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Accueil du site > Actualités > Politique > Salariés de New Fabris : un dangereux précédent

Salariés de New Fabris : un dangereux précédent

Le discours et les actes. Le gouvernement a pris le parti de négocier avec les salariés de l’usine New Fabris de Châtellerault, qui avaient pourtant menacé de faire sauter l’usine. A la promesse de ne jamais discuter le couteau sous la gorge, le gouvernement a préféré composer.
 
Pragmatisme ? Sûrement. Mais on ne doit pas éluder le fait que cet exemple peut se muer en dangereux précédent. L’on peut tourner la chose dans tous les sens, négocier face à la violence revient à légitimer ladite violence. Le problème va bien au-delà du seul gouvernement de droite actuel. La négociation face à la contrainte est une constante de l’Etat français.
 
Comment faire face à l’afflux de chômeurs si chacun d’eux réclament des indemnités supplémentaires lors de son licenciement ? Des réclamations avec menace violente. On se dit que le gouvernement n’aurait pas dû recevoir ces salariés, même s’ils ont retiré les bombonnes avant tout, fait traduit par le gouvernement comme un « renoncement à la violence ». Mais de renoncement, il n’en est rien. Les salariés ont précisé que ce retrait était « temporaire ».
 
Et quand bien même il ne le serait pas ! Lesdits salariés ont été reçus parce qu’ils ont fait du bruit médiatique. Qui peut nier que sans cette menace, le gouvernement les aurait purement et simplement ignorés ? Par conséquent, même si l’usine n’a pas sauté, même si les formes ont été respectées, car les bombonnes de gaz ont été retirées, la violence a primé dans ce bras de fer. Et la volonté d’habiller joliment la chose n’exempte pas le gouvernement d’une grave faute aujourd’hui. Qui pourrait coûter très cher demain.

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32 réactions à cet article    


  • jaja jaja 22 juillet 2009 12:16

    @ l’auteur : « négocier face à la violence revient à légitimer ladite violence. »

    Négocier face à la violence patronale c’est ce que font toujours les salariés... Violence du salaire de misère, violence du licenciement et du chômage, violence des flics venant les déloger de leurs usines etc....

    Le gouvrenement est plus malin que vous. Il négocie car il sait que les luttes ouvrières sont populaires. Réprimez les et vous allez voir ce qu’on va vous mettre dans la gueule...

    Le ras-le-bol n’attend plus qu’une étincelle....


    • dapeacemaker911 22 juillet 2009 12:26


      « Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit. »

      alors les francais petent les plombs....

      Mission accomplie.


      • LeGus LeGus 22 juillet 2009 12:37

        Magnifique exemple à suivre par ceux qui sont menacés par la rapacité de leur patron. La sécurité sociale en France est directement issue du programme du conseil national de la Résistance qui n’a pas été imposé au patronat grâce à la beauté formelle de son contenu, mais bien par la puissance de feu des résistants.


        • gill 22 juillet 2009 12:56

          De toute façon cela ne suprendre que ceux qui aiment se bercer d’illusions : tout le monde sait que Sarko est un faux dur, et même s’ils n’est pas directement impliqué dans l’histoire, le gouvernement est à son image. Ca pousse des coups de gueule, ca fait des moulinets et ca remue des quantités d’air considérables mais au final : rien ou si peu. Si on doit en rester au chapitre de la violence, que dire du nombre de voitures crâmées le 14 juillet qui bat ses records d’année en année alors même que môssieu Sarkozy ne cesse de vitupérer contre ce sport national auquel il va mettre un terme une bonne fois pour toute, ah mais ! Et ca fait des annés que ca augmente, insensiblement à sa grande gueule. D’ailleurs, la dernière solution en date qu’il ait trouvée, c’est d’interdire aux préfectures d’en causer ;)

          Pour New Fabris, il y a une donnée qu’il ne faut pas oublier : l’acte peut être répréhensible en lui-même, il n’en obéit pas moins aux caractéristiques du « dialogue social » à la française (et du dialogue tout court d’ailleurs) ; personne ne vous écoute si vous ne tapez pas plus que violemment du poing sur la table et que cela devient moins rentable de ne pas vous écouter. C’est comme ca en France, si vous ne vous faites pas remarquer, tout le monde s’en fout. J’ai pu le constater a de nombreuses reprises à de multiples occasions. Pour la simple et bonne raison que le caractère individualiste de notre société favorise cet autisme volontaire, jusqu’à ce que l’exaspération fasse tout déraper. Alors ces employés ont peut-être tort d’employer la menace, et je trouve même qu’ils font fausse route en réclamant plus d’indeminités (ce qui risque d’exonérer l’entreprise et les autorités de leurs obligations en matière de suivi et de reclassement), mais ils ne font que correspondre à la structure du dialogue made in France.


