Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Retour sur le premier débat de la primaire socialiste sur France (...)

Retour sur le premier débat de la primaire socialiste sur France 2

Hier soir (15/09/11) le premier débat sur les primaires socialistes des 9 et 16 Octobre prochain a eu lieu sur France 2. Celui-ci a rencontré un franc succès avec 5 millions de téléspectateurs en moyenne, placant France 2 en tête des audiences de la soirée.

Petit retour sur ce premier débat, candidat par candidat :

Martine Aubry : Elle a été efficace et précise en argumentant et détaillant ses propositions. La "mère" des 35 heures a aussi valorisé son expérience de ministre et de maire de grande ville, avant de réaffirmer ses priorités si elle devait être la candidate socialiste en 2012 : la justice sociale, « l'emploi, l'emploi, l'emploi », l'éducation, le pouvoir d'achat et la sécurité, «  car on ne peut pas vivre sans la sécurité ». «  Je sais dire non ! », a-t-elle aussi lancé, comme une pique à son camarade Hollande.

La maire de Lille a lancé 3 arguments contre François Hollande :

- elle critique le fait qu'il promette de revenir à l'équilibre des comptes publics en 2017, jugeant que le contexte européen est trop incertain pour se livrer à ce genre de pronostics " irresponsables ".

 - elle critique aussi son projet alternatif aux 300 000 "emplois d'avenir" prévus dans le projet PS. En effet, François Hollande souhaite un dispositif de baisse de charges en contrepartie de l'embauche en entreprise d'un jeune et du maintien d'un senior. "Je l'ai essayé, ça ne marche pas", a jugé forte de son expérience de ministre des affaires sociales, qui en profite au passage pour rappeler qu'elle a une expérience gouvernementale, contrairement à son adversaire.

- Enfin, Martine Aubry a mis en avant le fait que l'ancien premier secrétaire contrairement à elle, ne promet pas une sortie du nucléaire, ce qui a entraîné un débat vif mais respecteux entre les deux concurrants.

Jean-Michel Baylet : Ce que je retiens du seul candidat non socialiste à cette primaire, c'est qu'il est pour la dépénalisation du cannabis et pour l'euthanasie. Sinon je trouve que sa voix ressemble à celle de Charles Pasqua comme l'a fait remarqué SabriHaddad sur Twitter :)

François Hollande : Maniant humour et sérieux, je l'ai trouvé plutôt à l'aise. Il a beaucoup insisté sur l'école et promis de créer 12.000 poste d'enseignants par an durant le prochain quinquenat, il a mis en avant son expérience et que malgré le fait qu'il n'ai jamais été ministre il a été associé à toutes les grandes décisions sous le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Il a promis que les comptes publics seraient revenu a l'équilibre en 2017, il a parlé du nucléaire en mettant en avant qu'il ne souhaite pas en sortir mais réduire la dépendance de la France à ce sujet. D'ailleurs cela risque d'être un sujet de discorde avec EELV. J'ai trouvé intéressant qu'il rappelle qu'avant un second tour à l'élection présidentielle il y a un premier tour.

Arnaud Montebourg : Il a mis en avant ses origines, son attachement à son territoire. Il a déroulé ses argumentaires sur le nécessaire combat contre les marchés et la nécessité d'encadrer la finance et les banques. l a également rappelé qu'il est le seul candidat à cette primaire à avoir voter Non au TCE en 2005. Je l'ai trouvé intéressant, il serait mon deuxième choix derrière Aubry à cette primaire.

Ségolène Royal : Sa présentation d'une minute ne m'a pas convaincu, en plus elle regardait souvent son petit papier en regardant la caméra, ça ne fait pas très sérieux. Elle a peinée à se faire entendre durant ce premier débat, je note surtout qu'elle tend de nouveau la main aux centriste, du coup quid du Front de gauche ? Sinon elle a fait de la pub plusieurs fois pour son livre :)

Manuel Valls : le candidat social démocrate assumé que Pujadas décrit comme étant à la droite du PS a bien mis en avant ses idées que ce soit sur la sécurité (je mise un franc qu'il sera ministre de l'intérieur si la gauche gagne en 2012) où comment s'attaquer à de la dette. Il veut dire la vérité au français.

