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Accueil du site > Actualités > Politique > Retour sur les législatives : la victoire de la fausse gauche

Retour sur les législatives : la victoire de la fausse gauche

Les « bourgeois bohême » parisiens peuvent être satisfaits à tous points de vue, même s’ils ne se rendent pas compte qu’ils creusent davantage encore leur propre tombe. La fausse « gauche » PS/Europe-Ecologie, avec l’appui implicite du PCF/Front de gauche, l’a emporté au second tour des législatives. Comme après la victoire de leur candidat aux présidentielles, François Hollande, les « banlieues » ont hurlé leur joie, prenant cette nouvelle victoire comme un blanc-seing, la nomination de Christiane Taubira, dont les positions sur la colonisation et en faveur de la promotion de la « diversité » sont bien connues, comme garde des sceaux, en étant l’illustration. Le jeune Killian, assassiné à l’âge de treize ans, par un individu dont la presse tait jusqu’au prénom, en sait quelque chose.

D’un côté, l’europhobie fanatique des souverainistes, Marine Le Pen en tête. De l’autre, l’europhobie meurtrière, celle dont a été victime notamment Killian et tant d’autres avant lui, cette europhobie, la seule phobie que SOS-Racisme semble refuser de combattre, comme si la violence de haine n’était que dans un seul sens. En effet, pour son (ancien) président Dominique Sopo, le « racisme anti-blancs », c'est-à-dire l’europhobie, est je cite « une notion forgée par le FN ». Je suppose donc que, si on appliquait le principe de réciprocité, le racisme contre les noirs serait par exemple une invention de Kemi Seba. Ce deux poids deux mesures, selon la race du criminel et celle de la victime, est intolérable. Dominique Sopo a récemment démissionné de la présidence de SOS-Racisme et se déclare tenté par un poste de ministre du gouvernement Ayrault. Finalement, il n’aura pas eu gain de cause… pour cette fois.

Le véritable vainqueur de ces élections.


Le vainqueur, c’est le parti des abstentionnistes. Au premier tour des élections, 42,77% des électeurs ont refusé de se prononcer et même de se déplacer. Au second tour, c’est même 43,7% des électeurs qui sont restés chez eux. Cette abstention est un record depuis 1973, et a augmenté de trois points par rapport à 2007. Et surtout, que l’abstention ait été plus forte au second tour qu’au premier est très significatif. Ces 1% de participation en baisse sont essentiellement le fait d’électeurs de droite du premier tour et qui n’avaient pas envie de s’opposer à la vaguelette rose, accroissant ainsi la marge de manœuvre du camp adverse.

Ce manque de participation s’explique par les querelles d’appareil à droite, entre une ligne qui veut conserver la stratégie Buisson, qui n’a pas été si mauvaise aux présidentielles, malgré l’échec du président sortant, et une ligne centriste, très politiquement correcte, menée notamment par Juppé, Kocziusko-Morizet et Raffarin. Pris entre ces deux tendances irréconciliables, Sarkozy n’avait pu choisir son camp. Or, s’il a échoué, c’est avant tout en raison du mauvais report de voix des électeurs FN, report qui aura aussi coûté des sièges à des candidats UMP lors des élections législatives.

Il s’explique enfin par la réforme du quinquennat et surtout cette concomitance entre les élections présidentielles et législatives. Le président élu, les électeurs se détournent des enjeux parlementaires, renforçant l’image monarchiste de notre « république ». Les législatives ne font que confirmer les présidentielles, beaucoup d’électeurs voulant laisser sa chance au nouveau dirigeant en lui donnant une majorité à l’assemblée, indépendamment du programme du président, du parti politique dont il est l’émanation, et des candidats eux-mêmes, élus sur leur étiquette uniquement, même s’ils sont sans expérience.

Un premier tour qui lamine les petites formations politiques.


Ce nouveau système des élections législatives, un mois après les présidentielles, a tué les enjeux. En conséquence de quoi, le scrutin majoritaire à deux tours, qui était très défavorable aux petites formations politiques, est désormais sans pitié. Les électeurs n’avaient que trois manières de voter possible, à savoir le vote de confirmation, c'est-à-dire le vote PS, le vote de réticence, c'est-à-dire le vote UMP, et enfin le vote de résistance, c'est-à-dire le vote FN.

Les deux autres formations de gauche, ne représentant pas une menace pour le nouveau pouvoir en place, ou ralliées totalement à lui, n’ont pas été trop victimes du vote utile. Il faut dire que Europe-Ecologie avait négocié ses places avec le PS. Ses seulement 5,65% des voix, c'est-à-dire plus du double du score d’Eva Joly aux présidentielles, s’expliquent uniquement parce que, à l’image de Cécile Duflot, Europe-Ecologie a bénéficié de cet accord auquel le PS n’était en rien obligé. En réalité, sans cet accord, Europe-Ecologie aurait sans doute disparu du jeu politique national. C’est ce qui est ainsi arrivé au Modem de Bayrou, qui n’a obtenu que 1,76% des voix et n’a pu sauver que deux députés, son chef de file étant même sévèrement battu dans sa circonscription. Les autres écologistes n’ont obtenu que 0,96% des voix dont 0,11% pour le MEI de Waechter (lui-même obtenant 10,52% à Altkirch) et 0,05% pour CAP 21.

Le Front National en revanche, avec un score très convenable, même si inférieur à celui obtenu en 1997, obtient malgré tout 13,6% des voix, contre 4,29% des voix en 2007 et 11,34% en 2002. Seule une soixantaine de ses candidats a pu atteindre le second tour, en duel ou en triangulaire. Cela s’explique notamment par le fait qu’il faut désormais 12,5% des inscrits et non plus 12,5% des votants pour passer au second tour. Le FN avait sept circonscriptions où ils étaient réellement en mesure d’obtenir des élus, essentiellement en Provence. Marine Le Pen a fait dans la circonscription autour de Hénin-Beaumont 42,36% des voix, ce qui était inattendu.

Le FN a aussi bénéficié dans son camp d’un vote utile, car les différentes chapelles de l’extrême-droite, à savoir essentiellement le trio NDP/MNR/PDF et la Ligue du Sud, n’ont obtenu que 0,19% des voix, et ce en tenant compte de l’excellent score de Jacques Bompard mais aussi du score plus modeste de Jacques Peyrat à Nice (16,2%). Bompard a fait 23,5% des voix au premier tour, victime de la candidate FN qui a obtenu plus de 16% des voix. Il était en revanche idéalement placé pour s’imposer au second tour, FN et UMP étant éliminés. Les candidats identitaires n’ont obtenu que 0,02% des voix, pour environ une vingtaine de candidats, ceux-ci oscillant entre 0,2% et 1,1% des voix selon les cas. Philippe Vardon (Bloc Identitaire) aurait sans doute fait un score de même nature s’il avait maintenu sa candidature à Nice, d’où son retrait avant l’échéance. La candidate FN choisie à son détriment a réussi à obtenir 21,41% des voix. Les figures principales de la droite radicale, Carl Lang (1,09%) et Roland Hélie (0,9%), ont été laminées. Il n’y a désormais plus d’opposition de droite nationale au FN, légitimé par les urnes.

Les mouvements souverainistes sont également durablement affaiblis avec seulement 0,43% pour Debout La République, mouvement qui sauve néanmoins son financement public, 0,2% pour le MPF (1 siège), 0,05% pour CPNT, 0,01% pour le RPF et 0,01% également pour l’Alliance Royale.

L’extrême-gauche est également victime d’un effet Mélenchon. Le PCF/FG obtient 6,91% des voix (contre 4,82% en 2002 et 4,29% en 2007). Le paradoxe est qu’avec un meilleur score, le PCF a perdu des députés. En 2007, il avait sauvé son groupe avec 15 élus. En 2012, il n’aura obtenu que 10 sièges et ne sauvera son groupe que par le ralliement d’élus domiens. Ce bon score, nuancé par l’échec de Jean-Luc Mélenchon à atteindre le second tour à Hénin-Beaumont, se fait au détriment de l’extrême-gauche, LO et NPA réunis n’obtenant que 0,98% des voix et perdant ainsi tout financement public. Les Pirates avec 0,06% des voix ont quant à eux échoué à représenter une alternative politique, à la différence de leurs homologues allemands qui pourraient rentrer au Bundestag en 2013. Seules les élections européennes en France permettent à de nouveaux mouvements politiques d’émerger (le FN en 1984, les Verts, le MPF… etc), les élections législatives étant verrouillées.

Les victimes d’un second tour sans saveur.


Le mauvais report de voix des électeurs FN amène à l’éviction hors du parlement de nombreux députés UMP, et notamment les membres de la Droite Populaire. Hervé Novelli, Eric Raoult, Nadine Morano sont les victimes principales de cette situation, alors même qu’ils avaient tenté d’envoyer des signaux favorables au FN. Marine Le Pen préférait, sauf cas particuliers, les faire battre et y a réussi. Claude Guéant est également vaincu par un dissident de droite, payant ainsi sa proximité avec le président déchu et un bilan contesté en matière de lutte contre l’insécurité. En revanche, Henri Guaino sauve sa peau. A Nancy, ville qui m’est tout particulièrement chère, la droite valoisienne est battue, les trois circonscriptions de la ville étant au PS, et six circonscriptions sur sept en Meurthe et Moselle. Les élections municipales de 2014 s’annoncent mal pour les héritiers d’André Rossinot, qui sera probablement candidat une dernière fois pour tenter d’empêcher la mairie de basculer.

Ségolène Royal est battue par un opposant socialiste à La Rochelle. Son candidat, Olivier Falorni, était au second tour alors que l’UMP était éliminée. Royal souhaitait son désistement, ce qui l’aurait fait élire avec le score très stalinien de 100%. La gauche étant sure d’avoir un député, on ne voit pas pourquoi Falorni aurait dû se retirer, sous prétexte que Ségolène Royal s’était rendue si détestable aux yeux de la droite locale que celle-ci était prête à tout pour la faire battre. Les électeurs, qu’importe leur vote du premier tour, ont exprimé de manière souveraine leur choix. Royal ne sera pas présidente de l’assemblée nationale, où elle aurait pu jouer la directrice d’école autoritaire auprès des élus.

François Bayrou est puni pour son soutien apporté à François Hollande au second tour des présidentielles. Ce soutien était incompréhensible pour la plupart de ses électeurs, qui ont préféré choisir l’UMP plutôt que de le réélire. Il a lui-même reconnu avec beaucoup de franchise que son électorat ne l’avait pas suivi dans un choix personnel bien inutile car le PS n’a pas cherché à sauver sa tête, bien au contraire. Il est difficile en effet d’expliquer aux électeurs qu’on prône l’alliance de la carpe et du lapin. Jean Lassalle, le sympathique centriste, sauve en revanche sa tête.

Jean-Luc Mélenchon aurait pu, en étant au second tour, offrir paradoxalement à son ennemie chérie un fauteuil de député. C’est finalement le socialiste Philippe Kemel qui s’impose de justesse face à Marine Le Pen, cette dernière n’obtenant que 49,89% des voix. En duel pur, le FN n’arrive pas à s’imposer, puisque Stéphane Ravier (49,01%) et Valérie Laupies (48,71%) échouent aussi. Ce n’est que dans le cas de triangulaires que le FN peut s’imposer, lorsque des conditions exceptionnelles s’y prêtent. Dans le Gard, Gilbert Collard est élu grâce au soutien implicite du candidat UMP, qui s’est maintenu pour obéir aux consignes de son parti, et Marion Maréchal (Le Pen) grâce au maintien d’une candidate socialiste qui n’avait pourtant aucune chance de l’emporter. Avec une élue issue de « la famille », l’image népotique du FN est renforcée. La victoire de Collard, qui a été membre de presque tous les partis politiques, et qui refuse de rejoindre le FN, pourrait quant à elle être à la Pyrrhus, car il est peu probable que Collard respecte la ligne que souhaitera voir impulsée Marine Le Pen. Enfin, Jacques Bompard (Ligue du Sud, ex-FN et ex-MPF) est élu député avec une avance confortable (58,77%), de même que Nicolas Dupont-Aignan (61,39%), récompensés par leur travail d’implantation.

Au final, la « gauche » l’emporte, le PS obtenant la majorité parlementaire seul. Il doit ce succès à l’absence totale de mobilisation de l’électorat de droite. Avec 343 sièges sur 577, soit moins de 60% des sièges, dont 302 sièges pour le PS et les divers gauches, le gouvernement Ayrault est conforté. Le Front de Gauche obtient 10 sièges, les radicaux de gauche 13 sièges, et Europe-Ecologie 18 sièges. Le MD de Bayrou n’a plus que deux sièges, le Nouveau Centre en obtient 14, les radicaux valoisiens 9 , et l’UMP ainsi que les divers droite 205 sièges. Les nationaux et souverainistes ont 5 sièges (2 FN, 1 DLR, 1 LS, 1 MPF), ce qui est un résultat inédit dans le cadre du scrutin majoritaire.

Marine Le Pen, battue, tente à nouveau sa chance mais au tribunal, afin de faire annuler le scrutin. Elle aurait préféré abandonner Strasbourg pour découvrir les charmes du Palais Bourbon. Elle fait néanmoins partie pour le moment des vaincus de juin 2012. Elle aura au moins le plaisir de partager cette situation avec Jean-Luc Mélenchon, qu’elle vient d’ailleurs de retrouver au tribunal après que ce dernier l’ait qualifiée de « fasciste ». François Bayrou est désormais un homme seul, tout comme Ségolène Royal est une femme seule, contrainte à une prise de distance forcée d’avec la vie politique nationale.


Gelezinis Vilkas

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54 réactions à cet article    


  • Hetadame Hetadame 29 juin 2012 12:41
     HOLLANDE COMPARE A UN PUDDING AU CARAMEL PAR LE NEW YORK TIMES :
    > > > 
    Le célèbre journal U.S., The New York Times, plutôt classé à gauche de l’échiquier politique américain, a publié un article sur François Hollande. Comparé à un « pudding au caramel », le candidat socialiste est décrit comme « un personnage politique de seconde zone » dénué de charisme. Si les journalistes français étaient aussi lucides...
    > > > 
    Le journaliste commence par dresser un portrait au vitriol de François Hollande « malgré un régime de pré-campagne », il « a l’air légèrement négligé » et ne fait toujours pas le poids.
    Reprenant la phrase de Martine Aubry, l’article explique qu’au sein même de son camp politique, Hollande est considéré comme une « couille molle ».
    > > > 
    Le très sérieux New York Times revient ensuite sur le bilan politique ridicule de Hollande. Présent à l’élection grâce au prétendu viol de DSK, Hollande s’était même fait doubler par sa propre femme pour la course à la candidature de 2007. Homme politique depuis des décennies, Hollande « n’a jamais était responsable du moindre portefeuille ministériel », ce qui en fait un amateur. Pour le journaliste américain, il a uniquement ses chances grâce à la sarkophobie française. Hollande « n’a pas le cran » pour être un sérieux président.
    > > > 
    Le New York Times poursuit en précisant que le bilan politique d’Hollande est affligeant, qu’il a un charisme d’andouillette, et ajoute qu’il n’y a pas un seul journaliste français pour soulever les évidences qui sautent à l’esprit du premier observateur objectif. Tout le monde sait que François Hollande n’est pas au niveau. Il n’est pas capable de prendre une décision, de dire, non, il n’a aucun charisme. Tout le monde sait également qu’il n’a aucune expérience politique, qu’il est incompétent sur les dossiers (pourquoi ni Mitterrand ni Jospin ne lui ont confié de ministère ?).
    > > > 
    Pourtant, nos journalistes font comme si de rien n’était, n’interrogent pas le PS sur l’inexpérience de son dirigeant et sur ses échecs à répétition. Pourquoi Sarkozy est-il interrogé en permanence sur son bilan et François Hollande jamais ? Pourquoi nos journalistes font-ils semblant de ne pas voir ce qui saute aux yeux de tous les observateurs étrangers ?
     
     
     

    • Scuba 29 juin 2012 14:14

      @ hetadane

      un article du 15 avril !!! Vous n’avez rien trouvez de plus récent ??

      sinon, je me joint au autres posteurs pour trouvez totalement ridicule la question du dernier paragraphe, sur le jugement du bilan de Hollande !!


    • Hetadame Hetadame 29 juin 2012 18:17

      On pourrait effectivement parlé de son bilan sur son département, la Corrèze !


    • Scuba 29 juin 2012 19:18

      effectivement parlons-en : la Corrèze a été endettée par son prédécesseur UMP, et était déjà le département le plus endetté de France lorsque Hollande en est devenu le président du CG. Depuis, il a réussi à maintenir les aides sociales départementales sans faire exploser le déficit.

      On peut faire pire comme bilan !!!


    • voxagora voxagora 29 juin 2012 12:55

      Pourquoi Sarkozy est-il interrogé sur son bilan en permanence, 

      et François Hollande jamais ? 

      En voilà une bonne question ! 

      • jako jako 29 juin 2012 13:31

        "Pourquoi Sarkozy est-il interrogé sur son bilan en permanence,

        et François Hollande jamais ? ", il le sera quand il en aura un

        • voxagora voxagora 29 juin 2012 14:08

          Ben oui. J’ai relevé cette phrase comme un modèle d’argument de mauvaise foi.


        • LE CHAT LE CHAT 29 juin 2012 14:50

          7 points de moins pour lui et Ayrault après « le coup de pouce »au smic , combien perdra t il après les premières mesures d’austérités dans la foction publique ? et après le tour de vis et les mesures qu’il annoncera quand les français seront sur les plages ?
          Les français sauront juger , n’en doutez pas une seconde .........


        • LE CHAT LE CHAT 29 juin 2012 14:08

          je suis convaincu qu’il n’y a pas qu’à Henin Beaumont que les socialistes se font élire grâce à la triche face au FN .
          dans les BDR , Vauzelles et Sylvie Andrieu ( qui va être jugée pour escroquerie ) ont du avoir un coup de pouce , comme les candidats PS aux cantonales à Marseille élus aussi face à des candidats FN à 49 % ; la fédé PS des bouches du Rhône est celle qui a donné les voix manquantes à Martine Aubry .................. c’est quand m^me étrange , tous ces candidats qui échouent à 49%............

          ça va changer aux municipales , aux Saintes Maries de la mer , le FN a fait 73% aux second tour , ça va être dur de tricher autant .........


          • iris 29 juin 2012 14:12

            les français -qui ont voté hollande- on voté pour viré sarkosy-ça va etre de la gauche doucereuse en demi teinte....
            la prochaine fois ils vireront hollande pour qui ??
            Marine a ses chances pour tout foutre en l’air !!
            car faire la révolution demande du courage que beaucoup n’ont pas ! compris ou conscience !!


            • Yohan Yohan 29 juin 2012 16:11

              Tant qu’à faire la même politique juste après nous avoir sorti quelques mesurettes qui ne sont que poudre aux yeux pour gogos, il valait mieux garder Sarko comme capitaine. Lui au moins tenait la route au niveau international et bossait. Mimolette lui ne va pas tarder à s’endormir pour cinq ans, comme le prince après avoir embrassé la grenouille. Cinq ans de sommeil, ce sera long pour ceux y ont cru...


            • joelim joelim 30 juin 2012 13:03

              Certes Sarko bossait mais pour lui. smiley 


            • Robert GIL ROBERT GIL 29 juin 2012 15:26

              Les intérêts des travailleurs (et des chômeurs) ne sont plus représentés ni défendus. Hollande vs Sarko, c’est doublement les hommes des puissances d’argent, du système, de l’UE et de Wall Street...............

              http://2ccr.unblog.fr/2012/04/24/cirque-et-manipulation-electoral/


              • Piloudu62 29 juin 2012 15:38

                Sans oublier que même les bulletins blanc comptent pour ceux qui remportent les suffrage dans les différentes villes.
                Enfin ca se passe comme ca dans le Nord pas de calais. S’il y a des bulletins blanc, ca compte pour ceux qui ont le plus de voix. Pour qu’un bulletin soit vraiment nul il faut mettre les deux à l’intérieur...


                • ffi ffi 29 juin 2012 18:24

                  Est-ce un problème de « fausse gauche » ou bien un problème de fausse compréhension de ce qu’est la gauche ? Telle est la question.


                  • kimbabig 29 juin 2012 20:29

                    L’europhobie, c’est à dire l’aversion et la lutte contre ce projet inutile, stupide et mortifère qu’est l’unification européenne, est une nécessité et la seule attitude acceptable pour un Français engagé à gauche.
                    Vous parliez de la fausse-gauche, la vraie gauche, elle, est europhobe.
                    Si vous voulez d’autres explications...

                    Et je vous rappelle que le seul vrai raciste est celui qui croit que l’humanité serait divisée plusieurs races. Si vous pensez ne pas être de la même race qu’un autre humain, c’est que vous ne devez pas être un humain... smiley


                    • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 29 juin 2012 20:59

                      Donc Voltaire serait le seul vrai raciste ? Et les partisans de la théorie multirégionale (Coppens, Lumley and co) aussi ? <b>Non</b>, le racisme c’est la hiérarchisation entre groupes humains, et notamment entre les différentes sous-espèces au sein de l’espèce humaine qui sont appelées vulgairement « races ». C’est ceci dit hors sujet par rapport aux thèmes abordés dans cet article. Il ne faut pas employer certains mots à toutes les sauces.

                      La vraie gauche est-elle europhobe ? Saint-Simon, le premier socialiste, était aussi un européen engagé, tout comme la quasi totalité des socialistes français du XIXème siècle, qui étaient parfois patriotes, parfois qui ne l’étaient pas, mais qui étaient tous convaincus de la profonde parenté entre européens et d’unir les européens dans une Europe unifiée. Mazzini était ainsi socialiste, patriote italien et patriote européen. Napoléon Bonaparte lui-même évoque à Sainte-Hélène une république européenne, expression qu’on retrouve déjà chez Voltaire et Rousseau.

                      Et Hugo n’était pas spécialement un homme de droite ? Pas plus que Pierre Leroux, le premier à se revendiquer explicitement du socialiste. Pas plus que Proudhon, que Blanqui, que Jaurès et tant d’autres hommes de gauche.

                      Seule la « gauche » bourgeoise a fait dans le colonialisme et le nationalisme d’opérette. Et quand la gauche socialiste se fait nationale, on a vu ce que cela donne. Si on veut d’une « gauche » qui ne se vende pas au grand capital et au libéralisme mondialisé, mais si on ne veut pas d’une « gauche » qui se fasse socialiste nationale et se dote d’un « duce » pour emmener le peuple tout entier dans l’abîme, alors il faut une gauche européiste et socialiste. Mais qui donne à l’Europe un contenu identitaire explicite et ne l’envisage non comme une étape vers un « état mondial » mais une finalité absolue.

                      L’Europe unie de l’Islande à l’Oural et par extension au Pacifique est la seule planche de salut pour les européens. UE ou pas. L’europhobie, c’est la négation de la profonde parenté entre européens, c’est un démosthénisme obtus (l’histoire grecque a démontré que le refus des pan-ismes est un symptome de décadence et non une vertu de résistance), mais c’est aussi la haine des européens, comme on la retrouve exprimée de plus en plus dans certaines banlieues.

                      Cordialement,


                    • kimbabig 29 juin 2012 23:31

                      Dès que la France a fait sa Révolution, toute l’europe réactionnaire lui a déclaré la guerre : c’est un fait historique. Or, la Révolution est l’élément fondateur de notre pays, le jacobinisme qui en est né a permis la formation de la nation française.

                      Puis est arrivé Bonaparte, cet imbécile qui a bradé aux USA tout le Middle-West, pour ensuite se casser les dents à tenter de conquérir l’europe. A cause de sa mégalo paneuropéenne, la réaction est revenue au pouvoir, et 60 ans furent perdus dans l’établissement d’une République durable.

                      La gauche est internationaliste, elle s’est organisée en Internationales. Mais pour qu’il y ait Internationale, il faut qu’il y ait Nation. La France est une Nation, l’europe ne le sera jamais. Et il n’y a aucune raison pour que qu’une Internationale se limite à un continent. C’est « prolétaires de tous les pays unissez-vous » et pas « prolétaires des pays d’europe unissez-vous ».

                      La gauche pro-européenne a toujours été justement la gauche molle et bourgeoise s’accommodant bien du capitalisme. Comme Laval ou Déat, qui s’engagèrent pour la grande europe et la collaboration franco-allemande entre 40 et 44, ou ces députés rad-soc qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain en 40, alors que la France aurait pu éviter de sombrer dans la honte en organisant un repli de l’armée en Afrique du Nord comme le souhaitait De Gaulle et ceux du Massilia. C’est d’ailleurs grâce à son armée d’Afrique que la France a pu participer au nettoyage de la vermine nazie et mériter sa place à la table des vainqueurs en 45, donc la 2de stratégie aurait été bien plus judicieuse. Voilà le vrai visage des partisans de l’europe : des collabos, des ambitieux et des arrivistes, qui ont fait sombrer la France.

                      Début 19ème comme dans les années 40, c’est en faisant le choix de l’europe que la France s’est fourvoyée, et s’est retrouvée avec les régimes les plus réactionnaires...

                      Avec le développement du Net, la proximité linguistique prime sur la proximité géographique. Il serait bien plus logique que la France s’associe avec les pays francophones, les Anglais avec le Commonwealth et les USA, l’Espagne avec l’Amérique Latine, le Portugal avec le Brésil.

                      Ce que la France a fait de mieux fut de parvenir à implanter sa culture aux 4 coins du monde, à travers sa langue, et la France s’étend toujours sur les 3 océans. Préférer l’alliance européenne avec des pays non-francophones, qui nous impose l’usage de l’anglais, à l’alliance francophone, qui permettrait de renforcer notre langue, est une erreur gravissime que nous paierons toujours plus cher tant que nous y persisterons. Je me sens plus à l’aise avec des Québecois ou des Gabonais qu’avec des Allemands ou des Slovaques. C’est logique : la langue conditionne notre culture, notre façon de voir les choses, c’est un élément essentiel de notre identité.

                      Il n’existe rien qui soit commun aux nations d’europe et exclusif à elles : la civilisation occidentale moderne est aussi partagée par les américains, les argentins, les australiens. Elle s’étend même au delà avec la mondialisation. Donc, pour parler à un chinois, il faut faire le même effort qu’avec un polonais : parler anglais, ce qui les rend tout aussi éloignés.

