Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Royal-Bayrou : le dîner de cons ?

Royal-Bayrou : le dîner de cons ?

Annoncé, annulé, reporté, finalement organisé au pied levé, la rencontre entre Ségolène et son autre François a finalement eu lieu samedi. Et alors ? Pas grand-chose, du bavardage sans ampleur qui n’aura servi ni desservi aucun camp.

Il a finalement eu lieu, le fameux débat PS-UDF. Autour de la table nappée d’un hôtel parisien. Il a finalement eu lieu, ce débriefing si « important pour la démocratie ». Ce « dialogue » qui menaçait, ces derniers jours, de transformer la campagne présidentielle en affrontement des plus sanglants. On a parlé de pressions, de menaces, de chantage, de « procès de Moscou », on a gesticulé dans les états-majors pour finalement aboutir à une heure, en fin de matinée, un samedi matin.

La dame du PS était souriante, d’entrée nettement plus détendue qu’à l’accoutumée. Le monsieur du centre était souriant, ravi d’avoir une nouvelle fois réussi son effet. Semer la zizanie en prenant les électeurs pour des pigeons, sport favori de monsieur Bayrou. Parce qu’au fond, quel était la véritable utilité de cette rencontre ? Pour Royal, une seule ambition, illusoire, mais à tenter quand même, une sorte de « tout pour le tout » : inciter Bayrou à appeler à voter pour elle. Pour Bayrou, un seul objectif aussi, devant l’hémorragie de son parti (pas tant au niveau des électeurs que des députés) : sauver ce qui peut l’être en tentant de convaincre tout le monde, les médias autant que les sceptiques votants, que son futur Parti démocrate a une chance d’exister un jour, de ne pas rester qu’un feu de paille. Ces deux points-là sont les seuls enjeux, les seules motivations de cette initiative scabreuse, assez cocasse et, il est vrai, plutôt inédite. Ce débat-là n’avait évidemment pas pour objectif, jamais une seconde, de montrer qu’en France les choses avaient changé, que les clivages étaient tombés, que maintenant on allait faire de la politique autrement. Au contraire, c’était bien la preuve qu’on continue, Bayrou compris, à faire de la politique comme avant, petits arrangements entre amis (ou ennemis) compris.

Alors, pendant une heure, madame Royal a minaudé devant son autre François, souriante, jamais vexée, même quand celui-ci lui signifiait que certaines de ses propositions étaient assez ridicules ou « pas sérieuses » (salaire minimum européen) même quand il lui faisait remarquer qu’elle changeait d’avis comme d’ordre juste (les 35 heures). Rien ne semblait pouvoir ôter du visage de Ségolène le sentiment de joie qui se lisait sur ses traits. Elle était heureuse. Se laissant même aller à quelques plaisanteries avec son interlocuteur. Comme elle l’avait dit vendredi sur TF1, « en fin de campagne, on peut faire de l’humour ». C’est bien vrai ça, Ségolène, on peut faire de l’humour. Mais l’humour ne suffit pas. Pendant qu’elle se bidonne avec le troisième homme, les caciques du parti, tous en rangs serrés sur les chaises, pas tous convaincus du bien-fondé de l’histoire, font fumer leurs calculettes pour savoir si ça peut passer. Pour compter ce qui converge et ce qui diverge. Et dix verges, pour citer (encore) Desproges, c’est « beaucoup pour un seul homme »... et une seule femme.

Des convergences, des divergences, ils n’avaient que ces mots-là à la bouche. Et chaque fois que Ségolène pouvait souligner que « sur ce point-là, nos opinions convergent » elle ne ratait pas l’occasion. Elle voulait conclure, ce samedi. Mais elle n’a pas conclu. Le centriste du Béarn n’est pas né de la dernière cohabitation, et lui n’était pas venu tomber dans les bras du PS. Non, lui était là pour entériner autant que faire ce pouvait l’acte de naissance de ce qu’il est encore le seul à considérer comme « la troisième force politique du pays ». Dans l’immédiat, l’UDF n’a réussi qu’une seule élection. Ou plus précisément, qu’un seul premier tour d’élection. Pour la suite, ça se complique. Rien aujourd’hui ne garantit que le parti centriste conserve aux prochaines législatives ses vingt-sept députés, ni qu’il en obtienne davantage. Tout cela sera compliqué pour l’ami de Jean-Marie Cavada.

Aussi, samedi, à l’hôtel, Bayrou avait donné rendez-vous à Royal pour montrer à Sarkozy qu’il pouvait lui tenir tête (une façon de bomber le torse) tout en soulignant ses « divergences » avec le programme de la socialiste. Divergences qui confirment Bayrou bien plus à droite que Royal. Ce qui n’est pas une nouveauté, ce que soulignent les députés UDF qui s’encartent chez Sarkozy ces derniers jours en file indienne. Samedi, en fait, Bayrou est venu réaffirmer à Sarkozy, en une sorte de gros clin d’œil, qu’il était toujours de sa famille. « Nicolas Sarkozy n’est pas mon ennemi », c’est son « amitié de trente ans » à lui. Une accolade en vue du troisième tour de juin. Parce que s’il est un point sur lequel Bayrou « converge » avec nombre de socialistes, c’est qu’il ne croit pas une seconde à une victoire de Royal.

Comme dans tout rendez-vous amoureux, les chances que ça marche reposent sur la condition sine qua non que les deux protagonistes aient le même objectif. Le même désir (d’avenir). Or, samedi, Ségolène et son autre François n’avaient pas le même objectif. Cette rencontre ne pouvait donc aboutir à rien (qu’à un dîner de cons ?), et surtout pas à un ralliement. Pas tout à fait quand même un coup pour rien pour Ségolène, qui aura pu ainsi tester la capacité de maîtriser ses nerfs de Sarkozy, à quelques jours du grand débat, le petit Nicolas ayant excessivement perdu son calme alors que l’affaire ne le justifiait pas. Si ce débat n’aura ni « bougé les lignes », ni « rompu les clivages » il aura au moins servi à cela : montrer à quel degré de tension on en est arrivé entre les deux finalistes. Ca promet pour mercredi.

Quant à François Bayrou, qui aura pu décliner une nouvelle fois son programme, désormais caduque, comme aux plus belles heures de ses envolées sondagières de l’avant premier tour, il pourra au moins s’enorgueillir de voir les deux finalistes promettre des « ministres UDF » dans leur gouvernement éventuel (même si ces ministrables ne lui sont plus fidèles) et madame Royal ne pas écarter totalement l’hypothèse des grandes oreilles pour Matignon. Ségolène aura tout tenté pour combler son retard, Nicolas « tout donné » pour accentuer son avance.

Le philosophe Laurent Paganelli déclarait très justement, au sortir d’un vestiaire : « L’essentiel, c’est de ne pas avoir de regret. »


Moyenne des avis sur cet article :  2.61/5   (77 votes)




Réagissez à l'article

83 réactions à cet article    


  • Avatar 30 avril 2007 11:24

    Au Demian West qui supportait d’abord Mr Nekkaz puis ensuite Mr Bayrou, je vous dédie cette chanson qui vous va comme un gant, ou comme un pantalon plutot :

    "...Je suis de tous les partis Je suis de toutes les partys Je suis de toutes les cauteries Je suis le roi des convertis

    Il y en a qui contestent Qui revendiquent et qui protestent Moi je ne fais qu’un seul geste Je retourne ma veste, je retourne ma veste Toujours du bon côté

    Je crie vive la révolution Je crie vive les institutions Je crie vive les manifestations Je crie vive la collaboration

    Non jamais je ne conteste Ni revendique ni ne proteste Je ne sais faire qu’un seul geste Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste Toujours du bon côté

    Je l’ai tellement retournée Qu’ell’ craqu’ de tous côtés A la prochain’ révolution Je retourn’ mon pantalon"

    (Extrait, J Dutronc)

     smiley


  • AlexisL 30 avril 2007 16:15

    IL DIT QUE LE PRG ECO DU PS EST NUL... OK... PROUVE-LE.


  • agosin 30 avril 2007 18:26

    Je me demande si c’est Brice Lalonde ou bien Jean-Pierre Soisson qui a écrit ce texte... mdr...


  • agosin 30 avril 2007 18:38

    Aujourd’hui c’était le tour de DSK de ne pas être interdit comme premier ministrable, voyons lequel de vous devinera au moins trois sur les cinq noms que la candidate derviche ne s’interdira pas jusqu’au vote qui la renverra dans l’oubli ??

    Alors, je me mouille le premier :

    - 1) MARDI 1ER MAI = LAURENT FABIUS
    - 2) MERCREDI 2 = OLIVIER BESANCENOT
    - 3) JEUDI 3 = MICHEL DRUCKER
    - 4) VENDREDI 4 = EDDY MITCHELL
    - 5) SAMEDI 5 = JEAN-MARIE LE PEN

    LE GAGNANT RECEVRA UNE PHOTO DE SEGOLENE, LE DEUXIEME RECEVRA DEUX PHOTOS ET AINSI DE SUITE...

