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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy, champion de la dette

Sarkozy, champion de la dette

Mardi 26 juillet, a été rendu public par Le Figaro, relais élyséen canal habituel, le contenu d’une lettre que Nicolas Sarkozy vient d’adresser à l’ensemble des parlementaires, députés et sénateurs (une première sous la Ve république). L’objet de ce courrier : vanter le plan anti crise grecque et, entre les lignes, appeler à graver dans le marbre constitutionnel la désormais fameuse « règle d’or » budgétaire qui vise à contraindre les futurs gouvernants de l’État français à rester dans les clous du déficit autorisé par l’Union européenne...

En prenant cette initiative, Nicolas Sarkozy, plus retors et plus manipulateur que jamais, espère mettre en difficulté les socialistes, favorables à une diminution drastique de la dette, mais opposés à ce carcan budgétaire afin de garder la possibilité d’une gouvernance plus souple en cas de nécessité. En l’occurrence, le locataire de l’Élysée joue un jeu dangereux car notre Machiavel aux petits pieds aura bien du mal à faire passer pour un costume de Père-la-vertu budgétaire l’habit de Champion de la dette qu’il a, avec une irresponsabilité jamais démentie depuis, endossé dès sa première accession à un maroquin ministériel en 1993. Comment pourrait-il en aller autrement alors que, comme le rappellent avec pertinence, et sur un ton justement indigné, les caciques et les éditorialistes de gauche, la dette française est passée, depuis l’accession à la fonction présidentielle de notre prétendu converti à la rigueur budgétaire, de 1250 milliards à... 1650 milliards, et bientôt 1700 milliards ?

Ne nous leurrons pas : Nicolas Sarkozy, soutenu par les grandes fortunes et les patrons du CAC40, fera feu de tout bois pour être réélu à la Présidence en 2012 et amplifier, au détriment des classes populaires et moyennes, le travail de détricotage du droit social français qu’il a entrepris avec un zèle gourmand depuis sa prise de fonctions en 2007. Dans ce but, il n’hésitera pas à utiliser les ficelles les plus grossières, les plus manipulatrices, voire les plus nauséabondes comme l’a montré sa scandaleuse politique anti-rom de l’été 2010. Le courrier qu’il vient d’adresser aux parlementaires pour leur proposer d’adopter, lors d’un prochain Congrès* à Versailles, cette « règle d’or » budgétaire s’inscrit dans cette stratégie de reconquête. Car de deux choses l’une : soit une partie des élus de gauche vote pour en se solidarisant avec la droite lors de ce Congrès, et le texte est adopté ; soit les élus de gauche votent contre, et la majorité nécessaire des 3/5e n’étant pas réunie, le texte est rejeté bien qu’il ait été auparavant symboliquement voté par les deux assemblées à la majorité simple. Dans le premier cas, Nicolas Sarkozy, plus égotique et immodeste que jamais, embouche les trompettes de sa propre renommée. Dans le deuxième, il rejette sur les socialistes la responsabilité de l’échec en les accusant : 1° de s’opposer au redressement des comptes publics de la France ; 2° d’exposer notre pays à une dégradation de sa note par les Agences de notation et à une augmentation concomitante des taux d’intérêts auxquels il est soumis.

Cela, c’est la théorie et le rêve élyséen. Nicolas Sarkozy prendra-t-il pour autant le risque de réunir le Congrès et d’aller vers un échec qui semble écrit d’avance. Pas si sûr, car cette initiative risquerait fort de se retourner contre lui. D’une part, et n’en déplaise aux stratèges sarkozystes, un échec présidentiel, quel qu’en soit la nature, se traduit presque toujours par un ressenti négatif dans l’opinion. Problème pour Sarkozy. D’autre part, cet échec risquerait fort de mettre en lumière au plan international l’état des finances françaises et d’alimenter dans les Agences de notation la crainte d’une nouvelle fuite en avant des déficits de notre pays. D’où un risque aggravé de dégradation de la note. Problème pour la France.

