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Accueil du site > Actualités > Politique > Républicains civiques progressistes vs identitaires ethniques

Républicains civiques progressistes vs identitaires ethniques

On peut donc distinguer deux grandes familles : les républicains civiques / progressistes d’une part (regroupant, entre autres DLR et MRC) et les ethniques / identitaires de l’autre (englobant MPF et FN notamment). Voilà une contribution à la façon dont on peut les distinguer.

Les « républicains civiques »

Pour moi, les « républicains civiques » sont attachés aux valeurs de la République (universalité, égalité, liberté, fraternité, laïcité). Ils sont attachés au droit du sol, et, s’ils peuvent reconnaître les racines chrétiennes de la France, accueillent volontiers les autres religions, du moment que celles-ci respectent les lois et l’esprit de notre République (d’où l’opposition à la burqa…).

Les « républicains civiques » reconnaissent qu’il y a un islam de France, refusent tout amalgame entre musulmans, reconnaissent l’apport important de l’immigration à notre pays et, s’ils ne sont pas angéliques sur l’immigration ou sont opposés au communautarisme, refusent de véhiculer les fantasmes des ethniques sur l’invasion dont serait victime la France et la menace sur son identité. Ils ont une vision intégratrice de la République par opposition à une vision assimilatrice.

Les « civiques » acceptent la diversité du moment qu’elle ne remet pas en cause nos principes républicains. Ils voient dans la diversité régionale de notre pays, mais aussi dans les apports de l’immigration, une richesse qui ne rentre pas forcément en conflit avec l’identité Française, mais la complète, l’enrichit. Ils acceptent les pratiques religieuses différentes, du moment qu’elles ne rentrent pas en conflit avec nos principes et ne remettent pas en cause l’unicité de notre pays.

Les « ethniques » identitaires

A l’inverse, les « ethniques », autre qualificatif des « identitaires », refusent d’accepter la diversité de notre pays apportée par l’immigration, surtout quand elle est extra-européenne et d’origine africaine. Ils souhaitent une assimilation, un abandon des cultures d’origine car ils craignent la substitution des Français de souche par des immigrés africains musulmans, qu’ils présentent souvent comme un tout homogène non désireux de s’intégrer à notre pays.

Pour les « ethniques », la France est blanche, chrétienne. Ils cèdent volontiers à l’islamophobie. Alors que les « civiques » ont plutôt une sympathie pour la Palestine et refusent de considérer l’Occident comme un bloc homogène, les « ethniques / identitaires » adhèrent volontiers aux thèses occidentalistes, ont une sympathie naturelle pour les Etats-Unis et Israël. Leur rejet de l’immigration est viscéral et radical. Ils en font volontiers la cause des maux de notre pays.

Une ligne de fracture différente

Les « ethniques » sont en général de droite ou d’extrême droite, et mettent l’identité du pays au cœur de leur préoccupation. Les premiers sont au FN, au MPF et de plus en plus à l’UMP, du fait du durcissement du discours de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, qui a créé une porosité entre son parti et l’extrême droite. A l’opposé, les « républicains civiques » peuvent venir d’horizons différents et se retrouvent à droite comme à gauche, y compris au PS et à l’UMP.

On retrouve ensuite les mondialistes, que l’on pourrait découper en deux sous-famille, les communautaristes et les multiculturels. Les premiers, très minoritaires en France, n’osent pas toujours avancer à visage découvert, mais les seconds favorisent souvent leur agenda par un rejet profond de l’idée même de nation ainsi qu’un antiracisme tellement viscéral qu’il brouille parfois leur raison, comme l’a bien montré l’épisode des quotas de binationaux dans le football.

Du coup, en admettant que les civiques / progressistes ont une dimension culturelle (les valeurs de la République), je crois que l’analyse de Malakine n’est finalement pas éloignée de la mienne sur l’ordo-souverainisme et que nous sommes fermement tous les deux du côté des civiques.


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12 réactions à cet article    


  • criticaldistance 25 mai 2011 11:47

    ces identitaires obsédés par l’immigration du sud oublient l’immigration de l’est

    d’un point de vue identitaire, la France est celte, héritière de l’antiquité (grèce et rome antiques), franque, a des voisins celtes, ibériques, italiques, ’français’, germaniques, anglo-saxons et nordiques

    en d’autres termes, ex UE-15 avec Suisse, Norvège, et Islande, Malte et Chypre

    ces identitaires qui confondent Europe de l’Ouest et Europe contredisent leurs théories !


    • Yvan 25 mai 2011 11:56

      Ne rangez pas les Hommes dans des cases
      c’est plus complexe que cela
      tout n’est pas blanc tout n’est pas noir et la palette de gris est conséquente


      • jef88 jef88 25 mai 2011 12:57

        D’accord avec yvan !
        Avant la crise endémique de chomage que nous vivons depuis 30 ans les immigrés s’intégraient facillement. Je travaillais en usine et j’en suis témoin.

        Avec le regroupement familial l’immigration s’est accélérée et le comunautarisme est né.
         Il a freiné voire bloqué l’intégration, pourquoi ?
        Parce que le contact entre les différentes tranches de population s’est rompu : il se trouvait sur les lieux de travail


        • ffi ffi 25 mai 2011 14:25

          Le problème d’avoir des populations aux moeurs divergentes sur le même territoire, c’est que cela y augmente la conflictualité, à cause des malentendus culturels qui s’en suivent.

          L’histoire a amplement montré ce phénomène. L’homme n’ayant en rien changé, l’avenir le montrera encore... En ces matières, mieux vaut prévenir que guérir.

          A noter la dualité ethos/ethnos en grec : toute ethnie a une éthique. Celui qui ne réfère pas à l’éthique commune est exclu de l’ethnie, il est banni. D’où les phénomènes centrifuges actuels (ou banipète). C’est le produit logique et naturel des moeurs divergentes : qui se ressemble s’assemble, qui s’entend se fréquente. D’où la montée du communautarisme contemporain.

          Il y a une confusion dès l’origine de la République sur l’idée d’universel.

          Le latin universum fut utilisé pour traduire 2 mots grecs :

          - Le mot omothumadon (ὁμοθυμαδὸν) qui signifie « unanimement », « d’un commun accord », « de manière concordante » (que l’on retrouve dans la bible grecque). Sur ce sens est basé le terme d’université, dont le sens historique désigne une assemblée, typiquement d’artisans locaux, qui se confèrent pour pratiquer leur activité de manière à éviter les conflits. L’université est donc une institution visant à la concorde, qui se voue à faire converger les vues d’acteurs potentiellement conflictuelles, par conférences régulières.

          - Le mot catholou (καθόλου) qui signifie « général, pour tous », utilisé notamment par Aristote, dans Hermenia par exemple, pour désigner des propriétés générales à plusieurs catégories. (λέγω δὲ καθόλου μὲν ὃ ἐπὶ πλειόνων πέφυκε κατηγορεῖσθαι = J’entends par universel ce qui, par sa nature, peut être attribué à plusieurs).

          Quand Aristote réapparaît en pays latin s’ensuit une confusion. Qu’est-ce que l’universel ? C’est la fameuse querelle des universaux. Le sens historique du mot (ὁμοθυμαδὸν = de manière concordante) est substitué par le sens aristotélicien (καθόλου = en général).

          C’est-à-dire que l’université, en France, est, historiquement, un dispositif social qui se voue à faire converger les vues, à créer de la concorde.

          L’universel historique est donc une chose où la population elle-même doit être activée à se concorder, par des universités régulières (le sens d’université est ici le même que celui de l’expression « universités d’été »). L’universel historique peut être pris au sens propre « être uni vers » et l’université comme « l’assemblée qui permet de s’unifier vers ».

          L’universel historique repose donc sur une pratique sociale concrète, une activité dans le peuple.

          En revanche, l’universel républicain est autre : il est entendu comme les propriétés qui peuvent, par nature, être attribuées à plusieurs catégories d’hommes.

          L’universel républicain moderne repose donc sur une analyse abstraite de l’humanité et ne nécessite aucune activité particulière du peuple pour être effectif.

          Dans le premier cas, l’universel est un produit à postériori d’une activité sociale et politique concrète (des assemblées).

          Dans le second cas, l’universel est déduit à priori d’une analyse abstraite de l’humanité.

          Il est évident que le second cas ne produit pas de concorde dans le peuple, car il n’est relatif qu’à la mise en concordance / cohérence des pensées. Tout l’aspect concret de la réalisation effective de l’universel, dans le sens historique, est passé à la trappe...

          Maintenant, pour ce qui est de la théorie du « diversel ».

          Si l’université porte à l’union, la diversité porte à la division. Si l’université porte à la concorde, à quoi peut bien porter la diversité, si ce n’est la discorde ?

          Quel surprenant retournement de la part de la République !
          En 200 ans, elle passe de clamer la concorde au nom de l’universel, à clamer la diversité au nom de l’universel...
          Quel surprenant retournement de la part de la France !
          En 1000 ans, elle est passée de clamer la nécessité de l’université, à clamer la nécessité de la diversité...

          D’un pays où chacun s’accorde pour fonder une communauté unique, les républicains prennent le chemin inverse : un pays où personne ne s’accorde, ce qui produit des communautés multiples, donc le communautarisme, germe de division, de troubles sociaux, et, à échéance, de guerre civile.

