans lesquels la dette publique grimperait jusqu’à 100% du PIB en 2018.

"Le quatrième risque est lié au précédent, c’est que la crédibilité de la signature de la France se trouve affaiblie un jour", a-t-il prévenu.

"Plus la dette augmentera plus la prime de risque augmentera, les charges d’intérêt ne pouvant pas mobiliser une part indéfiniment croissante des ressources, les créanciers pourraient finir par exprimer une réticence (...) et il faudrait alors se résigner à un ajustement dramatique de nos finances publiques", a-t-il dit. ... / ... " Source Yahoo/Reuters

Allez, comme dirait notre Président : "Ne boudons pas notre plaisir d’avoir comme ministre un Mitterrand !" Pour le reste, ça peut attendre le nouvel emprunt et ... 2012 !
 
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Rodho

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19 réactions à cet article    


  • RilaX RilaX 24 juin 2009 13:53

    Sous sarkozy, les ministres ne sont pas nommés en fonction de leurs competence, mais selon l’utilité politique qu’il peuvent apporter au grand chef.

    En période de crise et de graves déficit, il aurait mieux valu nommer des ministres pour leurs compétences !

    Au lieu de ça, on a droit a un jeu de chaise musicale (pour la 3eme fois). On prends les mêmes, on les mets a un autre ministères, et on recommence.

    Et que dire de ce monsieur Santini, ministre invisible, et dont le ministère a durer 6 mois. 6 mois payé rubis sur l’ongle a rien faire dans un ministère tellement inutile qu’il est supprimé.

    Pour finir, cette phrase m’a bien fait rire : « promettant de faire la chasse aux gaspillages » il pourrait commencer par réduire son salaire, celui de ses ministre, et surtout les budgets de fonctionnement de tout ce jolie petit monde. Histoire de réellement commencer la chasse au gaspillage, et de montrer l’exemple.

    Ils nous prennent pour des cons, et nous, on en redemande.


    • Loup 24 juin 2009 15:24

      « Bon sang ne saurait mentir », « Quant à parler d’une prise », outre ce qui a pu m’échapper dans un article lu un peu en travers.

      Sinon, il y aurait eu à redire sur n’importe quelle personne, placée à n’importe quel poste.

      Il est légitime de critiquer ce remaniement, mais il convient de garder en tête que, comme dans la pub impulse, ce sont les opposants qui en parlent, si ce n’est le mieux, du moins le plus.


      • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 24 juin 2009 16:58

        Il me semble que favorable au remaniement, si j’en crois votre commentaire vous pouvez vous exprimer sur ce forum. Il est dommage que vous n’ayez pas eu l’occasion de nous dire en quoi il vous satisfait. Une autre fois peut être ?


      • Loup 24 juin 2009 17:28

        Il ne me satisfait pas plus qu’il ne me déplaît.

        J’ai pour habitude de juger les gens sur leurs actes plutôt que sur leur mine ou leur passé (passif, pour certains).

        Partant du principe que chacun traine ses casseroles et que nul n’est sans faille, je ne m’opposerai à la nomination de telle ou tel qu’à raison de la démonstration qu’elle ou il se sera montré incompétent.

        Pour ne prendre que l’exemple de Frédéric Mitterrand, vous imaginez ce que vous voulez, il n’en reste pas moins que je le crois homme de valeur au poste auquel il a été nommé et que je ne trouve pas anormal de lui accorder ce crédit plutôt que de le résumer à un symbole.

        Ainsi, lorsque vous indiquez qu’il n’a « pas vraiment d’opinion politique » et qu’il « suit le vent », je vous réponds qu’au poste où il est aujourd’hui, il semble tout désigné et ce d’autant plus que ce ministère ne requiert pas vraiment d’étiquette politique particulière.

        S’agissant de Karoutchi, ma réflexion va dans le même sens. Vous riez l’absence de sa reconnaissance d’ami de la première heure comme vous auriez moqué une récompense pour cette même cause.

        Je constate donc un jeu bien naturel visant à décortiquer, commenter, supputer, jeu que pour ma part je trouve un peu vain.

        Satisfait ?


        • Loup 24 juin 2009 17:36

          C’est malin d’avoir corrigé les deux fautes que je mentionnais dans mon premier commentaire, j’ai l’air d’une quiche, moi, maintenant !


        • Forest Ent Forest Ent 24 juin 2009 19:38

          Etant donné que Aillagon est passé chez Pinault, et que Donnedieu de Vabres est maintenant chez Arnault, je suppose que l’on ne va pas tarder à voir Albanel chez Bouygues. smiley


          • Céline Ertalif Céline Ertalif 25 juin 2009 00:30

            Chez Bouygues ! Ah, ah ! tu es drôle et cruel Forest Ent !