La probabilité : que Nicolas Sarkozy, après une action de communication centrée sur sa lettre aux parlementaires et orchestrée par les porte-flingues habituels de l’UMP, renonce à réunir le Congrès. Un choix qu’il serait bien avisé de faire s’il ne veut pas que l’on pointe un doigt trop accusateur sur sa gestion irresponsable des finances publiques. Rappelons à cet égard que Nicolas Sarkozy a été ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur, puis ministre des Finances dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avant d’être, depuis quatre ans, chef de l’État et par conséquent le principal décideur des orientations budgétaires.

Trois rôles différents, dans lesquels Nicolas Sarkozy a toujours été impliqué au premier plan dans les Lois de Finances de notre pays. Trois rôles dans lesquels, de 1993 à 1995, puis en 2005, et de 2007 à 2011, la dette (voir graphique) a filé dans des proportions spectaculaires, y compris au début du mandat en cours, avant qu’intervienne la crise de l’automne 2008, largement utilisée depuis comme alibi de l’incurie gouvernementale. Cruel constat : on observera sur le graphique que, dans un océan de dette creusée très largement par la droite, la seule véritable et durable période d’accalmie est due à la gouvernance du socialiste Lionel Jospin.

Avant d’écouter les sirènes de l’UMP et leur chant trompeur, les électeurs de droite issus des classes populaires feraient bien d’assimiler ces chiffres, ils sont parfaitement védiques et démontrent de manière éloquente la duplicité de la propagande sarkozyste !

Á lire, l’excellent article d’Henry Moreigne intitulé « Nicolas Sarkozy : le grand retour du storytelling  »


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120 réactions à cet article    


  • jacques35 28 juillet 2011 08:06

    Un peu de lucidité ne peut nuire au débat, à la réflexion et au bon sens ! Le ressentiment contre la politique de NS ne doit pas faire perdre de vue l’importance de cette décision de contrôle des charges publiques, sauf si vous souhaitez que nous vivions la même situation que nos amis grecs. Contrôler les dépenses publiques n’interdit pas, me semble-t-il d’augmenter les impôts comme savent le faire les politiques de tous bords. Enfin, il me semble que la conjoncture économique qu’a connu le gouvernement Jospin (notamment les deux dernières années) tirée par la bulle internet démentielle rend votre comparaison peu pertinente puisque les socialistes se sont bien gardé de réduire le déficit budgétaire à l’époque...


    • jps jps 28 juillet 2011 09:02

      encore des individus, comme jacques 35, qui ne maitrisent pas le sujet pour lequel ils interviennent et divulguent de fausses informations
      regardez : http://s1.lemde.fr/image/2011/07/27/600x292/1553239_5_4b8a_la-dette-et-le-deficit-publics-francais-depuis.gif

      ceci démontre que c’est toujours la droite qui augmente le déficit public et que les baisses sont dues à la gauche (CQFD)


    • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:18

      Bonjour, Jacques.

      Le fait que les socialistes bénéficient toujours de circonstances favorables et la droite d’une conjoncture négativ finit par ressembler à une tarte à la crème tant elle est est caractérisée par la mauvaise foi. Certes, Jospin a connu une période moins difficile, mais comme le souligne fort pertinemment JPS (que je salue), l’écrasante responsabilité du niveau actuel de la dette est à mettre sur le dos d’une droite qui a toujours pratiqué une fuite en avant budgétaire pour répondre principalement aux attentes de l’oligarchie industrielle et financière. Cela ne veut pas dire que les socialistes sont de parfais gestionnaires, loin de là, mais leur responsabilité est très réduite par rapport à celle du RPR-UMP, et notamment celle, personnelle, de Sarkozy dont le comportement en la matière a toujours été irresponsable. Et s’il veut aujourd’hui donner l’impression d’être désormais un gestionnaires rigoureux, c’est sous la pression des agences de notation et surtout dans la perspective de la présidentielle de 2012.

      J’ajoute à cela que, si l’on se fie à son comportement des années de présidence marqu" par des violations répétées de la constitution, il est fort à parier que Sarkozy renierait lui-même son propre engagement pour des motifs de convenance personnelle. Certes, il pourrait être rappelé à l’ordre par le Conseil constitutionnel, mais nul doute qu’il trouverait des astuces comptables pour tourner la difficulté, exercice après exercice. N’oublions pas, en outre, qu’un Sarkozy réélu bénéficierait d’une totale liberté d’errance du fait de l’impossibilité pour lui de solliciter un 3e mandat. Le danger menace, gardons-nous en !


    • jacques35 28 juillet 2011 12:46

      Je lis votre message avec tristesse (et consternation) : je relis le mien et ne me retrouve pas dans l’interprétation que vous faites de ma remarque. C’est que vous avez lu mon message avec un a-priori (une haine ?) tellement fort de NS que la nuance, voire la simple honneteté intellectuelle vous est étrangère. Je n’ai pas évoqué de « tarte à la crème » comme vous le suggérez ; je me suis juste interrogé sur le point de savoir pourquoi le gouvernement Jospin n’avait pas commencé à réduire les déficits qui (me semble-t-il existent depuis plus de trente ans en France). Mon propos n’est pas de « dédouaner » qui que ce soit, mais de constater que la classe politique est encline à gouverner dans le sens de ses propres intérêts électoraux et non dans celui du pays. D’aucuns pensent que gouverner c’est prévoir : non, gouverner, c’est faire plaisir à ceux qui vous ont élus. Voilà le sens de mon message. Vous avez tout loisir de penser que demain les socialistes raseront gratis. Je vous plains d’avance...


    • Fergus Fergus 28 juillet 2011 13:11

      @ Jacques35.

      Désolé d’avoir suscité chez vous « tristesse » et « consternation », mais je note que mon interprétation de votre premier commentaire semble avoir été très majoritairement partagé par les lecteurs d’AgoraVox.

      Les socialistes, tels qu’ils gouvernent, ne sont pas ma tasse de thé, et si vote pour eux au 2e tour après avoir porté mon vote ailleurs au 1er, ce sera pour choisir la voie la moins mauvaise pour mon pays et pour ses habitants, non pour faire confiance à une équipe qui « rasera gratis ».

      Quant à Sarkozy, je n’éprouve pas de « haine » personnelle à son égard mais une colère contre la politique qu’il mène avec le plus total mépris pour les humbles de notre pays.

      Que Jospin n’ait pas engagé de baisse de la dette, c’est vrai et l’on peut le lui reprocher, mais n’oublions pas que cette dette était alors à un niveau beaucoup moins élevé tant en chiffre absolu qu’en pourcentage du PIB. Sa responsabilité est par conséquent très réduite, et cela d’autant plus que les sommes non consacrées à la réduction de la dette l’ont été pour lutter contre le chômage et ramener à l’équilibre les comptes de la Sécu.

      La vérité : la droite a, dans le sillage de ses premiers présidents, bâti l’essentiel de sa réputation sur le sérieux de sa gestion économique et sur ses résultats en matière de lutte contre l’insécurité. Dans ces deux domaines, les 10 ans que nous venons de vivre, et plus encore depuis que Sarkozy est aux manettes, auront démontré l’échec cinglant de la politique conduite par le RPR-UMP.

      Bonne journée.


    • jacques35 28 juillet 2011 13:35

      Heureux de constater que vous avez gardé quelque lucidité, mais ma question reste entière : pourquoi le gouvernement jospin n’a pas commencé à réduire les déficits. Il est clair que depuis le « trou » c’est agrandi considérablement pour divers motifs tant de politique fiscale que de mauvaise gestion sociale (voir l’augmentation de la masse salariale de la fonction publique, par exemple) ; mais pourquoi les pères la vertu (aujourd’hui à gauche, demain à droite ?) n’ont-ils pas donné l’exemple ? Faites ce que je dis, pas ce que je fais ? Quelle crédibilité ont nos « politiques » de tous bords lorqu’ils « vendent de l’intelligence sans en avoir un échantillon sur eux » ?


