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Accueil du site > Actualités > Politique > Rembourser les pertes en bourse... avec l’argent du contribuable (...)

Rembourser les pertes en bourse... avec l’argent du contribuable !

Oui, vous avez bien lu. Un sénateur UMP, en collaboration avec les technocrates de Bercy, a imaginé rembourser les pertes des boursicoteurs avec l’argent du contribuable, c’est à dire des déductions d’impôt.

Philippe Marini, rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, propose une mesure pour "relancer l’investissement en bourse des petits actionnaires". A travers un amendement élaboré avec Bercy, débattu et voté à l’assemblée lundi, le sénateur propose que les pertes enregistrées en Bourse puissent être, sous conditions, déduites fiscalement.

C’est-à-dire que, le montant de toutes les opérations d’un total de moins de 25 000 euros, effectuées entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008, seraient déduites des revenus imposables de 2009. La somme concernée ne devrait pas dépasser les 10 700 euros. Au-delà de cette limite, le solde des pertes serait reporté sur les gains en Bourse des dix années suivantes, conformément à un dispositif en vigueur depuis 2003.

Il s’agirait de "soulager" les petits actionnaires, et les inciter à réinvestir dans un système en perte de vitesse en ces temps de crise financière.

Les bras m’en tombent. On croit avoir tout vu et pourtant...

Résumons. Les gens qui ont joué en bourse, avec ce que cela suppose de risque en terme de perte ou de profits, seraient au moins partiellement remboursés de leurs pertes. A quand les déductions sur les pertes au casino ?

Si on comprend bien, les gens qui ont les moyens de jouer en bourse et de faire de l’argent sur le dos des entreprises en achetant des actions, seraient en plus garantis par l’état ? Apres le renflouement des banques sans contrepartie (ou presque) avec l’argent de l’état (càd des contribuables), on renflouerait les malheureux actionnaires ?

J’avoue que la morale de cette vision m’échappe. Quand j’entends les libéraux affirmer que l’état doit restreindre son rôle dans le fonctionnement de l’économie, quelque chose a dû m’échapper.

Mais qui a pu proposer une telle monstruosité ? Ce n’est pas n’importe qui. Rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini a été élu maire de Compiègne en 1987, puis sénateur de l’Oise en 1992, réélu en 2001. C’est un énarque, inspecteur des Finances en disponibilité . Il est devenu rapporteur général de la commission des finances en 1998. La qualité de ses interventions et analyses dans les débats économiques est parait-il (!) reconnue au Sénat. Il incarne, dans un style "soft", la défense de l’économie libérale et la lutte contre les déficits.

Ce monsieur a un CV long comme cela, où il cumule les responsabilités dans des organismes de contrôle financier. Ça en dit long à mon avis sur la vision économique et le sens de la morale de certains cercles dirigeants. On fait tellement peu de choses pour les gens en difficulté, mais pour la bourse tout est bon.

Mais Mr Marini n’est pas un "électron libre" ou un marginal, loin de là. Dans la préface à son livre électoral "veillée d’armes, propos pour le rupture" dont Philippe Marini est l’auteur, Nicolas Sarkozy salue en lui les qualités d’ "un homme fidèle et loyal, comme le sont ceux dont l’estime est difficile à gagner (...), d’un esprit libre, d’un homme profondément indépendant et habitué à penser en dehors des systèmes établis". Lui-même se décrit ainsi modestement : "Philippe Marini illustre les mêmes caractéristiques de l’homme politique moderne que Nicolas Sarkozy : un regard lucide et sans concession, les talents de conviction et de pédagogie, la volonté d’action.
Des mots qui paraissent bien creux...

L’amendement a été sérieusement retoqué par le gouvernement, Mr Fillon en tête qui a vu venir le vent du boulet. Mais la majorité était plutôt partagée au départ , le patron des députés Jean-François Copé avait jugé l’idée "séduisante" tout en se demandant si elle était "possible techniquement". "Ça demande quand même une étude approfondie", avait-il dit. Alors que l’opposition et certains acteurs du monde économique se sont élevés contre la mesure.

D’ailleurs, l’amendement avait été adopté jeudi dernier par la commission des finances du Sénat. Selon Philippe Marini, il a été « préparé avec les services fiscaux de Bercy et en concertation avec le ministère », lit-on dans un article plutôt compréhensif du Figaro.

Depuis, l’Express passe pudiquement le voile sur ces atermoiements pour affirmer que cet "amendement avait rencontré une réprobation quasi-unanime."

