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Accueil du site > Actualités > Politique > Sans bruits, François Bayrou se replace pour 2012

Sans bruits, François Bayrou se replace pour 2012

L’évènement est passé relativement inaperçu des Français, faute de couverture médiatique. François Bayrou a été réélu à la tête du parti qu’il avait créé en 2007, le Mouvement Démocrate. Unique candidat, il a ainsi pu bénéficier du score peut-être un peu embarrassant de 94,69% des voix, démontrant une fois de plus que le MoDem, c’est lui. Pas de concurrence, plus de bisbilles internes, cette convention du MoDem n’avait sans doute pas grand-chose d’intéressant pour les médias, autrement plus intéressés à couvrir les autres évènements politiques du week-end : Europe-Écologie-Les Verts (sic !), et son colmatage d’urgence après le départ fracassant de son numéro 2, la convention du PS et les « je t’aime-moi non plus » du couple Aubry-Royal sur fond de DSK, le conseil national de l’UMP et ses déclarations d’unités pour soigner les états d’âme des centristes, sans compter les déclarations toujours très médiatiques de Le Pen fille…

Et pourtant…

Mars 2010. Le MoDem se fracasse lors des élections régionales. 4.2% des suffrages au premier tour en moyenne nationale, un désastre, après le résultat déjà médiocre des européennes de juin 2009 (8,7 %, 6 élus). En cause, une double erreur : une stratégie politique illisible, des divisions internes délétères.

Surfant sur le succès de son excellent ouvrage « Abus de Pouvoirs » et sur un anti-sarkozysme populaire, François Bayrou avait cru pouvoir profiter des divisions de la gauche pour occuper le créneau de premier opposant au pouvoir, tout en esquissant quelques pas de rapprochement avec les responsables modérés de la gauche, pour pallier à l’absence de politique d’alliance claire qui lui avait été reprochée lors de municipales de 2008. Las. Déboussolante pour son électorat modéré, cette stratégie s’est révélée être un piège mortel dès que les caciques du PS et des Verts eurent repris le dessus. Exit l’idée d’ouverture de Vincent Peillon au PS ou de Daniel Cohn-Bendit à Europe Écologie : la majorité des appareils des partis de gauche a toujours considéré les centristes comme infréquentables, et a brutalement refermé la porte au nez du président du MoDem, soudainement pris à découvert au milieu du gué. Devenue illisible pour son électorat, la stratégie politique du MoDem fit fuir l’essentiel de celui-ci vers l’abstention ou un vote Europe-Écologie justement présenté comme une alternative au PS et aux listes de la majorité présidentielle.

A cela s’était ajouté des combats internes démultipliés par l’action de nombreux militants internautes : faute d’avoir mis au point une procédure de sélection des candidats transparente et représentative de la majorité des militants dans la plupart des régions, le MoDem s’était soudainement retrouvé dans des bagarres internes interminables. Ceci acheva de brouiller toute crédibilité aux listes de ce parti lors des élections régionales, et provoqua une exode d’élus et de cadres dégoutés par un fonctionnement interne par trop amateur.

Mars 2010 donc, la majorité des observateurs enterre François Bayrou et son MoDem.

Après cet échec cuisant, François Bayrou réorganise son parti et les (rares) troupes qui lui restent dans une structure plus classique mais enfin plus fonctionnelle, avec la création d’un « shadow cabinet » composé de personnalités en majorité peu connues mais identifiables. Et il va, surtout, bénéficier à la fois de l‘incroyable série d’erreurs du Président de la République et de son gouvernement, et du retour de la guerre des chefs à gauche.

Été-automne 2010 : la droite s’embarque sur un positionnement sécuritaire à la suite du discours de Grenoble du Président de la République, alors que la France demeure touchée par une crise financière, économique et sociale sans précédent. L’affaire Woerth-Bétancourt éclate, le gouvernement passe en force sur les retraites, et le remaniement du gouvernement tourne à la farce. Humiliés, les centristes de la majorité se prennent à des rêves d’indépendance, mais sans franchir le Rubicon, tenus qu’ils sont par des années de soumission et surtout par les décisions d’investitures aux élections qui se profilent.

A gauche, la guerre des chefs a repris. L’ombre de DSK plane sur le PS, où chacun tente de se placer… Valls, Montebourg, Royal se déclarent, et Aubry perd l’autorité qu’elle avait eu tant de mal à gagner après sa nomination contestée à la tête du parti. Chez les écolos, les Verts ont repris, comme on pouvait s’y attendre, les rênes du pouvoir : en échange de la candidature d’Eva Joly pour 2012, ils verrouillent les instances du nouveau parti dans un positionnement de gauche exclusif, qui leur ôtera toute crédibilité auprès de l’électorat modéré.

François Bayrou se retrouve donc, une fois de plus, en position politique favorable, d’autant que ses éventuels rivaux au centre semblent incapables de s‘accorder entres-eux et de se démarquer de façon claire d’une UMP hégémonique.

Et pourtant…

L’intérêt de cette convention du MoDem était en réalité non pas politicien mais contenu dans l’esquisse du projet présidentiel énoncé par François Bayrou lors de son discours de clôture. Après avoir souligné la nécessité de rétablir les finances publiques (et dénoncé les illusions du projet du PS), et rejeté les discours de discrimination à propos de l’immigration, il a présenté un projet défini autour de trois axes forts : l’économie et l’emploi ; l’éducation ; l’Europe.

· Produire, de nouveau, en France. Tel est le premier mot d’ordre suggéré. Produire non seulement les biens industriels mais aussi services, biens culturels, innovations. Pour François Bayrou, il s’agit d’une priorité afin de recréer de l’emploi. Et comme l’Allemagne, la France doit s’interroger sur la nature de ses productions, afin de privilégier des produits et services à plus forte valeur ajoutée. Pour ce faire, François Bayrou préconise une refonte du système d’aide aux entreprises en faveur de l’investissement industriel et auprès des PME, et un rôle accru de l’Europe pour faire respecter des normes, notamment environnementales, sur les produits importés.

· Une éducation d’excellence. Les résultats désastreux de la France indiqués par la dernière étude PISA de l’OCDE doivent sonner l’alarme. Notre pays est en recul depuis 10 ans dans tous les domaines, et particulièrement en ce qui concerne le creusement des inégalités, les élèves venant des couches sociales défavorisées obtenant des résultats dramatiques. François Bayrou fixe la priorité sur les fondamentaux : 100% des élèves doivent savoir lire au niveau CP-CE. S’il faut un plan Marshall, c’est ici, car il s’agit de l’élément clé de l’intégration dans la société, et les outils pédagogiques de succès existent, il faut les diffuser, en concentrant les moyens sur cette phase précoce. A cela, François Bayrou ajoute deux éléments : inciter les élèves à la création, en généralisant le système de « La main à la pâte » non seulement aux sciences, mais aussi à la culture et au sport, et réorienter nos formations universitaires afin de compléter les troncs communs généralistes par des formations professionnalisantes permettant une réelle intégration dans le monde du travail.

· Restaurer une vision et une solidarité européenne. La solidité d’un ensemble est égale à celui de son maillon le plus faible. Nous avons un devoir de solidarité envers les pays européens les plus menacés, et l’Europe doit de nouveau bâtir une vision commune à long terme plutôt que de favoriser les replis nationalistes égoïstes. La défense de l’euro est indispensable afin de limiter des accroissements de taux d’intérêts qui feraient exploser la dette des États, et la notre, en cas d’abandon. Rien que pour la France, la charge de la dette est de 45 milliards d’euros par an à un taux de 3%. Au taux accordé à l’Irlande, cette charge approcherait les 100 milliards annuels ! La crise économique ayant nécessité d’emprunter pour favoriser la relance, toute idée d’abandon de l’euro est simplement aberrant. Et la Banque Centrale Européenne doit pouvoir prêter aux États afin de diminuer les charges de la dette aux pays les plus exposés, quitte à ce que l’Europe puisse imposer parallèlement des mesures de bonne gestion des finances publiques.

En avançant ces thématiques prioritaires, alors que ses principaux concurrents en sont restés aux querelles de personnes et d’appareils, François Bayrou a pris un temps d’avance. Mais le chemin est encore long d’ici 2012. Si sa stature d’homme d’État et sa légitimité ne sont guères contestées chez les électeurs, comme en témoignent des sondages plutôt favorables malgré la faible notoriété de son parti, il lui manque encore plusieurs éléments clés pour cette future campagne. Et en premier lieu, des alliés. Le malaise au centre-droit est susceptible de lui rapporter les cadres et élus qui lui manquent, surtout si les Borloo et Morin ne parviennent pas à se dépêtrer des griffes de leurs alliés, mais il en faudra plus pour Bayrou séduise à nouveau des centristes échaudés par les échecs précédents. Pour que la mayonnaise prenne de nouveau, il faudra que François Bayrou soit en mesure de leur offrir ce dont ils rêvent tous : à défaut d’une victoire présidentielle, quand même très hypothétique, une place d’allié de poids dans une future majorité, c'est-à-dire d’allié pouvant réellement influer sur la politique d’un futur gouvernement, contrairement aux centristes de l’actuelle majorité. Et pour cela il n’existe qu’une seule solution : obtenir suffisamment d’élus, et donc d’investitures, pour avoir une minorité de blocage dans la future assemblée. L’influence, et donc l’indépendance du centre est à ce prix, et elle sera bien difficile à négocier avec de futurs partenaires.


