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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy 1 Presse 1

Sarkozy 1 Presse 1

Ce titre, je l’ai choisi avant même de connaître la teneur de la grande démonstration au décor façonné par les magiciens du plateau, conformément au précepte de la magie des images qu’on voit appliqué dans des séquences sur le foot, les variétés ou bien le millionnaire le samedi sur la trois. La télé joue le clinquant. Mais il n’y aura pas de jeu de lumière diffractée pour filmer Sarkozy. En fait, il n’y aura rien, juste une sobriété et on comprendra que cette soirée est un non-événement qui n’apporte rien et que tout le monde va commenter le lendemain.

Un indice. François Fillon a déclaré, avant la soirée médiatique, qu’il attendait du président qu’il donne la feuille de route pour les prochains mois. C’est étrange. François Fillon devant sa télé pour s’informer des prochaines réformes. A moins qu’il ne s’agisse d’une fausse boutade qu’on va transcrire ainsi. Fillon à Sarkozy : « à toi d’assumer, tu nous as mis dans le merdier avec tes réformes, alors donne officiellement ta feuille de route aux Français, comme ça, devant 20 millions de témoins, tu seras le seul responsable si dans un an c’est encore le merdier ».

Le boulet que Sarkozy traîne, ce sont ses promesses de campagne. La politique est en porte-à-faux, la société aussi, mais, pour se faire élire, il faut savoir en jouer. Faire monter l’adrénaline et la coke des jours meilleurs. Après, la réalité reprend le dessus et la descente est rude. Voilà à peu près le ressort du Sarkozy face à son peuple. Une conjoncture mauvaise. Et toutes ces réformes qui n’auront que guère d’effet sur le cours économique et productif de la France. Tout au plus, on aura fait serrer la ceinture à quelques-uns, déplacé quelques pièces de la fonction publique, supprimé des fonctionnaires, mais la réalité rattrape la fiction et la politique n’est plus une fiction.

Il y a deux problèmes majeurs, ceux portant sur les moyens et ceux portant sur la conscience et l’esprit des gens. Dieu merci, la politique ne s’occupe pour l’essentiel que des moyens. La France, comme du reste le monde avancé, est arrivé au seuil d’un second mur. Le premier, ce fut autour de 1995, au moment des grandes grèves. Les Français, du moins les intégrés, les classes moyennes, avaient pris conscience que leurs enfants vivraient moins bien qu’eux. Ce sentiment fut partagé avec les Japonais. Le second choc du progrès arrive maintenant. Cette fois, ce n’est pas le destin matériel de la prochaine génération qui est mis à mal, mais l’évolution de celui de la génération actuelle. Inutile de préciser qu’il est question du pouvoir d’achat et des conséquences de la crise financière. Pour le reste, les causes sont plus profondes. Inaccessibles à une solution démocratique jouée sur un registre populiste. L’économie est en crise, la société aussi. Un seuil dans les bienfaits du progrès matériel a été atteint. C’est exactement le thème dominant qui a donné la teinte de la causerie entre le président Sarkozy et cinq journalistes. Un thème qui jamais n’aura été affronté directement car le mur est sévère. Alors, comme on dit, les joueurs ont botté en touche, tournant le dos au mur. Cette émission a signé une non-rencontre entre des Français qui attendent trop de la politique et s’en font une fausse idée et un président qui a quelques idées, mais qui ne peut pas briser les chaînes d’un système et, d’ailleurs, les gens ne sont pas prêts à briser les leurs. Donc, match nul. La France reste enchaînée à son marasme. Telle sera la conclusion d’une heure et demie de conversation très clean entre le président et la presse.