Suite à ce premier débat, Ma position n'a pas changé et ne changera pas : les 9 et 16 octobre je voterai pour Martine Aubry : http://0z.fr/JihQ5

Vous pouvez lire le fil de la soirée ici

Deux autre débats auront lieu avant le premier tour :

Mercredi 28 septembre à 18 heures, en partenariat avec i-Télé, LCP, Europe 1 et Le Parisien.

Mercredi 5 octobre à 20 h 30, en partenariat avec BFM, RMC, Le Point et Public Sénat.

Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com


Moyenne des avis sur cet article :  3/5   (6 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • JL JL 17 septembre 2011 09:47

    Dans cet article, le plus intéressant est la photo, très drôle à plusieurs points de vue. Je dirais qu’elle témoigne aussi à sa façon, du ridicule de cette affaire.

    Quand je pense que ces guignols sont des prétendants à l’élection présidentielle, que c’est la seule alternative à Sarkozy présentée comme crédible par les grands médias, je suis accablé ! Ces gens qui n’ont pas su s’imposer au sein de leur parti seraient-ils capables de s’imposer au niveau de la nation ? Qui peut le croire ? Et pour faire quoi ?

    "Pendant les septennats de François Mitterrand, l’un des artisans les plus efficaces de la libéralisation des marchés financiers a été Pierre Bérégovoy. Un banquier avec qui nous discutions confiait que Pierre Bérégovoy était le ministre de l’Économie qu’il préférait. Le Parti socialiste, dans sa majorité, est acquis au libéralisme. Cette formation politique est quantitativement la plus importante et la plus organisée grâce à ses nombreux élus locaux. Cela pose un problème à l’ensemble de la gauche de faire l’union entre ceux qui veulent gérer le capitalisme libéral et ceux qui souhaitent une rupture réelle avec ce système économique." (Michel Pinson, )


    • Wàng 17 septembre 2011 13:11

      Moi je ne suis pas de gauche et pourtant j’irai voter, je donnerai sa chance à Manuel Valls qui est le moins étatiste du lot et qui veut moderniser un peu ce parti. Son discours reste socialiste (la croyance que le rôle de l’état est de redistribuer les richesses) et très insuffisant, mais il ne peut pas tout dire devant les caméras.

      A l’opposé, on a encore des candidats tellement à gauche qu’on ne les recontrerait plus dans aucun état développé du monde, avec une mention spéciale pour Arnaud Montebourg, mais la majorité des candidats (hormis Valls) ne comprennent rien du tout ni à l’économie, ni à la finance, ni à la question monétaire, ni à la mondialisation.

      Au deuxième tour, je pense que j’irai voter pour barrer la route à Martine Aubry, je crois Hollande un peu moins pire.


      • gébé gébé 17 septembre 2011 14:58

        je vous cite :

        « Moi je ne suis pas de gauche et pourtant j’irai voter, je donnerai sa chance à Manuel Valls »

        vu ses prises de position et son positionnement réel sur l’échiquier politique, quoi d’étonnant que Valls plaise... à quelqu’un qui, justement, n’est pas de gauche ?


      • Wàng 17 septembre 2011 16:06

        vu ses prises de position et son positionnement réel sur l’échiquier politique, quoi d’étonnant que Valls plaise... à quelqu’un qui, justement, n’est pas de gauche ?

        Si être de gauche, c’est être socialiste et collectiviste, alors je ne suis certainement pas de gauche, si être de gauche, c’est défendre la justice, la liberté individuelle, l’égalité en droits, l’héritage de la déclaration des droits de l’homme de 1789, ça justifie que je me déplace, de toute façon, la droite française est tout aussi autoritaire et presque aussi socialiste que la gauche.