                      Et je passe sur le fiasco permanent de l’ue, que nous avons rejeté vigoureusement en 2005. Je me revendique de gauche, français et europhobe. Par contre la 2de définition que vous donnez du mot est complètement hors-sujet : les problèmes de banlieues sont des problèmes sociaux.

                      Au sujet de Voltaire, ce n’est pas le seul vrai raciste, mais il l’était, c’est clair  : il a en effet spéculé en association avec les armateurs nantais, et avec la compagnie des Indes, dans les opérations de traite des esclaves (par exemple dans l’armement du bateau négrier Le Congo). Cela dit, il ne faut pas en tenir rigueur à ce grand écrivain : à son époque on pouvait être assez naïf pour s’imaginer que les différentes morphologies humaines permettaient une classification de la race humaine en races, ou sous-espèces différentes. Aujourd’hui c’est aussi ridicule que le créationnisme, depuis que la génétique des populations a permis d’invalider les classifications de ce type.

                      N’essayeriez vous pas subrepticement une promotion de la fange identitaire ?


                    • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 30 juin 2012 14:00

                      Dès que la France a fait sa Révolution, toute l’europe réactionnaire lui a déclaré la guerre

                      Mais en premier lieu, la France n’a en aucune manière envisagé cette révolution comme une « révolution nationale », pas du tout même, mais à portée européenne. Il est alors logique que les monarchies aient voulu s’y opposer, mais certainement pas au nom d’une « idée européenne » et certainement pas avec l’assentiment des populations.
                       Avant son virage réactionnaire et xénophobe, car la révolution française a connu une telle dérive bien avant que Bonaparte ne devienne Napoléon, qui a dégoûté beaucoup d’européens qui s’étaient au départ enthousiasmés. La vocation européenne de la révolution française est une évidence.

                      Or, la Révolution est l’élément fondateur de notre pays, le jacobinisme qui en est né a permis la formation de la nation française.

                      La nation française comme idée s’est exprimée pendant la guerre de cent ans, matrice de son identité comme de celle des Anglais d’ailleurs. Elle n’a réellement eu une consistance qu’avec l’unification linguistique du pays au cours du XIXème siècle. Par ailleurs, du point de vue des identités régionales, souvent bien plus réelles que l’unité artificielle jacobine, le jacobinisme a été particulièrement destructeur, jusqu’à ce qu’il finisse enfin par devenir le destructeur de l’identité « oïl » qu’il avait auparavant utilisé contre les régionalités (bretonne, basque, occitane, flamande, francique, corse... etc).

                      Le jacobinisme, c’est à dire le nationalisme « franco-provençal », n’est pas plus défendable que le nationalisme grand-russe de l’URSS ou que le concept d’ « Europe allemande ».

                      A cause de sa mégalo paneuropéenne, la réaction est revenue au pouvoir


                      En fait, Napoléon n’a jamais été pan-européen qu’une fois qu’il a été vaincu et exilé. Vouloir une Europe française n’était évidemment pas défendable et c’est d’ailleurs la cause de sa chute. C’est par son nationalisme français que Napoléon Ier a échoué. Personne n’a tenté jusqu’à la construction européenne actuelle de traiter les européens, tous les européens, sur un pied d’égalité.

                      La gauche est internationaliste, elle s’est organisée en Internationales


                      La notion d’ « internationalisme » de l’époque n’avait rien à voir avec ce que l’on entend par ce terme aujourd’hui. Même s’il est exact que cette notion implique l’existence de nations. Cela n’a jamais empêché ses membres de se revendiquer d’une Europe politique unie, éventuellement conçue comme « une nation des nations ».

                      La France est une Nation, l’europe ne le sera jamais.


                      Tout est affaire de définition. Une nation est le rassemblement de ceux de même naissance, c’est à dire de même origine. A partir du moment où la France se considère comme universelle, elle se définit de son propre chef comme une anti-nation. En revanche, la construction européenne considère l’Europe comme le rassemblement naturel de peuples apparentés (et c’était aussi la vision de l’Europe de De Gaulle), et est donc une nation (conformément à la définition de ce terme). C’est ainsi que votre remarque est l’exacte contraire de la réalité, même si en revanche elle est conforme au mésusage de ces termes chez la plupart des gens.

                      C’est « prolétaires de tous les pays unissez-vous » et pas « prolétaires des pays d’europe unissez-vous ».

                      « Etrangement », Karl Marx ne s’est jamais intéressé à autre chose qu’à l’Europe (et éventuellement à ses extensions coloniales de peuplement, comme les USA). De même que Bakounine d’ailleurs. Au XIXème siècle, pour le plus grand nombre, le monde c’était l’Europe.

                      C’est d’ailleurs grâce à son armée d’Afrique que la France a pu participer au nettoyage de la vermine nazie

                      Tout au contraire, c’est en dilapidant son énergie et l’argent des contribuables dans une colonisation absurde de l’Afrique, qui nous est continuellement reprochée aujourd’hui par ailleurs, avec des provocations organisées par le général Mangin lors de l’occupation de la Ruhr en 1923, que la France n’a pas été en mesure de s’opposer à une armée allemande qui n’était pas si forte qu’on l’a dit.

                      Par ailleurs, c’est essentiellement l’effort de guerre russe qui a contribué de manière décisive à la défaite allemande, celle-ci ayant ensuite été considérablement facilitée par la façon dont les allemands se sont comportés vis à vis des Slaves. Une fois que l’Est était en marche, il était facile aux américains de débarquer à l’ouest, et c’est tout le talent de De Gaulle d’avoir réussi à présenter la France vaincue comme l’un des vainqueurs et d’avoir ainsi évité à notre pays un AMGOT.

                      et mériter sa place à la table des vainqueurs en 45,
                       
                      Si on est un peu objectif, au lieu d’être constamment atteint du syndrome de la grenouille boomorphisante (« qui veut se transformer en boeuf »), on sait très bien que cette place est avant tout le résultat d’un bluff génial.

                      Quant à rattacher implicitement la construction européenne à la collaboration, sous prétexte que certains ont fauté avec l’Allemagne au nom de l’illusion d’une Europe unie, alors qu’il n’a jamaus été dans l’intention des allemands de faire l’Europe, pas un seul instant, mais d’assurer à l’Allemagne, à la seule Allemagne, une place absolument inégalée sur le continent, réduisant les Slaves au mieux à l’état d’hilotes et les Latins au statut de périèques (pour reprendre l’image spartiate). Rappelons que le dictateur allemand, qui a qualifié Richard Coudenhove-Kalergi de « bâtard du monde entier », rejetait totalement le paneuropéanisme, tout en laissant certains de ses agents leurrer quelques européistes naïfs avec des slogans comme « l’Europe vaincra ».

                      Il serait bien plus logique que la France s’associe avec les pays francophones, les Anglais avec le Commonwealth et les USA, l’Espagne avec l’Amérique Latine, le Portugal avec le Brésil.

                      Le réductionnisme linguistique, passant sous silence tous les autres ciments culturels, est bien le stade le plus infantile du « nationalisme ». Ceci étant dit, je crois sincèrement que cet argument que vous employez montre bien à quel résultat tordu le souverainisme poussé à l’extrême pourrait amener. Après, on a aussi le style MLP comparant l’Europe à une nouvelle « union soviétique »...

                      Ce que la France a fait de mieux fut de parvenir à implanter sa culture aux 4 coins du monde

                      Etrangement, on a plutôt l’impression du contraire. Qui trop étreint...

                      Préférer l’alliance européenne avec des pays non-francophones, qui nous impose l’usage de l’anglais,

                      Ca a été le grec, le latin et puis le français (« lingua franca ») et maintenant l’anglais. Demain, ce sera autre chose. Par ailleurs, c’est bien par l’absence d’une Europe politique unie que les USA peuvent pratiquer un impérialisme culturel très efficace. Bien sûr, on peut admettre que l’UE actuelle ne s’y oppose pas. C’est exact. Mais l’Etat français non plus, l’ « exception française » se résumant généralement à être plus mauvais que les autres.

                      On peut aisément résumer ce débat.

                      Vous défendez le modèle impérial romain et je défends le modèle démocratique athénien.

                      Il n’existe rien qui soit commun aux nations d’europe et exclusif à elles : la civilisation occidentale moderne est aussi partagée par les américains, les argentins, les australiens.

                      Populations issues de colons européens, donc il est normal qu’ils soient porteurs à leur manière de notre civilisation, dont ils constituent des extensions. Ce n’est pas une civilisation « occidentale » mais une civilisation européenne.

                      Je me revendique de gauche, français et europhobe.

                      Donc « nationaliste ». Un « nationalisme » qui n’a aucune des (rares) qualités du nationalisme, à savoir la protection de son identité, mais qui a tous les défauts de l’universalisme. C’est donc un « nationalisme » à l’américaine, troquant le ius sanguinis républicain pour le ius soli impérial, et reposant sur une identité factice, auto-négatrice car universaliste. Ce « nationalisme » qui emmène tout doucement la France au bord du gouffre, sans que l’UE n’y soit pour rien. Lorsqu’un modèle politique dysfonctionne à ce point, on en change. En réalité, ce que vous présentez comme de « gauche, français et europhobe », c’est un pur conservatisme, c’est l’idéologie même du système actuellement en place, représentée par Sarkozy hier, par Hollande aujourd’hui, et tout autant d’ailleurs par Mélenchon, (Marine) Le Pen ou Bayrou. Car, ne vous y trompez pas, Hollande est un europhobe patenté, qui doit avaler aujourd’hui des couleuvres bien amères de Mme Merkel.

                      les problèmes de banlieues sont des problèmes sociaux.

                      Tout comme l’empire romain s’est effondré de lui-même, pour des raisons économiques, sans que les chrétiens (à l’intérieur) et les barbares (à l’extérieur) n’y soient plus rien (ironie). On lirait du Mucchielli (fils bien sûr).

                      assez naïf pour s’imaginer que les différentes morphologies humaines permettaient une classification de la race humaine en races, ou sous-espèces différentes.

                      On passe de Mucchielli à Lyssenko, si je ne m’abuse. Je n’oserais vous répondre « et pourtant elle tourne ». Parce que lorsqu’on fait une affirmation aussi assurée, sans laisser la moindre place au doute (qui est pourtant à la base du raisonnement scientifique), on se mord la queue. Vous manquez, mon cher, de rigueur sémantique. Vous confondez ainsi des mots de base comme « espèce » et « race ». On définit une espèce par la constatation de l’interfécondité entre ses membres. Il est donc permis de parler d’espèce humaine, et en ce sens, si vous aviez usé de ce terme, « espèce », vous auriez raison.

                      La seconde question est celle de subdivision à l’intérieur d’une espèce. On la constate chez toutes les espèces mammifères, à savoir l’existence de subdivisions géographiques. Elles sont reconnues chez l’homme par la génétique, à savoir l’existence de zones géographiques homogènes, ce qui correspond bien à ce que l’on appelle des sous-espèces. En vérité, dans ce débat, l’expérience m’a amené à comprendre que tout est une question de terminologie. Il y a un mot créateur de confusion, et utilisé par de bien malveillantes personnes par le passé, qui commence par « r » en quatre lettres. Puisque ce mot est facteur de dissension, remplaçons le par schmilblik. Et qu’est-ce que ça change au final ?

                      Aujourd’hui c’est aussi ridicule que le créationnisme, depuis que la génétique des populations a permis d’invalider les classifications de ce type.

                      Seuls les régimes totalitaires ont voulu utiliser la science à leurs fins pour promouvoir leur idéologie. Cela a été vrai du communisme, cela a bien sûr été vrai du nazisme, et cela est aussi vrai du mondialisme. Un seul monde, une seule « race », un seul dieu (celui des monothéismes abrahamiques). Tel est son mantra. Un tel (Onfray ou Soler) fustige le Dieu unique. Scandale ! Plus aucun paléanthropologue sérieux ne croit à la théorie de l’ « Eve africaine », mon cher Kimbabig. Mais on fustigera Coppens s’il évoque même discrètement le fait qu’il est partisan de la théorie multirégionale (tout comme Henry de Lumley).

                      Le mondialisme est une idéologie tout autant totalitaire que les deux idéologies précédentes. Il amène aussi bien que le communisme et le nazisme l’Europe à la ruine. Il s’agit d’un projet économique qui a pour objet la destruction des frontières, de toutes les frontières. Il est amusant que vous vous prétendiez défendre la France (contre la méchante Europe) alors même que vous défendez ouvertement les thèses qui justement veulent sa disparition dans un magma mondialisé. C’est ce mélange du mondialisme le plus extrême et du particularisme le plus exacerbé qu’on retrouve derrière le « souverainisme ».

                      J’ai le regret de vous dire que je ne suis ni mondialiste ni nationaliste et encore moins un hybride des deux.

                      Bien cordialement et en vous souhaitant un bon week-end.


                    • kimbabig 30 juin 2012 17:27

                      « la France n’a en aucune manière envisagé cette révolution comme une »révolution nationale« 

                      1ère erreur grossière : La Révolution est à l’origine de l’idée de Nation comme »réunion fraternelle de tous les français« . La nation est donc, à la base, une idée de gauche. Mais nation ne veut pas dire nationalisme, qui est la haine des autres pays (tout le contraire de ce que je défend !) : encore une sottise de votre part, et la liste est longue.

                       »La vocation européenne de la révolution française est une évidence.« 
                      Bien sûr, c’est pour cela qu’il y a eu Valmy, Fleurus, c’est pour célébrer la fraternité européenne... Du grand n’importe quoi... Les guerres de la Révolution étaient des guerres entre l’europe et la France

                      Avant la révolution la France était surtout un agrégat de provinces parlant divers dialectes et mené par un tyran siégeant à Versailles. Il y avait bien une personnalité française qui s’est patiemment construite au cours des siècles, mais la Révolution fut bien la naissance de la la France. Drapeau, devise, hymne, régime politique viennent de là.

                       »Identités régionales, souvent bien plus réelles que l’unité artificielle jacobine« 
                      Bien sûr, je ne suis pas étonné qu’un collabo européiste veuille ressortir de la naphtaline des vernacularités désuètes, diviser pour mieux régner... L’unité jacobine est bien réelle, elle découle des principes d’égalité et de fraternité, elle fut concrétisée grâce à des services publics comme l’école républicaine, les identités régionales ne relèvent que du folklore.

                       »Une nation est le rassemblement de ceux de même origine.« 

                      La plus grosse imbécilité du lot. Autrement dit, vous réclamez cette abjection que l’on nomme identité ethnique, une abjection qui n’a pas sa place sur le sol français : c’est contraire à toutes les valeurs issues de la Révolution qui celles de notre pays. On est français parce nos parents sont français et / ou parce qu’on est né et qu’on a grandi sur le sol français, que ce soit dans la Creuse ou en Martinique. Aucune notion ethnique là-dedans. Comme disait Tillinac :  »La France est pluri-ethnique par essence, monoculturelle par principe« . C’est ce qui fait que la France est universelle, elle est ouverte à ceux qui respectent ses valeurs républicaines, d’où qu’ils viennent, car ces valeurs républicaines définissent notre nation. Si ça vous déplaît, personne ne vous retient ici.

                      L’europe est l’anti-nation par excellence, elle a été créée de façon totalement artificielle pour servir les intérêts des USA et de leurs grosses multinationales, afin justement de paralyser les pays européens, dont la France. Les USA redoutent bien plus une France seule qu’intégrée au »machin« auto-bloquant.

                      La liste des âneries continue :
                       »c’est en dilapidant son énergie et l’argent des contribuables dans une colonisation absurde de l’Afrique, qui nous est continuellement reprochée aujourd’hui par ailleurs, avec des provocations organisées par le général Mangin lors de l’occupation de la Ruhr en 1923, que la France n’a pas été en mesure de s’opposer à une armée allemande« 

                      La France n’a pas dilapidé d’énergie en Afrique ! C’est plutôt le contraire, c’est comme cela qu’elle a assis sa puissance, dans des conditions pas très glorieuses d’ailleurs. Et ça lui permis de participer à la victoire contre l’Allemagne en 45, FAIT HISTORIQUE INCONTESTABLE.
                      De plus, il aurait été bien plus judicieux de continuer à occuper la Ruhr pour éviter le réarmement allemand, permis justement par la pusillanimité française des années 30 (due, entre autres, au stupide rêve d’états-unis d’europe d’Aristide Briand, qui se refuse à traiter trop durement l’Allemagne).

                       »c’est essentiellement l’effort de guerre russe qui a contribué de manière décisive à la défaite allemande« 

                      Pour une fois, vous dites la vérité... Ca change !

                       »Le réductionnisme linguistique, passant sous silence tous les autres ciments culturels, est bien le stade le plus infantile du « nationalisme »« 

                      Mais vous retombez aussitôt dans vos travers : là, c’est carrément l’hôpital qui se fout de la charité... L’identité ethnique que vous prônez et qu’apparemment, vu la suite de votre prose infecte, vous ne manquez pas de baser sur la morphologie, c’est la forme la plus débile et primitive d’identité. D’ordinaire, on réserve ça aux animaux domestiques. C’est ce que vous êtes ?

                      SI VOTRE IDENTITÉ REPOSE SUR VOTRE APPARENCE, VOUS NE VALEZ PAS MIEUX QU’UN CANICHE DE CONCOURS. LA MIENNE EST BASÉE, ENTRE AUTRES, SUR CE QUI PERMET AUX HUMAINS DE COMMUNIQUER ENTRE EUX.

                       »Hollande est un europhobe patenté« 
                      Si encore ça pouvait être vrai, ce serait beau. Mais, dites-moi, que faisiez-vous en mai 2005 quand tous les grands partis défendaient avec acharnement votre »magnifique europe" ? Et que le peuple français les a désavoués ?

                      Enfin, c’est vous qui faites du lyssenkisme en s’acharnant à vouloir voir des races qui n’existent désespérément pas. Les scientifiques, qu’ils soient généticiens, anthopologues ou ethnologues s’accordent, avec des arguments différents, sur l’arbitraire de la définition de races au sein de l’espèce humaine. D’après Luigi Luca Cavalli-Sforza, l’inventeur de la géographie génétique :
                      « Toute tentative de classification en races humaines est soit impossible, soit totalement arbitraire. »

                      Quant à moi, je souhaite que la France continue d’exister dans le monde d’aujourd’hui. Elle en a largement les moyens, mais il lui faut d’abord se débarrasser de cette alliance européenne qui l’entraîne à sa perte en l’enchaînant à des pays aux intérêts divergents, et pire, à la démographie catastrophique (dans les années 2050, l’europe vieillissante sera un boulet pour un France encore jeune).

                      Vous avez de très gros progrès à faire en histoire, en génétique comme en instruction civique, mon cher. Les lacunes sont énormes : peut être faudrait-il arrêter de vous laisser manger le cerveau par la vermine identitaire. Par contre, surtout, ne venez pas dire que vous êtes de gauche, avec de pareils arguties. Quand on défend l’europe et l’identité ethnique, on est pas de gauche, ou alors c’est une imposture. Au mieux, vous êtes ... social-nationaliste.

                      Tout le monde peut se tromper, l’essentiel étant de ne pas persister dans l’erreur. Les Afrikaners ont comme vous fait l’erreur de croire que leur identité était « européenne » et résidait dans leur apparence, alors qu’elle réside dans leur langue unique, l’Afrikaans. Résultat, ils vont disparaître, en retour de bâton de leurs erreurs. Bon débarras.


                    • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 30 juin 2012 21:03

                      1ère erreur grossière : La Révolution est à l’origine de l’idée de Nation comme « réunion fraternelle de tous les français ». La nation est donc, à la base, une idée de gauche.

                      Là encore vous faites dans le gallocentrisme, qui est de considérer qu’un mot change de sens selon l’usage idéologique qui en est fait. C’est là où l’étymologie ramène aux faits. Est « nation » le regroupement de ceux de même naissance (« natio » en latin vient de la racine indo-européenne [oups, un gros mot pour vous, j’imagine] *gen-), même si cela ne plaît pas aux universalistes qui prennent la France pour autre chose que ce qu’elle est d’abord, à savoir un pays européen.

                      Du grand n’importe quoi... Les guerres de la Révolution étaient des guerres entre l’europe et la France

                      Là encore, c’est une relecture purement « nationaliste » de la révolution française. Il est un fait qu’elle a démarré en France, après d’autres soulèvements qui ont échoué dans d’autres pays européens (et notamment les Pays-Bas), et qui n’ont réussi auparavant qu’en Amérique. Valmy, qui n’est qu’une victoire sans combat, symbolise le virage chauvin de la révolution, annonçant ensuite la terreur (qui consiste à chercher les partisans d’une action étrangère, même imaginaires). Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que Déat, dans un sens positif selon lui, ait cherché à présenter la révolution française comme un ancêtre du national-socialisme.

                      Bien sûr, je ne suis pas étonné qu’un collabo européiste veuille ressortir de la naphtaline des vernacularités désuètes, diviser pour mieux régner...

                      Là encore, l’expression employée est significative. On pourrait vous rétorquer que votre vision des identités régionales n’est pas très éloignée de celle de Franco, qui tenta de briser les nationalistes catalans et basques. Ce mépris à l’égard de cultures régionales, parfois très anciennes, et dont le rattachement à la France a été fait par des mariages entre princes ou des accords entre rois (comme le rattachement de la Bretagne ou de la Corse), est assez emblématique d’une vision totalitaire. Ce que vous dites de l’identité régionale, c’est ce que disaient de l’identité ukrainienne les dirigeants soviétiques. On a vu au final que ces identités ont triomphé d’un régime qui voulait les nier.

                      L’unité jacobine est bien réelle, elle découle des principes d’égalité et de fraternité, elle fut concrétisée grâce à des services publics comme l’école républicaine, les identités régionales ne relèvent que du folklore.

                      Le matraquage n’est pas une politique. Et au nom de valeurs estimables comme l’égalité ou la fraternité, que n’a-t’on commis comme horreurs.

                      vous réclamez cette abjection que l’on nomme identité ethnique,

                      Je vous explique ce qu’est une nation. Je ne vous oblige en rien à considérer la nation comme une bonne idée, mais c’est ce qu’elle est. Je n’y peux rien mais l’expression « identité nationale » se traduit littéralement par « homogénéité ethnique » si on la transcrit en grec. En effet, le latin « idem » a pour équivalent le grec « homoios », et le latin « natio » a pour équivalent le grec « ethnos » (le mot « république » se traduisant d’ailleurs par « démocratie » [dimokratia]). Ce n’est pas moi qui ici me revendique d’une « nation », puisque je me revendique de l’Europe, je ne prétends aucunement défendre une « identité nationale » française que je considère davantage comme une illusion fondée sur des contes pour enfants (Clovis créant la France, Jeanne d’Arc…).

                      On est français parce nos parents sont français et / ou parce qu’on est né et qu’on a grandi sur le sol français

                      Vous évoquez là deux définitions contradictoires, qui sont le ius sanguinis (français parce que né de parents français) et le ius soli (français parce que né sur le sol français). Ce dernier était en vigueur du temps de la monarchie, alors que c’est la première république finissante qui instaure la première règle, conforme aux républiques de l’antiquité et notamment à la démocratie athénienne. Jusqu’en 1889, c’est la première expression, et uniquement elle, qui était en vigueur en France. C’est aussi sous l’influence française que l’Italie et l’Allemagne l’adoptèrent (ainsi que la Grèce moderne et les démocraties scandinaves). Le ius soli absolu est appliqué aux Etats-Unis, qui sont de fait sous un régime oligarchique.

                      C’est ce qui fait que la France est universelle, elle est ouverte à ceux qui respectent ses valeurs républicaines

                      Il n’y a pas en soi de « valeurs républicaines », mantra bien connu, appris et récité comme dans des madrasas. La France est une république parce qu’elle n’est pas une monarchie, parce qu’elle est faite de citoyens et non de sujets, mais les valeurs républicaines, ce sont ce que les citoyens français (ou européens) veulent avoir comme valeurs. C’est le principe même du « pouvoir du peuple », choisir son destin et se libérer de tout principe, religieux ou laïc, qui entraverait cette liberté élémentaire. Ce que vous venez de dire définit un empire, non une république. Cela correspond parfaitement à la vision universaliste de la « nation » américaine mais aussi à celle de l’empire romain sur le déclin, du temps du dominat. C’est le principe de Caracalla en 212, contre lequel j’oppose le principe de Périclès. Que fait Caracalla ? Il ouvre la citoyenneté romaine à tous les hommes libres présents dans l’empire, une façon de mettre en œuvre ce que prône actuellement le PS. Je doute en vérité que cette idée soit si populaire.

                      Si ça vous déplaît, personne ne vous retient ici.

                      Le droit des indigènes sur leur sol me paraît un principe intangible. C’est pour cette raison, parfaitement justifiée, qu’on dénonce aujourd’hui le massacre des amérindiens ou des aborigènes, tout comme le colonialisme. Or, il semble vous échapper que les Européens sont en Europe indigènes, donc légitimes chez eux selon ce bon principe qu’on reconnaît à tous. En tant qu’européen, sur mon sol natal, qui est aussi celui de mes ancêtres, je n’accepte pas qu’on se permette de dicter ma conduite ou de me nier mes droits sous prétexte que je ne partage pas l’idéologie totalitaire dominante. Cela me fait penser au régime soviétique qui déplaca les Tchétchènes et Ingouches loin de chez eux dans des conditions intolérables, ceux-ci ne pouvant retourner sur leur terre qu’en 1956. Il apparaît donc qu’un européen enraciné, soucieux de préserver sa culture, sa civilisation, et ô mot infâme son « identité », vous est par sa nature même insupportable. Et dans le ton de votre réponse, j’ai vu juste. Je laisse le lectorat d’Agoravox se faire sa propre idée.

                      L’europe est l’anti-nation par excellence, elle a été créée de façon totalement artificielle

                      Par votre définition, vous venez pourtant de donner de la France cette définition.

                      Les USA redoutent bien plus une France seule qu’intégrée au « machin » auto-bloquant.

                      « La France seule », ce vieux slogan maurrassien. Vous me rappelez là davantage le jeune Chevènement, lorsqu’il était encore à « Patrie et Progrès ».

                      La France n’a pas dilapidé d’énergie en Afrique !