    • Fergus Fergus 28 juillet 2011 14:35

      @ Jacques35.

      La réponse est tout simplement, à mon avis, dans le comportement keynésien des socialistes, bref dans une doctrine qui admet que l’on puisse creuser la dette ou en l’occurrence à l’époque de Jospin la maintenir dans des proportions raisonnables pour faciliter la croissance économique.

      Sans vouloir tresser de lauriers aux socialistes, il est évident qu’un Jospin arrivant au pouvoir avec une dette comparable à celle qu’a trouvé Sarkozy en 2007 aurait tout fait pour stopper la fuite en avant constatée lors des gouvernements Raffarin et Villepin.


    • titi 28 juillet 2011 15:49

      @Fergus

      Je ne partage pas votre analyse.

      Tout d’abord parce que les jolis graphiques rose et bleu ont un gros problème : il s’agit graphique en %.
      % du PIB pour le premier. Il nous indique uniquement que le PIB a cru plus rapidement que la dette.
      % du budget pour le second. Il nous indique que les recettes ont cru plus rapidement que les dépenses.

      D’ailleurs cette période Jospin a été le théatre d’un évènement qui pour moi reste le sommet de l’incurrie budgétaire : le coup de la « cagnotte fiscale ».
      Cette « cagnotte », (qui n’en était pas une puisqu’il s’agissait uniquement d’un excédent de recettes mais qui en aucun cas ne couvraient les dépenses) aurait entièrement du aller au désendettement.
      A la place le gvt Jospin a inventé la prime pour l’emploi. Or cette prime perdure car il serait politiquement suicidaire de la supprimer.

      On voit là toute la dérive du système.


    • Fergus Fergus 28 juillet 2011 17:14

      Bonjour, Titi.

      Que vous le vouliez ou non, ces graphiques sont éloquents.

      Pour ce qui est de la « cagnotte fiscale » détournée par Jospin de son objectif initial, rappelons qu’elle sa servi à améliorer la situation de l’emploi en France et n’a donc pas été dilapidée dans des domaines insignifiants.

      Qui plus est, et ce n’est pas un détail, le niveau de la dette était alors grosso modo deux fois moins élevé qu’aujourd’hui. Il n’y avait par conséquent pas la même urgence à en amorcer la réduction, même si (et c’est mon cas) l’on peut regretter qu’une amorce de baisse significative n’ait pas été engagée alors.


    • titi 28 juillet 2011 20:53

      « Que vous le vouliez ou non, ces graphiques sont éloquents »

      Turlututu.

      Ces graphiques laissent entendre qu’il y a eu une baisse de l’endettement entre 1997 et 2002. Or c’est totalement faux.
      A aucun moment, et contrairement à la plupart de nos partenaires à cette époque, la France n’a dégagé d’exécédents budgétaires.

      Le seul graphique a avoir en tête est celui ci :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Dette_publique_France_1978-2010.png
      avec la courbe bleue... la dette en valeur.
      Car la dette / PIB c’est uniquement notre capacité à rembourser et donc à emprunter plus.
      La dette en valeur c’est ce que nous devons, et ce qu’on nous demandera de rembourser lorsque la musique s’arrêtera.

      La dette croit donc de façon exponentielle. Et ce quelque soit la couleur politique.
      La seule période de stabilité c’est 2005-2006...




    • platon613 31 juillet 2011 20:54

      A lire ! Un autre regard sur l’affaire

      Dette US : Putsch économique ou coup d’Etat à l’américaine

      Le plafond de la dette risque contre toute attente de ne pas être relevé, c’est la nouvelle de ce dimanche. Et si les Etats-Unis en avaient assez de leur leadership et des responsabilités qui en incombent ? ...

      http://www.news-26.tv/econmie/865-dette-us-putsch-economique-ou-coup-detat-a-lamericaine.html


    • Mania35 Mania35 28 juillet 2011 08:10

      Bonjour Fergus,

      Le lien posté hier par Herbe sur l’article de H Moreigne est très parlant quant à la responsabilité de la droite pour l’explosion de la dette : http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2011/07/27/l-envolee-de-la-dette-et-des-deficits-francais_1553222_823448.html

      Sarkozy se garde bien d’appliquer dès à présent sa fameuse « règle d’or ». Sa seule politique est l’esbrouffe et les cadeaux à une minorité de riches et aux entreprises du CAC40 au détriment des plus pauvres dont la précarité s’aggrave. 