        La gauche existait déjà avant le manifeste communiste de Marx, à l’époque ils ne s’attaquaient pas aux libéraux, mais aux conservateurs (au sens de ceux qui défendent des privilèges). Si vous luttez contre les privilèges aujourd’hui (que ce soit les privilèges de la fonction publique, ceux qui à qui l’état distribue la soupe, les privilèges des banques), vous êtes forcément libéral, surtout pas socialiste. De même si vous êtes laïc, aujourd’hui, vous militez forcément aussi pour la séparation de l’état et des médias, de l’état et des entrepreneurs, de l’état et de la culture, etc.


      • gébé gébé 17 septembre 2011 14:53

        « Manuel Valls : le candidat social démocrate assumé que Pujadas décrit comme étant à la droite du PS »

        Je ne voudrais pas sembler vouloir sodomiser les diptères, mais je pense sincèrement que - hors de toute étiquettage - Valls se situe à l’aile gauche de la droite !


        • Wàng 17 septembre 2011 14:59

          Droite et gauche n’est pas le seul critère pertinent, ce qui est plus important c’est le clivage entre les ultra-socialistes, ultra-étatistes, et les libéraux qui sont inexistants en France (libéraux qui peuvent être de gauche ou de droite), Manuel Valls n’est pas vraiment de droite, il n’est pas vraiment libéral non plus, par contre il est beaucoup moins étatiste et interventionniste qu’un grand nombre d’hommes politiques de droite, Nicolas Sarkozy compris.

          Pour moi, des types comme Borloo, Villepin, Marine Le Pen, Marielle de Sarnez, Dupont Aignant, sont largement pires qu’un homme dit « de gauche », mais qui croit encore un tout petit peu à la liberté individuelle comme Valls.


        • Wàng 17 septembre 2011 15:10

          La « mère » des 35 heures a aussi valorisé son expérience de ministre et de maire de grande ville, avant de réaffirmer ses priorités si elle devait être la candidate socialiste en 2012 : la justice sociale, « l’emploi, l’emploi, l’emploi », l’éducation, le pouvoir d’achat et la sécurité, « car on ne peut pas vivre sans la sécurité ». « Je sais dire non ! », a-t-elle aussi lancé, comme une pique à son camarade Hollande.

          J’aimerais bien que l’auteur m’explique qu’est-ce que c’est que la « justice sociale », et par quel moyen l’état peut s’y prendre pour résoudre le problème de l’emploi. Il y a peut être un raisonnement économique qu’il faut expliciter.

           - elle critique aussi son projet alternatif aux 300 000 "emplois d’avenir" prévus dans le projet PS. En effet, François Hollande souhaite un dispositif de baisse de charges en contrepartie de l’embauche en entreprise d’un jeune et du maintien d’un senior. "Je l’ai essayé, ça ne marche pas", a jugé forte de son expérience de ministre des affaires sociales, qui en profite au passage pour rappeler qu’elle a une expérience gouvernementale, contrairement à son adversaire.

          Je suis d’accord que ces complications supplémentaires réglementaires débiles sur les entreprises ne peuvent pas marcher, mais en quoi les 300 000 emplois d’avenir peuvent faire mieux ?


          • le journal de personne le journal de personne 17 septembre 2011 16:29

            Un pantalon pour six !

            Je repasse... je fais du repassage... mes enfants se rendent ce soir à leur première surprise party ...
            non ce n’est pas une boum, même s’ils s’y connaissent tous en musique... c’est un concours... un concours de circonstances.
            Oui, j’ai six enfants, deux filles et quatre garçons... une fille avertie en vaut deux comme on dit chez les ch’tis...
            ou plutôt 5 enfants naturels et un sixième culturel.
            Oui je dis ça parce que je l’ai adopté pour que mes enfants ne me disent jamais :
            nous sommes soudés comme les 5 doigts de la main. Parce que je ne suis pas pour le repli sur soi, le salut est ailleurs, par ici... au sein du groupe... pas au sein de la famille.

            http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/le-pantalon/
            http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/un-pantalon-pour-six-31731#forum12687137

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès