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Accueil du site > Actualités > Politique > Rocard appelle Royal à pousser ses électeurs dans la gueule du Lou (...)

Rocard appelle Royal à pousser ses électeurs dans la gueule du Lou Bayrou

L’appel de Rocard en faveur d’une alliance Bayrou - Royal est une véritable torpille tirée contre le paquebot Royal. Mais les réactions du PS et de Bayrou montrent qu’il sera difficile de « faire bouger les lignes » avant le premier tour.

Coup de tonnerre au centre gauche. Michel Rocard, dit Rocky Blablabla, a appelé, dans une tribune publiée dans Le Monde daté de samedi, à une "alliance" entre Ségolène Royal et François Bayrou "avant le premier tour" de l’élection présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy.

« Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d’autant mieux qu’ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d’espoir pour la France », écrit M. Rocard.

Un appel promptement applaudi par les « Gracques », cet improbable groupe de pression occulte dont les membres se disent socialistes (ils le sont au moins dans la mesure où ils occupent des postes de hauts fonctionnaires qui leur ont été confiés par le PS) mais appellent à voter pour un candidat de droite, recentré aussi récemment qu’opportunément. Le tout, comble de la légitimité, en dissimulant leur état civil, des fois que leur stratégie de recentrage aboutisse dans le mur.

Employant un vocabulaire qui illustre assez bien leur grande proximité culturelle avec le bon peuple de France, ces « Gracques 40 » se déclarent même « emplis d’aise » par l’appel de Rocky... On dirait du Balladur dans le texte, mais non, il paraît que ce sont des « hommes de gauche » qui parlent...

Pour revenir à notre mouton blablatant, voilà une bien étrange sortie de la part de l’ancien Premier ministre socialiste, auquel, selon nos informations, personne n’avait demandé son avis depuis une bonne décennie.

Mais qu’à cela ne tienne, projetons-nous dans ce scénario. A quelques jours du premier tour, Royal et Bayrou, sur injonction de l’immense Rocky, tiennent une conférence de presse commune pour répéter mot pour mot ce qu’il leur a dit. Pas très crédible, mais admettons.

Que se passe-t-il alors dans la tête des électeurs qui prévoyaient de voter pour l’une ou l’autre ? C’est simple : puisque Royal et Bayrou, ce serait bonnet blanc et blanc bonnet, au lieu de voter pour le (la) candidat(e) qui leur semble avoir le meilleur programme, la meilleure image, ou dieu sait quelle qualité, ils n’ont plus qu’une question à se poser : qui serait le mieux à même de battre Sarkozy au second tour ?

Connaissant l’opposition viscérale d’une très grande partie de la gauche à Sarkozy, l’effet TSS assure un excellent report des voix de gauche (PS mais aussi extrême gauche et Verts) sur Bayrou au second tour. En revanche, du côté de l’électorat Bayrou (du moins si une telle chose existe vraiment, au-delà de la barre des 7% frôlée par le candidat de droite centriste en 2002), il y a fort à parier qu’une proportion non négligeable voterait Sarkozy - en particulier parmi ceux de 2002, qui n’auraient probablement pas voté pour Bayrou s’il leur avait chanté son tube « ni droite ni gauche ».

Dans ces conditions, pour tout homme de gauche, à moins d’être tombé follement amoureux de Ségolène pendant la campagne, le choix est vite fait : mieux vaut voter Bayrou au premier tour que de voir Sarkozy élu - d’autant que selon un très récent rapport des RG révélé par le Nouvel Obs, un second tour Sarken - le Pozy est loin d’être exclu.

L’homme de gauche, qui en 2002 a voté Chirac la mort dans l’âme après avoir espéré et cru en la victoire de Jospin, sera-t-il prêt à courir le risque de laisser la droite dure de Sarkozy et l’extrême droite vaguement ramollie de Le Pen monopoliser à nouveau le débat du second tour ?

Dans ce contexte, suivre le conseil de Rocky serait tout simplement suicidaire pour Royal, puisqu’il enverrait à ses électeurs et à ses troupes un signal de démobilisation - voire de démoralisation. Disons-le clairement, ce serait jeter ses électeurs dans la gueule du Lou Bayrou.

Sauf à penser que Rocky, autrefois moqué pour ses raisonnements terriblement conceptuels, est aujourd’hui complètement ramolli du bulbe, bref qu’il se « barrise » à grands pas, on se demande ce qui a bien pu lui inspirer cette idée saugrenue, sinon perfide.

Une seule explication possible : Rocard pense que Royal n’a aucune chance face à Sarkozy.

On peut partager son avis, mais quoi qu’il en soit, il est clair que Royal ne s’effacera pas devant Bayrou avant le 1er tour. Et en admettant, même implicitement, qu’elle pourrait appeler à voter Bayrou au second tour s’il se qualifiait, elle crédibiliserait le scénario de Rocard et accélérerait par là même la fuite des ses électeurs dans le giron centriste. Elle ne le fera donc pour rien au monde.

De fait, au vu tant des intentions de vote que de l’équilibre politique traditionnel du pays, si quelqu’un devait s’effacer, ce rôle reviendrait plutôt à Bayrou. Qui bien sûr, ne l’envisage pas, et s’entête à balayer d’un revers de main l’éventualité qu’il ne soit pas au second tour.

Au fond, la grande question est la suivante : que fera Bayrou s’il n’est pas au second tour ? Aura-t-il le courage d’appeler à voter Royal et de réaliser une alliance avec les socialistes pour les législatives ? Et quand bien même ce serait son intention, ses troupes (ou plutôt ce qu’il en reste) le suivraient-elles ? Connaissant les caciques de l’UDF, habituellement plus attachés à leur carrière qu’au destin du pays, et qui ont soutenu Balladur comme un seul homme en 1995, rien n’est moins sûr...

D’autant que la réaction de Bayrou, Lou Ravi que « ça bouge », n’augure pas d’un prochain déblocage de la situation, puisqu’il s’est contenté de d’affirmer que l’appel de Rocard vérifie « cette intuition qui est la sienne et qu’il défend depuis longtemps  », mais sans s’engager clairement à réaliser une alliance avec le PS qu’il soit au second tour ou pas.

Pourtant, pour attirer davantage de sympathisants de gauche et avoir une réelle chance de dépasser Royal au premier tour, Bayrou devra prendre position entre Ségo et Sarko. Car s’il se déclare plus proche de Royal, alors il pourra faire jouer à plein son statut, réel ou supposé, de meilleur challenger possible pour battre Sarko, et relancer « l’effet Bayrou », qui s’est grippé lorsque les électeurs votant habituellement pour le PS et l’UMP, mais qui ne supportent pas Ségo ou Sarko, ont fini de rejoindre le rang de ceux qui déclarent vouloir voter pour lui. On l’a vu, ce matelas n’a pas suffi à le faire dépasser Royal. Sa seule chance est donc de s’emparer d’un second matelas - celui des électeurs socialistes qui, sans rejeter Royal, seraient prêts à l’abandonner au milieu du gué s’ils étaient sûrs que cela déboucherait sur un gouvernement de coalition de centre gauche.

C’est justement la crédibilité de cette hypothèse que Rocard a voulu renforcer avec son appel. Les prochains jours diront s’il y est parvenu.


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31 réactions à cet article    


  • Genève-denecker (---.---.106.40) 17 avril 2007 08:04

    Michel Rocard a au moins un allié. Bernard Kouchner soutient l’ancien Premier ministre socialiste dans son appel à une alliance entre l’UDF et le PS pour l’élection présidentielle. « Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance », déclare l’ancien ministre de la Santé de Lionel Jospin dans une tribune à paraître dans Le Journal du Dimanche sous le titre : « Assez de l’esprit sectaire ! »

    « A l’instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué, cette gauche-là ne doit pas refuser l’alliance avec un centre rénové », souligne Bernard Kouchner, qui a rejoint l’équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal en février.

    « Je ne suis pas dans une manoeuvre politicienne, je ne l’ai jamais été. Et je n’imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis », explique-t-il.

    « J’ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu’elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation », poursuit-il.

    « Les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes », conclut celui qui, en décembre dernier, s’était dit prêt à participer à un gouvernement formé par Nicolas Sarkozy « s’il y a un gouvernement d’union nationale, dépassant les clivages habituels, s’il y a une vraie ’équipe de France’, oui ».

    « Inertie au sein du PS » Avant la parution de ce texte, Michel Rocard avait regretté samedi une certaine « inertie » au sein du PS face à sa proposition d’une « alliance » entre Ségolène Royal et François Bayrou pour battre Sarkozy au second tour. « Certains sont toutefois d’accord avec ce que j’ai déclaré », sans donner de nom, a précisé l’ancien Premier ministre qui assure avoir « reçu beaucoup de mails » de soutien « y compris de secrétaires fédéraux ». Avant lui, seuls des hauts fonctionnaires membres du PS appelant à voter directement pour le candidat centriste regroupés sous le collectif « Spartacus » et d’anciens membres de cabinets ministériels reconvertis dans les affaires - les « Graques » - avaient demandé une alliance politique PS-UDF.

    « Certains ont voulu voir de la polémique dans mes propos, j’y vois de la prudence », estime Michel Rocard qui veut ainsi « préparer les esprits au second tour ».


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 avril 2007 10:45

      @ L’auteur,

      Le ton ironique et le style chansonnier ne servent pas forcément la cause de l’éclairage du sens politique de ce rapprochement, et donc, la démocratie. Mais c’est significatif de la légèreté avec laquelle les médias et une partie des Français considèrent ce scrutin. Une comédie. ho ho ho chi minh, bes bes besancenot, et f comme ... et n comme ... Ségo et Sarko, Douste bla bla, Rocky bla bla, lou Bayrou (appellation contrôlée ?)

      A lire peut être, une analyse qui cherche le fond,

      see you soon


    • benJ (---.---.35.253) 17 avril 2007 11:18

      Bonjour,

      Tout le monde ne prétend pas servir « la cause de l’éclairage du sens politique de ce rapprochement, et donc, la démocratie ». En tout cas pas moi.

      Par ailleurs, si vous relisiez l’article (ce que je ne vous souhaite pas, vous avez assez souffert), vous verriez que ce n’est pas le fond (l’idée d’une alliance et son contenu potentiel) mais la forme et les conditions de l’appel (y compris le moment choisi) qui m’amènent à le juger irréaliste.

      Pour le fond, la réaction de Bayrou montre bien, à mon sens, que ce qui le motive, ce n’est pas tellement de faire barrage à Sarko, ou d’installer un gouvernement « social-démocrate », mais..d’être président. Et s’il doit attendre 2012 voire 2017 - et nous faire subir 5 ou 10 ans de Sarko - pour y arriver, eh bien ça lui va. Problème, moi ça ne me va pas - mais alors pas du tout !

