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 Accueil du site > Actualités > Politique > Retraites : qui propose quoi ?

Retraites : qui propose quoi ?

Le projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites vient de franchir, non sans mal, son premier obstacle, avec un vote favorable à l’assemblée nationale en première lecture. Mais l’histoire est loin d’être terminée : avec une mobilisation syndicale réussie, une opinion très hostile à certains éléments du projet, un ministre du travail fragilisé, un sénat plus rebelle, les prochaines semaines risquent d’être agitées. L’occasion de clarifier le fond du sujet : que proposent vraiment les différents partis politiques sur ce sujet qui engage l’avenir des français.

Avant de présenter les différents projets des partis politiques, il n’est pas inutile de revenir brièvement sur la situation actuelle. Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire que les actifs payent pour les retraités d’aujourd’hui (économiquement, les cotisations des actifs ne servent donc pas à financer leur propre retraite). Néanmoins, ces cotisations ouvrent à un droit à la pension de retraite future. Ces cotisations sont payées par les employés et par les employeurs. Pour que le système fonctionne, il faut bien entendu que ces cotisations soient au moins égales au coût des pensions. Depuis un certain nombre d’années, ce n’est plus le cas : l’évolution démographique, l’allongement de la durée de la vie et la croissance du chômage ont déséquilibré le système : le nombre de cotisants (actifs) diminue, tandis que le nombre de bénéficiaires (retraités) s’accroit. A ce déséquilibre croissant s’ajoute l’extrême complexité d’un système composé de près de 40 régimes de retraite différents, plus ou moins imperméables.
 
Pour simplifier, il existe quatre leviers possibles d’actions pour corriger ce déséquilibre (le levier de la baisse du chômage étant très aléatoire…) :
- Le montant des cotisations
- Le montant des retraites
- La durée de cotisation
- La création de recettes supplémentaires en dehors des cotisations
 
Comme cette situation de déséquilibre est connue depuis longtemps et largement prévisible (de nombreux rapports biens documentés sont disponibles, notamment ceux du Conseil d’Orientation des Retraites), les gouvernements successifs ont depuis 20 ans tentés de remédier, bien qu’imparfaitement, à la situation (voir ici). Allongement progressif de la durée de cotisation, rapprochement des systèmes entre salariés du public et salariés du privé, fond de réserve alimenté par des excédents budgétaires etc.… La dernière réforme de 2004 a ainsi décidé (entres autres) du passage de 37,5 à 40 ans de cotisation pour un taux plein chez les fonctionnaires (alignement sur le privé) et de l’allongement progressif de la durée de cotisation de 40 à 41 ans entre 2008 et 2012. Néanmoins, ces mesures n’ont pas permis de remédier au déficit qui s’est fortement creusé depuis 2007, d’où les mesures proposées actuellement.
 
Le projet du gouvernement, défendu par l’UMP
 
Devant la situation inquiétante du financement des retraites, aggravée indirectement par la crise économique, le gouvernement a décidé de procéder à une nouvelle réforme des retraites. L’objectif de cette réforme est de rétablir des équilibres à court termes, sans toucher au montant des cotisations ni à celui des retraites. Les principaux points de cette réforme sont ainsi :
- un relèvement progressif d’ici 2018 de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Concrètement, cela signifie que, sauf exceptions (voir après), une personne devra nécessairement continuer à cotiser jusqu’à 62 ans avant de prétendre à ses droits de pension. De la même façon, l’âge minimal de départ à la retraite pour d’autres professions (militaires etc.…) est aussi prolongé de deux années (sans dépasser 60 ans).
- L’âge de départ de 60 ans est néanmoins maintenu pour les personnes pouvant démontrer un taux d’incapacité d’au moins 10%, ainsi que pour les personnes ayant commencé à cotiser avant l’âge de 17 ans.
- Simultanément, l’âge auquel une personne peut prétendre à une retraite sans décote passe de 65 à 67 ans. C’est-à-dire qu’avant 67 ans, une personne n’ayant pas cotisé 41 ans (voir plus, cette durée pouvant être révisée à la hausse) subira une décote de sa pension si elle choisi de partir en retraite.
- Le rapprochement entre systèmes pour la fonction publique et salariés du privé se poursuit : le taux de cotisation des fonctionnaires sera progressivement aligné sur celui du privé, l’âge de départ minimal passera aussi à 62 ans (tandis que celui des fonctionnaires « d’active », comme les militaires ou les policiers, est aussi prolongé de deux années sans dépasser 60 ans).
D’autres mesures plus spécifiques complètent cette réforme.
 
Lors de la discussion à l’assemblée, des députés UMP ont déposé un certain nombre d’amendements, notamment pour prendre en compte plusieurs lacunes du projet actuel. De façon générale, le gouvernement a demandé (et obtenu) le retrait de ces amendements en précisant qu’il travaillait à des solutions. Ces thèmes devraient donc revenir en discussion au sénat. Néanmoins, il faut souligner un amendement plus sérieux, porté et défendu notamment par les femmes députées, pour défendre l’intérêt des femmes ayant eu au moins deux enfants, aux carrières souvent interrompues, qui sont très affectées par le recul de 65 à 67 ans de l’âge auquel les pensionnés pourront partir sans décote. Bien que repoussé en commission, ce sujet, et plus globalement l’article 6 du projet de loi qui porte sur ce report de 65 à 67 ans, sera l’un des enjeux majeurs de la discussion encore à venir.
 
Le contre-projet du Parti Socialiste
 
Logiquement opposé au projet du gouvernement, le Parti Socialiste défend un contre-projet qui s’articule sur plusieurs éléments clés :
 
- Le maintient de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et le maintient d’une retraite sans décote à 65 ans. Cependant, le PS confirme aussi la décision de 2004 d’allonger la durée de cotisation à 41 ans pour un taux plein ;
- Une augmentation modérée des cotisations de 0.1% par an sur 10 ans ;
- Une nouvelle alimentation du fond de réserve des retraites par une surtaxe de l’impôt sur les sociétés des banques ;
- Des recettes fiscales nouvelles allouées au système de retraite (application de la CSG sur certains revenus exonérés, augmentation de 0.5% de la TVA etc.) ;
- Certaines mesures en faveur des emplois pénibles et de l’emploi des séniors
- Pour le plus long terme, une refonte du système de retraite basée sur l’établissement d’un compte-temps, incluant les années de formation etc.
 
Il faut cependant noter que le chiffrage des recettes fiscales proposées par le Parti Socialiste pour répondre au déficit actuel est contesté.
 
Ce qu’en pensent les centristes
 
Bien qu’actuellement divisés en plusieurs partis, l’ensemble des centristes défend une même refonte globale du système de retraite, basée sur un système par points. C’est-à-dire qu’en fonction du nombre d’années de cotisation, le salarié cumule des points. Au moment du départ en retraite, la valeur du point dépend de la valeur de la production du moment et du nombre d’actifs. Chaque individu sait, dès le départ, que sa pension sera proportionnelle au travail qu’il aura fourni toute sa vie, et peut suivre l’évolution de la valeur de ses points. Ce système, d’abord mis en place en Suède (voir ici), a depuis été étendu à d’autres pays. Défendu par la CFDT, ce modèle que prônent les centristes depuis plusieurs années commence à être aussi envisagé par les autres partis mais encore timidement.
 
S’ils sont réunis dans leur vision à long termes, les centristes n’ont en revanche pas la même attitude vis-à-vis du projet du gouvernement.
Le plus en pointe sur ce thème a été François Bayrou, pour le Mouvement Démocrate. S’il considère comme acceptable le passage de 60 à 62 ans de l’âge possible de départ en retraite, François Bayrou s’est en revanche élevé avec vigueur contre le passage de 65 à 67 ans de l’âge auquel les retraités pourraient bénéficier d’une pension sans décote. Son amendement à ce sujet sur l’article 6 du projet de loi a failli être voté, grâce à un argumentaire qui a non seulement souligné l’injustice faite aux retraités les plus modestes, souvent des femmes, par cette réforme (tandis que des professions protégées, comme les parlementaires, n’auraient pas à subir cette décote), mais aussi par la manifeste erreur de calcul du gouvernement quant aux recettes que pourraient rapporter cette modification.
Aussi défavorable au projet actuel du gouvernement, mais pour des raisons plus financières, est le président de l’Alliance Centriste, et aussi président de la commission des finances du sénat, Jean Arthuis. Pour l’Alliance Centriste, le projet du gouvernement est insuffisant pour réduire les déficits des comptes sociaux, et se fonde sur des hypothèses économiques irréalistes. A court termes, ce parti propose donc notamment d’aligner le taux de la CSG des pensions de retraites sur celui des salaires, le gel des pensions les plus élevées, mais aussi de poursuivre après 2018 le recul de l’âge de départ en retraite (vers 63 ans) et l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite pleine. En revanche, il demande plus de souplesse pour la prise en compte de la pénibilité du travail.
A l’inverse, le Nouveau Centre défend l’essentiel du projet du gouvernement et n’a proposé que des ajustements mineurs.
 
