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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy a sauvé 2 emplois

Sarkozy a sauvé 2 emplois

En Sarkofrance, les problèmes d’emploi ne sont pas pour tout le monde. Si les jeunes, les intérimaires, les CDD, les licenciés des premiers plans sociaux de l’automne sont venus grossir comme jamais les statistiques du chômage en janvier, quelques dignitaires du régime ont trouvé rapidement un job à leur mesure : un "hochet" diplomatique pour Jack Lang, et la tête de la seconde banque du pays pour François Pérol.

90 000 personnes ont perdu leur job

Hallucinante semaine. La France a jetté 90 000 chômeurs de plus dans les bras du pôle emploi en janvier. C’est la plus forte progression jamais enregistrée depuis la création des statistiques du chômage... Le précédent record mensuel datait de ... novembre 2008. En l’espace d’un an, le nombre de demandeurs d’emploi "officiels" est remonté de plus de 300 000, à 2,2 millions. Selon le secrétaire d’Etat à l’Emploi (sic !), Laurent Wauquiez, il faut s’attendre « sur plusieurs mois » à des chiffres similaires.
"Tout le monde a été touché : les moins de 25 ans (+ 5,1 %), les 25-49 ans (+ 4,1 %) et les plus de 50 ans (+ 3,9 %). Comme les chômeurs de longue durée (+ 3,8 %). Les inscriptions à Pôle emploi sont, sans surprise, marquées par une envolée des licenciements économiques (+ 23,5 % sur trois mois), des fins de mission d’intérim (+ 7,8 %) et des fins de CDD (+ 7,2 %)." Source Le Figaro

Comme le note le Figaro, "Janvier est le neuvième mois consécutif de hausse". Comptons ensemble : le chômage remonte donc depuis ... mai 2008 ! Qui a dit que la crise était née un jour de septembre ? Nous rappelons régulièrement que la dégradation de l’emploi a démarré avec la montée en puissance de la défiscalisation des heures supplémentaires... CQFD.

Jack Lang a trouvé un job

Nicolas Sarkozy a envoyé Jack Lang à Cuba afin "de préparer une relance du dialogue entre Paris et La Havane", une mission de "dialogue exploratoire pour faire bouger des lignes". La mission est courte. Elle se termine quand Lang revient. Après sa participation, et son soutien aux conclusions du comité de réflexion sur la réforme des institutions en juillet dernier, c’est la seconde fois que Jack Lang accepte de travailler pour le chef de l’Etat, auprès de Cuba. L’ancien socialiste (l’est-il encore) a rencontré Raoul Castro dès mercredi. Il y a trois semaines chez Laurent Ruquier, sur France 2, il déclarait les yeux dans les yeux qu’il ne cherchait rien ni n’accepterait rien de Sarkozy.... Vraiment ? Martine Aubry s’est réjoui. La première secrétaire socialiste a besoin d’éviter toute fâcherie au sein de son camp.

Nicolas Sarkozy a également trouvé un job supplémentaire à Jean-Pierre Cotis qui en avait déjà un : le directeur général de l’INSEE s’est vu confié "une mission d’analyse et de concertation sur le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération en France."

François Pérol change de job

Le secrétaire général adjoint de l’Elysée va prendre la double tête des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires le 2 mars, en attendant la fusion des deux établissements d’ici juin prochain. Il a été nommé à l’unanimité par le conseil d’administration des Banques Pop ce mercredi. Le réseau mutualiste des caisses d’épargne vote pour sa part jeudi 26 février. D’après Europe1, quatre présidents de caisse régionale de l’Ecureuil pourraient voter contre le projet de fusion, estimant qu’il s’agit d’un putsch.

Le Monde a enfin publié la fameuse "lettre" de la Commission de déontologie, qui juge des conflits d’intérêt potentiel d’un départ vers le secteur privé d’un fonctionnaire. Comme nous vous l’annonçions hier, ce n’est pas un avis favorable de l’institution elle-même, mais un simple courrier de confort écrit à titre personnel par le président de cette commission, Olivier Fouquet : "en l’absence de délibération de la commission qui dispose, lorsqu’elle est saisie, d’un délai d’un mois, éventuellement renouvelable une fois, pour se prononcer, je ne peux vous donner qu’une opinion personnelle qui n’engage pas la Commission, en me référant à la jurisprudence traditionnelle de celle-ci." Olivier Fouquet nous livre deux informations : la Commission n’a pas été saisie ; et son avis est personnel. Et que dit-il ensuite ? Il se contente de rappeler de précédents exemples de pantouflages, sans les nommer, pour conclure que si François Pérol a exercé son activité de conseiller "dans les conditions habituelles d’exercice" de celle-ci, alors la jurisprudence est applicable. Or on peut faire une objection majeure. François Pérol a travaillé activement à la fusion des deux établissements, dans un contexte exceptionnel de crise mondiale et de sauvegarde du système bancaire : s’agissait-il de "conditions habituelles d’exercice" de la fonction de conseiller à l’économie ?


Déjà à l’automne 2008, Sarkozy avait placé son ancien directeur de cabinet, Pierre Mariani à la tête de Dexia, sauvée par l’Etat.

La réalité ne ment pas, Sarkozy oui.

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35 réactions à cet article    


  • Allain Jules Allain Jules 28 février 2009 23:47

    Juan,

    Bienvenu parmi nous.

    Notre unique et seule rencontre s’était passée au café des blogs, avec Dagrouik, Julien Tolédano, Nicolas Jegou et les autres.. J’ai bien aimé ton post parlant du seul black dont j’étais ce soir-là, en prenant la précaution de dire que c’était de moi.

