Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkory en campagne sur la question de la perte du triple A

Sarkory en campagne sur la question de la perte du triple A

La campagne présidentielle avance à son rythme et selon sa logique toute inclusive visant à transformer tout et n’importe quoi en sujet de politisation, et ce au prétexte qu’il s’agirait d’un sujet qui préoccupe les français et la France. Exemple éloquent en la matière : la question de la dégradation de la note française. 

Présenté comme une abomination il y a quelques mois, la perte du triple A ; si elle allait en se concrétisant, deviendrait, assurément, un élément de poids dans l’optique des prochaines présidentielles.

D’où le passage progressive de la réfutation à l’acceptation de cette réalité de la part d’un gouvernement engagé dans une grande entreprise de relativisation quant à l’importance réelle de cette dégradation de la note française.

Faire campagne sur le fait d’une perte

Mais plus essentiellement, pour la majorité, il convient, aujourd’hui, de commencer à dresser les garde-fous contre toutes accusations éventuelles visant à incriminer Nicolas Sarkozy pour cette perte.

En ligne de mire, bien sûr, la prochaine présidentielle. D’autant que la doxa des « spécialistes » est que cette nouvelle serait un mauvais coup pour le président sortant.

Dès lors admettons que l’intention même visant à expliquer la dégradation de la note française selon un principe de disculpation de l’actuel président et de son gouvernement revient, de facto, à engager la campagne présidentielle sur cette question.

Mais au-delà de la démarche cherchant l’attaque comme plus sûre défense il y a aussi les arguments que la majorité commence à avancer pour transformer la perte du triple A en arguments de campagne.

Un argumentaire en trois points

A y regarder de plus près ils sont de trois types :

1) La série d’arguments tendant à accréditer l’idée que la perte du triple A vient, prioritairement, en réponse à la crise européenne davantage qu’à la situation française pure et simple (c'est-à-dire considérée dans sa seule dimension nationale). Les partisans de cette thèse, par entièrement fausse d’ailleurs (là est toute sa force), s’attelant à taire tout ce qui dans la spécificité française a pu accréditer le penchant sceptique des marchés vis-à-vis de la viabilité économique et à long terme du projet européen.

2) La série d’arguments tendant à montrer que la dégradation française reste une sorte de caprice, presque subjectif, de la part des marchés, et ce au regard de la non dégradation de certains pays tout aussi à la peine que la France. Un exemple pratique existe ici : celui de la Grande Bretagne. Cas d’autant plus pratique que le pays vient de refuser le plan de sortie de crise européen. Mais exemple complexe à manipuler car si la Grande Bretagne n’est, pour le moment, pas dégradée c’est en réponse à des plans de rigueurs beaucoup beaucoup beaucoup plus violents que ceux déjà mis en place par ce même gouvernement qui nous explique qu’il a tout fait pour ne pas perdre le triple A. D’autant que l’une des raisons d’épargner la Grande Bretagne renvoie, pour les marchés, à l’argument de sa spécificité bancaire et monétaire ; bref, en un sens, au refus du plan de sortie de crise de l’Euro que Cameron a refusé.

3) Enfin une série d’arguments plus directement partie prenante de la campagne présidentielle à venir. Ce sont tous les arguments selon lesquels Les récentes déclarations de François Hollande sont de nature à, suffisamment, susciter le doute pour que la France passe, aux yeux des marchées, pour un pays encore en prise avec ses vieux démons dépensiers, c'est-à-dire « socialistes » dans l’esprit des défenseurs de la cause présidentielle. Argument bizarre, mais non sans effet, peut être, sur des acteurs de la finance à l’implicite idéologique très droitier. Et de fait difficile de donner du crédit à un argument vissant à expliquer les échecs du présent par rapport à ceux qui pourraient exister dans l’avenir.

Bref, derrière le simple rétropédalage d’un gouvernement étant passé du catastrophisme à l’indolence sur la question de la dégradation française, il y a tout un stratagème très politique. Celui visant à transformer une impossibilité, ou un échec, en condition de triomphe.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/224225 ;nicolas-sarkozy-et-la-perte-du-triple-a.html

http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/triple-a-michele-alliot-marie-deplore-l-erreur-de-communication-du-gouvernement-18-12-2011-1409781_324.php

http://www.20minutes.fr/ledirect/844654/deux-francais-trois-redoutent-perte-triple

http://www.europe1.fr/Economie/AAA-chronique-d-une-perte-annoncee-867457/

http://www.liberation.fr/politiques/01012378232-l-elysee-devalue-le-triple-a

Grégory VUIBOUT le 19-12-11


Moyenne des avis sur cet article :  4.56/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 19 décembre 2011 11:43

    Sarkozy, est un grand malade et ses complices ne valent guère mieux.

    Il faut être stupide pour ne pas s’en rendre compte. Il n’y a guère que les plus riches, et encore, pour vouloir le garder.

    Lorsqu’on se fait avoir une fois, c’est souvent la faute de l’escroc, mais une deuxième fois, c’est toujours votre faute.


    • Dornach Dornach 19 décembre 2011 15:46

      Sarkozy serait un complice des banksters :

      La crise un complot politico-financier : http://wp.me/p1WnGr-3X ?


      • ddacoudre ddacoudre 19 décembre 2011 18:24

        bonjour grégory

        la présidence et la spécialiste de l’hameçonnage. c’est un « enfumeur » de première
        http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=106262
        http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=106428

        cordialement

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès