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Accueil du site > Actualités > Politique > Rentrée pourrie à l’Élysée (1) : des sondages désastreux

Rentrée pourrie à l’Élysée (1) : des sondages désastreux

Niveau record d’impopularité pour le pouvoir, et pour la première fois, Marine Le Pen serait donnée gagnante à l’élection présidentielle. De quoi effrayer toute la classe politique et susciter un argument nouveau, celui du vote utile, voter dès le premier tour pour le meilleur rempart contre le FN.



La rentrée politique de l’automne 2014 n’a pas été de tout repos pour le Président de la République François Hollande. Il doit se préoccuper de plusieurs fronts, du plus grave (l’otage français Hervé Gourdel a été assassiné) au plus superficiel (la jalousie d’une ex-compagne), en passant par le chômage et le délitement de sa propre majorité.

Alors, face à toutes ces difficultés, la lecture des sondages n’a donc rien d’apaisant et s’ils peuvent paraître dérisoires, ils n’en constituent pas moins des photographies de l’opinion publique dont il reste nécessaire de prendre en compte les différents enseignements.

Or, une série de sondages au début du mois de septembre 2014 a fait l’effet d’un véritable électrochoc non seulement dans la majorité mais dans la classe politique en général, montrant ainsi la très grande fragilité du pays.

Deux sondages ont particulièrement retenu mon attention pour les alertes qu’ils signifient.

Comme toujours lorsqu’on parle de sondages, il faut savoir les observer avec recul, avec une perspective dynamique ; ce qui intéresse, c’est la pente et pas la cote, c’est la tendance et pas le niveau. Par ailleurs, il faut aussi rester prudent sur l’intervalle d’indétermination qui peut parfois se révéler large (voir plus loin). Une fois ces précautions exprimées, ces deux sondages sont néanmoins alarmants pour le pouvoir en place.


Hollande à 13%

On savait évidemment que François Hollande était impopulaire, et on le savait plus impopulaire que Nicolas Sarkozy, mais on ne savait pas qu’il pouvait encore descendre et descendre dans l’opinion.

Le baromètre proposé par TNS-SOFRES pour le "Figaro Magazine" publié le 4 septembre 2014 en apporte une nouvelle preuve. Réalisée du 28 août au 1er septembre dernier, donc après la formation du nouveau gouvernement, l’étude a confirmé l’état déplorable de François Hollande dans l’opinion : il ne recueille que 13% (-5) de confiance contre 85% (+6) de défiance. 13%, c’est moins de la moitié de ses électeurs du premier tour en 2012.

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Ces 85% de défiance se retrouvent aussi (sont-ils les mêmes ?) dans le moral des sondés : 85% pensent que les choses ont tendance à aller plus mal, seulement 3% que les choses vont en s’améliorant. Une situation démoralisante qui avait déjà connu un précédent, au printemps 2006, avec les manifestations contre le CIP et le jusqu’au-boutisme de Dominique de Villepin.

Cela fait de François Hollande le Président de la République le plus impopulaire depuis que le baromètre est en place, en 1981, à partir du cinquième mois de mandat. À cette allure, il y aura bientôt un nombre négatif de sondés qui lui voueraient leur confiance !

Probablement que les menaces extérieures et l’unité nationale faite ce 24 septembre 2014 sur l’intervention française en Irak vont faire remonter légèrement la popularité présidentielle dans les prochains jours.


Valls dévisse

Moins évidente est la confiance accordée au Premier Ministre Manuel Valls. Personnalité assez populaire au moment de sa nomination à Matignon le 31 mars 2013 (il recueillait en avril 46% de confiance), Manuel Valls avait réussi à rester stable jusqu’au début de l’été. Mais pour cette rentrée, il dévisse dans les sondages, entraîné par une destinée commune. Le baromètre a fait état de seulement 30% des sondés qui lui font confiance tandis que 65% la lui refusent.

Il est à noter que 36% de sondés qui se revendiquent socialistes sont en défiance contre Manuel Valls (contre François Hollande, ce niveau de mécontentement interne monte jusqu’à 54% !).

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Au cinquième mois d’exercice à la tête du gouvernement, Manuel Valls devient aussi impopulaire que la plus impopulaire à ce stade du mandat, Édith Cresson. Mais avec 30%, il a encore de la marge puisque, en absolu, le plus impopulaire fut Jean-Marc Ayrault avec seulement 16% de confiance lors de son départ de Matignon.

Là encore, l’exception Valls pendant deux ans s’efface discrètement : le pouvoir en période de crise économique rend forcément impopulaire, quelle que soit la personnalité du Premier Ministre. Michel Rocard, Édouard Balladur et Lionel Jospin avaient bénéficié, lors de leur séjour à Matignon, d’une bonne confiance de l’opinion publique parce que la conjoncture économique était plutôt favorable. Cela n’a cependant pas suffi à leur permettre d’accéder à l’Élysée.


Juppé en tête, Vallaud-Belkacem et Le Maire en forte progression

Comme dans son habitude, le baromètre a testé aussi les cotes d’avenir des autres personnalités politiques. Celle qui arrive en tête est… Alain Juppé avec 39% (ce qui reste faible pour une première place), suivi de Najat Vallaud-Belkacem (32%) dont la nomination à l’Éducation nationale lui a fait faire un bond de popularité (surtout parmi les sondés de gauche). Ensuite viennent François Bayrou (31%), Martine Aubry (30%), Ségolène Royal (30%), Nicolas Sarkozy (30%) avant son retour, Christine Lagarde (29%) et François Fillon (28%).

Marine Le Pen n’a que 26% (-3) et pour l’anecdote, Jean-François Copé, avec 12%, est en dessous de Pierre Moscovici (14%), avant la nomination de ce dernier à la Commission Européenne. Arnaud Montebourg n’est qu’à 24% (-2) et Benoît Hamon à 19% (+2). Dominique Strauss-Kahn est encore présent dans la liste avec 23% (-3).

La seconde personnalité politique à beaucoup progresser dans ce baromètre, avec Najat Vallaud-Belkacem, c’est l’ancien ministre Bruno Le Maire qui commence à sortir de l’anonymat avec 16% (+4), ce qui est la conséquence de sa campagne dynamique sur le terrain pendant tout l’été pour la présidence de l’UMP.



Les intentions de vote pour 2017 au premier tour

Parallèlement à la confiance et à la cote d’avenir des personnalités politiques de premier plan, les sondages aiment tester l’élection présidentielle. C’est évidemment un jeu purement théorique et tout porte à croire qu’elle se tiendra à la date régulière, à savoir au printemps 2017, soit dans deux ans et demi.

L’estimation des intentions de vote est une sorte d’application directe de la cote de confiance. Elle permet aussi d’imaginer les forces et faiblesses des candidats en situation de concurrence.

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L’IFOP a ainsi réalisé du 3 au 4 septembre un sondage sur les intentions de vote pour "Le Figaro" qui a été publié le 5 septembre 2014. Cette étude a été un véritable pavé dans la mare puisqu’elle a laissé entendre que Marine Le Pen, dans tous les cas, serait présente au second tour, et pas n’importe comment, en prenant la première place au premier tour.

Pire pour ses détracteurs : Marine Le Pen, pour la première fois dans un sondage, serait donnée gagnante dans un second tour face à François Hollande. On voit bien que ces éléments clefs apportent un éclairage très particulier à la préparation de l’élection présidentielle de 2017. Pour l’UMP et le PS, ce qui importe donc, ce n’est pas la première place au premier tour mais la deuxième place, pour reléguer l’autre à la troisième place et se retrouver en match contre Marine Le Pen.

L’IFOP a donc proposé trois configurations pour le candidat UMP : avec Nicolas Sarkozy, avec Alain Juppé et avec François Fillon, qui sont les trois candidats les plus crédibles à cette élection. Ces cas n’induiraient quasiment aucun changement sur le score des candidats de gauche : Jean-Luc Mélenchon resterait à 10%, Cécile Duflot à 3%, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud à 1%.

