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Accueil du site > Actualités > Politique > Rien n’arrête les élus locaux

Rien n’arrête les élus locaux

Nous pensions benoîtement que le système indigeste du mille feuille administratif local était en voie d’aménagement et que l’on irait pour le moins vers des regroupements sinon des suppressions de niveaux. On avait tout faux !

Le candidat Hollande a dit pendant la campagne électorale qu’il reviendrait sur la création du conseiller territorial décidé par l’ancienne majorité et dont le but était de faire travailler ensemble les conseillers généraux et régionaux avec comme perspective, à terme la fusion de ces deux collectivités.

Il envisage également une nouvelle répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités.

Ces deux éléments tendent à démontrer que les questions de suppression ou de fusion étaient exclues.

Nous en étions là depuis quelques semaines quand des déclarations de la Ministre de la décentralisation, Marylise Lebranchu, sont venues semer le trouble sur ce dossier.

C’est ainsi que la Ministre met en avant la capacité d’entente des territoires en prenant exemple sur ce qui se passe dans sa Région d’origine, la Bretagne, qui a mis en place un nouveau « machin », appelé le B16, une usine à gaz pourrait-on dire, regroupant la Région, les quatre départements bretons et onze communautés d’agglomération, autrement dit une couche supplémentaire (provisoire ?) au mille feuille.

Pour ceux que cela intéresse, voici un lien utile :

http://www.bretagne.fr/internet/upload/docs/application/pdf/2012-07/bretagne_2030.pdf

Ce B16, qui se réunit quatre fois par an pour la mise en place des politiques publiques, pourrait servir d’exemple à l’Etat qui envisagerait d’étendre le système dans chaque région et de l’étendre aux élus de la ruralité et aux représentants de l’Etat.

Ainsi donc, la réforme des collectivités territoriales pourrait se traduire par la création d’une couche supplémentaire. C’est dire si les citoyens vont encore s’y perdre encore plus et que leur désaffection lors des prochaines élections locales devrait encore augmenter.

Les élus locaux vont être ravis, eux qui prônent la co-construction et qui sont addicts aux financements croisés.

Qui va payer ?

A chaque fois qu’une structure se crée, elle entraîne immanquablement des dépenses supplémentaires de fonctionnement, ce qui en ces temps de rigueur, est assez mal venu, sachant par ailleurs que l’utilité de ce nouveau comité Théodule n’est pas prouvée.

D’un autre côté, l’Etat vise une baisse de 2,25 Milliards d’euros (sur 54 versés) des dotations aux collectivités sur la période 2013/2015, ce qui devrait en théorie leur donner moins de moyens, sauf que les collectivités locales - qui contrairement à l’Etat ne peuvent pas voter leurs budgets en déséquilibre - seront tentées d’augmenter la fiscalité locale. Ainsi donc, la variable d’ajustement de l’Etat pour maîtriser son budget et parvenir à son objectif de maîtrise de son déficit pourrait être de faire payer le contribuable local.

Cette hypothèse est d’autant plus sérieuse que l’on entend partout que les collectivités locales réalisent 70 % de l’investissement public, soit un peu plus de 50 Milliards d’euros par an qui profitent principalement au secteur du Bâtiment et des travaux publics. Il n’est donc pas question que cette manne (qui nous vaut de nombreux ronds point et aménagements urbains) disparaisse en période de crise.

Confrontées à cette équation (baisse des dotations – maintien de l’investissement public), les collectivités territoriales seront sans doute tentées de diminuer leurs interventions financières auprès des associations sportives, culturelles et sociales qui traditionnellement subissent le rabot en période de rigueur, afin de pouvoir continuer à financer le BTP pour des travaux dont on ne perçoit pas toujours l’utilité.

Prochaine étape (c’est déjà en cours), les collectivités endettées qui ne pourront plus investir pour soutenir ce secteur seront tentées de passer des contrats de Partenariat Public Privé dont on connait le coût élevé pour les contribuables mais qui présentent « l’intérêt » de lisser les dépenses sur trente ans.

On baigne dans le conformisme et on privilégie la fuite en avant, là où une véritable réforme du système de gouvernance locale s’avère de plus en plus nécessaire et on privilégie une fois de plus l’intérêt des élus dont on connait les réticences à voir diminuer le nombre de mandats.


