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Accueil du site > Actualités > Politique > Revolving pour les uns... facture pour les autres

Revolving pour les uns... facture pour les autres

Dans le "fatras" d’informations et de communiqués des "experts" gouvernementaux, une déclaration aurait dû provoquer remous et hurlements.

Ce sont celles de notre Premier ministre qui, sans vergogne, a dévoilé la stratégie du gouvernement pour éviter la faillite qui guette les institutions financières.

AP - Mardi 7 octobre, 15h31 "La garantie est à 100 % puisque nous prenons l’engagement solennel qu’il n’y aura pas de faillite d’établissement bancaire en France", a affirmé mardi François Fillon, expliquant que le gouvernement préférait cette "solution" à un relèvement du plafond de garantie des dépôts bancaires.

"L’Etat fera son devoir si une banque est en difficulté", a assuré le Premier ministre lors des Questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Nous avons décidé de garantir complètement la continuité du système bancaire français."

En cas de défaillance d’une banque, la "solution" consistera selon lui "à en prendre le contrôle, à démettre les dirigeants qui n’ont pas réussi et à les remplacer par des dirigeants qui auraient toute la confiance du gouvernement, à redresser cet établissement bancaire et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront", a-t-il expliqué.

"Cette solution est bien préférable à celle d’une garantie générale des déposants, parce qu’elle ne conduit pas à garantir les pertes des banques, mais elle conduit au contraire à empêcher la faillite d’établissements bancaires", a-t-il fait valoir. AP/Yahoo.

Traduction : l’Etat couvrira les pertes des établissements bancaires privés, puis rendra lorsque le moment sera venu lesdits établissements au marché. Peut-être (et même certainement) à ceux qui les ont fait couler.

Mais alors, allez-vous me dire : "Ce n’est absolument pas ce que les médias nous expliquent... C’est fondamentalement injuste et frise la malhonnêteté..."

Nous avons cherché à savoir si ce communiqué était une fidèle restitution des propos du Premier ministre. Nous vous donnons ci-dessous des extraits des déclarations de François Fillon à l’Assemblée nationale au cours du débat sur la crise financière : "Déclaration du gouvernement sur la crise financière et bancaire et débat sur cette déclaration".

"M. François Fillon, Premier ministre. … nous examinons immédiatement avec la Banque de France et les autorités de régulation quelle est la meilleure solution. Si cette solution nécessite l’entrée de l’État au capital, nous le faisons, mais à plusieurs conditions.

Tout d’abord, l’État doit avoir les moyens de superviser le redressement de la banque. C’est la raison pour laquelle, dans le cas de Dexia, nous avons obtenu, avec la Caisse des dépôts et consignations, une minorité de blocage. Si cela n’avait pas été le cas, nous n’aurions pas donné suite à la demande des autorités belges.

Ensuite, la direction doit pouvoir être immédiatement renouvelée si la situation le justifie. Les dirigeants qui se sont affranchis des règles minimales de prudence ne doivent pas compter sur l’État actionnaire pour les aider à sauter en parachute doré. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

Enfin, l’État n’a pas vocation à rester un actionnaire durable. Une fois l’entreprise redressée

M. Jean Glavany (Parti socialiste) On redérégule !

M. François Fillon, Premier ministre. … la participation de l’État doit être revendue, si possible avec une plus-value, comme nous l’avons fait pour Alstom dans le passé. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Notre engagement pour assurer la continuité du secteur bancaire est total, et la parole de l’État est engagée. Pour cela, nous devons être en mesure d’intervenir financièrement sans délai, y compris par des prises de participations. À cette fin, le président de la République et moi-même avons demandé à Christine Lagarde de mettre en place une structure juridique intégralement détenue par l’État et susceptible de réaliser les investissements nécessaires.

... / ...

M. François Fillon, Premier ministre. Aujourd’hui, cette structure existe et elle porte déjà la participation de l’État dans Dexia. Afin qu’elle puisse disposer de tous les capitaux nécessaires aux interventions qui se justifieraient à l’avenir, le gouvernement sollicitera du Parlement, par voie d’amendement au projet de loi de finances, la garantie explicite de l’État. (« Très bien ! » sur les bancs du groupe UMP.)