            Je crois parfois que les gens sont d’une grande naïveté. Rappelez-vous le licenciement de jérôme Bourreau, responsable du pôle innovation web de TF1. Dans son article, Imhotep évoquait plusieurs questions en conclusion dont celle-ci :

            • est-ce par ordre, par suggestion ou par soumission que TF1 a licencié ce cadre ?

            Cette mise en avant du ministère de la Culture par TF1, très liée à l’Elysée, dans cette affaire de licenciement m’a toujours parue suspecte. Je redonne mon commentaire du 8 mai :

            "On voudrait tuer politiquement Christine Albanel qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Pour qui roule TF1 dans cette affaire de licenciement ? Cette affaire sent la manoeuvre contre la ministre, et du type de manoeuvre de la pire sorte : celle qui vient de son propre camp. Il ne reste plus qu’à voir si la ministre de la culture résistera au remaniement qui suivra les Européennes."

            Un licenciement peut en cacher un autre. En tous cas, cette hypothèse vaudrait bien une enquête d’investigation...


          • Forest Ent Forest Ent 25 juin 2009 01:42

            Il est effectivement possible que son dircab ait envoyé le mail malgré elle. Ce ne sont de toutes façons pas les ministres qui choisissent leur dircab, mais en général Guéant, pour les contrôler.

            Tous les ministres successifs à ce poste ont payé le fait d’avoir accepté une mission impossible : sauver TF1 du méchant internet. A chaque fois, on les accuse de n’avoir pas inventé exactement la loi qui aurait pu passer et servir à quelque chose, alors que c’est évidemment impossible.

            Je suppose que l’on n’imagine pas exactement, après avoir dirigé un établissement public culturel, rêvé d’une carrière politique, fini par obtenir le poste de ministre, que ça consistera à inventer des horreurs législatives pour apporter du pognon à Martin Bouygues, et qu’on se fera flinguer par ses amis pour avoir essayé.

            Dur métier, la politique, tiens. smiley

            Mais je constate quand même que jusqu’ici les copains les ont toujours plus ou moins recasés. D’après le « canard enchaîné », Albanel récupèrerait la villa médicis de Mitterrand, que Benamou convoitait. La vengeance est un plat froid. En l’occurrence plein de cornichons.

            Ton pari était ok pour Albanel out. Je maintiens mon pronostic : d’ici 2012, Albanel a un boulot honorifique chez un copain de Sarko.


          • Céline Ertalif Céline Ertalif 25 juin 2009 09:01

            Les Dircab de plus en plus contrôlés par l’Elysée ? C’est possible. Vraiment nos ministres sont réduits à pas grand chose. Quand on voit comment Darcos a sauté dans le feu de la dernière lubie présidentielle en annonçant des portiques de sécurité dans les écoles l’autre jour, c’est effrayant. Avec Sarko, on a une impression de caporalisme attardé incroyable pour tout management. C’est ce que raconte la page 2 du Canard pratiquement toutes les semaines.

            J’ai lu la même chose à propos d’Albanel à la Villa Médicis. Je pense, comme toi, qu’il la recasera, ce qui n’empêche pas mon sentiment que l’Elysée pilote des coups tordus directement, y compris dans le gouvernement. Bonjour l’ambiance, bonjour la sérénité dans l’action collective !


          • Forest Ent Forest Ent 25 juin 2009 11:58

            Il paraitrait même que le chef du gouvernement n’est plus consulté sur la composition du gouvernement. smiley


          • Céphale Céphale 24 juin 2009 20:13

            Monsieur le Président, Sire,

            Mon nom est Jean-Marie Fabius, et je suis disposé à entrer dans votre prochain gouvernement.

            Je reste, Sire, de votre Majesté, le très humble et dévoué serviteur.


            • maxim maxim 24 juin 2009 21:01

              il me semble bien que sous le vrai Mitterand il y ait eu également des chaises musicales ? non ?

              et si ç’eut été une autre personne à l’Elysée,n’y aurait il pas eu déjà au moins un remaniement ?

              et puis sous toutes les présidences ( et Dieu sait que j’en ai connu ) il y a toujours eu des remaniements,avec les grincheux qui trouvent toujours quelque chose à redire ...

              pouvez vous au moins m’indiquer quelqu’un de « parfait » ?que ce soit comme président ,ou ministre,ou secrétaire d’état ,comme ça au débotté,sans tenir compte de l’étiquette ...

              j’attends une réponse ...

              je m’adresse à l’auteur !..