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61 réactions à cet article    


  • Yvance77 2 octobre 2012 09:48

    Salut,

    Et dire qu’il ne tient qu’à nous de mettre fin à ces folles gabegies. En cessant de payer tout simplement pour leurs somptuaires dépenses !

    La grève des taxes cela devrait avoir de la gueule !


    • La mouche du coche La mouche du coche 2 octobre 2012 19:03

      C’est sûr que nos problèmes viennent des services publics qui nous assurent une vie décente, et pas des banques qui nous endettent. Les internautes tombent dans tous les panneaux tendus par le système, c’est désespérant. smiley


    • appoline appoline 2 octobre 2012 19:06

      Le problème est que les fonctionnaires, qui votent majoritairement à gauche, ne sont pas prêts à se serrer la ceinture ; il y a de la marge car les dépenses continuent même à La Rochelle. Bono n’a pas encore compris qu’il vivait à crédit, l’est pas de gauche pour rien le franc-maçon.


    • Michel DROUET Michel DROUET 3 octobre 2012 08:28

      Bonjour La mouche du coche

      Il n’est pas question des services publics dans cet article mais des élus.


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 octobre 2012 08:38

      Il est parfaitement question des services publics et non des élus, puisque vous parlez à chaque ligne de votre article des collectivités territoriales et non des élus. Avant de répéter bêtement ce que vous avez entendu dans les médias qui attaquent nos acquis sociaux et jamais les banques, vous devriez réfléchir : vosu êtes à la retraite. Avez-vous vraiment intérêt à la destruction des services publiques ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 3 octobre 2012 08:56

      Re La Mouche

      Les mots sont importants : si j’avais voulu parler des services publics, j’aurai stigmatisé l’administration. Ce n’est pas mon propos et je n’en ai pas envie.

      Je parle des collectivités territoriales parce qu’elles sont dirigées par des élus.


    • @YVANCE

      PARLEZ EN A CANTONA OU JL MELENCHON très bonne idée


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 octobre 2012 16:46

      Les collectivités territoriales ne sont pas des administrations ??


    • Michel DROUET Michel DROUET 3 octobre 2012 18:52

      @la mouche

      Non, ce qui caractérise légalement une collectivité territoriale, c’est un territoire, une assemblée élue et des compétences (action sociale, éducation, transports,...), l’administration n’est là que pour la mise en oeuvre des décisions.

      Si on supprime un niveau de collectivité territoriales, les compétences restent et seront dévolues à un autre niveau de collectivité et les personnels seront transférés.

      C’est ce qui s’est passé avec la décentralisation de 1982 (loi Defferre). Des compétences de l’Etat ont été transférées aux collectivités territoriales et le personnel de l’Etat leur ont également été transférés.

      Mon propos ne vise donc absolument pas à supprimer les administrations qui resteront nécessaires à l’exercice des compétences (Collèges, lycées, transports, TER, routes, infrastructures, etc...)

      Il vise seulement à supprimer une assemblée d’élus (par exemple, le Conseil général pour le Département) et à transférer ses compétences à la Région ou bien aux communautés de communes. On obtiendrait ainsi une meilleure cohérence et la charge de fonctionnement de l’assemblée d’élus du Conseil Général disparaîtrait.

      Par exemple la compétence « collège » du Département serait transférée à la Région qui s’occupe déjà des lycées (on ne comprend rien à cette répartition).

      Notons au passage que cela supprimerait également une occasion de cumul de mandats dont nos élus sont si friands.

       


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 octobre 2012 20:44

      Plus il y aura de lieux d’élection pour les élus, plus on diluera leur responsabilités et plus on favorisera la diminution de leur pouvoir. Avec votre idée ultra-libérale, on se retrouve avec un président de région sur-puissant qui sera seul à gérer des sommes énormes. Sa corruption sera d’autant plus facile qu’il sera seul. Voilà qui satisferont grandement les lobbys.


    • Michel DROUET Michel DROUET 3 octobre 2012 22:31

      Les lobbies profitent au contraire de la dillution des responsabilités et de l’émiettement des collectivités.

      Par exemple, ils multiplient les contrats avec les collectivités en faisant payer le prix fort à chaque fois, et c’est le contribuable qui paye.

