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Accueil du site > Actualités > Politique > « Royal » ou le retour du refoulé français

« Royal » ou le retour du refoulé français

 

Il n’est pas utile d’être un sémiologue distingué pour remarquer la drôle de parenté entre le patronyme de la préférée des sondages à l’élection présidentielle et le rapport historique singulier qu’ont les Français avec la monarchie.

C’est la France qui, avec Clovis et la fameuse ampoule du Saint Chrême, inventa le pouvoir divin du roi. Une colombe serait apparue lors de la consécration de l’ancien païen converti au catholicisme. Ensuite, le roi était supposé être de droit divin, et avait même le pouvoir de guérir les écrouelles au sortir de son sacre, maladie de peau dont on sait à présent qu’elle était psychosomatique. Puis le roi devint absolu, point d’orgue de la monarchie. Comment s’étonner qu’après cette centralisation unique dans l’histoire, dans le pouvoir et dans les âmes, les Français eurent le désir de s’affranchir de ce régime qui supposait l’infaillibilité, dès lors que le roi montrait une faiblesse ? En effet, le pouvoir divin du roi ne se partage pas. Soit il est entier, soit il s’agit d’une supercherie, et on y met fin. La Révolution choisit donc de suppléer au pouvoir divin du roi par celui, collectif, du peuple. Dès lors, quelque jugement que l’on porte sur la personnalité de Louis XVI, le peuple et les députés qui le représentaient n’avaient guère qu’une solution. Mettre le roi à mort, c’est-à-dire éteindre le symbole qu’il représentait.

Mais les violences, individuelles ou collectives, sont souvent à l’origine de traumatismes et des refoulements qu’ils impliquent. C’est ainsi que les vieux démons reviennent par les fenêtres : après le tsar, la Russie s’invente un Staline... Après l’empereur, la Chine se livre à Mao et après Louis XIV, la France crée Napoléon. Notre pays a toujours vécu au rythme de cette monarchie guillotinée et qui resurgit dès que l’histoire lui en donne l’occasion. Le retour du refoulé, dirait un psychanalyste. De Gaulle en fut un magnifique exemple... Notons au passage la connotation d’un tel patronyme, qui associe la noblesse à l’antique France. Depuis, la Ve République a bien des difficultés à se défaire de son comportement de « monarchie républicaine ».

La popularité de Ségolène Royal n’aurait-elle pas quelque résonance avec cette histoire ? Avec Royal, les Français se réinventent le monarque providentiel ! Sans compter que dans sa personnalité même, au-delà de son idéologie supposée socialiste, elle affiche bon nombre des archétypes typiquement français. La suite de l’histoire risque d’être moins glorieuse, car ressusciter ses vieux démons replonge souvent dans l’immaturité et l’enfance. Avec Royal, les Français, du moins ceux qui sont sondés ou qui lui affichent son soutien, voudraient se donner une reine. Mais c’est plutôt une ambition collective et une démocratie digne de ce nom qu’il nous faut.


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30 réactions à cet article    


  • duong (---.---.123.107) 3 octobre 2006 11:56

    Le phénomène est tout à fait comparable à ce qu’on a vécu avec Mitterrand, et avant ça avec Giscard, De Gaulle et Pétain. En France, on a besoin de monarques assez « vieille France » et exaltant la nation et les valeurs traditionnelles.

    C’est tout de même assez frappant que si Royal devient présidente, les deux présidents de la Ve République représentant la gauche auront eu une culture très « vieille France » et proche des valeurs de la droite traditionnelle ... culture assez éloignée de la base des idées de gauche.

    Seul un régime parlementaire nous permettrait d’éviter le retour récurrent de ces vieux « démons monarchiques ». Mais le débat politique n’a pas encore atteint la mâturité nécessaire à cette VIe République que déjà nous voilà submergés par la « démocratie présidentielle à l’américaine ». C’est donc sûrement un combat perdu.

    Et déjà combien de personnages politiques qui ont vraiment fait progresser la pensée et le gouvernement du pays et qui n’ont jamais pu accéder à la fonction présidentielle faute d’« incarner la France », de Mendès à Barre ou Jospin...

    Sarkozy pourrait incarner une rupture « bonapartiste », avec les aspects dictatoriaux de la monarchie mais des transformations plus brutales et plus concrètes. La France de 2007 sera t-elle royaliste ou bonapartiste ?


    • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 12:19

      Elle sera sociale démocrate Duong, dans l’héritage de Jospin que tu cites, mais transformé par les défits de ce siècle qui tarde tant à commencer. DSK sera le lien entre Jospin et le renouvellement du socialisme, qui a déjà commencé par le renouvellement de près de la moitié des militants.

       smiley


    • duong (---.---.123.107) 3 octobre 2006 12:46

      Salut Bloggy bag, dans l’héritage de Rocard aussi bien évidemment, mais l’espoir semble mince ... je crois plutôt qu’on est parti pour un bonapartisme puis une restauration ... quant à la vraie démocratie, j’espère qu’on n’attendra pas 70 ans. Ah Jospin a quand même commis une sacrée erreur en inversant la législative et la présidentielle, Rocard a raison de prôner la fin de l’élection présidentielle au suffrage universel ... c’est vrai que c’est marrant de voir la répétition de l’Histoire dans les différents pays : c’est clair que l’administration communiste est complètement inspirée du confucianisme tandis que Mao a joué tout à fait le rôle d’un empereur dans l’imaginaire collectif. Et le rôle de la pensée russe profonde, le culte du secret, le fatalisme et la soumission, dans le communisme et même les évolutions actuelles de la Russie... C’est très profond le rôle de l’imaginaire collectif, l’impression de l’Histoire sur les esprits. L’instruction, l’éveil à la pensée et aux cultures, c’est le seul moyen de lutter contre ce poids de l’Histoire à long terme. Mais comment dépêtrer la culture du folklore et du ludique à notre époque ?


    • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 14:01

      L’espoir du changement vers une vraie démocratie est plus que là. L’histoire personnalise trop souvent les changements fracassants. La royauté n’a pas été guillotinée parce quelques hommes l’avaient décidé, mais parce que l’époque le nécessitait. Le communisme de Mao ne s’est pas imposé par la volonté d’un homme, mais parce que le conficianisme pluri-centenaire était prêt à reprendre le dessus sur l’instabilité issue de la colonisation puis de la guerre.

      Quel que soit le résultat de la future élection, l’époque semble à nouveau appeler le changement : la bascule démographique déstabilise l’ordre établi chez les actifs, la rupture énergétique déstabilise l’ordre économique fondé sur le pétrole, le changement climatique déstabilisera l’agriculture, la géographie et probablement les nations elles-même. La vraie question est de savoir si cela se passera « à la guillotine », ou par une succession de réformes profondes et rapides capables d’anticiper les bouleversements. En fonction de la réponse, les difficultés et la douleur seront instances ou faibles, courtes ou longues, plus ou moins réparties.

      Faire un choix conservateur style Royal ou Fabius, revient à croire que l’on peut éviter l’inévitable, et donc annonce la violence d’une rupture bien au-delà de ce qu’annonce Sarkozy.

      Faire un choix réformiste style DSK, profond et volontaire permet d’amortir le changement, d’essayer de le faire reposer sur tous, et en particulier sur ceux les plus à même de le conduire avec courage.

      Cette élection n’est pas du tout anodine.


    • duong (---.---.123.107) 3 octobre 2006 14:06

      L’effet de la démographie est aussi un peu à double-tranchant, avec une proportion croissante de personnes assez âgées et justement marquées par les principaux régimes présidentiels de la Ve République (j’exclus Chirac du lot)


    • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 14:45

      Effectivement, le basculement démographique n’indique pas le sens du changement. Cela peut signifier un dynamisme accru avec l’arrivée aux commandes des enfants des papy boomers, voire de leurs petits-enfants, cela peut signifier a l’opposé un conservatisme d’Arpagon arc-boutés sur la cassette de leurs « droits acquis », mais cela peut aussi signifier une sorte de volonté de réparation.