"Rien que d’en avoir l’idée est scandaleux !" s’indigne un internaute.

On peut en effet se demander à quoi rime une telle mesure, même en suivant le raisonnement avancé. Inciter des épargnants à réinvestir en bourse en remboursant tout ou partie de leurs pertes ? Qui serait assez fou pour retourner en bourse aujourd’hui après avois pris une déculottée, dans un contexte très incertain ? Alors quoi ? Difficile d’imaginer autre chose que de diminuer les pertes d’un électorat aisé attiré par l’appat des gains boursiers.

Si on peut reprocher à l’actuel gouvernement d’oublier les plus démunis (tout le monde se souvient de la difficulté à trouver un pauvre milliard pour le RSA), l’assistanat aux plus aisés ne semble pas marquer le pas. Jusqu’où ira la "pensée en dehors des systèmes établis" ?


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96 réactions à cet article    


  • cathy30 cathy30 9 décembre 2008 10:38

    Pour moi un simple effet d’annonce.

    Une pierre deux coups : Tollé général pour une grosse injustice, c’est à dire donner l’argent des contribuables pour des gens qui en sont pas dans le besoin, qui ont joué et perdus comme au casino et d’autre part s’indigner qu’une telle proposition est pue avoir été avancée.

    Pour qui les lauriers ? Et oui ce gouvernement est tellement juste pour sa redistribution des richesses. Je suis certaine que monsieur Marini va être recompensé à sa juste valeur. Le service com du gouvernement n’est pas si bête, le mécontentement gronde et il faut bien donner quelques miettes de justice au bon peuple.


    • LaEr LaEr 9 décembre 2008 10:52

      En effet, j’y voie une stratégie Sarkoziste qui revient régulièrement... Feux, contre-feux : un député UMP lance un amendement scandaleux, le gouvernement analyse la réaction : si pas de réaction, on le passe, si réaction, le gouvernement joue alors sa propre opposition en reniant l’amendement qu’il a pourtant sans doute lui même crée... Quand ce n’est pas un député qui lance un amendement, c’est un ministre qui fait une déclaration à la presse (voir dernièrement Dati avec l’emprisonnement des enfants de 12 ans et l’opposition de Fillon).

      Ainsi, ils se donnent une image de "sauveur", mais en plus joue le rôle d’opposition à la place du Modem et du PS (car on peut compter sur les médias "indépendants" de ce pays pour relayer les "informations" générées par le service com de sa majesté des mouches vertes)...

      Rien à perdre, tout à gagner ! Au mieux, on fait passer une loi ou une idée bien réac, au pire, on redore son blason à coup de déclarations scandalisée

      Bon, quand est-ce qu’on suit l’exemple de la Grêce ?




    • Alpo47 Alpo47 9 décembre 2008 11:31

      D’accord, comme d’habitude, un gros "chiffon rouge" qu’on agite devant le citoyen/contribuable. Action/Réaction/Adaptation ...
      Il y en a environ un, tous les deux ou trois jours. De mémoire, la retraite à 70ans, le travail le dimanche, la prison à 12 ans, la détection pour les bébés de 3 ans ... la liste est bien plus longue, puisque c’est une stratégie délibérée installée depuis l’élection de Sarkozy. Peut être plus accentuée ces derniers mois...
      Et en réagissant plus tard pour démentir .. c’est tout bénefice pour Fillon et surtout Sarkozy qui apparait comme plein de bon sens, à l’écoute et responsable... et +2 dans le prochain sondage.

      Ces attaques répétées ont un autre but, nous noyer sous les informations diverses, et nous empêcher de nous concentrer sur le plus important : La déliquescence économique de nos sociétés, la prédation des banques, banquiers et autres PDG sur notre économie, la paupérisation de la classe moyenne.

      Parce qu’il suffirait d’un (important) prélèvement sur les riches et très riches, sans réelle douleur pour eux, pour grandement améliorer nos entrées d’argent et solutionner la crise, au moins en partie.

      Vous ne trouvez pas étonnant que personne ne le propose ?


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 16:45

      Bonjour à tous.

      LaEr : "En effet, j’y voie une stratégie Sarkoziste qui revient régulièrement... Feux, contre-feux : un député UMP lance un amendement scandaleux, le gouvernement analyse la réaction : si pas de réaction, on le passe, si réaction, le gouvernement joue alors sa propre opposition en reniant l’amendement qu’il a pourtant sans doute lui même crée..."
      Marianne2 est de cet avis. Je n’en suis pas convaincu, tellement cela me parait gros. Et puis c’est quand même une formidable contre-publicité pour l’UMP, Marini n’est pas n’importe quel sénateur.