Et les autres partis ?
 
Peut-être en raison de certaines divergences internes, on a peu entendu les écologistes dans ce débat. Après quelques hésitations, leur position semble s’être alignée sur celle des Verts, elle-même assez proche de celle des socialistes : maintient de l’âge de départ à 60 ans, recettes nouvelles par divers prélèvements sur les produits d’épargne ou les bénéfices des sociétés, accroissement des cotisations patronales…
Du côté du Front National, là aussi, peu de réactions. Jean-Marie Le Pen a déclaré « comprendre la nécessité de la réforme » du gouvernement tandis que Marine Le Pen suggère notamment de lever des recettes nouvelles, comme des droits de douane sur les produits importés.
Fort logiquement, c’est plutôt du côté de la gauche de la gauche que les réactions sont les plus vives. Globalement, les différents projets du Front de Gauche, du Parti Communiste ou du Nouveau Parti Anticapitaliste se ressemblent : il s’agit de revenir à 37,5 années de cotisations et à la retraite à 60 ans en levant de nouvelles recettes selon 3 axes majeurs : les cotisations patronales, la réduction des exonérations existantes, et des taxations nouvelles, principalement sur les produits financiers.
 
Pour conclure :
 
Alors que la réforme de notre système de retraites revêt une importance considérable pour l’avenir des comptes sociaux de la nation, mais aussi et surtout pour la place relative que nous donnons au travail et à la retraite dans la vie des citoyens, force est de constater que le projet actuel ressemble plus à une énième rustine sur une chambre à air poreuse.
Pour des raisons de calendrier électoral, le gouvernement a préféré ne traiter que quelques éléments d’urgence du problème des retraites, afin de ne pas obérer la dernière année du quinquennat par des discussions complexes. Mais en ne mettant pas l’ensemble des problèmes sur la table, et en « oubliant » d’inviter les différents protagonistes à la discussion, il n’a pu que proposer un projet incomplet, qui laisse de côté de nombreuses problématiques et comporte de nombreuses approximations et injustices. A l’inverse du processus du grenelle de l’environnement, la méthode utilisée a donc provoqué des crispations et réactions vigoureuses, et ajouté au sentiment d’insécurité de sa propre majorité.
 
A court termes, la discussion va se poursuivre au sénat, dans des conditions difficiles pour le gouvernement : faute de majorité absolue, et en raison de la proximité des élections sénatoriales, le débat sera nécessairement agité, tandis que les syndicats continueront légitimement à vouloir faire entendre leur position. On peut penser que le problème de la pénibilité, mal traité faute d’une discussion amont approfondie entre partenaires sociaux, et surtout le recul de 65 à 67 ans de l’âge auquel les pensionnés peuvent prendre une retraite sans décote, seront des points durs de négociation.
 
A moyen termes, cette nouvelle réforme ne résoudra pas le problème des déséquilibres des comptes sociaux. En repassant la patate chaude au gouvernement suivant, la majorité actuelle réussira peut-être à limiter les polémiques les plus criantes avant les prochaines élections, mais ne rend pas vraiment service aux citoyens. Le consensus progressif qui semble se dessiner en faveur d’un mécanisme de retraite par points risque bien d’être de nouveau difficile à mettre en œuvre si la crispation actuelle oblige un éventuel futur gouvernement de gauche à revenir en arrière sans assurer un équilibre à long terme. Or, comme l’indique justement Michel Rocard, soutenu en cela par François Bayrou, la solution au problème du financement des retraites doit provenir d’un équilibre interne au système, et non de recettes externes rajoutées périodiquement. Il est grand temps de se mettre sérieusement au travail pour trouver un mécanisme pérenne, comme l’on fait les Suédois…
 
Crédit photo : Reuters


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Les réactions les plus appréciées

  • Par pilhaouer (---.---.---.33) 16 septembre 2010 13:19


    « les cotisations sont financées par les salariés et les employeurs... »

    Faux : elles sont en réalité financées uniquement par les salariés. C’est si vrai qu’historiquement, c’est le patronat, pour contrer les demandes d’ augmentation de salaire, qui a proposé ce système.(contre la cgt de l’époque opposée tout simplement parce que l’espérance de vie en retraite était très faible pour les ouvriers).

    Ensuite,le soi-disant problème de financement provient essentiellement de la baisse des salaires donc des cotisations depuis les années ’80’ liée à une hausse conséquente du taux de profit qui ne s’est pas du tout traduite par de l’investissement.
    Ajoutons la « mondialisation » non maitrisée dans l’intérêt des grandes sociétés avec à la clé délocalisations et chômage (jamais réellement combattu car il est une arme absolue pour limiter les salaires. )
    Ajoutons encore des exonérations de « charges » (le social est une charge ?!) sans contrepartie de la part des entreprises ni résultat contrôlé.

    La solution consiste à récupérer l’argent volé aux salariés qui sont les vrais créateurs de richesse et prennent des risques réels (y compris physiques).
    Il suffit de consulter les données économiques sur la répartition de la richesse pour trouver des voies de financement.

    Mais ce que Bernard Friot explique fort bien, c’est que le système par répartition apparaît insupportable à l’élite dominante :

    1. On verse un salaire à des gens qui ne sont plus dans le système de l’emploi, c’est intolérable. ( mais qui travaillent en réalité pour leur plaisir et souvent le bien de leur entourage ou de la collectivité).
    2. Tout cet argent ne transite pas par les investisseurs qui aimeraient pourtant en profiter avec la capitalisation (ruine des retraités) et Bernard FRIOT imagine que l’investissement aussi pourrait relever de cotisations immédiatement utilisées (MON DIEU ! Fini le parasitisme !)

    Pour ce qui est de la démographie, là-aussi on dit un peu n’importe quoi.
    D’abord on confond volontairement l’espérance de vie à la naissance et à 60 ans.
    Ensuite on fait l’impasse totale sur les gains de productivité qui doivent profiter aux salariés et pas seulement aux entreprises. C’est pourtant déterminant ! (il y a peu d’agriculteurs dans la france de 2010, 1,5% ou moins de la population alors qu’ils étaient 40% avant guerre. Et pourtant ils produisent infiniment plus)
    Les prévisions de natalité sont aussi très aléatoires.

    Le « problème » des retraites est un problème de partage équitable de la richesse.

  • Par Yvance77 (---.---.---.51) 16 septembre 2010 13:00

    Bonjour,

    On fige le cas des retraites avec les outils du passé. Hors depuis les années 70 bien des choses ont changé.

    Et notamment ce qui touche au travail. Et il faudrait un révolution pour repenser cela.

    Ce qui n’est absolument pas pris en compte c’est l’automatisation du travail qui a permis de multiplier la productivité. Ou sont passées les recettes liées à ses fabuleux gains ?

    Cela tient en peu de mots : "tous ses gains ont été absorbés pas la voracité financière. La réalité est essentiellement là.

    A ce jour chaque homme n’a en vérité pas besoin de travailler plus d 6 heures par jours. Ensuite c’est affaire de partage réaliste. Un médecin qui sauve des vies aura toujours a gagner plus qu’un bagagiste.

    Mais en aucun cas un tripoteur de chiffre financier n’a à se remplir les fouilles au delà de la honte. De même qu’un patron d’entreprise n’a pas a tutoyer les sommets de l’indécence façon Messier.

    C’est la finance spéculatrice qu’il faut détruire coute que coute, pour rvenir à une finance qui tournera aux mains de tous les hommes pour la réalisation de tous les projets de vie.

    A peluche

  • Par parkway (---.---.---.169) 16 septembre 2010 12:39

    cher Voltaire,

    vous nous redonnez la chanson habituelle que l’on nous serinne depuis 30 ans.

    Vous devriez lire et voir les videos sur le net de M. Bernard FRIOT qui ont un autre son de cloche :
     
    le problème ce ne sont pas les retraires, mais le travail...

    Etre honnête homme, c’est bien, mais notre époque a (aussi) besoin de révoltés...

    Bousculez-nous un peu, ça nous changera.

    cordialement,

  • Par Login (---.---.---.34) 16 septembre 2010 15:39
    Login

     @Voltaire.

    Vous avez fait mention à un 4ème levier : La création de recettes supplémentaires en dehors des cotisations. Est ce la bonne formule ?
    65 Milliards de Niches sociales, 140 Md€ de niches fiscales (la cour des comptes 2010) 
    Par exemple, exonérations sur les plus-values de cessions de filiales 8 milliards, taux d’imposition moyen des sociétés du CAC 40 :18%, sans même évoquer un cas comme Bettencourt concernant l’imposition des plus riches...

    Autisme du gouvernement, députés godillots dans les rangs UMP : Je trouve les syndicats bien modérés. Qu’ils se mettent autour d’un table et propose la création d’un représentant du vote blanc aux prochaines présidentielles....







Réactions à cet article

  • Par parkway (---.---.---.169) 16 septembre 2010 12:39

    cher Voltaire,

    vous nous redonnez la chanson habituelle que l’on nous serinne depuis 30 ans.

    Vous devriez lire et voir les videos sur le net de M. Bernard FRIOT qui ont un autre son de cloche :
     
    le problème ce ne sont pas les retraires, mais le travail...

    Etre honnête homme, c’est bien, mais notre époque a (aussi) besoin de révoltés...

    Bousculez-nous un peu, ça nous changera.

    cordialement,

    • Par Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 12:56
      Voltaire

      @Parkway

      Vous avez raison de souligner que le problème des retraites est, bien sûr, lié au nombre de cotisants (d’actifs), et que toute amélioration de ce facteur a des conséauences sur l’équilibre financier des retraites. Néanmoins, même si les problèmes sont liés, la solution au problème du chômage apaprait comme bien plus complexe encore que celle du probème de l’équilibre du système des retraites. Si un parti avait la solution miracle, cela se saurait... Et les conjonctures économiques qui fluctuent fortement ont un effet direct sur le nombre d’actifs, tandis que l’on ne peut envisager un mécanisme de finacement des retraites soumis à ces variations (il suffit de constater les dégats faits par la crise dans les pays où la retraite est par capitalisation).

      Je n’ai pas souhaité dans cet article donner mes propositions, mais présenter celles des principaux partis politiques français, avec une brève analyse. J’aurais peut-être l’occasion d’en écrire un autre, d’opinion celui-là, prochainement.

    • Par Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 13:33
      Kalki

      @voltaire , vous n’avez toujours pas répondu a mes questions

    • Par Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 13:36
      Kalki

      Pour être gentil : cela s’appelle éduquer le chien en le mettant son nez dans sa propre merdre

      son beau petit tas de merde, bien à lui,

      c’est pas bien mauvais chien !

      Regarde ce que tu as fais, regarde la réalité en face

    • Par Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 13:49
      Voltaire

      @Kalki

      - le travail n’est pas mort
      - je ne suis pas un chien

    • Par Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 14:50
      Kalki

      LE TRAVAIL EST MORT, je donne des sources, ce n’est pas une phrase en l’air, pas comme la votre, et votre idéologie dépassé d’environ quelque centaines d’années.

      Tout les travails peuvent être fait avec, des machines, de la robotique, et de l’intelligence artificielle, TOUS SANS EXCEPTION, AUCUNES

      Et un chien est une métaphore, vous maitrisez les métaphores ?, ici le chien donne l’image de l’animal domestiqué, qui justife le comportement de ses maitres. ( c’est une métaphore approrié je pense, sauf que en fait personnne n’est maitre, sauf l’idéologie, et le travail de tout le monde peut être remplacé ). D’ailleurs c’est étudié en science sociale si vous voulez en apprendre plus.

      La connaissance vaut mieu que l’ignorance, il faut aretter d’être dans l’erreur, l’a vérité est scientifique.

    • Par Voltaire (---.---.---.24) 16 septembre 2010 15:03
      Voltaire

      @Kalki

      Evitez de prendre votre interlocuteur pour un demeuré, cela favorisera le dialogue ;
      Ne croyez-pas systématiquement tout ce qui se raconte sur Agoravox ;-, relativisez vos affirmations, et évitons de sortir du sujet.
      Si vous souhaitez écrire un article sur la philosophie dela vérité ou la sociologie du travail, je viendrai volontier commenter.
      Cet article est consacré à la réforme des retraites, c’est déjà un sujet assez complexe comme cela, pour que l’on puisse éviter de commenter des affirmations comme « le travail est mort ».

    • Par Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 15:36
      Kalki
      Et pourtant je vous ai posé gentiment la question, plusieurs fois , a qui la faute ?

      en veux tu, en voila encore :

      L’Hôpital de licencie des travailleurs, et met des robots à la place

      Selon un administrateur de l’hôpital cité dans l’article de BusinessWeek des 19 TUGS effectue l’équivalent d’ 1 million de dollars du travail humain par an, mais seulement pour un coûts de 350.000 dollars. Une reduction 65%  ? Une réduction de 65% du coût du travail ? C’est très intéressant.

      n’est ce pas ?


      1. Un robot professeur pour les élèves japonais

      Les policiers protestent contre les baisses d’effectifs ( remplacé par des caméra de surveillance, et des systèmes automatisés ).


      Du coté medial

      Alors mon gars, qu’est ce que vous en dites, n’oubliez pas la fameuse, question : l’épine du problème que vous ne voulez pas résoudre. ( jusque là )

    • Par Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 16:11
      Kalki

      Là on ne peut plus se cacher , il n’y a pas d’autres secteur ou repousser le travail : c’était de la triche de faire cela.

      On a repoussé, le problème

      et vous là vous refusez de vous posez le problème en question.

      Vous pensez« travail de l’humain finance retraite » : oups, moins en moins de travail ( 1 ) ( 2 ), et la robotique ne va pas aider, et c’est un secteur en très forte croissance :) c’est irrésistible de gagner en rendement en remplaçant des humains par des machines.

      « c’est toujours moins chère » « ca crée toujours du profit » « moins de charges ... » « plus de rendement » « au moins la machine on peut l’amortir alors qu’un salaire d’un imbécile payé a rien faire les 3/4 du temps » , etc etc

      Sauf que maintenant, c’est fini,« il n’y a plus de travail, »le travail est mort« ( c’est un simulacre qui précède le réel , pas si lointain)

      L’humanité ou le »capitalisme« a créez une contraction qui peut déchirer la société, pas seulement la démocratie, comprenez le bien

      alors soit vous revoyez le système en le regardant en face, soit le système se reverra » de lui même ".

    • Par parkway (---.---.---.169) 17 septembre 2010 11:12

      voltaire,

      merci de votre réponse !

      Lisez B.FRIOT, et vous comprendrez que je ne suis toujours pas d’accord,

      « même s’il faut se battre pour que vous ne le soyez pas »...

  • Par Yvance77 (---.---.---.51) 16 septembre 2010 13:00

    Bonjour,

    On fige le cas des retraites avec les outils du passé. Hors depuis les années 70 bien des choses ont changé.

    Et notamment ce qui touche au travail. Et il faudrait un révolution pour repenser cela.

    Ce qui n’est absolument pas pris en compte c’est l’automatisation du travail qui a permis de multiplier la productivité. Ou sont passées les recettes liées à ses fabuleux gains ?

    Cela tient en peu de mots : "tous ses gains ont été absorbés pas la voracité financière. La réalité est essentiellement là.

    A ce jour chaque homme n’a en vérité pas besoin de travailler plus d 6 heures par jours. Ensuite c’est affaire de partage réaliste. Un médecin qui sauve des vies aura toujours a gagner plus qu’un bagagiste.

    Mais en aucun cas un tripoteur de chiffre financier n’a à se remplir les fouilles au delà de la honte. De même qu’un patron d’entreprise n’a pas a tutoyer les sommets de l’indécence façon Messier.

    C’est la finance spéculatrice qu’il faut détruire coute que coute, pour rvenir à une finance qui tournera aux mains de tous les hommes pour la réalisation de tous les projets de vie.

    A peluche

    • Par parkway (---.---.---.169) 17 septembre 2010 11:15

      yvance 77,

      «  »tous ses gains ont été absorbés pas la voracité financière. La réalité est essentiellement là."

      Voili,voilou !

      c’est pas compliqué à comprendre,
       
      et à voir aussi que depuis que l’inflation a disparu, les profits(teurs) ont explosé...

  • Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.---.82) 16 septembre 2010 13:05
    Jean-Pierre Llabrés

    À l’auteur :
    "Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire que les actifs payent pour les retraités d’aujourd’hui (économiquement, les cotisations des actifs ne servent donc pas à financer leur propre retraite)".

    Il convient de cesser de considérer le concept de « retraite par répartition » comme un horizon indépassable et de remplacer ce concept par celui de l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif, « fonds de pension national et privé », sorte de coopérative-capitaliste, solidairement et collectivement géré par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables, qui résoudra le problème du chômage et transformera l’actuel capitalisme en un Capitalisme Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable grâce à l’accession citoyenne au Pouvoir Économique.
    (cf.
    Mémoires présidentiels : 2012 - 2022)
    Un nanti capitaliste (monomaniaque & sans complexe).

  • Par pilhaouer (---.---.---.33) 16 septembre 2010 13:19


    « les cotisations sont financées par les salariés et les employeurs... »

    Faux : elles sont en réalité financées uniquement par les salariés. C’est si vrai qu’historiquement, c’est le patronat, pour contrer les demandes d’ augmentation de salaire, qui a proposé ce système.(contre la cgt de l’époque opposée tout simplement parce que l’espérance de vie en retraite était très faible pour les ouvriers).

    Ensuite,le soi-disant problème de financement provient essentiellement de la baisse des salaires donc des cotisations depuis les années ’80’ liée à une hausse conséquente du taux de profit qui ne s’est pas du tout traduite par de l’investissement.
    Ajoutons la « mondialisation » non maitrisée dans l’intérêt des grandes sociétés avec à la clé délocalisations et chômage (jamais réellement combattu car il est une arme absolue pour limiter les salaires. )
    Ajoutons encore des exonérations de « charges » (le social est une charge ?!) sans contrepartie de la part des entreprises ni résultat contrôlé.

    La solution consiste à récupérer l’argent volé aux salariés qui sont les vrais créateurs de richesse et prennent des risques réels (y compris physiques).
    Il suffit de consulter les données économiques sur la répartition de la richesse pour trouver des voies de financement.

    Mais ce que Bernard Friot explique fort bien, c’est que le système par répartition apparaît insupportable à l’élite dominante :

    1. On verse un salaire à des gens qui ne sont plus dans le système de l’emploi, c’est intolérable. ( mais qui travaillent en réalité pour leur plaisir et souvent le bien de leur entourage ou de la collectivité).
    2. Tout cet argent ne transite pas par les investisseurs qui aimeraient pourtant en profiter avec la capitalisation (ruine des retraités) et Bernard FRIOT imagine que l’investissement aussi pourrait relever de cotisations immédiatement utilisées (MON DIEU ! Fini le parasitisme !)

    Pour ce qui est de la démographie, là-aussi on dit un peu n’importe quoi.
    D’abord on confond volontairement l’espérance de vie à la naissance et à 60 ans.
    Ensuite on fait l’impasse totale sur les gains de productivité qui doivent profiter aux salariés et pas seulement aux entreprises. C’est pourtant déterminant ! (il y a peu d’agriculteurs dans la france de 2010, 1,5% ou moins de la population alors qu’ils étaient 40% avant guerre. Et pourtant ils produisent infiniment plus)
    Les prévisions de natalité sont aussi très aléatoires.

    Le « problème » des retraites est un problème de partage équitable de la richesse.

    • Par rony (---.---.---.81) 16 septembre 2010 14:44
      rony

      Bonjour
      je partage et approuve totalement votre analyse.
      Une évolution « juste » dy système, ne peut que passer par ces disposotions.

    • Par Gregthebegue (---.---.---.49) 17 septembre 2010 12:11

      Le problème des retraites n’est en RIEN un problème de partage de la richesse car c’est un système par répartition basé sur la valeur travail !


      Si on veux rester dans cette logique, il faut donc :
      1) Éliminer TOUT les régimes spéciaux (sans AUCUNE exception) en faveur du régime général puis aménager ce régime général pour ré-équilibrer les comptes.
      2) Augmenter la durée de cotisation ou l’age de la retraite.
      3) Avoir une vision nationale à long terme pour automatiser/moderniser les emplois ouvertement pénibles physiquement (portage de charges lourdes, travail dans des endroits très bruyants ou nocifs principalement) et ne pas estimer la valeur psychologique car complètement subjective et invérifiable. Entre temps bien sure, prévoir un barème qui permet de réduire la cotisation selon les trimestres dans ces boulots.

      On peux aussi changer de système bien sure, et c’est ce que propose le PS en gros. Sortir les retraites du système de travail et taxer les « riches » et le capital pour financer le tout. Le problème c’est que cela ne résout rien à long terme et pire, rend le système des retraites encore plus instables en liant les retraites encore plus avec les marchés (ce qui peux être catastrophique).




  • Par Kalki (---.---.---.180) 16 septembre 2010 13:30
    Kalki

    Je propose la fin du travail et la fin des retraites,

    Mais seulement dans se sens là, biensur

  • Par LE CHAT (---.---.---.148) 16 septembre 2010 13:34
    LE CHAT

    que des reformettes à la con , personne ne propose de remettre vraiment le système à plat et de faire un vraie réforme qui soit pereine , et un système unique pour tous les salariés !
    qui va oser franchir le tabou d’aligner la retraite calculée sur les 6 derniers mois des employés de la fonction publique et que paient les salariés du privé qui eux ont une retraite calculée sur les 25 dernieres années ?????

    • Par Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 13:42
      Voltaire

      Bonne question ! C’était là le sens de ma conclusion (pas de pointer du doigt les fonctionnaires, mais l’absence de réforme pérenne).
      Avec ses quelques défauts, le système par point a le mérite de la transparence et d’une certaine équité. Mais cela demande des efforts pour le mettre au point.

      Quant aux commentateurs qui suggèrent que notre sustème est en déséquilibre en raison de politiques du travail inadaptée, ils n’ont pas tout à fait tort : actuellement le travail est certainement trop taxé. Un rééquilibre global serait souhaitable, mais il ne faut pas non plus être naïf ou carricatural.
      Dans ce sens, j’ai omis de souligner que Jean Arthuis, del’alliance centriste, défend depuis longtemps l’idée d’une TVA sociale, permettant justement de mieux distribuer les charges, en allégeant celles qui pèsent sur les seuls revenus du travail. C’est une piste à creuser. Mais essayons quand même de proposer une réforme du système de retraite qui soit à peu près juste, cohérente, et viable.

    • Par LE CHAT (---.---.---.148) 16 septembre 2010 14:40
      LE CHAT

      les suèdois ont su le faire , pourquoi nos politiciens en sont incapables ???
      ne sont ils donc que des incapables soucieux uniquement de leur rente personnelle ?

  • Par Ethers (---.---.---.242) 16 septembre 2010 13:37

    à l’auteur : il me semblait que le projet du gouvernement incluait aussi un volet « recettes » (augmentation du PLF de 18 à 19%, augmentation de la CSG sur les revenus du capital de 18 à 19%, augmentation - ou création - de la taxation sur les stocks options et autres retraites chapeau). Qu’en est-il ?


    à Yvance et Pilahouer :
    Les gains de productivité ont bel et bien été partagés (peut être pas de façon égalitaire je vous le concède volontiers) : comment pensez-vous qu’il a été possible de réduire le temps de travail de plus de 10% entre 1981 et 2000 (semaine de 39h puis de 35h, 5ème semaine de congés payés) sans baisser les salaires - car en masse, les salaires n’ont pas baissé : ce qui a baissé c’est le poids des revenus du travail par rapport à celui des revenus du capital (ce qui doit d’ailleurs être manipulé avec des pincettes, lorsque l’on considère que le capital des français est largement composé d’immobilier, ayant connu en 20 ans un boom extraordinaire) ?
    C’est un choix de société qu’a suivi le PS : privilégier le temps libre à l’argent. Ça se vaut, mais ça ne paye pas les retraites, c’est certain (au contraire, ça donne l’impression qu’on a moins de pouvoir d’achat, ce qui en valeur absolue est faux, mais on a plus de temps pour dépenser autant de sous, alors...)

    • Par Voltaire (---.---.---.14) 16 septembre 2010 13:53
      Voltaire

      Vous avez raison, il y a un petit volet recettes dans le projet du gouvernement que je n’ai pas détaillé car il est financièrement très limité et n’a pas vraiment d’incidences sur les équilibres financiers. A la limite, il s’agit plutôt de mesures cosmétiques et de communication, qui ne devraient pas vraiment se trouver dans le projet de loi sur les retraites mais plutôt dans la loi de finances.

    • Par pilhaouer (---.---.---.194) 16 septembre 2010 15:01

      partage des gains de productivité :

      En Europe, le coefficient de restitution des gains de productivité aux salariés réduit de plus de moitié : de 0,75 pour la période 1961-1974 à 0,36 pour la période 1980-1998. En France, la part de la masse salariale a perdu dix points , passant de près de 70% à moins de 60%du PIB.
      De 1988 à 1998, la productivité du travail a progressé de 26%, le pouvoir d’achat salarié à structure constante n’a augmenté que de 1,6% dans le secteur marchand.

      Et d’autre part, les 35 h ont été de fait accepté par le patronat en échange de nouveaux gains de productivité ( : faire en 35 h ce qui se faisait en 39h a été le lot d’une grande majorité de salariés) et de la stagnation des salaires.

      C’est un choix de société qu’a suivi le PS : privilégier le temps libre à l’argent.
      Voilà une affirmation amusante !

      Quel parti va remplacer l’UMP dans l’intérêt de la classe dominante à votre avis.
      Celui du Directeur Général du FMI, peut-être !

    • Par Ethers (---.---.---.242) 16 septembre 2010 16:31

      Je ne pense pas que les patrons aient pris le risque que vous décrivez : ils n’ont pas accepté (difficilement) les 35h en échange d’éventuels gains de productivité futurs, ils les ont acceptés parce que ceux-ci étaient déjà enregistrés ! Ils y ont vu un argument de choc pour ne pas augmenter les salaires.... et ils l’ont utilisé, jusqu’à la corde même !


      Par ailleurs, je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne la réduction du poids des salaires par rapport aux revenus du capital. Je prendrais cependant une précaution avec le poids des salaires dans le PIB : le nombre de retraités (sujet d’actu smiley) ayant considérablement augmenté, selon la façon dont on comptabilise les pensions de retraite, on augmente mécaniquement le poids des revenus non salariaux (à voir de combien de pour-cents mais sûrement pas négligeable)
  • Par iris (---.---.---.174) 16 septembre 2010 14:39

    on a voulu suivre les américains leur mode vie et leur culture -voilà ou on arrive-
    consommation sans réfléchir-course à l’argent-au temps -gaspillage en tous genre-drogues-mafias -perte d’objectifs et de repère-inculture -superficialité-
    inconscience-
    on a les dirigeants qu’on mérite par notre faute et notre irréflexion- légereté- bétise- lacheté-veulerie-

  • Par Thierry LEITZ (---.---.---.21) 16 septembre 2010 14:54

    En effet Pilhaouer,

    Les retraites, comme bien d’autres sujets de société nous renvoient à la question de la répartition de la VA (valeur ajoutée, ou profit brut), d’où est tirée le volume des cotisations.

    Or cette VA qui vient des entreprises vient en fait de TOUS ceux qui font tourner les entreprises : dirigeants, salariés, clients et prestataires. Ca fait du monde. Une erreur majeure de ce pouvoir est de ne voir que les dirigeants commes créateurs de la VA, créateur d’emploi, de cotisation et d’impots, bref, dieux vivants d’aujourd’hui, sources de VIE sans lesquels... RIEN.

    Je caricature un peu, mais c’est le fonds idéologique de la droite libérale qui divise le monde en deux : locomotives et wagons. Les premiers étant parés des plus grandes vertus d’utilité, les seconds n’étant que des agents interchangeables ou des parasites.

    Cette vision est injuste et fausse. La richesse est produite PAR la collectivité en y incluant les investisseurs et dirigeants. Mais certains d’entre eux se voient SEULS en producteurs de richesse et donc en excluent facilement les autres, qui « n’ont que ce qu’ils méritent », cad pas grand chose.

    Je suis moi-même entrepreneur et j’aime l’entreprise. Mais je suis sûr que dans l’inégalité criante, aucune société ne peut prospérer.

    Ces inégalités se sont renforcées depuis le triomphe d’un capitalisme mondialisé (années 80), elles existent à la naissance, dans la scolarité, la carrière et perdure dans la retraite, alors qu’à ce moment-là au moins, le mérité lié au travail est EGAL pour tous.

    Faire cotiser les retraités aisés pour secourir -car on en est là- leur frères d’âge qui sont dans l’indigence en dépit d’une vie de labeur est une piste peu entendue... On comprend pourquoi quand on sait que les privilégiés d’aujourd’hui seront ceux de demain et qu’ils ont une solidarité de classe qui défend ses intérêts avec discrétion et efficacité. 

    Voire au mépris de la morale. 

    • Par iris (---.---.---.174) 16 septembre 2010 15:09

      lire le lien et les livres de toute urgence
      http://www.telerama.fr/livre/ces-pi...

    • Par Emile Red (---.---.---.218) 16 septembre 2010 16:08
      Emile Red

      Tout à fait Thierry .... smiley

      Le levier que personne ne cite jamais, c’est la répartition du pactole et les économies qui peuvent en découler.

      Il y a la possibilité de faire cotiser les grosses retraites, mais plus équitable serait de les plafonner.
      Dans le principe de répartition, il n’y a aucun rapport entre le cotisant et l’allocataire, en partant de ce principe, il est anormal que l’allocation soit calculée sur les revenus passés.
      D’un autre côté, la justification (?) d’un gros salaire, études, frais, compétences etc... devient caduque lorsqu’on sort du monde du travail.
      En plus de cela, il serait conforme aux aspirations d’un pays moderne de garantir un cadre de vie convenable à chaque retraité d’autant plus si son espérance de vie est courte.
      Et encore, les hauts revenus ont tout loisir durant leur activité d’épargner ou d’investir afin de conforter leur droits futurs.

      Une des solutions à terme les plus économiques serait de lisser les retraites dans une échelle faible mais d’assurer au moins un SMIC à tous les ayant droit et de limiter les pensions à plus ou moins 3 SMIC.

  • Par rocla (haddock) (---.---.---.73) 16 septembre 2010 15:18
    rocla (haddock)

    Perso je pense que tout le monde devrait avoir la même retraite , puisqu’ à la retraite personne ne travaile plus .



    Et quand personne ne travaille plus , il n’ y en a pas qui travaillent moins plus que d’ autres .

    Tous au même âge , au même tarif .

    Pourquoi mettre égalité sur les frontons quand certains ont 400 euros par mois et d’ autres 150000 et plus  ?



    • Par UltraLord (---.---.---.2) 17 septembre 2010 12:35

      C’est quand même oublier largement la pénibilité du travail.

      Entre un maçon qui s’est pété le dos pendant 40 ans à coup de 60 heures la semaine pour 3 kopeck et un cadre moyen assis derrière son écran à se faire chier toute la journée (mais 35 heures / semaines parce qu’il y a une pointeuse) ... j’ai envie de vous dire que leur filer la même retraire, c’est pas spécialement juste ...

      En poussant même un peu, pour une même durée de travail, j’ai envie de vous dire que le maçon, son dos on lui remplacera pas, alors s’il touche un peu plus, tant mieux pour lui.

      Mais vous comme moi le savons ... de toute façon, dans l’histoire, aujourd’hui, c’est encore le maçon qui se fait plumer ...

      L’égalité absolue, c’est une grande blague ... une grande mascarade. Ce n’est pas moteur de motivation. Maintenant, les excès sont aussi une aberration, et c’est cela qu’il faut combattre (et par le haut, et par le bas).

      La solution ne viendra de toute façon pas de l’égalité mais de l’équité. Il faut que la répartition des richesses soit juste.

    • Par titi (---.---.---.180) 20 septembre 2010 07:21

      « ont 400 euros par mois et d’ autres 150000 et »
      Sauf que ce n’est pas le régime « général » qui paie 150000.