      C’est le système actuel qui nourrit l’ultra libéralisme et vous semblez le défendre...


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 octobre 2012 22:41

      Plus il y a de gens à corrompre et plus c’est difficile de le faire. C’est évident. Il faut être lobotomiser par la télévision pour penser le contraire. smiley


    • Michel DROUET Michel DROUET 4 octobre 2012 07:09

      @la mouche

      Il n’est pas du tout question de corruption dans mon propos mais d’émiettement favorisant la multiplicité de contrats publics payés à chaque fois au prix fort par les contribuables (les mots ont leur importance...).

      Par ailleurs j’évite de trop regarder la télé...


    • La mouche du coche La mouche du coche 4 octobre 2012 13:53

      Vous la regardez beaucoup plus que vous ne le pensez. Et surtout vous pensez exactement comme elle. Cela ne vous inquiète pas ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 4 octobre 2012 15:10

      J’adore votre capacité à imaginer la vie des autres...


    • La mouche du coche La mouche du coche 4 octobre 2012 18:54

      Essayez d’y réfléchir.


    • Michel DROUET Michel DROUET 4 octobre 2012 19:03

      On est loin du débat sur les élus locaux...

      So long, la mouche !


    • jacques lemiere 7 octobre 2012 19:00

      sans blague ? ce sont les banquiers qui ont fait les budgets ? ce sont les banquiers qui ont accepter d’emprunter avec des emprunts pochette surprise ?


      Ce sont les élus et nous qui sont les responsables de la crise...et plus loin..sans doute notre désindustrialisation et le fait quo’n ne produise plus assez de richesses...
      les banquiers et financiers en profitent...dire qu’ils ont la CAUSE c’est autre chose.
      quand bien m^me auriez vous raison...cette gabegie est à supprimer...ce n’est pas parce qu’il existe des voleurs de bagnoles qu’on doit se laisser piquer son vélo !

    • Abou Antoun Abou Antoun 2 octobre 2012 12:24

      Ainsi donc, la variable d’ajustement de l’Etat pour maîtriser son budget et parvenir à son objectif de maîtrise de son déficit pourrait être de faire payer le contribuable local.
      Il y a bien longtemps que le processus est en route (plus de 30 ans). Les proprios vont en prendre plein la tronche ! lien


      • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2012 15:43

        Pas que les proprios !


      • bigglop bigglop 2 octobre 2012 18:50

        En ce qui concerne les collectivités locales territoriales, il faut supprimer les nombreux doublons, mais aussi les fonctions de « recyclage » des ex-élus nationaux, de leurs amis, épouses et redéfinir une cohérence des interventions, des responsabilités et des domaines de compétences.

        Depuis plusieurs années, les aides aux associations se sont drastiquement réduites, notamment sociales. Mais n’oublions pas que certaines associations « recyclent » aussi des élus de tous partis, un exemple flagrant Eric Woerth.

        Ne pas oublier que le scandale DEXIA a gravement fragilisé les finances territoriales, sans que ses responsables successifs soient poursuivis au pénal en France comme Richard, Mariani, Rebsamen. .Mieux, ils ont été « recyclés » comme Pierre Richard, expert auprès du conseil d’administration de la Banque Européenne d’Investissement


      • appoline appoline 2 octobre 2012 19:09

        Quand ce n’est pas le cousin de la cousine de l’hôtesse d’accueil de la mairie. Dans le Gers, il suffit de faire partie de l’équipe de rugby pour avoir une petite place et pourtant, ce ne sont pas des lumières


      • Salade75 2 octobre 2012 13:24

        Bonjour,
        Dans l’industrie, quand un processus fonctionne mal, on le simplifie et on supprime les actions perturbatrices.
        Dans l’administration, face au même problème, on rajoute des « interfaces ».
        Cela a un double avantage :
        - Ca permet aux chefaillons de revendiquer après leur passage plus de personnel qu’à leur entrée, ce qui justifie une évolution de carrière plus rapide.
        - Ca crée de nouveaux dysfonctionnement que les générations furutres de chefs pourront traiter de la même manière

        Quant à « qui va payer » : là, il n’y a pas de surprise. Les impôts sont un puit sans fond pour les politiciens sans idées.


        • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2012 15:46

          Bonjour

          Ce n’est pas un problème d’administration au départ, mais ça peut le devenir.

          Ce sont avant tout les élus qui sont à l’origine de la multiplications des structures : un général sans troupes n’est rien...


        • appoline appoline 2 octobre 2012 19:13

          Il y 30 ans que l’on sait que l’administratif nous tuera, ça y est pourtant vous ne l’avez toujours pas compris.


          Un très grand ménage s’impose dans l’administration, pourquoi ? Tout simplement parce que les pimpins qui nous prêtent de l’argent tous les mois, vont finir par comprendre que nous sommes vraiment de fieffés branleurs.

        • Salade75 2 octobre 2012 20:31

          Beaucoup d’élus sont issus d’écoles d’administration, font ou on fait partie de la fonction publique, et de toute façon sont conseillés par de purs administratifs.
          Les problèmes de l’administration et ceux des élus sont intimement liés par cette consanguinité dévastatrice.


        • lala 2 octobre 2012 13:34

          Bientot plus personne ne pourra payer le candidat hollande qui n’a jamais connu le travail comme un travailleur normal est en conséquent loin des soucis du peuple d’en bas ce n’est qu’un bobo qui n’a qu’ une vision étroite de la France. Et oui rajouter un échelon administratif c’est donner des missions aux petits copains. Le pbl qu’avec ces politiques la France perdra toute sa crédibilité et les extrêmes se renforceront.


          • appoline appoline 2 octobre 2012 19:16

            Ils l’ont voulu, ils l’ont eu. L’autre était un voyou mais au moins il donnait l’impression de se bouger le cul. 


          • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2012 19:42

            Je pense que ce que vous dites pour Hollande est transposable à beaucoup d’élus, de droite comme de gauche, qui font carrière dans la politique et qui sont totalement déconnectés des réalités de terrain.

            Pour les missions, rappelons nous la mission, très bien payée, confiée à Mme Boutin après son départ du gouvernement et qui avait fait scandale.

            Tout cela pour dire que ce comportement n’est ni de gauche ni de droite mais qu’il est bien partagé.


          • apopi apopi 2 octobre 2012 13:44

             En tout cas il vaut mieux ne pas trop compter sur l’UMPS pour raboter un peu le mille feuille administratif, c’est leur fond de commerce !

             Droit sur l’iceberg, la barre en avant toute, vous ne savez pas nager ? Dommage...


            • oui....un sacré fond de commerce et decorruption.........NEPOTISME

              nous aurions du avoir 3000 communautés de communes et nous avons toujours 36600 communes et de plus 2300 communautés de communes
              -le conseil général est a supprimer...les barons locaux UMPS n’accepteront jamais c’est leur FOND DE COMMERCE.........NEPOTISME

              -OU EN EST LA REDUCTION DE 30:40 % des insdemnites des deputes....OUBLIES

              -idem pour les SENATEURS

              NOUS N AVONS PAS BESOIN DE 577 DEPUTES 100 SUFFIRAIENT

              NOUS AVONS AUSSI 550000 ELUS LOCAUX AUTANT QUE LES 26 PAYS DE LA CEE REUNIS

              LES USA ONT 1 ELU POUR 1000 HABITANTS NOUS EN AVONS 1 POUR 100 HABITANTS

              UN VRAI SCANDALE POURRAIT DEVENIR UNE GROSSE ECONOMIE EN SUPPRIMANT 90% DE CES FAINEANTS...DU NEPOTISME PUR ET SIMPLE


            • bo bo 2 octobre 2012 19:59

              A Tousemble
              ......vous avez totalement raison

              A Parpopi

              ... c’est bien là le drame l’UMPS.....et si on ajoute le clientélisme électoral...29 jardiniers municipaux dans ma bourgade de 4.400 habitants !!!!!!...etc...


            • Jean-philippe Santerres 2 octobre 2012 20:22

              Même après la promenade de Dimanche après-midi, il ne peut pas s’empêcher de hurler et d’écrire en gras, tu m’exaspères « camarade ».


            • Michel DROUET Michel DROUET 3 octobre 2012 08:25

              Bonjour Apopi

              « Nous étions au bord du gouffre et depuis nous avons fait un grand pas en avant »

              J’aime bien cette citation de Pierre Dac (je crois)

              Elle risque de s’appliquer bientôt en France, en partie à cause du mille feuille.