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45 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2010 14:34

     il lui manque encore plusieurs éléments clés pour cette future campagne. Et en premier lieu, des alliés.

    oui , il gouverne avec qui ???? le shadow cabinet est vraiment trop ectoplasmique .....


    • Voltaire Voltaire 13 décembre 2010 14:47

      C’est un problème qui persiste. Le MoDem a beaucoup perdu de cadres, seul un tiers peut-être de son shadow-cabinet a une certaine expérience, quelques soient les qualités individuelles de ses membres. Mais 2012 est encore loin. Si Bayrou parvient à rassembler certains centristes déçus par le manque d’audace de leurs chefs, il sera plus crédible. Dans le cas contraire, il risque de demeurer une force d’appoint recherchée mais à l’influence réduite.


    • Voltaire Voltaire 13 décembre 2010 14:44

      Quelques typos (il faut lire par exemple 10 et non 140 ans de recul à propos de PISA) et qulques erreurs d’accords m’ont échappé, si la rédaction pouvait corriger... merci par avance !


      • Marianne Marianne 13 décembre 2010 15:09

        Je pense que ce sont les Français, les citoyens, qui vont remettre en selle François Bayrou à l’occasion de l’élection présidentielle. S’il est écouté (et entendu), et que les sondages montent pour lui, tout peut changer, des repositionnements s’opérer. Soit l’élection se radicalise dans l’affrontement droite/gauche, soit au contraire le centre de Bayrou peut être perçu comme une alternative, avec une ouverture à la fois vers les écologistes « ouverts et non sectaires », des élus du PS socio-démocrates plus réalistes, plus gestionnaires, des élus UMP en désaccord avec Sarkozy et à sensibilité républicaine et sociale (Villepin) ou des Centristes qui regrettent leur dépendance à l’UMP. Les élus en place auront « le courage » de soutenir François Bayrou s’il sentent le vent tourner auprès de leur électorat. En vertu de « la loi de Bayrou » qui stipule que « Les partis se tiennent par leur noyau dur », le noyau dur du centre étant le MoDem, pourquoi ne pas envisager ce rééquilibrage en faveur un gouvernement qui gouverne au centre, avec moins de clivage, avec plus d’équilibre, qui finalement satisferait plus de Français ?


        • Imhotep Imhotep 13 décembre 2010 15:13

          Il faut cesser de faire perdurer des légendes. le terme les quelques troupes qui lui reste est faux, désobligeant par dessus le marché. Europe Ecologie les Verts représente 4 000 militants le Modem près de 20 000 partant au plus haut sans doute 35 000. L’UMP a perdu plus de 50 % de ses adhérents et le PS on l’ignore mais beaucoup. Ceci pour dire que ce procès de solitude n’est pas fait à EELV, bien qu’infiniment moins nombreux et qui plus est cela ne les pas empêché de faire un bon score aux Européennes, donc malgré des troupes encore plus faibles, ce qui prouve que d’associer le score futur de Bayrou à ses troupes est inopérant.


          Donc si des militants ont quitté le MoDem, tous les partis ont subi cette érosion (le NPA tout autant par exemple) et cela ne distingue pas ce parti des autres ou plutôt il ne fait pas pire que les autres ce qui relativise la responsabilité imputée au seul Bayrou alors qu’elle est en grande partie à imputer à la réalité de la vie politique, aux emballements irréfléchis et sans constance. Par ailleurs il faut aussi cesser de propager des légendes comme la fuite massive des élus. Il y a eu des élus avant la création du MoDem, coupant d’avance ce parti d’un corps électoral fragile, ce qui veut dire que contrairement à l’article, si effectivement le score est faible aux régionales, il ne l’est pas partout (Thomas ou Lassale par exemple et encore bien moins si on l’associe au seul score départemental de ces élus et encore bien moins si on se résume à leur circonscription où les scores sont franchement bons) et il faut le comparer aux 7 % des législatives de 2007 et non aux 18,7 % des présidentielles. Ce score est mauvais effectivement mais la division réelle n’en est pas la principale source. La source est une communication journalistique reproduite ici, sans tenir compte de la réalité, impliquant Bayrou dans une campagne purement antisarkosyste primaire, ce qui est factuellement faux, tant par les 40 déplacements effectués par Bayrou pendant la campagne européenne, les 8 conventions thématiques, les deux conventions européennes, beaucoup plus en regard des quatre ou cinq émissions consacrées à son livre, qui plus est un livre qui est de très loin non un brûlot anti-Sarkozy, mais un livre contre un système dont Sarkozy est un des représentants (je l’ai démontré tant par les chiffres (le nombre de fois où Sarkozy est cité, sa place dans l’ouvrage) en regard par exemple de Chirac et tenant compte qu’il est malgré out le Président de la république) que par le contenu sémantique-même du livre). Ce score fut mauvais à cause de la mauvise communication du MoDem laissant prospérer des légendes dont celles de l’anti-sarkozysme primaire, à cause de quelques individus, dont Corinne Lepage, qui ont attaqué sans cesse Bayrou allant jusqu’à appeler à voter contre les listes du Modem pour EE, par un buzz internet de quelques militants qui ont fait beaucoup plus de bruit que leur représentation réelle, par le fait qu’EE était dans le vent comme le prouve toutes les élections hors France où les écolos ont fait des tabacs sans pour autant que ce soit Bayrou en cause.

          L’équipe de Bayrou, renforcée par Bennahmias, Rochefort, Wehrling, Fesneau existait de longues dates, le découvrir maintenant est une aberration. Ce shadow cabinet est composé pour une bonne part d’anciens fidèles, de plus récents qui datent de 2007 et qui ne l’ont pas lâché, et d’encore plus récents. Ceci prouve surtout que Bayrou n’a jamais été seul et abandonné de tous contrairement à cette autre légende politique. Et je fais le pari que d’ici quelques mois on va voir grossir les rangs du MoDem.

          Enfin je ne crois nullement que le MoDem puisse avoir une chance de peser si Bayrou n’est pas élu. S’il advenait que le MoDem serve d’appoint à un parti, ce serait nier tout le discours tenu depuis 2002, ce serait tout renier. Ce serait marcher à pieds joints sur tous les sacrifices de ces trois dernières années, sacrifices dans l’adversité et résistance contre les quolibets, les insultes, les railleries qui aujourd’hui montrent leur inanité.

          • Voltaire Voltaire 13 décembre 2010 15:39

            @Imothep

            Je ne souhaite pas polémiquer sur le fonctionnement interne du MoDem, qui est un élément périphérique à cet article et de peu d’intérêt pour le lecteur lambda. Néanmoins, lorsque l’on souhaite rebondir, il faut mieux éviter de se voiler la face. Je constate que François Bayrou a, tardivement certes, mis en place l’essentiel des recommendations qui lui avaient été faites pour le fonctionnement interne de son parti après les élections régionales. Malheureusement, il a perdu en route un nombre non négligeable de cadres, et la confiance met toujours plus de temps à revenir qu’à se perdre. Pour autant, rien n’est jamais définitif en politique.

            Sur le fond, je reviens sur votre dernier paragraphe. Vous faites erreur en pensant qu’un parti ne peut avoir d’influence que si son chef est élu à la présidentielle. Pendant longtemps, l’UDF avait une influence sur la politique menée simplement parce que le RPR n’avait pas de majorité absolue. Cela incite au compromis... Et c’est bien ce que cherchent à négocier les écologistes avec le PS. Les chances de succès de Bayrou en 2012, malgré des circonstances peut-être favorables (il est encore trop tôt pour le dire) seront de toutes façon faibles.

            Les élus qui le suivront n’accepteront pas de se suicider, même sans nécessairement penser à leur simple mandat personnel : pour avoir de l’influence, il faut peser numérairement dans les instances politiques élues. Le centre n’ayant pas le même électorat fidélisé au premier tour que la droite ou la gauche, il doit passer des accords d’investitures. Son devoir auprès de son électorat est d’avoir des élus pour influer les politiques publiques dans un sens « démocrate ». Faute de gagner, un responsable politique doit négocier pour préserver l’indépendance de son parti, certes, mais aussi pour peser sur la vie politique. s’il ne remporte pas l’élection de 2012, François Bayrou devra faire son maximum pour que ses idées soient défendues au plus haut niveau, et cela passe par un accord de gouvernement où il faut obtenir une minorité de blocage.


          • LOKERINO LOKERINO 14 décembre 2010 07:13

            « A »Imhotep« , bien sur

             »Europe Ecologie les Verts représente 4 000 militants le Modem près de 20 000 partant au plus haut sans doute 35 000«  »

            4000 ce ne sont que les vert !!

            votre fanatisme vous aveugle et encore une fois vous ridiculise
            il n’ y a que 15000 adhérents a jours de cotisation au modem

            et seuls 5000 d’entre eux ont bien voulu voter et cautionner la mascarade ,démocrate selon le modem sic, de « candidature unique » ...

            et vous êtes fier de ses 95% au point de mépriser une formation concurrence « Europe eco vert » ?
             


          • glopy1 13 décembre 2010 15:57

            il se replace à 2/3 % c’est mort pour lui, les média l’ont trop descendu


            • ELCHETORIX 13 décembre 2010 16:53

              Bonjour , bien que le président du MODEM soit du « pays » , ce parti centriste est un parti de droite ( humaniste , il faut le dire ), mais à tout prendre , personnellement , j’ai de la sympathie pour son programme qui est différent de ce que représentent le PS et l’ UMP qui ont eu largement l’occasion de gouverner et de s’acquoquiner avec le mondialisme capitaliste !
              Et , bien que me situant , depuis toujours , de la vraie « gauche » , j’avais voté pour lui en 2007 , mais bon , depuis , de « l’eau a coulé sous les ponts » comme on dit chez nous !
              RA .


              • ELCHETORIX 13 décembre 2010 16:58

                @ l’auteur , j’ai omis de vous écrire mon avis au sujet de votre article qui , sans faire le prof , tient la route , autrement dit , excellente analyse à ce sujet présenté !
                RA .


              • Voltaire Voltaire 13 décembre 2010 17:07

                @Elchetorix

                Merci pour les compliments. Sur le fond, je pense que Bayrou a des qualités de tenacité et de droiture incontestables, et que sa vision politique est globalement juste. Il lui reste à devenir un leader au delà de son cercle intime, car la situation de la France exige un vrai rassemblement pour mettre en place une politique efficace. Trouver une majorité, c’est là le défi de Bayrou.


              • Papybom Papybom 13 décembre 2010 16:54

                Bonjour Voltaire.

                Je suis certainement nul en politique. Pourtant, à la question habituelle, celle du Chat ce jour : Gouverner avec qui ? Vous ne répondez pas complètement.

                Prenons par exemple Madame Michèle Alliot-Marie. Après le Ministère de la défense, après le Ministère de l’Intérieur et après Ministre de la Justice (Garde des Sceaux) , elle devient Ministre des Affaires Etrangères.

                Voila bien la preuve, qu’en politique, un poste n’est pas la reconnaissance des connaissances. Dans ce cas M Bayrou, ne peut pas faire pire. Et une fois en poste, il n’aura que l’embarra du choix devant l’affut de prétendants.

                Souvenez-vous de l’excellent article de Minusabens : La république, le candidat et la Constitution.

                Je le crois en phase avec notre constitution. Certes, trouver un Premier Ministre efficace ne sera pas des plus faciles.

                Attendons, 2012 peut révéler des surprises. Des bonnes, j’espère  !

                Cordialement.


                • Voltaire Voltaire 13 décembre 2010 17:04

                  @Papybom

                  Vous avez à la fois raison et tort...
                  Raison parce que le pouvoir attire, et que bien sûr un président de la républqiue n’a jamais de mal à composer un gouvernement.
                  Mais un président de la république, et un premier ministre, a aussi besoin de ministres fiables, en qui il peut avoir confiance, qui ne le lacherons pas à la première alarme venue. Or, notre pays est dans une situation difficile, et qui que soit au pouvoir en 2012, il devra prendre des mesures impopulaires. Pour cela, il faut quand même pouvoir compter sur des ministres capables d’affronter la tempête, alors que probablement l’assemblée nationale sera plus éclectique.
                  Pour le moment, F. Bayrou n’a pas dans son premier cercle la dizaine de ministres clés sur lesquels il doit pouvoir compter pour mettre en oeuvre sa politique. Cela viendra peut-être s’il parvient à rassembler plus large, et il existe heureusement de vrais hommes et femmes d’Etat à droite comme à gauche. Mais aux yeux de l’électorat, et même de façon objective, cela continue de constituer un handicap.


                • Papybom Papybom 13 décembre 2010 18:31

                  Voltaire.

                  Je n’ai aucun scrupule à avoir tord. La démocratie, c’est de respecter la démocratie….jusqu’au changement par les urnes. Pas par la violence. Parfois, ce n’est pas facile, mais bon.

                  Je ne suis pas membre du Modem. Juste un curieux des hommes. Mais un chef doit savoir sélectionner les meilleurs.

                  Prenons par exemple un homme qui ne demande rien. Monsieur Dossière. Je lui ferais confiance au budget. Mais il n’est pas politiquement du bon coté. Faut-il s’arrêter sur l’étiquette ou sur la compétence  ?

                  Et enfin, vu nos dirigeants actuels, peut-il faire pire  ?

                  Cordialement.


                • benbaker 13 décembre 2010 23:58

                  A mon avis, la campagne presidentielle va etre un revelateur. En 2007 Bayrou s’est approche des scores de Royal et Sarkozy sans veritables soutiens de poids. Si en 2012 il reussit a passer devant dans un sondage, beaucoup vont voir le vent tourner et se ranger derriere lui. Bayrou n’est pas le seul a avoir des idees differentes, seulement pour le moment des personnalites comme Valls ou Hollande sont coinces dans leur pays (dans lequel ils essayent naturellement d’imposer leurs idees).

                  « Les partis se tiennent par leur noyau dur », la phrase tient tout son sens a l’interieur du PS quand on voit le cadenassage de Hamon et Aubry.


                • asterix asterix 13 décembre 2010 19:16

                  Beaucoup d’agitation pour rien car Bayrou a raté son coup d’un cheveu et nous comprenons aujourd’hui pourquoi ce fut dommage.
                  La vérité d’hier n’est pas celle de demain.
                  La clé, c’est la nécessaire entente avec Eva Joly. Aucun des deux n’a la moindre chance sans l’appui de l’autre. Souvenons-nous qu’il l’a longtemps courtisée avant qu’elle ne choisisse les Verts, des Verts dont le dogmatisme commence à faire peur.
                  Au cas inverse, ce sera la victoire de la particratie.
                  A eux de se conduire en adultes.


                  • benbaker 14 décembre 2010 00:02

                    Eva Joly n’est pas une candidate dangereuse pour Bayrou. hors election , plusieurs candidatures semblent peser (Lang et Hulot en 2005-2006) mais au bout du compte ca s evapore.

                    Bayrou est depute et en politique depuis 30 ans, chef d’un parti. Eva Joly debarque en politique et doit tout apprendre. Rien de comparable


                  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 08:55

                    @asterix

                    Je partage en partie votre analyse, mais il me semble qu’elle est dépassée. Une entente avec Eva Loly et Europe Ecologie tel que l’envisageait Daniel Cohn Bendit eût sans doute été possible, et elle avait même un temps été envisagée à l’été 2009. Mais Europe-Ecologie-Les Verts est revenu dans le giron idéologique et mécanistique des Verts, qui ne peut en aucun cas envisager un accord avec un parti démocrate centriste.

                    Ce parti a refait l’erreur historique dont l’avait sorti DCB : avoir un positionnement très à gauche alors que la majorité de son électorat est de centre-gauche. Malgré les qualités personnelles et la réputation d’intégrité d’Eva Joly, je pense que sa candidature ne passera pas les 10% et qu’une alliance arc en ciel telle qu’imaginée en 2009 est morte.


                  • Alain-Goethe 13 décembre 2010 20:28

                    1 seule candidature retenue pour Election Présidence du MouDEM  !

                    Celle de RDW ( rémy DAILLET WIEDEMANN) n’a pas été «  favorisée »

                    MoUdem = avais perdu trop de temps
                    même fonctionnemment politik que d’autres partis
                    A +


                    • benbaker 14 décembre 2010 00:03

                      RDW est un peu virulent pour etre au Modem, je l’ai pas mal suivi quand j etais sur Toulouse. Il a quand meme fait quelques actions extremistes plutot dignes du front de gauche.


                    • LOKERINO LOKERINO 13 décembre 2010 20:49

                      Je salue cet article qui est l’idée que je me fais d’un « journalisme citoyen engagé »

                      Engagé parce que militant mais militant avec courage puisqu’ici , il s’agit de défendre , d’exposer clairement et sans concession la cause a laquelle on croit

                      Cette attitude est sans fois plus courageuse et efficace pour le modem que les habituelles articles vomitif « d’Imhotep » ayant comme unique objectif de salir les concurrents

                      Et dans une moindre mesure, plus efficace aussi que la douce idolâtrie de « Marianne », plus efficace que les envolés du barbe taverneux de Quimper

                      ceci pour citer les 3 autres notables soutient du modem sur ce site

                      Alors Bravo « Voltaire » , même si j’ai et vous le savez quelque reserves ( euphémisme) sur la demarche Bayrou , je vous felicite modestement pour votre article


                      • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 08:48

                        @Lokerino

                        Merci pour vos remarques. Nul n’est parfaitement objectif, et il est facile au lecteur de constater que mon inclinaison politique est plutôt vers les modérés pro-européens. Pour autant, je ne suis pas membre du MoDem... ni d’un autre parti politique. Je ne me suis jamais fait d’illusion sur les hommes (ou les femmes) politiques, et je m’attache plus au fond qu’à la forme. Il me semble que l’important est d’abord la vision de société que porte un responsable ou un parti. Après, la « cuisine » politicienne est rarement très propre, c’est dans la nature humaine.


                      • liberté 13 décembre 2010 20:50

                        @ Voltaire : 

                        pardon mais pourriez vous mettre le nom du photographe de la photo accompagnant votre article. Elle n est pas libre de droits. 
                        Cordialement 

                        • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 08:42

                          @liberté

                          Vosu avez parfaitement raison. J’ai trouvé cette photo sur de nombreux sites sans référence. Si vous me fournissez le nom du photographe ou de l’agence, je demanderai à Agoravox de signaler le crédit.


                        • liberté 14 décembre 2010 14:38

                          photo : soazig de la moissonnière

                          cordialement
                          et merci

                        • apopi apopi 13 décembre 2010 21:35

                           Bayrou se replace pour 2012 ? Ben voyons, traditionnellement le lundi est le jour des illuminés de tous bords sur AV, cet article ne déroge pas à la règle. Bayrou Président et Bernadette Soubirous premier ministre à y être, faudrait peut être redescendre sur terre de temps en temps les garçons sinon le réveil risque d’être douloureux.

                           Le Modem c’est une vision ectoplasmique du ventre mou de l’UMPS. Continuez de rêver, c’est encore gratuit....


                          • Jean-Pierre GALLEMAND Jean-Pierre GALLEMAND 13 décembre 2010 22:03

                            j’apprécie toujours vos analyses - je n’entrerai pas dans le décompte des soutiens et/ou du nombre d’adhérents mais deux points : 1- comment financer la campagne alors que le trésor de guerre de l’UDF n’existe plus 2- comment remonter le manque de présence dans les médias (à titre d’exemple, si vous consultez la page d’actualités de Google, pas de référence spécifique.)


                            • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 09:03

                              L’amateurisme du MoDem en matière de levée de fond est certainement un handicap. François Bayrou devra compter sur les financements publics traditionnels et emprunter pour sa campagne. Ce prêt lui sera accordé car personne n’imagine qu’il fera moins de 5%. Pour son remboursement, pour assurer la survie de son parti, ainsi que pour d’autres raison plus politiques, François Bayrou sera contraint se s’assurer la création d’un véritable groupe parlementaire en 2012. Je doute qu’il recommence l’erreur de 2007, et parierais plutôt sur une fusion ou au moins un regroupement des composantes centristes pour les législatives qui suivront l’élection présidentielle.

                              Pour les média, il a fait sans en 2007. Les média suivront une fois les sondages favorables. Comme la campagne sera sans doute plus serrée qu’en 2007 entre droite et gauche, le rôle de Bayrou sera d’autant plus regardé de près, ce qui devrait lui assurer une certaine couverture médiatique, dont il dispose quand même actuellement plus que son parti ne le mérite sur la base de son dernier score électoral.


                            • logan 14 décembre 2010 00:03

                              20000 militants au modem ? difficile à croire


                              • David Meyers 14 décembre 2010 10:50

                                Si j’aime bien le bonhomme, ce ne sera pas suffisant pour que je vote François (un prénom de Roi et de Président). Ce qui est important, c’est le programme, sa rigueur et son sérieux.

                                Pour l’UMP on a vu... merci la France d’après
                                Pour le PS euh....
                                Pour Mélenchon... chxroi ksé klaire

                                Merci donc à Voltaire Junior d’exposer les grandes lignes du projet Modem.

                                Le centre ne doit pas exister par rapport à la droite et à la gauche (thème trop entendu en 2007) mais par un projet politique indépendant, réaliste et motivant.


                                • Dionysos Dionysos 14 décembre 2010 11:35

                                  C’est retour vers le futur cet article ? Envisager un « bis repetita » de 2007 est absurde, l’égo sur-dimensionné de F. Bayrou a engendré l’échec du positionnement de son parti.
                                  Les français ne s’y laisseront pas reprendre à deux fois...


                                  • Gérard Luçon Gerard Lucon 14 décembre 2010 12:00

                                    excellente anticipation, nous reprenons les trois mêmes, tous cocus mais chacun à leur niveau (il est difficile de comparer une cécilia d’origine tsigane avec un françois d’origine batave et la vierge - je précise la vierge, aucune relation avec Cohn Bendit qui lui a caressé la verge, ou réciproquement,...)

                                    et en 2012 sarkoleon gagne encore devant bécassine qui aura de nouveau refusé de céder sa place à bayroulidor

                                    putain que c’est beau, la démocratie, quand ça fonctionne


                                    • jack mandon jack mandon 14 décembre 2010 12:08

                                      Voltaire,

                                      Le programme, certes il en vaut un autre.

                                      Le bon sens terrien, une vision humaniste, de la sincérité.

                                      Le caractère humain n’est pas sans raideur tant il s’identifie tellement

                                      à son personnage social qu’il travaille de l’intérieur.

                                      Le suffrage universel n’est pas parfait, pour que nous attendions de lui

                                      des merveilles d’inspirations.

                                      Des jeux collatéraux peuvent biaiser le résultat.

                                      Exemple, les votes extrêmes qui portent l’empreinte de la révolte,

                                      du mépris, mais souvent le plaisir d’emmerder ces partis arrogants

                                      de droite et de gauche qui ne cessent de condamner chez l’autre leur travers.

                                      François Bayrou s’obstine comme un terrain qu’il est.

                                      Il porte un idéal culturel et politique d’une France naturellement

                                      et culturellement riche de son histoire.

                                      L’idée du centre me parle du centrage qui est sensé précéder

                                      toute réflexion, méditation et action, elle est équilibrante et rassurante.

                                      J’ai de la sympathie pour François Bayrou même si l’humour à la française

                                      le déstabilise de temps en temps.

                                      La naïveté, pour moi, est la fraicheur de l’enfant intérieur.

                                      Elle a plus de valeur à mes yeux que les travers malicieux des politiques

                                      pour qui la fin justifie les moyens, des fervents admirateurs du Prince de

                                      Machiavel...Certains réussissent bien dans les poubelles du monde.


                                      • Emile Red Emile Red 14 décembre 2010 12:14

                                        Le Modem en congré c’est une chose un peu, disons, « soviétique »... mais le Modem en région c’est à droite toute...

                                        En Gironde même les caciques de l’UMP ont plus confiance dans les membres du Modem qu’en ceux de leur parti... c’est dire si le recentrage penche ou plutôt a toujours penché.

                                        Petits arrangements en famille qui prouvent bien de quelle famille on parle...


                                        • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 12:37

                                          Les élus centristes sont en général des gens modérés et rationnels, et sont souvent appréciés comme tels dans les exécutifs locaux, qu’ils soient à gauche (comme à Grenoble ou à Dijon) ou à droite (comme en Aquitaine que vous citez). Quand on connait certains « cas » UMP en Aquitaine, on peut comprendre que les caciques UMP préfèrent avoir affaire aux MoDem qu’à certains des leurs...


                                        • Emile Red Emile Red 14 décembre 2010 15:28

                                          En bref, vous mangez à tous les râteliers pourvu que la soupe soit bonne...

                                          C’est conforme au radicalisme tel qu’il était avant guerre, rien n’a changé, parlez moi d’une troisième voie moderne.

                                          Ce qui m’inquiète, si d’aventure, fort peu plausible au demeurant, vous participiez à un quelconque gouvernement est la manière avec laquelle vos représentants feraient leurs choix dans le contexte d’un gvt d’ouverture... Choix du roi ou choix de soie ?


                                        • Voltaire Voltaire 14 décembre 2010 16:13

                                          Autant je pense que participer à un exécutif sans avoir une influence sur son action (juste pour les postes) est inacceptable, autant je pense que les élus ont un certain devoir vis à vis de leurs électeurs pour faire ce qui est en leur pouvoir pour influer les politiques publiques. Dans ce cadre, passer des accords n’a rien de scandaleux, c’est même la forme normale de la démocratie, qui est appliquée dans la majorité des pays démocratiques. Je ne crois pas trop au tout ou rien, car aucun parti ne rassemble jamais une majorité réelle d’électeurs.

                                          D’autre part, la gestion d’une collectivité locale est en réalité bien moins clivante que celle d’un pays, et il est donc plus facile de tomber d’accord sur un projet consensuel transpartisan. Je ne suis donc pas choqué de voir des élus modérés travailler dans des majorités de gauche modérée ou de droite modérée : beaucoup d’élus de droite ne sont pas « sarkozystes » et beaucoup d’élus de gauche sont de bons gestionnaires. Il ne faut pas généraliser à tout le paysage politique ce qui peut se passer dans certaines collectivités (du Sud-Est par exemple).
                                          La chose est plus compliquée à l’échelon national, et c’est la raison pour laquelle je pense qu’un accord, s’il doit être trouvé, ne peut se faire qu’avec une minorité de blocage pour le partenaire, de façon à éviter des dérives hégémoniques.


                                          • Yohan Yohan 14 décembre 2010 12:52

                                            Sans bruit

                                            Il se replace oui pour quoi faire ? Il a réussi à dégoûter bon nombre de militants et n’a plus qu’une garde prétorienne et il a gâché durablement l’espoir d’alternative crédible


                                            • ddacoudre ddacoudre 14 décembre 2010 12:58

                                              bonjour voltaire

                                              certes une bonne analyse de ce parti que porte Bayrou. je ne pense pas qu’il soit crédible qu’il puisse prétendre au gouvernement, mais c’est l’opportunité de faire connaitre un projet mesurable, et qui fixe un avenir devant la cacophonie ambiante, qui par ailleurs ne me gène heureusement pas.
                                              rester dans les traces de la croissance n’est pas une innovation. je crois qu’il devrait consacrer son temps a cela plutôt que de penser a une élection présidentielle pour lesquelles il n’a que le choix de dire ce que devront faire ses électeurs. ce n’est pas de candidats à la présidentielle dont nous avons besoin c’est de découvreurs d’une nouvelle civilisation.
                                              ddacoudre.over-blog.com .
                                              cordialement.

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