    BONNE CHANCE !


  • agosin 30 avril 2007 18:41

    Merci LILIAN à ne pas confondre avec Demi-âne...

    Aujourd’hui c’était le tour de DSK de ne pas être interdit comme premier ministrable, voyons lequel de vous devinera au moins trois sur les cinq noms que la candidate derviche ne s’interdira pas jusqu’au vote qui la renverra dans l’oubli ? ? Alors, je me mouille le premier :

    1) MARDI 1ER MAI = LAURENT FABIUS 2) MERCREDI 2 = OLIVIER BESANCENOT 3) JEUDI 3 = MICHEL DRUCKER 4) VENDREDI 4 = EDDY MITCHELL 5) SAMEDI 5 = JEAN-MARIE LE PEN

    LE GAGNANT RECEVRA UNE PHOTO DE SEGOLENE, LE DEUXIEME RECEVRA DEUX PHOTOS ET AINSI DE SUITE...

    BONNE CHANCE !


  • Icks PEY Icks PEY 30 avril 2007 11:08

    Excellent Lilian, je n’aurai pas dit mieux.

    Peut-être moins bien, d’ailleurs.

    Bien cordialement,

    Icks PEY


    • morice morice 30 avril 2007 11:10

      Toujours la même élégance dans l’adversité, avec ce titre. L’injure serait-elle le propre de la droite ?


      • bozz bozz 30 avril 2007 11:18

        Morice, vous n’avez donc rien compris à l’article ...


      • Dragoncat Dragoncat 30 avril 2007 11:21

        Si vous posez la question, c’est que vous n’avez pas lu la multitude d’articles sur Agoravox consacrées aux élections, et surtout les forums qui suivaient.

        Si les candidats étaient élus au nombre d’insultes reçues, Sarko arriverait en tête avec un score de république bananière. Mais pour être juste, Royal a eu aussi sa dose - plus homéopathique - de « pétasse » et autres noms d’oiseaux. Dans un cas comme dans l’autre, ça ne présente aucun intérêt dans le débat.

        Et sur le fond : quid de ce débat étrange entre un perdant et une candidate qui habille son racolage électoral en débat (participatif ou pas ?). Les deux restants doivent aller à la pêche aux voix centristes mais la méthode ici manque de finesse.

        Aller sourire à son interlocuteur quand on s’est envoyé des épithètes à la figure dans les deux mois qui précèdent, c’est la figure la moins présentable de la politique. smiley


      • Christoff_M Christoff_M 1er mai 2007 01:33

        il me semble que SARKOZY est plus souvent insulté que la belle et blanche colombe qui veut nous faire croire qu’elle est de gauche et que tous les médias caressent dans le sens du poil ou de la plume !!


      • bozz bozz 30 avril 2007 11:16

        encore une fois très bon, décidément cette campagne vous inspire.


        • Avatar 30 avril 2007 11:19

          Article interessant.

          C’est vrai que dans ce débat, il ne s’est pas dit grande chose.

          Ségolène était comme à l’accoutumée soporifique a cause de son ton monocorde. Mais l’essentiel pour la démocratie est que ce débat ait eu lieu. Une fois que Bayeuuurou a dit qu’il ne donnerait pas de consigne de vote, que restait-il à Mme Royal ???

          De montrer les convergences avec le centre, c’est tout. (sarko a bien étudié les convergences UMP-FN...)

          C’était plus une stratégie de campagne de se « montrer » avec le centriste conducteur de tracteur...

          Et puis, on aurait pu lui reprocher le 6 mai au soir...

          Sinon demain, y’a un super concert avec discours de segolene :

          Les chanteurs Bénabar, Cali, Renaud, Georges Moustaki, Yannick Noah, Olivia Ruiz et Michel Delpech - entre autres - devraient se produire lors d’un grand concert gratuit, intitulé “Pour nous, c’est elle“, mardi 1er mai après-midi au stade Charléty à Paris lors du meeting de Ségolène Royal.

          Le communiqué, diffusé vendredi par l’équipe de campagne de la candidate socialiste à l’Elysée, annonce la participation également de Disiz La Peste, Dyonisos, Leny Escudero, Indochine, Kery James, Juliette, Yvan le Bolloc’h, les Têtes raides et Tiken Jah Fakoli.

          Ca change des Johnny Haliday, Pascal Sevran et autre Doc Gyneco qui soutiennent Sarkozy dans ses débats...

           smiley


          • le pen la vie la vraie 30 avril 2007 19:12

            ce qui nous changerait c’est que renaud et tiken jah aillent rejoindre soral à la fête du fn !


          • patrick patrick 30 avril 2007 11:27

            Bravo lilian !

            excellent et drole ! En plus un homme qui cite Desproges ne peut pas être mauvais !!


            • IP115 30 avril 2007 11:29

              Encore une fois excellent Lillian ! C’était effectivement un diner de con, et tu as parfaitement raison de souligner les « convergences » PS-Bayrou, que les éléphants du PS ne manquent pas une occasion de souligner :


              • IP115 30 avril 2007 11:30

                A propos d’une alliance PS-UDF, Dominique Strauss-Kahn (mentor de Ségolène Royal) :

                "a déclaré que toute alliance entre le Parti socialiste et l’UDF de François Bayrou était hors de propos.

                L’ex-ministre des Finances socialiste a estimé, lors du point de presse quotidien du PS, que deux personnalités du parti, Michel Rocard et Bernard Kouchner, avaient fait cette proposition « sans avoir suffisamment réfléchi. » « Tout ce qui a été dit sur des alliances entre le parti socialiste et l’UDF est hors de propos (...) quand on est à gauche, on vote à gauche », a-t-il expliqué au siège du parti."


              • IP115 30 avril 2007 11:31

                A propos d’une alliance PS-UDF, François Hollande (secrétaire national du PS) :

                Hollande exclut toute alliance PS-UDF

                « Le premier secrétaire du PS rejette à nouveau l’idée de Michel Rocard de s’allier au parti centriste, rappelant que la politique ne se fait pas avec »des alliances de circonstance". "

                et de préciser :

                « Pour le numéro un PS, »aujourd’hui encore il faut rassembler le plus large possible, mais dans la clarté« , car »la politique, ce n’est pas le débauchage individuel, ce n’est pas des alliances de circonstance, ce n’est pas des alliances contre-nature". "


              • IP115 30 avril 2007 11:32

                A propos d’une alliance PS-UDF, Lionel Jospin (ancien Premier ministre socialiste) :

                « Si c’est une tactique, c’est-à-dire une approche de court terme, elle n’est pas opportune, elle créé de la confusion, elle sert Bayrou qui n’a en rien rompu avec la droite (...) Cette alliance vouerait le PS à des alliances incertaines et à une crise interne (...) Au premier tour, votons socialiste, votons Ségolène Royal. Au deuxième tour, votons à gauche, votons Ségolène Royal »

                (Déclaration, lundi 16 avril)


              • IP115 30 avril 2007 11:32

                A propos d’une alliance PS-UDF, Laurent Fabius, député de Seine-Maritime (PS) :

                C’est « un peu bizarre ce raisonnement qui consiste à dire : pour battre la droite, il faut voter à droite ». « François Bayrou, il est à droite ».

                " François Bayrou n’a été présent dans « aucune des mobilisations de gauche depuis 2002 ». « A l’approche des élections, c’est devenu une espèce de rebelle anti-capitaliste ». Appeler à une alliance Royal-Bayrou, ce n’est « certainement pas » rendre service à Ségolène Royal puisque « cela introduit du trouble ». « Cette vieille lune, cela fait 25 ans qu’ils en parlent ».

                Toute « négociation » ou « alliance » entre le PS et l’UDF est « totalement exclue ». Dans un duel Royal-Sarkozy au second tour, la candidate socialiste devra « rassembler la gauche ». « On n’a pas à faire appel à des partis politiques. Ségolène Royal proposera son pacte présidentiel et viendront voter pour elle ceux qui sont sur ce pacte présidentiel ». Le deuxième tour sera « peut être » un référendum anti-Sarkozy. "

                (Déclaration sur Canal Plus, lundi 16 avril)


              • IP115 30 avril 2007 11:34

                A propos d’une alliance PS-UDF, Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal :

                « Il n’y a pas trois programmes dans cette campagne, il y en a deux », « l’UDF n’est qu’une variante de la droite française ». « Le programme économique et politique de Ségolène Royal comporte une logique et une cohérence et sur aucun point, il n’a de parenté avec le programme UDF ».