      Collectivement, ils ont une responsabilité énorme vis à vis de l’état d’apathie et de la dette du pays, mais individuellement, chacun d’eux peut voir qu’ils ont condamné leurs petits enfants encore plus que leurs enfants. Donc, comme je suis optimiste, je pense qu’un bon nombre d’entre eux vont renoncer au camping-car pour permettre à leurs petits enfants de recoller au train des générations. Cela va dans le sens des réformes.


    • minijack minijack 3 octobre 2006 14:48

      Et encore !...

      En cherchant un peu on pourrait peu-être rouver une vieille particule oubliée dans l’armoire (pardon) dans l’armorial du prince consort « Hollande » ? smiley

      .


    • TODOMODO (---.---.5.173) 3 octobre 2006 16:00

      Si avec MAO c’est le confucianisme alors avec Royal c’est le VIDE, le NEANT le NON AGIR et j’ajoute de RIEN DIRE de Lao-Tseu !!!


    • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 16:05

      C’est à en perdre la tête !

       smiley


    • duong (---.---.123.107) 4 octobre 2006 09:48

      Non l’administration communiste a à voir avec le confucianisme, mais Mao lui-même pas vraiment, plus avec le taoïsme, et justement dans la culture chinoise il y a une notion culturelle du « vide » (spécifique à la Chine et qui n’a pas grand-chose à voir avec Royal) que j’ai toujours eu du mal à comprendre, et à laquelle Mao se référait souvent.


    • michel (---.---.102.32) 3 octobre 2006 13:04

      http://agoravox.fr/smileys/mort_de_rire.png Vraiment sans intéret cet article, Royale = REINE !!!! ou est le rapport ? Sarko = tsar ?? ou petit gnome bonapartiste ? dans le 2eme cas surement !!!! n’usez plus votre azerty pour rien dire.....


      • michel (---.---.102.32) 3 octobre 2006 13:07

        tout le monde semble oublier que sarko n’a jamais rien gagné autre que dans des fiefs de bourge.....http://agoravox.fr/smileys/tire_la_langue.png


      • Le Furtif (---.---.225.139) 3 octobre 2006 14:03

        Laborieux , ampoulé et complètement farfelu....Quelle vacuité surtout !

        Le Hérisson

        Laissez donc cet innocent et sympathique animal à nos jardins. Votre blason ne le mérite pas.

        Rédacteur en chef dites-vous ? Il n’en est guère dans votre (notre) région... Vous serez vite découvert.

        Le furtif ,derrière vous


        • duong (---.---.123.107) 3 octobre 2006 14:11

          La vacuité est la normalité du discours politique aujourd’hui. Tous les éditoriaux politiques en sont remplis. Ecoutez par exemple un Domenach sur Itélé ou lisez-le dans Marianne et vous percevrez toute la profondeur de cette vacuité mystique.


        • Le Hérisson (---.---.46.229) 3 octobre 2006 14:43

          Cher Monsieur Furtif,

          Ampoulé, laborieux dites-vous. Je vous laisse juge. Mais quant à la vacuité, elle me semble encore plus évidente lorsque l’on se promène sur le site de Mme Royal, désirs d’avenir. Vous sous entendez vouloir me reconnaître, comme s’il s’agissait même d’une menace. Je reconnais bien là la façon de faire de Mme Royal et de ses suporters vis à vis des journalistes. L’émission « Arrêt sur image » de dimanche dernier nous en a encore fourni une belle illustration. Quant aux racines de la véritable idéologie de votre candidate préférée, elle s’est encore manifestée récemment, quand celle-ci a parlé de « peuple » et de « nation » dans un récent discours. A ce propos, je fais mienne la réaction de DSK : « la nation n’est pas la première de mes valeurs ; je lui préfère la notion de République. »


          • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 14:57

            Ouh la la, malheureux ! On n’analyse pas un dogme ! « C’est une femme, c’est la seule ki peut battre Sarko » et tous ceux qui ne sont pas de cet avis appartiennent à la vacuité ampoulée du monde des vieux-éléphants-machos-misogynes-j’en-passe-et-des- meilleures.

             smiley


          • Romain Baudry (---.---.15.212) 3 octobre 2006 14:54

            Si on veut s’attacher à l’usage du nom dans une campagne de communication (ce qui est un sujet intéressant), on ne peut que remarquer que le battage médiatique autour de Ségolène Royal utilise énormément son prénom et extrêmement peu son nom de famille seul. La majeure partie des hommes et même des femmes politiques sont traditionnellement désignés par leur nom de famille seul. Pas « Ségolène ». Loin d’éveiller chez les citoyens quelque lointaine nostalgie pour une monarchie disparue depuis 158 ans, je pense surtout que « Royal » a un côté assez ridicule, qui n’a peu de chance de contribuer à la popularité de la candidate.


            • duong (---.---.123.107) 3 octobre 2006 16:13

              Autant je pense effectivement que son mythe a quelque chose de monarchique comme pour Mitterrand, Giscard ... autant je pense effectivement que vous avez raison sur le rôle ambigü de ce nom de famille.

              On a dit qu’on l’appelait Ségolène et non Royal par une condescendance sexiste, mais je crois effectivement que la raison principale de cette utilisation du prénom est qu’effectivement, tous, partisans comme adversaires, sont assez choqués et trouvent inapproprié l’utilisation de ce nom en République. En tout cas, c’est comme ça que je l’ai senti depuis le début. Comme en plus, son prénom est particulier et aisément reconnaissable, et lui-même assez noble, il est devenu naturellement son emblème.

              J’ai donc tendance à penser comme vous que ce nom ne lui est pas aussi favorable que pour De Gaulle par exemple, il joue un rôle plus ambigü, même si comme pour De Gaulle il peut contribuer à l’entretien du mythe.

              Ca peut jouer quand même un rôle favorable car je me souviens de quelqu’un qui parlait de la réaction de son vieux papa qui avait été convaincu par des photos dans Paris Match. Il ne faut pas sous-estimer l’impact des mythes qui peuvent être créés par ces images sur des personnes âgées ou des personnes férues de magazines style Gala. Il y a aussi le mythe « lady Diana » encore vivace. Sur ces personnes, le nom peut aussi contribuer à ce mythe.

              Vous avez donc raison : le nom joue un rôle ambigü et à mon avis accentue plutôt le mythe et les oppositions.


            • TODOMODO (---.---.5.173) 3 octobre 2006 16:10

              Le programme de Royal est tout entier contenu dans les Oeuvres complètes de la Comtesse de Ségur née Rostopchine. Il faut ramener la « pensée politique » de Marie-Chantale a ses justes dimensions.


              • DUGENOU (---.---.4.88) 3 octobre 2006 19:25

                Mazette:moi qui pensait que c’était la réincarnation de Louise Michel !


              • Mathieu2 Mathieu2 3 octobre 2006 19:25

                « la préférée des sondages à l’élection présidentielle »

                Ah bon ?

                « C’est la France qui, avec Clovis et la fameuse ampoule du Saint Chrême, inventa le pouvoir divin du roi. »

                Comme c’est beau ! smiley Mais complètement faux... smiley

                « Puis le roi devint absolu, point d’orgue de la monarchie. » Pas du tout. L’absolutisme est une dérive française de la monarchie. Aujourd’hui la moitié des états de l’Union Européenne sont des monarchies. Ne confondez-vous pas comme la plupart des Français, et surtout des médias français, république et démocratie par hasard ? Je précise que je ne suis pas monarchiste.

                « Comment s’étonner qu’après cette centralisation unique dans l’histoire, dans le pouvoir et dans les âmes, les Français eurent le désir de s’affranchir de ce régime qui supposait l’infaillibilité, dès lors que le roi montrait une faiblesse ? »

                En effet, vous avez raison de souligner qu’à cette époque absolutiste française la centralisation était insupportable. Mais peut-être serez-vous étonné d’apprendre que la France est bien plus centralisé aujourd’hui que sous Louis XIV ou Louis XVI...

                « En effet, le pouvoir divin du roi ne se partage pas. Soit il est entier, soit il s’agit d’une supercherie, et on y met fin. La Révolution choisit donc de suppléer au pouvoir divin du roi par celui, collectif, du peuple. »

                Vous confondez pouvoir temporel et pouvoir spirituel. Le roi de l’époque avait bcp moins de pouvoir temporel que le président de la république actuel. Redescendez sur Terre ! A l’époque, la Bretagne avait un Parlement et des lois, aujourd’hui elle a quoi ?

                « Notons au passage la connotation d’un tel patronyme, qui associe la noblesse à l’antique France. »

                de Gaulle est un patronyme flamand si je le souviens bien, qui a une signification complètement étrangère à la « Gaule », avec un seul L, invention du XIXè siècle à partir d’une certaine traduction de Jules César pour justifier a posteriori l’hexagone qui apparaissait alors.

                « Avec Royal, les Français se réinventent le monarque providentiel ! »

                Je trouve ça tiré par les cheveux quand même... tout cet article pour arriver à ça, c’est pas génial quand même...

                Il n’y a qu’un point avec lequel je suis d’accord avec vous, c’est que la France n’est pas une démocratie. Pour le reste, désolé de vous le dire franco, mais vous êtes totalement ignare en Histoire, vous ne connaissez pas votre pays. Moi qui ne suis pas Français je le connais mieux que vous, la honte !


                • Mathieu2 Mathieu2 3 octobre 2006 19:39

                  J’ai vérifié, De Gaulle n’a rien à voir avec la « Gaule ». C’est un nom roturier flamand qui signifie « le Wallon », « l’étranger ».

                  Cela dit je suis tout à fait d’accord avec l’auteur pour dire que les hommes politiques se croient dans une monarchie absolue, sauf que c’est pire qu’à l’époque de Louis XIV. D’ailleurs, dans le microscope politico-médiatique français, c’est fou le nombre de faux nobles qu’on rencontre : Galouzeau, Giscard, Poivre... Ils se croient tellement supérieurs aux peuples qu’ils dominent que les plus « vieilles france » ont la coqueterie de s’affubler de noms pseudo-aristocratiques !


                • faxtronic (---.---.183.158) 3 octobre 2006 20:25

                  Si la France n’est pas une democratie ideale, elle est tout de meme une democratie.


                • Le hérisson (---.---.121.162) 3 octobre 2006 22:04

                  Cher Monsieur,

                  Pour vous répondre, je me limiterai au « pouvoir divin du roi » hérité de Clovis, que vous affirmez faux. Il vous suffit d’aller sur l’Internet pour le vérifier, par exemple sur le site de Wipedia où à la rubrique « droit divin », vous trouverez l’indication suivante : "Cas de la monarchie française [modifier] L’Église franque, puis française, a imposé à la monarchie, depuis Clovis, le droit divin, à savoir l’affirmation que Dieu est maître des trônes qui ont prétention à gouverner le peuple chrétien." adresse : « http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_divin » Quant à « De Gaulle » à la place de La Gaule, il est bien évident que l’analyse sémiologique s’intéresse davantage aux connotations qu’aux dénotations. Bien que d’origine différente, le patronyme du général peut dire quelque chose de « La Gaule » dans l’inconscient de chaque Français.


