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Accueil du site > Actualités > Politique > « Repenser » le syndicalisme

« Repenser » le syndicalisme

A chaque fois que dans AGORAVOX, un article évoque l'action syndicale, les réactions fusent.

Le rédacteur a droit au rappel de toutes les dérives constatées et des scandales en cours ( à propos de la gestion de certains comités d'entreprises).

Ces contributeurs oublient que ces pratiques vont à l'encontre de l'intérêt des syndicat et que de nombreux syndicalistes dénoncent avec force ce qu'on peut appeler des exactions.

Savent-ils qu'il existe depuis des dizaines d'années un courant historique dans le syndicalisme qui prône et pratique autrement, puisant dans les racines de la CGT des origines, des principes considérés comme incontournables  ?

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Une feuille de route claire

Aujourd'hui le syndicat est devenu une institution... Il perçoit des subventions publiques substantielles et participe à de nombreuses commissions réforme... Rien ne se fait sans que les syndicats dits représentatifs ne soient consultés.

L'indépendance syndicale vis-à-vis de l'Etat et aujourd'hui des institutions européennes, avec l'entrée des confédérations et de la FSU à la Confédération Syndicale Européenne est menacée.

Il est urgent et indispensable que le syndicalisme lutte de classes, d'affirmation et de respect des principes de base se renforce et se fédère.

L'Emancipation, continuatrice de la "vieille" tendance historique : l'Ecole Emancipée participe à cette reconstruction d'un syndicalisme qui refuse toute compromission.

Elle défend, promeut et respecte une conception qu'elle a puisée dans l'histoire glorieuse du syndicalime enseignant notamment de la période d'avant guerre

Un respect de la charte d'Amiens

Les mandats syndicaux sont fixés par des congrès démocratiques et le syndicat affirme et défend son indépendance par rapport à l'Etat et par rapport aux partis.

L'orientation lutte de classes est un guide pour l'action. Le syndicat se prononce pour l'abolition du salariat donc pour la fin de l'exploitation capitaliste.

Quel que soit le gouvernement en place, le syndicat défend exclusivement les intérêtes matériaux et moraux des travailleurs.

L'internationalisme

La place des syndicats, ce n'est pas de soutenir l'Union Européenne comme le fait la Confédération européenne des syndicats mais de soutenir les actions de solidarité avec les travailleurs en lutte : aujourd'hui espagnols et grecs ou italiens et demain britanniques, belges ou roumains.

La démocratie interne

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Le droit de tendances dans le syndicat permet que s'exprime tous les courants. C'est un moyen contribuant à faire vivre une démocratie réelle et vivante. En son absence, c'est la bureauctatie qui règne et les fractions politiques qui manoeuvrent.

Les exécutifs doivent être homogènes, ce qui évite les arrangements entre amis ou les compromis. L'existence d'une réelle opposition interne est un gage de bonne santé.

Le refus de la bureaucratie

Les délégués et responsables, élus par les syndiqués sont révocables par leurs mandants.

Aucun dirigeant n'exerce plus de deux mandats consécutifs et aucun ne sera permanent. Les décharges syndicales doivent être partielles, ce qui permet au cadre de ne pas être coupé de la profession

La démocratie ouvrière

Si les syndicats ont un rôle à jouer, ils ne sont pas une fin en soi mais un moyen. Quand une grève ou une action de masse est enclenchée, les travailleurs en lutte, syndiqués et non syndiqués gèrent eux même le mouvement : Assemblées générales souveraines, coordinations démocratiques.

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  4.05/5   (21 votes)




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23 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 3 août 2012 10:19

    Bonjour, Chalot.

    Tout cela est bel et bon, et je fais partie de ceux qui défendent l’action syndicale et les syndicalistes, bien qu’à titre personnel j’aie toujours refusé d’intégrer une chapelle, préférant m’associer ponctuellement à une action ou un mouvement.

    Pour autant, à l’image de ce qui se passe en politique, il est évident que le ménage n’a pas été fait partout, que des barons restent en place et que des petits arrangements entre amis encartés subsistent ici et là. Ces pratiques doivent être éradiquées avec la plus grande fermeté pour redonner sa force au syndicalisme.

    Cordialement.


    • Fergus Fergus 3 août 2012 10:23

      Sur le dernier point évoqué, c’est la révolution en marche car les syndicats ont souvent du mal à s’en remettre à la voix démocratique de tous les travailleurs. D’où une défiance de ces derniers qui s’est parfois manifestée par l’émergence de « coordinations » non soumises aux mots d’ordres venus des centrales.

      Il est évident qu’il faut aller dans ce sens.


      • jef88 jef88 3 août 2012 11:17

        je me souviens .....
        Avant 68, quand dans une boite il y avait un problème, un membre du CE demandait une entrevue avec le directeur ou le patron et le problème se réglait en général dans les 48 heures ...

        Après 68, l’évolution a été rapide !
         les syndicats sont devenus la courroie de transmission de partis politique et se sont de plus en plus désintéressés du personnel à tel point que dans les PME ils ont perdu une foule d’adhérents !

        Maintenant il reste des syndicats dans les grosses boites et la fonction publique avec un nombre d’adhérents réel ridicule ....

        Il serait temps de revenir à la défense du personnel, à l’échelon local, dans toutes les entreprises !!!


        • Guy BELLOY Guy BELLOY 3 août 2012 11:48

          Bonjour Chalot,
          Le dialogue syndicat-patronat est indispensable. C’est la raison pour laquelle j’approuve totalement l’idée d’une plus grande représentation syndicale dans toutes les entreprises.
          La nécessité de combattre certains privilèges est vitale au risque de déconsidérer l’institution.

          Une chose cependant :
          L’orientation lutte de classes est un guide pour l’action. Le syndicat se prononce pour l’abolition du salariat donc pour la fin de l’exploitation capitaliste.

          Nous sommes ici , qu’on accepte ou non l’idée, dans une orientation politique. N’est-ce pas contradictoire avec  :"Les mandats syndicaux sont fixés par des congrès démocratiques et le syndicat affirme et défend son indépendance par rapport à l’Etat et par rapport aux partis. ?


           


          • Michel DROUET Michel DROUET 3 août 2012 11:55

            Bonjour Chalot

            Il y a le syndicalisme rêvé et le syndicalisme réel avec, bien sur sur le plan institutionnel des dérives constatées, mais aussi, s’agissant des individus eux mêmes, des pratiques discutables.

            La manipulation, l’intrumentalisation font parfois partie des pratiques individuelles et sont juste mises en oeuvre pour satisfaire un narcissisme individuel et n’ont rien à voir avec le syndicalisme.

            P.S. : quand on voit ce qui se passe à PSA et chez Doux on ne peut que regretter l’absence de syndicats combatifs. Il est vrai que dans ces secteurs les patrons ont tout fait pour éviter leur présence en créant parfois des syndicats « maison ». L’origine rurale des salariés de ces entreprises, en Bretagne notamment, n’ont pas favorisé l’émergence de ces syndicats.


            • Gasty Gasty 3 août 2012 12:22

              "Les délégués et responsables, élus par les syndiqués sont révocables par leurs mandants.

              Aucun dirigeant n’exerce plus de deux mandats consécutifs et aucun ne sera permanent. Les décharges syndicales doivent être partielles, ce qui permet au cadre de ne pas être coupé de la profession"

               ??? Je n’ai jamais vu cela.


              • Gasty Gasty 3 août 2012 12:32

                La Charte d’Amiens de 1906, autant pour moi, c’est assez loin et théorique.


              • spartacus spartacus 3 août 2012 12:26

                Quelle litanie de poncifs 


                Le repenser ! Surement en virant tous les bobos à l’idéologie communiste.

                Le syndicalisme est devenu peau de chagrin justement par qu’il est politisé !
                ll faut remplacer tous les dirigeants actuels tous sous idéologie bolchévique de la lutte des classe par des juristes neutres ayant un idéologie d’aider les autres. 
                Supprimer la CGT, le FSU, syndicats politisés et dirigés par des anciens du parti communiste. Les remplacer par d’autres, au fait de l’économie de marché et non encartés, et neutres politiquement.

                Franchement le syndicat Français n’est pas une institution, c’est devenu un groupe de pression du lobby des agents du public.

                Invoquer l’histoire « glorieuse » avant guerre alors qu’ils étaient à cette époque sous contrôle du PCF aux ordres de Moscou et de l’international socialiste...Epoque ou les dirigeants CGT ne rataient aucun discours de Troski et Staline. Epoque ou les dirigeant étaient tous des membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste et de l’international communiste.

                La démocratie « ouvrière » quand 80% des adhérants sont issus de la fonction publique..elle est pas en minorité la « démocratie » ouvrière ?

                Le refus de la bureaucratie ou le refus de présenter des comptes sociaux justes ?

                Alors que dans tous les pays comparables 90 % des ressources des syndicats de salariés proviennent des cotisations de leurs membres et du placement de leurs réserves, en France les cotisations des membres ne couvrent que « 3 à 4 % » de leurs budgets.
                La représentativité ?

                • Traroth Traroth 3 août 2012 14:48

                  Quel contresens ! Les origines du syndicalisme sont éminemment politiques, et il a perdu de son influence et de son efficacité justement quand il s’est dépolitisé !

                  A l’inverse de ce que vous dites, il faut que les citoyens se réapproprient la politique, y compris par le biais des syndicats.


                • spartacus spartacus 3 août 2012 17:18
                  Un livre a lire « absolument » précis, informé et clair qui démontre le pourquoi et comment les cocos ont détruit le syndicalisme a la Francaise...




                • Traroth Traroth 3 août 2012 20:32

                  Comme ça on saura tout sur l’avis de 2 types de droite sur les syndicats. Mais pourquoi on en aurait quelque chose à cirer ???


                • Traroth Traroth 3 août 2012 14:50

                  Le peu de syndiqués, c’est d’abord à cause du copinage de certains représentants syndicaux avec le patronat. Ils ont tendance à se laisser trop facilement « fluidifier »...

                  Syndicalisme et politique sont indivisibles, et je vous mets au défi de me donner un seul exemple de préoccupation des syndicats qui n’aurait effectivement rien à voir avec le syndicalisme !


                • spartacus spartacus 3 août 2012 17:03

                  Un exemple ?

                  La prise d’une position politique lors des présidentielles...Clivant, et néfaste a la représentation générale.

                  Un autre exemple : la mobilisation pour Mélenchon, la location des trains et bus, l’utilisation des moyens humains et financiers sur les fonds syndicaux de tous pour qu’une minorité assiste a ses discours stupides. Détournement manifeste de l’objet du syndicalisme.
                  Franchement le salarié qui a voté Sarkosy par conviction personnelle, mais voudrai se syndiquer, impossible avec les cocos infiltrés et terroristes des opinons différentes.

                  Pour exister a nouveau un jour, il faut virer les cocos. Le problème, comme les morpions ils s’accrochent et parasitent tout.

                  Les syndicat ne doivent pas représenter 11 à 13% de la population et enfermer ses adhérents dans les chimères des pensées totalitaires. 

                • niberta 3 août 2012 13:54

                  Vous êtes un syndicaliste fonctionnaire, étant un syndicaliste du privé je considère que les devoirs du syndicalisme est de défendrre les salariés dans leur intégrité physique et morale, ainsi que celle de l’entreprise à laquelle il collabore, et aussi de prendre en considération et à tous les niveaux les problèmes environnementaux et sociaux, égalite, discrimantions est..... Il n’y a aucun lien avec un état, un parti politique sauf si celuui-ci défand les mêmes principes.


                  • Traroth Traroth 3 août 2012 14:51

                    « ...sauf si celuui-ci défand les mêmes principes » : Tout est dit !


                  • niberta 3 août 2012 16:10

                    Oui tout est dit car le syndicalisme n’esp pas le porte voix des opinions politiques ou patronales, mais ne peut pas être en opposition avec ses propres valeurs.


                  • Traroth Traroth 3 août 2012 16:45

                    Je dirais plus simplement que la défense des salariés passent plus par certaines valeurs politiques que par d’autres...


                  • niberta 3 août 2012 17:02

                    Comme ça je suis d’accord.


                  • spartacus spartacus 3 août 2012 17:05

                    Ça s’appelle du terrorisme intellectuel.


                  • Traroth Traroth 3 août 2012 20:29

                    Non, ça s’appelle de la logique et de l’intérêt bien compris. La politique n’est pas une abstraction et un politique qui roule ouvertement pour les riches doit être combattu. Y compris par les syndicats, puisque cette politique va totalement à l’encontre des intérêts de leurs adhérents.


                  • Guy BELLOY Guy BELLOY 3 août 2012 20:46

                    Monsieur Chalot,
                    Vous avez publié deux articles ce jour, l’un sur les éventuels problèmes causés par le jeune du ramadan,l’autre, ici présent, sur le syndicalisme.
                    Une vingtaine (ou plus) de commentaires à chaque fois. Peu ou même aucune réponse à des personnes qui vous avaient lu et qui souhaitaient échanger des idées, but, devrai-je vous le rappeler, de ce site.
                     Au pire, du mépris de votre part (ce que je ne crois pas),
                    Au mieux, de la désinvolture et de l’impolitesse.
                    Quelque soit l’option retenue, vous avez tout faux...


                    • rugueux 3 août 2012 23:24

                      Suppresion de toute subvention publique pour tous les syndicats....Et on verra bien ce qu’il en restera de tous ces parasites....


                      • CHALOT CHALOT 4 août 2012 11:13

                        Monsieur Belloy !
                        Je respecte les lecteurs et je réponds régulièrement mais mes possibilités sont limitées. Je suis en vacances avec un portable et il me faut à chaque fois trouver un espace internet.
                        Ne me faites pas de procès, c’est à la fois incorrect et à la fois injuste.

                        Rugueux ! Je ne suis pas du tout favorable-mais c’est une postion personnelle- au financement public des syndicats et je serais dans la fonction publique à uniquement des décharges de service pour les instances de concertation.

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