                (Point presse quotidien du PS, vendredi 13 avril)


              • Argo Argo 30 avril 2007 11:34

                Très bien Lilian, J’en avais moi même conçu un pamphlet, selon une vision plus cynique. Formidable élan, aussi soudain qu’opportun qui a poussé dans les bras l’un de l’autre deux êtres que tout séparait jusque là et qui se quitteront après l’élection. Pensée unique et aplatissement des idées font évidemment bon ménage.

                Mais où sont nos révolutions ? Faire de la politique autrement ? Oui, mais quel intérêt si c’est avec les mêmes. Une cravate pour une autre. C’est donc ça le changement ?


                • prgrokrouk 30 avril 2007 11:54

                  J’ai trouvé FB, dans le débat un brin instituteur et didactique, surtout vers la fin. Un dialogue n’est pas un meeting. Expliquer n’est plus de mise. Résumer l’était. Une phrase de moins, une redite évitée, et le message est reçu au lieu de peser inutilement. Laisser quelques minutes à SR à la fin, eût été élégant et seyant. Ceci dit, mon suffrage consistera à sanctionner le manège électoraliste du PS. Dans cette campagne, il y avait un but et un seul : préparer le scrutin législatif avec un PS relifté (passer le premier tour à tout prix). A ce prix, le PS était tout disposé à une présidence NS. FB n’a pas été entendu par une majorité d’électeurs, instrumentalisés par ces manoeuvres partisanes.

                  L’UDF a illustré depuis quelques temps la chanson de Dutronc dans une version à l’envers. Pourquoi tenir absolument à refaire un parti PD ? PDF eût été de meilleur goût. Tous ceux qui se sont vendus pour un siège, gare à leurs fesses.


                  • lorinc 30 avril 2007 12:27

                    Et dire que je me suis inscrit exprès pour pouvoir répondre à cet « article ». smiley

                    Je croyais, sans doute à tort, qu’Agoravox était plus proche d’un nouvel outil de presse que d’un skyblog, et cet article me montre tout le contraire.

                    Oui, on peut avoir des opinions politiques très différentes, mais pourquoi diable vouloir forcément injurier et dénigrer, au lieu de d’expliquer en quoi on n’est pas d’accord.

                    Je ne vois pas en quoi un débat, quel qu’il soit, est une « initiative scabreuse », à moins de ne pas être démocrate. Peut importe votre vision de la direction que doit prendre l’État, si vous n’êtes pas pour un débat, si vous préfèrez l’action à la consultation, vous n’êtes pas démocrate.

                    Si vous êtes démocrates, peut vous importe que le leader roule des mécaniques et en impose avec sa grande gueule, ce qui compte, c’est qu’il applique ce que le peuple décide.

                    Vous auriez pu effectivement critiquer ces rapprochements tactiques, et avec raison, mais en prennant ce ton moqueur, tout part à la poubelle. Vous vous moquez des protagonistes, vous vous moquez de leurs électeurs, vous vous moquez des journalistes ; on ne peut que ce moquer de votre article tant il ne s’attache qu’a l’apparance des choses et non pas au fond des propos.

                    D’autre part, ne s’attacher qu’à l’apparance de ses opposants, c’est nier la profondeur de ses propres convictions, ce qui dans votre cas fait une bien piètre publicité...

                    Personellement, si on devait découper le paysage politique en deux comme vous le faites, avec d’un côté des « guignols », mais qui débattent courtoisement et font mine de s’intéresser à la dicussion, et de l’autre côté des « kings » qui misent tout sur leur côté leader actif, et bien en tant que cityoen de la République Française, peut importe celui qui a le plus de style, mon choix est très vite fait.


                    • jello 30 avril 2007 12:29

                      « La politique est un sport de combat. » dites vous. Vos contributions ne volent pas bien haut non plus.


                      • Aldoo Aldoo 30 avril 2007 15:53

                        Bon, du calme. Royal n’a pas fait que du bien au corps enseignant, c’est sûr, mais ne pas voter pour elle serait encore pire (je vous passe le détail, lisez le programme de NS !).

                        Il est fort possible que l’EN soit dans la m*** quel que soit le résultat de l’élection. Mais par pitié, faites comme moi : pour paraphraser Churchill, choisissez le pire des candidats à l’exception de tous les autres !


                      • Aldoo Aldoo 30 avril 2007 18:13

                        Le fait que la didactique soit une imposture est aussi dans ces livres ?

                        Que les IUFM racontent beaucoup de conneries, je veux bien le croire. M’enfin, il ne faut pas non plus jeter le bébé avec l’eau du bain !