              • RilaX RilaX 25 juin 2009 10:08

                Sous Mitterand, il y a évidemment aussi eu des remaniements.
                Sauf qu’a chaque fois le remaniement changeait les personnes.
                Il ne prenait pas les même en les mettant ailleurs.

                Non, personne n’est parfait, et on ne demande pas a Sarkozy, ni a ses ministres de l’être. Mais un minimum d’honnêteté nous oblige a voir l’incompétence crasse de ceux qui nous gouverne.
                Sarkozy en premier. Que ce soit en théorie ou en pratique, ces remaniements montre son incompetence et celle de ces ministres. En theorie c’est le premier ministre qui forme le gouvernement, en pratique c’est Sarkozy.
                En effet, a la constitution du premier gouvernement, il a choisi des personnes et les a placer a certains ministere ; rien a dire.
                Ensuite remaniement, on garde le meme premier ministre, et les memes ministres qu’on met dans d’autres ministere. Donc le choix de les mettre dans tel ou tel ministere lors de la premiere constitution du gvt etaient mauvais, puisqu’il a fallu les changer de place. Et s’il a fallu les changer de places, c’est qu’ils etaient mauvais dans leurs ministere respectif.
                Et on remanie le gouvernement encore une fois en gardant toujours les memes (premier ministre compris, alors qu’il est censé etre le premier a sauter lors d’un remaniement) et en les mettant encore et toujours dans des ministeres differents.

                Donc les choix de Sarkozy de mettre tels ou tels personne a tel ou tel ministere sont mauvais, puisqu’ils faut les changer de ministere a chaque fois.
                Et les ministres sont mauvais puisqu’il faut les changer de ministere a chaque fois.
                Donc Sarkozy est mauvais puisqu’il a choisi de mauvais ministres et qu’ebn plus il continu a les garder.

                Si les ministres etaient bon a leurs place, il n’y aurait qu’a pas les changer de ministere.

                Mais voila, comme je l’ai dit plus haut, sous sarkozy, on ne choisit pas les ministres en fonction de leurs competence mais en fonction de ce qu’ils peuvent politiquement apporter a leur chef. En temps de crise, on pourrait quand meme esperer mieux.

                Pour terminer avec l’analogie mitterandesque, sous la presidence de gauche, il y a eu 5 remaniements en 14 ans (+2 constitutions de gouvernement apres election et réelection), sous sarkozy, il y a eu 2 remaniements en 2 ans. Si on continue a ce rythme, au bout de 2 quinquennats, on aurai eu 20 gouvernements differents. Et ca, evidemment, sans changer les personnes.

                Comment justifier de garder les memes ministres mais de les changer de ministeres ?! J’aimerai bien savoir.


              • alcyon 24 juin 2009 23:47

                Très bonne synthèse sur l’endettement. Rectificatif pour Pierre Joxe qui fut effectivement un des meilleurs ministres de l’intérieur, non de la justice, sous la présidence Mittérrand et qui n’hésitait pas à contre dire le Président dans son domaine de compétence, ce qui est rare dans ce panier à crabe de courtisans. D’autre part je regrette en tant que citoyen compte tenu de la crise et du niveau d’endettement, qu’aucune mesure drastique ne soit prise par notre exebitionniste bavard dans son long discours. Exemple : réduction du budget de l’élysée qui augmente tous les ans +18,5% cette année sans compter le nouvel airbus aménagé luxueusement à Mérignac pris sur le budget de la défense. Gouvernement de salut public, avec seulement les ministéres aux fonctions régaliennes, dégraissage des conseillers.
                Réduction des frais de réception, du personnel, et du parc automobile aux assemblées et notamment au Sénat. Chasse au gaspille dans toutes nos administrations. La valeur de l’exemple permet d’être crédible en pousuivant une politique d’austérité.
                Le scandale, la révolte vient du fait que le quidam moyen qui n’a aucune responsabbilité dans cette crise financiére, soit celui qui va payer doublement les pots cassés, et pour finir on lui propose d’investir ses deniers économisés durement, dans un emprunt qui au final lui reviendra très cher.


                • Marianne Marianne 25 juin 2009 11:28

                  Aucune surprise concernant ce remaniement qui confirme l’allégeance de ce gouvernement d’ultra-droite à quelques gros intérêts privés...

                  Les mesures annoncées en sont la triste illustration :

                  - pas de révalorisation du SMIC et maintien du bouclier fiscal pour les plus riches,

                  - poursuite des suppressions de postes dans la fonction publique,

                  - poursuite de la privatisation de l’Université,

                  - mise en chantier du recul de l’âge de la retraite,

                  - réforme des collectivités territoriales qui aboutira à moins de démocratie dans les territoires,

                  - un emprunt d’Etat qui profitera aux plus aisés payé avec l’argent du contribuable,

                  - une loi Hadopi liberticide,

                  - la chasse aux sans papiers (bouc-émissaires commodes) qui continue

                  - et le conseiller spécial du prince, Henri Guaino, qui nous explique que « la crise financière est une chance » quand des milliers d’emplois passent à la trappe alors que les actionnaires continuent de se verser de mirifiques dividendes...