      Quant à l’appellation Lou Bayrou, je n’ai pas l’honneur d’en être l’inventeur...à ma connaissance le surnom vient du Canard Enchainé. D’où mon attrait pour le « style chansonnier », j’imagine. smiley


    • zazyg zazyg 17 avril 2007 14:05

      « J’espère que je suis au bout de mes surprises, car point trop n’en faut ! », Avait espéré « naïvement » Ségolène Royal ! Ses 2 faux amis, 2 membres de son comité de soutien viennent lui savonner la planche, sacré Bernard Kouchner, si brave, si généreux ! Prêt à travailler avec Sarkosi avant d’adouber Bayrou et qui reprend les les utopies de Michel Rocard, deux prétendants évincés à des époques différentes de la course à l’élection présidentielle, et qui se rejoignent dans des propositions qui sont fondées non sur une vision politique claire mais bien plutôt animées par une amertume générée par une frustration mal dissimulée. L’article de Henrik Enderlein dans le Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-895688,0.html et la « lettre attribuée » à François Bayrou dans le Canard enchainé qui détaille sa carrière politique le démontrent ! Madame Royal ne se laisse ni éclabousser ni distraire de sa ligne de conduite, elle défend avec courage, calme et pugnacité son pacte républicain. Le choix qu’elle propose aux français est clair, Oublions ces sondages du 2ème tour sans aucune fiabilité puisque qu’ils se situent tous à l’intérieur la marge d’erreur minimum annoncée par tous les sondeurs et réfléchissons à notre vote du 1er tour. Ne nous arrêtons à ce qui est essentiellement une mousse journalistique au profit de Bayrou et qui remplit les médias qui répètent à l’envie que les candidats ne traitent pas des vrais problèmes ! « Car c’est ainsi qu’Allah sera grand » aurait dit Vialatte


    • benJ (---.---.35.253) 17 avril 2007 10:54

      Rocard appelle Royal à pousser ses électeurs dans la gueule du Lou Bayrou

      Bonjour Demian, Ce que la « connaissance » permet de dire de façon certaine, c’est que Bayrou a fait 6,84% en 2002 - c’est ce que j’appelle « froler la barre des 7% ». Quant à l’écart entre ces 7% de 2002, et les scores très supérieurs qu’on lui promet pour le 22 avril, il est largement virtuel dans la mesure où il s’explique très largement par la forte volatilité de l’électorat de gauche modérée (PS mais aussi gens ayant voté Chevènement ou Mammère en 2002)...or ce ne sont pas pour autant des « bayrouistes », comme je pense qu’on va le vérifier dimanche.

      Bonne journée, bonne semaine, et RDV dimanche, donc...


    • Blablabla (---.---.118.2) 17 avril 2007 08:20

      Vous dites : "Sa seule chance est donc de s’emparer d’un second matelas - celui des électeurs socialistes qui, sans rejeter Royal, seraient prêt à l’abandonner au milieu du gué s’ils étaient sûrs que cela déboucherait sur un gouvernement de coalition de centre gauche.

      C’est justement la crédibilité de cette hypothèse que Rocard a voulu renforcer avec son appel. Les prochains jours diront s’il y est parvenu".

      Certains dits ou faits viennent infirmer la thèse d’une accession de FB au second tour, grâce aux voix de gauche :

      extrait discours Bayrou à Lyon - article Associated Press du 16/04.

      Le candidat UDF s’est présenté comme le seul « vote utile » face au candidat UMP. « S’il y a un candidat qui peut, au deuxième tour, battre Nicolas Sarkozy et écarter un projet de société -je crois- violent (...), c’est précisément moi », a-t-il assuré.

      Cependant, alors qu’on lui demandait quelle attitude il adopterait en cas d’élimination le 22 avril, le candidat UDF a rétorqué : « Je serai au deuxième tour ». Car « le désir du vote utile et du changement en même temps, c’est une vague extrêmement forte qui va emporter les digues ». Les Français « ont envie et besoin de trouver un nouvel horizon, un nouvel espace, quelque chose qui leur donne à espérer » et « ils savent que c’est la seule solution au fond pour que l’espoir devienne réalité ».

      extrait discours Bayrou à Lyon - article AFP du 16/04.

      « François Bayrou a confirmé lundi à Lyon son intention de créer un parti démocrate après la présidentielle, qualifiant un tel courant de »chaînon manquant« de la politique en France et même en Europe.../...il y a trois grands courants dans le monde », les deux premiers étant « les courants conservateur et socialiste ».../...Le troisième est le courant démocrate, qui manque en France et en Europe".

      « les électeurs de M. Le Pen sont les plus décidés (87%), alors que seuls 49% de ceux de M. Bayrou disent avoir définitivement arrêté leur choix » (selon le baromètre électoral quotidien d’Ipsos et Dell pour SFR et « Le Point » rendu public mardi).

      On pourra effectivement ergoter le reste de la semaine sur l’efficacité du positionnement FB ; cependant, l’ensemble des sondages le donne à 17/18%. Si l’on considère que FB peut parvenir au second tour avec ce chiffre, ou peut en dire tout autant de Le Pen, avec ses 14/15% de SOUTIENS SURS.

      Les appels du pied à la gauche pour FB n’y feront rien.


      • maxim maxim 17 avril 2007 08:38

        dimanche dernier,sur le marché de Fontainebleau ,les differentes formations etaient representées ,et les habituels distributeurs de tracts en faveur de tel ou tel candidat etaient à l’oeuvre .....

        curieusement ,ceux que je connaissais comme plutot socialistes très engagés ( tout le monde se connait dans notre ville ) ceux que je connaissait donc ,distribuaient des tracts Bayrou .....

        l’un d’eux que je connais bien s’est meme amusé à me proposer l’un de ses tracts sachant à l’avance que je refuserai .....

        mais je lui ai fait remarquer que le vent tournait chez les socialos ....

        il m’a repondu par un coup d’oeil et un petit sourire .....


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 avril 2007 09:10

          Voter les yeux braqués sur les sondages n’est pas une attitude citoyenne, or c’est le seul argument de FB pour persuader les électeurs de gauche de voter sur lui. Outre le fait que les sondages varient de jour en jour, il est mauvais pour la démocratie de faire que les choix politiques des citoyens soient autres que ceux qui correspondent aux convictions personnelles des électeurs. La déception serait telle que l’idéal de la démocratie serait alors encore plus décrédibilisé.

          La démocratie moutonnière intoxiquée par des sondages en avalanche -et qui plus est en permanente évolution- n’est en rien une attitude de responsabilité : elle rend toute stratégie politique impossible au seul profit d’une tactique à courte vue qui fait d’une victoire électorale immédiate le seul but de la politique, au dépens d’un choix d’objectifs en terme d’intérêt général et de justice.

          La sondomanie (et non les sondages en tant que tels, c’est de leur mésusage dont le parle) n’est qu’une perversion de la démocratie et je m’étonne que certains qui se disent citoyens, de gauche qui plus est, versent dans cette perversion pour un candidat qui se prétend au dessus des conflit politiques au nom de l’intérêt général ; ce qui est le comble du populisme, à savoir croire que la définition de l’intérêt général pourrait se dispenser du débat et donc du choix entre la gauche et la droite.

          C’est à FB de décider et de dire s’il est du centre gauche ou du centre droit et non à M. Rocard ou à B.Kouchner. Tant qu’il ne le fait pas (et encore moins son parti l’UDF toujours allié à l’UMP), il est absurde pour les électeurs de gauche d’imposer par leur vote une alliance avec FB sur laquelle ils n’ont aucune garantie politique suffisante qu’elle serait de centre gauche. La seule tactique cohérente avec une stratégie de centre gauche est donc de faire que SR soit élue au premier tour et que FB et son parti se déclarent nettement tel en vue du second tour.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 avril 2007 09:14

            Explication : « de voter sur lui », à savoir de voter pour lui en pariant sur lui...


          • nessoux 17 avril 2007 16:16

            La sondomanie ? On peut dire qu’on a eu chaud aux fesses Mr Reboul.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 avril 2007 17:55

            Je ne sais pas très bien ce que vous voulez dire : je suis dans une position personnelle et politique (et surtout philosophique, vous pouvez vous en rendre compte en visitant mon site) qui me tient tout à fait à l’écart de ce genre de remarques. Si vous avez suivi mes interventions, vous devez m’accorder que ce genre de considérations est tout à fait étranger à mes propos.


          • nessoux 17 avril 2007 18:08

            Mr Reboul, bien que ne partageant pas vos opinions je trouve votre argumentation solide et fouillée.

            Bref, je vous respecte alors faites en autant et souriez si vous le souhaitez à ce qui n’est finalement qu’un peu d’humour au moins dans l’intention...


          • maxim maxim 17 avril 2007 09:31

            Mr Reboul....

            nous connaissons reciproquement nos convictions mais avouez qu’il y a tout de meme un malaise au sein de votre formation ...

            pour que Krouchner et Rocard et beaucoup d’autres proposent cette alliance ,c’est qu’ils ne donnent pas cher de l’avenir de Royal ...

            vous semblez ou vous faites semblant de l’ignorer .....

            Krouchner et Rocard ,ce ne sont tout de meme pas des enfants de Marie .....


            • rantanplan (---.---.146.240) 17 avril 2007 11:20

              Quoi, Kroutte chef est passé chez Bayrou ? Tu vois SR rien n’est perdu, tout se recycle !


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 avril 2007 16:14

              Il y a un malaise dans toutes les formations et l’UDF n’est pas moins hétérogène au regard d’un éventuel recentrage de centre- gauche de son chef que les autres partis politiques, on le verra pour les législatives. Quant à l’UMP, on en reparlera, après les crises politiques que subira NS s’il est élu.. C’est normal et c’est sain : dans un monde qui bouge aussi vite, les solutions dogmatiques doivent être remises en question , que ce soit à gauche ou à droite

              Quant au PS, il doit en effet évoluer mais je ne vois pas en quoi ce serait à Rocard ou à Kouchner et encore moins à FB de le faire, c’est à ses militants et sympathisants à qui il revient avant toute chose cette responsabilité et ceux qui spéculent sur la fin du PS ou de la gauche en France se font des illusions (de même que spéculer sur le fin de la droite et du débat gauche/ droite). C’est pourquoi je doute que SR soit la victime de cette évolution qu’elle a largement impulsée sur des point décisifs (donnant/donnant, sécurité, demarche participative, sécurisation des parcours professionnels, situation des femmes, etc..) quels que soit son résultat dont nul ne peut dire aujourd’hui qu’il sera dérimant. De toute manière Un échec électoral temporaire en politique n’est jamais définitif en démocratie et est aussi formateur qu’un succès (cf : Mitterand et Chirac).

              SR a déjà eu le courage de faire naître un réel débat au sein du PS en un sens disons social-démocrate pragmatique, en une orientation conforme à celle des autres partis socialistes européens qui lui apportent tous un soutien résolu. Nous sommes en Europe et cela compte pour la suite, qu’on le veuille ou non.

              Je constate du reste, qu’à part vous, nul n’a eu le courage intellectuel de commenter mon intervention précédente pour contre argumenter alors qu’elle a reçu une majorité (-7) d’avis défavorables. Ce qui est au moins une preuve de la pertinence de cette dernière, trop souvent confondue sur ce forum (sur ce point encore trop peu citoyen), avec le fait d’être en accord avec elle.

              C’est pourquoi je refuse de voter sur les commentaires : Si je ne suis d’accord ou non je dis pourquoi ou je me tais. Ce que tout citoyen sérieux devrait faire... C’est de l’honnêteté politique, ce dont nous avons grand besoin en ces temps de crise politique généralisée et je vous félicite de m’avoir répondu.


            • tvargentine.com lerma 17 avril 2007 09:51

              Cher ami(e)s

              J’ai l’honneur de vous annoncer la decès du PS,ce dimanche 22 avril à 20h01

              Foudroyé par une attaque soudaine,il s’est écroulé et ne s’en est pas remis.

