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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy au 20h de France 2 : De la TVA « sociale » à la suppression des (...)

Sarkozy au 20h de France 2 : De la TVA « sociale » à la suppression des charges pour les salaires en dessous de 1500 euros, la volonté d’en finir avec notre modèle social

Le Président-candidat a présenté au journal de France 2 (22/02/2012) ses propositions pour l’emploi, bien dans la continuité d’une TVA « sociale » dont l’adoption par l’Assemblée nationale ce mardi soir est restée scandaleusement un non-événement pour les médias. Avec ce nouvel impôt qui remplace les cotisations familiales patronales, il a proposé d’y rajouter la fin des cotisations sociales au-dessous de 1500 euros pour les salariés. Derrière un apparent cadeau au monde du travail, il complète son objectif d’en finir avec une sécurité sociale financée sur les salaires et les richesses créées dans l’entreprise pour mieux justifier d’en déporter la charge sur les impôts. Plus loin que cela, c’est le modèle social français qui est directement attaqué dans ses fondements, qui doit laisser la place à un système d’assurance privée qui va avec l’idée d’une réussite personnelle qui doit devenir la seule référence à la volonté du tout libéral. Un vrai changement de société qui affaiblit la France et vise à mettre à genoux son peuple.

La TVA « sociale », un renversement de valeurs contre les droits sociaux et la solidarité.

Comme le rapporte l’AFP, selon la CGT, "dans tous les pays d'Europe qui ont transféré le financement de leur protection sociale sur la TVA, le pouvoir d'achat des familles s'est réduit par une augmentation des prix à la consommation et par des coupes sombres dans les prestations sociales". "La légitimité de la Sécurité sociale ne se mesure pas à son coût ou à ses effets supposés sur la compétitivité des entreprises", poursuit dans un communiqué la centrale syndicale, qui juge que la Sécu "sert avant tout une politique de justice sociale, de répartition des richesses et d'investissement humain à long terme, nécessaire à la performance économique des entreprises et à la qualité de vie de toute la population d'un pays.

Mais avec cette nouvelle TVA qu’on la nomme « sociale » ou « anti-délocalisation », ce qu’il faut retenir et qu’on ne voit pas toujours, c’est ce que l’on remet en cause au fond avec un financement de la Protection sociale par l’impôt plutôt que par les prélèvements de cotisations sociales. En allégeant la part des employeurs dans un système de prélèvement proportionnel au salaire pour le faire passer sur l’impôt, on remet en cause ce principe fédérateur de notre société qui fonde la solidarité nationale, selon lequel « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». Ce que l’on remet en cause, c’est un principe d’égalité sociale dans l’esprit de la justice sociale qui est le ciment de la société française contemporaine ! Ce sont les droits sociaux qui se trouvent directement attaqués par ce glissement des cotisations sociales prises sur les salaires vers l’impôt à travers l’augmentation de la TVA, car cela signifie un même prélèvement pour tous qui va créer des inégalités à nier l’état de richesse ou non de chacun, dans un esprit individualiste qui est celui du chacun pour soi et ainsi, qui va sceller la fin d’une solidarité qui résonnait jusqu’alors de la fraternité.

L’individu passe d’être protégé par un traitement égal, car prenant en compte sa situation réelle au regard de sa faculté à participer au financement de la protection collective, à un système qui lui demande de payer une taxe en dehors de tout rapport de proportion avec ses revenus, pour celui qui a moins plus chère donc nécessairement au regard de celui qui dispose de moyens plus élevés. C’est un renversement de valeurs ! Une façon d’opposer les individus là où jusqu’alors on se complémentait dans un esprit de responsabilité prenant pour cause un bien commun relatif à l’intérêt général, celui de la protection de tous contre les risques sociaux.

L’impôt « social » à la place des cotisations prélevées sur les salaires : une prime à l’individualisme libéral

On y perd au passage une forme de liberté portée par la collectivité ainsi qu’une responsabilité qui a à voir directement avec la citoyenneté sociale, à laquelle renvoie le principe qui la sous-tend de dépendance mutuelle entre les individus qui forment la société, réunis dans un contrat social. Avec le système de l’impôt on renvoie chacun trivialement à sa classe, à sa condition, selon le principe qui veut que, celui qui a réussi est toujours celui auquel on attribue une prime, puisqu’il paiera proportionnellement moins que celui qui a des revenus plus modestes. Une prime que Nicolas Sarkozy donne depuis le début de son quinquennat à la richesse. Quel incroyable mépris, que cette atteinte à notre système de financement de la protection sociale qui est le dernier rempart, le dernier filet à une descente aux enfers du chacun pour soi de notre société, portée à la veille des élections présidentielles comme pour ne pas perdre de temps à défendre jusqu’au bout les intérêts de classe qu’il représente !

Derrière ce modèle de société que nous propose Sarkozy, il y a une conception de l’homme moulé dans l’idéologie libérale qui est celle de la réussite personnelle tournée contre les autres comme seule ascenseur social, la logique du privée contre celle du public qu’il n’a de répit de démolir à coup de suppressions de postes et de désengagement de l’Etat, sous couvert de lutte contre les déficits publics. Le modèle c’est lui et en reflet son parti, lui comme celui parti de rien qui a tout réussi jusqu’aux plus hautes fonctions de la République et son parti, un rassemblement d’entrepreneurs, de détenteurs de capitaux, de professions libérales… On gagne en faisant fi de tout humanisme ou on reste sur le carreau !

Le but, c‘est une marche arrière toute de l’histoire au service des riches

Ce dont il est question ici, c’est d’un projet de longue date voulu par le MEDEF, par ces patrons et ces actionnaires qui ont augmenté leurs rémunérations de près de 35% cette année, pendant que le reste de la société saigne : Celui d’en finir avec l’Etat-dit providence, qui ne doit rien précisément à on ne sait quelles circonstances providentielles, mais à la volonté du peuple de 1789 au programme du Conseil national de la résistance en passant par le Front populaire. C’est une marche arrière toute de la dimension sociale de notre République, de l’histoire, qui est au programme !

C’est cette solidarité par l’égalité qui relève d’une dépendance mutuelle obligatoire qui n’est plus supportable à une certaine classe qui a ses représentants à l’Elysée et Matignon, car c’est cette solidarité qui constitue ce tissu qui relie l’ensemble des citoyens par les droits sociaux qu’ils ont en commun, pour en faire un peuple aux mêmes intérêts objectifs. A travers ses acquis c’est une forme de conscience collective qui est en jeu, capable à tout moment de ressurgir sous la forme d’un « tous ensemble », qu’il s’agit à tout prix d’empêcher pour ceux-là, alors que se profile à l’horizon d’autres attaques contre la condition des milieux populaires.

« Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », voilà la dimension sociale première de notre République qui émane directement de l’article premier si essentiel de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Les hommes naissent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité sociale. », La complémentarité des rôles relativement au Contrat social réalise la cohésion sociale qui fait la cohésion de la nation. N’y a-t-il pas dans le préambule de notre Constitution de la Ve République cet engagement au soutien de tous, suivant : « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ».

C’est l’ensemble de l’édifice social, sécurité sociale, retraites et services publics, qui est dans le viseur, avec la République.

C’est l’ensemble de l’édifice social de notre République qui est dans le viseur du Président-candidat. Il a commencé par vider de son contenu et de son sens « la solidarité intergénérationnelle » que constitue le système des retraites par répartition qui unit dans le temps les générations, à quoi il a opposé l’encouragement à avoir recours au système individualiste par capitalisation.

Il a continué en s’en prenant aux services publics qui assurent des missions d’intérêt général qui ne peuvent être confiées au secteur privé car elles concernent des biens sociaux qui ne sont pas des marchandises. De plus, le service public est le symbole de l’égalité de traitement de tous devant la loi, indépendamment de la couleur, de la religion, de l’origine et du sexe, autrement dit, expression directe de notre chère laïcité. Un état d’esprit épris d’égalité qui est insupportable aux tenants du marché-roi. Avec la politique de réforme de l’Etat, sous prétexte de lutter contre l’endettement public, on fait le procès des comptes sociaux accusés de plomber la France, justifiant de les mettre sous pression en taillant des coupes sombres dans les budgets.

On supprime d’un côté les personnels sans lesquels les services publics ont de plus en plus de difficultés à jouer leur rôle, dont on délègue au privé du coup une part croissante des missions, et on remplace « l’obligation de moyens », la mobilisation de moyens en fonction des besoins de chaque personne, par un rapport objectif-résultat qui standardise les réponses en les tirant vers le bas, sous une logique gestionnaire qui cherche la performance sur le mode de la moindre dépense à tout prix.

Liberté, égalité et fraternité, un beau projet politique et un antipoison contre le tout libéral

Notre modèle social français est cerné de coups tordus de tous ordres, ce système formidable qui solidarise la société de la maternité à la fin de la vie, toutes générations confondues, il est unique au monde dans sa portée politique autant que sociale. C’est la République laïque et sociale qui est de toute part attaquée, chèrement acquise et de hautes luttes, de secousses révolutionnaires en mouvements sociaux.

Ce qui est mis en perspective, c’est une société égoïste socialement invivable et immorale fondée sur « l’avoir », ayant tourné le dos à la devise de notre République : liberté, égalité et fraternité, pour faire place nette à la seule logique du marché, de l’Europe libérale à la mondialisation désagrégeant la nation. Des valeurs républicaines à défendre et à promouvoir qui forment un beau projet politique, que du côté de François Hollande aussi, on se le dise. Le libéralisme comme fin de l’histoire est une chimère, car par-delà des élections, le peuple n’a jamais dit son dernier mot !

Guylain Chevrier, historien, formateur en travail social.


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12 réactions à cet article    


  • kiouty 23 février 2012 08:46

    "La légitimité de la Sécurité sociale ne se mesure pas à son coût ou à ses effets supposés sur la compétitivité des entreprises", poursuit dans un communiqué la centrale syndicale, qui juge que la Sécu "sert avant tout une politique de justice sociale, de répartition des richesses et d’investissement humain à long terme, nécessaire à la performance économique des entreprises et à la qualité de vie de toute la population d’un pays.

    [ MODE NEOLIBERAL CRETIN ]
    La centrale syndicale n’a pas compris qu’on n’avait « plus les moyens » de cette politique sociale, que cette politique sociale, c’est des reliquats du crypto-communisme post-seconde guerre mondiale qui a animé le CNR, le CNR qui est comme chacun sait un repère de bobos droit-de-l’hommistes utopistes bien-pensants, elle n’a pas compris que c’est des trucs comme ça qui « empêchent la France de rentrer dans la modernité », ces « carcans rigides de services publics couteux et inefficaces pas tellement au service du public ».


    • PiXels PiXels 23 février 2012 10:30
      « La centrale syndicale n’a pas compris qu’on n’avait »plus les moyens« de cette politique sociale »

      La France n’a JAMAIS produit autant de richesses qu’aujourd’hui ;

      Il n’est donc nullement question d’un problème de « moyens » mais d’un problème de « répartition » :
      l’accaparement des richesses produites par une infime minorité ...dont doit faire partie kiouty....à moins que celui-ci ne soit plus simplement atteint du tristement célèbre et par trop répandu « syndrome du larbin » !


      http://www.youtube.com/watch?v=HH5fVD-1_I4 

      ou à lire ici pour les plus courageux :




    • zelectron zelectron 23 février 2012 12:57

      mode évidence [pour lecteurs attentifs] :
      Chaque emploi de fonctionnaire (en trop ?), nuit gravement à la santé économique de la France. (sont non concernés : hospitaliers, enseignants de terrain et un peu de policiers)


    • Yvance77 23 février 2012 10:14

      Salut,

      Encore sur TF1 ! Et toutes les semaines cela va être ainsi ? Punaise il faut la reprendre cette bastille.

      On n’est plus très loin du système communiste, ou l’antenne était monopolisée par la même nomenklatura !


      • eric 23 février 2012 11:02

        Population active 27 millions, salaries du secteur concurentiel 16,5 millions, employes publics et para publics, 6 ou 7 millions, personne ne sait exactement.
        Salaires de la fonction publique d’Etat, en moyenne 17% de plus a travail egal a tous les echellons sauf le plus haut de la categorie A.

        Quelques exemples du modele social francais :

        Les regime publics sont souvent deficitaires et doivent etre abondes par le budget
        Par exemple pour les retraites. Prenant plus tot une retrait plus elevee en ayant travaille moins et moins longtemps (plus diplomes que la moyenne, ils ont etudie plus longtemps au frais du contribuable et donc des impots des ouvries qui commencent a travailler tot) les agents publics ne sont pas mecontents que le systeme assurre la « solidarite »
        Ainsi, les seules sur retraites des agents publics ayant eu a « subir » les difficiles conditions de vie aux antilles ou a Tahiti, nous coutent 2 milliards par an ( trois fois le cout du bouclier fiscal) et.....l’equivalent de la prime a l’emploi.... !

        La seule recuperation des 35 heures pour les seuls 40 000 medecins hospitalier va nous couter 600 millions sur 4 an ( plus que le bouclier) et on a pas encore les chiffres pour les reste du personnel......

        Avec les 35 heures se pose la question de l’utilisation du temps libre. Heureusment, nous avons les intermittents du spectacle finances par les seules cotisations du prive (deficit du regime d’indemnisation, 1,5 bouclier fiscal)..

        Pour les employes du prive, seuls solidaire face au chomage, il y a aussi la formation continue, qu’ils financent, contrairement aux agents publics pour lesquels elle est financee. Un des innombrables paradoxe est que le premier « vendeur » de formation continue, est l’education nationale, qui recupere ainsi une bonne part des fonds du prive pour assurer ses fins de mois...
        D’apres Emmanuel Todd citant l’OCDE, le systeme de redistribution en France est un des plus inneficace, avec un euro de frais de fontionnement pour un euro redistribue. Chaque fois qu’en salarie cotise a la solidarite, un agent preleve 50% pour vivre. On aurait plus vite et mieux fait de donner son argent dans la rueau SDF.

        On pourrait continuer longtemps......

        Sarko a remarquablement « triangule » le discour de gauche. Il a longuement parle des 7 millions de francais qui gagnent peu et interessent peu la gauche. Rapidement evacue la question des 40 patrons du CAC 40 qui les interesse tellement...L’assemblee generale votera.
        Peut etre pas assez radical. Allez, on les mets tous au smic, la gauche dormira plus tranquillement, et on va bine faire rentrer quelques dizaines de millions d’euros.

        Bon, maintenant, aux vrais scandales qui nous coutent vraiment cher. Est il normal que nous deboursions 2 milliards pour compenser la vie au soleil des agents publlics a Bora Bora ?
        Est il scnadaleux qu’eux aussi contribuent a la solidarite sous forme d’impot ?


        • PiXels PiXels 23 février 2012 12:52

          On a bien compris que vous prônez « l’économie tous azimuts » ;

          mais ne pensez-vous pas qu’appliquer cette idéologie jusque dans la rédaction de vos textes soit un chouilla éxagéré ?
          L’absence totale d’accentuation et celle partielle de certaines lettres ( 4 an-s-, on -n’- a pas, etc.) et de ponctuation a-t-elle vocation à participer au respect de la future « règle d’or » ?

          « Ainsi, les seules sur retraites des agents publics ayant eu a »subir« les difficiles conditions de vie aux antilles ou a Tahiti, nous coutent 2 milliards par an ( trois fois le cout du bouclier fiscal) et.....l’equivalent de la prime a l’emploi.... ! »
          Vous pouvez citer vos sources ?
          Imaginons, que les-dits « privilégiés » (vous ne réfutez pas ce terme, n’est-ce pas ?) soient au nombre de 20 000 (estimation très « optimiste ») : il faudrait que le montant moyen de ces « sur retraites » soit de .....100 000€ pour chaque retraité ! Permettez que j’aie peine à y croire.
          (Sûr qu’ils vont être contents d’apprendre la bonne nouvelle !)

          « Sarko a remarquablement »triangul-é-« le discour-s- de gauche. Il a longuement parl-é- des 7 millions de fran-ç-ais qui gagnent peu et int-é-ressent peu la gauche. »
          Quand vous parlez de « la gauche » pourriez-vous s’il-vous-plaît faire preuve d’un minimum de précision (et donc d’honnêteté) : 
          si vous parlez du PS je crains de devoir vous apprendre qu’il n’est plus à gauche depuis un certain temps !
          Si vous parlez de la VRAIE gauche, alors vous écrivez des contre-vérités !

          Pour être tout à fait précis, sachez que je considère l’écart séparant, en termes d’idéologie et de discours, le PS et le Front de Gauche (par exemple) infiniment plus grand que celui qui pourrait (?) séparer une branche (de plus en plus grosse) de l’UMP et le FN.



        • eric 23 février 2012 19:48

          pixel, comme d’hab, avec un clavier russo americian et un systeme russe il est difficle de mettre des accents et de ne pas faire de fautes de frappe. J’aimerai bine vous y voir...
          Les sources c’est je crois dans le point de la semaine derniere. Les chiffres ce seraient 350 000 agents publics qui auraient a un moment ou a un autre fait un sejour outre mer ou on a une annee de cotisation en moins pour trois annees passees sur place
          Pour l’ideologie, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, quand ils votent ensemble, sont elus ensemble et gerent ensemble les collectivités, se partagent les credits et les postes ils peuvent m’expliquer qu’ils sont tres differents sur le plan des idees, force m’est de constater que leurs idees ne l’emportent pas sur leurs interets.
          Du reste, je suis d’accord avec vous, il y a peu de difference entre le FN et l’UMP, mais comme ce sont des gens qui ont des principes, ces petites différences font qu’ils ne collaborent pas.


        • Le péripate Le péripate 23 février 2012 11:19

          Au moins on peut espérer que de transférer en partie la charge de la Sécu vers l’impôt sera moins générateur de gaspillage. Les organisations dites paritaires ne sont que des pompes à fric pour un syndicalisme de notables. C’est d’ailleurs la raison de la vigoureuse résistance syndicale à ce projet. Faut bien manger et ce ne sont pas les cotisations volontaires des adhérents qui remplissent la marmite syndicale.
          Mais on est bien loin d’une réforme libérale, qui consisterai tout simplement à rendre le salaire complet au salarié.


          • devphil30 devphil30 23 février 2012 11:52
            « les patrons et ces actionnaires qui ont augmenté leurs rémunérations de près de 35% cette année, »

            Et pourtant les temps sont durs pour les salariés 

            http://www.latribune.fr/carrieres/carrieres-salaires/20100902trib000545028/les-salaires-vont-augmenter-en-moyenne-de-26-en-2010.html

            « Alors qu’avant la crise, les entreprises privées augmentaient chaque année en moyenne les salaires de 3,3% à 3,5%, le millésime 2010 reste à l’image de 2009 : austère. Et selon la dernière étude Hewitt sur la croissance des budgets consacrés aux augmentations, 2011 ne se présente pas mieux.

            Pour 2010, les DRH vont devoir distiller les augmentations de salaires, sans susciter trop de mécontentement en interne et tout en maintenant la motivation et la performance. Selon les résultats de l’étude* du cabinet Hewitt France dévoilés ce jeudi, le taux de progression des budgets consacrés aux augmentations en 2010 s’est élevé à 2,6 %. Et pour 2011, les prévisions s’établissent à 2,7%.

            Pour la deuxième année consécutive, les entreprises devraient donc consacrer des budgets inférieurs à ceux des 30 dernières années, où les hausses oscillaient entre 3,3 et 3,5 % par an. Selon Pierre Le Gunéhec, responsable de la rémunération globale et des sujets de stratégie et relations sociales au sein de Hewitt France, »dans un contexte aussi paradoxal, où les augmentations restent faibles en raison d’une crise persistance alors que les salariés reçoivent des signes de reprise, les directions des ressources humaines auront plus jamais un rôle central et critique à jouer« . »


            Le bouquet final ....

            « le Parlement a fourni les chiffres exacts : de 7 084 euros actuellement, l’indemnité mensuelle nette du président de la République passera à 19 331 euros, soit une augmentation de 172 %, »


            • FYI FYI 23 février 2012 12:21

              Et vous allez voir, il va prétendre que c’est une « réforme » courageuse.
              Tout n’est que tromperie avec ces élites qui ce délite.
              Comment les peuples en sont arrivés à supporter de tel escroc.
              La violence qu’ils vont déployer seront à l’image des résistances et de la médiocrité de leur argument.
              Il suffit de regarder autour de nous pour constater que cette racaille qui se croit au dessus des gens trompe, mente, manipule et pratique une domination illégitime.
              Ils vont bientôt tous cuiner.


              • L'Auvergnat L’Auvergnat 23 février 2012 20:40

                Non non je ne recommencerai pas.....seulement mes discours de campagne.

                Bien entendu, Rachida chauffe la salle avant mon arrivée.

                Eh les « gogol » applaudissent..................


                • CHALOT CHALOT 23 février 2012 21:48

                  Sarkozy est le continuateur d’un certain régime qui a sévi aux heures les plus noires de notre histoire.
                  Merci Guylain pour cet article

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