                  Les recettes sont toujours les mêmes :

                  moins d’argent et moins de libertés pour les plus modestes, toujours plus d’aides et de cadeaux fiscaux pour les nantis, avec en prime un régime qui ressemble de plus en plus à une monarchie...

                  Le peuple de France doit se réveiller à l’instar des guadeloupéens qui je l’espère vont réserver un accueil digne de ce nom au roitelet inique qui nous sert de président...

                  Va-t-on continuer encore longtemps à supporter cette politique qui a fait la preuve de son pouvoir dévastateur sur l’économie et qui baffoue allègrement les droits et les intérêts du plus grand nombre ?

                  Toute la question est là...


                  • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 juin 2009 11:44

                    Salut JC !

                    Ah ah Lefebvre devant les électeurs, on rigolerait bien. Mais Santini va rester bien sage dans son coin, car Lefebvre banané par le peuple, ça toucherait l’ego de notre Président. On va lui trouver une mission interministérielle ou un truc dans ce genre, et on va attendre les prochaines législatives ou les sénatoriales sans moufter. Encoe que... va savoir, on ne sait jamais, Lefebvre pourrait quand même être élu ?

                    Quant à la dette, ben, Sarkozy va suivre son maître à penser Balladur, et ne faire que ce qu’il sait faire, et qu’il a déjà fait au Budget : creuser le déficit. On pouvait le prévoir. L’astuce consiste à dire bien haut qu’on ne va provoquer d’inflation, alors que c’est l’étape d’après. Dans deux ans, on dévalue l’euro.

                    Mais ça sera la faute aux autres, à la crise, etc. !


                    • mzeon 25 juin 2009 12:56

                      Mr Sarkosy est un prince de Machiavel il a tout les pouvoirs, s’entoure de ses amis ou de gens qui flattent ses interets et se place au dessus du lot. Ce n’est pas officiellement une dictature mais c’est bel et bien un seul homme au pouvoir qui a tous les droits sur le peuple.
                      Selon la spirale de Machiavel, au bout d’un moment le peuple reprendra le pouvoir et après le principe reviendra, certain se mettrons au dessus du lot, il prendre de plus en plus de pouvoirs pour finir qu’un de ceux ci se place lui meme au dessus de ce groupe et refasse le même shéma.
                      Comment peut on faire des restrictions, licensier de centaines/ des miliers de personnes et continuer à payer des fortunes les incapables qui nous gourvernent. Après ils viennent parler de gaspillage...
                      13.8% d’augmentation depuis la dernière année sur les frais de l’élysée, le nombre de parlementaires qui cumulent les mandants et de sénateurs. Lors du vote de lois ils ne sont même pas tous présent et sont en déplacement (ou en vacances) au frais des contribuables.
                      Combien de ces dirigenants payent des impots, combien payent leurs amandes, combien payent leur logement, leur assurance, leur sécurite sociale ...
                      Il faut arretter de se moquer du monde messieurs, le peuple francais l’a déjà fait et le refera si c’etait à refaire... Vous n’êtes pas des Rois mais vous pouvez toujours perdre la tête, après avoir abuser du peuple il ne faudra pas venir pleurer.
                      Le gouvernement entier, droite gauche, haut, bas, milieu et leur famille sont devenu des ennemis public.
                      Informez vous, et reagissez. Le vote est une arme mais lorsque cette arme est contrôlée cela sert juste à informer que vous n’êtes pas d’accord. Malheureusement cela ne suffit plus.


                      • mzeon 25 juin 2009 13:19

                        Faut être realiste si Albanel quitte pour aller installer des firewall openoffice et que lefebvre va apprendre l’orthographe, le web 2.0 et l’utilisation du Blackberry c’est dejà pas mal.
                        Bon lefebvre va sans doute revenir du maniere ou d’une autre car c’est un bon chien de garde, il prone la delation, il est pour le travail 24h sur 24 même en cas de maladie et en plus il aicry b1 kan il par le avek son blackberry....
                        Mais où va t on ?


                        • Emile Red Emile Red 26 juin 2009 10:52

                          Lefebvre va être nommé au sauvetage d’Hadopi 2...

                          Le mâle pour le mal, quand on voit ce qui nous attend.
                           
                          Sarko était contre la double peine, il sinstitue d’ores et déjà la triple peine, il ne mentait pas le bougre...

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