                      Et si ! Le bilan colonial était déplorable, à tous niveaux, et pas seulement au niveau moral. Economiquement c’était un suicide. La « gauche » qui a défendu la colonisation était aussi celle qui parlait de « races supérieures », à l’instar de Ferry. C’est Clémenceau, le socialiste Clémenceau, qui s’opposa à cette erreur monumentale, dont nous payons aujourd’hui encore les conséquences. Si Bismarck a encouragé la France à coloniser l’Afrique, c’est qu’il avait bien compris qu’elle y perdrait son âme, son temps et son argent. Tout ce qui n’était pas investi en France, pour améliorer le sort des ouvriers ou pour se préparer militairement, était perdu. Si De Gaulle a voulu se séparer de l’empire colonial, qu’il qualifia à juste titre de « boulet économique », ce n’était pas sans raison.

                      De plus, il aurait été bien plus judicieux de continuer à occuper la Ruhr pour éviter le réarmement allemand

                      Au contraire, l’occupation mesquine de la Ruhr a alimenté un nationalisme allemand de revanche, et c’est cet évènement qui permettra un des premiers succès du nazisme.

                      Enfin, c’est vous qui faites du lyssenkisme en s’acharnant à vouloir voir des races qui n’existent désespérément pas.

                      C’est vous qui avez introduit le sujet et ce pour asséner vos « vérités ». Il me semble vous avoir répondu d’une manière plutôt subtile, indiquant que le fait même de développer un projet politique en s’appuyant sur des théories scientifiques était plutôt dangereux et inquiétant.

                      Les scientifiques, qu’ils soient généticiens, anthopologues ou ethnologues s’accordent, avec des arguments différents, sur l’arbitraire de la définition de races au sein de l’espèce humaine.

                      Mais je n’ai jamais parlé de « races » que je sache. J’ai même dit que le terme, et la notion adjacente, était totalement inadapté et facteur de confusion. Je me suis borné à indiquer que les généticiens s’accordent sur l’existence de zones régionales homogènes, que le tableau des allèles de Luigi Cavalli-Sforza s’accorde parfaitement avec cette théorie, que cette théorie recoupe par ailleurs les découvertes paléo-anthropologiques les plus récentes renforçant la théorie multirégionale de l’apparition de l’homme moderne, et que cela ne démontre pas l’existence de « races humaines » car nous ne sommes pas en effet des animaux d’élevage, mais de subdivisions au sein de l’espèce humaine, correspondant à des sous-espèces comme ils en existent au sein de toutes les espèces mammifères sauvages et sans que cet état de fait ne postule en aucune manière une quelconque hiérarchisation, démarche fondamentalement inepte. C’est donc tout à fait différent. Je n’aurais pas, de mon propre chef, abordé ce genre de thématique sans intérêt si vous n’aviez pas en premier lieu introduit le sujet, qui semble donc vous tenir particulièrement à cœur, de la plus mauvaise des manières possibles, à savoir l’énoncé d’une théorie présentée comme une vérité, alors que le doute est essentiel lorsqu’on s’appuie sur un raisonnement scientifique.

                      et pire, à la démographie catastrophique

                      Cette forme d’europhobie que vous défendez là est particulièrement pernicieuse. Je ne vois pas en quoi déseuropéaniser la France, à tous points de vue si on vous lit bien, serait un remède à la dénatalité.

                      Par contre, surtout, ne venez pas dire que vous êtes de gauche

                      Mais non seulement je le suis mais je peux même affirmer que vous semblez profondément méconnaître ce qu’est la gauche authentique. Et on revient ainsi au sujet de l’article, à savoir la fausse « gauche ». Qu’elle se prétende européiste ou qu’elle s’affirmer europhobe, en vérité, elle défend les mêmes obsessions anti-républicaines.

                      Quand on défend l’europe et l’identité ethnique, on est pas de gauche, ou alors c’est une imposture. Au mieux, vous êtes ... social-nationaliste.

                      Tiens, l’expression chère à Dominique Reynié. Elle désignait chez lui le « non de gauche », lorsqu’il était l’expression d’une europhobie. On se souviendra longtemps du propos méprisant de Mélenchon à l’égard des Polonais et des Lituaniens. Vous aurez du mal à me présenter comme un « europhobe », je le crains.

                      Les Afrikaners ont comme vous fait l’erreur de croire que leur identité était « européenne » et résidait dans leur apparence

                      Soyez donc heureux, le projet d’expatriation des agriculteurs boers est en bonne marche. On a pu se souvenir des « vertus » d’une telle politique en songeant à la situation du Zimbabwe voisin.

                      Résultat, ils vont disparaître, en retour de bâton de leurs erreurs. Bon débarras.

                      J’apprécie beaucoup votre humanisme, qui est très plaisant à lire (sic). Ceci dit, si les sud-africains ne veulent plus d’eux, l’Europe leur ouvre tendrement ses bras (l’Ukraine leur a récemment proposé de venir faire profiter ce pays de leur savoir faire).

                      Sur ces bonnes paroles, je vous salue.

                       


                    • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 30 juin 2012 21:11

                      1ère erreur grossière…

                      Là encore vous faites dans le gallocentrisme, qui est de considérer qu’un mot change de sens selon l’usage idéologique qui en est fait. C’est là où l’étymologie ramène aux faits. Est « nation » le regroupement de ceux de même naissance (« natio » en latin vient de la racine indo-européenne [oups, un gros mot pour vous, j’imagine] *gen-), même si cela ne plaît pas aux universalistes qui prennent la France pour autre chose que ce qu’elle est d’abord, à savoir un pays européen.

                      Bien sûr, je ne suis pas étonné qu’un collabo européiste veuille ressortir de la naphtaline des vernacularités désuètes, diviser pour mieux régner...

                      Là encore, l’expression employée est significative. On pourrait vous rétorquer que votre vision des identités régionales n’est pas très éloignée de celle de Franco, qui tenta de briser les nationalistes catalans et basques. Ce mépris à l’égard de cultures régionales, parfois très anciennes, et dont le rattachement à la France a été fait par des mariages entre princes ou des accords entre rois (comme le rattachement de la Bretagne ou de la Corse), est assez emblématique d’une vision totalitaire. Ce que vous dites de l’identité régionale, c’est ce que disaient de l’identité ukrainienne les dirigeants soviétiques. On a vu au final que ces identités ont triomphé d’un régime qui voulait les nier.

                      vous réclamez cette abjection que l’on nomme identité ethnique

                      Je vous explique ce qu’est une nation. Je ne vous oblige en rien à considérer la nation comme une bonne idée, mais c’est ce qu’elle est. Je n’y peux rien mais l’expression « identité nationale » se traduit littéralement par « homogénéité ethnique » si on la transcrit en grec. En effet, le latin « idem » a pour équivalent le grec « homoios », et le latin « natio » a pour équivalent le grec « ethnos » (le mot « république » se traduisant d’ailleurs par « démocratie » [dimokratia]). Ce n’est pas moi qui ici me revendique d’une « nation », puisque je me revendique de l’Europe, je ne prétends aucunement défendre une « identité nationale » française que je considère davantage comme une illusion fondée sur des contes pour enfants.

                      On est français parce nos parents sont français et / ou parce qu’on est né et qu’on a grandi sur le sol français

                      Vous évoquez là deux définitions contradictoires, qui sont le ius sanguinis (français parce que né de parents français) et le ius soli (français parce que né sur le sol français). Ce dernier était en vigueur du temps de la monarchie, alors que c’est la première république finissante qui instaure la première règle, conforme aux républiques de l’antiquité et notamment à la démocratie athénienne. Jusqu’en 1889, c’est la première expression, et uniquement elle, qui était en vigueur en France. C’est aussi sous l’influence française que l’Italie et l’Allemagne l’adoptèrent (ainsi que la Grèce moderne et les démocraties scandinaves). Le ius soli absolu est appliqué aux Etats-Unis, qui sont de fait sous un régime oligarchique.

                      C’est ce qui fait que la France est universelle, elle est ouverte à ceux qui respectent ses valeurs républicaines

                      Il n’y a pas en soi de « valeurs républicaines », mantra bien connu, appris et récité comme dans des madrasas. La France est une république parce qu’elle n’est pas une monarchie, parce qu’elle est faite de citoyens et non de sujets, mais les valeurs républicaines, ce sont ce que les citoyens français (ou européens) veulent avoir comme valeurs. C’est le principe même du « pouvoir du peuple », choisir son destin et se libérer de tout principe, religieux ou laïc, qui entraverait cette liberté élémentaire. Ce que vous venez de dire définit un empire, non une république. Cela correspond parfaitement à la vision universaliste de la « nation » américaine mais aussi à celle de l’empire romain sur le déclin, du temps du dominat. C’est le principe de Caracalla en 212, contre lequel j’oppose le principe de Périclès. Que fait Caracalla ? Il ouvre la citoyenneté romaine à tous les hommes libres présents dans l’empire, une façon de mettre en œuvre ce que prône actuellement le PS. Je doute en vérité que cette idée soit si populaire.

                      Si ça vous déplaît, personne ne vous retient ici.

                      Le droit des indigènes sur leur sol me paraît un principe intangible. C’est pour cette raison, parfaitement justifiée, qu’on dénonce aujourd’hui le massacre des amérindiens ou des aborigènes, tout comme le colonialisme. Or, il semble vous échapper que les Européens sont en Europe indigènes.

                      Les USA redoutent bien plus une France seule qu’intégrée au « machin » auto-bloquant.

                      « La France seule », ce vieux slogan maurrassien. Vous me rappelez là davantage le jeune Chevènement, lorsqu’il était encore à « Patrie et Progrès ».

                      La France n’a pas dilapidé d’énergie en Afrique !

                      Et si ! Le bilan colonial était déplorable, à tous niveaux, et pas seulement au niveau moral. Economiquement c’était un suicide. La « gauche » qui a défendu la colonisation était aussi celle qui parlait de « races supérieures », à l’instar de Ferry. C’est Clémenceau, le socialiste Clémenceau, qui s’opposa à cette erreur monumentale, dont nous payons aujourd’hui encore les conséquences. Si Bismarck a encouragé la France à coloniser l’Afrique, c’est qu’il avait bien compris qu’elle y perdrait son âme, son temps et son argent. Tout ce qui n’était pas investi en France, pour améliorer le sort des ouvriers ou pour se préparer militairement, était perdu. Si De Gaulle a voulu se séparer de l’empire colonial, qu’il qualifia à juste titre de « boulet économique », ce n’était pas sans raison.

                      De plus, il aurait été bien plus judicieux de continuer à occuper la Ruhr pour éviter le réarmement allemand

                      Au contraire, l’occupation mesquine de la Ruhr a alimenté un nationalisme allemand de revanche, et c’est cet évènement qui permettra un des premiers succès du nazisme.

                      Par contre, surtout, ne venez pas dire que vous êtes de gauche

                      Mais non seulement je le suis mais je peux même affirmer que vous semblez profondément méconnaître ce qu’est la gauche authentique. Et on revient ainsi au sujet de l’article, à savoir la fausse « gauche ». Qu’elle se prétende européiste ou qu’elle s’affirme europhobe, en vérité, elle défend les mêmes obsessions anti-républicaines et la même détestation du peuple qui a fait ce pays.

                      Quand on défend l’europe et l’identité ethnique, on est pas de gauche, ou alors c’est une imposture. Au mieux, vous êtes ... social-nationaliste.

                      Tiens, l’expression chère à Dominique Reynié. Elle désignait chez lui le « non de gauche », lorsqu’il était l’expression d’une europhobie. On se souviendra longtemps du propos méprisant de Mélenchon à l’égard des Polonais et des Lituaniens. Vous aurez du mal à me présenter comme un « europhobe », je le crains.
                       
                      Les Afrikaners ont comme vous fait l’erreur de croire que leur identité était « européenne » et résidait dans leur apparence (...) Résultat, ils vont disparaître, en retour de bâton de leurs erreurs. Bon débarras.

                      J’apprécie beaucoup votre humanisme, qui est très plaisant à lire (sic). Ceci dit, si les sud-africains ne veulent plus d’eux, l’Europe leur ouvre tendrement ses bras (l’Ukraine leur a récemment proposé de venir faire profiter ce pays de leur savoir faire). Merci surtout d’avoir contribué à renforcer par vos propos mon argumentation.

                      Sur ces bonnes paroles, je vous salue. :)


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2012 21:16

                      Vilkas ,tout a fait,enfin quelque chose de compréhensible !


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2012 21:22

                      je parlais du post vide .


                    • kimbabig 1er juillet 2012 07:01

                      C’est bien, vous avez sorti votre Littré et vous êtes renseigné sur l’étymologie des mots ethnie et nation. Sauf qu’une langue vit et que parfois le sens des mots peut changer, surtout quand une langue comme le latin évolue vers le français. Ex : travail, du latin tripalium, instrument de torture...
                      Donc, on a trois millions de personnes en France qui recherchent désespérément un instrument de torture, si on se borne à votre vision purement étymologique.

                      Chaque pays s’est donné sa propre définition de la nation. En France, le ciment est culturel, car il repose sur la langue française et les acquis de la révolution, c’est ce qui fait que nous avons le droit du sol en plus du droit du sang. Mais apparemment, ça doit vous gêner, les acquis de la révolution, les droits de l’homme, puisque d’après vous « Il n’y a pas en soi de « valeurs républicaines » (...) appris et récité comme dans des madrasas ». Ca c’est de l’oxymore, comparer nos valeurs laïques fondatrices avec des débilités religieuses, ça montre bien votre niveau de compréhension. Lire le Littré ne rend pas plus intelligent...

                      Le droit du sang seul exclurait de fait des gens qui ont grandi sur notre sol, ont été élevés dans nos écoles républicaines, nous fréquentent chaque jour, vivent au milieu de nous. Donc avec votre attachement nauséabond à un projet européen sur base ethnique, ce vous désirez n’est rien d’autre qu’exclure tous ceux qui ne sont européens. C’est à dire environ 10% des français (ultramarins + enfants d’immigrés non-européens). Ayez au moins le courage de l’avouer. Car ça rejoint tout à fait la vision que j’ai du projet européen et de ses défenseurs : un IVème Reich que l’on essaie de nous imposer.

                      Qu’ont fait les collabos de Vichy ? Ils ont trahi la France en s’écrasant devant l’envahisseur allemand avec ces arguments qui sont très proches des vôtres (grande europe, culpabilisation pour un traitement soi-disant trop dur envers l’Allemagne dans les années 20), et ont organisé la discrimination d’une partie du corps français pour des motifs ethniques. Exactement ce que prônez. D’ailleurs, les régionalistes n’était pas en reste à tenter de profiter de l’affaiblissement national, comme le Bezen Perrot : j’imagine qu’ils doivent bien vous plaire ceux-là, régionalistes, identitaires, pro-européens... Rappelez vous ce que l’histoire a fait de ces minables de collabos, souvenez-vous en bien !

                      Que font les européistes ? Ils trahissent la France en s’écrasant devant une entité supranationale crée de toutes pièces pour favoriser les intérêts des US et de leurs multinationales, qui asservit la France et organise le dépouillement systématique de son patrimoine, l’anéantissement de ses acquis sociaux, et tend à exclure 10% de sa population. Du pur collaborationnisme.

                      la France n’est pas seulement un pays européen, elle s’étend aussi hors d’europe, comme la Russie, la Turquie, le Danemark...

                      Un réunionnais, non-européen, est Français, et est chez lui en France, tandis qu’un Allemand restera toujours un étranger dans ce pays. Un enfant de parents Sénégalais qui est né et a grandi en France, et fréquenté l’école de la République, est Français et est chez lui en France, tandis qu’un Estonien restera toujours un étranger.

                      Votre peuple européen n’existe pas, c’est un fantasme pour nostalgiques du 3ème Reich. Je veux une France ouverte sur le Monde et non pas enfermée dans un sous-continent vieillissant en voie de décrépitude, car un tel enfermement serait funeste. Je veux une France libertaire, égalitaire et fraternelle, qui fasse entendre sa voix dans le Monde. La France débarrassée de l’europe est une menace pour les USA, car notre universalisme jacobin concurrence leur universalisme capitaliste, l’europe est pour les usa l’occasion d’enchaîner des concurrents dangereux.

                      Vous qui parlez du droit des indigènes à rester sur leur sol, sachez que chez les amérindiens celui qui était trop en désaccord avec le fonctionnement de sa tribu partait. Et que les Amérindiens n’avaient pas de terre, ils ne faisaient que l’emprunter à leurs enfants.

                      Et quand à mon « humanisme » à propos des Afrikaners, ils ne font je vous le rappelle que payer le prix de leur absence d’humanisme. L’apartheid, ça vous dit quelque chose ?. Donc oui, bon débarras. Et il est vital d’empêcher les gens comme vous d’essayer d’entraîner la France dans une telle catastrophe. Si elle était réalisée selon vos souhaits (en admettant que ce soit possible), votre europe unie subirait inévitablement, à l’échelle mondiale, le sort des Afrikaners en Afrique du Sud, et pour les mêmes raisons (racisme et démographie). La France peut heureusement échapper à ce désastre sans se renier grâce à ses liens extra-européens (Francophonie), alors qu’elle ne s’en prive surtout pas.

                      Une bonne leçon d’histoire et de géopolitique devrait vous montrer à quel point vous vous fourvoyez : http://mai68.org/spip/spip.php?article1060

                      Bonne vidéo et bonne journée.


                    • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 1er juillet 2012 11:27

                      Voir mon message de réponse plus bas.

                      Nous avons pu exposer nos conceptions diamétralement opposées. J’en reste donc là car ce n’était en aucune manière le but de cet article posté, qui est une analyse des élections législatives.

                      Bonne journée.


                    • verdad 1er juillet 2012 22:49

                      le raciste c’est celui qui accuse les autres de l’être  !
                      c’est pourtant simple ?


                    • Frabri 29 juin 2012 23:04

                      Pour que le « peuple des abstentionnistes » soit un parti il lui faudrait une « organisation politique », avec un projet politique, ce qui n’est pas le cas pour le moment.

                      IL y en a qui s’abstiennent parce qu’il n’y a pas d’offre politique qui leur convient.

                       http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&biw=&bih=&q=%22peuple+des+abstentionnistes%22&meta=&oq=%22peuple+des+abstentionnistes%22&gs_l=firefox-hp.13..0i30.5335.52053.0.55546.39.34.5.0.0.0.191.5041.0j34.34.0...0.0. qUBqDHy7Y4c


                      • Romain Desbois 30 juin 2012 00:18

                        Les abstentionnistes n’ont gagné qu’une chose qu’ Hollande soit élu et que le PS ait une majorité à l’Assemblée. En 2007 les abstentionnistes n’avaient gagné qu’une chose que Sarkozy soit élu et que l’UMP ait une majorité à l’Assemblée.

                        Si les petites parties formations politiques ont été laminées , c’est aussi à cause de l’abstention qui aurait été plus utile à celles ci pour contrer les partis hégémoniques.

                        On ne peut reprocher aux électeurs de l’UMP et du PS de voter UMP ou PS, c’est le choix démocratique de chacun de choisir. Par contre le second tour sans saveur est bien dû aux abstentionnistes du premier tour . Puisqu’ils étaient les plus nombreux , ils pouvaient en votant changer la saveur.


                        • chantecler chantecler 30 juin 2012 09:43

                          Curieux article :
                          Donc d’après vous ce sont les bobos qui ont élu FH et lui ont accordé une majorité absolue ....
                          Alors que ce scrutin serait le triomphe des abstentionnistes ?
                          La démocratie repose sur la participation aux rendez vous électoraux .
                          Ceux qui refusent n’ont qu’un droit c’est de fermer leur gueule .
                          A moins que votre modèle soit une dictature , militaire , de droite ou de gauche ?


                          • Ouallonsnous ? 30 juin 2012 17:24

                            Tout à fait Chantecler, « A moins que votre modèle soit une dictature , militaire , de droite ou de gauche ? », ce n’est pas « a moins » qu’il faut écrire, mais «  le modèle proposé est une dictature socio libérale sous fausse bannière PS, c’est à dire UMPS », et rien d’autre, le programme est 100% européiste, surtout pas national et convenant au peuple français !


                          • Arafel Arafel 30 juin 2012 10:27

                            Les mêmes abstentionnistes qui comme en 2002 et 2007 ont estimé qu’il était inutile d’aller voter, vont maintenant se mettre à chialer parce qu’ils ne sont pas contents des décisions qui sont prises par le gouvernement.
                            Fallait aller voter messieurs-dames, il y avait d’autres partis que l’UMPS auxquels vous auriez pu donner vos suffrages, et le PS n’aurait pas eu de majorité absolu.


                            • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 1er juillet 2012 11:17

                              C’est bien, vous avez sorti votre Littré et vous êtes renseigné sur l’étymologie des mots ethnie et nation

                              Ayant fait du latin et du grec, je n’ai pas besoin d’aller chercher un dictionnaire, et vous auriez dû le comprendre en me lisant.

                              Sauf qu’une langue vit et que parfois le sens des mots peut changer

                              Sauf que ce n’est pas en l’occurence le cas, puisque le mot « nation » y compris en français ne sert pas à désigner la seule France mais tous les pays européens, et parfois au sein de ces pays, des peuples spécifiques. Vous en restez à la définition donnée par Renan de la nation, un Renan qui était par ailleurs un doctrinaire sinistre. Mais Renan n’est pas « parole d’évangile ». Et dans d’autres langues européennes, par exemple chez les peuples slaves, « nation » est traduit par « narod » (la racine rod signifiant la lignée, des ancêtres communs). A la différence de tripalium, ce mot n’a donc pas changé de sens, contrairement à vos allégations.

                              Chaque pays s’est donné sa propre définition de la nation.

                              Là encore, vous faites preuve de gallocentrisme, vous prenez une interprétation contestable de la nation française comme une vérité.

                              c’est ce qui fait que nous avons le droit du sol en plus du droit du sang

                              Comme je l’ai déjà signalé, la règle républicaine c’est le ius sanguinis uniquement, ce qui était le cas en France de 1799 à 1889. Le ius soli, c’est le droit monarchique, qu’on retrouve au Royaime-Uni. Il a été reinstauré en France en 1889 pour gonfler artificiellement le nombre de citoyens, donc de personnes mobilisables en cas de guerre (pour peser davantage face à l’Allemagne). Il a été à de nombreuses occasions question de supprimer le droit du sol (par exemple dans le programme du RPR de 1986) et notamment l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing en 1991 a pu dire tout le mal qu’il pensait de cette règle favorisant les migrations. Si des lobbies puissants d’inspiration mondialiste sont si déterminés à saboter le ius sanguinis partout où il résiste encore, ce sabotage étant généralement fait par la fausse « gauche » (SPD avec Schröder en 2000, PASOK avec Papandreou en 2010, tentative avortée de Prodi en 2005), ce n’est pas un hasard.

                              La France est un pays européen. Nous ne sommes pas les USA, nés sur le génocide des indigènes.

                              comparer nos valeurs laïques fondatrices avec des débilités religieuses

                              Limiter la liberté du peuple au nom de valeurs universelles éthérées n’est pas démocratiquement acceptable. Ne pas voir que chez certains les « droits de l’homme » n’ont fait que remplacer les « tables de la loi », c’est tout de même problématique. Il y a une dimension totalitaire dans le fait de vouloir imposer des valeurs contextuelles (tant géographiquement qu’historiquement). En outre, on ne devrait pas confondre la DDHC de 1789 (le terme « citoyen » y est important), qui a des principes plutôt sains, avec la DUDH de 1948.

                              Le droit du sang seul exclurait de fait des gens qui ont grandi sur notre sol, ont été élevés dans nos écoles républicaines

                              C’est pourtant le cas dans de nombreux pays européens et dans le monde, sans que cela ne pose de problèmes à personne. C’est le cas du Japon, qui n’a pas de problème de banlieues, et qui a une définition extrêmement restrictive de sa nationalité. Et c’est surtout la règle en vigueur dans les systèmes les plus démocratiques. Le ius soli, parfaitement artificiel, est tellement problématique que l’Irlande a récemment considérablement limité son application. En outre, les travailleurs étrangers qui sont venus en France ont été rétribués pour leur travail et leur contrat stipulait leur vocation à retourner dans leur pays, avec lequel ils ont conservé bien souvent des liens extrêmement forts, ce qui est naturel.

                              C’est un choix qui n’appartient qu’au peuple de savoir qui peut s’agréger à lui. Je ne crois pas qu’il ait été consulté sur ces points.

                              Car ça rejoint tout à fait la vision que j’ai du projet européen et de ses défenseurs : un IVème Reich que l’on essaie de nous imposer.

                              Mme Le Pen parle de « nouvelle union soviétique ». Il faudrait vous mettre d’accord entre souverainistes. « Nazifier » la construction européenne n’est pas innocent.

                              Que font les européistes ? Ils trahissent la France en s’écrasant devant une entité supranationale

                              J’aimerais bien au contraire savoir qui finance les officines souverainistes. Un capital américain ne me surprendrait pas du tout.

                              la France n’est pas seulement un pays européen, elle s’étend aussi hors d’europe, comme la Russie, la Turquie, le Danemark...

                              La Turquie n’est pas un pays européen. La Russie l’est, et ce même si « géographiquement », à partir de 1589, elle a pu s’étendre en Sibérie, car l’Europe ne repose pas que sur une définition géographique dont les limites seraient par ailleurs floues. Quant au Groenland, découvert par les Islandais au Xème siècle, c’est lui aussi une extension de l’Europe, avec continuité géographique.

                              Par ailleurs, la France n’a pas fini son processus de décolonisation, conservant ce que l’on appelle communément « les confettis de l’empire ». Il convient d’enfin émanciper ces dernières colonies d’une tutelle illégitime par l’accès à l’indépendance.

                              Votre peuple européen n’existe pas, c’est un fantasme pour nostalgiques du 3ème Reich.
                               

                              Votre remarque est totalement ridicule. La négation de la réalité de la parenté entre européens, qui semble vous insupporter totalement, est de même nature. Or c’est la vision du général de Gaulle qu’à ma manière je défends, celle d’une France européenne. Et je ne pense pas que le général De Gaulle, de même que Coudenhove-Kalergi (fondateur de Pan-Europe), soient des nostalgiques du nazisme, voyez-vous...

                              Je veux une France ouverte sur le Monde et non pas enfermée dans un sous-continent vieillissant en voie de décrépitude, car un tel enfermement serait funeste.

