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Accueil du site > Actualités > Politique > Retraites : qui propose quoi ?

Retraites : qui propose quoi ?

Le projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites vient de franchir, non sans mal, son premier obstacle, avec un vote favorable à l’assemblée nationale en première lecture. Mais l’histoire est loin d’être terminée : avec une mobilisation syndicale réussie, une opinion très hostile à certains éléments du projet, un ministre du travail fragilisé, un sénat plus rebelle, les prochaines semaines risquent d’être agitées. L’occasion de clarifier le fond du sujet : que proposent vraiment les différents partis politiques sur ce sujet qui engage l’avenir des français.

Avant de présenter les différents projets des partis politiques, il n’est pas inutile de revenir brièvement sur la situation actuelle. Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire que les actifs payent pour les retraités d’aujourd’hui (économiquement, les cotisations des actifs ne servent donc pas à financer leur propre retraite). Néanmoins, ces cotisations ouvrent à un droit à la pension de retraite future. Ces cotisations sont payées par les employés et par les employeurs. Pour que le système fonctionne, il faut bien entendu que ces cotisations soient au moins égales au coût des pensions. Depuis un certain nombre d’années, ce n’est plus le cas : l’évolution démographique, l’allongement de la durée de la vie et la croissance du chômage ont déséquilibré le système : le nombre de cotisants (actifs) diminue, tandis que le nombre de bénéficiaires (retraités) s’accroit. A ce déséquilibre croissant s’ajoute l’extrême complexité d’un système composé de près de 40 régimes de retraite différents, plus ou moins imperméables.
 
Pour simplifier, il existe quatre leviers possibles d’actions pour corriger ce déséquilibre (le levier de la baisse du chômage étant très aléatoire…) :
- Le montant des cotisations
- Le montant des retraites
- La durée de cotisation
- La création de recettes supplémentaires en dehors des cotisations
 
Comme cette situation de déséquilibre est connue depuis longtemps et largement prévisible (de nombreux rapports biens documentés sont disponibles, notamment ceux du Conseil d’Orientation des Retraites), les gouvernements successifs ont depuis 20 ans tentés de remédier, bien qu’imparfaitement, à la situation (voir ici). Allongement progressif de la durée de cotisation, rapprochement des systèmes entre salariés du public et salariés du privé, fond de réserve alimenté par des excédents budgétaires etc.… La dernière réforme de 2004 a ainsi décidé (entres autres) du passage de 37,5 à 40 ans de cotisation pour un taux plein chez les fonctionnaires (alignement sur le privé) et de l’allongement progressif de la durée de cotisation de 40 à 41 ans entre 2008 et 2012. Néanmoins, ces mesures n’ont pas permis de remédier au déficit qui s’est fortement creusé depuis 2007, d’où les mesures proposées actuellement.
 
Le projet du gouvernement, défendu par l’UMP
 
Devant la situation inquiétante du financement des retraites, aggravée indirectement par la crise économique, le gouvernement a décidé de procéder à une nouvelle réforme des retraites. L’objectif de cette réforme est de rétablir des équilibres à court termes, sans toucher au montant des cotisations ni à celui des retraites. Les principaux points de cette réforme sont ainsi :
- un relèvement progressif d’ici 2018 de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Concrètement, cela signifie que, sauf exceptions (voir après), une personne devra nécessairement continuer à cotiser jusqu’à 62 ans avant de prétendre à ses droits de pension. De la même façon, l’âge minimal de départ à la retraite pour d’autres professions (militaires etc.…) est aussi prolongé de deux années (sans dépasser 60 ans).
- L’âge de départ de 60 ans est néanmoins maintenu pour les personnes pouvant démontrer un taux d’incapacité d’au moins 10%, ainsi que pour les personnes ayant commencé à cotiser avant l’âge de 17 ans.
- Simultanément, l’âge auquel une personne peut prétendre à une retraite sans décote passe de 65 à 67 ans. C’est-à-dire qu’avant 67 ans, une personne n’ayant pas cotisé 41 ans (voir plus, cette durée pouvant être révisée à la hausse) subira une décote de sa pension si elle choisi de partir en retraite.
- Le rapprochement entre systèmes pour la fonction publique et salariés du privé se poursuit : le taux de cotisation des fonctionnaires sera progressivement aligné sur celui du privé, l’âge de départ minimal passera aussi à 62 ans (tandis que celui des fonctionnaires « d’active », comme les militaires ou les policiers, est aussi prolongé de deux années sans dépasser 60 ans).
D’autres mesures plus spécifiques complètent cette réforme.
 
Lors de la discussion à l’assemblée, des députés UMP ont déposé un certain nombre d’amendements, notamment pour prendre en compte plusieurs lacunes du projet actuel. De façon générale, le gouvernement a demandé (et obtenu) le retrait de ces amendements en précisant qu’il travaillait à des solutions. Ces thèmes devraient donc revenir en discussion au sénat. Néanmoins, il faut souligner un amendement plus sérieux, porté et défendu notamment par les femmes députées, pour défendre l’intérêt des femmes ayant eu au moins deux enfants, aux carrières souvent interrompues, qui sont très affectées par le recul de 65 à 67 ans de l’âge auquel les pensionnés pourront partir sans décote. Bien que repoussé en commission, ce sujet, et plus globalement l’article 6 du projet de loi qui porte sur ce report de 65 à 67 ans, sera l’un des enjeux majeurs de la discussion encore à venir.
 
Le contre-projet du Parti Socialiste
 
Logiquement opposé au projet du gouvernement, le Parti Socialiste défend un contre-projet qui s’articule sur plusieurs éléments clés :
 
- Le maintient de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et le maintient d’une retraite sans décote à 65 ans. Cependant, le PS confirme aussi la décision de 2004 d’allonger la durée de cotisation à 41 ans pour un taux plein ;
- Une augmentation modérée des cotisations de 0.1% par an sur 10 ans ;
- Une nouvelle alimentation du fond de réserve des retraites par une surtaxe de l’impôt sur les sociétés des banques ;
- Des recettes fiscales nouvelles allouées au système de retraite (application de la CSG sur certains revenus exonérés, augmentation de 0.5% de la TVA etc.) ;
- Certaines mesures en faveur des emplois pénibles et de l’emploi des séniors
- Pour le plus long terme, une refonte du système de retraite basée sur l’établissement d’un compte-temps, incluant les années de formation etc.
 
Il faut cependant noter que le chiffrage des recettes fiscales proposées par le Parti Socialiste pour répondre au déficit actuel est contesté.
 
Ce qu’en pensent les centristes
 
Bien qu’actuellement divisés en plusieurs partis, l’ensemble des centristes défend une même refonte globale du système de retraite, basée sur un système par points. C’est-à-dire qu’en fonction du nombre d’années de cotisation, le salarié cumule des points. Au moment du départ en retraite, la valeur du point dépend de la valeur de la production du moment et du nombre d’actifs. Chaque individu sait, dès le départ, que sa pension sera proportionnelle au travail qu’il aura fourni toute sa vie, et peut suivre l’évolution de la valeur de ses points. Ce système, d’abord mis en place en Suède (voir ici), a depuis été étendu à d’autres pays. Défendu par la CFDT, ce modèle que prônent les centristes depuis plusieurs années commence à être aussi envisagé par les autres partis mais encore timidement.
 
S’ils sont réunis dans leur vision à long termes, les centristes n’ont en revanche pas la même attitude vis-à-vis du projet du gouvernement.
Le plus en pointe sur ce thème a été François Bayrou, pour le Mouvement Démocrate. S’il considère comme acceptable le passage de 60 à 62 ans de l’âge possible de départ en retraite, François Bayrou s’est en revanche élevé avec vigueur contre le passage de 65 à 67 ans de l’âge auquel les retraités pourraient bénéficier d’une pension sans décote. Son amendement à ce sujet sur l’article 6 du projet de loi a failli être voté, grâce à un argumentaire qui a non seulement souligné l’injustice faite aux retraités les plus modestes, souvent des femmes, par cette réforme (tandis que des professions protégées, comme les parlementaires, n’auraient pas à subir cette décote), mais aussi par la manifeste erreur de calcul du gouvernement quant aux recettes que pourraient rapporter cette modification.
Aussi défavorable au projet actuel du gouvernement, mais pour des raisons plus financières, est le président de l’Alliance Centriste, et aussi président de la commission des finances du sénat, Jean Arthuis. Pour l’Alliance Centriste, le projet du gouvernement est insuffisant pour réduire les déficits des comptes sociaux, et se fonde sur des hypothèses économiques irréalistes. A court termes, ce parti propose donc notamment d’aligner le taux de la CSG des pensions de retraites sur celui des salaires, le gel des pensions les plus élevées, mais aussi de poursuivre après 2018 le recul de l’âge de départ en retraite (vers 63 ans) et l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite pleine. En revanche, il demande plus de souplesse pour la prise en compte de la pénibilité du travail.
A l’inverse, le Nouveau Centre défend l’essentiel du projet du gouvernement et n’a proposé que des ajustements mineurs.
 
Et les autres partis ?
 
Peut-être en raison de certaines divergences internes, on a peu entendu les écologistes dans ce débat. Après quelques hésitations, leur position semble s’être alignée sur celle des Verts, elle-même assez proche de celle des socialistes : maintient de l’âge de départ à 60 ans, recettes nouvelles par divers prélèvements sur les produits d’épargne ou les bénéfices des sociétés, accroissement des cotisations patronales…
Du côté du Front National, là aussi, peu de réactions. Jean-Marie Le Pen a déclaré « comprendre la nécessité de la réforme » du gouvernement tandis que Marine Le Pen suggère notamment de lever des recettes nouvelles, comme des droits de douane sur les produits importés.
Fort logiquement, c’est plutôt du côté de la gauche de la gauche que les réactions sont les plus vives. Globalement, les différents projets du Front de Gauche, du Parti Communiste ou du Nouveau Parti Anticapitaliste se ressemblent : il s’agit de revenir à 37,5 années de cotisations et à la retraite à 60 ans en levant de nouvelles recettes selon 3 axes majeurs : les cotisations patronales, la réduction des exonérations existantes, et des taxations nouvelles, principalement sur les produits financiers.
 
Pour conclure :
 
Alors que la réforme de notre système de retraites revêt une importance considérable pour l’avenir des comptes sociaux de la nation, mais aussi et surtout pour la place relative que nous donnons au travail et à la retraite dans la vie des citoyens, force est de constater que le projet actuel ressemble plus à une énième rustine sur une chambre à air poreuse.
Pour des raisons de calendrier électoral, le gouvernement a préféré ne traiter que quelques éléments d’urgence du problème des retraites, afin de ne pas obérer la dernière année du quinquennat par des discussions complexes. Mais en ne mettant pas l’ensemble des problèmes sur la table, et en « oubliant » d’inviter les différents protagonistes à la discussion, il n’a pu que proposer un projet incomplet, qui laisse de côté de nombreuses problématiques et comporte de nombreuses approximations et injustices. A l’inverse du processus du grenelle de l’environnement, la méthode utilisée a donc provoqué des crispations et réactions vigoureuses, et ajouté au sentiment d’insécurité de sa propre majorité.
 
A court termes, la discussion va se poursuivre au sénat, dans des conditions difficiles pour le gouvernement : faute de majorité absolue, et en raison de la proximité des élections sénatoriales, le débat sera nécessairement agité, tandis que les syndicats continueront légitimement à vouloir faire entendre leur position. On peut penser que le problème de la pénibilité, mal traité faute d’une discussion amont approfondie entre partenaires sociaux, et surtout le recul de 65 à 67 ans de l’âge auquel les pensionnés peuvent prendre une retraite sans décote, seront des points durs de négociation.
 
A moyen termes, cette nouvelle réforme ne résoudra pas le problème des déséquilibres des comptes sociaux. En repassant la patate chaude au gouvernement suivant, la majorité actuelle réussira peut-être à limiter les polémiques les plus criantes avant les prochaines élections, mais ne rend pas vraiment service aux citoyens. Le consensus progressif qui semble se dessiner en faveur d’un mécanisme de retraite par points risque bien d’être de nouveau difficile à mettre en œuvre si la crispation actuelle oblige un éventuel futur gouvernement de gauche à revenir en arrière sans assurer un équilibre à long terme. Or, comme l’indique justement Michel Rocard, soutenu en cela par François Bayrou, la solution au problème du financement des retraites doit provenir d’un équilibre interne au système, et non de recettes externes rajoutées périodiquement. Il est grand temps de se mettre sérieusement au travail pour trouver un mécanisme pérenne, comme l’on fait les Suédois…
 
Crédit photo : Reuters

Les réactions les plus appréciées

  • pilhaouer (---.---.---.33) 16 septembre 2010 13:19


    « les cotisations sont financées par les salariés et les employeurs... »

    Faux : elles sont en réalité financées uniquement par les salariés. C’est si vrai qu’historiquement, c’est le patronat, pour contrer les demandes d’ augmentation de salaire, qui a proposé ce système.(contre la cgt de l’époque opposée tout simplement parce que l’espérance de vie en retraite était très faible pour les ouvriers).

    Ensuite,le soi-disant problème de financement provient essentiellement de la baisse des salaires donc des cotisations depuis les années ’80’ liée à une hausse conséquente du taux de profit qui ne s’est pas du tout traduite par de l’investissement.
    Ajoutons la « mondialisation » non maitrisée dans l’intérêt des grandes sociétés avec à la clé délocalisations et chômage (jamais réellement combattu car il est une arme absolue pour limiter les salaires. )
    Ajoutons encore des exonérations de « charges » (le social est une charge ?!) sans contrepartie de la part des entreprises ni résultat contrôlé.

    La solution consiste à récupérer l’argent volé aux salariés qui sont les vrais créateurs de richesse et prennent des risques réels (y compris physiques).
    Il suffit de consulter les données économiques sur la répartition de la richesse pour trouver des voies de financement.

    Mais ce que Bernard Friot explique fort bien, c’est que le système par répartition apparaît insupportable à l’élite dominante :

    1. On verse un salaire à des gens qui ne sont plus dans le système de l’emploi, c’est intolérable. ( mais qui travaillent en réalité pour leur plaisir et souvent le bien de leur entourage ou de la collectivité).
    2. Tout cet argent ne transite pas par les investisseurs qui aimeraient pourtant en profiter avec la capitalisation (ruine des retraités) et Bernard FRIOT imagine que l’investissement aussi pourrait relever de cotisations immédiatement utilisées (MON DIEU ! Fini le parasitisme !)

    Pour ce qui est de la démographie, là-aussi on dit un peu n’importe quoi.
    D’abord on confond volontairement l’espérance de vie à la naissance et à 60 ans.
    Ensuite on fait l’impasse totale sur les gains de productivité qui doivent profiter aux salariés et pas seulement aux entreprises. C’est pourtant déterminant ! (il y a peu d’agriculteurs dans la france de 2010, 1,5% ou moins de la population alors qu’ils étaient 40% avant guerre. Et pourtant ils produisent infiniment plus)
    Les prévisions de natalité sont aussi très aléatoires.

    Le « problème » des retraites est un problème de partage équitable de la richesse.

  • Yvance77 (---.---.---.51) 16 septembre 2010 13:00

    Bonjour,

    On fige le cas des retraites avec les outils du passé. Hors depuis les années 70 bien des choses ont changé.

    Et notamment ce qui touche au travail. Et il faudrait un révolution pour repenser cela.

    Ce qui n’est absolument pas pris en compte c’est l’automatisation du travail qui a permis de multiplier la productivité. Ou sont passées les recettes liées à ses fabuleux gains ?

    Cela tient en peu de mots : "tous ses gains ont été absorbés pas la voracité financière. La réalité est essentiellement là.

    A ce jour chaque homme n’a en vérité pas besoin de travailler plus d 6 heures par jours. Ensuite c’est affaire de partage réaliste. Un médecin qui sauve des vies aura toujours a gagner plus qu’un bagagiste.

    Mais en aucun cas un tripoteur de chiffre financier n’a à se remplir les fouilles au delà de la honte. De même qu’un patron d’entreprise n’a pas a tutoyer les sommets de l’indécence façon Messier.

    C’est la finance spéculatrice qu’il faut détruire coute que coute, pour rvenir à une finance qui tournera aux mains de tous les hommes pour la réalisation de tous les projets de vie.

    A peluche

  • Login (---.---.---.34) 16 septembre 2010 15:39
    Login

     @Voltaire.

    Vous avez fait mention à un 4ème levier : La création de recettes supplémentaires en dehors des cotisations. Est ce la bonne formule ?
    65 Milliards de Niches sociales, 140 Md€ de niches fiscales (la cour des comptes 2010) 
    Par exemple, exonérations sur les plus-values de cessions de filiales 8 milliards, taux d’imposition moyen des sociétés du CAC 40 :18%, sans même évoquer un cas comme Bettencourt concernant l’imposition des plus riches...