                        Ensuite, je préfère un enseignement public réellement présent et accessible au plus grand nombre, plutôt qu’un pays où seul le privé aurait les moyens (financiers) de dispenser un enseignement de qualité. Or c’est peu ou prou le programme de la droite.

                        Enfin le contenu même de l’enseignement peut-être discuté, mais sans moyens, il ne pourra que continuer à se dégrader.

                        En fait, j’ai beaucoup de mal à voir comment on peut voter blanc dans ces conditions, car c’est loin d’être bonnet blanc et blanc bonnet.


                      • RUAUD 30 avril 2007 12:45

                        DOUBLE LANGAGE : CE QUE LES SOCIALISTES DISAIENT DU CANDIDAT CENTRISTE

                        Ségolène Royal, le 20 février, à Rennes : « Ceux qui se disent ni de droite ni de gauche (...) ont toujours fini par tomber du même côté, (...) cherchent à brouiller les cartes de l’élection » ; « Seule l’union des forces de progrès peut permettre de battre la droite ». François Hollande, le 10 avril, au siège du PS : « Nous ne ferons rien avec Bayrou puisque c’est une variante de la droite ». François Hollande, le 13 avril, à l’AFP : « Il n’y a pas d’alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite ». François Hollande, le 21 février, à Liévin : « moi je ne connais pas les propositions de François Bayrou, je connais juste sa démarche : ni droite ni gauche pour finir avec la droite ». Lionel Jospin, le 17 mars, à Lens : « ce que propose M. Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays (...). La proposition politique de M. Bayrou est mort-née (...) » et d’ajouter que François Bayrou « a toujours été de droite ». Dominique Strauss-Kahn, le 16 mars, à Charleville-Mézières : « Ségolène fait campagne avec 100 propositions (...) François Bayrou fait campagne sans proposition ». Jack Lang, le 20 février, siège du PS : François Bayrou « est une variante de la droite ». Jack Lang, le 14 mars, siège du PS : « François Bayrou n’est pas là pour empêcher l’élection de Nicolas Sarkozy mais pour éliminer la gauche ». Il veut « tout le pouvoir pour lui tout seul » en s’appuyant « sur un mouvement de droite, en alliance avec l’UMP ». Jack Lang, le 13 avril : une alliance avant le premier tour : « est totalement absurde, on ne peut pas concilier l’inconciliable ». François Rebsamen, 14 mars, sur LCP, « François Bayrou, candidat du ni ni et de l’immobilisme » et d’ajouter « il n’est pas ni droite, ni gauche » mais « un homme du centre-droit libéral, d’une droite classique ». Jean-Christophe Cambadélis, 13 avril, par communiqué : « Ségolène Royal ne veut pas d’ouverture au centre ». Jean-Luc Mélenchon, le 25 avril, sur son blog : « Bayrou, c’est la droite ». Claude Bartolone, le 20 février, à l’Assemblée nationale : « François Bayrou donne le sentiment d’être le Che Guevara de l’extrême-centre (...) Il faut que nous soyons assez forts pour démasquer cette imposture. Bayrou est quand même celui qui, lorsqu’il a été ministre de l’Education nationale, a voulu démanteler l’école de la République. L’ensemble de ses députés sont élus par des gens de droite et par le désistement de l’UMP ». Le dossier « argumentaires » du Parti socialiste contre François Bayrou « Le programme économique et social de François Bayrou est UMP compatible. (...) Il fait l’impasse sur le pouvoir d’achat des salariés et des retraités. (...) En matière de fiscalité seule la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune semble le préoccuper. En réalité, François Bayrou n’a rien d’autre à proposer que ce qui a été fait sous tous les gouvernements de droite (...). De droite en économie, il est également conservateur sur les questions de société. » « François Bayrou maintient les Français dans le flou d’une construction politique chimérique et dangereuse : « l’union nationale » qui n’est qu’une alliance des contraires. Ce n’est pas une nouvelle donne politique, mais une ligne opportuniste qui nourrit la confusion. » « L’hebdo des socialistes » du 24 mars consacré à François Bayrou « Le programme de Bayrou ? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps : réduire l’Etat, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n’ont qu’à se terrer. Le centrisme, c’est ni la gauche, ni la gauche... » « Bayrou a le même programme que Sarkozy. » « Bayrou a pour modèle Thatcher et Reagan » « On ressort de la lecture des deux derniers ouvrages de François Bayrou avec le sentiment de vaste supercherie. » « François Bayrou, c’est toujours pareil. Ce qu’il dit semble d’abord frappé au coin du bon sens. Et quand on gratte un peu, c’est une immense arnaque. » « Les deux livres récemment publiés par François Bayrou, sous un populisme patelin, laissent percer une idéologie néolibérale et réactionnaire. »


                        • Moirarickmaniac Moirarickmaniac 30 avril 2007 12:55

                          Si, ça fait avencer le schmilblik, çà me conforter dans l’idée de ne pas voter des girouettes !