---------------------

Place au spectacle. 20 h 15 pétantes. L’Histoire. Selon Sarkozy, la France s’est endormie depuis vingt-cinq ans. Les travailleurs apprécieront, les analystes aussi, ceux qui savent que la France s’est profondément transformée et que la productivité est l’une des meilleures au monde. Et Sarkozy de jouer la défausse, de faire croire qu’ailleurs l’herbe est plus verte et que d’autres pays ont fait des réformes indispensables. Et puis l’allusion à Alzheimer, une manière de détourner les regards. Sarkozy attaque visiblement, pour ensuite jouer les Caliméros et plaider sa bonne foi et sa volonté de bouger la cinquième puissance mondiale. Et de jouer encore sur ce mythe d’un président élu pour changer la France d’ici cinq ans. Mais la défense (ou l’attaque) est bonne, le baril fort, l’euro fort, les subprimes fortes, que peut-on y faire dit notre président. La réforme est indispensable. Mais les chiffres du chômage sont bons. Paraît-il. Sarkozy a lancé 55 réformes. Il faut, il faut, il faut, bachelier, formation professionnelle, contrats de travail...

PPDA, question d’une incommensurable subtilité. Avez-vous changé ? Bien oui, dit Sarkozy et, d’ailleurs, il le faut, ne serait-ce que pour prendre les bonnes décisions quand le Ponant est pris en otage. Place au pouvoir d’achat, la faute c’est le manque de concurrence. Et, une fois de plus, l’appel aux chiffres. 5 milliards 500 mille euros distribués en heures sup. Et la même rengaine, la France ne travaille pas assez. Bref, numéro classique de bonimentation et d’autosatisfaction. Et de trompe-l’œil, comme l’AAH qui aurait été augmentée cette année alors que c’est prévu pour octobre. Nous voilà prêt pour une longue séquence de discussions sur les chiffres les heures sup et... Bravo Monsieur le président, vous êtes un bon marchand de tapis. Avec même un côté Robin des bois, celui qui va batailler contre les grandes surfaces pour redonner aux Français le pouvoir d’achat dont ils ont été spoliés par les méchants distributeurs, ces pilleurs d’argent qui montent les étiquettes. Et ça continue, discours de marchand de tapis, le paquet fiscal, le bouclier fiscal. On aurait dit une causerie dans une transaction immobilière où le vendeur défend le potentiel de son bien et où le client pointe les travaux à faire et la situation du marché. Dans le rôle des clients, Mme Ogier, M. Pujadas, M. PPDA, avocats des Français, et on dépense ci et ça, les riches et ci, les déficits et ça, les heures sup qui dépensent ici et les riches qui dépensent là-bas. Et le mythe des 35 heures comme une catastrophe et la valeur du travail qu’il faut réhabiliter. Le même motif développé comme pendant la campagne ; c’était avec la joie en 2007 et, maintenant, avec la tristesse en 2008.

Pourtant, quand Sarkozy parle du RSA et de la prime pour l’emploi, ça sonne plus juste, plus authentique. Il ne faut pas tout jeter. La question de la dette est aussi légitime. Et les réformes du personnel de la fonction publique (et j’ajoute des collectivités locales) sont justifiées, sauf que l’obsession des chiffres est toujours présente et que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux est pour le moins arbitraire. On dirait une formule magique. La suite, une conversation très attendue sur des sujets déjà balisés. Rien de neuf. Une émission pour rien, inutile, comme un cours dans un amphi qu’on redonne pour ceux qui n’étaient pas présents lors de la dernière séance. Rien de nouveau. Sarkozy n’a rien apporté de neuf, juste rappelé quelques évidences sur l’économie, la fonction publique, les retraites, la situation de la France dans la mondialisation.