                • tontonmacoute (---.---.4.88) 3 octobre 2006 20:35

                  Que foulez-fous,la Royal, elle ch’en prend plein les chencives. C’est dévoulez fous tous les chours ! Ségolène paiera la fournée !On n’a pas idée non plus d’aller piétiner les plates pandes des mecs !cha peut che lire dans toute l’echence : Proferbe alchachien.


                  • C.DMAB (---.---.221.47) 4 octobre 2006 00:23

                    Il est trop tôt pour expliquer totalement le phénomène Royal, on en connait que les premiers actes.

                    Cependant, je commence à croire que ce phénomène a quelque chose à voir avec les deux événements majeurs des cinq dernières années. Le très mauvais score de Jospin aux dernières présidentielle et le rejet du TCE malgré l’avis favorable des dirigeants, ont traduit le discrédit qui frappe les hommes politiques en place.

                    Royal, malgré sa longue carrière à l’Elysée, est parvenue à apparaitre neuve en politique.

                    Sa science de l’esquive, sa capacité à ne pas s’avancer sur les sujets qui fachent et surtout les effets d’annonces sur des sujets pas coutumiers à gauche, lui ont assuré de la popularité.

                    Elle est parvenue à ce qu’aucun sujet ne soit traité à fond, avec l’espoir de pouvoir toujours sauter d’un « coup » à un autre.

                    Cà peut durer ? Cà peut sauter ? c’est une affaire de foi (fides « croyance ») cela n’a rien à voir avec la politique (politicus de politikos « de la cité »)


                    • (---.---.123.107) 4 octobre 2006 13:26

                      Pour en revenir à la dimension monarchique, on peut aussi signaler que Ségolène Royal voue une admiration profonde à Jeanne d’Arc depuis son enfance lorraine. Sa description de sa « mission » à Vitrolles, dans son appel à la nation, évoque d’ailleurs le personnage.


                      • schroen (---.---.175.112) 5 octobre 2006 18:02

                        son patronyme complet est Marie Segolène Royal, mais bon à plus de 55 ans la marie a peut être peur qu’on l’emmène à l’abbatoir... Ma femme s’appelle Marie, serait-ce un manque de respect pour toutes les françaises portant ce prénom !!!!!

                        Je m’insurge

                        Schroen qui recherche grauitement un immeuble intra muros pour se loger avec tout ses potes parce qu’ils en ont traversé des épreuves ^^’


                        • maya (---.---.61.247) 14 octobre 2006 09:13

                          A quand un article sur les sarkomes qui rongent notre refoulé national ? Cela me semblerait bien plus pertinent que de trouver un nouvel angle d’attaque, aussi futile soit-il, contre S. Royal.

                          Autre question : ça veut dire quoi « communication globale », dans votre bio ? Je connais la communication planétaire ou internationale(en anglais, « global communication »), à la rigueur la communication générale(par oppositon à la communication interpersonnelle ????), mais à part ça, moi qui ne suis pas linguiste mais simple locutrice francophone, je ne vois pas.


                          • Secrétaire National de FB (---.---.144.86) 19 janvier 2007 21:27

                            Il devient de plus en plus insupportable, de voir comparés, dans les différents médias, les femmes et les hommes politiques actuels, et encore plus les candidats à l’élection présidentielle, à de grands noms de notre histoire. Ce qui pourrait être risible devient franchement ennuyeux lorsque cela est répété de trop nombreuses fois mais aussi et surtout de façon totalement erronée.

                            Cela est certainement vrai pour d’autres, mais pour nous bonapartistes et napoléoniens, il devient de plus en plus difficile de supporter sans rien dire les comparatifs douteux, souvent faux et dénigrants, entre nos deux Empereurs et Nicolas Sarkozy ou bien entre le bonapartisme (réel) et les projets politiques du candidat de l’UMP ou bien certaines postures de la candidate socialiste.