      Ce que je trouve beaucoup plus inquiétant, c’est que cet amendement a été concocté en pleine collaboration avec les gens du ministere. On mésestime souvent le role des cabinets dans l’action des ministres. Or, les ministres ont un emploi du temps très chargé et s’appuient beaucoup sur leur cabinet. Celui-ci est formé de personnes nommées à l’arrivée du ministre, mais aussi de fonctionnaires de haut-niveau qui restent en place et ont une forte influence. Ils peuvent dire à leur ministre ou à des sénateurs ou députés ce qui est possible ou pas, envisageable ou pas. Il m’apparaissait évident que les lobbys pro-libéraux avaient placé nombre de leurs poulains dans les ministeres, cet amendement le confirme de manière évidente, à mon avis.

      Cette façon de faire du lobbying est souvent méconnue et reste dans l’ombre, mais a une influence plus importante qu’on ne le croit. Cette affaire me parait révélatrice de ce point de vue.


    • Henri François 9 décembre 2008 17:19

      Ce Monsieur Marini en est-il à son coup d’essai concernant la rédaction d’amendements destinés à sonder l’opinion ? Je crois me souvenir qu’il avait récemment pondu un "précédent".
      Ne craignant pas d’être hors sujet, il faudra bien un jour que la République Française se débarrasse définitivement de ce sénat, "dortoir" ou "maison de retraite" confortables et dorés pour notables à deux doigts d’être grabataires.
      Il me faut vous avouer qu’ayant pris connaissance de l’existence d’une telle mesure, sitôt après m’être effrayé de rage, j’ai réfléchi à la façon de me faire rembourser - par déduction d’impôt - les pertes récentes subies par... mes investissements en faveur de la race chevaline par le biais du PMU.
      Bien à vous. 


    • claireopale claireopale 9 décembre 2008 17:53

      Votre suggestion par rapport à la Grèce est une réaction de gaucho en mal de guerre des rues
      C’est une honte de souhaiter cela....la violence ne règle rien bien évidemment !
      vous êtes lamentable


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 19:38

      La vision de mr Marini est sans nuances. Je ne peux m’empêcher de reproduire cette interview dans le Figaro :

      LE FIGARO. Alain Ducasse a renoncé à la nationalité française. Qu’en pensez-vous ?
      Philippe MARINI. C’est pour moi le témoignage, un témoignage de plus, que nous vivons dans un monde ouvert. Les détenteurs de capitaux choisissent la localisation qui leur semble la plus opportune. Alain Ducasse a opté pour Monaco. Il a choisi un pays plus accueillant que la France pour son patrimoine personnel.

      Contrairement à Johnny Halliday qui avait vivement critiqué la fiscalité française, Alain Ducasse a indiqué que Monaco est « le choix du cœur ».
      Quand le cœur rejoint la raison et en particulier la raison fiscale, c’est merveilleux.

      L’ISF a rapporté 4,4 milliards d’euros l’an dernier. Est-il raisonnable de supprimer cet impôt alors que les déficits publics pourraient atteindre et dépasser les 3 % de PIB en fin d’année ?
      Je plaide pour la suppression de cet impôt depuis des années. Il est possible de trouver ces 4 milliards en augmentant le rendement de l’impôt sur le revenu de la façon la plus efficace et la plus indolore possible. Je suis convaincu que, cette année, l’ISF est encore plus mal vécu que les années passées puisque nous sommes en fin de cycle immobilier et que la Bourse a beaucoup perdu. Les redevables ont été contraints de déclarer le niveau de patrimoine qu’ils avaient fin 2007 et qui peut avoir sensiblement baissé depuis.

      Le président de la République n’est pas favorable à la suppression de l’ISF. Quelles autres pistes peuvent être envisagées ?
      Le projet de loi de modernisation de l’économie, qui est en discussion au Parlement, prévoit d’améliorer le régime des impatriés. Mais ces améliorations ne concernent que les salariés. Ce matin, la commission des finances du Sénat a adopté deux amendements que je lui ai proposés. Ces amendements visent à étendre le régime de l’impatriation aux non-salariés et à l’impôt sur le patrimoine. Le gouvernement semble réceptif à mes initiatives.

      Les mesures votées l’an dernier dans le cadre de la loi Tepa vont-elles porter leurs fruits et faire baisser le rendement de l’ISF ?
      La réduction d’ISF au titre des sommes investies dans les PME semble rencontrer un succès important. Il faut s’attendre à une baisse significative du rendement de l’ISF. Cela étant, je ne suis pas certain que le nombre de redevables baissera ou baissera beaucoup. En effet, les personnes qui ont investi dans les PME continueront sans doute à payer un reliquat d’ISF. Et comme les prix de l’immobilier ont continué à augmenter l’an dernier, l’ISF risque de rattraper de nouveaux foyers fiscaux cette année.

      www.lefigaro.fr/impots/2008/06/25/05003-20080625ARTFIG00287-marini-augmenter-les-impots-pour-supprimer-l-isf-.php

      J’ai souligné quelques perles. Le régime de l’impatriation,c’est le régime fiscal des personnes vivant à l’étranger. Je comprend mieux les préoccupations de mr Marini.

      Quand le cœur rejoint la raison et en particulier la raison fiscale, c’est merveilleux.

      Merveilleux.


    • Odal GOLD Odal GOLD 9 décembre 2008 20:34

      @ Alpo47

       Exact, personne ayant un réel pouvoir dans les médias et en politique ne le propose, c’est un constat. Les démocraties occidentales semblent bien vérouillées.


       Il est important de revenir sur le travail intellectuel qui a été accompli par Nicolas Sarkozy – très en amont, dès 2002 – pour bâtir un projet. Ce projet fut le résultat d’un travail de grande ampleur, pendant cinq années, conduit par une équipe de plus de 250 intellectuels et experts réunis autour d’Emmanuelle Mignon.

       Emmanuelle Mignon, qui est la machine à penser de Sarkozy, a ainsi présenté ses idées dans Le Monde du 7 septembre 2004 : « J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’Education nationale. ». Concernant le terme « conservatrice », elle précise : « Il faut le comprendre dans le sens britannique. » Catholique engagée, Emmanuelle Mignon fut au cœur de la rencontre entre le frère dominicain Philippe Verdin et Nicolas Sarkozy, qui donna naissance au livre « La république, les religions, l’espérance », publié aux Éditions du Cerf. Dans ce livre, le Guide a clairement écrit qu’« il veut supprimer la loi 1905 sur la laïcité ».

       Il y a dans le projet de société de ce prince charmant français une dimension intellectuelle, un travail méthodique sur les idées et la construction d’un projet, qui ont été jusqu’à présent largement sous-estimés. Et il compte bien faire vivre à l’humanité entière ce conte de fée, avec ses crapauds transformés en princes et en laquais, ses princesses et ses Rolls-Royce – qui est le rêve sarkozien.


    • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 00:45

      Dans la série "La presse en délire", un titre de LCI : "Pas de pitié du fisc pour les boursicoteurs malchanceux"
      A voir : tf1.lci.fr/infos/economie/argent/0,,4185426,00-pas-de-pitie-du-fisc-pour-les-boursicoteurs-malchanceux-.html

      Qui n’aurait le coeur qui se serre à la pensée de ces bobos obligés de reporter l’achat de leur futur 4x4 ou du dernier écran plasma ? J’en parlais à mon copain SDF ce matin, d’ailleurs.


    • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 10:48

      comme je disais hier , autant rendre déductibles les mises au loto , au tiercé et au tacotac ! si on veut faire plaisir à la france d’en bas , on touchera plus de monde

      Cathy30 a raison sur le coup de la manip en communication , c’est pas la première fois qu’on lance un ballon d’essai , qu’on attend les réactions et qu’on se dépéche de faire un démenti . Ce gouvernement est au top pour le Tango , un pas en avant deux pas en arrière ....


      • K K 9 décembre 2008 11:08

        Je comprends votre reaction en ce qui concerne "les gens qui ont joue et qui ont perdu". Mais parmi les investisseurs en bourse, il y a aussi les investisseurs involontaires que sont les possesseurs d’assurance-vie ou plus simplement les salaries qui ont eu un jour une participation aux benefices.

        Ces participations sont des primes "gelees" pendant cinq ans. Elles sont gerees par des fonds qui travaillent avec des actions, des obligations ou des monetaires. Les salaries concernes ne sont pas obligatoirement aises et certains ont perdu sur le montant de ces primes.


        • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 11:23

          @K
           Ces salariés auraient du cocher la case compte courant bloqué , comme je l’ai fait dans ma boite !
          si ils ont écouté la propagande et ont misé leur participation sur des fonds spéculatifs , c’est à leurs risques et périls !


        • ASINUS 9 décembre 2008 11:35

          yep le chat yep

          ils ont des yeux mais ne voient pas
          ils ont des oreilles mais n entendent pas


        • K K 9 décembre 2008 11:45

          Desole le chat, j’en suis a ma troisieme entreprise et aucune n avait la possibilite de "compte courant bloque". Dans mon entreprise actuelle, on a le choix entre "securite", "dynamique" et mixte, mais les trois sont en actions-monetaires-obligations. La difference, ce sont les ratios de chaque composantes.

          Dans une entreprise anterieure, il n’y avait aucun choix. Ne croyez pas que nous sommes tous loges a la meme enseigne. Si je prends le fond "dynamique", il a perdu 40% de sa valeur par rapport a avril (moment du depot) , le securite a lui perdu 30%. OK, je ne suis pas specialement dans le besoin, mais je connais des entreprises ou les salaires sont assez faibles et ou les ouvriers ont perdu leur epargne bloquee dans les memes proportions.


        • K K 9 décembre 2008 11:50

          Sur le fond, je pense comme vous qu’obliger les gens a souscrire a des fonds speculatifs contre leurs convictions est une des nombreuses aberrations de la loi. Ce sont les employeurs qui decident du fond auquel l’entreprise souscrit. Le comite d’entreprise n’a qu’un role consultatif sur le sujet (comme sur la plupart des sujets).


        • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 12:13

          @k

          oui , même si cet argent est bloqué pendant 5 ans , le salarié doit pouvoir décider seul s’il joue cette somme à la roulette ou pas !


        • K K 9 décembre 2008 12:21

          je pensais surtout a l’aspect moral et non seulement a l aspect financier. Les fonds speculatifs en obligeant les entreprises a avoir un retour sur investissement de 15-16 % (ce sont les objectifs que j ai vu presenter en comite central d entreprise d un grand groupe) poussent aux rationalisations... et aux licenciements. Bref, les salaries via ces fonds speculent contre leur propre emploi !


        • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 12:33

          @k

          les mecanismes type LBO et leur business plan sont bien là pour presser un max le citron , y’a aucune illusion à se faire sur le sujet ! on ne se mefie jamais assez des types qui passent faire des audits internes qui sont là en fait pour serrer la vis un peu plus ! moins on leur parle et mieux ça vaut pour nous !


        • alberto alberto 9 décembre 2008 13:07

          @ K : pas de regrets, car les assurances vie ne rentraient pas dans le champs de l’amendement Marini...

          Bien à toi


        • appoline appoline 9 décembre 2008 13:16

          @Le Chat,

          Rouge, impair et.........perdu. Bien vu pour la roulette. Le sénateur concerné doit serrer quelque peu les miches, il a dû placé ses noisettes, qu’il voit diminuer à vue d’oeil.
          Quant à faire payer le contribuable pour les pertes des nantis, serait de la folie furieuse, on sentirait presque le souffre de l’allumette nous picoter le nez.


        • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:00

          K ; "Je comprends votre reaction en ce qui concerne "les gens qui ont joue et qui ont perdu". Mais parmi les investisseurs en bourse, il y a aussi les investisseurs involontaires que sont les possesseurs d’assurance-vie ou plus simplement les salaries qui ont eu un jour une participation aux benefices.

          Ces participations sont des primes "gelees" pendant cinq ans. Elles sont gerees par des fonds qui travaillent avec des actions, des obligations ou des monetaires. Les salaries concernes ne sont pas obligatoirement aises et certains ont perdu sur le montant de ces primes.
          "

          Les gens qui investissent en assurances-vie en unités de compte, c’est-à-dire placées en Bourse, n’étaient pas concernés par l’amendement. Mais mon avis est le même, ces gens savaient tres bien où ils mettaient les pieds. Les krachs en bourse, il s’en est produit quelques uns ces dernieres décennies. Quand à la participation aux bénéfices, le fait de les "jouer en bourse" ne me parait pas une bonne idée. Mais tout le monde était d’accord tant que ca rapportait...