          • jako jako 22 juillet 2009 12:57

            le dangereux precedent n est t il pas plutot celui de fermer le bien commun sous pretexte de crise ?


            • Benji27 22 juillet 2009 13:01

              Que voulez-vous dire « fermer le bien commun » ?


              • plancherDesVaches 22 juillet 2009 13:36

                Il considère qu’une entreprise est un bien commun.

                Hors, cela n’est vrai que pour les trés rares entreprises collectives.

                Mais, entre nous, et pour en connaître, c’est le meilleur type d’entreprise qui existe. Et qui se font souvent tuer par les financiers, car elles ne leur rapportent pas.....


              • jako jako 22 juillet 2009 13:40

                merci Plancher c est exactement ce que je voulais dire, j ai bien aime la theorie de M Serres a ce sujet. il faudra bien un jour changer certains raisonnements


              • french_car 22 juillet 2009 16:38

                 L’autogestion ça ne marche pas.

                On le voit dans les coopératives agricoles et on l’a vu en ex Yougoslavie.

                Parce-que quand c’est à tout le monde c’est à personne, et puis une hérarchie élue c’est une hiérarchie que l’on tient par la barbichette autant qu’elle vous tient.

                Et quels rapports sociaux quand le patron est aussi un membre du syndicat ?

                Les patrons voyoux doivent être sanctionnés, indéniablement l’entreprise appartient au moins autant à ses employés qu’à ses actionnaires mais chacun à sa place avec les instances qu’il faut dans un cadre législatif sain et non « libéral ».


              • plancherDesVaches 22 juillet 2009 17:26

                French-car : on voit bien que vous n’en connaissez pas.

                Que dire d’un fraiseur sur commande numérique qui, après avoir terminé la pièce que j’avais commandé à la société, me dit, tranquille : « Pouvez-vous aller au service expédition, ils vous donneront un bon de livraison. Je vais à la peinture, ils ont peut-être besoin d’un coup de main. »
                Ca, si on l’a pas vécu, on ne peut pas en parler.


              • french_car 23 juillet 2009 11:37

                 Plancher il est clair que je n’en connais pas mais si on ne pouvait parler que de son vécu on ne pourrait pas parler de grand-chose.
                Nénamoins je peux vous parler de ce que je sais par exemple des coopératives agricoles via des proches ou bien des coopératives des pays communistes lors de la période « transitoire » des années 80 avant la chute du mur, c’est assez sympatique comme mode de fonctionnement mais ça ne marche pas.
                LIP par exemple avait été transformée en SCOP mais a fini par sombrer.
                Quelles SCOP fonctionnent bien depuis longtemps ?
                Encore une fois je ne suis pas hostile mais pragmatique.
                Je précise que je suis un cadre supérieur de l’industrie et franchement pas du tout adepte du libéralisme ni des stocks options ni des golden parachute ni des délocalisations ni des licenciements boursiers etc ...


              • aetius320 22 juillet 2009 13:45
                Bonjour,

                Encore un adepte de la secte libérale.
                J’ai repris votre article en changeant quelques mots. Vous verrez, c’est amusant.

                Le discours et les actes. Le gouvernement a pris le parti de négocier avec les rentiers/actionnaires « branleurs » de l’usine New Fabris de Châtellerault, qui avaient pourtant menacé de délocaliser l’usine. A la promesse de ne jamais discuter le couteau sous la gorge, le gouvernement a préféré composer.

                 
                Pragmatisme ? Sûrement. Mais on ne doit pas éluder le fait que cet exemple peut se muer en dangereux précédent. L’on peut tourner la chose dans tous les sens, négocier face à la rapacité revient à légitimer ladite rapacité. Le problème va bien au-delà du seul gouvernement de droite actuel (effectevement, ils sont tous vendus à la secte austro-libérale). La négociation face à la rapacité est une constante de l’Etat français.
                 
                Comment faire face à l’afflux de rentiers/actionnaires « branleurs » si chacun d’eux réclament des dividendes supplémentaires lors de son entrée au capital ? Des réclamations avec menace violente de délocalisation. On se dit que le gouvernement n’aurait pas dû recevoir ces rentiers/actionnaires « branleurs », même s’ils ont retiré les manageurs avant tout, fait traduit par le gouvernement comme un « renoncement à la rapacité ». Mais de renoncement, il n’en est rien. Les rentier/actionnaires « branleurs » ont précisé que ce retrait était « temporaire ».
                 
                Et quand bien même il ne le serait pas ! Lesdits rentiers/actionnaires « branleurs » ont été reçus parce qu’ils ont fait du bruit médiatique. Qui peut nier que sans cette menace, le gouvernement les aurait purement et simplement ignorés (comme il le faisait pendant les Trente Glorieuses) ? Par conséquent, même si l’usine n’a pas été délocalisée, même si les formes ont été respectées, car les demandes de délocalisation ont été retirées, la rapacité a primé dans ce bras de fer. Et la volonté d’habiller joliment la chose n’exempte pas le gouvernement d’une grave faute aujourd’hui. Qui pourrait coûter très cher demain (effectivement ça coute cher à l’Occident depuis 30 ans, ça a même ruiné les USA, avouez qu’il fallait le faire).

                • Benji27 22 juillet 2009 13:53

                  Adepte de la secte libérale ? Encore un anathème consternant et caricatural. Plus serieusement, mon propos n’est pas du tout de condamner toute révolte quelle qu’elle soit et quel que soit le contexte qui y a trait. Mais plutôt de poser humblement une question : si l’on tolère ce genre de choses, peut-être ici justifiées !, où s’arrête-t-on ? Comment sépare-t-on le bon grain de l’ivraie ? Les révoltes justes, qui méritent plus qu’une grève, et les violences illégitimes ?


                  • plancherDesVaches 22 juillet 2009 13:58

                    A l’auteur :

                    Etes-vous salarié.. ???

                    Que l’on soit sûr que le sujet vous concerne vraiment.


                  • Gabriel Gabriel 22 juillet 2009 16:11

                    Salariés de New Fabris : un dangereux précédent

                    Si on parlait des dangereux précédents des patrons voyous qui pour se remplir encore plus les poches et celles de leurs actionnaires délocalisent en mettant sur le carreau des milliers de familles. L’entreprise avait et a une fonction d’équilibre social dans notre société. Cet équilibre est entrain d’être rompu par des libéraux malhonnêtes, alors par pitié ne vous étonnez pas qu’à la violence, la violence s’oppose. Cette politique libérale nous conduit tous droit à une révolution dont voici les prémices.


                  • ASINUS 22 juillet 2009 15:35

                    salauds de prolos ! voila qu ils répondent à la terreur economique par la terreur tout court !
                    yep au lieu de ce laisser endormir par les apparatchiks socialos ils veulent
                    la tune ici et maintenant pas dans un hypothetique meiller futur . Gageons que cela donnent des idées a d autres pour s apercevoir que le bulletin de vote sur lequel s assoie
                    la caste umps n est pas l unique epée !

                    revienne le temps des chateaux qui brulent !


                    • Le péripate Le péripate 22 juillet 2009 15:47

                      On dirait que vous avez attiré ici quelques démocrates d’Avox.
                      Rappelez vous ceci : on dit monsieur à un prolo qui a le doigt sur la détente.


                      • plancherDesVaches 22 juillet 2009 15:56

                        quelques nouvelles du « monde du travail ». (inconnu à péripate)
                        http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39917904@7-37,0.html

                        SKF est une entreprise que je connais bien. Et ils étaient depuis longtemps positionnés sur le haut de gamme des roulements.

                        Maintenant, LA question qui serait à se poser est : pourquoi des salariés même aussi bien payés que ceux d’SKF en arrive là.... ???
                        Devenir « terroriste », vous le feriez, vous ?
                        Et là, on ne peut que répondre : oui.

                        Sont-ils vraiment responsables de se faire mettre au chômage et d’être certains de ne plus retrouver de boulot..., un doute m’habite.


                        • Le péripate Le péripate 22 juillet 2009 16:15

                          Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que je ne connais pas le « monde du travail » ?

                          Alors, juste pour le plaisir de vous fermer la fosse à purin : j’ai commencé à travailler en 1979, j’ai été syndiqué CGT une quinzaine d’années. Alors, je ne sais pas si ça fait de moi un spécialiste du monde du travail, mais certainement quelqu’un de bien placé pour apprécier la rhétorique des petits chefs syndicaux, n’est-ce pas ?


                        • plancherDesVaches 22 juillet 2009 19:58

                          Comme quoi :

                          Un adhérent CGT peut être parfaitement individualiste. Mais il y a une logique, un peu, quelque part.....


                        • ASINUS 22 juillet 2009 18:11

                          « j’ai été syndiqué CGT une quinzaine d’années. Alors, je ne sais pas si ça fait de moi un spécialiste du monde du travail, »
                          oui mais aussi surement en dialectique ,
                          a l époque ou j etais aussi sectaire nous disions
                          « les stals », il en est de la cgt comme de l eglise les plus anti sont les « défroqués »

                          pour le reste convenez que la democratie se merite quand vous etes face non a un
                          entrepreneur « au sens reel » mais a un prevaricateur qui touche prébendes defiscalisations et autres quand vous etes face a un demenageurs d outils pour cieux
                          plus clements lors meme l usine est viable « dans votre conception a vous c est a dire beneficiaire et + » vous etes face a quelqu un qui use de la terreur economique pour verser des devidence a deux chiffre et je persiste peripate pour peu democrate que cela soit la reponse naturelle est la terreur !
                          tout court .


                          • Le péripate Le péripate 22 juillet 2009 18:33

                            Oh, par rapport aux âges passés, c’est effectivement une petite violence.

                            Voyez vous, je suis démocrate-sceptique au sens où je n’en attends pas plus, mais pas moins que cesse la violence. Ce qui serait , je trouve mais on n’est pas obligé de partager cette opinion, un progrès considérable.


                          • plancherDesVaches 22 juillet 2009 20:02

                            Démocrate fosse septique, si j’en crois vos écrits.

                            La violence est le fruit de qui.... ???
                            Vous n’allez surtout pas reconnaître que la valeur travail n’est plus à la mode. Faux-cul comme vous l’êtes.

                            Restez rentier, c’est tout ce que vous savez faire.


                          • Le péripate Le péripate 22 juillet 2009 20:10

                            Je vous ai pourtant it que j’étais salarié, alors pourquoi me dire de rester rentier ?

                            Maintenant, j’imagine que pour vous, un faux-cul est quelqu’un qui sait rester poli. Alors, pour vous faire plaisir, allez donc vous faire voir. Si quelqu’un veut bien d’un cul de syndicaliste.


                          • french_car 23 juillet 2009 11:32

                            Très juste Asinus les stals défroqués ont rejoint Doriot et la collaboration puis fondé le FN (Duffraisse, Barthélémy, Goguillot et j’en oublie), d’autres comme Annie Kriegel ont rejoint ce qui alliait être l’UMP mais à sa frange extrême, ou bien Soral a rejoint le FN également.
                            Stal un jour, stal toujours pourrait-on dire.


                          • ZEN ZEN 23 juillet 2009 13:25

                            Péripate salarié ?
                            Chez Agoravox ?


                          • Le péripate Le péripate 23 juillet 2009 13:41

                            Pourquoi pas. Seriez vous prêt à appuyer ma candidature ?


                          • Peyo 22 juillet 2009 18:33

                            On ne peut qu’être pessimiste devant ces situations de prise d’otages ou de manipulation « d’explosifs ». Tout donne à penser que les salariés finiront par franchir le cran au dessus et qu’ils feront réellement exploser les bonbonnes de gaz ou autres explosifs agricoles.
                            Car ils voient chaque jour (à la télé) et sont au courant des richesses dans lesquelles d’autres français se vautrent allègrement.
                            On sera bientôt en Corse.... mais ce sera « sur le continent » et les villas ou appartements des dirigeants (dont les députés et sénateurs) seront des cibles nouvelles pour les lésés de la France profonde.
                            Bon courage à tous.... !


                            • plancherDesVaches 22 juillet 2009 20:07

                              C’est fait :

                              Les salariés d’SKF ont brulé 5 machines mais l’article a disparu du site Le Monde.

                              Ca faisait « tâche » dans la « démocratie » du sarkosisme.


                            • jean 22 juillet 2009 19:59

                              et j’ajouterais que si on a travaillé dans une petite boite
                              dans sa vallée durant 30 ans ou plus, on est propriétaire de
                              le boite donc si delocalisation , ok mais sans la boite
                              donc les employés de cette boite la détruise
                              c’est normal et cela soit etre encouragé


                              • ZEN ZEN 23 juillet 2009 13:23

                                Sans travail, pas de capital
                                C’est bête comme chou !

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Benji27


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