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Retraites en danger et chômeurs âgés

Réforme en vue pour les régimes de retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco) et leurs cadres (Agirc). Les réserves de ces derniers seront bientôt épuisées. Les "partenaires sociaux" (on craint le pire) vont discuter de l'affaire jusqu'en 2015. Souhaitons qu'ils se penchent enfin sur toutes les causes du dysfonctionnement ; la pétition que je viens de mettre en ligne peut leur apporter matière à réflexion.  

À l'attention : de Monsieur le Premier ministre et Monsieur le ministre du Travail

- 59% des salariés touchent des retraites incomplètes et avec la réforme ce nombre va encore augmenter

- départs à 62-65-67 ans. Objectif inavoué : plus tard = plus de morts = moins de pensions à verser

- fin 2017 l’AGIRC qui gère les pensions des cadres n’aura plus assez de réserves pour les payer intégralement ; une urgence qui s'adresse aussi à tous les régimes de retraite

- ripostons et exigeons un système de départ en retraite et un niveau de pension équitables en rapport au coût de la vie par une vaste mobilisation des retraités et futurs retraités du secteur privé

 

SIGNEZ ET FAITES SIGNER MASSIVEMENT CETTE PETITION qui sera adressée au Premier ministre et au ministre du Travail QUEL QUE SOIT LE GOUVERNEMENT :

- alors que non seulement le déficit général s’aggrave inexorablement, les caisses, en partie pillées d’ailleurs, continuent de se vider. L’équilibre entre cotisants / ayants-droit et la solidarité nationale étant depuis longtemps miné par les avantages corporatistes, la récession économique,et la démographie

- alors que malgré les réformes toutes plus injustes les unes que les autres, puisque touchant essentiellement les salariés du privé, rien n’est réglé et que l’imminente catastrophe est cachée ou sous-estimée par tous les partis politiques aux pouvoirs et ceux qui les réclament à nouveau, 

- alors que 59% des salariés touchent maintenant des retraites minorées et que les pensionnés à taux plein deviendront ultra-minoritaires parce qu'il leur manquera 5, 10, 15 ou 20 années de cotisation - l'une des causes au fait étant que beaucoup trop de jeunes entrent de plus en plus tard sur le marché du travail, souvent en contrats précaires partiels, et qu'un grand nombre est inemployable dans les métiers traditionnels – pourtant demandeurs - une autre cause étant le consensus sociétal qui promeut 88 % de pseudo réussites au Bac et son déversoir dans des filières incertaines,

- alors que par froid calcul des politiciens qui ne veulent pas s’attaquer aux vraies causes du déséquilibre des retraites, s’appuient sur des tables de mortalité : 60 – 62 – 65 – 67 ans… ; autant de défunts statistiques qui ne connaîtront jamais le temps heureux des loisirs mérités et des convenances enfin choisies, 

- alors ainsi qu'il ne faut pas confondre le terme de senior pimpant de la silver économie marketing, avec celui de croûlant usé par le travail, les licenciements, le chômage, les soucis, les privations et les emplois précaires,

- alors que les avantages de la Fonction publique ne sont pas remis en question et que les régimes spéciaux restent à la charge du budget, que les 10 « experts » chargés de conduire les réflexions sur la politique des retraites sont bénéficiaires de régimes spéciaux,

- alors qu'il existe 35 institutions de retraite et 50 régimes obligatoires,

- alors que la CTA, taxe ajoutée sur le gaz et l’électricité ne suffit plus à financer les privilèges de retraites d’EDF-GDF, la CNAV est aujourd'hui déficitaire de 9 milliards d' euros ( 1 milliard par an depuis 9 ans !) (voir la Question du sénateur A. Dufaut),

- alors que le "patrimoine retraite" des ministres est toujours opaque et que ceux-ci cumulent sans limites les régimes spéciaux ; 

 

Le système par répartition est devenu une escroquerie gouvernementale et syndicale

Ce système issu de 1945, basé sur la solidarité intergénérationnelle où les actifs paient pour les retraités, avec en contrepartie l’espoir de recevoir plus tard le même soutien de la part des générations suivantes, est laminé. Pire il est devenu une escroquerie à la Ponzi (du nom de l'escroc Charles Ponzi qui empruntait en promettant des intérêts qu’il payait à l’aide de nouveaux emprunts…). Pareillement au système "Madoff", les actifs sont de plus en plus squizzés pour payer les retraites des autres, mais sans aucune garantie pour les leurs. Les pigeons, comptez-vous !

Retraites déviées : le hold-up du siècle au détriment de l'Assedic et des départements via le RSA
Pour faire accepter cette spoliation, les gouvernants agitent régulièrement l'épouvantail de la baisse des pensions en entretenant la confusion sur celles actuelles et celles à venir. Bingo ! Car, du plus pauvre au plus riche retraité, personne n'est évidemment d'accord pour voir baisser sa pension.

A la manœuvre en haut-lieu, les politiciens multi-cumulards d'avantages présents et futurs, les pontes corrompus des centrales syndicales scellées dans le secteur public dont les droits à la retraite sont précocement acquis. Sans oublier le Conseil d'Orientation des Retraites de qui on attendrait surtout des propositions équitables, la suppression du cumul des pensions éhontées et même, celles des retraites chapeau. Toute autre discussion étant indécente car, si le choix de travailler plus longtemps peut se comprendre pour des salariés qui exercent un métier passionnant et rémunérateur, il en va tout autrement des travailleurs qui ont débuté très tôt dans un monde professionnel très dur et souvent peu payés.

Beaucoup de travailleurs âgés survivent aujourd'hui dans des petits boulots, souvent à temps partiel, dans des contrats aidés et payés moins de 1000 €/mois. Entre deux périodes de CDD, ils perçoivent entre 500 et 700 €/mois de l'Assedic. C'est à dire, dans les deux cas, bien moins que la pension qui leur est due à 60 ans (de 800 à 1300 €/mois en moyenne). Cette razzia a été opérée sous le mandat de "droite Sarkozy" et aggravée par celui de "gauche Hollande". C'est ce même hold-up qui impose aux Assedics et aux départements - c'est à dire aux salariés-contribuables - de raquer à place des caisses de retraites. 

A contrario, il faut revenir à la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs âgés de + de 57 ans et à son indemnisation à 1000 €/mois ce qui coûtera nettement moins cher que de financer d'illusoires insertions- formations-réinsertions et les échecs récurrents des politiques de la Ville dans les 750 zones dites sensibles. Et ce n'est pas le seul secteur où des ajustements drastiques permettraient d'aider au financement des retraites, on pourrait aussi se pencher très sérieusement sur les colossales subventions attribuées à des associations aux activités discutables.

Des syndicats timorés mais complices
La CFDT ne serait pas rétive au rapprochement des régimes de retraite, mais, mais… à condition que la spécificité des carrières et des structures de rémunération soit prises en compte. La CGT et FO défendent les traitements séparés du public et du privé mais ne s'aventurent pas en direction des poly-pensionnés. 

Tous ces barons syndicaux embourgeoisés depuis des lustres sont en revanche unanimes pour se méfier d'une baisse des pensions, de peur que les salariés fuient très vite le système par répartition pour la capitalisation. Une analyse lucide car les travailleurs comprennent aujourd'hui de mieux en mieux -et de pire en pire- pour qui et pourquoi ils cotisent. Tout comme ils ne se font guère d'illusions sur ce que défendent réellement les ténors des syndicats très écoutés par les gouvernements, malgré leur représentativité estimée à seulement 4% de la masse laborieuse.

Ce phénomène qui dure depuis 60 ans s'appelle LE CONSENSUS ; JE TE TIENS TU ME TIENS ET PARTAGEONS LA GALETTE. Seulement voilà, la fête est finie, comme le disait déjà Pompidou vers 1973 face à la montée du chômage. Ironie, on croyait de plus à l'époque, que lorsque le seuil des 500.000 demandeurs d'emploi serait atteint, ce serait la révolution ! 

Aujourd'hui, en dépit des sacrifices imposés aux salariés, les rentrées escomptées (7 milliards d'euros) ne couvriront que le tiers des 20 milliards de déficit en 2020 annoncés par le COR (chiffre sous-estimé pour répondre aux vœux des politiciens). Attendons-nous donc à une nouvelle débâcle des retraites d'ici peu... et au naufrage des retraités.

A chacun donc de bien comprendre que les dernières années espérées bonnes de sa vie seraient ainsi volées. Et de lutter pour que cette période soit enfin sereine et non sujette à d'ultimes et injustes privations matérielles et familiales. 

 

NE NOUS LAISSONS PAS SPOLIER, 

NOS RETRAITES SONT UN DROIT QUE LES GOUVERNANTS VEULENT NOUS VOLER :

* RÉSERVONS LE TRAVAIL AUX JEUNES, c'est le sens de la vie et l'intérêt des entreprises

* REFUSONS le projet de smic bradé pour les vieux travailleurs, dispositif abusivement présenté comme nécessaire à leur réembauche

* REFUSONS de différer notre départ en retraite à 62-65-67… ans pour payer les gabegies et les privilèges qui perdurent depuis des années

* EXIGEONS le retour de la retraite à 60 ans et 160 trimestres et l'égalité des régimes privé/public

* EXIGEONS le retour à la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs âgés de + de 57 ans et à son indemnisation vitale de 1000 €/mois

* EXIGEONS un système de départ en retraite et un niveau de pension équitables en rapport au coût de la vie

http://www.mesopinions.com/petition/politique/retraites-volees-francais-defendons/12849


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24 réactions à cet article    


  • Pere Plexe Pere Plexe 6 octobre 2014 18:03

    Il en va des complémentaires comme des régimes de retraites spéciaux.
    En les présentants comme une affreuse distorsion au principe d’égalité il devrait être assez aisé de les remettre en cause et niveler par le bas.
    D’ailleurs il est flagrant que la principale source d’inégalité des pensions est essentiellement là.

    A niveau égal un employé d’une grande entreprise touchera sensiblement la même chose qu’un cheminot.Grâce à la complementaire pour le premier, au régime SNCF pour le second.
    Les salariés lésés sont à chercher là ou l’employeur ne participe pas à « la complémentaire »...


    • Mania35 Mania35 7 octobre 2014 15:06

      @ Pere Plexe

      Les salariés lésés sont à chercher là ou l’employeur ne participe pas à « la complémentaire ».

      Je ne comprend pas votre commentaire : TOUS les salariés du privé sont OBLIGES de cotiser à une retraite complémentaire. En cas de défaillance de l’employeur (non versement des cotisations aux caisses de retraite complémentaire), les droits du salarié sont préservés et les points de retraite correspondant sont acquis en fournissant leurs fiches de paie mentionnant les prélèvements faits à ce titre. 

      Evidemment ceci ne s’applique pas aux employeurs, gérants majoritaires, artisans ou travailleurs indépendants. Le versement de cotisations pour des régimes TNS est de leur seule responsabilité.

    • Pere Plexe Pere Plexe 7 octobre 2014 16:46

      TOUS les salariés du privé sont OBLIGES de cotiser à une retraite complémentaire.

      Bien sur que non !


    • mimi45140 7 octobre 2014 16:56

      Tous les employés du privé ont un employeur qui doit cotiser a une retraite complémentaire , ce qui n’a pas été le cas pour l’état qui n’a pas payé de complémentaire dans les années 1990 pour les 

      Contrats Emploi Solidarité .

    • Mania35 Mania35 7 octobre 2014 18:51

      @ Pere Plexe


      Bien sur que si et ceci depuis 1949 pour les cadres (régime AGIRC et, depuis 73, ARRCO) et les années 60 pour les non cadres (régime ARRCO)

    • leypanou 6 octobre 2014 19:41

      Les conclusions de l’article sont excellentes mais pourquoi écrire : « alors que les avantages de la Fonction publique ne sont pas remis en question  » ? Vous croyez que rogner sur les avantages de la Fonction publique va améliorer le système de retraites du privé ?

      Déjà, ce n’est pas du même budget. Si le système par répartition va mal, c’est que tous les gouvernements successifs ont tout fait pour appauvrir le système par répartition et alimenter ainsi tous les systèmes par capitalisation des sociétés d’assurance.

      Le système par répartition est le système le plus fiable qui soit, encore faut il qu’il soit alimenté convenablement. Avec le système par capitalisation, vous ne savez pas ce que vous toucherez lors de votre départ à la retraite.


      • le_glaude 7 octobre 2014 10:09

        C’est le régime général qui paye pour les régimes spéciaux, ce qui est parfaitement anormal


      • Yohan Yohan 6 octobre 2014 20:05

         « Vous croyez que rogner sur les avantages de la Fonction publique va améliorer le système de retraites du privé ? » je réponds mécaniquement non mais équitablement oui. Le COS a fait les comptes, 30% de mieux pour les fonctionnaires. L’avantage pour eux c’est que les retraites peuvent être versées même s’il n’y a rien dans les caisses grâce à l’endettement. En revanche, les retraites du privé, qui ont été siphonnées par le passé au profit de certains, ne répondent que sur leur cagnotte. Or cette cagnotte sera bientôt vide. Qui paiera alors ? 


        • lannig al louarn 6 octobre 2014 22:23

          Il faudrait que les retraites soient revalorisées d’un même montant et non en % .Par exemple 12 € pour toutes les retraites s’il y une inflation d’environ 1 % et 1200 € est environ la retraite médiane .En effet il n’y a aucune raison d’augmenter une grosse retraite plus qu’une petite .Le prix des produits de base augmente pareil pour tous .Et les personnes qui ont une bonne retraite ont bien gagné leur vie en tant que salariés et normalement ont mis de l’argent de côté et sont propriétaires de leur logement .


          • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 6 octobre 2014 22:32

            « Le système par répartition est devenu une escroquerie gouvernementale et syndicale »...

            Déjà, ce qui précédait était un florilège de clichés qui n’auraient pas trop gêné Sarközy de Nagy-Bosca...

            Mai là, c’est le ponpon !!!

            La retraite par répartition, tant honnie par tous les financiers et les libéraux, ne coûte que 0.15% en frais de fonctionnement...

            Contrairement à la retraite par capitalisation dont les « frais » sont libres (particulièrement dans les pays anlo-saxons).

            Sans parler de l’escroquerie de la capitalisation : On creuse sa tombe avec ses dents (quand on en a encore)... C’est le jackpot pour les organismes (surtout privés - masi en existe-il de publics - j’en doute)...
            Demandez aux anglais, aux américains ce qu’ils pensent des retraites par capitalisation... Le nombre de retraités plongés dans la misère suite à la crise des subprimes est interpelant.

            Quand de plus on vient nous resservir le couplet des fameux « régimes spéciaux » pour faire diversion en divisant les salariés pour qu’ils n’aillent pas gratter dans les poubelles du MEDEF et trouver les scandales des cotisations (Oh pardon, CHARGES) non payées en toute impunité...

            Le problème des retraites n’est pas un problème démographique. C’est seulement un problème économique : Les revenus du capital et les revenus financiers explosent depuis les années 80 et le seul moyen de leur permettre de se maintenir (et même de continuer à exploser) c’est bien de ratisser les plus démunis pour récupérer le moindre euro.

            Bientôt le Sinistre de la (mauvaise) santé Français reprendra la suggestion de sa collègue Estonnienne : Il faudrait euthanasier les pauvres...


            • gogoRat gogoRat 7 octobre 2014 01:46

               Pensons à cette remarque de Michael Moore :
               " en admettant que les riches méritent leur fortune et que leur arrogance soit due à leur génie particulier, peut-on en déduire que les pauvres méritent leur disette..’’
               

               Ne voit-on pas le parallèle ?
               « en admettant que ceux qui ont ou auront une retraite décente la méritent ... peut-on en déduire que ceux qui n’y auront pas droit mériteront leur diminution d’espérance de vie ? (après avoir souvent »mérité« leurs chômages, voire éviction du »marché de l’emploi«  ?)
               

               L’octogénaire touchant pleinement sa retraite, comme tous les mois depuis parfois l’âge de 55 ans (retraite anticipée) va certainement voter pour le candidat demandant de reculer l’âge de la retraite à 65 ans pour ses enfants  ! 
              Il comptera au centime près (de francs !) le pain qu’il a si valeureusement mérité ... il y a 25 ans !!
              - et déplorera le laisser-aller des jeunes pas foutus de trouver un boulot ( - »Nous« on a su aller sur la lune ... ces jeunes, ils n’ont qu’à s’adapter ; pas vrai ? ) 
               

               Sauf que dans ce cas l’ancien peut compter sur une espérance de vie de 100 ans avec une bonne retraite ; alors que ceux qui la lui assurent aujourd’hui devront compter avec
              - les pollutions et inconséquences qu’on leur a léguées,
              - la dette publique léguée,
              - la disparition programmée de la famille (donc de la solidarité familiale)
               - etc ... (guerres à venir ? pics d’exploitation dépassés pour chacune des ressources fondamentales, pétrole ou minéraux ,/ réchauffement climatique / dégradation de la cohésion sociale , etc ... )
               à 100 ans l’un aura »travaillé" de 15/20 ans à 55 ans ( 35 à 40 ans) pour être fort correctement rémunéré sans effort durant 45 ans ! tandis que sa descendance aura connu chômage et précarité pour être maintenue en survie combien de temps ?
               

               Ne serait-il pas plus honnête d’envisager sérieusement la mise en place d’un Revenu Minimal d’Existence ?


              • Robert GIL ROBERT GIL 7 octobre 2014 08:26

                on a tellement écrit sur le sujet que seul les sourds ne veulent rien entendre, en attendant voici une compilation d’articles pour essayer de convaincre les plus obtus ...

                Voir : DOSSIER RETRAITE


                • gogoRat gogoRat 7 octobre 2014 10:04

                  Pour peu que l’on accepte de rapprocher les notions de superflu et de luxe,
                   n’est-il pas naturel de rapprocher les citations suivantes ?

                  • “ Nul n’a droit au superflu tant que chacun n’a pas le nécessaire ” - Anne-Cécile Robert  
                  • “ Ce n’est pas le luxe qui est condamnable, mais le sentiment d’y avoir droit ” -Jean Rostand
                   

                  ( i.e. : Pour rester dignes, les revendications citoyennes devraient cesser d’ignorer les priorités vitales !
                   

                   Retraites par capitalisation ou par répartition ?
                   : la question même, qui oppose deux « solutions » préfabriquées, écarte a priori l’ouverture nécessaire à un débat dépassionné sur les notion de « mérite », de « travail » ou sur l’idée d’un Revenu Minimum d’Existence : débats qui permettraient de dépasser un tourne-en-rond égoïste, vaniteux, étroit, et peu digne des valeurs démocratiques affichées. )


                  • gogoRat gogoRat 7 octobre 2014 10:32

                    Autre citation pour faire toucher du doigt l’inanité d’un comptage, au centime près, des mérites supposés - ou pire : des indemnités de retraite ! - des uns et des autres ; un haut fonctionnaire français disait :
                    « Plus on compte, plus on compte mal, car on ne compte pas tout ; et souvent ce qui compte le plus ne se compte pas » !


                    • gogoRat gogoRat 7 octobre 2014 11:10

                       Retraites et rapport au temps
                       ça date pas d’aujourd’hui mais  temps fait pas ! la question restera longtemps d’actualité :
                      Que faire alors pour ramener dans le champ politique une conception ’humaine’ du temps ?


                    • zygzornifle zygzornifle 7 octobre 2014 14:35

                      on va revenir comme dans les années 1900 ....


                      • gogoRat gogoRat 7 octobre 2014 19:12

                        Critique logique du principe-même de retraite par répartition :
                        (ATTENTION : ceci n’est pas, en creux, l’apologie d’un autre principe qu’on lui oppose communément !)
                          
                        On vient de lire :
                        « Ce système issu de 1945, basé sur la solidarité intergénérationnelle où les actifs paient pour les retraités ... »
                          
                        Or, voilà un « système » qui attribue différemment, au centime près, une rente mensuelle à vie (fin de vie), sur des critères dépendant de diverses classifications des salariés, critères autres que le besoin de chacun.
                         Peut-on dire qu’un tel système, qui se permet de laisser de côté les plus démunis, est basé sur une « solidarité » ?
                         ... à moins de clairement distinguer cette « solidarité » de l’idée de charité-générosité qui est couramment associée à ce mot ! (cf http://philo.pourtous.free.fr/Atelier/Textes/solidarite.htm (*) )
                         Or là,le qualificatif « solidarité intergénérationnelle » témoigne bien d’une tentative d’abuser des sentiments positifs véhiculés par le sens courant de « solidaire ». Pourquoi la solidité ’intergénérationnelle’ dépendrait-elle d’un décompte méticuleux de mérites classifiés, supposés, et n’ayant rien à voir avec des qualités ou problématiques propres aux différentes générations ? Seuls des critères d’âge devraient compter pour oeuvrer à la préservation de cette solidité-là.
                          

                         Le sous-entendu qui semble justifier ces « 1000 poids, 1000 mesures » serait la notion de mérite.
                         Or, outre que l’idéal démocratique est fondé sur une égalité en dignité et en droit par opposition aux régimes aristocratiques fondés eux sur le mérite, resterait à s’entendre sur les notions de mérite mises en oeuvre ! ...
                         Mais passons.
                         Examinons seulement le cas de deux collègues ayant toujours travaillé ensemble dans les mêmes conditions, atteignant en même temps l’âge de la retraite, et auxquels on accorderait à cet instant-là strictement le même « mérite » cumulé, chiffré au centime près par le montant de l’indemnité mensuelle qui leur est reconnue.
                         Imaginons maintenant que l’un meure avant même de recevoir son premier salaire de retraité ; tandis que l’autre vive jusqu’à avoir perçu par la retraite autant que la somme cumulée de tous les salaires de son temps d’activité.
                         Est-ce à dire que le vieux papy aura alors à ce moment mérité deux fois plus que son collègue grâce à tout ce temps d’inactivité ?
                         Ce qui contredit carrément l’a priori de « mérite » associé au travail anciennement effectué qui est censé justifier sa rente !
                          
                          

                        (*) La générosité ou la charité s’exercent au contraire à l’égard de ceux avec lesquels on n’a pas de lien particulier : on est généreux ou charitable envers ceux dont on ne partage ni les droits ni les intérêts.

                         


                        • smilodon smilodon 7 octobre 2014 23:17

                          Moi qui bosse depuis 40 ans et quelques mois, je n’ai qu’un rêve !.... Etre « chomiste » !... Mais ils voudront pas de moi, à pôle-emploi !.. Je le sais !.. Je fais partie des « mecs qui bossent » !... Pas de ceux qui glandent !.... Aucune chance pour moi, ils ne me croiront pas !... J’ai commencé à bosser en 1974 !.. Et jusqu’en 2014 !... Dire que j’ai plus envie ne suffira pas à faire de moi un « assisté » !..C’est trop tard !... Je suis un « bosseur » et je ne peux pas changer de camp !... Trop tard !... « Assisté » est un métier qui se commence comme l’autre !.... « Travailleur » !.. C’est un choix qui se fait au « départ » et qui dure une vie entière !.... C’est pas la fin qui compte, c’est le départ !.. Bien choisir son camp à 17 ans, engagera votre vie entière !.. Travailleur ou assisté !......Tout viendra du départ, et jusqu’à la fin !... !... Question de choix, et de malice !....... Si je dis des bêtises, prouvez-moi donc le contraire !!! Adishatz.


                          • TSS 8 octobre 2014 00:31

                            Moi qui bosse depuis 40 ans et quelques mois, je n’ai qu’un rêve !.... Etre « chomiste » !...

                             Parce que vous croyez que les 5 millions de chômeurs sont heureux de l’être ...c’est d’une

                             bétise... !!

                            De la part d’ un qui a « bossé » 43 ans.


                            • eric 8 octobre 2014 09:58

                              Je n’ai même pas lu l’article tant, dés le début, on devine un égoïsme noir qui tient du Hollande bassin.

                              Hollande Vals et leur bande, viennent de faire cadeau de leurs impôts sur le revenu à la classe moyenne supérieure. La tranche basse des 50% des français les plus riches. 
                              Or, le budget est en déséquilibre, la dette monte, les fonctionnaires manquent de moyens et de postes.
                              On ne peut pas à la fois, faire cadeau de entre 750 et 900 euros à la base sociologique du PS, et augmenter de beaucoup plus de 40 euros les petites retraites. Il y’a des choix politiques à faire.
                              Tous le monde sait que les retraités ( qui ont une longue expérience de la vie) votent à droite.

                              Le simple fait de protester contre ces priorités politiques vous classe d’emblée dans la catégorie des réactionnaires. En fait, je vous soupçonne d’être complice de Sarkozy. Peut être même d’avoir défilé à la manie pour tous….


                              • eric 8 octobre 2014 11:52

                                Hollande bashing


                              • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 2014 14:57

                                Hollande le roi des chômeurs et retraités « sans dents »


                                • 65beve 12 octobre 2014 22:22

                                  Conclusion ;

                                  Dépêchons-nous de mourir nous autres retraités !
                                  cdlt.

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