    @+


    • Juan Juan 1er mars 2009 00:05

      Salut Allain,
      je me souviens très bien. smiley


    • miwari miwari 28 février 2009 23:53

      Le premier le vieux dandy va recevoir combien pour sa "mission" ?

      Le second est catapulté président de la future banque sans passer par la case "comité de déontologie" !

      Conclusion -> panier de crabes smiley


      • spartacus1 spartacus1 1er mars 2009 07:49

        Le second sera en pays de connaissance, n’a-t-il pas présidé à la création de Natixis, le truc qui a plombé tant la Caisse d’épargne que la banque populaire ?

        En fait de compétence ...


      • Fergus fergus 1er mars 2009 10:14

        Jack Lang a accepté de Sarkozy un poste d’« émissaire ». Emissaire, c’est ainsi que l’on nomme la partie finale des égouts qui se déversent en mer !


      • loco 1er mars 2009 00:03

         Bonsoir, j’ai un peu de mal à suivre cette préoccupation de la montée du chômage, et je crains fort qu’avec toutes celles qui sont versées, le cours de la larme de crocodile ne s’effondre à son tour.
         Du travail pour tous, la revendication a fait long feu, semble ne réapparaître que dans les moments d’emballement révolutionnaires (ateliers nationaux....) et ne se justifie que quand on parle de Travail, par lequel l’individu contribue au collectif (contrat social) et s’y "réalise" (excusez la grossièreté marxiste). Quand il s’agit d’emploi, système individualiste pour gagner SA vie, on retourne évidemment au chacun pour soi.
         La dernière tentative en date pour partager le travail, les 35 heures, était si peu portée par l’électorat qu’elle a accouché d’une simple augmentation des cadences assortie du décompte des pauses, sans que personne ne conteste cette pantalonnade.
         C’est que l’adhésion est générale à l’admiration de nos patrons et de leur mode de vie, au point de laisser détruire les services publics, privatiser les entreprises nationales, et accepter que l’emploi soit fatalement et uniquement lié à la rentabilité.
         Abandonner son chien aux puces, aux tiques, et pleurer qu’il maigrit , quelle hypocrisie !!!! 


        • sub_persifl sub_persifl 1er mars 2009 01:13

          salut Juan

          connaissez_vous le salaire de Pérol ?
          par curiosité.


          • Thierry LEITZ 1er mars 2009 02:07

            90000 personnes perdent leur job :
            Normal : baisse d’activité, anticipée ou avérée et on licencie. Garder l’emploi se ferait au détriment de la rentabilité. Si celle-ci est faible, il y a risque de faillite, avec 100% d’emplois perdus. Si celle-ci est forte, il y a risque de chute des profits : innaceptable pour tout capitaliste qui se respecte, d’où problème, car avec une plus grande tolérance à la "perte", bien des licenciements pourraient être évités, quitte à recourir au chômage partiel. Dans ce dernier cas, si l’emploi en question est 1/peu rémunéré et 2/la seule source de revenu du ménage, c’est une impasse. Mais un revenu d’origine plus conséquent, ou un double revenu peuvent permettre de traverser les turbulences.

            En tous cas, quelles que soient les situations, seule la solidarité et notamment L’ACCEPTATION POUR LES PLUS AISES DE VOIR BAISSER LEURS RESSOURCES permettrait de traverser les turbulences. Mais le reflexe individualiste, le "toujours plus" et l’absence de recul intellectuel sur l’argent rendent difficile l’exercice d’une telle solidarité. Avec la hausse du revenu apparaissent les marges de manoeuvre qui permettent l’adaptation du train de vie au revenu. Au smic, il n’y a pas de telles marges. Les plus mal payés, entre 1 et 1,4 smic et seul revenu du ménage sont "dos au mur" : un chomage partiel peut rompre leur fragile équilibre économique. C’est donc clairement à tous ceux qui sont au dessus du salaire médian (1,4 smic) et de façon PROGRESSIVE, que devrait peser l’effort de solidarité-crise, c’est à dire aux salariés mieux payés, aux actionnaires, dont les employeurs, aux retraités aisés qui ont de surcroît un patrimoine les mettant à l’abri du besoin.

            L’excès de revenu devrait pareillement être combattu par le déplafonnement des cotisations, afin que la solidarité ne s’arrête pas aux portes de la richesse.

            L’outil de référence pour envoyer ce type de réforme est L’IMPOT, progressif et universel. Evidemment, la modestie de l’Etat, valeur d’exemple, et sa capacité à remettre en cause des orientations d’un coût excessif (défense, endettement auprès de privés, laxisme de la Sécu...) devraient être le pendant d’une imposition plus efficace.

            Certes la France n’est pas une entreprise. Ses ressources sont énormes et son crédit reste fort. Mais à trop s’en rassurer, on a fini par sombrer dans une malgestion tragique qui obscurcit l’avenir et désespère -à raison- nos jeunes. Tout cela finira très mal !

            A côté de ces problèmes, la fin de carrière de Lang ne vaut rien, les nouveaux privilèges de Pérol, expert en libéralisme financier non plus (on voit où ces gens nous emmènent). Le Titanic était un bon bateau, ses marins étaient capables, c’est la politique (de la Cie WhiteStar) qui était mauvaise et à conduit au désastre. Alors l’histoire des "plus compétents", même si c’était vrai, me fait bien rire : si le plan est mauvais, le reste sera à l’avenant. L’essentiel est la vision de société. Et celle qui parasite les "six cerveaux" de NS n’est clairement pas la bonne.