Cette structure nous permettra de mettre en œuvre notre stratégie au cas où une banque serait en difficulté : la recapitaliser, en maîtriser la stratégie et la gestion, la redresser et remettre les participations de l’État sur le marché lorsque les circonstances le permettront.

M. Roland Muzeau (Gauche démocrate & républicaine). On renfloue !

M. François Fillon, Premier ministre. Nous voulons de la sorte créer les conditions du retour de la confiance dans le système bancaire et assurer la reprise des prêts entre les banques elles-mêmes.

Notre pays a un système de garantie des dépôts parmi les plus protecteurs… Source Assemblée nationale.

Dites donc, ça ne vous rappelle pas, même vaguement, quelque chose de déjà vécu ?

Ce vécu se retrouve dans les intentions et déclarations du "bon" M. Paulson. Il est d’ailleurs étonnant de lire l’analyse de l’Institut Hayek (qui n’est pas ce qu’on pourrait appeler un think tank altermondialiste - voir sa présentation plus bas).

"Le secrétaire américain au trésor, Henry "Hank" Paulson, a annoncé jeudi la création d’une vaste structure de "defeasance" étatique — en anglais : RTC, pour Resolution Trust Corporation ayant pour mission de racheter à toute banque ses créances sinistrées par la crise financière, moyennant une décote (négociée au cas par cas), la structure de defeasance se chargeant ensuite de revendre ces actifs une fois les marchés revenus au calme. Naturellement, l’achat sera financé par les contribuables américains, ceux de demain, par une augmentation de la dette fédérale.

Puis le gouvernement revendra les actifs, et la perte supportée in fine par les citoyens sera la différence entre le prix de rachat des créances vaseuses et le prix de leur liquidation, augmenté des intérêts qui auront couru le temps que cette liquidation ait lieu. C’est, à une tout autre échelle, le système qui a été mis en place sous le nom de CDR pour liquider les actifs pourris du Crédit lyonnais, dont la facture finale pour les contribuables français a été évaluée à environ 20 milliards d’euros ... / ...

Et voilà pourquoi ce sont les contribuables américains qui vont boire la tasse, plutôt que les investisseurs ! La promiscuité des politiciens de Washington et des grands dirigeants des institutions financières, généralement issus des mêmes grandes universités de l’Ivy League (harvard, yale, princeton et quelques autres), aboutit à ce que le gouvernement privilégie ses amis au détriment des cochons de payants qui ne comptent pas. Voilà qui n’est pas sans rappeler le fonctionnement de notre énarchie. Les Etats-Unis ont finalement quelques problèmes assez comparables aux nôtres. Source Institut Hayek Libéralisme et Atlantisme.

Nota : présentation de l’institut sur son site web : ... / ... Face aux idéologies socialiste, écologiste, altermondialiste ou tout autre mouvement politique, philosophique ou religieux attentatoire aux libertés, l’Institut Hayek cultive en priorité les valeurs authentiques du libéralisme. Il entend également défendre les idéaux démocratiques, les structures de l’Etat de droit, les valeurs de l’atlantisme et celles du progrès dans tous les domaines. Il appuie par principe toute initiative qui entend défendre ces valeurs menacées et propager ces idéaux partout dans le monde ... / ...

Au fait savez-vous qui notre président recevait le à l’Elysée du 14 septembre 2007 ?

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Paris, le 14 septembre 2007

Déclaration du porte-parole

Le président de la République recevra M. Henry Paulson, le secrétaire d’Etat au Trésor américain, lundi 17 septembre, à 9 heures 30. Le chef de l’Etat a accepté de rencontrer Henry Paulson qui est un des meilleurs connaisseurs du système financier international, pour discuter avec lui de la situation internationale et de la coopération entre nos deux pays en matière économique et financière ... / ... Source Elysée.

Un des meilleurs connaisseurs du système financier international ?

Une conclusion ?

Peut-être le grand Jacques Brel l’avait-il imaginée dans le titre et le refrain d’une de ses chansons : "On n’oublie rien"

"Aussi vrai que la Terre est ronde

On n’oublie rien de rien

On n’oublie rien du tout

On n’oublie rien de rien

On s’habitue c’est tout"

Paroles : Jacques Brel. Musique : Gérard Jouannest 1960


Source

paroles.net


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32 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 10 octobre 2008 11:52

    au final , la facture sera toujours pour les mêmes ......  smiley


    • Viva verde Viva verde 10 octobre 2008 12:39

      L’illustration avec la bande rapetout m’a rappellé mon enfance, et m’a bien fait rire !!!!
      Bravo !


      • Franck804 10 octobre 2008 12:50

        Je vais finir par souhaiter que le système se casse la figure pour de bons, afin que l’on puisse repartir sur d’autres bases, à partir, pourquoi pas, d’initiatives citoyennes ; je n’ai pas d’idées précises sur le sujet mais on voit bien qu’il est inutile de compter sur les politicards pour prendre nos intérêts en compte ...

        Franck


        • wesson wesson 10 octobre 2008 13:49

          Bonjour l’auteur,

          quoi, le renflouement par l’argent public au seul profit de quelques investisseurs privés, vous n’alliez tout de même pas croire ce gouvernement ou ces députés capable d’imaginer autre chose ?

          Un exemple :
          Si vous avez un certain age, comme bon nombre de Français vous avez accepté que notre pays se couvre de centrales nucléaires, et vous les avez même payées par vos impôts. 
          Maintenant que cet investissement dégorge de la rentabilité, il ne serait pas convenable que le contribuable en tire profit. Donc, vive les augmentations du prix de l’énergie, et confiont vite à des entreprises privées la gestion du parc nucléaire ...

          Lorsque une entreprise dégorge du profit du fait de ses investissements, tout le monde trouve normal que ses actionnaires en perçoivent la juste rénumération. Lorsque c’est le contribuable, il n’en est plus question.





          • yralim yralim 10 octobre 2008 14:48

            A Wesson
            on pourrait aussi citer les autoroutes, nous les avons payées par nos impôts, nous avons payé pour rouler dessus, et quand elles rapportent, cadeau (ou presque) aux copains...
            Il en ira ainsi tant que la troupe qui nous gouverne sera au pouvoir.
            Nous aurons été dévalisés, ruinés par ces gens là.


          • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 octobre 2008 15:05

            Bonjour Wesson

            Qu’ajouter de plus à votre remarque parfaitement justifiée ?

            En tout cas merci de venir enrichir le débat


          • wesson wesson 10 octobre 2008 22:14

            @ Jean Claude BENARD

            merci pour vos encouragements, mais je suis injuste. Les centrales nucléaires françaises reviendront au public après leur passage au secteur privé ... quand sera venu le jour de les démanteler ...



          • RilaX RilaX 10 octobre 2008 14:39

            J’ai bien aimé ces phrases :

            "Ensuite, la direction doit pouvoir être immédiatement renouvelée si la situation le justifie. Les dirigeants qui se sont affranchis des règles minimales de prudence ne doivent pas compter sur l’État actionnaire pour les aider à sauter en parachute doré."

            "Cette structure nous permettra de mettre en œuvre notre stratégie au cas où une banque serait en difficulté : la recapitaliser, en maîtriser la stratégie et la gestion, la redresser et remettre les participations de l’État sur le marché lorsque les circonstances le permettront."

            Misent bout a bout, la au moins c’est clair. On vire les incompétents qui ont fait couler la banque, on redresse tout ça (donc le public est meilleur gestionnaire que le privé ...), et une fois que tout va mieux, on remet le tout entre les mains des incompétents. Et on attends que ça recommence.

            Perso, j’ai pas voté pour ça. J’ai pas voté pour eux.


            • Supy 10 octobre 2008 17:09
              Dommage que l’auteur n’explique pas clairement ce qui lui pose problème et comment l’Etat devrait agir, puisqu’apparemment les solutions évoquées ne lui plaisent pas.

              Quelques remarques sur ce qui semble le choquer, ainsi que certains lecteurs :
              - L’action des USA est très différente puisqu’elle consiste à racheter des actifs dits « pourris » dont la valeur doit effectivement tourner autour de 0.
              - Si les banques françaises se trouvent en difficulté, ce ne sera pas forcément par incompétence de leurs dirigeants : si elles ont bien résisté jusqu’à maintenant (contrairement à beaucoup d’autres), c’est justement sans doute car elles sont gérées plus prudemment et que le système de régulation français est plus strict. A mon sens, si une banque française devait être partiellement ou totalement nationalisée, ce serait plus en raison de l’impossibilité à obtenir des liquidités sur le marché interbancaire, les banques ne se faisant plus confiance entre elles.
              - Certains semblent confondre dirigeants et actionnaires. Quand F. Fillon dit que les participations éventuellement prises seront remises sur le marché, quel lien avec l’éventuelle incompétence du dirigeant ? Les banques n’appartiennent pas à leurs dirigeants, mais à des milliers (voire plus) de porteurs, de fonds... qui n’interviennent pas dans la gestion !

              Je vois plusieurs avantages à ces solutions :
              1) On n’attend pas qu’une banque fasse faillite et rajoute à la panique ambiante, de ses propres clients et des clients des autres établissements.
              2) Une fois la crise passée, la perspective d’une plus-value élevée est réelle, la participation ayant été acquise à faible coût (c’est l’esprit de l’intervention du gouvernement hollandais dans Fortis / ABN Amro).

              Maintenant, il est aussi évident que ces actions ne seraient que destinées à rassurer à court terme. Elles devront s’accompagner d’actions coordonnées au niveau européen, voire mondial, pour renforcer les règles de contrôle et mieux réguler le système.

              Mais il me semble que cet article est un procès d’intention vis-à-vis du gouvernement... alors même qu’aucune solution alternative n’est proposée !

              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 octobre 2008 17:25

                @ Supy

                Vous écrivez

                "Mais il me semble que cet article est un procès d’intention vis-à-vis du gouvernement... alors même qu’aucune solution alternative n’est proposée !"

                Mon article est un constat. Votre propos par contre est un petit bijou de propagande.

                Enfin les lecteurs apprécieront qu’il puisse rester au moins un français qui assimile le passage de la crise financière "au dessus" de la France comme autrefois le nuage de Tchernobyl.



              • Supy 10 octobre 2008 17:44

                1) Votre article n’est pas un constat, ce n’est d’ailleurs même pas un article : c’est un copier / coller au bout duquel vous n’exprimez pas clairement votre avis, et encore moins ce qui devrait être dit ou fait selon vous.

                2) Ma réponse n’est pas une propagande, c’est mon avis sur le sujet, auquel je m’intéresse quelque peu. Si ne pas être d’accord avec vous implique de mener une propagande...

                3) En aucun cas je ne dis que la France est à l’abri de la crise : je constate juste que, si les banques françaises ont relativement bien résisté pour le moment, il y a bien des raisons... et surtout que, pour éviter un effondrement général si un premier établissement était sérieusement menacé, une prise de participation de l’Etat serait de nature à rassurer les clients des banques.


              • antitall antitall 10 octobre 2008 17:48

                D’autant que la facture va être salée aux us....http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7232


              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 octobre 2008 18:01

                @ Supy

                Votre réaction est identique à ce que j’écrivais : "Comme autrefois le nuage de Tchernobyl ..." Maintenant, si vous n’aimez pas mes papiers (puisqu’il s’agit selon vous d’un copié/collé), ne vous faites pas de mal, ne les lisez pas ...


              • Jihem Jihem 10 octobre 2008 18:10

                Supy,
                Je rejoint complètement votre analyse qui est exacte,ainsi que votre conclusion.


              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 octobre 2008 18:17

                @jihem

                "Comme autrefois le nuage de Tchernobyl ..."


              • Supy 10 octobre 2008 18:36

                S’agissant du premier papier que je lis de vous, j’aurais du mal à dire si j’aime vos "écrits" ou non.
                Celui-ci en tout cas, clairement non pour les raisons évoquées.

                Mais si vous n’aimez pas les critiques (et si vous ne voulez pas débattre), ne vous faites pas de mal, n’écrivez pas...
                 


              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 octobre 2008 18:54

                @ Supy

                Qu’à celà ne tienne, voila l’adresse de la liste complète de mes publications Agoravox
                http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3598

                Sans racune



              • geko 10 octobre 2008 19:29

                @Supy

                Qui voulait nous fourguer les crédits hypothécaires ?

                Qui se revendique du néo-libéralisme qui a mené le monde à cette crise ?


              • Jihem Jihem 11 octobre 2008 08:27

                JC.BENARD
                Posez donc vos oeillères , vous verrez plus clair.
                Mettez de côté quelques instants vos engagements partisans, vous pourrez mieux réfléchir.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 10 octobre 2008 18:05

                Excellente façon de faire du journalisme, Jean Claude, il va devenir impossible à notre premier ministre de nous raconter des bobards. Mais rien n’empèche les acteurs de cette crise d’avoir du pouvoir sur la fluctuaion de la monnaie...

                dans le cas d’un casino, un citoyen emprunte mille euros qu’il perd immédiatement au casino. Quand la justice s’en mèle, elle installe à la même table l’organisme prèteur et le casino, afin qu’ils échelonnent leurs créances, après l’avoir réduite au vu des revenus de l’emprunteur indélicat.

                Maintenant, Cetelem et Tranchant font peut-être partie du même groupe, par ficelles interposées, dans ce cas, le renoncement au total de la dette n’entraine aucune différence sur le chiffre d’affaire des deux maisons, puisque le prèt du premier est dans la poche du second. Il leur est donc extrèmement aisé de ne déclencher aucune crise, ni boursière, ni financiére, ni les deux par effet sucre et celles qui suivent comme celles du logement neuf et du marché de l’art entrainant la stsgnation du batiment et la hausse de la cote des artistes inconnus...( comme quoi certains profitent )

                Une réelle justice internationale respectée permettrait de mettre à la même table banques émettrices de taux incertains et paradis fiscaux afin de les convaincre de règler leurs problème en silence et sans vagues.


                • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 octobre 2008 19:08

                  Dernière info en provenance de MEDIAPART

                  Depuis juillet, Daniel Bouton, le président de la Société générale, achète, vend, spécule sur ses stock options et les actions de sa banque, pour son compte personnel. Des opérations profitables : en quatre mois, insensible aux événements, il a réalisé 1,3 million d’euros de plus-values, comme l’attestent ses déclarations auprès de l’Autorité des marchés financiers. Aucun autre banquier français n’a eu la même attitude. Depuis le printemps, tous se sont abstenus de jouer avec leurs titres et leurs stock options ...http://www.mediapart.fr/journal/economie/101008/pendant-la-crise-daniel-bouton-specule-sur-la-societe-generale


                  • aurelien1818 aurelien1818 11 octobre 2008 10:35

                    En Bourse c’est une régle d’or que de profiter de la panique pour racheter des actions à une fraction de leur valeur.
                    Rothchild avait profité de la rumeur de la défaite anglaise à Waterloo pour tout rafler à la bourse de Londres.
                    Il est sûr et certain que la crise à été anticipée sinon provoquée afin de faire main basse sur le maximum de richesses à travers le monde.


                  • La Taverne des Poètes 10 octobre 2008 19:25

                    Moi je connais une autre chanson :

                    Dansons la carmagnole
                    Vive le son, vive le son
                    Dansons la carmagnole
                    Vive le son du canon !


                    • La Taverne des Poètes 10 octobre 2008 19:29




                      Monsieur Sarko avait promis
                      D’être fidèle à son pays
                      Mais il y a manqué
                      Ne faisons plus quartier

                      Amis restons toujours unis
                      Ne craignons pas nos ennemis
                      S’ils vienn’nt nous attaquer
                      Nous les ferons sauter.


                    • La Taverne des Poètes 10 octobre 2008 19:31

                      Oui je suis sans-culotte, moi
                      En dépit des amis du roi
                      Vivent les Marseillois
                      Les bretons et nos lois

                      http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Carmagnole



                    • goc goc 10 octobre 2008 19:40

                      En cas de défaillance d’une banque, la "solution" consistera selon lui "à en prendre le contrôle, à démettre les dirigeants qui n’ont pas réussi et à les remplacer par des dirigeants qui auraient toute la confiance du gouvernement, à redresser cet établissement bancaire et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront",

                      Je connais une banque ou son pdg s’est augmenté de plus de 140%, et qui a été incapable d’empêcher que sa société s’effondre, qui est même responsable de la débâcle
                      alors on pourrait peut-être le virer et reprendre le contrôle de l’entreprise


                      ah au fait j’ai oublié de donne son nom, c’est un certain Sarkozy, dit le Nabot, et la banque, c’est la Banque de (la) France

                      la France doit être reprise par ses citoyens et on doit se débarrasser des incompétents arrogants qui ruinent notre pays


                      • Daniel Roux Daniel R 10 octobre 2008 20:02

                        En lisant le titre, j’ai pensé qu’enfin quelqu’un dénonçait la pratique des crédits révolving. Vous savez ceux qui s’adresse aux plus pauvres, ceux dont les fins de mois commencent le 2.

                        Ces crédits iniques à 16% d’intérêts, à la limite de l’usure, que l’on n’arrive jamais à rembourser totalement parce que chaque mois est difficile à finir et que les dettes enflent toute seule.

                        Il existe une solution simple, interdire les crédits aux formules complexes et revenir à des taux raisonnables en réduisant le seuil de l’usure à une valeur proche du taux interbancaire. Bien entendu, les hommes politiques au pouvoir ne le font pas. Ils ne gouvernent pas dans l’intérêt collectif, ils font des affaires.

                        Quoiqu’il en soit, votre article est intéressant et rappelle que lorsque tout va bien, les profits sont privatisés et qu’a l’inverse, pour éviter que les riches actionnaires et amis intimes des hommes politiques, ne versent un centime en refinançant les sociétés en difficulté, c’est à dire fassent leur devoir d’actionnaires, alors il est temps de nationaliser les pertes.


                        • 9thermidor 11 octobre 2008 11:53

                          si nos économies sont perdues

                          si nous ne pouvons plus payer même un billet SNCF parceque la banque a fait faillite

                          il faudra engager la responsabilité de l’ Etat qui nous impose de faire confiance à ces malfrats , qu’il ne surveille même pas.

                          dans les civilisations sans banquiers, on payait directement ses fournisseurs avec des billets représentant un poids d’ or ou avec des pièces de métal

                          en imposant la monnaie scripturaire , monopole des banquiers, on nous a imposé de devenir totalement esclave et dépendant d’individus malpropres et mythomanes .

                          leurs bilans sont faux et truqués
                          sans que les grandes autorités de marché lèvent le petit doigt

                          qu’ a fait l’ Inspection des Finances ?

                          RIEN


                          • wizi 12 octobre 2008 13:40

                            @supy :

                            Il vaut mieux sauver les banques, c’est la moins pire des solutions, ok

                            La solution : Une fois nationalisée et remise sur pied, on ne revend pas la banque aux intérêts privés !

                            Elle reste nationalisée, et ses bénéfices vont à l’état (si des privés veulent la racheter, c’est qu’il y a de l’argent à se faire, autant que l’argent aillent à l’état)

                            et en plus, cela évitera les mauvaises gestion court-termistes du privé, et qu’une autre crise telle que celle-ci se reproduise dans 5/10/20 ans, où le contribuable payera encore !


                            • Marc Bruxman 12 octobre 2008 16:14


                              La solution : Une fois nationalisée et remise sur pied, on ne revend pas la banque aux intérêts privés !

                              Elle reste nationalisée, et ses bénéfices vont à l’état (si des privés veulent la racheter, c’est qu’il y a de l’argent à se faire, autant que l’argent aillent à l’état)


                              Oui sauf qu’il vaut mieux ne pas concentrer les pouvoirs. Les banques en ont beaucoup. Plus les pouvoirs sont dillués entre de nombreux acteurs, plus la société est démocratique. 

                              Si entre les années 1960 et aujourd’hui la démocratie y a beaucoup gagnée par exemple c’est parce que le pouvoir est éclaté entre l’état et plein d’entreprises. Redonnez tout cela à l’état et ca va être de nouveau la merde. 

                              Je préfére largement savoir les banques au mains du privé (dont la seule intention est de faire du fric) plutot que de l’état qui pourrait s’en servir pour imposer ses politiques. Mieux, les proprios des différentes banques sont différents et donc si l’un décide d’investir plutot dans X l’autre pourra décider d’investir dans Y. Alors qu’avec l’état ca risque d’être du "que dans X". 

                              et en plus, cela évitera les mauvaises gestion court-termistes du privé, et qu’une autre crise telle que celle-ci se reproduise dans 5/10/20 ans, où le contribuable payera encore !

                              Je crois que les banques ont compris la leçon et ce sont les clients eux mêmes qui vont maintenant réclamer des placements surs (encore que les sauvetages vont malheureusement interférer avec ce processus). 

                              La solution c’était de sauver les banques mais de s’assurer que les actionnaires aient ZERO. De sorte que la prochaine fois quand ils ré-investiront dans une banque ils réfléchissent à sa gestion sur le long terme. 

                              Après quelles sont les retombées réelles de la crise pour nous ? Pour l’instant la BNP se fait un festin en rachetant de belles banques étrangéres ! La sogé ne s’en sort pas si mal, ... Bref il y a des banques privées qui ont bien gérées et vont y gagner. Celles qui ont été mal gérées crévent et ca débarasse. 

                              Ah ouais puis quand même les actions sont en train de devenir très abordables, c’est une bonne nouvelle ca ! Ou plutot c’en est une mauvaise pour les vieilles générations qui en ont pléthore en stock et n’ont pas su les vendre avant, mais pour les plus jeunes ca va faire une belle occasion de rentrer sur le marché à des prix cassés. De rester quelques années dessus et de se casser une fois qu’une saine plus value aura été réalisée. On est plusieurs au taf a avoir ouvert un compte boursorama récemment juste pour être prêt au moment ou le fond de la cuvette semblera atteint. 

                              Au final cela ne sera pas mauvais pour tout le monde... 


                            • Proudhon Proudhon 12 octobre 2008 19:18

                              @Marc Bruxman

                              A vous lire, on constate que cette nouvelle crise financière systémique ne vous sert pas de leçon. Le contribuable renfloue et on recommence avec les mêmes erreurs qui n’en sont pas d’ailleurs. Les puissances de l’argent font croire que ce sont des erreurs de gestion.

                              Mascarade, tout ceci est pensé de longue date. Joseph Stiglitz dénoncait déjà depuis plusieurs années cet état de fait. Naomie Klein dans sa "Stratégie du Choc" dévoile tous les aspects cachés du processus de vol autorisé.

                              Faire que les riches soient plus riches et les pauvres plus pauvres.

                              Milton Friedman, et ses Chicago Boys, une des sources du mal.


                            • judel.66 12 octobre 2008 21:27



                               ça nous rappelle surtout l’affaire du crédit lyonnais c’est le contribuable Français qui a epongé et haberer au lieu d’aller en prison et d’avoir tous ses biens saisis est parti avec un parachute doré.....de meme que bonin lors de la déconfiture du credit foncier ... l’un et l’autre etaient des poulains de mittrand.....comme tapie.....

                              sarko a sauvé alstom je pense que c’est ce precedent qui s’il le faut servira de procédé a utiliser ...... apres avoir soutenu l’etat a revendu alstom avec bénéfice.....je crois que c’est ce qu’il faut comprendre a partir des declarations Fillon

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