Yves Calvi entre en scène. Ce journaliste maintenant aguerri dénote, mais qui s’étonne ? Calvi, qui officie depuis des années sur la cinq, est le plus doué de sa génération, un vrai pro qui connaît ses dossiers et bosse les questions comme aucun autre. L’échange a été intéressant, trop bref sans doute. Sans plus. Mais conférant à cette soirée quelques souvenirs des soirées politiques qu’on a connues il y a vingt ans. La fin de l’émission, consacrée à la politique étrangère, n’apporte rien. Les véritables enjeux géopolitiques ont été esquivés, contournés, escamotés, au profit de quelques points de détails sur le Tibet et Ingrid et aussi l’Afghanistan, thème sur lequel on ne peut qu’approuver le président sur le principe de la condamnation des talibans, mais qui a créé les conditions pour qu’ils apparaissent ?


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98 réactions à cet article    


  • morice morice 25 avril 2008 10:25

     Vous auriez mieux fait d’attendre pour mettre Sarkozy -15. 


    • impertinent3 impertinent 25 avril 2008 11:03

      Notre président souffre d’un grave manque de mémoire.

      Lors de sa conférence de presse du début de l’année, tout était urgent, rien ne pouvait attendre et, hier, il nous dit qu’il faut attendre, que le quinquenat n’est pas fini.

      Bref, il y a moins de 5 mois, il fallait agir au plus vite, courir partout, s’agiter comme un Duracell et maintenant, rien de plus urgent que d’attendre.

      Nous sommes habitués à ce qu’il dise tout et son contraire, mais là, je crois qu’il dépasse les bornes.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 avril 2008 11:21

      Et dès qu’ une décision est envisagée , tous les non-événementistes , les ayant-droit de ceci et les tout-pour-moi sont dans la rue .

       

      La raison pour laquelle les pays qui nous entourent progressent .

       

      Chalut et vradernidé comme dit un vaillant général .


    • wangpi wangpi 25 avril 2008 17:08

      je me demande ce qui me dégoute le plus...

      L’ordure ou les commentaires sur l’ordure.

      Allez Dugué, relis Heiddeger, Ducasse, que sais-je, rends ta carte...

      La retraite a du bon, elle est même parfois historiquement justifiée.


    • Chtiboom 25 avril 2008 10:30

      "En fait, il n’y aura rien, juste une sobriété et on comprendra que cette soirée est un non événement qui n’apporte rien et que tout le monde va commenter le lendemain"
       

      Alors pourquoi vous pondez un article là-dessus ?


      • 5A3N5D 25 avril 2008 10:42

        Alors pourquoi vous pondez un article là-dessus ?

        Pour ceux qui savaient déjà que ce serait un non-événement, un tissu de mensonges, et qui n’ont pas eu envie de regarder ce guignol pendant 90 minutes.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 avril 2008 10:46

        Bonjour,

        Cette soirée avait été présentée comme événement, or, ce fut un non événement

        et donc, selon les critères statistiques, un événement fort improbable. Si on mesure la quantité d’information avec la théorie de Shannon, le chiffre est élevé et donc, ce non événement est une grosse information


      • sisyphe sisyphe 25 avril 2008 12:19

        par Chtiboom (IP:xxx.x06.120.8) le 25 avril 2008 à 10H30

         
        "En fait, il n’y aura rien, juste une sobriété et on comprendra que cette soirée est un non événement qui n’apporte rien et que tout le monde va commenter le lendemain"

        Alors pourquoi vous pondez un article là-dessus ?

         

        Parce que monsieur Dugué a besoin d’intervenir sur tout, tout le temps, même s’il n’ a rien à dire.

        D’ailleurs, comme il le précise d’entrée, ce titre, il l’avait déjà donné AVANT l’émission ; lui, le translucide, l’omnipotent, le clairvoyant , le surdoué Dugué.

        Monsieur Dugué est trop bon de bien vouloir éclairer nos misérables lanternes de son incommensurable et rayonnante sagesse...

        En fait, monsieur Dugué est le pire troll de ce site, mais, comme il y a table ouverte, il nous gratifie en permanence des productions de son compulsionnisme obsessionnel : on aimerait bien pouvoir le zapper, mais il occupe tant d’espace, que ça en devient difficile...

        Bah ! Faut faire avec...

         


      • sisyphe sisyphe 25 avril 2008 12:29

        Ce qu’on peut retenir de cette émission :

        - d’un ton feignant l’humilité, déstinée à évacuer le bling-bling trop clinquant et agressif, en gros :

        De toutes façons, tout est de la faute des 35 heures !
        Les français sont des fainéants ; ils n’ont qu’à bosser plus et ça ira mieux, et pis c’est tout

        http://images.imagehotel.net/?6eznqji2qs.jpg


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 avril 2008 13:34

        Sisyphe, vous devriez cesser vos interventions, pas parce que ça me dérange mais parce que vous allez finir par passer pour un grincheux avec 15 ans d’âge mental. Allez, un peu de retenue, vous êtes rédacteurs d’Avox, il faut rester digne cher ami de mon pays niçois.

        Allez, passez chez Fenocchio place Rossetti, achetez une bonne glace et le printemps va vous sourire !

        N’oubliez pas la Promenade des Anglais, l’air décontracté, souriez aux belles Italiennes et la journée sera des plus réussies !


      • sisyphe sisyphe 25 avril 2008 14:36

        par Bernard Dugué (IP:xxx.x0.126.226) le 25 avril 2008 à 13H34

         
        Sisyphe, vous devriez cesser vos interventions, pas parce que ça me dérange mais parce que vous allez finir par passer pour un grincheux avec 15 ans d’âge mental. Allez, un peu de retenue, vous êtes rédacteurs d’Avox, il faut rester digne cher ami de mon pays niçois.

        Je remercie monsieur Dugué de sa sollicitude, et de ses bons conseils.

        Permettez-moi juste de vous faire remarquer que je suis loin d’être "grincheux" avec un tas de bons articles, que j’apprécie, et auxquels je participe avec plaisir. C’est surtout certains des votres, que je trouve faits dans la précipitation, sans effort d’analyse, ni d’information, que je me permets, légitimement à mes yeux, de critiquer.

        Quant aux "15 ans d’âge mental", c’est bien aimable à vous de me rajeunir à ce point : à tout prendre, ça me gènerait moins que d’en avoir 75 ; tant il me semble que le temps arrange rarement les choses de ce point de vue...


      • Djanel 26 avril 2008 09:08

         

        Sisyphe

         

        .

         

        Ho ! La persévérance est-elle une vertu ou un défaut ?

         

        Dépêches toi de rattraper ta pierre qui dévale la pente car plus tu tarderas plus long sera le chemin pour la remonter. La persévérance est donc chez toi un défaut car tu n’as rien fais d’autre dans la vie Sisyphe que rouler ta pierre. Cette pierre dans le mythe symbolise la même obsession qui dure et qui dure et çà devient pénible et de plus en plus pénible et Sisyphe s’obstine encore pour justifier son passé car c’est dur de rejeter tout ses efforts comme vains et de reconnaître que l’on s’est trompé.

        Hé !!! Si tu veux savoir comment on fait pour démolir un auteur rend-toi sur le fil de Loïc Decrauze. C’est suffisant car il n’y a guère plus 7ou 8 commentaires. Je ne dis pas que j’en suis la cause mais seulement que Décrauze déplait parce qu’il écrit mal. Je ne crois pas que vous pussiez en dire autant de Dugué. Hé pourtant, il m’agasse.

         

        xxxxxxxxxxxxx

        hihihi, je n’avais pas vu la présence de votre commentaire à cause du repliage. Vous êtes comme Sisyphe. Vous n’en sortrirez rien de vos absurdes travaux.


      • Voltaire Voltaire 25 avril 2008 10:44

        Ma première réaction à la suite de cet émission a été "Merci Monsieur Calvi"... seul journaliste a avoir fait correctement son travail. Au delà de ce constat, quelques remarques :

        - D’un point de vue général tout d’abord. Je ne commenterai pas la forme de l’émission, qui est ce qu’elle est. L’impression globale que l’on peut ressentir après cette heure et demi est celle d’une certaine frustration. Le début a été calamiteux, brouillon, désordonné. L’intervention d’Yves Calvi a remis un peu de sens au sujet, avant que l’on ne s’ennuie de plus belle avec une eclipse des sujets qui fachent côté politique étrangère. Le président voulait montrer qu’il avait changé de style : mission partiellement réussie. Nicolas Sarkozy est revenu à une attitude plus classique, traditionnelle, moins bling-bling, et donc appréciée des Français. En revanche, il n’a clairement pas perçu que son impopularité n’était pas uniquement due à ce style mais avait des causes plus profondes, sur le fond du modèle de société qu’il propose. Là, c’est un échec qui risque de lui coûter cher. 

        - Quelques éléments de détail :

        • la partie sur l’économie fut calamiteuse, non pas que la journaliste fut incompétente, mais simplement parce que le président avait décidé de déballer l’ensemble de ses arguments publicitaires d’un seul coup, sans vouloir répondre aux questions posées. Il en est résulté une forte impression de brouillon, sans cohérence. Sur la question du pouvoir d’achat, il n’a pas été convaincant, alors que c’était pourtant le principal défi de cette émission. A la limite de la mauvaise foi sur de nombreux thèmes (notamment sur les heures supplémentaires), il n’a pas compris que les citoyens n’étaient pas prêt à avaler des affirmations démenties par les faits. Il a donc choisi de confirmer sa volonté de poursuivre un modèle socio-économique néo-conservateur qui a montré ses limites et accroit les inégalités. Seul élément positif qui surnage du lot, l’annonce de l’extension à toutes les entreprises du système d’intéressement et de participation aux bénéfices.
        • La partie société a été bien menée, avec courage, par Yves Calvi. Elle a mis le président en difficulté sur plusieurs sujets, sur lesquels il a tenté de contourner les questions. Les contradictions entre sa politique et son discours sont ainsi nettement apparues sur le sujet de l’immigration et des travailleurs sans papiers. Quant au RSA, la bonne nouvelle de sa généralisation a été totalement effacée par deux éléments clés : un chiffrage fantaisiste (1 milliard d’euros au lieu des 3-4 estimés par les spécialistes), et un financement pris sur la prime à l’emploi, qui bénéficie aux travailleurs pauvres. Bref, tout l’inverse de sa volonté affichée de donner du pouvoir d’achat à ceux qui travaillent...
        • la partie politique étrangère a été la plus favorable au président, grâce à un journaliste qui a soigneusement évité les sujets les plus polémiques : rien sur son souhait de réintégrer l’OTAN ou sa politique d’alignement avec les US, rien sur la Lybie, où son action a été en totale contradiction avec sa politique affichée au sujet de l’Iran. Convainquent sur l’Afghanistan ou sur Ingrid Bétancourt, il l’a moins été sur la Chine, où il lui a fallu fair un grand écart assez difficile à avaler.

        Pour conclure, le président aura sans doute fait le nécessaire pour regagner un peu de popularité auprès de ses propres troupes, excédées par l’étalage de sa vie privée. Pour le reste, il peut s’attendre à de nouvelles difficultés dans l’opinion si la croissance ne repart pas, ce qui est hélas l’hypothèse la plus probable.

         


        • Bulgroz 25 avril 2008 12:08

          Joli travail de Calvi, Voltaire, ah bon ?

          moi, je l’ai trouvé complètement ridicule (sa mine contrite en était bien la preuve manifeste).

          Nous sortir ce sondage où 65% des enseignants veulent quitter l’Education Nationale.

          Il (Calvi) aurait plutôt du nous indiquer combien démissionnent chaque année, cela aurait plus crédible.

          Puis son insistance sur les clandestins ?

          Calvi ignorait que 22% des étrangers réguliers étaient au chômage.

          Ce chiffre figure dans le dernier rapport "Immigration et présence étrangère en France en 2006" que devait diffuser La Documentation Française. Ce rapport vient d’être imprimé, mais retiré de la vente et sera sans doute mis au pilon. On y apprend que les étrangers représentent 8% des actifs de l’Ile de France mais 25% des chômeurs.

          On y apprend aussi que 25% des naissances en France sont d’origine immigrée, 40% en Ile de France. Ca commence à faire beaucoup, vous ne trouvez pas Voltaire ?

          Mais ce rapport écrit par le Haut Conseil à l’ Intégration n’existe plus. Les Français ne doivent pas savoir.

          Quand on voit les bobos, la CGT, les patrons voyous et Calvi défendre la régularisation des clandestins sous prétexte qu’ils ont un boulot au noir, c’est proprement affligeant.

          Moi, je veux qu’on m’explique comment on fait pour payer des impôts quand on a subtilisé ou acheté des papiers d’identité ?

          Oui, Calvi a été ridicule de boboisme. Ce n’est pourtant pas son habitude.


        • Algunet 25 avril 2008 14:56

          Calvi avait plutôt la mine de celui qui ne parvient pas à maitriser sa haine (haine -idéologique au mieux- contre le président) un peu comme Lepen envers les immigrés... bref une intolérence sociale-fasciste. Et pourtant il fait de très très bons sujets dans son émission quotidienne, surtout quand il ne parle pas de politique !

          Sarkozy 1 Calvi -1


        • claude claude 25 avril 2008 16:08

          merci voltaire pour votre intervention si pertinente.

          et si le manque de popularité de notre président venait du fait

          • que des millions de travailleurs ne peuvent effectuer les heures supplémentaires tant souhaitées et déclamées, pour ne pas dire réclamées ?
          •  de ne trouver que des boulots payés au lance-pierre, alors que les dividendes sont revus à la hausse pour les actionnaires ?
          • de devoir mendier de quoi vivre décemment quand on est smicard, retraité, handicapé ou malade ?

          certes, l’état doit faire des économies et revoir la composition du corps des fonctionnaires, mais pas n’importe comment : les coupes ont été exécutées au petit bonheur la chance, avec un raisonnement de comptable et non de bon sens. certains coins de france sont promis à la désertification car il n’y aura plus de services publics, ni d’infrastructures modernisées, alors que d’autres seront sur-équipés.

          après un an de présidence, beaucoup de personnes qui ont voté pour sarkosy ont la très nette impression d’avoir été dupés.


        • Bulgroz 25 avril 2008 21:18

          Joli travail de Calvi, Voltaire, ah bon ?

          moi, je l’ai trouvé complètement ridicule (sa mine contrite en était bien la preuve manifeste).

          Nous sortir ce sondage où 65% des enseignants veulent quitter l’Education Nationale.

          Il (Calvi) aurait plutôt du nous indiquer combien démissionnent chaque année, cela aurait plus crédible.

          Puis son insistance sur les clandestins ?

          Calvi ignorait que 22% des étrangers réguliers étaient au chômage.

          Ce chiffre figure dans le dernier rapport "Immigration et présence étrangère en France en 2006" que devait diffuser La Documentation Française. Ce rapport vient d’être imprimé, mais retiré de la vente et sera sans doute mis au pilon. On y apprend que les étrangers représentent 8% des actifs de l’Ile de France mais 25% des chômeurs.

          On y apprend aussi que 25% des naissances en France sont d’origine immigrée, 40% en Ile de France. Ca commence à faire beaucoup, vous ne trouvez pas Voltaire ?

          Mais ce rapport écrit par le Haut Conseil à l’ Intégration n’existe plus. Les Français ne doivent pas savoir.

          Quand on voit les bobos, la CGT, les patrons voyous et Calvi défendre la régularisation des clandestins sous prétexte qu’ils ont un boulot au noir, c’est proprement affligeant.

          Moi, je veux qu’on m’explique comment on fait pour payer des impôts quand on a subtilisé ou acheté des papiers d’identité ?

          Oui, Calvi a été ridicule de boboisme. Ce n’est pourtant pas son habitude.

           

          (Ce post ayant été replié par une armée de talibans, je le ré- émets pour une plus grande commodité de lecture, j’ai à coeur de faciliter la vie des talibans ).


        • Algunet 26 avril 2008 15:22

          A LUDO ,

          je me suis mal fait comprendre - je dois être sarkosite, je fais beaucoup d’erreurs ! - mais Calvi par son comportement (son regard, son attitude physique...) m’a d’autant plus déçu que je l’apprecie beaucoup. Après avoir re-podcasté son interview pour voir si je m’était fait de fausses idées, j’en ai conclu que voyant son impuissance à mettre en difficulté son adversaire, en l’occurence Sarkozy, par ses questions, il a forcé le trait physiquement, regard noir, machoire crispée en répétant plusieurs fois les même questions...


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 avril 2008 10:46

          k ksss... et k ksss...

           

          y en a y vivent en insultocratie ce qui est également un non-événement

           

          k ksss... et k ksss


          • Djanel 26 avril 2008 09:15

            J’ai cru que c’était Lerma. Du bleu à moins 25 çà ne pouvait être que lui. Mais non !!! C’était Haddock.


          • nephilim 25 avril 2008 11:11

            c’est tout à fait ça Voltaire^^

            je vous croyais mort haddock quelle minable resurection !!

             


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 avril 2008 11:23

              je vous croyais vivante Néphilim c ’est quoi ce regard éteint ?


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 avril 2008 11:25

              D’ ailleurs c ’est vous Néphilim qui avez fait courrir le bruit de mon décès repris ensuite par Tall et après par Demian West . Si vous avez le sens des responsabilités , expliquez-vous sur ce sujet.

               

              Merci par avance .


            • nephilim 25 avril 2008 11:38

              non désolé je l’ai appris par le post de Demian west^^

              d’ailleur je retire tout ce que j’ai pu penser de vous à cette epoque....................

               


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 avril 2008 12:15

              nephilim vous êtes atteinte de Ponce-Pilatisme aigüe , le premier post parlant de mon décès est de vous , j’ ai la chronologie , Tall saurait retrouver votre mensonge .


            • grangeoisi 25 avril 2008 11:34

              En plus le grand écart difficile à avaler de Voltaire... donnez l’adresse du restaurant produisant cela afin d’éviter.

               


              • grangeoisi 25 avril 2008 11:37

                Il est vrai que le système "Morice" sait faire pour les moinssages.. c’est tout ce qu’il sait faire d’ailleurs.Ha ! Si j’oubliais les allant par 3 en général, ceci accompagnant très bien un bottage en touche ou une bordée de "nazillon". C’est dur d’être commis au poste "Morice", pas facile de se renouveller !


              • grangeoisi 25 avril 2008 11:40

                zut enlever ce L à "renouveller" , j’ai du e muet d’étonnement !

                 


              • geo63 25 avril 2008 11:35

                Quelques petites remarques supplémentaires sur cet article écrit très vite, me semble-t-il...

                -la journaliste "économiste" est Véronique Auger qui a eu qq problèmes dans le passé avec NS lorsqu’il était Ministre de l’Economie (voir sur la toile), elle travaillait sur la 2, je l’ai trouvée assez incisive.

                - j’ai bien aimé la pugnacité de Yves Calvi, mais je m’étonne qu’il n’ait pas relevé le glissement étrange de Sarkozy parlant de naturalisation à propos des sans-papiers alors qu’il s’agit en fait d’obtenir des titres de travail réguliers. Bien étrange, s’agit-il de faire peur ?

                -Vous dites : "Pourtant, quand Sarkozy parle du RSA et de la prime pour l’emploi, ça sonne plus juste, plus authentique". Si j’ai bien compris il s’agit de prendre l’argent à des "profiteurs" qui bénéficient de la prime à l’emploi...pour la mettre sur le RSA. Voilà une idée juste et authentique. Allons M. Dugué, c’est triste à en pleurer !!

                -Quant à PPDA, il fait de plus en plus peine à voir. Ses rares interventions ont consisté à servir la soupe au Président avec condescendance.


                • JL JL 25 avril 2008 11:46

                   

                  Bien vue, la remarque quant à la feuille de route attendue par Fillon.

                  Mais je lis : ""Pourtant, quand Sarkozy parle du RSA et de la prime pour l’emploi, ça sonne plus juste, plus authentique.""

                  Vous plaisantez ? Le RSA se fera au détriment de la prime pour l’emploi. Un jeu de chaises musicales entre pauvres en somme.

                  Quant au travail des seniors, il a dit (vers H+30 si je ne m’abuse) qu’ils pourront cumuler leur salaire avec leur retraite liquidée. Quel énorme pavé, que personne n’a repris. 


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 avril 2008 11:55

                    ça sonne juste ai-je dit. Sarkozy est un bon acteur et un musicien correct, il présente les réformes en faisant sonner juste, l’habile Président.

                    De toute façon, rien de neuf, le mur du progrès est face à nous et ce ne sont pas les réformes en forme d’air bag fiscal et légal qui vont amortir la casse. On le savait avant l’émission, on le sait après l’émission


                  • LE CHAT LE CHAT 25 avril 2008 11:58

                    tout ça pour ça ! entendre pendant des minutes interminables que dorénavant ça sera comme d’habitude !

                    tant qu’à avoir du réchauffé , j’ai zappé en cours de route pour regarder Cold case sur canal +  !

                     


                    • pseudo pseudo 25 avril 2008 12:52

                      Moi, j’ai zappé avant que ça commence.

                      Et je ne regrette pas...


                    • denis84 25 avril 2008 19:08

                      Moi j’ai vu les 2 cold case en entier

                      Elle est belle,lilly,tellement belle qu’avant elle était mannequin


                    • 1984 25 avril 2008 12:05

                      Calvi un vrai pro !!!

                      On croit réver, Calvi n’est qu’un petit roquet de garde du consensus !!!


                      • JL JL 25 avril 2008 12:21

                        @ 1984, ne pouvant plusser votre remarque concernant Calvi (ça ne bouge pas) je le fais ici.


                      • A. Nonyme Trash Titi 25 avril 2008 12:29

                        J’ai aussi trouvé le Président brouillon, mais combatif et pugnace. Essayant d’expliquer, d’être pédagogue, ce qui peut aussi servir à s’affranchir de certaines boulettes...

                        Par contre j’ai entendu les réactions de Ségolène Royal sur Inter ce matin et alors là, je n’ai qu’une chose à dire : Bravo Nicolas, allez Sarkozy !!!

                        On dit le Président comédien, manipulateur des médias. Comme tous les animaux politiques. Mais je préfère ça à la litanie de slogans publicitaires !


                        • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 25 avril 2008 12:36

                          Nous avons passé le Peak oil et la production pétrolière ne peut que baisser et entraîner des guerres du pétrole et un embrasement de la planète.

                           

                          Que propose Nicolas Sarkozy ?...

                           

                          Tirer le prix de baril de pétrole vers le bas, avec les dents ?…

                           

                          Jean-Charles DUBOC

                          http://euroclippers.typepad.fr/

                           


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 avril 2008 13:37

                            Ne soyez pas mécréant face à notre Président

                            Je le crois capable de faire baisser le baril, lui qui nous a montré qu’on peut attraper la croissance avec un lasso, un vrai gaucho de la pampa, notre Nicolas sur son cheval en Camargue !

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