              Il a été dans notre jeunesse un formidable compagnon,nous ne l’oublirons pas.

              Paix à son ame


              • Linda (---.---.34.206) 17 avril 2007 09:57

                @Sylvain Reboul

                « ce qui est le comble du populisme, à savoir croire que la définition de l’intérêt général pourrait se dispenser du débat et donc du choix entre la gauche et la droite. »

                On n’en serait probablement pas là si la gôche n’avait pas cessé toute politique de gauche après 1983. Les électeurs hésitent parce qu’ils ont bien compris que, droite au gauche, la politique menée est strictement la même. Et qu’ils sont les dindons de la farce. Il faut voir le sort réservé à la classe moyenne qui est l’éternelle cocu de la politique.

                Je ne parlerai même pas de cette tendance très PS qui est de nier les problèmes quand ils ne rentrent pas dans la boite idéologique ce qui a fait le lit du front national.

                En ce qui concerne Fabius et Hollande, on comprend leur attitude. Le premier attend que SR se casse la gueule pour prendre le PS par la gauche comme il essaye de le faire depuis 2 ou 3 ans. Le second essaye de sauver sa tête et celle de sa compagne.

                Le seul ciment qui tient le PS aujourd’hui, compte tenu des courants contradictoires qui y cohabitent, c’est les subventions.


                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 avril 2007 16:28

                  Cette dernière affirmation est exagérée et si elle a une part de justesse elle vaut , de toute manière, pour tous les partis.

                  Mais votre première remarque est interessante : elle pose la question de savoir comment être de gauche dans un monde où l’hypercapitalisme ne peut être vaincu par une révolution internationale aussi radicale en parole que stérile en réalité, quand elle ne fait pas le jeu des forces les plus à droite.

                  Quels compromis social en un sens plus juste est possible sur le plan national et européen ? Pour ma part je n’en vois pas d’autres que celui que l’on désigne par le modèle « Nord européen », qui du reste dépend très peu des partis qui sont au gouvernement dans les pays concernés qui font tous une politique social-démocrate, car la société est profondément telle. De plus ce compromis suppose des luttes sociales et politiques qui sans cesse recadre le conflit droite/gauche dans un sens plus juste et plus efficace et surtout pas par la prétendue disparition de ce dernier qui ne serait que celle de la vie démocratique elle-même.


                  • ExSam (---.---.121.228) 17 avril 2007 11:06

                    Encore un article d’économiste qui prétend nous imposer le vote, au nom d’articulations aussi logiques que celles de la rationalité de l’éocnomie standart, dont le FMI, l’OMC, les accords AGCS, la planification UE sur les produits importés, la législation Bolkestein nous montrent chaque jour l’indéniable qualité.

                    Sur Rocard.

                    Ce type, depuis x années tourne et vire, comme Barrot entre le millier de lobbies ayant pignon sur UE.

                    Il s’est tellement renié que Seillères l’a invité au mariage de sa fille, et il est sur les carnets de bal de tous ce gratin puant politicoshowbizpatronal.

                    Faut-il rappeler qu’il a démarré sa carrière pressée au PSU. Et qu’au faîte de son ascencion dans les cénacles du pouvoir il déclarait, sans rire : « La question n’est pas de savoir si je serai Président, mais quand ». Là on peut dire qu’il « parlait vrai » de ses ambitions.

                    Le vrai scandale c’est qu’un traître pareil ne soit pas exclu du PS.

                    L’audace avec laquelle l’Oberstrumfurher Frèche a été mis à pied, donne une indication sur la solidité des principes de l’élite socialiste de ce pays,

                    Serge Halimi nous brosse un tableau impitoyablement éclairant de l’arc d’évolution du PS, de renoncements en dénis, depuis le tournant de la rigueur, C’est là : http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/HALIMI/14610

                    Il faut tout de même reconnaître à nos amis socialistes une mémoire d’éléphant. Ils n’oublient jamais d’amener leur gamelle.

                    Quand ils s’en vont surpris, marri, frustrés, elle est bien garnie et nous bien allégés.

                    Ainsi Flamby qui payerait l’ISF s’il n’était si habile avec l’argent, et Dray et toute cette clique genre « french doctor », qui a tout à voir avec le Ravi.

                    Ils ont accompagnés, sans désemparer, depuis des decennies, maintenant, les réussites de cette « formidable machine électorale » comme dit Husson, un socialiste peu suspect de luddisme.

                    Bon an mal an, à la sueur des contorsions et des baratins, ils se sont convertis bel et bien à « la société de marché » et nous y ont tranquillement enfoncés, en touchant qui les confortables salaires de l’Etat, qui la rente du permanent à Solférino, ou de tous les petits satellites associatifs, sans parler des patrons compréhensifs.

                    Des petits accrocs bien sûr...Dray,Emmanuelli, Cambadelis, etc...Le dévouement au parti efface les limites parfois.

                    Suffit de savoir amnistier, et la messe est dite.

                    Touchant ce petit flash-back, non ?..

                    Non et non. S’il y a quelqu’un d’intégralement responsable dans cette débandade des idéologies, des volontés, dans ce dégraffage de pantalons pour péter dans la soie, c’est le PS.

                    Et le PS assumera seul son enfoncement dans la social-démocratie. Un autre monde est possible, il est temps que les sympathisants PS et les militants réalise qu’il ne passera jamais par l’appareil du PS.

                    Ni l’appareil du PC, ni l’appareil des Verts.

                    PS : ces quelques miettes sont dans le paradigme de gauche, évidememnt.

                    A mes yeux SDNB, De Villiers, Bayrou, tout celà relève des poubelles nauséabondes de l’histoire, naturellement.

                    Sur le vote.

                    Déjà, malgré les sondages débiles tripotés par France-Europe-Express déclarant que « 54% des français sont satisfaits de la façon dont la télévision à traité la campagne électorale », j’affirme qu’il n’y a pas eu pire manipulation que celle des médias, et notamment télévisuels, pour cette campagne. Et ça fait deux ans que ça dure.

                    A toutes les sauces, on nous dit qui voter. Un article de plus qui repasse ces mêmes plats pourris ?..Non. Non et non, c’est bon.

                    Je voterai en conscience, pour changer ce monde pourri. Je n’ai aucunement à pallier les conneries et les renoncements de Flamby et de Ayrault.

                    Le spectacle lamentable de leur opposition couchée sur les bancs de l’assemblée m’a dégouté.

                    Quand a supporter un type qui vient de l’OCI pour faire une politique plus à droite que bien des droites, et qui est outré de se faire jeter - je parle du « rigoureux », rigoureux dans la courbette, à Lisbonne, à Vilvoorde..- par le peuple qui en marre qu’on le vaseline toutes les 5 mn, non. Non et non.

                    Choisissons les vrais représentants du peuple, d’abord. Avec eux, nous purgerons ensuite le monde des Sarkozy de tous poils, des invertébrès à serpillères, et des petits salopards à grosse fortune genre Karrouf ou Forjars.

                    Car nos représentants ont un niveau de vie comme le nôtre, ils ont des idées claires, des convictions transparentes et durables. Ils n’ont pas de gourous caché, ni de sympathies avec les pouvoirs occultes de la finance, du crime organisé et des sectes.

                    J’en vois quelques-uns encore dans notre pays.

                    Celui que je choisis s’appelle Bové.

                    Un autre monde est possible, il suffit de le vouloir.


                    • benJ (---.---.35.253) 17 avril 2007 11:37

                      Je ne vois pas bien en quoi c’est un « article d’économiste » - si vous y trouvez un mot d’économie, faites-moi signe. Je ne vois pas davantage le rapport entre le contenu de l’article et votre « réaction » - qui, pour tout dire, semble plutôt être une « action »..de propagande systématique, et quelque peu prémâchée.

                      Il y a un temps - et un lieu - pour tout, non ?

                      Ceci dit, j’espère que Bové (et Voynet et Besancenot) feront un bon score...ET que SR sera au second tour !


                    • ExSam (---.---.121.228) 17 avril 2007 12:55

                      Benj

                      Fais-moi signe quand tu prendras le temps de lire.

                      C’est toi-même qui a marqué dans ton « cv » que tu es économiste de formation, d’une part. D’autre part, j’ai jamais dit que l’article traitait d’économie.

                      Ma réaction parle de Rocard, comme des paramètres de vote que tu proposes suite à son discours.

                      Je réagis sur Rocard et je donne mon sentiment sur le vote en regard de la donne nouvelle (ou pas) que ce petit libéral à facade socialisante introduit.

                      T’es gentil mais les impasses cognitifs de ta réaction à mon texte sont patents, aussi patents que le lien direct de mon message avec ton texte.

                      Pour finir, je donne mon vote , après avoir expliqué ce que je comprends et déduit de ton texte.

                      Il y a une différence entre une rhétorique propagandiste dont tous les arguments sont articulés pour mener à une seule évidence en forme de cerise qui intime au lecteur quelque chose, et un texte explicatif où des sujets différents et des raisonnements divers apparaissent, avec une clé pour rendre transparente les pré-supposés de l’auteur, l’indication de vote, en l’occurence.

                      En l’occurence, je ne dis nullement : « votez Bové ».

                      Par contre, toi, tu as bâti un édifice qu’on peut qualifier de pédagogique.

                      Pédagogie plus précisément constructiviste. Chaque argument s’appuie sur le précédent et annonce le suivant. On est dans un parcours fléché et de plus en plus en pente, jusqu’à l’inévitable conclusion.

                      C’est de la pédagogie. Bien sûr.

                      Merci pour Bové, tu peux aussi l’aider d’une manière plus directe. smiley


                    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 17 avril 2007 12:06

                      bonjour,

                      monsieur rocard, c’est un des plus brillants esprits politique de la vie politique française, et s’il fait des conférences dans les campus américain, c’est qu’on est pas les seul a s’en être rendu compte.

                      le RMI dont je bénéficie, c’est lui qui l’a fait voter, et si les politiques avaient respecter le contenu du discours qu’il a fait a l’assemblée, le RMI ne serai pas devenu un piège social mais une étape, pas le lieu de la démagogie de l’assistanat souhaitée ou contestée, mais un point de chute permettant de se reconstuire afin de mieux repartir,

                      monsieur rocard est un des rares du PS pour qui j’ai garder un peu de confiance, parce que c’est à cette homme et son engagement que je dois de ne pas avoir sombrer encore plus bas, ce qui ne me rend pas impartial, j’en ai bien conscience.

                      et c’est avec plaisir que je constate que mon intention de vote bayrou n’est pas contraire a ce qui me reste d’éthique valable a gauche.

                      amicalement barbouse.


                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 avril 2007 16:37

                        Je pense que vous vous trompez sur le sens de l’intervention de Rocard qui ne vise pas à vous recommander de voter pour FB ; ce qu’il n’a pas déclaré, pour le moment, qu’il fera lui-même (sinon il l’aurait déjà fait depuis longtemps). Il se contente de désirer une alliance programmatique de « centre gauche » avec FB (qu’il ne confond pas avec l’UDF et pour cause !) pour vaincre NS au deuxième tour.

                        Vous ne pouvez donc pas vous prévaloir de sa position pour légitimer votre vote centriste dont vous ne pouvez pas savoir, pour le moment, s’il servira le centre gauche ou le centre droit.