                        • Stéphane Copuroglu 30 avril 2007 13:08

                          Voila ce qui m’agace dans la politique !!! Chacun retourne sa veste quand il le veut pour arriver à ses fins, c’est d’un ridicule !


                        • maxim maxim 30 avril 2007 13:04

                          toujours les bons articles biens ficelés Lilian ..... et oui à part un aimable madrigal entre un perdant depité d’avoir d’avoir loupé son entrée et cherchant à se raccrocher aux branches par tous les moyens ....

                          et une candidate finaliste qui se voit dejà au pinacle et faisant semblant d’accorder quelques miettes à un pauvre paumé .....

                          quelques amabilités qui n’engagent à rien,style si on avait sû ,on aurait dû .....

                          mais on ne peut pas encore,peut etre qu’un jour ,enfin oui mais pas tout de suite .......

                          une reunion comme ça ,c’est du pissage dans un violon ,un evenement pretendu mediatique plutot « merdiatique » d’ailleurs ,qui n’a debouché sur rien .....

                          si c’est ça cette fameuse reunion qui devait aboutir en alliance sacrée ,c’est loupé ......un vrai diner de cons comme l’a annoncé l’auteur .......

                          j’en connais un qui doit se marrer ,et nous ,nous attendons la confrontation de Royal - Sarkosy pour revenir aux choses serieuses ......


                          • lorinc 30 avril 2007 14:35

                            Si tu aimes le sport, va voir un match de boxe, mais par pitié ne t’intéresse pas à la politique.

                            C’est dingue ce renouveau d’intérêt pour « le culte de la force », où celui qui aboit le plus fort sera mieux que les autres quelques soit ses idées...

                            profondément navrant.


                          • donegale 30 avril 2007 13:11

                            ARTICLE ENNYEUX !!!

                            heureusement des journalistes d’investigations comme

                            DENIS ROBERT JOHN PAUL LEPERS PAUL MOREINO ET ECT............

                            résistent à ce sarko qui écrase leurs infos gênantes, et les napalme à coup de procès.

                            à Mr Lilian, futur communiquant de Forza Sarko !


                            • donegale 30 avril 2007 13:14

                              sorry ! erreur de frappe : PAUL MOREIRA !


                            • IP115 30 avril 2007 13:47

                              oops trop tard, c’est déjà à la corbeille ... smiley


                            • tvargentine.com lerma 30 avril 2007 13:14

                              Visiblement tu n’aimes pas les débats démocratique entre représentant des forces politiques qui ont faient le même constat accablant de la gestion CHIRAC-SARKOZY durant 5 ans.

                              Tu aimes Nicolas Sarkozy,ton maitre.

                              As tu ciré les chaussures de ton maitre ce matin ?


                              • IP115 30 avril 2007 13:46

                                bof, ça peut pas être pire que les 14 ans de règne Mitterrand et les 5 ans de Jospin ... smiley

                                Le seul changement que nous propose SR est de revenir 25 ans en arrière avec ses DSK, Fabius, Jack Lang, Combadelis, Dray, Hollande, Delors, Jospin and co. Pas très bandant tout ça !


                              • donegale 30 avril 2007 13:51

                                sarko a dit « le travail est la liberté » !!! ça me fait penser aux camps de concentration nazi avec la phrase « arbeit macht frei ».

                                tout comme Hitler qui a batit les Autobahns, il veut sauver la France en construisant des prisons ! smiley


                                • IP115 30 avril 2007 15:00

                                  Comment peut-ont être assez ignare pour oser attribuer à des gaulistes des idéologies nazies (de Gaule ça te parle pas !).

                                  Mais puisque tu déflore le sujet, tant pis pour toi ! Permet moi de te rappeler que le National-Socialisme est l’un des 5 principaux courants du socialisme : utopique, marxiste, libertaire (anarchisme), réformiste (sociaux-démocrates) et nationaliste (national-socialisme).

                                  Beaucoup de socialistes rejettent l’idée que cette branche fasse partie du socialisme (évidemment). "Au niveau idéologique, cependant, il est important de noter que certains auteurs, tels Fichte, Robertus et Lassalle, qui exercèrent une forte influence sur la pensée national-socialiste allemande sont également perçus comme des pères fondateurs du socialisme.

                                  De nombreux auteurs libéraux dont F. A. Hayek ont également souligné la dimension collectiviste du national-socialisme et ses instincts anti-capitalistes qui plongent leurs racines dans le ressentiment des classes populaires allemandes.

                                  Parti ouvrier allemand, le DAP (Deutsche Arbeiter Partei) d’orientation socialiste : fondé par Anton Drexler en 1919, le DAP était l’un des nombreux mouvements populaires (völkisch) et ouvriers qui émergèrent en Allemagne après la défaite du pays à la fin de la Première Guerre mondiale.

                                  En 1921, Adolf Hitler évinca Anton Drexler et prit la tête du parti - il le réorganisa totalement pour en faire un parti de masse, recrutant des cadres, rachetant un journal (le Völkischer Beobachter), et surtout en formant avec Ernst Röhm des sections d’assaut, les Sturmabteilungen ou SA, soit de véritables milices chargées d’assurer l’ordre dans les meetings et dans la rue.

                                  Toutefois, le parti nazi conserve encore de nombreux cadres d’extrême gauche dans ses rangs. Ernst Röhm, Otto Strasser, Gregor Strasser, tous étaient socialistes, tous également marxistes et ils reprochaient à Adolf Hitler d’être trop modéré dans ses convictions. "

                                  PS : si Courouve pouvait nous donner son avis sur la question ... smiley


                                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 30 avril 2007 15:32

                                  On a discuté, ces dernières années, du bien-fondé d’un parallèle politique entre nazisme et stalinisme :

                                  « si je crois qu’il ne faut pas céder à la symétrisation ce n’est donc pas pour signifier que le goulag serait moins « grave » que la Shoah », écrivait Jacques Derrida ; la réflexion critique compare « ce qui est comparable, à savoir la destruction massive de dizaines de millions d’êtres humains » et reconnaît que les deux régimes totalitaires sont fondés sur « une fausse conception de l’homme, génératrice, dans leurs applications historiques, de crimes de masse qui n’ont pas été seulement de l’ordre de l’idée. ». (Jacques Derrida/Élisabeth Roudinesco, De quoi demain ...Dialogue, Paris : Fayard/Galilée, 2001).

                                  Le philosophe Jean-François Mattéi a considéré que la dissimulation de la barbarie stalinienne (« Petit père des peuples », libération humaniste) était plus grave, logiquement et intellectuellement (communication personnelle en 2000).

                                  L’examen des seuls aspects épistémologiques des deux idéologies totalitaires du XXe siècle (voir la page en lien) renforce en tout cas la thèse de la légitimité du parallèle.

                                  L’extension au christianisme d’Ancien Régime est justifée par le fait de l’hostilité de ces trois totalitarismes occidentaux, qu’ils relèvent d’une foi religieuse ou d’une conviction idéologique, à la connaissance ouverte et à la rationalité.


                                • Aldoo Aldoo 30 avril 2007 16:12

                                  Comparer le socialisme (sous entendu social-démocratisme) avec le nazisme est d’une débilité sans nom. La manipulation du langage et des étiquettes et le brouillage idéologique sont les sports favoris des populistes de tout poil (Orwell a bien compris tout cela lorsqu’il a imaginé la novlangue).

                                  Personne n’oserait jamais dire que la démocratie c’est mal sous prétexte que tous les états qui ont choisi pour nom « République démocratique de Trucmuche » sont d’infâmes dictatures !

                                  Ce qui compte, plus que les étiquettes, c’est de voir les idées défendues. Le socialisme prône la solidarité et l’entraide. Le nazisme prônait l’exclusion du « sous-homme » (qu’il soit Juif, Tsigane, homo, marxiste, ou autre). Je vois mal comment on peut concilier ces deux courants de pensée manifestement incompatibles.

                                  Regardons maintenant les idées défendues par Sarko : contrôle des médias, état policier, eugénisme, remise en cause des avancées de 1968, limitation du droit de grève, assimilation du travail à la liberté (commencer son spot de campagne par « Le travail c’est la liberté », avouez que c’était tout de même osé !), volonté de normer l’identité nationale à l’aide d’un ministère, ... Que vous faut-il d’autre ?
                                  Ah c’est vrai, il n’a pas encore écrit de bouquin en prison...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès