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Accueil du site > Actualités > Politique > Résultat des élections présidentielles & législatives 2012 : Tartuffe (...)

Résultat des élections présidentielles & législatives 2012 : Tartuffe au « pays des Droits de l’Homme »

Après avoir laissé passer quelques semaines, et afin de laisser à chacun d’entre nous le temps de digérer les longues semaines de campagne électorale que nous venons de vivre, parfois même de subir, La Plume à Gratter a tout de même jugé bon de revenir aujourd’hui une dernière fois sur les deux scrutins de cette année 2012.

Les résultats qui en ont découlé sont aujourd’hui connus de tous, pourtant, et bien que totalement paradoxaux -pour ne pas écrire sidérants- ils ont finalement bien peu étés mis en avant pour ce qu’ils nous révèlent de la France d’aujourd’hui, d’un point de vue purement démocratique. Tout citoyen français, quelles que soient par ailleurs ses opinions politiques, devrait me semble-t-il pouvoir reconnaître la simple réalité mathématique des chiffres rapportés ici, et conclure, avec l’auteur de ces lignes, que la démocratie française n’est plus qu’une gigantesque fumisterie.

 

Les résultats des deux dernières élections

Les élections législatives ont donc eu lieu. Comme on pouvait s’y attendre, leur verdict a confirmé l’élection présidentielle, et une majorité absolue socialiste a été envoyée à l’assemblée, grâce à un mode de scrutin majoritaire à deux tours sur lequel nous reviendrons plus loin. Un tel dénouement était plus que prévisible : en effet, depuis qu’elles se suivent (suite à une dissolution immédiate après la Présidentielle, ou du simple fait de l’instauration du quinquennat) jamais des élections législatives n’ont infirmé le choix des électeurs exprimé lors du scrutin qui les avait précédées. Beaucoup y voient le signe d’une logique et d’un bon sens populaire : les électeurs seraient cohérents et donneraient une majorité au Président qu’ils viennent d’élire pour lui permettre de mettre en œuvre son programme. Voire… Mais nous y reviendrons.

Aujourd’hui donc en France, et pour la première fois dans l’histoire de la Cinquième République et même de la République tout court, un parti unique, en l’occurrence le Parti Socialiste, a donc en mains absolument tous les leviers du pouvoir, qu’il soit législatif ou exécutif : Présidence de la République, gouvernement, Assemblée Nationale, Sénat, régions, grandes métropoles. Les amateurs de sport pourraient parler de grand chelem politique ! Si l’on ajoute que l’immense majorité des personnels des grands corps de l’état -Education Nationale, magistrature- et des médias publics d’information -France Télévisions, Arte et Radio France- sont très largement favorables au nouveau pouvoir en place, se dessine aux yeux du profane qui regarderait notre pays de l’extérieur un paysage politique et sociétal totalement monolithique semblant accréditer l’idée qu’un consensus national écrasant unit désormais les Français quant aux orientations à suivre.

La France aurait donc choisi, clairement, nettement, le Parti Socialiste et son candidat, François Hollande. Sauf que… Regardons-y d’un peu plus près.

 

 Le premier tour de la Présidentielle, vraie carte politique de la France

Dans la séquence d’élections que nous venons de vivre, avec quatre scrutins successifs, le résultat le plus significatif, celui qui permet de dessiner au plus près la véritable carte politique du pays, est celui du premier tour de la Présidentielle, et cela pour d’évidentes raisons :

- Le premier tour de la Présidentielle est le seul des quatre scrutins à avoir proposé aux citoyens une offre politique complète, recouvrant l’intégralité du spectre politique français. De ce que l’on appelle systématiquement dans les médias dominants et souvent à tort (mais c’est un autre sujet) « l’extrême-gauche » et jusqu’à « l’extrême-droite », tous les courants de pensée étaient représentés. C’est donc face à cette offre complète qu’a pu s’effectuer le choix le plus clair, le plus précis.

- L’élection présidentielle est celle qui a vu, et de très loin, le plus fort taux de participation : 79,48 % de participation au premier tour, 80,35 % au second (chiffres du Ministère de l’Intérieur). Si le taux de participation du second tour a été très légèrement supérieur, le résultat final ne peut être en aucun cas considéré comme plus pertinent que celui du premier pour dessiner le paysage politique français : le choix étant circonscrit à deux candidats, la maxime qui veut que « au premier tour, on choisit, au second, on élimine » joue alors à plein. Beaucoup d’électeurs votent alors non pas pour , mais bien contre l’un des deux finalistes. Cela a été sans doute particulièrement le cas cette fois-ci, comme nous l’évoquerons un peu plus loin.

- Le pourcentage de bulletins blancs a été particulièrement élevé lors du second tour de la Présidentielle : 2 154 956 votes blancs (soit 4,68%) au second tour, contre 701 190 seulement au premier (1,52%). Ce pourcentage record sous la Vème République pour un choix gauche-droite pourtant tout à fait classique exprima donc bien, pour de très nombreux électeurs, un rejet catégorique des deux derniers candidats encore en lice. Les suffrages exprimés ont au final et de fait bien été sensiblement plus nombreux au premier tour (35 883 209) qu’au second (34 613 353).

Le taux de participation des élections législatives étant très nettement inférieur à celui de la Présidentielle (57,22% au premier tour, 55,40% au second), le panel politique qu’elles proposent au choix des français étant par ailleurs parfois incomplet, et les électeurs des candidats « vaincus » lors de la Présidentielle se démobilisant souvent très fortement (d’où un très important taux d’abstention), il ne saurait être question de juger le scrutin législatif plus à même d’évaluer précisément la réalité du paysage politique dévoilé en 2012 par le vote de nos concitoyens.

Des deux élections, c’est donc bien la Présidentielle, et bien évidemment son premier tour, qu’il faut prendre en compte pour analyser la situation politique réelle du pays.

 

 Résultats du premier tour de la Présidentielle 2012

 

Or, que nous révèle ce premier tour de la Présidentielle ? Commençons par rappeler les pourcentages obtenus par chacun des dix candidats :

François Hollande (PS)

28,63 %

Nicolas Sarkozy (UMP)

27,18 %

Marine Le Pen (FN)

17,90 %

Jean-Luc Mélenchon (FDG)

11,10 %

François Bayrou (Modem

9,13 %

Eva Joly (EELV)

2,31 %

Nicolas Dupont-Aignan (DLR)

1,79 %

Philippe Poutou (NPA)

1,15 %

Nathalie Arthaud (LO)

0,56 %

Jacques Cheminade

0,25 %

 

Si l’on fait le total des blocs du fameux clivage gauche-droite, sans doute en réalité caduc, mais considéré comme pertinent par tous nos éditorialistes, journalistes et analystes politiques des médias du système, on obtient donc :

Gauche (Parti Socialiste + Front de Gauche + Europe-Ecologie-Les-Verts + Nouveau Parti Anticapitaliste + Lutte Ouvrière) = 43,75 %

Droite (UMP + Modem + Front National) = 56 %

Cheminade = 0.25 %

Malgré le résultat final donc en l’occurrence très paradoxal du scrutin présidentiel, la droite est bien en 2012 très largement majoritaire en France.

Certains argueront qu’il n’est plus possible de classer le Modem à droite, depuis que François Bayrou a révélé son vote en faveur de François Hollande entre les deux tours. Certes, François Bayrou a, en cette occasion, franchi un Rubicon. Mais justement : quelles en ont donc été les conséquences ? Ce choix pour le moins étonnant n’a absolument pas été compris, plus encore très lourdement sanctionné par son électorat : le vote Modem est ainsi passé d’une élection à l’autre de 9,13 % (Présidentielle) à 1,8 % (législatives). Le constat est dès lors on ne peut plus clair : les électeurs de François Bayrou à la Présidentielle étaient bien dans leur immense majorité classables à droite.

Le résultat final du scrutin présidentiel pourrait donc paraître totalement absurde au vu des résultats du premier tour : un pays très majoritairement à droite élisant finalement un candidat… Socialiste ! Il s’explique pourtant par la combinaison de deux facteurs aisément identifiables :

- La diabolisation du Front National, bien qu’initiée avec le talent machiavélique qu’on lui connaissait par… Un homme de gauche -François Mitterrand- il y a près de trente ans, perdure. Ce postulat accepté de façon totalement irrationnelle par la droite UMP interdit donc encore et toujours une réunion des deux droites.

- Lors du scrutin présidentiel, c’est une constante et comme évoqué plus haut, on choisit au premier tour et on élimine au second. Il est évident qu’en 2012, les Français ont voulu éliminer Sarkozy, qui avait généré par son attitude, sa façon d’habiter sa fonction, comme par ses incohérences idéologiques et ses reniements politiques, un très fort sentiment de rejet. Ils ont donc bien congédié Nicolas Sarkozy bien plus qu’ils n’ont choisi François Hollande.

 

Résultats des élections législatives

Analysons maintenant le résultat des élections législatives.

Tout d’abord, il convient de constater que lors de ce scrutin, le premier parti de France est bien celui des abstentionnistes : 42,78 % au premier tour, 44,60 % au second avec notamment un taux d’abstention vertigineux de 64 % pour les 18-24 ans !

Ces chiffres prouvent à eux seuls que les élections législatives ne sont plus considérées comme un réel enjeu politique par les Français. On peut bien entendu s’en désoler, mais c’est un fait incontournable. Les « vaincus » de la Présidentielle se démobilisent très fortement, et l’ensemble du corps électoral ne considère plus ces élections que comme un simple scrutin de confirmation de l’élection qui les a précédées. On peut dès lors se poser légitimement la question du bien fondé qu’il y aurait à les maintenir en l’état : ne serait-il pas plus démocratique, au fond, de faire l’économie d’un scrutin aussi lourd à organiser, coûteux et si peu performant, et tout simplement d’attribuer à chaque courant politique présent au premier tour de la Présidentielle un nombre de députés correspondant au résultat obtenu par son représentant ? Dans tous les cas la question peut, et au vu des derniers résultats, se poser très sérieusement.

 

 

 Assemblée Nationale 2012

 

Une Assemblée Nationale totalement illégitime

Car le résultat final auquel ont abouti ces élections législatives, grâce à un mode de scrutin qui relève de la forfaiture, est une véritable hérésie, une parodie de démocratie représentative, pour ne pas dire une insulte à la simple décence.

Rappelons encore une fois la réalité du spectre politique révélé par le premier tour de la Présidentielle :

Droite (UMP + Modem + FN) = 56 % – Gauche (Parti Socialiste + Front de Gauche + Europe-Ecologie-Les-Verts + Nouveau Parti Anticapitaliste + Lutte Ouvrière) = 43,75 % (et Cheminade 0,25 %)

Si l’on décide de prendre en compte le premier tour des législatives, pourtant déjà moins pertinent pour les raisons évoquées plus haut, on obtient encore le résultat suivant :

Droite (UMP + Nouveau Centre + FN + divers droite) : 50.23 %

Gauche (PS + FDG + Radicaux de Gauche + Extrême-Gauche + divers gauche : 47.75 %

Divers & régionalistes : 2.02 %

Dans les deux cas, la droite devrait donc être majoritaire à l’assemblée. Mais, par le jeu infiniment pervers en matière démocratique du scrutin majoritaire à deux tours, en raison d’un éternel redécoupage de la carte électorale qui voit les deux principaux partis dits de gouvernement oser toutes les magouilles dès lors qu’ils sont aux affaires, et grâce à la bêtise incommensurable, il faut bien le dire, d’une UMP refusant toute alliance et même toute discussion avec le Front National, acceptant ainsi docilement de se voir dicter sa conduite depuis des décennies par un PS ravi de l’aubaine, nous aboutissons à l’énormité suivante :

Le parti Socialiste (28,63 % au premier tour de la Présidentielle & 29,35 % au premier tour des législatives), se retrouve avec une majorité absolue de 314 députés à l’Assemblé Nationale !

La droite (56% au premier tour de la Présidentielle & 50,23 % au premier tour des législatives) devant de contenter de 232 députés.

 

Vous avez dit démocratie représentative ?

Pour se faire une idée plus précise encore de l’imposture démocratique dont ont accouché ces élections législatives, comparons dans le tableau qui suit les résultats qu’aurait donnés une prise en compte du vote des Français au premier tour de la Présidentielle, ainsi qu’au premier tour des législatives, et comparons avec le résultat final obtenu avec le mode de scrutin actuel  :

Parti-candidat

Rapport de force du 1er tour des présidentielles

Rapport de force du 1er tour des législatives

Assemblée finalement élue au scrutin majoritaire

Parti Socialiste + Radicaux + divers gauche

(François Hollande)

165 députés

179 députés

314 députés (+ 3 apparentés)

UMP + Centre + divers droite

(Nicolas Sarkozy)

157 députés

210 députés

228 députés

Rassemblement Bleu Marine

(Marine Le Pen)

103 à 104 députés

80 députés

2 députés

Front de Gauche

(Jean-Luc Mélenchon

64 députés

40 députés

10 députés

Modem

(François Bayrou)

52 à 53 députés

10 à 11 députés

2 députés

EELV

(Eva Joly)

13 à 14 députés

31 députés (grâce aux accords avec le PS)

17 députés

Debout La République

(Nicolas Dupont-Aignan

10 à 11 députés

5 à 6 députés

1 député

NPA

(Philippe Poutou)

6 à 7 députés

5 à 6 députés

aucun député

Lutte Ouvrière

(Nathalie Arthaud)

3 députés

aucun député

Jacques Cheminade

1 à 2 députés

aucun député

aucun député

 

L’imposture apparaît aussitôt dans toute son énormité : l’Assemblée Nationale élue n’est absolument pas une transposition fidèle du paysage politique français. Et il s’en faut de très, très loin !

 

Des citoyens cent fois plus égaux les uns que les autres

Mais la trahison démocratique que révèle si clairement ce comparatif ne doit pas faire oublier l’autre scandale, qui en découle et qui est peut-être encore plus aveuglant, si l’on daigne le regarder en face : je veux parler de la représentativité réelle de chacun des députés nouvellement élus à l’Assemblée Nationale, NOTRE Assemblée Nationale.

Car si l’on compare les chiffres des votes exprimés au premier tour de la Présidentielle -qui sont encore une fois ceux qui rendent le plus fidèlement compte de la réalité politique du pays- à la composition finale de cette « assemblée représentative » fraîchement élue, on obtient le résultat suivant :

Un député PS et apparentés représente 32 508 électeurs (10 272 705 : 316).

Un député UMP et apparentés représente 42 779 électeurs (9 753 629 votes : 228).

Un député EELV représente 48 726 électeurs (828 345 : 17).

Un député Front de Gauche représente 398 482 électeurs (3 984 822 : 10).

Un député Debout la République représente 643 907 électeurs (643 907 : 1).

Un député Modem représente 1 637 561 électeurs (3 275 122 : 2).

Et un député Rassemblement Bleu Marine représente 3 210 713 électeurs (6 421 426 : 2).

Quant aux électeurs du NPA, de Lutte Ouvrière ou de Jacques Cheminade, c’est encore plus simple : ils ne sont carrément pas représentés du tout !

Ainsi, dans la « patrie des Droits de l’Homme », dans cette France qui s’érige volontiers et partout à travers le monde en parangon de vertu républicaine, en donneuse de leçons démocratiques, les citoyens, et selon qu’ils votent bien ou mal, sont très loin d’avoir le même poids !

Le constat est accablant : un électeur du PS est ainsi et par exemple dix fois plus représenté qu’un électeur du front de Gauche, cinquante fois plus représenté qu’un électeur Modem… Et cent fois plus qu’un électeur du Front National !

Oui, vous avez bien lu : en 2012, dans notre République Française, à l’Assemblée Nationale censée incarner la légitimité populaire, la prise en compte d’un citoyen français varie, de un à cent : cent électeurs du Front National valent pèsent autant qu’un seul électeur du Parti Socialiste…

Qui pourrait encore, après l’énoncé de ces réalités, parler de démocratie aujourd’hui en France ? Quel républicain sincère, quel véritable honnête homme oserait accorder le moindre crédit à cette lamentable farce, à cette sinistre mascarade ?

ML – La Plume à Gratter


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9 réactions à cet article    


  • Albon07 30 juin 2012 11:31

    Si l’on peut être d’accord sur le fait que la démocratie aujourd’hui est un leurre, votre raisonnement ne tiens pas la route si l’on prend en compte le fait qu’aujourd’hui une partie non négligeable des électeurs votent non pas en fonction de clivages gauche/droite, mais pour ou contre la mondialisation, l’europe, la perte de souveraineté, le capitalisme, le libéralisme.
    De ce fait, un grand nombre de voix se reporte sur les candidats semblant les moins mondialistes/capitalistes (FN, FDG, DLR, etc...). Car l’actualité récente le démontre encore de façon incontestable UMP et PS, même combat.

    Et je pousserais même votre raisonnement qui consiste à : " attribuer à chaque courant politique présent au premier tour de la Présidentielle un nombre de députés correspondant au résultat obtenu par son représentant ",
    en attribuant un nombre de députés correspondant aux pourcentages d’abstentions + votes blancs, et ce par tirage au sort.



    • jeanclaude 30 juin 2012 13:59

      Pas d’accord. Le citoyen étant libre de voter ou pas, c’est ceux qui ont voté qui font sortir une majorité.

      Ce type d’argument entre le pays réel et les suffrages exprimés revient à chaque élection, sous la plume des perdants.

      Il faut accepter que nos démocraties sont des constructions formelles, que le citoyen est censé accepter par définition. C’est une forme de modestie. Tout appel intempestif au « peuple », à la vriae France, etc, sont des relents de sacralisation du pouvoir. Etonnant au vingt et unième siècle !


      • Anaxandre Anaxandre 30 juin 2012 15:15

          La « démocratie » française fut dès le départ une supercherie de la Bourgeoisie, et il serait bien naïf de ne s’en apercevoir qu’aujourd’hui, mais mieux vaut tard que jamais !


          « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »
          Abbé SIEYÈS, discours du 7 septembre 1789.

        • Alpo47 Alpo47 30 juin 2012 15:38

          Seule une proportionnelle totale serait représentative du pays. Et encore ... on oublie trop souvent d’ajouter les 10% de français en age de voter et qui ne sont pas inscrits.

          Si on fait ainsi le rapport entre les français en age de voter et les électeurs du premier tour qui votent pour lui, le président est élu avec environ 10% des français en age de voter. Consternant... dramatique ... trompeur. Non représentatif et non démocratique.

          Ce qui ne l’empêchera pas de parler en notre nom à tous pendant 5 ans.


          • NOJ71 30 juin 2012 17:48

            Cette farce peut permettre d’avoir un pays gouverné maintenant, pas par les plus cons et les plus malhonnêtes.

            Votre idéal est la proportionnelle comme en Israël où les intégristes religieux font la loi.
            Une vraie démocratie réclamerait un vote obligatoire de tous les citoyens, inscrits automatiquement sur les listes électorales à 18 ans. Ces citoyens seraient des personnes bien informées lisant tous les jours pendant au moins une heure un journal de qualité.
            Voyez la réalité, la plupart des votants ne comprennent rien à la vie politique et économique. Ils n’ont pas les connaissances minimales. ils sont imprégnés d’idées fausses, transmises en général par tradition familiale depuis 1849.
            Informons-nous sérieusement, et observons honnêtement comment la nouvelle majorité va essayer de sortir notre pays de la triste situation où il se trouve.

            • jeanclaude 30 juin 2012 18:05

              Discussion qui tourne en rond...Les intervenants ne sont pas représentatifs du pays. On aimerait un peu moins de brouet noir. Merci à Famine pour son appréciation.


              • cancrela 1er juillet 2012 01:14

                Mais vous n’avez rien compris, l’auteur vous parle de démocratie.
                Il me semble que vous n’y avez rien compris.


                • lsga lsga 2 juillet 2012 09:07

                  « Aujourd’hui donc en France, et pour la première fois dans l’histoire de la Cinquième République et même de la République tout court »


                  c’est complètement faux. Vous tombez dans le panneau des médias main stream.
                  c’est la première fois que LA GAUCHE a tous les pouvoirs.

                  la Droite les a très souvent eu. 

                  • lsga lsga 2 juillet 2012 09:19

                    - La diabolisation du Front National, bien qu’initiée avec le talent machiavélique qu’on lui connaissait par…


                    Le FN diabolisé pendant ces élections ? Vous rigolez !

                    Aucun journaliste n’a rappelé à Marine Lepen que son parti a été créé en 1972 par d’anciens Waffen SS et d’anciens agents de la gestapo (+ 1 résistant qui a quitté le parti au bout de 2 semaines). 

                    Le FN, c’est la branche dissidente de l’Action Française, ceux que Maurasse a qualifié de traîtres à la patrie :


                    Et vous osez parler de diabolisation ? 


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