    Autisme du gouvernement, députés godillots dans les rangs UMP : Je trouve les syndicats bien modérés. Qu’ils se mettent autour d’un table et propose la création d’un représentant du vote blanc aux prochaines présidentielles....







  • pilhaouer (---.---.---.194) 16 septembre 2010 15:01

    partage des gains de productivité :

    En Europe, le coefficient de restitution des gains de productivité aux salariés réduit de plus de moitié : de 0,75 pour la période 1961-1974 à 0,36 pour la période 1980-1998. En France, la part de la masse salariale a perdu dix points , passant de près de 70% à moins de 60%du PIB.
    De 1988 à 1998, la productivité du travail a progressé de 26%, le pouvoir d’achat salarié à structure constante n’a augmenté que de 1,6% dans le secteur marchand.

    Et d’autre part, les 35 h ont été de fait accepté par le patronat en échange de nouveaux gains de productivité ( : faire en 35 h ce qui se faisait en 39h a été le lot d’une grande majorité de salariés) et de la stagnation des salaires.

    C’est un choix de société qu’a suivi le PS : privilégier le temps libre à l’argent.
    Voilà une affirmation amusante !

    Quel parti va remplacer l’UMP dans l’intérêt de la classe dominante à votre avis.
    Celui du Directeur Général du FMI, peut-être !


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56 réactions à cet article

    • Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 12:56
      Voltaire

      @Parkway

      Vous avez raison de souligner que le problème des retraites est, bien sûr, lié au nombre de cotisants (d’actifs), et que toute amélioration de ce facteur a des conséauences sur l’équilibre financier des retraites. Néanmoins, même si les problèmes sont liés, la solution au problème du chômage apaprait comme bien plus complexe encore que celle du probème de l’équilibre du système des retraites. Si un parti avait la solution miracle, cela se saurait... Et les conjonctures économiques qui fluctuent fortement ont un effet direct sur le nombre d’actifs, tandis que l’on ne peut envisager un mécanisme de finacement des retraites soumis à ces variations (il suffit de constater les dégats faits par la crise dans les pays où la retraite est par capitalisation).

      Je n’ai pas souhaité dans cet article donner mes propositions, mais présenter celles des principaux partis politiques français, avec une brève analyse. J’aurais peut-être l’occasion d’en écrire un autre, d’opinion celui-là, prochainement.

    • Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 13:33
      Kalki

      @voltaire , vous n’avez toujours pas répondu a mes questions

    • Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 13:36
      Kalki

      Pour être gentil : cela s’appelle éduquer le chien en le mettant son nez dans sa propre merdre

      son beau petit tas de merde, bien à lui,

      c’est pas bien mauvais chien !

      Regarde ce que tu as fais, regarde la réalité en face

    • Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 13:49
      Voltaire

      @Kalki

      - le travail n’est pas mort
      - je ne suis pas un chien

    • Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 14:50
      Kalki

      LE TRAVAIL EST MORT, je donne des sources, ce n’est pas une phrase en l’air, pas comme la votre, et votre idéologie dépassé d’environ quelque centaines d’années.

      Tout les travails peuvent être fait avec, des machines, de la robotique, et de l’intelligence artificielle, TOUS SANS EXCEPTION, AUCUNES

      Et un chien est une métaphore, vous maitrisez les métaphores ?, ici le chien donne l’image de l’animal domestiqué, qui justife le comportement de ses maitres. ( c’est une métaphore approrié je pense, sauf que en fait personnne n’est maitre, sauf l’idéologie, et le travail de tout le monde peut être remplacé ). D’ailleurs c’est étudié en science sociale si vous voulez en apprendre plus.

      La connaissance vaut mieu que l’ignorance, il faut aretter d’être dans l’erreur, l’a vérité est scientifique.

    • Voltaire (---.---.---.24) 16 septembre 2010 15:03
      Voltaire

      @Kalki

      Evitez de prendre votre interlocuteur pour un demeuré, cela favorisera le dialogue ;
      Ne croyez-pas systématiquement tout ce qui se raconte sur Agoravox ;-, relativisez vos affirmations, et évitons de sortir du sujet.
      Si vous souhaitez écrire un article sur la philosophie dela vérité ou la sociologie du travail, je viendrai volontier commenter.
      Cet article est consacré à la réforme des retraites, c’est déjà un sujet assez complexe comme cela, pour que l’on puisse éviter de commenter des affirmations comme « le travail est mort ».

    • Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 15:36
      Kalki Et pourtant je vous ai posé gentiment la question, plusieurs fois , a qui la faute ?

      en veux tu, en voila encore :

      L’Hôpital de licencie des travailleurs, et met des robots à la place

      Selon un administrateur de l’hôpital cité dans l’article de BusinessWeek des 19 TUGS effectue l’équivalent d’ 1 million de dollars du travail humain par an, mais seulement pour un coûts de 350.000 dollars. Une reduction 65%  ? Une réduction de 65% du coût du travail ? C’est très intéressant.

      n’est ce pas ?


      1. Un robot professeur pour les élèves japonais

      Les policiers protestent contre les baisses d’effectifs ( remplacé par des caméra de surveillance, et des systèmes automatisés ).


      Du coté medial

      Alors mon gars, qu’est ce que vous en dites, n’oubliez pas la fameuse, question : l’épine du problème que vous ne voulez pas résoudre. ( jusque là )

    • Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 16:11
      Kalki

      Là on ne peut plus se cacher , il n’y a pas d’autres secteur ou repousser le travail : c’était de la triche de faire cela.

      On a repoussé, le problème

      et vous là vous refusez de vous posez le problème en question.

      Vous pensez« travail de l’humain finance retraite » : oups, moins en moins de travail ( 1 ) ( 2 ), et la robotique ne va pas aider, et c’est un secteur en très forte croissance :) c’est irrésistible de gagner en rendement en remplaçant des humains par des machines.

      « c’est toujours moins chère » « ca crée toujours du profit » « moins de charges ... » « plus de rendement » « au moins la machine on peut l’amortir alors qu’un salaire d’un imbécile payé a rien faire les 3/4 du temps » , etc etc

      Sauf que maintenant, c’est fini,« il n’y a plus de travail, »le travail est mort« ( c’est un simulacre qui précède le réel , pas si lointain)

      L’humanité ou le »capitalisme« a créez une contraction qui peut déchirer la société, pas seulement la démocratie, comprenez le bien

      alors soit vous revoyez le système en le regardant en face, soit le système se reverra » de lui même ".

  • Yvance77 (---.---.---.51) 16 septembre 2010 13:00

    Bonjour,

    On fige le cas des retraites avec les outils du passé. Hors depuis les années 70 bien des choses ont changé.

    Et notamment ce qui touche au travail. Et il faudrait un révolution pour repenser cela.

    Ce qui n’est absolument pas pris en compte c’est l’automatisation du travail qui a permis de multiplier la productivité. Ou sont passées les recettes liées à ses fabuleux gains ?

    Cela tient en peu de mots : "tous ses gains ont été absorbés pas la voracité financière. La réalité est essentiellement là.

    A ce jour chaque homme n’a en vérité pas besoin de travailler plus d 6 heures par jours. Ensuite c’est affaire de partage réaliste. Un médecin qui sauve des vies aura toujours a gagner plus qu’un bagagiste.

    Mais en aucun cas un tripoteur de chiffre financier n’a à se remplir les fouilles au delà de la honte. De même qu’un patron d’entreprise n’a pas a tutoyer les sommets de l’indécence façon Messier.

    C’est la finance spéculatrice qu’il faut détruire coute que coute, pour rvenir à une finance qui tournera aux mains de tous les hommes pour la réalisation de tous les projets de vie.

    A peluche

  • Jean-Pierre Llabrés (---.---.---.82) 16 septembre 2010 13:05
    Jean-Pierre Llabrés

    À l’auteur :
    "Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire que les actifs payent pour les retraités d’aujourd’hui (économiquement, les cotisations des actifs ne servent donc pas à financer leur propre retraite)".

    Il convient de cesser de considérer le concept de « retraite par répartition » comme un horizon indépassable et de remplacer ce concept par celui de l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif, « fonds de pension national et privé », sorte de coopérative-capitaliste, solidairement et collectivement géré par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables, qui résoudra le problème du chômage et transformera l’actuel capitalisme en un Capitalisme Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable grâce à l’accession citoyenne au Pouvoir Économique.
    (cf.
    Mémoires présidentiels : 2012 - 2022)
    Un nanti capitaliste (monomaniaque & sans complexe).

  • pilhaouer (---.---.---.33) 16 septembre 2010 13:19


    « les cotisations sont financées par les salariés et les employeurs... »

    Faux : elles sont en réalité financées uniquement par les salariés. C’est si vrai qu’historiquement, c’est le patronat, pour contrer les demandes d’ augmentation de salaire, qui a proposé ce système.(contre la cgt de l’époque opposée tout simplement parce que l’espérance de vie en retraite était très faible pour les ouvriers).

    Ensuite,le soi-disant problème de financement provient essentiellement de la baisse des salaires donc des cotisations depuis les années ’80’ liée à une hausse conséquente du taux de profit qui ne s’est pas du tout traduite par de l’investissement.
    Ajoutons la « mondialisation » non maitrisée dans l’intérêt des grandes sociétés avec à la clé délocalisations et chômage (jamais réellement combattu car il est une arme absolue pour limiter les salaires. )
    Ajoutons encore des exonérations de « charges » (le social est une charge ?!) sans contrepartie de la part des entreprises ni résultat contrôlé.

    La solution consiste à récupérer l’argent volé aux salariés qui sont les vrais créateurs de richesse et prennent des risques réels (y compris physiques).
    Il suffit de consulter les données économiques sur la répartition de la richesse pour trouver des voies de financement.

    Mais ce que Bernard Friot explique fort bien, c’est que le système par répartition apparaît insupportable à l’élite dominante :

    1. On verse un salaire à des gens qui ne sont plus dans le système de l’emploi, c’est intolérable. ( mais qui travaillent en réalité pour leur plaisir et souvent le bien de leur entourage ou de la collectivité).
    2. Tout cet argent ne transite pas par les investisseurs qui aimeraient pourtant en profiter avec la capitalisation (ruine des retraités) et Bernard FRIOT imagine que l’investissement aussi pourrait relever de cotisations immédiatement utilisées (MON DIEU ! Fini le parasitisme !)

    Pour ce qui est de la démographie, là-aussi on dit un peu n’importe quoi.
    D’abord on confond volontairement l’espérance de vie à la naissance et à 60 ans.
    Ensuite on fait l’impasse totale sur les gains de productivité qui doivent profiter aux salariés et pas seulement aux entreprises. C’est pourtant déterminant ! (il y a peu d’agriculteurs dans la france de 2010, 1,5% ou moins de la population alors qu’ils étaient 40% avant guerre. Et pourtant ils produisent infiniment plus)
    Les prévisions de natalité sont aussi très aléatoires.

    Le « problème » des retraites est un problème de partage équitable de la richesse.

    • rony (---.---.---.81) 16 septembre 2010 14:44
      rony

      Bonjour
      je partage et approuve totalement votre analyse.
      Une évolution « juste » dy système, ne peut que passer par ces disposotions.

    • Gregthebegue (---.---.---.49) 17 septembre 2010 12:11

      Le problème des retraites n’est en RIEN un problème de partage de la richesse car c’est un système par répartition basé sur la valeur travail !


      Si on veux rester dans cette logique, il faut donc :
      1) Éliminer TOUT les régimes spéciaux (sans AUCUNE exception) en faveur du régime général puis aménager ce régime général pour ré-équilibrer les comptes.
      2) Augmenter la durée de cotisation ou l’age de la retraite.
      3) Avoir une vision nationale à long terme pour automatiser/moderniser les emplois ouvertement pénibles physiquement (portage de charges lourdes, travail dans des endroits très bruyants ou nocifs principalement) et ne pas estimer la valeur psychologique car complètement subjective et invérifiable. Entre temps bien sure, prévoir un barème qui permet de réduire la cotisation selon les trimestres dans ces boulots.

      On peux aussi changer de système bien sure, et c’est ce que propose le PS en gros. Sortir les retraites du système de travail et taxer les « riches » et le capital pour financer le tout. Le problème c’est que cela ne résout rien à long terme et pire, rend le système des retraites encore plus instables en liant les retraites encore plus avec les marchés (ce qui peux être catastrophique).




  • Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 13:30
    Kalki

    Je propose la fin du travail et la fin des retraites,

    Mais seulement dans se sens là, biensur

  • LE CHAT (---.---.---.148) 16 septembre 2010 13:34
    LE CHAT

    que des reformettes à la con , personne ne propose de remettre vraiment le système à plat et de faire un vraie réforme qui soit pereine , et un système unique pour tous les salariés !
    qui va oser franchir le tabou d’aligner la retraite calculée sur les 6 derniers mois des employés de la fonction publique et que paient les salariés du privé qui eux ont une retraite calculée sur les 25 dernieres années ?????

    • Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 13:42
      Voltaire

      Bonne question ! C’était là le sens de ma conclusion (pas de pointer du doigt les fonctionnaires, mais l’absence de réforme pérenne).
      Avec ses quelques défauts, le système par point a le mérite de la transparence et d’une certaine équité. Mais cela demande des efforts pour le mettre au point.

      Quant aux commentateurs qui suggèrent que notre sustème est en déséquilibre en raison de politiques du travail inadaptée, ils n’ont pas tout à fait tort : actuellement le travail est certainement trop taxé. Un rééquilibre global serait souhaitable, mais il ne faut pas non plus être naïf ou carricatural.
      Dans ce sens, j’ai omis de souligner que Jean Arthuis, del’alliance centriste, défend depuis longtemps l’idée d’une TVA sociale, permettant justement de mieux distribuer les charges, en allégeant celles qui pèsent sur les seuls revenus du travail. C’est une piste à creuser. Mais essayons quand même de proposer une réforme du système de retraite qui soit à peu près juste, cohérente, et viable.

    • LE CHAT (---.---.---.148) 16 septembre 2010 14:40
      LE CHAT

      les suèdois ont su le faire , pourquoi nos politiciens en sont incapables ???
      ne sont ils donc que des incapables soucieux uniquement de leur rente personnelle ?

  • Ethers (---.---.---.242) 16 septembre 2010 13:37

    à l’auteur : il me semblait que le projet du gouvernement incluait aussi un volet « recettes » (augmentation du PLF de 18 à 19%, augmentation de la CSG sur les revenus du capital de 18 à 19%, augmentation - ou création - de la taxation sur les stocks options et autres retraites chapeau). Qu’en est-il ?


    à Yvance et Pilahouer :
    Les gains de productivité ont bel et bien été partagés (peut être pas de façon égalitaire je vous le concède volontiers) : comment pensez-vous qu’il a été possible de réduire le temps de travail de plus de 10% entre 1981 et 2000 (semaine de 39h puis de 35h, 5ème semaine de congés payés) sans baisser les salaires - car en masse, les salaires n’ont pas baissé : ce qui a baissé c’est le poids des revenus du travail par rapport à celui des revenus du capital (ce qui doit d’ailleurs être manipulé avec des pincettes, lorsque l’on considère que le capital des français est largement composé d’immobilier, ayant connu en 20 ans un boom extraordinaire) ?
    C’est un choix de société qu’a suivi le PS : privilégier le temps libre à l’argent. Ça se vaut, mais ça ne paye pas les retraites, c’est certain (au contraire, ça donne l’impression qu’on a moins de pouvoir d’achat, ce qui en valeur absolue est faux, mais on a plus de temps pour dépenser autant de sous, alors...)

    • Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 13:53
      Voltaire

      Vous avez raison, il y a un petit volet recettes dans le projet du gouvernement que je n’ai pas détaillé car il est financièrement très limité et n’a pas vraiment d’incidences sur les équilibres financiers. A la limite, il s’agit plutôt de mesures cosmétiques et de communication, qui ne devraient pas vraiment se trouver dans le projet de loi sur les retraites mais plutôt dans la loi de finances.

    • pilhaouer (---.---.---.194) 16 septembre 2010 15:01

      partage des gains de productivité :

      En Europe, le coefficient de restitution des gains de productivité aux salariés réduit de plus de moitié : de 0,75 pour la période 1961-1974 à 0,36 pour la période 1980-1998. En France, la part de la masse salariale a perdu dix points , passant de près de 70% à moins de 60%du PIB.
      De 1988 à 1998, la productivité du travail a progressé de 26%, le pouvoir d’achat salarié à structure constante n’a augmenté que de 1,6% dans le secteur marchand.

      Et d’autre part, les 35 h ont été de fait accepté par le patronat en échange de nouveaux gains de productivité ( : faire en 35 h ce qui se faisait en 39h a été le lot d’une grande majorité de salariés) et de la stagnation des salaires.

      C’est un choix de société qu’a suivi le PS : privilégier le temps libre à l’argent.
      Voilà une affirmation amusante !

      Quel parti va remplacer l’UMP dans l’intérêt de la classe dominante à votre avis.
      Celui du Directeur Général du FMI, peut-être !

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