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Le cas avec François Fillon lui serait peu favorable : François Fillon ferait jeu égal avec François Hollande avec 17% tandis que Marine Le Pen aurait 32%, presque le double ! Dans cette hypothèse, François Bayrou recueillerait 14%, ce qui serait un niveau déjà élevé avant une élection, et Nicolas Dupont-Aignan serait à 5%.

Dans les deux autres cas pour le candidat UMP, François Hollande n’aurait que 16% des intentions, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et François Bayrou réduirait aussi légèrement la voilure électorale.

Dans le cas avec Alain Juppé, l’UMP ferait 24%, Marine Le Pen 30%. Avec Nicolas Sarkozy (sondage avant son retour), ce dernier aurait 25% et Marine Le Pen 28%.

Comme on le voit, pour le premier tour, les jeux sembleraient déjà faits : la candidate du FN serait sûre d’être qualifiée pour le second tour, avec une avance considérable sur son concurrent au second tour, de 3 à 15%.


Les intentions de vote pour 2017 au second tour

Pour le second tour, sept matchs ont été testés.

Le plus spectaculaire est le duel François Hollande vs Marine Le Pen où Marine Le Pen gagnerait avec 54% contre 46%. Une avance considérable. Dans tous les duels avec François Hollande, ce dernier perdrait avec 39% face à Nicolas Sarkozy, 38% face à François Fillon, et 34% seulement face à Alain Juppé. Face à un candidat de l’UMP, Marine Le Pen perdrait aussi systématiquement, avec 43% face à François Fillon, 40% face à Nicolas Sarkozy et 36% face à Alain Juppé.

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Ces résultats sur les intentions de vote au premier et au second tour d’une élection présidentielle si elle avait lieu maintenant sont assez spectaculaires. Certes, il reste encore deux ans et demi et beaucoup de choses évolueront dans un sens ou dans un autre. François Hollande en sait quelque chose puisqu’il sait qu’il suffit de susciter la confiance seulement au bon moment, au moment de l’élection.


Changement de "paradigme"

Parmi les leçons de cette enquête d’opinion, il y a le fait que, pour la première fois dans l’histoire de la République, un candidat issu de l’extrême droite française serait capable d’obtenir le pouvoir par les urnes. Du coup, les enjeux politiques changent radicalement : le duel UMP vs PS n’est plus le principal enjeu. L’enjeu réel, c’est FN vs le reste de la classe politique. Nicolas Sarkozy dans son entretien du 21 septembre 2014 tout comme Manuel Valls dans son discours de politique générale du 16 septembre 2014 ont clairement affiché leur combat contre le FN comme l’une de leurs priorités.

Ces résultats sembleraient disqualifier la candidature de François Fillon qui ne paraîtrait pas faire le poids. Cependant, sa détermination à peser sur cette élection reste intacte mais il lui faut assurément trouver un angle de rebondissement médiatique. Il serait pour l’instant capable de laisser la gauche affronter le FN avec un risque non négligeable de victoire du FN. Nul doute que des slogans de style "Tout sauf Hollande" naîtraient dans les mois qui viennent. Ou encore "Hollande = Le Pen".

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En revanche, les résultats de ce sondage ne départageraient pas le potentiel électoral de Nicolas Sarkozy et celui d’Alain Juppé. Au premier tour, Nicolas Sarkozy serait légèrement meilleur, mordant plus sur l’électorat du FN, tandis qu’Alain Juppé serait plus en capacité de rassembler au second tour près de deux Français sur trois (face à François Hollande ou face à Marine Le Pen). Ce n’est d’ailleurs pas anodin qu’Alain Juppé ait décidé d’avoir un discours très centriste et consensuel.