                              Bien au contraire, je crois que les Français au sein d’une Europe de 700 millions d’habitants, première puissance mondiale, ne seront jamais mieux défendus. Bien sûr, la timide UE actuelle n’est pas à la hauteur de la tâche, mais cela peut (et cela doit) changer. Il faudrait d’abord que l’Europe s’émancipe clairement des USA, ce qu’elle ne peut faire qu’en intégrant la Russie. En outre, c’est dans une Europe européenne que la culture française retrouvera ses fondamentaux. L’ouverture telle que vous l’envisagez, et ce afin de conserver une souveraineté de papier, est un suicide présenté comme une solution.

                              Le mépris que vous avez pour les autres européens est absolument hallucinant. Or il n’est pas partagé par la majorité des français, et heureusement. En outre, de nombreux européens sont devenus français et ne pourraient qu’être choqués par vos propos. Je vous renvoie à la prédiction de Vladimir Poutine sur les conséquences du colonialisme. Votre vision des choses est purement néo-colonialiste.

                              La France débarrassée de l’europe est une menace pour les USA, car notre universalisme jacobin concurrence leur universalisme capitaliste

                              Les USA mourront de leur universalisme, tout comme l’empire romain. A vous suivre, la France connaîtrait le même sens. Or ceux qui aiment vraiment la France telle qu’elle a été et telle qu’elle doit demeurer, ceux là savent qu’elle sera mieux préservée au sein d’une Europe européenne et même que l’Europe pourra remédier à des maux contre lesquels l’Etat français n’était pas immunisé voire dont il est devenu complice.

                              C’est ce que le général De Gaulle et l’ancien président Giscard d’Estaing avaient parfaitement compris. Notre avenir est européen. Vos nostalgies de l’empire, je vous les laisse.

                              Et que les Amérindiens n’avaient pas de terre, ils ne faisaient que l’emprunter à leurs enfants.

                              Ca légitime ce qui s’est passé ?

                              votre europe unie subirait inévitablement, à l’échelle mondiale, le sort des Afrikaners

                              L’Europe unie n’a rien à craindre de personne. C’est d’ailleurs pour cela que les USA n’en veulent surtout pas. Toutefois, à Washington, il y a de vrais stratèges qui veulent bien que l’Europe se fasse mais mal. Nous voulons bien au contraire que l’Europe se fasse bien, et nous ne sommes pas dupes de ceux qui combattent cette construction de l’intérieur.

                              Au fait, merci par cette video de vous dévoiler. Je vous pensais chevénementiste mais je vous découvre adepte d’Asselineau. Tout s’explique donc.

                              Merci d’avoir proposé un souverainisme cohérent, et d’avoir ainsi démontré sa profonde nocivité ! L’européisme (authentique) en sort nettement grandi.

                              Cordialement.


                              • kimbabig 1er juillet 2012 16:30

                                Apparemment vous vous obstinez à ne pas comprendre que chaque pays s’est trouvé lui-même sa propre définition de la nation, et que celle proposée par la France est incompatible avec celle de l’Allemagne (problème pour un collabo européiste). Vous avez beau avoir été latiniste et hélleniste, ça ne vous rend pas moins bête.

                                « C’est un choix qui n’appartient qu’au peuple de savoir qui peut s’agréger à lui. »

                                55% DES FRANCAIS ONT DIT NON A L’EUROPE

                                Alors que les collabos européistes ont utilisé toutes les ficelles les plus grosses pour faire avaler la couleuvre. Les faits sont têtus, les français ne veulent pas de l’europe. Mais il est vrai que les européistes comme vous n’aiment pas la démocratie et ses verdicts.

                                « Il convient d’enfin émanciper ces dernières colonies d’une tutelle illégitime par l’accès à l’indépendance. »
                                Les mahorais ont confirmé maintes et maintes fois leur attachement à la France, et à une majorité écrasante. Encore une fois, vous n’aimez pas la démocratie et ses verdicts. Sans doute cela doit heurter votre conviction de collabo européiste de partager votre nationalité avec des noirs.

                                Vous n’avez toujours pas été capable de démontrer quel serait ce fameuse parenté qui devrait nous faire préférer nos voisins à notre famille francophone (et pour cause, c’est indémontrable à moins de tomber dans l’ineptie la plus profonde).

                                NOUS N’AVONS RIEN EN COMMUN AVEC TOUTES LES AUTRES NATIONS D’EUROPE QUI NE SOIT PARTAGÉ AVEC DES PAYS EXTRA-EUROPÉENS.

                                Tout comme, en tant qu’europhobe convaincu, je n’ai sur le sujet rien de commun avec Marine Le Pen qui ne soit partagé par la majorité de l’électorat de gauche, qui fournit le gros des « nonistes » de 2005.

                                Le summum du grotesque :
                                « L’Europe unie n’a rien à craindre de personne. »
                                C’est pour ça qu’elle est sous protectorat américain... C’est pour ça que les humoristes anglo-saxons la représentent sous la forme d’un caniche... C’est pour ça qu l’euro est un fiasco économique menant à la ruine de ses membres. C’est pour ça que nos chers voisins sont incapable d’assurer leur descendance correctement (déclin démographique que ne connaît pas la France)... Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
                                Votre frankenstein européen ne vit que sous respirateur et perfusion pour empêcher son inévitable dislocation.

                                Et ça continue dans la débilité :
                                « c’est dans une Europe européenne que la culture française retrouvera ses fondamentaux »
                                Sachant que la moitié des écrivains francophones sont Africains. Dans votre europe unie, forcément anglophone, le français deviendra un patois puis une langue morte. Vous refusez le fait que la langue française est l’essence même de la culture de notre pays.

                                « En outre, de nombreux européens sont devenus français et ne pourraient qu’être choqués par vos propos.
                                 »
                                C’est en vertu du droit du sol qu’ils le sont devenus, comme n’importe quel enfant d’immigré. Heureusement, beaucoup en sont conscients et l’ont bien compris. Pas vous qui estimez avoir le droit de discriminer les non-européens en vertu de vos théories raciales fumeuses et abjectes.

                                Vous souhaitez une France rabaissée au rang de province de l’europe, vos nostalgies de 3ème Reich, je vous les laisse et les combattrais toujours avec la plus grande vigueur. Un résistant communiste se battait au côté des gaullistes contre, entre autres, la fausse gauche vendue à Vichy, aujourd’hui un résistant de gauche préfère les très fines et pertinentes analyses d’Asselineau au charabia européiste des imposteurs de la fausse gauche comme vous. Asselineau dirigeait un bureau d’intelligence économique à Bercy, je vous le rappelle.

                                 Merci d’avoir démontré que votre européisme est une variante du racisme, l’ennemi de la démocratie, le rejet des valeurs de la révolution, et une lubie suicidaire et grotesque.

                                La résistance europhobe en sort justement grandie.

                                Je vous laisse à vos jappements minables de caniche identitaire...
                                « vive l’europe ! vive l’europe ! ouaf ! ouaf ! » dit l’européiste.
                                « C’est bien Kiki, t’auras un susucre », répond JPMorgan

                                Lamentable...


                              • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 1er juillet 2012 18:10

                                Apparemment vous vous obstinez à ne pas comprendre que chaque pays s’est trouvé lui-même sa propre définition de la nation, et que celle proposée par la France est incompatible avec celle de l’Allemagne

                                Le mythe ! Le problème c’est que la définition de « nation », l’Allemagne l’a reprise... à la France. Le mot allemand « nazion » est un emprunt au français, la langue allemande ayant par ailleurs en usage le terme de « volk ». Vous en êtes resté à la définition de Renan, qui était un antisémite et un racialiste notoire par ailleurs...

                                55% DES FRANCAIS ONT DIT NON A L’EUROPE

                                Il faudrait éviter tout de même de répéter au mot près les contre-vérités d’Asselineau ou de Hillard. 55% des électeurs français ont voté contre une pseudo-constitution (en réalité, un traité de plus n’apportant rien de nouveau) proposée par l’oligarchie, mais cela ne signifie en rien une quelconque opposition à l’Europe, et les opposants à l’€, manipulés par une propagande grossière, restent largement minoritaires.

                                Enfin, parmi les souverainistes europhobes, nous avons des pro-américains notoires, comme Declan Ganley, Geert Wilders, Vaclav Klaus, Leç Kaczynski, Vladimir Boukovski, et on se souviendra que Nicolas Dupont-Aignan a participé activement aux travaux d’un think-tank américain. Et j’oublie le principal, le premier ministre David Cameron et les plus américanolâtres du parti conservateur britannique. Et ensuite, on vient nous expliquer la bouche en coeur que l’UE est un projet « américain ». Pourquoi alors les USA sont-ils si actifs pour le saborder ?

                                Mais il est vrai que les européistes comme vous n’aiment pas la démocratie et ses verdicts.

                                Vous m’indiquerez quand votre ligne europhobe ultra-marginale aurait été soutenue en quelque manière que ce soit par les électeurs. D’ailleurs, tout ce qui est excessif est fondamentalement insignifiant.

                                Les mahorais ont confirmé maintes et maintes fois leur attachement à la France, et à une majorité écrasante.

                                Indiquez moi quand un référendum en France métropolitaine s’est déroulé à ce sujet, lol. Votre définition de la démocratie semble à géométrie variable. Et puis vous faites complètement fi des intérêts financiers en jeu, qui expliquent à eux seuls pourquoi Anjouan souhaite aussi rejoindre la France. Que pensez-vous que les français auraient voté si la question leur avait été posé au sujet de Mayotte ? Nous devinons l’écrasante réponse négative et c’est pourquoi la question n’a pas été posée. Vous représentez les vestiges du parti colonial, complètement déconnecté des réalités élémentaires.

                                NOUS N’AVONS RIEN EN COMMUN AVEC TOUTES LES AUTRES NATIONS D’EUROPE QUI NE SOIT PARTAGÉ AVEC DES PAYS EXTRA-EUROPÉENS.

                                Ridicule.

                                les très fines et pertinentes analyses d’Asselineau


                                Asselineau n’a absolument aucune crédibilité. C’est une variante ultra-souverainiste d’Hillard. 0 + 0 = 0

                                La résistance europhobe en sort justement grandie.

                                Rien que l’usage « positif » de l’expression « europhobe » est ridicule. Vous vous donnez une importance considérable sans commune mesure avec la représentativité inexistante de votre « mouvance ».

                                Par ailleurs, votre manque de mesure et de retenue, vu l’usage de votre part de différentes insultes (« collabo »...), témoigne plus que tout autre chose de votre absence d’arguments solides à m’opposer. L’anathème est un aveu d’échec.


                              • kimbabig 1er juillet 2012 20:06


                                NOUS N’AVONS RIEN EN COMMUN AVEC TOUTES LES AUTRES NATIONS D’EUROPE QUI NE SOIT PARTAGÉ AVEC DES PAYS EXTRA-EUROPÉENS.

                                « Ridicule. » dites-vous ?
                                En attendant vous avez été totalement incapable de prouver le contraire avec des arguments cohérents, alors que vous avez bien dû pondre 15 pages depuis le début de ce débat, et que j’ai posé cette affirmation dès le départ. Car pour ce qui est de l’invective, vous n’êtes pas en reste (cette saillie non argumentée le prouve d’ailleurs), et je ne fais qu’y répondre.

                                Pour vous, vos contradicteurs sont 0 + 0, ça montre bien quelle considération vous avez des gens ayant des opinions différentes. Et dire qu’un mec qui dirigeait un bureau d’intelligence économique à Bercy n’a aucune crédibilité, c’est effarant de mauvaise foi. Pas étonnant de la part de quelqu’un qui s’accroche à un rêve funeste. D’ailleurs, s’obstiner à présenter les europhobes comme alliés des US est stupide au vu des arguments présentés dans la vidéo, que vous n’avez pas du regarder. Seule la vérité blesse...

                                Moi je constate que tout au long du mois de mai 2005, on nous a seriné que voter non, c’était voter contre l’europe. Et que s’est-il passé ? Le Non a gagné. Et très largement en plus. C’est un fait.

                                Un sondage à réponses multiples fut réalisé pour demander envers quel entité géographique les français ressentaient un sentiment d’attachement. Largement 1ère, la France. Puis la région, le Monde, et en bonne dernière... l’europe. Dommage...

                                Pour Mayotte, la métropole n’avait pas à être consultée : on ne consulte pas l’ensemble du pays sur l’évolution du statut local d’une de ses parties, à part si la partie en question demande un statut différent du reste du pays ou une séparation. Ce n’était pas le cas de Mayotte, terre française depuis plus longtemps que Nice et la Savoie, et qui évolue vers le même statut que les 100 autres départements. Je vous rappelle que tout territoire outre-mer peut obtenir la départementalisation après un vote favorable dans le dit territoire, c’est inscrit dans la constitution de 58. Encore une fois, vous avez de graves lacunes en instruction civique. Que ne ferait-on pas pour excuser le racisme...

                                 Et vous n’avez toujours pas apporté d’éclaircissements sur votre volonté immonde de discriminer les 10% de français non-européens avec votre rêve d’europe unie sur base ethnique. C’est ça qui me fait penser que vous êtes un raciste nostalgique du 3ème Reich, et à aucun moment vous n’avez capable de démontrer le contraire. Ce n’est donc pas une invective gratuite.