        • K K 9 décembre 2008 18:21

          OK pour les assurances vies qui sortent du champ de la loi, il restait le probleme des paticipations. Ce ne sont pas les salaries qui décident du fond de gestion, mais les employeurs (officiellement apres consultation du comite d entreprise... mais juste consultation). Le fait qu’elles soient en actions ou en obligation est indépendant de la volonté propre du salarié. Dans certains cas, il y a la possibilité de geler la somme, comme le dit le chat, mais c’est assez rare.
          En bref, ces personnes ont perdu car elles n’ont pas pu débloquer les sommes. Ces personnes n’ont pas joué, "on" a joué avec leur argent. De plus, la future loi sur la participation (déjà votée) ne s’applique qu’aux nouvelles sommes versées et non à celles accumulées jusque là qui ont souvent fondu avec l effondrement des bourses.

          Je sais bien que je ne vais convaincre personne ou presque car tout le monde ne bénéficie pas du système des participations (fonctionnaires par exemple). Mais je tenais à préciser que tous ceux qui possèdent des titres indexés sur les bourses ne sont pas toujours de vils spéculateurs qui jouent.

          Pour les spéculateurs purs, je suis comme la plupart d’entre vous, je pense qu’ils ont joué et voulu de l’argent facile et qu’ils ont perdu. Dans ce cas, il n’y a pas de raison que les contribuables couvrent les risques qu’ils ont pris

          je pense avoir fait passer mon message, alors vous pouvez moinsser si vous le souhaitez. Bonne soirée à tous !


        • Nexuses 9 décembre 2008 22:33

          @ K

          ces salariés ont joué aussi, et ils ont perdu eux aussi. placer sa prime sur des actions, pouvait rapporter si les actions montent, ça gonfle la somme. mais placer sa prime sur un compte bloqué elle bouge pas.
          ils ont choisi de bousicotter. il faut etre naif pour acheter des actions bloquées 5 ans !! alors que la bourse bouge tous les jours, et tout peut arriver.
          il fallait tout simplement opter pour le compte bloqué, ils n’auraient rien perdu de leurs primes. 

          ils ont joué, ils ont perdu. Point. ce sont les règles du jeu de la bourse. il faut en accetper les consequences. Point.


        • K K 10 décembre 2008 00:08

          nexusses,

          comme je l’ai dit un peu plus haut, le compte bloque n’est pas disponible dans toutes les entreprises. Sur les trois dernieres entreprises ou j ai travaille, cette option n’etait pas proposee. Il y a bien le compte "securite" qui est aussi sous forme d obligations et d actions et ... qui a plonge, juste un peu moins que les comptes "dynamiques". Votre entreprise propose un compte bloque, tant mieux pour vous smiley

          Pour ma part, comme je l’ai dit, je ne suis pas pour les comptes speculatifs car j estime que ces comptes avec leurs demandes de retour sur investissement provoquent des rstructurations et des licenciements. Des entreprises gagnant de l’argent sont parfois lourdement restructurees (il me semble que c est le cas pour Acelor Mittal en ce moment, sans en etre sur)


        • K K 10 décembre 2008 00:12

          Pour ceux qui peuvent attendre, c’est vrai que rien n’est perdu. Toutefois, je crains que la pression pour les retours sur investissements s’accroisse. Et cela, toujours au detriment des salaries, helas.


        • Liberty 9 décembre 2008 11:09

          J’ai beaucou aimé la réaction du député ayant proposé cette mesure chez moi cela porte un nom : "une sainte assise sur une pelle" (vous avez bien l’image en tête ? )

          Comme Cathy 30 et LE CHAT je pense que c’est réellement un ballon d’essai, pour voir si une aberration pouvait passer sans diversion désormais .

          Il suffit que Sarko change à nouveau de femme ou une aventure, ou qu’il y ai de nouveaux incidents "terroristes ferroviaires"(sic), et ça rique de passer en vidant l’eau du bain ...

          La France fait du social à l’attention des plus riches (loi TEPA, RSA, Plan de relance à taux du marché là où pour avoir un même crédit le consommateur aurait du payer au taux d’un crédit à la consommation entre 12 et 18 %)


          • Zalka Zalka 9 décembre 2008 11:13

            Ce qui est ridicule, ce n’est pas tant la méthode du ballon d’essai (on y est habitué, que ce soit droite ou gauche), c’est que le dit ballon d’essai se soit fait sur un truc aussi énorme...

            D’un côté, le tollé contre une telle débilité me rassure. D’un autre côté, le simple fait de tenter le coup m’inquiète au plus haut point...


            • non666 non666 9 décembre 2008 11:14

              En fait il y a autre chose derriere tout ça.

              Si la comptabilité de la partie spéculative des comptes des banques est distincte de celle qui concerne la gestion des comptes , c’est uniquement pour compartimenter les gains et les pertes dans un seul sens.

              Ce que personne ne dit, c’est que pour agir en Bourse les banques et courtiers ont une solvabilité qui depends de leurs depots.
              Selon les pays cela va de 5 à 15% .
              Chez nous je crois que c’est 9%.
              Cela veux dire que les banques et intermediaires peuvent jouer 11 fois les sommes des portefeuilles.

              Si monsieur X possede 1000 actions Peugeot, la banque qui gère son compte pourra , chaque jour , vendre et acheter 11 000 actions....

              Si il y a perte sur tous les titres, ce qu’il vient de se passer avec le crach, la perte sera partagée avec nous via les impots (l’Etat offre sa garantie).....

              Si il y a gain avec le CAPITAL qu’offre le dépot des clients, ceux ci ne seront pas informés , ni intéréssés aux bénéfices en vertu de la séparation comptable...
              Ce n’est pas une crise du "capitalisme" , c’est une crise dissimulée des marges des intermediaires qui refusent de pouvoir perdre.

              Inciter les petits epargnant a revenir en bourse, c’est offrir 11 fois le cadeau qu’on leur fait fiscalement aux banques et intermediaires de courtage, comme fond specilatif.

              Sous pretexte d’aider les petits, on offre des fonds aux courtiers qui sont essentilement les banques sur la place de Paris.






              • Zalka Zalka 9 décembre 2008 11:23

                Le mécanisme est jute, toutefois il ne s’agit pas d’offrir de l’argent, mais d’augmenter le ratio de solvabilité. L’état ne débourse que pour les épargnants, rien directement pour les banques.

                Donc si l’état avait fait cette mesure en déboursant 10Mrd d’euros, les banques françaises auraient vu leurs ratio de solvabilité augmenté virtuellement de 100Mrd.


              • traz 9 décembre 2008 11:44

                est-ce que quelqu’un peux m’expliquer la regle car je ne connais pas la fiscalité francaise en matiere d’investisement. Je vous explique celle du Canada et vous me dites juste si c’est pareil ou pas :

                si vous investisser en bourse et faite un profit ( réel c’est a dire apres vente du produit ) le dis profit s’ajoute a votre net imposable.
                A contrario si vous faite une perte ( réelle toujours ) la perte comme le profit s’ajoute au net impossable ( comme c’est une perte on ajoute -1000 en faite le net impossable se reduit) et du cout on est moins imposé.

                Donc effectivement on est bien imposer sur les gains et on paie moins d’impots si on fait des perte. Ce système me semble très juste. Quel est la règle en France ? et cet amendement est-t-il une reduction du net imposable de la valeur des perte réelle ou bien du montant investit ? si c’est le second cas c’est effectivement sans aucun sens.


                • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:08

                  Il s’agit bien de compenser les pertes, si j’ai bien compris :
                  "cet amendement devait permettre aux particuliers de déduire de leurs revenus de l’année 2009 les moins-values de cession de valeurs mobilières cotées en Bourse dans la limite de 10.700 euros, et pour les cessions réalisées entre le 1er janvier et le 1er décembre. "


                • traz 10 décembre 2008 09:06

                  non vosu n’avez pas bien compris ce n’est pas "je joue en bourse,si je gagne je garde les benefices et si je perd on me rembourse les pertes" c’est plutot si je gagne je partage les benefices car je suis imposer dessus, et si je perd je partage aussi dans le même ratio. Sinon ce que vous dites est vrai pour l’état par contre. Je m’explique si je fait des benefices alors l’état m’en prend une partie et si je fait des pertes il ne fait rien je ne trouve pas cela très juste. Je trouve les deux options suivante juste :

                  - augmentation du net imposable des gains et diminution du net des pertes

                  - pas de taxation

                  et effectivement je trouve les deux autres options injuste :

                  - augmentation du net imposable des gain et rien lorsque perte ---> ce que vous semblez preconiser.

                  - rien en cas de gain et diminution du net en cas de perte.




                • Alpo47 Alpo47 9 décembre 2008 12:02

                  En France, les profits boursiers sont imposés de manière forfaitaire et indépendamment des revenus.


                  • tmd 9 décembre 2008 14:15

                    Oui et non. Il est possible d’imposer ses gains de manière forfaitaire, à 26 %. Mais cette proposition visait les petits porteurs (25 000 euros maxi). Ces petits porteurs ont aussi très certainement des revenus confortables mais modestes, et donc un taux marginal d’imposition inférieur à ces 26 %. Ils ont donc à coup sûr choisi d’imposer leurs plus values boursières à l’impôt sur le revenu.