Car dans tous les cas, si Marine Le Pen était bien au second tour, son concurrent éventuellement UMP n’aurait pas d’autre stratégie pour gagner que de rassembler …sur sa gauche, comme Jacques Chirac le 5 mai 2002. L’anti-ligne Buisson !


Critiques du sondage

Bien sûr, on pourrait à juste titre formuler trois grosses critiques à ce genre de sondage, indépendamment de l’indétermination intrinsèque de la méthode, dont l’intervalle, pour ce sondage, est de l’ordre de 6% (ce qui est important !), en clair, cela signifie que François Hollande n’aurait pas 46% face à Marine Le Pen, mais entre 43% et 49%, ce qui changerait un peu les choses dans l’interprétation.

La première critique, c’était d’avoir considéré systématiquement la candidature de François Bayrou dont le niveau oscillerait entre 11 et 14%. Il est certainement le candidat centriste qui aurait le plus grand potentiel électoral à l’heure actuelle mais la question d’une candidature centriste reste toujours en question, notamment dans la campagne pour la présidence de l’UDI.

Concrètement, le fort potentiel électoral de Marine Le Pen donnerait peu de marge de manœuvre aux centristes pour une candidature indépendante, à moins d’être taxés de kamikazes. D’ailleurs, François Bayrou semblerait déjà prêt à soutenir la candidature de son voisin d’Aquitaine, Alain Juppé. Le seul moyen de sortir par une porte honorable, c’est l’organisation d’une primaire ouverte non seulement à l’UMP mais aussi aux centristes. C’est ce que veut Alain Juppé. Sans doute aussi François Fillon. Mais pas forcément Nicolas Sarkozy même si ce dernier aimerait rassembler dans un parti unique UMP et centristes.

On voit ainsi que l’absence d’un candidat centriste aurait de forte chance de venir grossir le candidat UMP (pas forcément mécaniquement, certes), mais cela donnerait la possibilité au candidat de droite et du centre de dépasser Marine Le Pen au premier tour. Le cumul François Bayrou+UMP défavoriserait ainsi Marine Le Pen (35% vs 30% ou 37% vs 28%), sauf dans le cas avec François Fillon (31% vs 32%).

La deuxième critique est, elle aussi, très importante : le candidat du PS ne sera pas forcément François Hollande. Historiquement, jamais un Président élu la première fois ne voudrait renoncer à tenter sa réélection. Pour qu’on lui donnât un quitus pour le premier mandat. Jamais non plus des oppositions internes n’ont pu surgir contre la candidature d’un Président sortant (même lorsqu’il s’est agi de Valéry Giscard d’Estaing en 1981).

Cependant, avec cette impopularité sans précédent, François Hollande pourrait comprendre que ne pas se représenter serait dans l’intérêt de son camp. Martine Aubry ou même Manuel Valls pourrait alors être ce candidat socialiste et ils devraient pouvoir faire mieux que François Hollande.

Enfin, et c’est tout l’intérêt d’une campagne électorale, la troisième critique est que le sondage a été réalisé à froid, pas en condition de campagne électorale. Or, l’énergie, presque physique mais pas seulement, dont sont capables les candidats est un critère déterminant. C’est sans doute ce paramètre qui a fait éliminer du second tour la candidature de François Bayrou en 2007 (il avait besoin d’un rebond en mars 2007 qui ne s’est jamais produit, faute de dynamisme).

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Or, si François Hollande et Marine Le Pen sont des candidats redoutables sur ce point, la campagne de 2012 a montré que Nicolas Sarkozy était le meilleur sur le terrain. Au contraire de François Fillon et aussi d’Alain Juppé dont l’âge commence à circuler comme argument (c’était déjà le cas avec Jacques Chirac en 2002).


Le vote utile en guise de front républicain ?

Détrôner Marine Le Pen de la première place au premier tour restera néanmoins l’un des défis majeurs pour les candidats des partis gouvernementaux. Pour cela, ils devront conclure des accords avec leurs partenaires dès le premier tour pour éviter toute déperdition des voix.

Et pourra alors fleurir l’argument du vote utile : pour éviter un second tour Hollande vs Le Pen qui se terminerait en faveur de Le Pen, il faudrait que les électeurs socialistes votent, dès le premier tour …pour le candidat de la droite et du centre. Résultat d’un cauchemar nommé… Hollande 2012 !

Mais nous n’en sommes pas encore là…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (26 septembre 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Sondage TNS SOFRES sur la cote d’avenir des leaders du 4 septembre 2014 (à télécharger).
Sondage IFOP sur les intentions de vote à la présidentielle du 5 septembre 2014 (à télécharger).
Alain Juppé candidat à la primaire UMP pour 2017.
François Hollande.
Manuel Valls.
Nicolas Sarkozy.
Alain Juppé.
François Fillon.
Marine Le Pen.
François Bayrou.
Le couple Hollande-Valls.
Front républicain ?
The Day after.

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19 réactions à cet article    


  • diogène diogène 26 septembre 2014 09:52

    Cette situation peut s’éclaire par quelques lignes de Robert Bideau dans un articlearticle paru ici ce matin à propose de l’Ecosse :


    «  Les règles de ce duel – convenues entre les parties – vont comme suit :

    La première règle non écrite stipule que les intérêts fondamentaux de l’ensemble de la classe dominante ne seront jamais mis en jeux comme un enjeu.

    La deuxième loi convient que la faction qui parvient à embrigader le plus grand nombre d’électeurs prenne l’avantage et dicte ses exigences à l’autre faction. Les électeurs tranchent le débat même s’ils n’obtiennent aucun avantage dans ce combat. Ce qui implique toute une mystique qui entoure le référendum afin que le votant s’exprime en pensant voter pour autre chose que la triste réalité. Tous les coups sont permis sauf de mettre fin arbitrairement à la partie par un coup d’État militaire. Chaque faction se soumet à un devoir de réserve et ne dévoile jamais ces règles secrètes, ni l’enjeu véritable de la baston inter capitaliste. »


    • howahkan Hotah howahkan Hotah 26 septembre 2014 09:53

      zzzzzzzzzzzzzzzzzzz !!!!!!


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 septembre 2014 10:15


        Présidentielle 2017 :

        Personnellement, je ne vois aucun futur président digne de ce nom parmi tous le personnel politique français.
        La question est : Comment le leur faire comprendre ; particulièrement à ceux qui se porteront candidat ?
        Les « votes blancs », bien qu’explicitement mentionnés dans les résultats des scrutins, ne seront pas comptés dans les suffrages exprimés ! ! !
        En conséquence, une majorité absolue ou relative de votes blancs ne sera pas « entendue » par les candidats comme un rejet absolu de leur personne et projet. En clair : il restera toujours deux candidats pour le deuxième tour. Le vote blanc demeure donc inutile.
        Suggestion stratégique :
        1)
        Élire marine le pen comme présidente.
        2)
        Aux législatives, ne faire apparaître aucune majorité (même relative) de gouvernement.
        3)
        marine le pen, incapable de gouverner, pas plus qu’un premier ministre sans majorité, sera contrainte de remettre en jeu son titre présidentiel.
        4)
        Deuxième élection présidentielle : bis repetita.
        5)
        Deuxième élection législative : bis repetita.
        6)
        Et cætera : jusqu’à ce que tous ces politicards comprennent enfin l’ampleur du rejet dont ils font l’objet et se retirent pour laisser la place à des femmes/hommes intègres dans tous les sens du mot.

        Mais qui ? ? ?...


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 septembre 2014 10:41


          Erratum :
          Personnellement, je ne vois aucun futur président digne de ce nom parmi tout le personnel politique français.
          Addendum :
          Avez-vous détecté une seule idée innovante formulée par nos politicards ? ? ?...


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 septembre 2014 10:58


           une idée SOCIO-ÉCONOMIQUE innovante, par exemple...