            • fhefhe fhefhe 1er mars 2009 06:33

              D’après l’Insee , 10% des salariés gagneraient "plus de" 36 958€ net par An....
              Soit une moyenne de 2 841€ sur 13 mois (primes incluses)
              Les 10% de salariés les moins payés gagneraient 978€ sur 13 mois en moyenne
              L’écart est de 1à 3
              Et toujours , selon l’Insee l’écart était de 1 à 4 sans les années 60... !!!
              Dans les années 60 "il était plus facile" de trouver un emploi voir d’en changer pour gagner plus.... !!!!
              Cela démontre qu’au fil des décennies l’Ecart entre les salariés (Cadre , Agent de Maintrise , Ouvrier qualifié , Ouvrier non-qualifié ...) se resserre....
              — La Montée du chômage va accélerer le resserement de cet Ecart....Un jeune diplômé Bac + 5 s’est "soldé" sur le parvis de la Défense pour trouver un Emploi....qu’il a trouvé ....un CDD de 4 mois dans le ministére de Martin Hirsh...

              — Le nivellement des salaires est la causalité de la priorité donnée par les actionnaires au Capital et non à la valeur du travail....
              Au sein de ma propre famille j’ai un exemple qui me mine.....
              Mon ainé 26 ans Bac + 6 a trouvé un CDI au CNRS....comme ....Standardiste "Trilingue" il est payé au SMIC...en paralléle il prépare les concours de la Foction Publique niveau Bac +4
              Son Frêre 21 ans qui a passé 4 ans chez les compagons du devoir comme maçon fait des heures pas possibles dans sa dernière mission d’Interim en vue d’obtenir un CDI ....(il fait mini 40 heures par semaine...)
              En ce qui me concerne , licencié en Mai 2008 comme directeur commercial et même si mes indemnités me classait dans les 10% des "Mieux Payés" j’ai crée mon entreprise en Janvier 2009 ...seule issue pour "Re-Travailler".. !!!!!
              La Situation des Jeunes quelques soient leur formation est préoccupante....même si ils ont la chance d’avor un emploi....ils restent , comme les miens , chez leurs Parents...tant les "Frais Fixes" sont élevés quand vous gagnez le SMIC voir 30% de plus .... !!!!


              • K K 1er mars 2009 09:05

                Bonjour,

                40 heures par semaines, on ne peut pas dire que ce sont enormement d’heures supplementaires. Il y a des gens a 60 heures par semaine en France, meme avec les 35 heures. Vous etiez cadre, regardez combien d’heures vous faisiez.


              • Yohan Yohan 1er mars 2009 16:25

                On lui a jamais dit que BAC + 6, c’est BAC + 6euros  smiley


              • JPL 2 mars 2009 22:54

                Pour faire suite au commentaire de fhefhe 								

                Lorsque vous écrivez "Les 10% de salariés les moins payés gagneraient 978€ sur 13 mois en moyenne
                L’écart est de 1à 3 Et toujours , selon l’Insee l’écart était de 1 à 4 sans les années 60
                " vous commettez l’erreur habituelle : le rapport du seuil du dernier décile (le niveau au-dessus duquel on est dans les 10% qui gagnent le plus) au seuil du deuxième reste stable au cours du temps, en revanche les centiles supérieurs (ceux qui sont tout en haut de l’échelle) ont vu leurs revenus augmenter beaucoup plus vite depuis une trentaine d’années, de sorte que la part des dix pourcents "les plus riches" dans le revenu national a fortement augmenté (mais en réalité ce sont les 5% ou 1% les plus riches qui sont dans ce cas).

                Voir par exemple cette étude de Piketty ; je ne sais si c’est un retro-effet qui conduit à ce que les analyses limitées aux seuils de revenus par déciles semblent valider l’action des gouvernants (lesquels peuvent guider leur politique sur ces seuils classiques), mais il est clair qu’il faut considérer le revenu cumulé dans un décile (somme des revenus de ceux qui appartiennent au décile) et affiner en considérant les derniers centiles.

                De plus les enquêtes sur les revenus fiscaux de l’INSEE (je suppose que c’est bien votre source, vous ne la donnez pas) prennent mal en compte les revenus non salariaux (revenus du capital, etc.) comme le rappelle ce rapport de l’INSEE par exemple.

                En résumé :
                 - le rapport du seuil de revenu du décile supérieur ("les 10% en haut") au seuil du deuxième décile (le plafond pour les "10% en bas") diminue un peu
                 - mais la somme des revenus de ceux qui sont dans le décile supérieur représente une part croissante des revenus
                 - parce que ceux dans les centiles supérieurs (les 1% les plus riches, les 2% les plus riches) voient leurs revenus augmenter bien plus vite que les autres (et ont ces dernières années bénéficié des réductions de fiscalité, notamment du bouclier fiscal etc.)
                 - et de plus on sait que dans de telles analyses on sous-estime les revenus non salariaux, ceux dont bénéficient le plus ceux qui sont dans le haut de l’échelle.



              • gruni gruni 1er mars 2009 08:28

                90000 emplois de perdu,c’est du jamais vu ! mais peut-être que le mois prochain sera malheureusement encore pire.C’ est la faute de la crise venue des Etats-Unis et des capitalistes,voilà la réponse des gouvernants !
                Mais tous ces politiques ;UMP ou Socialistes, n’ont-ils pas cautionné ce système ,ouvertement ou pas ?
                Et nous mêmes par notre vote ne sommes nous pas responsables ?
                Seulement nous les électeurs moyens,nous n’avons pas fait Sciences-Po ,nous ne sommes pas des énarques,donc nous sommes excusables pas eux ! Eux, je parles de tous les politiques du monde industrialisés,ils sont entourés de conseillés de spécialistes de l’économie,ils savaient que la voiture n’avait plus de freins et que nous allions dans le mur ! Ils sont : coupables !
                Lors de la prochaine campagne électorale,avant 2012,ils vont revenir avec leurs belles paroles,et leurs promesses,et que ferons-nous, ?


                • K K 1er mars 2009 09:08

                  Normal, si on se met a la place de Sarkozy, il y a deux personnes qui lui disent merci pour leur job. C’est tres important les remerciement pour un nombriliste. Je doute que les milliers de smicards soient heureux de leurs job au point d’en remercier le president. Donc il ne s’en occupe pas  smiley


                  • Daniel Roux Daniel R 1er mars 2009 09:28

                    Les turpitudes passées n’ont jamais ni excusé, ni expliqué les turpitudes présentes.

                    Sous prétexte que Caïn a tué Abel, nous pourrions régler nos différends à coups de massue ?

                    Non, écrivons le clairement, Sarko vient de commettre une fois de plus un abus de pouvoir et un manquement à l’honneur. Mais comme il n’est responsable de rien devant personne du fait du vide juridique organisé par son prédecesseur, et qu’il n’y a pas de contrepouvoir, il peut TOUT se permettre.

                    L’épaisseur du personnage se mesure à ce "TOUT". Là, c’est le néant.



                    • Serge Serge 1er mars 2009 10:37

                      N’oublions pas que la froideur des chiffres et statistiques ne sont que "l’écume" de milliers de drames humains...jamais évoqués par les médias " aux ordres" .
                      Il faut beaucoup de cynisme pour continuer à dire que la fonction de Mr Wauquiez est..." secrétaire d’Etat à l’emploi !"
                      Quelques chiffres officiels rarement publiés et commentés par les médias qui préfèrent asséner..." chômeurs=assistés=profiteurs=vivre aux crochets de la société ! "

                      De 1997 à 2007...dividendes versés aux actionnaires...+270% !
                       masse salariale...+59% !!!

                      Part des salaires et des cotisations sociales dans la valeur ajoutée des entreprises :
                       1982...74,2%
                       2007...65,1%

                      Mais on nous serine que ce sont les salaires qui "tuent l’entreprise." Et Parisot exige encore moins de charges !!!

                      Répartition des profits après impôts :

                       34 à 40% aux actionnaires !
                       7% aux salariés sous forme de participation,
                       53 à 59% en investissement.


                      • jazzta jazzta 1er mars 2009 11:09

                        Et un de plus ....avec ce type qui s’est mis en vente aux enchères sur Ebay et que Marin Hirsh s’est empressé d’embaucher sous l’oeil des caméras !!


                        • K K 1er mars 2009 12:05

                          Ouais .. pour un CDD. On ne peut pas dire que ce soit royal (je ne parle pas de Segolene) comme travail : il reste dans la precarite.


                        • Reinette Reinette 1er mars 2009 12:03

                          CUMULER PLUS, POUR GAGNER PLUS !
                          € € € € € € € € € € € € € € € € € € € € €


                          « Il faut se serrer la ceinture, l’heure est aux économies  ». En cette période de crise, ces mots sont devenus une vraie rengaine.

                          Sarkozy l’a clairement exprimé lors de ses voeux en 2009 : «  Pour nous en sortir, chacun devra faire des efforts »

                          Observons le salaire* des 577 députés (ceux qui nous représentent !)

                          Les prix sont par mois (prix et non salaires car ça coûte au contribuable).

                          Salaire : 5 126 € net d’impôts
                          Il s’agit d’un très bon salaire pour un responsable politique qui découpe son travail en trois tiers : un tiers du temps, il travaille dans les commissions de l’Assemblée nationale pour préparer les propositions de lois et les textes présentés en séance plénière, un tiers du temps il siège à l’Assemblée nationale, d’octobre à juin, avec souvent une session extraordinaire en juillet. Et le reste du temps, le député sillonne sa circonscription...

                          Frais de mandat : 6 223 € non imposable

                          Puisqu’il s’agit d’une indemnité, elle est non imposable. Avec cette somme, les députés sont donc censés couvrir toutes leurs dépenses de représentations : déplacement sur le terrain, costumes et autres frais divers.

                          + collaborateurs  : 8 853  ( c’est toujours mieux de se tourner les pouces à deux voire trois)

                          Souvent, les députés embauchent des membres de leurs familles, sans qu’ils n’aient de formation particulière. Le temps de travail d’un collaborateur n’est d’ailleurs soumis à aucune règle. Certains députés, très consciencieux, ont donc un véritable staff, d’autres, plus dilettantes, se contentent d’une secrétaire ou d’un collaborateur. Une partie du crédit alloué part alors dans la poche du député.

                          + train : gratuit en 1ère classe

                          + avion : 40 vols gratuits

                          + taxis parisiens : gratuit

                          + voiture (avec chauffeur je vous prie) : à disposition, le plus scandaleux étant les députés qui demandent une voiture pour aller dans des restos chics de la capitale se situant à 700m de l’Assemblée (ensuite ils vous diront que "ce n’est pas bien de polluer les enfants")
                          Autrement dit, la plupart des déplacements sur le terrain sont financés par l’Assemblée nationale, le député n’ayant pas besoin alors de piocher dans sa cagnotte de 6 223 euros de frais de mandat. Rien n’oblige le député à dépenser l’intégralité de ses indemnités. Il peut alors les garder pour lui, à condition que l’ensemble des indemnités perçues personnellement ne dépasse pas les 8 100 euros depuis une loi qui date de 1992)

                          + hôtels haut de gamme : tarifs préférentiels

                          + restaurant de l’Assemblée : environ 7 € le repas ! Table très haut de gamme ! Si je ne dis pas de bêtises, le café à l’Assemblée nationale est à 0,50 € (sans compter les cigares).

                          + prêts à taux réduit : 2 à 3%


                          Les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de leur traitement : soit 1 390 € par mois. C’est ce que nous pouvons appeler les « golden parachutes » de nos députés. Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple, justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller .

                          Toutes les sommes reçues par le député s’élèvent donc à 20 208 euros. Le député est libre de les dépenser comme bon lui semble.

                          Au total, les 577 députés perçoivent donc un peu de plus de 11 millions d’euros cumulés par an. Mais cette somme globale n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car sur les 577 députés en place en janvier 2007, 439 possédaient un autre mandat (maire, conseiller général ou régional) et 80 en possédaient deux autres.
                          Autrement dit, 90% des députés cumulent leur fonction nationale avec une fonction locale rémunérée, bien évidemment !


                          • K K 1er mars 2009 12:10

                            Rien ne vous empeche de vous presenter aux elections.

                            Bonne chance


                          • chmoll chmoll 1er mars 2009 12:17

                            90.000 emplois jeter dans les bras d’pole emploi

                            la seule boite quand vous ouvrez la porte mème dedans vous avez l’impression d’ètre dehors

                            pis alors ça s’donne des titres ,ben ouié ,ils s’disent agent, faut bien meublé

                            pire encore des fois ils disent j’chui en rendez vous, ça donne un semblant d’utilité

                            cela dit je connais une mairie qui distribue toutes les offres d’emplois de stages dans les boites aux lettre de ses habitants,grace ça a pas mal ont retrouvés un emploi des stages, alors pourkoi pas généralisé dans toutes les mairies ?






                            • pallas 1er mars 2009 12:25

                              Je ne trouve pas que sa soir bien grave qu’il y est 90 000 nouveaux pauvre, s’ils ont perdu leurs travaillent c’est qu’ils n’etaient pas indispensable et donc qu’ils sont sacrifiables. ont ne va pas pleurer pour quelques individues qui ne servent a rien et qui maintenant vont devenir des parasites du systeme. Il faut tapper fort sur la table et supprimer l’alocation chomage et uniquement donner le rmi ou rsa en echange de travaux d’oeuvres public, tel que la construction du batiment. Ainsi nous aurions des travailleurs qui feront les job ingrats, les autres pour les plus fort, ont les integrent dans l’armée et les forces de securités interieur, ainsi, un controle absolu de la population sera faite. Au plus fort de la crise, le pays sera totalement desagregé et un pouvoir basé sur la force armée et policiere gardera la paix dans notre nation et tout constetataire sera arreter et emprisonner.


                              • miwari miwari 1er mars 2009 15:00

                                2° degré j’espère smiley


                              • licorne 4 mars 2009 12:40

                                si tu regarde les autre commentaire qu’il laise, je ne pense pas...


                              • enzoM enzoM 1er mars 2009 12:34

                                On parle bien trop de ce "Sarko" ! Et à commencer par le "net" ! Je me demande ce qu’aurait fait ce bonhomme si il avait du travailler dans une mine à charbon !  ? ? ?


                                • anny paule 1er mars 2009 15:57

                                  Quant à moi, j’aimerais qu’on lui impose de vivre la précarité de certains (SMIC, Pb. de logement, de perte hypothétique d’emploi...) et qu’on l’impose, de façon identique à tous ceux qui participent au gouvernement (ministres, sénateurs, députés, conseillers de tous niveaux...).
                                  J’aimerais que ceux qui sont aux commandes comprennent ce que cela peut signifier pour ceux qui le vivent au quotidien... sans porte de sortie (avec ses seules "compétences", puisque le terme est à la mode, et sans appui de "nantis pour les tirer du "pétrin" !).
                                  Peut-être, les lois deviendraient-elles différentes, les indulgences changeraient-elles de camp ??? dans un pays qui ose encore afficher ces trois principes : Liberté, égalité, fraternité ! 
                                  Ceci n’est qu’un rêve... mais un rêve éveillé ! 


                                • Nethan 1er mars 2009 12:52

                                  Non, ce n’est pas 90K de personnes jetés au Pôle Emploi par la crise.

                                  C’est 90K de chômeurs VOLONTAIRES qui ont choisi de ne plus travailler pour profiter de l’assistanat de l’Etat.

                                  Ces deux personnes qui ont changé de job ont simplement montré les compétences requises pour l’obtenir.

                                  Bon ok j’arrête d’imiter le fanboy de droite smiley


                                  • Reinette Reinette 1er mars 2009 14:13


                                    ALLONS-NOUS RESTER SIMPLES SPECTATEURS DEVANT CETTE FAILLITE DE LA DEMOCRATIE ?

                                    Pourtant le Collectif contre l’exploitation outrancière (LKP), qui regroupe 47syndicats, partis et associations de Guadeloupe, nous montre la voie à suivre.

                                    Ici, dans l’hexagone, nous ne sommes pas mieux lotis.


                                    Et n’attendons pas le signal des grands chefs syndicaux de la Cgt, Cfdt, Fo, etc... qui sont bien installés dans leurs fauteuils moelleux et ne sont là qu’en qualité de " Partenaires sociaux ", espèces de soupapes de sureté pour empêcher l’explosion.

                                    Ne perdons plus de temps, il y a urgence

                                    ORGANISONS
                                    -NOUS par localité, par quartier, par ville, par département, par région... et AGISSONS  ! nous ne sommes pas les esclaves des élus qui se gavent.


                                    • souklaye souklaye 1er mars 2009 14:44

                                       Chômeur un métier d’avenir à duré indéterminée !

                                      90 200, c’est le nombre de gagnants à la loterie nationale.L’important c’est de participer, même si vous n’avez rien demandé.Le lifting idéologique préconisé par la présidence et le gouvernement en place voit son opération de chasse à l’Homme façon R.S.A. reportée de quelques mois. La faute à la crise, toujours et encore elle.
                                      On peut raisonnablement dire que la cessation d’activité à durée indéterminée et non désirée est une MST économique.On la contracte avant même le premier entretien d’embauche, elle fait partie du turnover du pacte social.Et pour les 90 200 élus du jour, il est l’heure de la tournante et de la patience.
                                      « Tout le monde connaîtra une période de chômage à un moment donné dans sa vie ».Je ne sais pas si cet adage industriel tient de la prophétie partisane ou de la fatalité structurelle.Quoi qu’il en soit, cette fausse vérité est aussi paternaliste qu’empathique. De plus, elle s’applique aux exécuteurs en tout genre, pas aux commanditaires vivant sur la dette privée.

                                      La suite ici :
                                      http://souklaye.wordpress.com/2009/02/25/chomeur-un-metier-d’avenir-a-dure-indeterminee/ 


                                      • Reinette Reinette 1er mars 2009 16:00
                                        LA PETITE ENTREPRISE DE LA RACAILLE DU NEUF-DEUX NE CONNAIT PAS LA CRISE
                                        Favoritisme, tentative d’escroquerie, sous-traitante occulte ne sont que la partie émergée de l’iceberg.
                                          
                                        C’est en janvier 2005 que l’enquête préliminaire sur les marchés de construction et de rénovation des collèges du Neuf-Deux a été ouverte. Et ça n’a pas bougé depuis.
                                         
                                        Pour expliquer un tel retard, le parquet assure que le magistrat compétent avait « d’autres enquêtes à traiter ». Bon, c’est vrai que les enquêtes qui touchent de près ou de loin Notre Petit Caudillo ne sont jamais les plus urgentes. Avec la bénédiction du procureur Courroye, l’enquête devrait finir à la broyeuse ou se conclure par le procès de quelques lampistes. Finalement, on n’est jamais trop prudent, la décision sera prise avec l’aval du conseiller pour la justice à l’Elysée, Patrick Ouart, qui suit « ce dossier signalé ».
                                         
                                        [Placés sous la responsabilité de sa vice-présidente, Isabelle Balkany, les collèges du Neuf-Deux engloutissent plus de 100 millions d’investissement. Sous ce pactole se cache une mine de fausses factures : par ex. conditions d’achat des ordinateurs destinés aux élèves. Marché de réhabilitation du collège Herni-Matisse d’Issy-les-Moulineaux : le jury présidé par Isabelle Balkany, encore elle, a choisi comme maître d’œuvre une société sans même avoir examiné son offre. Cela concerne une dizaine de collèges du département, dont le collège Louis-Pasteur à Neuilly, le fief du Caudillo : surfacturation de un million d’euros et contrats saucissonnés pour contourner le Code des marchés]
                                         
                                        En ce qui concerne les marchés de construction des bâtiments scolaires du Neuf-Deux, les enquêteurs ont remarqué qu’un fonctionnaire impliqué dans l’affaire avait effectué de nombreux et inexpliqués voyages au Liban. Pour les achats de matériel informatique destinés aux élèves, les enquêteurs ont découvert que l’argent détourné était transféré dans des banques libanaises avant d’être rapatrié à Paris en liquide par des passeurs.
                                         
                                        N.B. : Isabelle Balkany n’a jamais été entendue par la police dans le cadre de cette affaire.
                                        Aujourd’hui, elle continue à s’occuper des collèges du Neuf-Deux. En 2008, Devedjian, président du conseil général du Neuf-Deux, a eu le malheur de vouloir faire un petit ménage. Le 20 mars, il veut priver Isabelle Balkany de ses fonctions. Impossible. Sarko lui intime l’ordre de réintégrée sa protégée aux mêmes fonctions. Pour le Caudillo, Isabelle Balkany est intouchable.

                                        Bienvenue chez Karcher
                                        Grand public

                                        Nettoyeur haute pression
                                        Accessoires Karcher
                                        Injecteur-extracteur
                                        Aspirateur Karcher
                                        Balai électrique Karcher ...

                                        • anny paule 1er mars 2009 16:13

                                          C’est à vomir !!!


                                          • PapyJC_78 1er mars 2009 18:38

                                            Reinette : "Bon, c’est vrai que les enquêtes qui touchent de près ou de loin Notre Petit Caudillo ne sont jamais les plus urgentes."

                                            Vous savez pertinement que c’est faux, souvenez vous l’enquête sur le scooter du prince Jean, elle fut vite résolue avec analyse ADN et tout et tout. Vous voyez bien que la Police du 92 est efficace !


                                            • maharadh maharadh 1er mars 2009 19:27

                                              Les textes sécuritaires votés à l’initiative de ce gouvernement n’ont paradoxalement :


                                              - pas pour objet de réduire la délinquance,

                                              Ces lois stigmatisent au contraire des populations cibles, en les excluant socialement, comme si l’objectif était de les dresser contre la République. Afin de séduire l’électorat d’extrême-droite.