                  • max14z max14z 9 décembre 2008 12:54

                     smiley
                    Encore du "beau foutage de gueule" !!!! ils sont vraiment gonflé de proposer des choses comme sa !!
                    mais le pire c’est que les français ne vont pas broncher, et c’est le but de toutes leurs manoeuvres !!!! calmer les gens lorsque sa devient chaud....

                    mais tu parles, on va encore une fois bien se faire enfiler par notre soit-disant gouvernement, mais qui aide-t-il réellement ce gouvernement.. ???!!! Apart les banques, les grosses multi-national, les riches et lui-meme, jvoi pas !!!!!!nous on creve la bouche ouverte et lui il donne de l’argent au banques ???? il n’y a qu’un mot a employé, c’est CORRUPTION !!!!!!

                    Mais il ne sont guére inquiété, car le peuple français, est, par comparaison, un vieux chien qui se fait savater par son maitre a longueur de temps....mais quand son maitre vient vers lui avec un sucre au creux de la main, le chien revient toujour... (Meme si il sait qu’il continuera a prendre des coups de bottes !!!!! )

                    Allons mes freres, mes soeurs, enlevez le putain de voile de devant vos yeux si vous voulez voir la vérité...


                    • katalizeur 9 décembre 2008 13:16

                      mesdames et messieurs vous devenaient ingouvernable

                      il y en a marre , vous ne marchez meme pas dans cette feinte subtile( creer le foutoire et venir en sauveur essayer la merde)

                      puisque la subtilité politique utilisée par la gauche et par la droite et de temps en temps le deux en meme temps ; nous zelites avons decidés mercredi passé a l’automobile club siege du cercle

                      nous avons decidés que puisque nos pieces de theatre et autres senario mis au point avec beaucoup de minutie ne fonctionnent plus ;dorenavant nous irons a marche vers une dictature musclée ( voir la grece ou et le canada en attendant le tass unis °)


                    • Warhouha Warhouha 9 décembre 2008 13:13

                      Un nouveau sujet à débattre devant la machine à café.

                      Que l’on soit devant la machine à café suppose deux choses :

                       - on est au boulot, on continue à assurer une formidable productivité dont nous ne sommes pas les bénéficiaires
                       - on est pas dans les rues de Paris, en train d’organiser la chasse aux politiques et à leurs amis héritiers qui nous entubent depuis un certain temps.

                      Ce qu’il y a de bien avec ce type d’annonces, rapidement condamnées par ses propres auteurs, c’est qu’elles entretiennent la grogne, mais seulement la grogne. Hors, la grogne, ça n’est pas bien méchant, finalement, et en plus ça permet de fourguer aux crétins que nous sommes d’avantage de journaux (vendus par nos fameux héritiers).

                      Si on arrêtait de lire ? Chiche, on donne à nos journaleux vendus l’occasion de commenter les actuels "évènements de Grèce" directement depuis l’intérieur des affrontements.

                      Ca doit pas être très lourd, un journaliste, vu ce qu’on les paie aujourd’hui pour faire leur sale besogne. Du coup, on peut même s’en servir de projectile. La loi condamne le lancer de pavé sur les CRS, mais il y a peut-être un vide juridique pour ce qui concerne le lancé de journaliste.


                      • Canine Canine 9 décembre 2008 13:32

                        Il me semble que cette proposition a déjà été retiré, mais pour me faire l’avocat du diable, quand les boursicoteurs gagnent en bourse, ces gains sont taxés fiscalement, et cette taxe redistribuée (ce qui n’est pas le cas des gains du loto ou du tiercé). Dès lors, il n’est pas complétement illogique qu’en cas de perte, le fisc octroye des avantages inverses.


                        • Warhouha Warhouha 9 décembre 2008 13:50

                          Dans le même temps, je paie des impôts sur mes revenus. Si, un jour, mes revenus cessent, je vois mal le fisc me renflouer.
                          Pour les salariés, même topo, en cas de chomage, ils n’ont droit à des indemnisations que parce qu’ils ont cotisés, par parce qu’ils paient des impôts sur le revenu.


                        • tmd 9 décembre 2008 14:09

                          Si tes revenus cessent, ou si un salarié devient chômeur, vous n’avez plus de revenus, OK, mais vous n’avez pas perdu d’argent. Un petit porteur, lui, si il a vendu, il en a réellement perdu.

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