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Accueil du site > Actualités > Politique > Retrait du CPE : une défaite pour tous ?

Retrait du CPE : une défaite pour tous ?

Avec le retrait pur et simple du contrat première embauche, les syndicats, les associations d’étudiants et le Parti socialiste crient victoire. C’est vite dit. Car à long terme, tout le monde en sort défait.

Que peut-on écrire, dire d’autre qu’on n’ait pas déjà dit, dix, cent, mille fois, face à ce spectacle désolant d’un pouvoir qui, une fois de plus, a cédé à la pression de la rue, a capitulé face aux forces corporatistes qui depuis trente ans n’ont qu’un seul leitmotiv : refuser toute réforme. Tel est leur programme. Tel est leur projet d’avenir pour le pays. Des forces corporatistes qui défendent leur pré carré de privilèges et qui, à la longue, fragilisent le pays entier, car elles mettent en difficulté la vaste majorité des ‘’forces vives’’ de la nation.

Les syndicats, les associations d’étudiants, et même le Parti socialiste crient victoire. A la bonne heure ! Mais quel est leur plan de rechange, leur plan B face au CPE, par exemple, afin de résoudre le dramatique problème du chômage des jeunes ? Impossible de le savoir. Car mis à part s’opposer, et demander la démission du Premier ministre, nulle proposition concrète, nulle solution nouvelle ne sort de ce tonnerre de mécontentement, pour faire avancer leschmilblick, comme l’aurait dit en son temps Coluche.

Certes, il faut reconnaître que ce projet, comme l’a écrit Lionel Jospin dans une tribune publiée récemment dans le quotidien Le Monde, " a été mal conçu et mal conduit". Les jeunes ont eu raison de donner de la voix. En agissant aussi maladroitement, le Premier ministre a hélas condamné toute réforme digne de ce nom d’ici mai 2007, voire fin 2007, le temps que la nouvelle équipe présidentielle se mette en place  ! La France va donc prendre du retard, une fois de plus !

Cependant, ce retrait est une victoire pour qui ? Pour les syndicats, qui ont retrouvé par la grâce d’un faux pas du Premier ministre leur unité ? Mais pour combien de temps ? Une unité qui s’écaillera probablement dès le soufflet du CPE retombé. Pour les étudiants ? Mais à part exiger le retrait du CPE, quelle vision de l’avenir offrent leurs représentants, censés les défendre ? Quel projet de société proposent-ils sur les dix, vingt ans à venir ? Impossible de le savoir. N’est-ce pas pourtant ce manque de projection dans le futur que ces mêmes représentants reprochent aux responsables politiques ?

Pour le Parti socialiste, qui a soudainement retrouvé la voix ? Une voix à l’unisson. Mais il y a fort à parier que la cacophonie reprendra ses droits, une fois la question du CPE réglée, et que les prétendants replaceront au cœur de leurs préoccupations la présidentielle de 2007.

Pour les jeunes en extrême difficulté, grâce à la nouvelle proposition de loi qui concentre tous ses efforts sur eux ? Mais pourquoi un dispositif de plus qui vient semer encore plus la confusion dans cette jungle déjà proliférante de contrats en tous genres existant déjà ? Il faut ici noter le coût supplémentaire pour l’État, car il s’agit d’une mesure aidée pour inciter les entreprises à embaucher. Mais avec quel argent l’État va-t-il aider, lui qui a les poches complètement vides ? Pas bon signe donc pour le contribuable, qui va voir automatiquement le marteau fiscal frapper plus fort ! Bref, la victoire n’est pas non plus à chercher du côté du contribuable !

L’emploi dans ce cas ? Certes, le CPE aurait probablement eu des effets limités sur l’embauche. Mais il est évident que le marché du travail en France, tel qu’il est, ne peut continuer à fonctionner ainsi indéfiniment. Alors que faire ? Car tôt ou tard, oui, il faudra bien se résigner à le réformer, ainsi que les codes qui le régissent. La France n’a pas le choix. Il serait temps que les Français se le mettent en tête ! Pourquoi, objecterez-vous ? En raison de la mondialisation et de ses conséquences. Voulue ou non, la mondialisation est là et s’impose. S’y opposer, c’est un combat perdu d’avance. C’est se battre contre des moulins.

La solution ? Savoir en tirer les bénéfices en analysant au préalable nos ‘’forces’’ qui nous permettent de tirer notre épingle de ce jeu mondial. C’est possible, car la France a tous les atouts en main pour réussir ce pari de la mondialisation, à l’instar de groupes leaders nationaux dans leur domaine. Mais encore faut-il avoir une approche pédagogique sur la mondialisation, et non démagogique. Encore faut-il que les responsables politiques entreprennent les actions qui armeront efficacement la France face à la mondialisation. Autrement dit, face à ses concurrents.

Au lendemain de ces longues semaines de confrontation, de grèves, de blocages, de manifestations, la France sort une fois de plus affaiblie. Et son image, une fois de plus, a pris un sale coup. Certes, la France dans son histoire en a connu d’autres. Et en connaîtra probablement d’autres. Mais depuis quelque temps, dans les crises (sociales, communautaires, politique désormais), ce qui inquiète, c’est la multiplication, à échéances rapprochées, et l’intensification. Voir la radicalisation et la brutalité des moyens employés pour parvenir à ses fins. Signes d’une exaspération réelle et croissante ? En tous cas, jusqu’à quand, et encore combien de temps la France tiendra-t-elle donc debout face à ces coups de boutoir à répétition ?


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350 réactions à cet article    


  • fabopoulos (---.---.201.205) 13 avril 2006 11:50

    Vous semblez laisser de côté le coeur du débat : le CPE était un contrat dont l’efficacité économique est réduite à peu de choses, qui est socialement inacceptable et qui laissait la porte ouverte à des abus de toutes sortes qu’on ne saurait tolérer dans une société de droit.

    Maintenant, si vous estimez qu’il faut accepter toutes les réformes s’il n’a pas été formulé en face de solution alternative claire et précise qui fasse le consensus... A ce tarif, n’importe quelle réforme est bonne, peu importe le fond.

    Le retrait du CPE est une victoire, minimale certes, parce que l’intérêt du plus grand nombre exigeait qu’on le retire. Ca ne résout pas nos problèmes mais ça évite qu’ils deviennent encore pires.

    Quant à la mondialisation, elle ne doit pas servir de prétexte pour réduire à peau de chagrin les droits sociaux. L’adaptation a ses limites et doit faire l’objet de compromis, c’est-à-dire d’échanges : depuis 20 à 30 ans on demande (impose) aux salariés de faire des concessions, sans qu’ils en obtiennent les fruits tant promis et sans que le patronat (en tout cas la tranche la plus élevée), de son côté, n’en fasse aucune. Certes il faut des réformes et il ne s’agit pas d’abattre le capitalisme, mais il faut des réformes justes auxquelles tous participent. Ou alors on peut effectivement adopter des systèmes dits compétitifs mais où se développent la misère et l’injustice. C’est un prix à payer bien trop lourd. Pour finir, ce n’est pas en baissant les salaires qu’on rendra la France plus compétitive. A moins de penser que la Chine est un modèle de développement...


    • bruno (---.---.238.13) 13 avril 2006 20:19

      allez ! il faut aller se coucher maintenant, il est tard ! et n’oubliez pas votre exomil pour bien dormir ! demain il fera jour et on aura toujours pas touché à vos petits acquis sociaux, ne vous inquiétez pas ! après on prendra une cuillère à soupe de pays de droit, et en fin de repas une dosette de devoirs aussi !!


    • (---.---.206.8) 13 avril 2006 22:34

      La Chine un modèle ? et pourquoi pas ?

      La France actuelle fait furieusement penser à l’ère maoïste où tout était paradisiaque. ne vivons nous pas au paradis avec nos vins, nos fromages, nos acquis sociaux, nos 35 heures, notre sécu que le monde nous envie ( mais se garde d’imiter ) , notre administration que tout le monde admire ( mais se garde d’ imiter - bis - ) etc ?

      La bas, on proclamait « l’Orient est rouge ». Ici on dit « notre modèle soial », lumière de l’univers..

      Et puis est venu Deng Xiao Ping. Avec humilité, il a pris conscience de l’illusion ; Alors, il est allé voir modestement ce qui marchait ailleurs et il en a conclu que la Chine devait être réformée dans quatre principaux secteurs d’où les Quatre Modernisations.

      On en voit le résultat phénoménal. Développement, puissance, enrichissement, rayonnement..

      Certes, il a fallu mettre les conservateurs au pas : Tien An Men, oui bien sûr mais a comparer avec les progrès économiques et sociaux réalisés.

      A quand un Deng en France ? A quand nos Quatre Modernisations ?


    • parkway (---.---.18.161) 14 avril 2006 13:10

      cher bruno,

      c’est marrant, je pense exactement la même chose que vous, des personnes qui sont comme vous !

      Comme c’est étrange, vous ne trouvez pas ?

      moi aussi j’ai envie de donner des baffes aux pauvres pdg qui donneraient leur chemise à des pauvres gens heureux comme vous !

      Je suis désolé, l’acceptation de la camisole, je suis contre !


    • Paul-Emile (---.---.131.87) 14 avril 2006 22:11

      Pensez-vous vraiment que la meilleurs facon de relancer l’emploi est de changer le statut Employeur/Employer... Je ne pense pas le probleme n’est pas la. Au lieu de toucher a ce status et s’enfoncer de plus en plus dans une économie de l’abus , une économie a la Chinoise. Nous n’arriverons jamais a concurrencer la Chine par cette methode. Il faut plutot attaquer les 35heures d’abord , je sais que ceci est difficile a consevoir pour un grand nombres de personnes mais ceci est necessaire. Le salarié aurait toujours le même statut donc pas de probleme entre l’employer et l’employeur. Aucun pays dans le monde n’a adopté les 35 heures c’est qu’il y à une raison. On nous a dit que cela créera des emplois... J’attend toujours d’en voir les resultats. Aujourd hui la France va mal et il faut lui redonner un nouveau souffle et pour cela il faut faire des conscessions mais pas non plus detruire les droits des employers. Je n’ai qu’une chose a dire « Reflechir avant d’agir. »


    • (---.---.38.140) 13 avril 2006 12:16

      Encore un article pro gouvernement.

      Mais il y a d’autres leviers pour agir sur l’emploi comme la reduction des charges sociales... qui permettrait d’augmenter les salaires et a d’autres de retrouver un emploi plus rapidement et de couter un peu moins cher à l’état ( assistanat). De plus quand on a un salaire qui permet de vivre , on peut donc economiser pour ensuite investir dans l’immobilier ou pour creer son affaire. Ce systeme de précarisation, de mettre les hommes a genoux, n’est guere interessant au final pour l’économie... j’ai bien peur que les entrepreneurs ne soient pas nombreux a l’avenir alors qu’il y a quand meme des competences,une ouverture d’esprit, un savoir faire et une intelligence créative dans ce pays...la France. Maintenant est ce que nos hommes politiques se soucient assez de son avenir ?


      • Philippe (---.---.20.126) 13 avril 2006 16:21

        c une blague ?


      • (---.---.11.101) 14 avril 2006 11:00

        « Maintenant est ce que nos hommes politiques se soucient assez de son avenir ? »

        La question vaut aussi pour les leaders syndicalistes. Auraient-ils réagit de la même façon si des élections n’étaient pas prévues fin avril à la CGT et en juin à la CFDT ?

        Les hommes politiques auraient-il réagit différemment (y compris le gouvernement) si les élections étaient moins proches ?

        Selon moi, les questions sont : Existe-t-il dans notre pays quelqu’un qui ne pense pas à sa carrière et pense à l’intérêt du pays ? Ne va-ton pas de plus en plus vers un système où on réforme pendant une année et on gère pendant 4 ans en attendant les prochaines élections présidentielles ? N’avons-nous pas atteint la limite de la Vème république ?

        De plus en plus d’hommes et de femmes parlent au nom du peuple et plus il y en a, moins je retrouve de discours qui me plait, qui me donne envie de me battre pour ce pays. Systèmatiquement, il y a une ambition personnelle et non une ambition pour notre pays.

        Oui notre pays a des atouts ! Oui notre pays a la possibilité de se réformer sans heurts ! Mais pour cela il faut que cesse le clivage gauche-droite et que tout le monde (politiciens, syndicalistes, grands et petits patrons et étudiants) se mette ENSEMBLE les mains dans le cambouis pour sortir notre pays de cette spirale.

        Le fossé entre les Français se creusent dangereusement et les prises de position de plus en plus extrémistes. Les médias n’aident pas non plus beaucoup en stigmatisant les scandales ou les déclarations à l’emporte-piece.

        Nous allons tout droit dans un mur et plus ca va plus nous accélérons. J’espére juste que nos dirigeants et nous freinerons et déciderons de changer de direction avant l’accident.


      • Romain (---.---.10.200) 13 avril 2006 12:37

        Avec 18 contrats de travail differents, je doute fortement qu’un 19eme fasse baisser le chomage. Les entreprises ont déjà un moyen de tester les salariés. Ca s’apelle le CDD et elles ne s’en privent pas. D’ailleurs c’est une trés bonne chose. Le CPE n’avais qu’une seule finalité, remplacer le CDI pour les jeunes, ce qui aurait créer de la précarité et une insécurité.


        • Thomas (---.---.84.180) 13 avril 2006 13:39

          Juste une détail en passant.... le CPE était un CDI avec une période d’essai plus longue


        • (---.---.38.140) 13 avril 2006 14:14

          Thomas, Tu es naif ou tu nous prends pour des imbeciles ?


        • Gio (---.---.168.226) 13 avril 2006 15:55

          Effectivement vous êtes imbéciles.


        • (---.---.38.140) 13 avril 2006 16:10

          les imbeciles esperent qu’1 jour tu sois moins stupide, Gio


        • Gio (---.---.202.100) 14 avril 2006 09:58

          Na na naire, reu !

          Quitte à choisir je prends la stupidité pour vous laisser l’imbecillité.


        • philippe (---.---.171.175) 13 avril 2006 12:47

          ah,oui, a nouveau ridicules aux yeux du monde. quel spectacle !

          un gouvernement lache qui prefere essayer de faire passer une reformette en douce, au lieu d’expliquer enfin l’etat des lieux de la france ,de parler chiffres a des francais certe bouches comme on ne peut pas plus, mais qui finiraient bien par comprendre quand meme,et puis qui se deculotte devant des etudiants qui ont gagne le droit d’etre au chomage des la fin de la fac, et de se faire casser la figure la prochaine fois par des banlieues enragees [oui,la reforme etait pour eux,pas pour les etudiants ].

          pendant ce temps,pour reprendre la remarque bizarre de fabopoulos. les chinois sont en train de sortir du sous-developpement a vitesse grand V, sans faire travailler des enfants de 8 ans dans les mines comme en france du 19eme, sont deja plus riches que nous a canton et shanghai,et encore pendant ce temps la,les francais continueront a analyser le monde sur un mode statique et theorique, juste parceque nous avons peur de l’avenir.

          nous sommes devenus des pleutres, c’est tout.


          • fabopoulos (---.---.201.205) 13 avril 2006 13:03

            Je voulais juste souligner que des bas salaires peuvent apporter une certaine compétitivité, la Chine étant un exemple du genre, mais que le prix à payer est considérable : des salaires de misère, des conditions de travail idécente et une pauvreté considérable. La Chine ne sort pas du « sous-développement » : les profits engrangés par son économie concernent d’abord une frange de sa population. Je le souligne encore : la compétitivité à tout crin ne doit pas nous servir de norme pour des réformes politiques, c’est une vue à court terme, dévastatrice sur le plan social. On ne va pas concurrencer les pays à bas salaire sur leur terrain, ni prendre modèle sur eux.


          • (---.---.38.140) 13 avril 2006 13:14

            Mon cher phillipe, je vois a tes propos que tu es 1 liberal, n’empeche que par exemple les USA voient toujours leurs interets et font du protectionisme. Ce que ne fait pas l’Europe et par consequent la France. Alors c’est bien joli d’imposer des contrats précaires aux travailleurs français mais il faudrait que le gouvernement protege un peu mieux les interets de la france. « respecte toi et les autres te respecteront » comme dit l’expression...


          • Gio (---.---.168.226) 13 avril 2006 15:57

            Pas de contrats précaires aux USA !!!???


          • (---.---.38.140) 13 avril 2006 16:12

            Pas de contrats précaires en France !!!


          • Clément (---.---.89.19) 13 avril 2006 16:44

            Ta remarque sur le peuple chinois est une véritable honte. Renseigne toi d’abord sur la qualité de vie de TOUS les chinois plutôt que sur les indicateurs économiques de la chine.

            Encore un qui prend le PIB et la croissance pour les indicateurs du bien être de la population. Ca devient grave.


          • (---.---.2.128) 13 avril 2006 21:12

            oui, je suis d’accord avec vous. Ils sacrent un modèle qui leur permet de voler aux plus pauvres qu’ils exploitent pour dire qu’ils sont riches.

            Ils se donnent bonne conscience en fabriquant et en manipulant des chiffres q’ils appenllent indicateurs de bonne marche.

            Mais en fait, la bonne marche et les réformes, c’est pour qu’ils s’en mettent plein las poches.

            Philippe, si tu glorifies tant le modèle chinois, je t’invite à aller prêter main forte à ces ouvriers de Shangai qui travaillent 7/7 jours et qui sont sous payés, le plus souvent sans aucun droit saocial.

            Que fais tu ici à venir glorifier les réformes ?


          • (---.---.206.8) 13 avril 2006 22:54

            C’est voir la Chine au travers de nos lunettes à nous. Les « bas salaires » sont une fortune a côté des revenus des paysans de l’intérieur, qui affluent dans les villes pour travailler dans l’industrie. Nous sommes conditionnés par Zola qui d’ailleurs, déjà, se trompait. Déjà l’ouvrier « exploité » connaissait un sort nettement plus enviable que le paysan affamé du fond des campagnes qui, là aussi, quittait sa terre pour aller travailler à la ville. Il serait intéressant que les théoriciens du misérabilisme nous expliquent pourquoi les « prolos » ne s’empressaient pas de retourner sur leurs terres si leur situation était si épouvantable.

            Heureusement, depuis 68, quelques intellectuels exploités, ont eu le bon sens d’aller élever des moutons sur la Larzac, tout comme la reine Marie-Antoinette remplissait sa vie en élevant les siens a Versailles.

            L’aliénation enfin vaincue, hein, José Bové ?


          • Jean-Marc (---.---.121.59) 1er mai 2006 01:11

            Oui, une partie de la chine sort du sous développement, mais une partie seulement pendant que l’autre crève la faim et vie dans des conditions déplorable. C’est une chine à deux vitesse qui est en train de naitre, les très riches d’un coté et les très pauvres de l’autre et ce sera comme cela si le régime politique ne changent pas. Si celui ci venait à changer et que le droit de manifesté et de faire la grève était autorisé, alors peut-être que les salaires agmenteraient et que les protections sociales évoluraient... Alors doit-on revenir en arrière pour se mettre au niveau de la chine ou attendre que celle ci nous rattrape ? Je pense que la solution est entre ces deux extrèmes : il faut à la fois faire des réformes (si cela est possible en France) tout en favorisant l’emploi avec des salaires honorables. Pour cela il serait souhaitable, selon moi, de favorisé la flexibilité (ce qu’introduidait le CPE), qu’il y ait un peu moins d’assistanat (sans arrivé au niveaux trop bas des anglo-saxon) et favorisé de facon très forte la formation pendant la vie professionnelle et mieux la gérer pendatn la période scolaire. Mais pout tout cela il faut non seulement que nos hommes politiques aient du courage, mais surtout changé les mentalité des employeurs comme des salariés et cela n’est pas gagné...


          • résistante (---.---.138.181) 13 avril 2006 13:02

            Ce retrait est une honte !une fois de plus nous sommes la risée du monde entier ! bientot, plus de gauche ni de droite qui ne pensent qu’aux élections et ont conduit notre pays à la ruine, mais enfin bientot un Président capable LUI , de gouverner, qui aime la FRANCE et les Français ! j’ai nommé PHILIPPE DE VILLIERS !


            • (---.---.38.140) 13 avril 2006 13:25

              Alors ma chere resistante, il faudra changer ton pseudo, car je doute qu’il n’ y ait aucun resistant à sa politique. Ceci dit, contrairement à Le Pen, il a experimenté sa politique (en Vendée). Il peut donc présenter un bilan qui mériterait le débat.


            • (---.---.192.14) 13 avril 2006 13:30

              Vous parlez du gars qui a fait 4,7 % des voix aux dernières présidentielles ou il a pu se présenter ?


            • Hervé (---.---.192.30) 13 avril 2006 15:34

              un commentaire qui démarre bien mais finit mal il y a autour de Sarko une foule de gens qui ne sont pas des démago (Baverez, Marseille...) ou qui sont des élus proches du terrain concret (Raoult) : tous ces gens-là ont des idées, pas bonnes à 100 % mais franchement intéressantes


            • Gio (---.---.168.226) 13 avril 2006 15:59

              Le Pen en Vendée ? c’est nouveau, ça vient de sortir.

              Quand on ne sait rien on se la ferme.


            • (---.---.123.60) 13 avril 2006 16:17

              Je croyais qu’on apprennais à lire avant d’apprendre à écrire. Il est écrit :

              « Ceci dit, contrairement à Le Pen, il a experimenté sa politique (en Vendée). »

              Ca ne veut pas dire que Le Pen est en Vendée mais que De Villier à experimenté sa politique en Vendée contrairement à Le Pen qui n’a jamais expérimenté la sienne ou que se soit.


            • (---.---.38.140) 13 avril 2006 16:17

              En tout cas Gio t’as besoin d’une paire de lunettes ou alors tu ne sais pas lire...alors le CNE est fait pour toi.


            • Gio (---.---.202.100) 14 avril 2006 10:02

              Expérimentation en Vendée, par PdV, c’est ce que je voulais dire !

              Bigre, belle expérience. PdV est fait pour le Tour du Canton, mais pas pour le Tour de France.


            • l’elephant (---.---.232.244) 15 avril 2006 14:21

              Vous avez raison résistante, Philippe de Villiers représente une véritable alternative. Une véritable politique nationale doit nous permettre de nous mettre à l’abri des effets pervers de la mondialisation. Le politique ne doit pas capituler devant l’économie. Mais pour cela il faut que nous soyons gouvernés par des gens courageux.


            • Jigmy Jigmy 13 avril 2006 13:27

              Le retrait du CPE aura servi encore un fois à montrer qu’il est possible de creer un libéralisme plus modérée. L’Europe entière cherche le juste milieu entre libéralisme sauvage et libéralisme modérée, c’est pas plus mal que nous montrions notre refus du libéralisme abusif. Oui à la flexibilité, non à la précarité ! Oui à la flexibilité, non aux licenciement sans gilets de sauvetage !

              L’europe est entrée dans une époque charnière de son histoire : celle des nouveaux modèles, d’une nouvelle voie, cela ne peut pas toujours se faire dans le calme !


              • Nasser (---.---.47.249) 13 avril 2006 13:32

                Le retrait de ce CPE est une catastrophe pour nous les jeunes de banlieue. C’était pour beaucoup d’entre nous le seul moyen d’avoir un premier emploi. Si vous les gaulois vous avez supprimé ce CPE c’est en fait pour nous brimer encore plus. En fait c’est du racisme. Ce n’est pas étonnant de la part de la gauche de ce pays qui fait tout hypocritement pour que nous restions pauvres à tenir les murs...


                • Scaton l’africain (---.---.1.1) 13 avril 2006 14:17

                  Le CPE pour les jeunes de banlieue ? J’y crois pas trop c’est un contrat qui concernait tous les jeunes de - de 25 ans et donc chacun avait le droit de se sentir concerner. Je ne vois réellement pas ce que les jeunes de banlieue en particulier avaient à gagner avec ce CPE, en quoi cela aurait permis de lutter contre les discriminations qui sont le principal frein à l’embauche ? On peut supposer que dans les banlieues il y a beaucoup de jeunes qui ont peu ou pas de qualifications (BEP ou BAC PRO industriels) mais c’est tout de même dans ces secteurs qu’il y le plus de souci de recrutement pour les employeurs. Il y a bien un moment où il se passe qqch d’irrationnel et d’incompréhensible. De plus tous les jeunes de banlieue ne sont pas sans qualification, combien de diplomés de bon niveau sont sans emploi simplement pcq ils n’ont pas le bon patronyme ou la bonne adresse ? En quoi le CPE permettait de rationnaliser le marché du travail pour les jeunes de banlieues ?


                • (---.---.38.140) 13 avril 2006 14:29

                  D’accord avec Scaton... Nasser, Pense France et non banlieue ou gaulois car il ne faut jamais faire de généralités. Sinon tu donnes, par ton cheminement de pensée, raison a certains qui ne revent que de t’exploiter un plus pour te sucer jusqu’à la moelle... Merde Nasser je suis sur que t’es pas un gars qui aime se faire enc.... !!!


                • Raz le Bol (---.---.178.150) 13 avril 2006 14:37

                  Bonjour Nasser,

                  Je voudrais vous dire qu’il n’y a pas que 65 millions de gaulois dans notre pays, et qu’il y a beaucoup de gens qui comprennent votre déception.

                  Nous avons ce privilège de faire partie de cette génération qui arrivait dans le pays à une époque où nous pouvions travailler, dans les condtions avec les lois sociales de l’époque.

                  Vous avez toujours une chose précieuse que nous avons tous dans une démocratie : le bulletin de vote. Pour 2007.

                  En attendant, vous pouvez profiter des nouvelles mesures qui remplacent le CPE. Ne vous découragez pas et soyez rassurés de notre amitié et de notre soutien dans votre démarche.


                • Hervé (---.---.192.30) 13 avril 2006 15:37

                  Bravo Nasser, toi tu n’es pas politiquement correct et tu es un vrai Français Tu vas t’en sortir dans la vie j’en suis sûr et je te souhaite une chance égale à tes mérites, qui me semblent grands


                • (---.---.38.140) 13 avril 2006 15:54

                  Maintenant, Nasser, tu pourras toujours signer un CNE...mais a condition qu’on supprime le smic, car moi, je pourrais embaucher mais le cout du travail est tellement elevé en france !!! Est ce que tu la vois la dérive de tes bien faiteurs...


                • (---.---.2.128) 13 avril 2006 21:17

                  Nasser, pourquoi ne comprends tu pas que ces ZUP, ZEP, ZAP, CPE.... sont en fait élaborés pour reverser aux entreprises une partie de tes impôts ?

                  Ces petits combinards utilisent ce genre d’artfifices comme des bonus fiscaux.

                  Une fois qu’ils s’en sont mis plein les poches sur le dos du contribuable, au revoir.

                  Comment ne comprends tu pas que encore une fois, tu sers de boucle émissaire à une classe politique lâche ?

                  Crois tu qu’un employeur a besoin d’un CPE aujourd’hui pour embaucher un « jeune dit de banlieue » ?

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