                            Dans le dernier numéro de Marianne, monsieur Serge Maury compare à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy avec Napoléon Ier et Napoléon III... Qu’y a-t-il de réellement comparable ? La taille peut être et encore. Comparer nos deux Empereurs avec le ministre de l’intérieur actuel c’est comme si vous compariez dans la chanson Henry Salvador et Michel Sardou à Michael Youn. Qu’à donc fait de comparable pour la France monsieur Sarkozy ? A-t-il doté notre pays d’avancées significatives comme Napoléon Ier avec le Code Civil ou la « paix intérieure » ? A-t-il tout comme Napoléon III fait progressé l’économie de notre pays ou le sort des plus démunis ? Non, je ne le crois pas. Laissons donc à nos deux Empereurs leurs victoires mais aussi leurs défaites, leurs défauts comme leurs qualités, mais de grâce cessons de vouloir à tout pris leur coller comme, triste et petit, descendant Nicolas Sarkozy.

                            Il ne peut exister qu’une seule définition exacte de chaque mot. Partant de ce principe, et reprenant ainsi les propos de nos prédécesseurs de l’entre deux guerre, nous pouvons affirmer qu’il est faux de dire que le bonapartisme soit « l’attachement au gouvernement impérial fondé par Napoléon et à sa dynastie. ». Il y avait des bonapartistes avant l’An XII, proclamation de l’Empire, il y en aurait encore si la famille Bonaparte venait à s’éteindre. Il faut au contraire s’en tenir fortement à la définition réelle, aux termes de laquelle le bonapartisme est le système, l’idée politique de Napoléon Bonaparte, dont nous sommes les partisans, et qui est l’Autorité dans la Démocratie, produit naturel du pénible effort de la Révolution française.

                            Comment peut on aussi être amené à mettre en comparaison les principes « historiques » du bonapartisme avec telle ou telle politique des candidats Sarkozy ou Royal ? Ces principes que les bonapartistes défendent depuis plus de 200 ans sont l’Indépendance Nationale, la Souveraineté Populaire, le Progrès Social, l’Ordre et le refus des clivages, en quoi ceux-ci sont ils défendus totalement par nos deux candidats ? En rien !

                            Respect de l’Indépendance Nationale lorsque Nicolas Sarkozy va aux Etats-Unis se « prosterner » devant la toute puissance américaine ? Indépendance Nationale lorsque madame Royal et monsieur Sarkozy veulent que la France, coute que coute, accepte la pseudo constitution européenne ?

                            Respect de la Souveraineté Populaire lorsque l’un veut faire avaliser par le Parlement la constitution européenne alors que 55% des français s’y sont opposés ? Ou bien lorsque l’autre veut un nouveau vote en 2009 car celui de 2005 ne lui convient pas ? Est respecter le peuple que de vouloir même pour l’un revenir sur les fondements même du référendum ?

                            Respect du « Progrès Social » lorsque l’un est adepte du libéralise à tout va et l’autre qui confond trop souvent humanisme social et assistanat ? Comment respecter le progrès social lorsque l’on oppose à tout va la méritocratie à la ploutocratie et à la minoritairocratie.

                            Respect de l’Ordre lorsque l’on veut « détricoter » la France en stigmatisant les uns ou les autres, en séparant les communautés plutôt que réveiller le sentiment national ? En laissant des pans entiers du territoire national sous la coupe de délinquants ?

                            Où est donc le bonapartisme chez le couple Sarkozy Royal ? Nulle part.

                            Nous qui nous revendiquons bonapartistes et qui assumons totalement cette appartenance, nous demandons aux médias de ne plus employer de comparatifs aussi dégradants pour nos idées. Oui il existe encore de véritables bonapartistes dans notre pays, ils ont eux aussi leur mot à dire, un message à faire passer mais surement pas par l’intermédiaire de monsieur Sarkozy ou de madame Royal.

                            France Bonapartiste

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