          La divergence des moeurs est donc un véritable problème pour l’avenir du pays. La réthorique de la diversité est un poison, elle plaide pour le contraire absolu de ce qui a fait la réussite du pays, sa solidarité et sa solidité interne, à savoir, ses multiples universités. Universités, possibles et efficaces grâce à l’unité des moeurs, unité des moeurs qui ne peut être fondée que grâce à une religion commune à tous (en l’occurrence, le christianisme).

          En effet, pour s’accorder,
          ne faut-il pas éviter les malentendus et donc parler le même langage ?
          ne faut-il pas se reconnaître membre d’un même bien commun ?
          ne faut-il pas avoir des aspirations semblables ?


          • Fabou 25 mai 2011 16:03

            Effectivement, le côté « abstrait » de l’universel promut par les « républicains civiques » est manifeste. Le terme a un sens positif, attractif mais perd de son éclat à la réflexion car on ne sait trop ce que concrètement il désigne. L’universel seconde mouture n’est plus qu’un terme fédérateur.

            Un petit correctif concernant les identitaires : il me semble qu’ils n’éprouvent pas un grand amour pour Israël, quand aux Etats-Unis s’ils sentent une certaine proximité culturelle ils ont à cœur de définir la France en propre et non pas comme dérivée de cette nation (Gaullisme versus Atlantisme). A part ce point, les critères de distinction exposés par l’auteur du billet principal me semblent corrects.


          • ffi ffi 25 mai 2011 17:05

            Cette partie de l’auteur montre bien là où il veut en venir.

            En gros les identitaires seraient adeptes du choc des civilisations, fervents croyants de la « supériorité » de la race blanche et chrétienne sur les autres civilisations....

            Or ceci est faux. Parmi les « identitaires » désignés, le FN n’est pas du tout pro-israélien... Sa position est plutôt en général « chacun souverain chez soi ». Par conséquent, l’éviction des palestiniens de leurs territoire historique est assez mal vu. Je me demande d’ailleurs dans quelle case l’auteur classe-t-il le groupuscule égalité et réconciliation ? Identitaire ou civique ?

            Moi-même par exemple, je peux être pris pour identitaire, puisque je relativise fortement la théorie républicaine, que j’étudie le langage dans sa dimension historique et que je plaide plutôt pour une université des moeurs.

            Mais, j’ai aussi un point de vue civique, puisque le principes des universités consiste précisément à forger la concorde...

            En fait les « Républicains civiques » décris par l’auteur omettent totalement la dimension de la race. Or la race existe. S’il ne faut pas entendre la Race selon les théories du XIXème s’évertuant à justifier l’égalité ou l’inégalité entre les hommes, il faut l’entendre comme ce phénomène général de l’humanité (donc universel au sens d’Aristote), qui fait que tous les hommes, sans exception se sentent membre d’un groupe par filiation et porteurs par conséquent d’un héritage culturel particulier, à défendre.

            La défense de cet héritage est viscérale, lié à la survie de l’esprit des anciens dans le monde futur. C’est un hommage qu’on leur doit et qu’on leur rend.

            Un pays où coexiste différentes races, c’est-à-dire des groupes de filiation différentes et donc de buts différents (liés aux aspirations transmises par les ancêtres), est tôt ou tard en proie à des troubles civils, du fait de l’absence de concordance et de la divergence des volontés (ex : la Yougoslavie, le Rwanda).

            C’est-à-dire que le point de vue « civique », en fait, laisse peu à peu s’installer la guerre civile (qui a déjà lieu de manière larvée, et que l’on nomme pudiquement « incivilités » ou « insécurité »), ceci, faute d’une réflexion sur le rôle des moeurs dans un groupe social, et le lien de celles-ci avec le concept de race (pris dans le sens filiation) : dualité ethos/ethnos c’est-à-dire dualité éthologie/ethnologie.

            En fait l’ethnogénèse est toujours possible. L’ethnogénèse française historique est basée sur l’université. Or il est probable que plaider pour la diversité, ce soit plaider pour la désethnogénèse en fin de compte et donc la guerre civile...

            Personnellement, je suis pour que l’ethnogenèse à venir se fonde sur les moeurs historiques, car, d’une part, il s’agit du groupe le plus nombreux, et d’autre part, elles ont amplement montré leur pertinence au regard de l’accroissement du bien commun (il suffit de voir la qualité du patrimoine culturel du pays, et le nombre d’inventions scientifiques qui en sont issus).

            Les catégorisations de l’auteur sont donc, de mon point de vue, erronées, car elles partent d’un but préconçu qui est de dire « Moi je suis civique, donc je suis bon » « Eux, ils sont identitaires et racistes, donc ils sont mauvais »... Ce but préconçu vise à se placer dans le débat politique contemporain.

            Toute réflexion politique doit d’abord reposer sur une compréhension de la réalité politique concrète de la vie humaine. Ici, il s’agit d’un simple calcul électoraliste dont le but est de se tailler une part substantielle pour le concours de beauté devant les électeurs : il faut fonder un système de pensée avec des catégories qui arrangent. D’où cet aspect clivant et manichéen : la substance des « bons » civiques (Nous) opposée à la substance des « méchants » identitaires (Eux).


          • Cocasse Cocasse 25 mai 2011 16:18

            Mouais, vous faites des différences entre des tendances qui sont complètement mineures par rapport aux problèmes de fonds.
            Dans un sens comme dans l’autre, le vrai problème est la perte de la souveraineté et le dictat apatride des mondialistes.

            Après selon les points abordés et avec quelques nuances, j’arrive à me situer dans un camp ou dans l’autre.
            L’immigration invasion n’est pas un fantasme, elle est promue par les gens dont vous parlez en fin d’article, les fanatiques du « multiculturalisme ».


            • Laratapinhata 25 mai 2011 16:54

              Je ne réagis qu’au titre :

              Républicains civiques progressistes vs identitaires ethniques...Vous nous conditionnez pour le second tour ?

              Réponse : NON, il y a aussi toute sorte d’insoumis : anti-nucléaires, écolos divers, alternatifs, anars ...etc... bref autant d’abstentionnistes convaincus qui ne se laisseront pas confisquer leur LIBERTE d’opinion et de choix....


              • Laratapinhata 25 mai 2011 16:59

                Maintenant que j’ai lu votre article, je confirme votre indifférence aux familles d’esprit qui sont inclassables dans votre schéma... Vous avez une vision très étrécie de la société, et donc aucune proposition constructive pour demain...


              • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 25 mai 2011 21:40

                Merci pour ce commentaire.


              • bd-blogeur 26 mai 2011 03:44

                 

                Républicains civiques et progressistes !


                Rien que le titre est un monument de niaiseries , quant à l’argumentaire du texte il avoisine tout simplement le niveau zéro.


                Vous vous prétendez gaulliste, mais avez-vous bien compris que de Gaulle à eu cette peur de l’invasion que vous dénoncez comme un fantasme, raison pour laquelle il donna leur indépendance à tant de colonies !


                Comprenez que le suffrage universel tel que l’a voulu le général, est une idée inachevée et que son aboutissement est la démocratie participative sur le modèle suisse et islandais.


                Modèle dont vous ne voulez surtout pas, car votre république est parlementaire, et depuis l’empire romain, nous connaissons tous le niveau de probité des élus...


                Parlons-en de votre république, la terreur, puis les guerres napoléoniennes, qui ont grandement contribué au sentiment anti français en Allemagne et en Autriche en plus d’avoir coupé la tête à Marie-Antoinette.


                Guerres qui ont fait 2,5 millions de morts dont 1 millions de civiles !


                Et puis il y a eu Sedan, non pas la défaite, mais le rapt, le hold-up, Napoléon III gagne avec plus de 7 millions de voix contre 1,5 millions, mais c’est la république qui l’emporte, et dans la foulée le décret Crémieux pour mieux finir de tuer la France !


                C’est de cette garce républicaine dont vous êtes si fier ?


                Apprenez à distinguer l’état de la Nation cher monsieur, Clovis a épousé la chrétienté pour créer l’état, car c’était la religion des notables de l’époque mais certainement pas celle du peuple...


                Des gens comme vous, toujours plus avides de pouvoir, et vous, tout comme eux, vous voulez nous refaire le coup en nous imposant à nouveau les religions du Levan.

                Mais nos racines sont celtes et germaniques, nous ne somme ni athées, ni laïcs, nous sommes des païens, des paganis, des gentils, bref des gens d’ici et notre dieu à nous se déguise en Père Noël pour récompenser les enfants sages...
                 
                Et nos petites filles rêvent au Prince Charmant et non pas d’un mariage forcé comme quatrième épouse avec un sac à patates sur la tête !...

                Mais vous, vous n’êtes pas un sage monsieur, et seul votre ubris vous gouverne...

                Prenez garde, le monde s’agite et s’accélère, et même si pour le moment ils sont amnésiques, Les Gargans sont toujours là...


                • Castel Castel 26 mai 2011 10:52

                  @ l’auteur

                  On voit l’article terriblement politisé, bourrés d’amalgames et peu cohérent vu que vous semblez faire parti de Debout la République dont les idées sont très proche du FN !

                  Et si on vous disait que Dupont-Aignan était xénophobe parce qu’il critique les positions du medef favorable à l’importation d’étrangers pour les entreprises, qu’est ce que vous répondez ? Pourtant, votre analyse ne va pas au delà de ce genre d’amalgames !

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