        • jeanVidales jeanVidales 26 septembre 2014 12:00

          Sinon vous pouvez aussi nous aider à construire une 6ème république dans laquelle on pourrait supprimer le président de la république et passer à une république parlementaire proportionnel. Et/ou écrire dans une nouvelle constitution le référendum révocatoire, par exemple.

          M’enfin si vous préférez voter Marine lepen pendant plusieurs années pour dire que vous n’êtes pas content ... c’est vous qui voyez ...


        • oncle archibald 26 septembre 2014 10:28

          « Ce n’est d’ailleurs pas anodin qu’Alain Juppé ait décidé d’avoir un discours très centriste et consensuel. »


          Vous présentez le discours centriste d’Alain Juppé comme une « manoeuvre » opportuniste alors que je pense qu’Alain Juppé est un vrai « centriste », si l’on appelle être centriste vouloir prendre acte qu’un très grand nombre de Français sont d’accord sur l’essentiel et en ont plein les bottes d’un clivage à mon avis artificiellement entretenu par simple intérêt électoral.

          J’observe d’ailleurs que le discours de Sarkozy repart à fond dans les clichés faciles pour recréer ce clivage qu’il sait bien indispensable à son intérêt personnel, le seul qui compte contrairement à ce qu’il dit. 

          Il est pour le gaz de schiste pour s’opposer aux écolos et ravive les vielles querelles public/privé au sujet des « privilèges » de ceux qui sont employés dans le public ou le para public. En bref il prend le contrepied du discours de Hollande en 2012.

          Sarkozy rêve d’une revanche avec Hollande et sur le même terrain, c’est à dire sans programme, en visant la victoire par simple détestation de l’adversaire. On voit bien où cela nous a mené depuis l’élection de F. Hollande.

          Un vrai discours réaliste et débarrassé de toute idéologie malsaine, c’est de cela que les Français ont le plus besoin. Bayrou le tenait mais a été incapable de le rendre crédible. Il faut bien dire que ses adversaires de droite comme de gauche, bien aidés par les médias, ont tout fait pour le discréditer. 

          Juppé arrivera-t-il à faire entendre cette voie de la raison ? Personnellement je l’espère mais il est quasiment certain qu’on va lui balancer sous les pieds les mêmes peux de bananes qu’à Bayrou. La différence c’est qu’il arrivera peut être à ne pas glisser dessus et à rester « bien droit dans ses bottes ».

          • Daniel Roux Daniel Roux 26 septembre 2014 10:38

            Il est bien connu que les sondages disent ce que le client veut qu’ils disent. Ils font partie d’un ensemble entretenus par les médias au service de la classe dominante, comme la télé et la presse, pour entretenir l’angoisse des citoyens car un citoyen angoissé vote pour les conservateurs.

            Le pire ne serait pas l’élection de Le Pen qui n’aurait pas de majorité mais Sarkozy qui après avoir ruiné notre nation par ses décisions à l’emporte pièce ose nous menacer de son retour.

            http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-piege-de-sarkozy-102861

            Le paradoxe est que Hollande n’a rien entrepris qui ne soit en rupture de la politique de son prédécesseur, sauf sur la corruption, y compris sur l’alignement atlantiste. Ce n’est pas Hollande mais la nation qui subit de plein fouet les conséquences de la gabegie Sarkozy, notamment le coût de la dette, premier poste budgétaire, mais aussi l’hégémonie de l’Allemagne favorisée par la faillite de la France.

            Jupé mènera à peu de chose près la même politique, c’est à dire une politique libérale-atlantiste pour le compte de l’oligarchie. Ce serait le moins pire des choix puisque quelque soit le candidat, celui du PS sera délaissé par ses électeurs trahis et découragés.

            N’oublions pas que la démagogie mène à la tyrannie et que le pire serait un retour de Sarkozy, l’incompétent hargneux, l’homme aux multiples affaires en cours dont le but principal n’est pas le salut de la France mais de jouer la montre pour son propre salut.