      Le régime général applique un plafond (dont je ne connais plus le montant exact mais ce doit être le plafond de la sécu # 2500 euros) et ce sont ensuite les régimes « complémentaires » (arco, agirc, etc...) qui financent le complément.

      Le régime général s’étend donc du minimum vieillesse jusqu’au plafond SS, soit de environ 700 euros/mois à 2500 mois.

      Soit un rapport de 3,57 à comparer avec le votre de 375... pour faire pleurer dans les chaumières ???

  • Par Login (---.---.---.34) 16 septembre 2010 15:39
    Login

     @Voltaire.

    Vous avez fait mention à un 4ème levier : La création de recettes supplémentaires en dehors des cotisations. Est ce la bonne formule ?
    65 Milliards de Niches sociales, 140 Md€ de niches fiscales (la cour des comptes 2010) 
    Par exemple, exonérations sur les plus-values de cessions de filiales 8 milliards, taux d’imposition moyen des sociétés du CAC 40 :18%, sans même évoquer un cas comme Bettencourt concernant l’imposition des plus riches...

    Autisme du gouvernement, députés godillots dans les rangs UMP : Je trouve les syndicats bien modérés. Qu’ils se mettent autour d’un table et propose la création d’un représentant du vote blanc aux prochaines présidentielles....







    • Par Voltaire (---.---.---.24) 16 septembre 2010 16:02
      Voltaire

      A titre personnel, je ne suis pas favorable au mélange des systèmes. Je suis donc plutôt en faveur de la mise en place d’un système équilibré financièrement mais plus juste, comme le système par points.
      Si on agit aussi, comme beaucoup le suggèrent ici, sur la composante travail/chômage, qui est plus aléatoire mais nécessaire, on peut alors augmenter la valeur du point ou diminuer la cotisation.
      Le problème des niches fiscales, exemptions etc... est différent et touche au budget de l’Etat, qui est lui aussi en déséquilibre, mais évitons les siphonage d’un système à l’autre (il faut aussi équilibrer le système de la sécu...), car c’est la porte ouverte à tous les abus (on a vu plusieurs fois l’Etat prélever de l’argent de fonds sociaux pour équlibrer son budget).

    • Par Emile Red (---.---.---.218) 16 septembre 2010 16:16
      Emile Red

      Le système par point sera de plus en plus discriminant au fur et à mesure que les carrières seront aléatoires et quid des femmes, des longues maladies de plus en plus courantes, des périodes de chômage non indemnisées ?

      La solution la plus juste serait une pension garantie à chacun quelle que fut son trajet professionnel en contrepartie, il faut réduire au maximum les fortes retraites qui sont financées par le plus grand nombre et donc par les plus bas salaires.

    • Par Login (---.---.---.34) 16 septembre 2010 16:30
      Login

      Si je suis votre raisonnement, il n’y a qu’une conclusion. Si tout siphonnage d’un système à l’autre, Etat, retraite, santé, chômage, laisse le tout en déséquilibre, comme tous ses systèmes n’en forment qu’un ,c’est bien que la copie est à revoir. Je serais aussi favorable à un système à points mais surement pas dans un contexte où il est délibérément choisi de faire peser le poids des déséquilibres du système sur un seul type d’acteurs. C’est pour cela que je suis pour un mélange des genres. Il est inadapté de cloisonner des problèmes qui ne le sont pas. Nous sommes donc dans un pur rapport de forces. A cela, il n’y a que 2 réponses. Le conflit, entrer dans le rapport de forces ou sortir d’un jeu perdu d’avance. Il y a beaucoup de gens intelligents pour remplacer ce qui ne font pas leur boulot...



    • Par Login (---.---.---.34) 16 septembre 2010 16:44
      Login

      @voltaire. Au fait : Trouvez-moi une seule raison pour justifier d’exonérer les plus-values de cession de filiales... Vous noyez un peu trop facilement le poisson smiley





    • Par Voltaire (---.---.---.24) 16 septembre 2010 16:44
      Voltaire

      @Emile Red

      Vous avez raison, un système à point n’est pas parfait. Mais on peut facilement imaginer un mécanisme de bonus pour les mères de famille, les métiers pénibles etc. Cela fait partie de la discussion. Et limiter les plus hautes retraites, ou au moins les pénaliser, c’est un peu ce que suggère Jean Arthuis, qui propose de figer (c’est à dire de ne pas indexer sur l’inflation) la partie supérieure des retraites (qui dépasse par exemple 2 ou 3 fois le smic).

      @Login

      Je suis très dévaforable à des transferts d’un système à l’autre. Il n’y a aucune raison pour laquelle on ne puisse pas mettre les budgets en équilibre. En réalité, cela me semble assez simple pour les retraites : si le montant du déficit est important en valeur absolue, il est assez faible en pourcentage. L’ajustement nécesaire est donc limité. Pour la sécu, c’est un peu plus difficile car il y a eu des défauts d’investissements, et les dépenses de santé vont nécessairement continuer à s’accroitre. Cela méritera un autre article car c’est trop long à détailler ici. Enfin, il n’y a pas de fatalité à un budget de l’Etat en déficit chronique : il est évident que certains avantages fiscaux ne sont pas économiquement justifiés, ce qui ouvre des marges de manoeuvre. Mais, au risque de me faire lyncher ici, je pense qu’il faudra aussi revoir le temps de travail d’un certain nombre de professions dans le secteur public, qui sont bien en dessous de 35 h effectives. En échange, leur conditions de travail et de salaire devront être revalorisées, mais il ne faut pas se cacher derrrière son petit doigt (et je ne vise pas du tout les enseignants ici).

    • Par Voltaire (---.---.---.24) 16 septembre 2010 16:47
      Voltaire

      @Login

      Je ne vois aucune raison pour exonérer les cessions de filiales... mais à mon avis ce n’est pas lié à la réforme des retraites ! IL est évident qu’il y a un coup de balais à donner aux niches fiscales, bien plus que ne le propose le gouvernement. Mais cela doit être fait dans le cadre de la loi de finances, en lien avec le budget de l’Etat, pas de celui des retraites.

    • Par Login (---.---.---.34) 16 septembre 2010 18:06
      Login

       @Voltaire.

       Aucun rapport entre les niches fiscales et le financement des retraites ? Vous avez raison
       dans le strict cadre de la pensée budgétaire et comptable. ce n’est pas mon propos. 
       Le domaine de la mécanique classique ne présente aucun outil pour traiter de problème
       qui tiennent plutôt du domaine des écosystèmes, et même en restant dans le domaine de la
       mécanique, vous ne pouvez ignorer les mécanismes qui rendent ces équilibres
       impossibles.
       
       
  • Par foufouille (---.---.---.135) 16 septembre 2010 16:35
    foufouille

    1500 brouzoufs pour tous !

  • Par Gobino di Pompino de Lapouge (---.---.---.6) 16 septembre 2010 17:03
    Lord WTF !


    Gobino di Pompino de Lapouge

    (GPL pour les intimes)

     

    Président-Fondateur du PETPA (Parti Eugéniste Totalitaire Progressiste et Altruiste)


    Mes chers compatriotes et chères compatriotesses,

    La question des retraites n’est pas insolvable, sinon elle ne se poserait pas ! Nous, au PETPA posons l’équation simplement, et sans démagogie aucune, empreints d’un esprit pratique et motivés par l’utilité publique disons : le problème est simple  : il y a de plus en plus d’inactifs, et de moins en moins d’actifs : est-ce une fatalité ?

    NON disons-nous : autant l’allongement de la durée de vie que par conséquence découlante et logique de la durée de vie inactive n’est en aucun cas et sans nul doute aucun une fatalité ! Rasage façon Occam : si les inactifs qui perçoivent les retraites augmentent et que les actifs qui paient ces retraites diminuent en nombre : et bien la réponse est simple : diminuons le nombre d’inactifs !    

    Et cela selon deux axes prioritaires : Eco-eugènisme Durable et Développement Rentable : oui nous devons autant penser utile qu’à l’avenir de notre planète : ce qui nous conduit donc à dans un premier temps la diminution physique et pragmatique du nombre des inactifs et l’allongement utile autant que rentable du nombre des actifs…

    Nous avons pour cela au PETPA deux propositions que nous soumettrons au suffrage populiste : en un : le développement de l’usage altruiste, positif, durable et rentable de l’IVG soit l’Interruption Volontaire des Grabataires, et en deux le CEDD soit le Contrat d’Existence à Durée Déterminée…

    Pour l’IVG : nous mettons dans la catégorie grabataire tout individu ayant atteint l’âge actuel de la retraite et donc devenu autant inactif, qu’objectivement improductif et inutile : donc sans aucun intérêt pour l’intérêt/utilité public ou le développement rentable de notre pays : à nouveau nous le rappelons le PETPA est un mouvement altruiste fondé sur la défense de l’intérêt commun autant que l’utilité publique

    Pour le CEDD : ce contrat débutera avec l’entrée dans la vie active (la puberté pensons-nous au PETPA mais nous ne sommes pas contre l‘usage positif des pré-pubères) et s’achèvera avec la fin de la période d’utilité publique du signataire, ou sa date de péremption si vous préférez et donc son entrée objective dans la catégorie inutile, improductif, inactif donc IVG.  

    Bien entendu, afin d’éviter tout procés en discrimination positive ou négative, les individus inutiles, improductifs, inactifs bien qu’ils pourraient signer un CEDD seront eux concernés par la CPE soit la Castration Positive Eco-eugènique, cela dans une démarche de démo-réduction humaniste et positive, encore une fois…

    Ces mesures nous en sommes certains au PETPA auront autant un impact positif sur notre PNB, PIB, etc…autant que s’inscriront dans une démarche rationnelle (rasage façon Occam) et positive de réduction des coûts que des conflits sociaux. Voilà, ce que nous au PETPA appelons l’Eco-eugènisme Durable et le Développement Rentable : tout cela dans une perspective altruiste, positive et progressiste mais aussi et surtout utilitaire et pragmatique…

    Allons plus loin encore, au PETPA, nous proposons que les déchets issus de l’IVG soit soumis à éco-recyclage et qu’ainsi ils contribuent à soutenir notre aide alimentaire en direction du Tiers-Monde : ainsi nous proposerons aussi la suppression des ONG, des fonds alloués à notre politique d’aide aux pays sous-développés : ce qui allègera d’autant plus les cotisations, taxes, etc…auxquelles pourraient être soumis les signataires d’un CEDD…

    Bien entendu, au PETPA : nous considérons la question du déclin démographique et proposons donc l’importation d’utérus exogènes, qui seront soumis à des inséminations artificielles de sperme AOC, ou d’implantations d’embryons congelés AOC eux-aussi : cela afin de garantir la préservation de notre patrimoine génétique : et si nécessité, se faisait sentir, nous au PETPA ne refusons pas l’importation de mâles allogènes pour telle branche professionnelle : en vertu du principe de précaution, bien entendu les migrants mâles seront soumis à la CSA (Castration Systèmatique des Allogènes). 

     Comme dit en intrdocution, chers compatriotes, chères compatriotesses, là où les autres partis se posent des questions, le PETPA apporte la réponse !

    C’est tous ensemble que nous construirons une humanité plus saine et plus utile !  

    VOTEZ GPL ! VOTEZ PETPA !

     

     

     

     

    • Par ELCHETORIX (---.---.---.158) 16 septembre 2010 18:18

      salut BADGURU , toujours aussi excellent dans la dérision ou l’humour !
      pour plaisanter , le mieux c’est la retraite de 18 ans à 50 ans , car c’est là que l’on peut le mieux profiter de la vie , puis personne n’est né pour travailler , sauf pour entreprendre et réaliser sa vie selon son souhait , mais ce serait un autre monde !
      De toutes façons , à partir du moment où l’on ne travaille pas pour soi , son amélioration de vie , je suis pour travailler le moins possible et donc je revendique le droit à la paresse , sauf pour son bien propre et celui de son entourage ou alors dans une société à la répartition équitable donner le meilleur de soi : ors ce système économique injuste provoque plutôt un travail forcé pour des clopinettes , donc est proche de l’esclavage moderne !
      Ainsi , vive le système D et le droit à la paresse !
      @ l’auteur , merci pour votre article qui détaille les propositions des principaux partis politique sur le sujet très sensible des retraites , moi-même étant jeune retraité je suis concerné quant à ma contribution CSG selon le montant de sa pension !
      RA .

  • Par Rabelais (---.---.---.89) 16 septembre 2010 17:45
    Rabelais

    Article très intéressant.

    Une question additionnelle me taraude.

    Je travaille depuis (presque) toujours dans le privé, et cotise à une retraite complémentaire (AGIRC, depuis fusionnée avec ARRCO).

    Tout allait très bien jusqu’à ce que, dans les années 2002-04 (ma mémoire défaille sur ce point), j’apprenne par un article sybilin dans les Echos, que l’Etat avait prelevé €500 Millions (3,3 milliards de francs !) des caisses de cette mutuelle (la totalité de sa trésorerie dispo), comme il en a le droit (soulte ?). Sur le thème « on vous le rendra plus tard ». Depuis cette mutuelle est partie en vrille, a fusionné...je sais que l’Etat français pompe régulièrement la Sécurité Sociale et lui doit plus de €10 MMilliards (hors intérêts et frais de financement de la dette créée !). Et la Sécu a la réputation d’être « structurellement déficitaire », les Français de prendre trop de médicaments... Alors qu’il n’en est rien, et de loin, si cet argent lui était rendu, ou ne lui avait pas été pris.

    Qu’en est-il des retraites ?? Quelle est la dette de l’Etat, if any ?

    • Par Voltaire (---.---.---.24) 17 septembre 2010 08:42
      Voltaire

      A ma connaissance, il n’y a pas eu de prélèvement de l’Etat sur les caisses de retraites, au moins celles gérées parles partenaires sociaux.
      Néanmoins, il faut indiquer que l’Etat a décidé d’utiliser le fon de réserve des retraites pour combler les déficit du système d’ici 2018, alors que ce fond avait été prévu pour compenser les déficits à partir de 2020. A sa décharge, il faut aussi signaler que si ce fond n’était pas utilisé, cela signifierait que d’autres recettes (ou un durcissement des conditions de départ) aurait dû être envisagé.

    • Par Neosysteme (---.---.---.138) 17 septembre 2010 10:33
      Neosysteme

      Ne pas oublier la fameuse vignette automobile, censée aider au financement des retraites et dont les recettes ont été détournées durant des décénies !

  • Par Marianne (---.---.---.1) 16 septembre 2010 18:44
    Marianne

    Ravie de retrouver Rabelais, en plus de Voltaire, moi qui aime la période de la Renaissance et des lumières !

    Merci à Voltaire pour son article pédagogique. A propos il y en a un du Monde qui porte le même titre et décrit les différents leviers possibles de la réforme : http://abonnes.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/01/27/retraites-qui-propose-quoi_1297228_3224.html

    J’ai aussi récemment publié un article sur le sujet sur Agoravox en relançant l’idée de retraites à point : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/reforme-des-retraites-reprenons-le-81089

    Cette réforme n’a abordé le problème que sous un aspect comptable et non sous l’angle de l’évolution du mode de vie. Elle est mensongère car le recul de l’âge de la retraite alors que 1/3 des seniors est au chômage va tout simplement transférer une partie du déficit sur la caisse chômage. Elle aurait dû assurer des mesures d’accompagnement pour que les seniors aient du travail sans en prendre non plus aux jeunes qui souffrent aussi d’un fort taux de chômage. Elle n’est pas durable et à horizon très court terme, elle a complètement occulté les régimes spéciaux au motif qu’on n’y touche pas jusqu’en 2018 alors que ceci n’est pas pérenne. La retraite à point (ou basée sur compte notionnel) est le meilleur système garantissant l’équilibre sur une valeur de point d’équilibre et elle n’est pas incompatible avec l’apport de ressources complémentaire aux cotisation, par exemple une ressource fiscale (TVA sociale ou taxe sur le capital), qui peut entrer dans la formule. De même qu’elle peut intégrer des critères de pénibilité dans le calcul des points.

    La question des ressources nouvelles venant d’impôt mérite d’être discutée. Voltaire l’évacue un peu vite. Soit on considère que c’est un système d’assurance, de mutuelle, qui doit être à l’équilibre, les cotisation finançant les indemnités, soit on considère que c’est un service public (ou en partie) financé par la collectivité dans son ensemble, par tous les revenus, pas seulement des cotisants bénéficiaires.

    • Par Voltaire (---.---.---.24) 17 septembre 2010 08:48
      Voltaire

      Merci pour ces remarques.

      Je suis d’accord sur la nécessité d’avoir une vision globale du problème, et vous pointez justement les insuffisances du projet actuel. C’est la raison pour laquelle une telle réforme aurait due faire l’objet d’une discussion plus globale, du type grenelle, parallèlement à quelques mesures financières d’urgence.

      Je suis en revanche plus mitigé sur la question des recettes nouvelles.
      Il ne fait aucun doute que le système actuel de prélèvements/exemptions n’est pas équitable. Néanmoins, il faut aussi souligner que le budget de l’Etat est en déficit très important. D’après moi, toute recette fiscale nouvelle devrait être affectée d’abord à la réduction de ce déficit (qui coute très cher en intérêts), puis à l’investissement dans les services publics essentiels comme la santé, la justice, l’université, l’éducation etc. je préfère qu’en parallèle un mécanisme équilibré mais séparé soit trouvé pour les retraites, comme pour la sécu. 

    • Par Login (---.---.---.34) 17 septembre 2010 13:13
      Login

        Eh oui... et si l’on sortait d’une logique de compteurs de haricots.

        Avoir une vision... C’est pas avec des calculs à la petite semaine que l’on pourrait
        faire évoluer les choses.

         Posons 2 règles.

         1. Il n’y a pas d’inflation s’il y a ajustement du système de production à la demande.
         2. Le pierre angulaire du progrès est de faire que toute ressource soit renouvelable.

         Application.

         1. La fiscalité a pour fonction de réduire la valeur de tout bien non renouvelable.
         2. Augmenter la demande est un processus neutre à l’équilibre production/renouvellement
           des ressources.

        Régulation du marché.
       
        Sur la base de l’équilibre Production/renouvellement. 

        Impact attendu.

         Accroissement du partage de toute ressource non renouvelable.

        équilibre Public / privé

        La fiscalité des biens produits par l’entreprise destinés aux personnes physiques
        est appliquée au moment de l’achat des personnes physiques (déduit du montant reçu 
        par l’entreprise).
        La fiscalité des biens produits par l’entreprise pour l’entreprise ou le secteur public est
        partagée à X/Y entre l’acquéreur et le vendeur. Ce ratio est fixé par le régulateur en 
        fonction de la contribution de chacun des acteurs au renouvellement des ressources
        employées.
        La valeur des biens produits pour le secteur public est la base du budget pour financer
        les entreprises ( i.e la capacité de production). Une entreprise qui produit pour le 
        secteur public reçoit un financement dépendant de la fraction renouvelable du bien fourni. 
        
        La fiscalité permet de financer la consommation des non-productifs.

        Gestion monétaire.

        Tous les paiements sont dématérialisés et la taxation intégrée dans le mécanisme de
        paiement. 

        Application à la question des retraites.

        Départ à la retraite a 60 sans condition. Revenu fixe 1500€ (par exemple) - variable
        fonction des biens non renouvelables dans la consommation.

       Action politique

       Garantir l’équilibre entre développement et durabilité.

        Programme politique.

       S’engager à mettre en place un système de ce type en 10 ans maximum.
       
       
        
  • Par foufouille (---.---.---.135) 16 septembre 2010 19:11
    foufouille

    "- Des recettes fiscales nouvelles allouées au système de retraite (application de la CSG sur certains revenus exonérés, augmentation de 0.5% de la TVA etc.) ;"
    mort au PS

  • Par jaja (---.---.---.129) 16 septembre 2010 20:06
    jaja

    Le maintien de la retraite à 60 ans et le retour aux 37,5 annuités de cotisation dépend de notre mobilisation. Tous dans la rue le 23 septembre puis dès le 24 grève générale reconductible : deux actions qui seraient de nature à faire reculer ce gouvernement tout comme le CPE fut retiré dare-dare dès que ça a commencé à sentir le roussi sur les boulevards....

    http://www.npa2009.org/npa-tv/all/a...

  • Par rocla (haddock) (---.---.---.158) 16 septembre 2010 20:17
    rocla (haddock)

    Tous dans la rue avec Jaja le poing levé ....

    Caramba viva la révoloutionne .....

  • Par Croa (---.---.---.18) 16 septembre 2010 23:33
    Croa

    Cet article est caisse de résonance des médias autorisés. Notre auteur raisonne comme un tambour qui donnerait la mesure !

     smiley Heureusement qu’il y a d’autres auteurs sur Agoravox,
    osant contrer les sophismes des hommes et des femmes politiques !  smiley

     smiley Mais pourquoi diable ce truc est-il à la une ??? smiley

  • Par kasko (---.---.---.87) 16 septembre 2010 23:48

    Article intéressant

    Enfin un article sérieux sur la retraite, un article qui fait un point assez complet et objectif des différentes alternatives proposées. Car la question n’est pas de renverser un gouvernement, un président ou quoique ce soit. La question est de savoir comment maintenir le système de répartition. Et ce n’est pas aussi simple que certains politiques, journalistes et intellectuels le laissent croire.

    Tous les excités qui en font un « combat » idéologique, un défouloir à bobos, une tirade de tragédie ou une pseudo leçon de morale rendent le pire service à notre société. La réforme proposée comporte bien des défauts et n’est probablement pas suffisante mais s’opposer à celle-ci signifie ne rien faire pendant au moins 2 ans et nous contraindre dans 3 ou 4 ans à des solutions bien pires que celles proposées aujourd’hui. Ce n’est pas réjouissant mais dire l’inverse n’est pas une attitude responsable : c’est faire l’autruche et se mettre la tête au fond du trou !

    • Par jaja (---.---.---.129) 17 septembre 2010 07:16
      jaja

      Quoi que vous en pensiez le combat pour le maintien de la retraite à 60 ans n’est en rien « un défouloir à bobos ».
      3 millions de travailleurs dans les rues pour exprimer leur colère contre cette véritable régression sociale qu’est la « réforme » qui n’a comme but que de faire baisser le montant des pensions sachant qu’à 60 ans la grande majorité des salariés ne travaille plus n’étant plus jugés rentables par les patrons.

      Sachez aussi que l’espérance de vie en bonne santé pour les ouvriers est de 59 ans.
      C’est donc le chômage, le RSA puis des retraites indignes qui guettent les moins payés des salariés. Le véritable scandale est là...

      Déja à l’heure actuelle, avant cette régression sociale beaucoup de petits retraités hantent les services sociaux où font la queue aux Restos du Coeur.... Qu’en sera t-il demain si on laisse faire ces salauds qui nous gouvernent ?

    • Par foufouille (---.---.---.135) 17 septembre 2010 09:27
      foufouille

      « Sachez aussi que l’espérance de vie en bonne santé pour les ouvriers est de 59 ans. »
      55 dans le btp en suisse
      il sort d’ou le 59 ?

    • Par jaja (---.---.---.6) 17 septembre 2010 10:11
      jaja
    • Par foufouille (---.---.---.135) 17 septembre 2010 11:13
      foufouille

      sur que c’est bidon comme l’esperance de vie
      ils ont commence a bosse en 70 .......
      le boulot s’est pas ameliore depuis

  • Par elec 42 (---.---.---.117) 19 septembre 2010 10:31
    elec 42

    si vous comptez sur les socialistes pour résoudrent le problème des retraites,vous ètes mal barrés,donné moi un seul exemple ou ils ont put résoudre un problème quand ils étaient au pouvoir:retraite,travail,chomage,sécu,insécurité,emploi des jeunes,agriculture,environnement,j’attend des réponses.

  • Par Jean d’Hôtaux (---.---.---.186) 20 septembre 2010 11:16
    Jean d'Hôtaux

    @ Voltaire :

    Bonne synthèse du problème !

    Une remarque toutefois, vous écrivez :


    « ... avec une mobilisation syndicale réussie, ... »


    Certes, mais que penser de la légitimité démocratique de manifestations, qui même si elles rassemblent 2 millions de personnes, ne représentent au mieux que 10% de la population active, alors que la réforme des retraites concerne l’ensemble de la France : tous les Français, les salariés, les retraités, etc. ?

    L’expression démocratique doit sortir des urnes, pas de revendications ou de slogans déclamés dans la rue ...

    Cordialement !

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