                      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 18 avril 2007 02:23

                        a titre personnel, je ne me « prévau » de rien,

                        je n’ai pas attendu l’intervention de monsieur rocard pour faire mon choix, et sans bayrou je n’aurai pas voter tout court premier tour, pour moi c’est plus jamais PS et UMP, je suis d’en bas, leurs incompétences c’est en direct live en bas de chez moi qu’elles se payent en vie humaine.

                        mais c’est sur qu’au regard de l’estime que je lui porte, ses déclarations sont plus facile a écouter que s’il avais désigner mon intention de vote comme appartenant d’une sensibilité trop contraire a la sienne.

                        amicalement, barbouse.


                      • CS12 (---.---.186.111) 17 avril 2007 13:28

                        Et si le vote utile était de faire en sorte que l’espace s’ouvre, seule solution pour éviter de laisser à Sarko 5 ans pour libéraliser les régles électorales (financement, communications, ...), mettre au pas les citoyens, ... bref, un objectif unique : garder le pouvoir, pour le pouvoir. Que disent Rocard, Kouchner, Allegre, ... ce que tout adhérent ou sympathisant socialiste sait : il y a 2 PS et l’un est proche de l’UDF, l’économie ne crée pas toutes les inégalités (elle en crée beaucoup)mais elle seule peut générer les ressources de la solidarité, l’UMP va instaurer la loi des plus riches, des plus forts, ..., des meilleurs gênes, ... mais, peuple rassure-toi, avec protection policiére de la main d’oeuvre populaire. Que veulent les adhérents et sympathisants de l’UDF, dans je crois une plus large majorité que ceux du PS (et PRG et MDC), l’ouverture. Qui peut le mieux créer les conditions et animer cette ouverture ? Bayrou ! Au fait il paraît que Royal/Sarko c’est du 50/50. Juste avant le 1er tour ! ! Bayrou/Sarko, cela reste toujours à environ 54/46. Qui peut le plus surement nous éviter Sarko ? Bayrou.


                        • zazyg zazyg 17 avril 2007 14:04

                          « J’espère que je suis au bout de mes surprises, car point trop n’en faut ! », Avait espéré « naïvement » Ségolène Royal ! Ses 2 faux amis, 2 membres de son comité de soutien viennent lui savonner la planche, sacré Bernard Kouchner, si brave, si généreux ! Prêt à travailler avec Sarkosi avant d’adouber Bayrou et qui reprend les les utopies de Michel Rocard, deux prétendants évincés à des époques différentes de la course à l’élection présidentielle, et qui se rejoignent dans des propositions qui sont fondées non sur une vision politique claire mais bien plutôt animées par une amertume générée par une frustration mal dissimulée. L’article de Henrik Enderlein dans le Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-895688,0.html et la « lettre attribuée » à François Bayrou dans le Canard enchainé qui détaille sa carrière politique le démontrent ! Madame Royal ne se laisse ni éclabousser ni distraire de sa ligne de conduite, elle défend avec courage, calme et pugnacité son pacte républicain. Le choix qu’elle propose aux français est clair, Oublions ces sondages du 2ème tour sans aucune fiabilité puisque qu’ils se situent tous à l’intérieur la marge d’erreur minimum annoncée par tous les sondeurs et réfléchissons à notre vote du 1er tour. Ne nous arrêtons à ce qui est essentiellement une mousse journalistique au profit de Bayrou et qui remplit les médias qui répètent à l’envie que les candidats ne traitent pas des vrais problèmes ! « Car c’est ainsi qu’Allah sera grand » aurait dit Vialatte


                          • Trash Titi (---.---.135.76) 17 avril 2007 15:02

                            L’effet TSS - Tout Sauf Ségo - marche bien, c’est sûr !  smiley


                            • mayb 17 avril 2007 18:13

                              ci-dessous un entretien de VINCENT PEILLON pour clarifier ce débat

                              LCI.fr : Les appels de Rocard et de Kouchner en faveur d’une alliance UDF-PS vont-elles décomplexer une partie de l’électorat de gauche tentée par le vote Bayrou ?

                              Vincent Peillon : Je les ai bien lus et j’ai compris qu’ils disaient le contraire de ce qu’on veut leur faire dire. Ils disaient aux électeurs de Bayrou : rejoignez Ségolène Royal. D’ailleurs, eux-mêmes vont voter Royal. Michel Rocard le dit lui-même : jamais le centre n’a encore voulu se rapprocher de la gauche comme ça, ne ratons pas cette occasion . C’est donc bien le centre qui se rapproche de la gauche et non l’inverse.

                              Le problème, il va se poser pour François Bayrou et ses électeurs. D’ailleurs, on a bien vu sa difficulté face à cet appel. Dans un premier temps, il était satisfait mais très vite, il s’est rappelé qu’il avait des électeurs de droite. Comment va-t-il tenir les deux ensemble ? Lorsque l’on regarde de près ses propositions sur la fiscalité, sur les heures supplémentaires ou sur les aides aux entreprises, ses propositions sont plus proches de celles de Nicolas Sarkozy que de Ségolène Royal.

                              LCI.fr : Dans les tests de second tour des instituts de sondage, le candidat de l’UDF l’emporte face à Nicolas Sarkozy...

                              V.P : François Bayrou ne peut être éternellement écartelé, avec ce discours ni droite-ni gauche qui est également celui de Jean-Marie Le Pen ou de Frédéric Nihous. Ce n’est pas un discours politique. On n’est toujours de quelque part et lui-même a été à droite pendant vingt ans. La question du choix de François Bayrou se pose donc et se posera aussi pour lui dimanche soir. Et beaucoup d’électeurs de gauche tentés par Bayrou n’ont pas envie que le vote Bayrou soit une impasse, comme le vote Le Pen la dernière fois.