                                Tandis que moi j’accepte volontiers les fils d’immigrés polonais, italiens devenus nos compatriotes par application du droit du sol, comme les fils d’immigrés chinois, algériens, viet-nâmiens... C’est aussi cela la différence entre nous.

                                Asselineau est peut-être minoritaire, comme les résistants de 40-44, mais à la fin ce sont eux qui eurent le dernier mot. Mais si vous le trouvez trop gaulliste, voici ce qu’en pensent des gens de gauche :

                                http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=11213
                                http://mai68.org/ag/825.htm

                                La présentation positive du projet d’unification européenne est ridicule quand on voit le fiasco économique de l’ue et la ruine des pays membres qu’elle a entraîné, et que l’on constate de façon toujours plus flagrante. Et vous voulez continuer d’aller droit dans le mur...

                                Apparemment, la faiblesse argumentative est plutôt de votre côté...
                                Mais rassurez-vous, ça s’applique à tous les européistes. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont perdu en 2005.
                                CQFD


                              • ffi ffi 4 juillet 2012 02:19

                                Vous avez tous les deux torts : Faire Nation n’est possible à long terme qu’entre ceux qui adhèrent au même bien commun, ce qui implique nécessairement des moeurs compatibles et un sentiment d’appartenance commun.
                                 
                                On ne pourra faire Nation avec les autres pays européens (car la continuité de la pratique de la langue fait partie du Bien commun). D’autre part, la lubie multiculturelle est l’assurance que la Nation française se dissolve totalement, car le Bien Commun sera alors fractionnés en de multiples Biens communautaires.
                                 
                                Nous allons donc vers une UE qui sera une version continentale du Liban ou de la Yougoslavie.

                                L’alternative est plutôt, à mon avis, à la partition de la France en plusieurs entités politiques : une fédération des Frances musulmanes, une fédération des Frances gnostiques, une fédération des Frances chrétiennes, chaque commune se rangeant par référendum local dans l’entité de son choix.


                              • kimbabig 5 juillet 2012 07:42

                                @ffi :

                                Je n’ai pas de « lubie multiculturelle », je partage au contraire totalement la fort juste citation de Tiillinac : « La France est pluri-ethnique par essence et mono-culturelle par principe ».

                                C’est tout à fait la vision que j’ai de notre pays. Je ne pense donc pas qu’une partition sur base religieuse soit pertinente, au contraire, notre pays est laïc et la religion n’a rien à faire dans l’espace public, il convient d’affirmer ce principe avec la plus grande vigueur vis à vis de toutes les religions.

                                Et contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, ces vision est aussi celle de la très grande majorité de nos compatriotes de confession musulmane. J’en connais pas mal, et aucun d’eux ne songerait à m’empêcher de manger du saucisson ou de boire du vin (qu’il y en ait un qui essaie ça, il sera vertement envoyé paître, soyez en certain), et moi je respecte leurs goûts. Leur religion, ils se la gardent pour eux et c’est très bien ainsi, ce qui ne les empêche pas d’en partager les aspects conviviaux et consensuels, comme les gâteaux de fin de ramadan qui ont leur petit succès au bureau quand le collègue musulman les apporte. De même, si vous regardez les jeunes françaises de souche maghrébine, vous en verrez bien plus vêtues en midinettes qu’en burka ou tchador.

                                Je pense que l’islam disparaîtra petit à petit de France comme la catholicisme est déjà en voie de disparition, par le désintérêt grandissant de ceux qui ont été élevés dans la religion. Alors évidemment, comme la pratique religieuse est encore vivace chez les musulmans, certains prennent cela pour un manque d’intégration, mais en laissant faire le temps cette pratique s’estompera et se ringardisera pour peu à peu disparaître. Seuls resteront les aspects conviviaux et consensuels décrits plus haut, équivalents de la bûche de Noël ou des oeufs de Pâques qu’ils n’est point besoin d’être catho pour apprécier.

                                Par contre, la stigmatisation et la paranoïa peut provoquer chez eux un repli communautaire risquant de ralentir ce processus.


                              • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 1er juillet 2012 21:44

                                Et dire qu’un mec qui dirigeait un bureau d’intelligence économique à Bercy n’a aucune crédibilité

                                Je ne vois pas le rapport avec ses idées politiques. Sans doute vouliez-vous introduire ce que l’on appelle un « argument d’autorité ». Je suis désolé mais depuis le temps on commence à connaître Asselineau et ses théories et il ne trompe plus grand monde.

                                Mais vous préférez au nom d’une souveraineté fantasmée, selon les mêmes arguments que les colonialistes de la fin du XIXème siècle, que notre pays se dote de néo-mercenaires importés en masse pour s’opposer à nos frères européens.

                                on nous a seriné que voter non, c’était voter contre l’europe. Et que s’est-il passé ? Le Non a gagné. Et très largement en plus. C’est un fait.

                                Il y a eu de multiples causes à la victoire de ce non, mais votre motif a été très minoritaire. C’est d’ailleurs le problème d’un référendum sur une question trop complexe, et sans enjeu véritable, car on peut l’interpréter comme l’on veut. C’est en premier lieu une sanction contre le gouvernement en place (notons que l’UMP a perdu toutes les élections intermédiaires, sauf en 2007), ensuite un coup de semonce contre le libéralisme outrancier. Il est d’ailleurs amusant de songer que le fameux Bolkestein est ... un eurosceptique...

                                Pour Mayotte, la métropole n’avait pas à être consultée : on ne consulte pas l’ensemble du pays


                                On aurait dû car l’appartenance de Mayotte à la France est plus que contestable. Au niveau du droit international, la France a été à de nombreuses reprises condamnée pour ce rattachement abusif, et la république des Comores a parfaitement raison à ce sujet. Les caractéristiques de Mayotte par ailleurs auraient été évoquées aux yeux du plus grand nombre si un référendum national avait été prononcé. Je ne suis pas du tout d’accord, et je suis loin d’être le seul, avec ce référendum bidon.

                                Ce n’était pas le cas de Mayotte, terre française depuis plus longtemps que Nice et la Savoie

                                L’Algérie aussi a été colonisée avant Nice et la Savoie (1829), et Pondichéry était un comptoir dès le XVIIIème siècle. Il s’agit de colonies. Leur rattachement à la France était donc parfaitement arbitraire et doit cesser. Et en effet, l’avantage de l’Europe politique, c’est qu’on va enfin pouvoir finir cette décolonisation, dont vous êtes visiblement plus que nostalgique, pour l’intérêt de tous.

                                Je vous rappelle que tout territoire outre-mer peut obtenir la départementalisation après un vote favorable dans le dit territoire

                                Voilà un exemple de plus de pourquoi il faudrait réformer en profondeur la constitution de 1958 puisqu’on peut faire passer n’importe quelle folie sans consulter les électeurs, qui sont aussi les payeurs. Parce que ce ne sont pas les mahorais qui vont payer la facture considérable de leur départementalisation... mais bien les français (de métropole). Vous ne croyez pas que l’Etat français est assez endetté comme ça ?

                                Tandis que moi j’accepte volontiers les fils d’immigrés polonais, italiens devenus nos compatriotes par application du droit du sol, comme les fils d’immigrés chinois, algériens, viet-nâmiens... C’est aussi cela la différence entre nous.

                                Et bien moi, je défends l’Europe et les Européens, ne vous en déplaise. Je ne souhaite pas leur malheur, à la différence de vous. (A vous lire, on penserait presque que vous voulez déclarer la guerre à tous les autres pays d’Europe). Et il me semble que c’est ce que les Européens (dont font partie les Français) attendent de leurs responsables politiques, et non d’enrichir les dernières colonies aux frais du contribuable pour flatter un égo nationalitaire désuet.

                                Mais si vous le trouvez trop gaulliste.Gaulliste, peut-être. N’importe qui peut s’en réclamer, même Fillon. Gaullien, certainement pas. Il suffit de relire « C’était De Gaulle » pour constater que vous êtes à un million d’années lumière de sa pensée. Lui avait compris qu’il fallait décoloniser, contre l’OAS qui a voulu l’abattre, contre un Le Pen qui voulait tout comme vous faire des populations coloniales (ou ex-coloniales) des français, au mépris total de l’identité des français, victimes d’un colonialisme fait dans leur dos au nom d’intérêts bassement financiers. Votre discours, disons le clairement, est strictement néo-colonialiste, et vous ne voulez pas l’assumer. Par contre, vous pratiquez à outrance la reductio ad hitlerum, degré zéro de la rhétorique. Vous ramenez tout aux questions « raciales » et au nazisme, sans que personne d’autre que vous n’ait introduit ces thématiques. Et vous prêtez à autrui des projets fantasmés, alors même que vous n’hésitez pas à prendre la défense par exemple de communistes avérés, nous ressortant un anti-fascisme de bazar.

                                Tout cela n’est en rien politique. C’est purement l’expression de nostalgies incapacitantes et d’un fétichisme du drapeau bleu-blanc-rouge. Le problème est que l’essentiel des gens qui se prétendent « de gauche » partagent bien la même obsession de la diversité « constructive » que vous, mais en acceptant totalement l’idéologie mondialiste. Et ceux de gauche, notamment ouvriers, qui partagent votre euroscepticisme sans qu’il soit aussi extrême que le votre, votent pour le FN. En clair, vous n’avez aucun électorat. Vous avez d’un côté des « socialistes » mondialistes, qui se moquent du cadre national, et d’un autre les socialistes « nationalistes », qui rejettent totalement votre vision multiracialisée de la France.

                                Tout cela explique largement pourquoi l’UPR est un groupuscule sans avenir, car sans électorat naturel. C’est une position de principe qui n’a aucun impact sur les décisions politiques.

                                Et si on parlait plutôt des vrais partis politiques, PS, UMP ou FN par exemple, qui existent eux et ont des positions qui sont certes contestables mais au moins audibles. Je vous défie d’avoir convaincu qui que ce soit sur agoravox avec votre prose.

                                Ce sera définitivement ma dernière réponse dans ce fil à vos messages. Vous vous enfoncez tout seul dans des positions invraisemblables.


                                • kimbabig 1er juillet 2012 23:52

                                  Et j’attends toujours de M. l’européiste acharné la preuve que quelque chose serait commun à toutes les nations d’europe et exclusif à elles (à l’exception de l’euro de foot). Mais vous en êtes toujours incapable, car ça n’existe pas. Vous êtes dans le fantasme.

                                  Mais non, j’ai droit à un nouveau pavé de verbiage européiste, de dénigrement de la réalité. Vous défendez l’europe mais vous êtes incapable d’expliquer clairement ce qui fait qu’on est européen ou pas. Continuez comme ça, continuez.... C’est rigolo en fait.

                                  « l’avantage de l’europe politique, c’est qu’on va enfin pouvoir finir cette décolonisation »

                                  M. le bouffon européiste persiste et signe : il veut absolument son europe politique pour mieux retirer leur citoyenneté aux Mahorais... Il est même prêt à faire changer la constitution pour ça. Donc oui, faut croire que ça vous fait vraiment chier de partager votre citoyenneté avec des noirs : c’est con, les DOM-TOM ne sont plus des colonies et leurs ressortissants sont des citoyens français, comme vous et moi. Même le FN arrive à reconnaître ça, mais seriez-vous pire qu’eux de ce point de vue ? J’en suis persuadé. Vous êtes bien plus raciste que Marine Le Pen.

                                  Je vous fais d’ailleurs remarquer que c’est vous qui avez commencé à parler de races : dans l’article en assimilant l’europhobie à du « racisme anti-blanc » (sic), puis en défendant l’indéfendable (l’espèce humaine divisée en plusieurs races). C’est vous qui pleuriez le sort des Afrikaners malgré les horreurs qu’ils ont commises au nom de leur « identité européenne ». C’est vous qui voulez exclure 10% des Français de la citoyenneté. Et puis ce n’est pas de ma faute, si votre discours ressemble à celui de Pierre Laval !

                                  Il n’y a que dans votre imaginaire que les gens s’enthousiasmeraient pour ce projet d’unification mortifère : lors des élections, les grands partis européistes se gardent bien d’aborder le sujet, à part pour essayer de se la jouer souverainiste, à dire qu’ils veulent une autre europe en imposant une renégociation les traités aux autres.

                                  C’est vrai qu’on ne devrait pas demander aux français s’ils veulent de l’europe, ils pourraient redire non avec une majorité encore plus forte. Je ne veux pas la guerre avec l’europe tant qu’elle ne nous agresse pas, mais je ne veux pas me marier avec non plus. Et ça vous avez trop de mal à le comprendre : on a pas besoin de se marier avec ses voisins pour éviter de leur faire la guerre. C’est au contraire les mariages arrangés qui finissent en divorcent fracassant.

                                  Ce n’est pas parce qu’on veut une France ouverte sur le Monde qu’on accepte de la voir asservie par l’ue, et ça aussi vous avez trop de mal à le comprendre.

                                  Votre europe unie finira dans les poubelles de l’histoire avec ses défenseurs. C’est d’ailleurs bien parti pour. Et là aussi, je dirais : bon débarras ! Et mon seul souci est que la France soit préservée de ce désastre. Et bonne chance aux pays qui resteront dans cette galère, ils en auront besoin...

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