                                              Les objectifs


                                              - "organiser une coopération étroite entre police et justice" : c’est l’idée de "chaîne pénale" qui supprime la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire.


                                              - "rétablir la justice de paix" : la loi du 9 septembre 2002 crée les juges de proximité, notables locaux qui siègent seuls, sans formation juridique et qui, surtout, peuvent continuer à exercer leur ancien métier. L’impartialité de ces juges n’est pas garantie. Ainsi un colonel de gendarmerie statue comme juge de proximité sur des contraventions dressées par. la gendarmerie, en région parisienne ! Des huissiers vont juger des personnes endettées...


                                              - "améliorer la rémunération des policiers" : des primes de rendement sont créées pour les policiers et les magistrats avec les excés que celà engendre.

                                              Il manque encore, dans l’application du programme du FN par le gouvernement Sarkozy, le rétablissement de la peine de mort, la suppression de l’École de la Magistrature et l’interdiction du syndicalisme dans la magistrature.

                                              Les lois sécuritaires ont deux objectifs communs :


                                              - identifier et contenir les populations inutiles pour l’ordre économique, les classes non laborieuses (chômeurs, jeunes des cités, immigrés, mendiants, prostituées, nomades) conçues comme des classes dangereuses.


                                              - traiter pénalement les questions sociales en marginalisant l’autorité judiciaire, afin de passer du traitement artisanal actuel de la délinquance par la justice, à un traitement de masse, industriel, cogéré par les autorités administratives.

                                              Ce traitement pénal de masse de la délinquance a en outre l’avantage de créer des emplois dans l’industrie de la punition (surveillants pénitentiaires, vigiles...).

                                              Le leurre sécuritaire :

                                              Ces lois sécuritaires ont une fonction de captation de l’opinion publique, d’occultation idéologique de la politique actuelle de liquidation de l’État social.

                                              L’objet réel de la loi contre le foulard à l’école et des lois sécuritaires n’est pas de traiter les problèmes qu’elles dénoncent (intégrisme, délinquance, criminalité organisée...). Il faut au contraire que ces phénomènes perdurent.

                                              Il est même souhaitable que les chiffres de la délinquance contre les personnes augmentent ou soient gonflés pour tenir en haleine les électeurs apeurés ; il est nécessaire de stigmatiser les filles voilées et le danger musulman pour détourner l’attention des chiffres du chômage, des délocalisations d’entreprises, des enfants vivant en France en dessous du seuil de la pauvreté (1million 1/2), de l’augmentation des expulsions locatives et du nombre de S.D.F.

                                              Pendant qu’on agite le chiffon rouge , les affaires du MEDEF peuvent continuer. L’attention des électeurs est détournée, et c’est bien là l’essentiel, de la détresse des chômeurs, de la précarisation des salariés et de la remise en cause du système des retraites et de l’assurance maladie.

                                               Le résultat annoncé des lois sécuritaires est qu’on entassera encore plus de détenus dans les prisons, dont chacun sait qu’elles sont des machines à produire de la récidive. Ainsi, selon les statistiques du ministère de la justice, 65% des personnes condamnées à de l’emprisonnement ferme retourneront en prison, tandis que seulement 11% de ceux qui ont bénéficié d’une peine de sursis simple ou d’une libération conditionnelle récidiveront . L’emprisonnement n’a donc pas pour effet de réduire la délinquance !

                                              Un ordre mobile

                                              Malgré l’inefficacité réelle de l’emprisonnement sur la délinquance, la machine pénitentiaire tourne à plein régime ,les détenus s’entassent déjà à 3 dans une cellule individuelle.

                                              Ordre mobile, justice en temps réel, ce sont des valeurs "modernes", empruntées à la mondialisation du marché, qui entrent dans l’univers judiciaire. Comme la circulation des marchandises, les lois doivent être fluides et flexibles, et la justice doit être immédiate. Effrayant aveu d’un projet de société pénalisant la simple contestation de l’ordre, le gouvernement met en place cet "ordre mobile".

                                              La loi "criminalité organisée" du 9 mars 2004 complète le dispositif en orientant ces procédures vers "la négociation de la peine" avec le parquet. Une misérable justice, sans juges et sans audiences, pour des affaires de misère.

                                              Les récents textes sécuritaires s’articulent donc dans une vision cohérente de l’organisation sociale, dont l’objet est de séparer les populations utiles (électeurs, salariés), des populations inutiles (chômeurs, délinquants, immigrés).

                                              Car la disparition des emplois industriels, le déséquilibre des relations salariés/employeurs, laissent sans activité et sans espoir, d’immenses réservoirs de main d’oeuvre, jusqu’ici utilisés dans l’essor économique. Un traitement social de ces populations en déréliction nécessiterait une autre politique de services publics, une autre distribution des richesses, que le MEDEF ne peut accepter.

                                              La seule alternative qui s’offre à l’actuel gouvernement est d’appliquer un traitement pénal de masse à ces populations désormais au chômage pour lesquelles il n’est plus possible de monter dans l’ascenseur social, et qui ne peuvent même plus prétendre à la condition ouvrière de leurs parents. La crise du libéralisme détermine cette régression conservatrice, et ces lois sécuritaires. Celles-ci permettent à la fois d’alimenter la peur, l’individualisme, donc d’empêcher les mobilisations sociales, mais aussi de créer des emplois dans "l’industrie de la punition" et de la surveillance, selon l’analyse de Niels Christie.

                                              L’industrie de la punition

                                              L’ensemble du secteur de la sécurité publique et privée (policiers, vigiles, surveillants, gendarmes...) représente presque 400 000 emplois en France ; il est en croissance constante.

                                              C’est ainsi que dans une période où plus de 10% de la population est au chômage, la prison a une fonction asilaire, mais aussi un rôle économique. L’ouverture des champs pénitentiaire et judiciaire aux entreprises privées se manifestent par des modifications importantes des règles concernant les marchés publics : Les lois de programmation pour la sécurité intérieure et pour la justice prévoient des dérogations aux procédures d’appels d’offres, pour la construction des 13 000 nouvelles places de prison et des 600 places de centres fermés pour mineurs.

                                              Le montant des sommes engagées s’élevant à 1,3 milliards d’euros pour les seules prisons, tout le secteur des travaux publics va bénéficier de la politique du tout carcéral, sans compter la construction de commissariats et de la création d’une centaine d’unités de gendarmerie, d’ici 2007 (toujours selon des procédures dérogatoires au code des marchés publics). Si on se fie aux pratiques actuelles des entreprises du bâtiment, on verra bientôt le Ministère de la justice lui-même mis en examen dans des affaires de corruption....

                                              Pour de nombreux groupes (Valeo, Vahiné, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris...), le travail des prisonniers, payé bien en dessous du SMIG, représente une main d’œuvre flexible à souhait, sans syndicat ni risque de grève, sans que le droit du travail ne s’applique. Les cantines des prisons assurent depuis longtemps de confortables bénéfices à la multinationale Sodexho. Les prisonniers sont rémunérés à la tâche pour assembler des matériels de perfusions ou des équipements de voitures, tandis que des entreprises se partagent les profits du renouvellement des armes des policiers (300 000 armes de poing pour 90 millions d’euros), des bracelets électroniques (Elmotech), des flash-balls et autres tasers....

                                              La vidéo surveillance des rues ou des parkings concerne 388 communes en France, avec un budget d’environ 100 000 euros par commune ; ce marché va se développer considérablement car le projet de loi sur la "prévention de la délinquance" accorde des réductions d’impôts en cas d’installation de caméras dans les immeubles collectifs !

                                              Tandis que certains font des affaires grâce à l’expansion du marché du sécuritaire en profitant de l’idéologie de la tolérance zéro, des pans entiers de la populations sont reléguées, soit dans une infra-société, sans services publics et sans égalité des droits, survivants du RMI et du travail précaire, soit dans les prisons, qui sont plus que jamais, celles de la misère.


                                              • Reinette Reinette 1er mars 2009 23:08

                                                SOURIEZ, VOUS ETES FILMES !

                                                Alain Bauer :

                                                AB Associates : sa petite entreprise ne connaît pas la crise
                                                Un nom qui résonne comme celui d’une agence immobilière américaine mais dont les activités sont beaucoup plus périlleuses (audit de sûreté urbaine, diagnostic local de sécurité, veille stratégique, assistance à la gestion de crise etc.).
                                                Un business en progression notoire. Un job qui devrait le prendre à plein temps lorsque l’on constate la liste impressionnante de ses clients sur le site de cette société : mairies de grandes villes, collectivités locales, établissements publics (comme celui de la Défense par exemple), entreprises publiques, etc.

                                                Alain Bauer est aujourd’hui l’une des personnalités les plus en vue des réseaux sarkozystes. Dès 2003, Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur et patron de l’UMP, le nomme Président de l’Observatoire National de la Délinquance après qu’il l’eût averti que son nom figurait sur les fameux listings de l’Affaire Clearstream. Pendant la campagne présidentielle de 2007, il aide le candidat à préparer ses émissions de télévision sur les questions de délinquance, de sécurité, de banlieues et de justice.
                                                Devenu Président de la République, Sarkozy le place à tête de la Commission Nationale de Vidéosurveillance. Envisageant de créer un Conseil National de Sécurité sur le modèle de la "National Security Agency" américaine (NSA), le même bénéficie d’un rapport très remarqué sur le sujet, co-signé par Alain Bauer et Michel Rocard dans la Revue de la Défense Nationale d’octobre 2007.
                                                Placée directement sous l’autorité du chef de l’Etat et regroupant plusieurs organismes de recherche stratégique (IHEDN, INHES, IERSE, CHEAR), cette structure initiée à l’origine par le très atlantiste député UMP Pierre Lelouche permettrait au pouvoir présidentiel de contrôler tous les instruments d’analyse et de renseignement du pays.

                                                Alain Bauer est aussi l’un des conseillers officieux de la nouvelle Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) en matière de lutte anti-terroriste où il s’est notamment illustré dans l’Affaire Julien Coupat, emprisonné et stigmatisé sous le terme de "terroriste d’ultra-gauche" par la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Dans les réseaux maçonniques certains l’accusent aussi, à la suite de ses propositions visant à faire évoluer le Grand Orient de France, d’essayer de s’imposer comme "grand vizir" des Francs-maçons pour le compte de Nicolas Sarkozy.


                                                • jkw 2 mars 2009 19:17

                                                  commentaire sur la remarque de pallas :

                                                  puisque les 90000 personnes virés, ça ne fait rien parcequ’ils ne faisaient rien !! 
                                                   il faut de suite virer tous les ministres car tout le monde sait maintenant que c’est Sarkozy qui avec une poignée de lieutenants fait TOUT le boulot. Les autres signent et approuvent pour garder leur place !!
                                                  pourquoi donc faire encore croire que les ministres bossent !!!
                                                  et si j’en crois Reinette, ça ferait gagner beaucoup d’argent !!! chiche ???


                                                  ouille ouille ouille la démocratie !!!

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