            • eric 2 octobre 2012 15:45

              C’est dans le tuyau depuis que la fonction publique socialiste a compris qu’il n’y avait plus de gras dans le privé ;
              Cela l’est d’autant plus que le milieux associatifs est plus à gauche que le milieu administratif.
              C’est normal, ils ont vu les grands frères du PS s’en mettre plein les fouilles après 81 au nom du prolétariat et ils veulent en faire autant, ils sont dans des situations de précarité et de dépendance qui stressent et donc poussent aux extrêmes. Ce n’est pas fait pour inciter les arrivés du PS a partager.
              http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/partager-a-gauche-pour-degonfler-54982
              Les associatifs, sociaux etc... doivent sortir de l’aliénation dans la quelle les tient le PS, non, ce ne sont pas les riches qui ont l’argent, c’est eux et non il ne veulent pas partager. La preuve, on taxe les riches à mort, mais on ne titularise quand même pas et on baisse quand même les subventions.

              Ce qu’il faut comprendre, et des élections locales approchent, c’est qu’un élu de droite peut décider d’attribuer des fonds en fonction de l’intérêt collectif et de la qualité du travail réalisé. Un élu de gauche non, il se doit à ses clients et soutient. Il faudra en tenir compte.

              Indignez vous, pour plus de jsutice sociale, votez à droite


              • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2012 15:58

                Bonjour Eric

                Un peu caricatural...

                Pour avoir travaillé avec des élus de droite, du centre ou de gauche, je peux vous dire que la notion de clientélisme est présente partout et que cela peut conduire à prendre des décisions guidées par l’intérêt particulier, à droite et au centre aussi.

                Il n’y a pas un élu de droite formidable et un élu de gauche prêt à tout, il y a des élus, quelle que soit leur tendance, avec leurs petites faiblesses, leurs renoncements face au suffrage universel, leurs arrangements et leurs compromissions

                Enfin, pour éviter le « tous pourris », j’ajoute qu’il y a aussi des élus qui font leur boulot, tout simplement et qu’on rencontre dans tous les partis.


              • Aldous Aldous 2 octobre 2012 16:00

                Ce qui est prévu, c’est la suppression des départements et des structures democratiques directes pour que ne subsistent que les structures administratives europeenes à suffrage indirect.


                La Republique Française ne fait pas partie du projet final europeen.



                • tf1Goupie 2 octobre 2012 16:12

                  Quand les « contribuables » nous réclament du service à public à toutes les sauces, c’est un peu normal que les rond-de-cuirs en profitent non ?


                  • alinea Alinea 2 octobre 2012 16:50

                    Le premier niveau que j’ôterais, c’est l’Europe ! Je pense qu’on peut converser et commercer avec ses voisins sans être soumis aux mêmes lois.
                    Le deuxième, c’est l’État, toujours compromis avec les multinationales, les banquiers et les fortunes de tous bords.
                    Ensuite, la Grande Agglomération, qui vise à écrabouiller la seule unité vraiment ( ou vraiment potentiellement !!) démocratique : la commune.
                    D’abord on fait ça, et après on voit !


                    • Michel DROUET Michel DROUET 3 octobre 2012 08:39

                      Bonjour Alinéa

                      Dites-moi comment une commune de moins de 2500 habitants peut vivre sans l’intervention des intercommunalités, de l’Etat et des autres collectivités (département par exemple) ?

                      Un petit rappel : l’Etat verse chaque année 54 Milliards aux collectivités territoriales (dont les communes) qui ne pourraient pas vivre sans ces perfusions, sans compter les subventions des autres niveaux qui vont également aux communes.

                      Etes vous prêt à payer le prix, avec vos impôts communaux, de ce splendide isolement ?

                      Pour ma part, je considère au contraire que la commune doit se fondre dans des intercommunalités suffisamment importante pour pouvoir mener à bien des projets pour les territoires, tout en gardant le contact avec les citoyens pour les services de proximité (Etat civil, proprété urbaine, animation, par exemple).

                      Dans ce schéma, le Département peut disparaître et la Région tient toute sa place en lien avec les intercommunalités (dont les agglomérations)

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