                              François Bayrou ne pourra pas battre Sarkozy au second tour. Avec son programme de droite, il ne pourra rassembler de Besancenot à Madelin. En revanche, Royal peut rassembler toute la gauche et grâce à sa modernité, elle peut élargir cette gauche à ceux qui trouvent dans son pacte présidentiel des éléments pour redresser le pays.

                              LCI.fr : Contrairement à François Hollande, Ségolène Royal n’a pas fermé la porte aux appels de Rocard et de Kouchner...

                              V.P : Ségolène Royal n’est pas chef de parti, elle est candidate à l’élection présidentielle. Elle doit rassembler et le plus grand rassemblement se fera autour d’elle. Je l’ai déjà vue faire : Michel Rocard va voter Royal, tout comme Jean-Pierre Chevènement. Ceux qui ont voté oui au référendum et ceux qui ont voté non travaillent déjà ensemble. Elle a une capacité de rassemblement que François Bayrou n’a pas.

                              LCI.fr : Quel est l’argument utile pour convaincre les indécis de voter Ségolène Royal ?

                              V.P : Il faut parler du projet. Les Français ne sont pas dans les polémiques et les petites phrases mais veulent des réponses sur des sujets essentiels. Comment peuvent-ils être utiles à eux-mêmes et à leur pays. ? Il faut considérer les concitoyens avec le maximum de respect. C’est la campagne qu’a choisi de faire Ségolène Royal. Après avoir écouté les Français, elle a fait des propositions. Le social est la préoccupation centrale des électeurs : logement, pouvoir d’achat, éducation. La démarche de démocratie participative l’a conduite sur les vrais sujets.

                              La gauche plurielle est morte. Avec qui gouvernerait le PS demain ?

                              V.P : D’une part, il faut se méfier de l’effet présidentiel. Il y a des formations politiques de gauche qui feront plus de voix dans d’autres types de scrutins. Lors des législatives ou des municipales, les élus communistes sont bien implantés.

                              Par ailleurs, je crois profondément au besoin d’une rénovation en profondeur dans le cadre d’une VIe république : une rénovation du parti socialiste et de notre mode de vie politique. Il ne faut plus sous-traiter la République à Chevènement, l’environnement à Voynet, comme on l’a vu dans la gauche plurielle. Sur des contenus communs, si l’ont peut construire une grande formation moderne, ce sera une très bonne chose.


                              • VOLTAIRE 18 avril 2007 04:18

                                NS et la dictature de la famille LP à aucun prix !

                                Besancenot et Bové ne seront jamais au pouvoir. Qu’ils continuent dans le syndicalisme.

                                Voynet a été ministre et elle s’est couchée devant Total et les camionneurs lorsque Jospin l’a exigé. Jospin a tué les écolos avec la gauche plurielle et les portefeuilles ministériels.

                                Mme Buffet est bien sympathique mais elle traîne les casseroles du stalinisme et elle représente .5% des voix car ses anciens électeurs sont chez Le Pen.

                                SR instrumentalise le vote utile de gauche suivant la bonne vieille recette du PS. SR est socialiste comme Sarkozy est trotkyste. En plus elle a déclaré à de nombreuses reprises qu’elle ferait ce qu’elle voudrait... C’est vraiment une position de gauche ! (Elle a trop cotoyé Mitterand !). Le PS est un obstacle aux réformes, c’est un parti d’opportunistes.

                                SR ne peut pas vaincre NS au second tour.

                                Je ne prendrai pas le risque de voir NS pour 5 ans ou la dictature pour 20 ans.

                                Je vote FB sans état d’âme comme j’ai voté Chirac pour sauver la démocratie. Et c’est la faute du PS qui a été incapable d’évoluer depuis 2002.

                                La gauche peut renaître une fois que NS et LP seront écartés.


                                • soulrockin soulrockin 19 avril 2007 10:08

                                  alors toi l’ami benj tu es vraiment trop fort !! je suis allé voir ton CV là ,tu es un vrai bobo !ça existe donc,mais je n’en doutais pas j’en voit tout les jours des types comme toi.le parisien type quoi !

                                  franchement tu es à coté de la plaque.il me semble que d’après tes articles tu sois bien proche de madame royal alors je vais te faire une petite explication que tu aurais pu faire toi meme si tu n’avais pas été aveuglé dans ta jeunesse. premièrement pour ce qui est de la présidentielle si bayrou ne passe pas le second tour alors là on est vraiment foutu parce que le petit énervé va passer et attention, lui ,c’est la droite dure européenne.celle qui s’allie avec l’extreme droite(voir les cas italiens espagnols ou autrichiens). et tu vois je te dis ça parce que meme si c’est vrai je vote au centre ,c’est pour que le PS puisse revoir sa copie, car à l’heure actuelle ce parti n’est pas jojo. je te rappelle que le PS a été crée de toute pièce par mitterand dans les 70’s et cela pour le servir lui et ses interets exclusivement .on a vu ce que ça a donné !!! du social ??laisse moi rire il n’a fait rien d’autre que d’opposer les français entre eux ,en créant un espace certain pour la droite la plus pétainiste depuis la fin de la seconde guerre mondiale. la chance pour nous c’est de creer un vrai parti social démocrate.enfin c’est une autre histoire pour ma part je pense que bayrou va rassembler plutot que de diviser les français . lui il a un vrai programme responsable pour tout le monde c’est l’homme politique le plus humain n’en déplaise à d’autre. je ne suis pas militant udf mais plutot sympathisant pour moi il y a aussi autre chose dans la vie que la politique et quand je vois des jeunes militant je me dis qu’ils ont pas autre chose à faire que d’aller faire les guignols pour les politicars enfin il faut etre responsable soit c’est bayrou président ou c’est la france dans la rue à bon entendeur

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