            Une analyse réaliste conclurait que le vote utile aurait pour but de repousser la candidature Sarkozy, en favorisant celle de Jupé, l’homme de l’oligarchie triomphante mais sérieux et prévisible.

            Qu’un électeur « de gauche » envisage sérieusement de voter pour un type comme Jupé dès le premier tour montre à quel point la situation est désespérée depuis que le piège UE (celle de Maastricht et de Lisbonne) s’est refermé avec la complicité des partis politiques, sur la classe moyenne en cours de paupérisation.


            • asterix asterix 26 septembre 2014 11:08

              Marine-Sarko ? Elle gagnera haut la main car les électeurs de gauche ne feront pas jouer le réflexe républicain, soit en votant pour elle par haine de l’autre, soit en allant à la pêche au second tour.
              Hypothèse non soulignée par Sylvain ( pour lequel je vais être le premier à voter oui ) : Si Sarko se présente, Bayrou le fera aussi et aura dans ce cas une possibilité non négligeable de passer en tant que second ...donc de gagner
              Marine-Hollande ? Hypothèse impossible ! Résultat évident.
              Marine-Juppé ? Dans ce cas-là Bayrou ne se présentera pas et l’électeur de gauche fera jouer ce fameux réflexe et portera sa voix sur Juppé qui gagnera.
              Conclusion : Sarkophage qui joue avec le destin de la France doit être mis au plus vite sur la touche.
              Pour Hollande, c’est déjà fait...


              • Scual 26 septembre 2014 12:08

                Voila donc un bien beau billet... de propagande.

                Le sondage donnant Marion Le Pen gagnante ne vient pas de l’IFOP qui l’a d’ailleurs signalé. Il a été après enquête révélé comme... inexistant.

                Ce sondage a été inventé de toute pièce.

                Voila à quoi en est réduite la droite. ça vaut aussi pour le PS bien sur qui comme l’UMP a besoin du FN au second tour pour espérer avoir la moindre chance en 2017.

                En tout cas le fait qu’on en soit arrivé à ce que la Presse invente totalement des sondages montre qu’il est temps de changer radicalement les règles du jeu. La liberté de la Presse a faillit totalement. Elle devient avec le temps toujours et dans tout les pays qui l’ont adoptée la liberté de mentir, manipuler, inventer, biaiser, cacher et j’en passe pour une toute petite ploutocratie imposant son joug sur les rédactions et contrôlant une information plus du tout libre et encore moins juste.


                • Fergus Fergus 26 septembre 2014 18:47

                  Bonjour, Scual.

                  Le sondage bidon en faveur de Le Pen était évoqué par Valeurs Actuelles. Celui de l’Ifop pour Le Figaro a bien existé et donnait effectivement Le Pen gagnante contre Hollande au 2e tour, ce qui était une absurdité car les chiffres de 1er tour donnaient Hollande non qualifié !

                  Sylvain Rakotoarison risque d’être déçu : dans le sondage du jour, réalisé par BVA, Hollande gagne a points à 23 %.

                  Tout cela n’a qu’une importance très relative, nul n’étant capable aujourd’hui de dire ce que sera le panorama politique en 2017. Mais une chose est sûre : sauf retournement significatif de la conjoncture économique et création corrélative de nombreux emplois, le PS et Hollande seront hors-jeu pour la présidentielle. Mais en politique, rien n’est jamais joué, et cela vaut pour tous les camps...

                  Pour ma part, j’espère que le FdG saura resserrer ses rangs et élargir ses bases avec des apports de dissidents du PS et d’EELV, condition sine qua non pour espérer un jour représenter la gauche lors d’un 2e tour.


                • Scual 26 septembre 2014 19:37

                  Merci de me corriger effectivement.

                  Le Figaro avait repris le faux sondage et j’avais vu la correction sur l’article.

                  Cette fois-ci il s’agit donc d’un « vrai » sondage.


                • mmbbb 26 septembre 2014 20:12

                  EELLV c’est de la grosse merde Jamais je voterai pour eux La soupe est trop bonne l’ex eco qui pour sa retraite ete au gouvernement et maintenant crache sur Hollande Duflot devrait arreter ce mauvais cinema Con Bendit une gars que je refuse d’ecouter Ces bourgeois me gonfflent et je suis comme beaucoup de ces francais qui sont pret a voter FN puisque le vote blanc n’est pas compter afin de manifester mon degout profod pour tous ces cons et connes qui vraiment font plus de theatre que de politique 


                • soi même 26 septembre 2014 17:14

                  Peux de personnes veulent de MLP, les médiats en rêvent, car en attendent les échéances cela fait tourner les rotatives !

                  Il y a juste Sylvain et trois poilus et tondues qui vont soutenir que c’est le tiercé dans l’ordre !


                  • zygzornifle zygzornifle 26 septembre 2014 17:17

                    Hollande et Sarkozy devraient faire brevetés leurs mensonges de peur que quelqu’un d’autre s’en serve .....


                    • Garance 26 septembre 2014 19:01

                      T’as raison le Sioux dort.... smiley   smiley   smiley


                      • ETTORE ETTORE 26 septembre 2014 22:38

                        D’un côté nous avons un Président qui fait des forages, tant sa côte baisse et qui sait, peut être vas t il trouver dans le fin fond des abysses de sa popularité, un chemin plus court pour s’affranchir d’ un vol pour l’Australie

                        et de l’autre, un ex appariteur, qui ne rêve que de mettre un dérick sur le trou foré par son successeur.
                        dans l’espoir que l’appel d’air qui s’en échappe le propulse assez haut pour épater le monde de ses comiques gesticulations.
                        « voyez.....je vole »
                        ben oui ! ça on le savait, tous les français le savent, ton parti le sait
                        il n’y a que toi qui t’en souvient pas, et pour cause, ton égo ta volé ton cerveau
                        Assez de ces pitreries à répétition , 
                        de ces marchandises politiques avariés
                        Il n’y a vraiment que « ça » à mettre sur l’étal de la France ????

                        • agent ananas agent ananas 27 septembre 2014 08:01

                          Si la « Sarkozie » croit pouvoir gagner les élections en chassant sur les terres du FN, ils se mettent le doigt dans l’oeil... Les électeurs de « droite » préférent l’original à la copie.
                          De toute manière, le vainqueur de l’élection, qu’il soit de droite ou de gauche, fera ce que lui dictera l’élite ploutocrate.


                          • smilodon smilodon 28 septembre 2014 14:28

                            En 2017 quand le FN sera à la tête de l’état, tous nos politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche, feront mine de ne rien comprendre et accuseront les électeurs du FN !..... Sans comprendre que ces « électeurs » votaient pour eux, avant !...... La faute n’en reviendra qu’à ces « politiques », qui auront tout fait pour dégouter, voire écoeurer leurs propres électeurs. Et non, les nouveaux « électeurs » du FN ne sont pas une « génération spontanée » !!.....Ils viennent de ces 2 partis principaux qui gouvernent depuis 50 ans !.... La « gauche » et la « droite » !........ J’ai voté pour la 1ère fois en 1981, pour Mitterand. Jamais plus je n’ai recommencé à voter pour « la gauche »... J’ai voté pour Chirac aussi !.. Et j’ai passé mon tour quelques fois !...... En 2017 je voterai FN !.... Pas par conviction, simplement pour casser ce système !...... Avec le FN, non seulement ça ne marchera pas (mais ça j’ai l’habitude), mais ça « pétera » !...... Et il est grand temps que « ça péte » !....Alors, plus d’hésitation !..... Je viens du monde « ouvrier », j’ai été « militaire », et je suis revenu au monde « employé » !..... Et en fin de compte, j’aurais voté de tous les côtés !....... Sans plus aucun espoir en notre classe politique !....Aucun !...... Adishatz, et bonne chance à tous !......

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