      Bonne journée.


      • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:22

        Salut, Mania.

        Merci pour ce commentaire et pour ce lien très parlant qui montre de manière évidente que Sarkozy se complaît dans la duplicité et le cynisme, et cela au détriment, effectivement, des classes populaires dont il ne se soucie qu’en période électorale pour mieux servir le capital une fois élu.

        Bonne journée également.


      • jako jako 28 juillet 2011 08:30

        Bonjour Fergus, sûr que la performance de ce cuistre est à la hauteur si je puis dire, chomage et déficit doublès en 4 ans...


        • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:30

          Bonjour, Jako.

          Tous les indicateurs sociaux sont dans le rouge depuis l’accession de Sarkozy au pouvoir, et ce n’est pas un hasard tant cet homme cumule à la fois l’incompétence et la servilité au profit des classes dominantes. Et la crise a bon dos car l’examen des décisions prises avant la chute de Lehmann Brothers durant l’automne 2008 montre que la délirante fuite en avant des déficits publics avait repris de plus belle depuis mai 2007. La France connait sa période socio-économique la plus noire depuis l’avènement de la Ve République. Et si la crise joue indiscutablement un rôle dans ce constat, la part personnelle de Sarkozy y est également omniprésente.


        • jako jako 28 juillet 2011 14:55

          J’oubliais Fergus, comment vous êtes vous procuré la vraie photo non retouchée de notre Tsar Kosy ?


        • Fergus Fergus 28 juillet 2011 17:18

          Bonjour, Jako.

          Par un envoi discret de Carla-la-trotskyste.
          Surtout, ne le répétez pas car personne n’a encore compris qu’elle fait de l’entrisme à l’Elysée en ayant poussé le zèle jusqu’à épouser sa cible pour mieux la circonvenir. Mais... chut... !!! 


        • Lheureux Philippe Lheureux Philippe 28 juillet 2011 08:43

          Quelques définitions intéressantes pour mieux comprendre le fond du problème smiley

          POLITICIEN : Parasite social qui trouve le moyen de faire payer le peuple pour essayer de remédier à des problèmes financiers engendrés par son incompétence ou par sa corruption.

          Son métier est de faire en sorte que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches et s’il vous dit que vos impôts vont baisser, cela veut simplement dire qu’ils vont augmenter moins que prévus.

          N’oubliez pas ceux qui ont trahi la France et les Français lors des prochaines élections !

           

           


          • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:32

            Bonjour, Philippe.

            Cette vision du personnel politique se vérifie malheureusement trop souvent, et dans tous les camps. Cela dit, on atteint des sommets en la matière avec l’actuelle présidence !


          • Verdi Verdi 28 juillet 2011 08:47

            Bonjour Fergus,

            En lisant votre analyse, que je partage sans réserve, vos réflexions sur l’initiative grossière de l’agité, à propos de la dette abyssale de notre pays, m’ont inspiré cette question : 

            Est-il nécessaire qu’un homme politique soit intelligent pour occuper les plus hautes fonctions de l’Etat ? Lé réponse m’a immédiatement parue évidente...

            Cette histoire de dette est un énième prétexte, saisi par l’agité, pour « exister » dans une période pré-électorale qui se présente sous les pires auspices pour lui.

            Une chose me paraît évidente, ce n’est pas en inscrivant une obligation qui relève de la technique budgétaire que l’on va régler la question de la gestion des finances.

            Cordialement


            • Verdi Verdi 28 juillet 2011 08:54

              Oups !

              Ma dernière remarque est incomplète dans sa rédaction. Merci de lire :

              Une chose me paraît évidente, ce n’est pas en inscrivant, dans un texte constitutionnel de portée générale, une obligation qui relève de la technique budgétaire, que l’on va régler la question de la gestion des finances.


            • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:37

              Bonjour, Verdi, et merci pour votre commentaire.

              Entièrement d’accord avec vous : cela relève du gadget et vise plus à servir la propagande électorale de Sarkozy qu’à jeter les bases d’un redressement des comptes publics de notre pays. Les Français seront-ils dupes de cet artifice ? Pas sûr, car ils commencent à bien connaître le cynisme et l’opportunisme électoral du locataire de l’Elysée.

              Cordialement.


            • Gabriel Gabriel 28 juillet 2011 08:50

              Fergus, à propos de la dette vous savez bien que tout cela est artificiel, c’est une méthode de gouvernance. Endetter les populations pour mieux les asservir. Quant à notre guignol de président, il ne gouverne pas, il gère au mieux les intérêts du Fouquet’s club. Le plus triste, c’est qu’avec son aisance en dialectique il va encore endormir une bonne partie du troupeau qui revotera pour lui.


              • JL JL 28 juillet 2011 09:19

                Bonjour à tous,

                je souscris entièrement à ce que dit Fergus, cela va sans dire.

                Avez-vous entendu les radios qui annoncent que Christine Lagarde-FMI désavoue Christine Lagarde-UMP ? Cette femme nous fait à elle seule un fameux numéro de duettistes : Lagarde-FMI déclare aujourd’hui que Lagarde-UMP a menti au sujet de la croissance et aggravé lourdement la dette ; en conséquence la France doit faire des économies de dépenses !

                @ Verdi qui écrit : « est-il nécessaire qu’un homme politique soit intelligent pour occuper les plus hautes fonctions de l’Etat ? Lé réponse m’a immédiatement parue évidente... »

                Pour moi aussi, la réponse est évidente : cet homme est très intelligent. Mais il n’a pas les mêmes valeurs que nous. Et, comme son job c’est de nous faire croire le contraire, il a pour cela besoin de plusieurs cerveaux.


              • JL JL 28 juillet 2011 09:21

                Post mal placé, erreur de manip. Pardon Gabriel.


              • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:44

                Bonjour, Gabriel.

                Oui, l’action de notre Matamore élyséen vise principalement à servir les intérêts de la bande du Fouquet’s. Le reste n’est que poudre aux yeux et manipulation des masses. Je crains moi aussi qu’il ne parvienne à endormir une partie des Français avec son ton doucereux de prédicateur jésuite. Pour autant, les quatre années que nous avons vécues ont été riches en approximations, en renoncements, en tête-à-queue, en navigation à vue et surtout en agressions contre les droits sociaux. Si tout cela ne suffit pas à ouvrir les yeux d’une majorité de nos concitoyens, c’est à désespérer. Mais la voix du peuple est souveraine...

                Cordialement.


              • Fergus Fergus 28 juillet 2011 09:59

                Bonjour, JL.

                Amusant, effectivement, de voir la présidente du FMI, Christine Lagarde, pointer du doigt l’action de l’ex-ministre des Finances, Lagarde Christine. Il est vrai qu’à son poste à Bercy, elle n’était qu’un relais complaisant des volontés élyséennes.

                Je crois moi aussi que Sarkozy est intelligent, mais il possède une intelligence sélective et se laisse dominer par un ego hypertrophié qui lui masque très souvent les réalités. A cet égard, il est frappant de constater, notamment par le biais des échos de page 2 du Canard Enchaîné, à quel point son ego le rend mégalomane et à quel point il est dupe du soutien des foules lors de ses déplacements alors que c’est lui-même qui impose aux préfets la seule présence de militants UMP triés sur le volet.

                Cordiales saluations.


              • Gabriel Gabriel 28 juillet 2011 17:22

                Fredo, De Gaulle disait aussi :« Je n’aime pas les gens de droite parce qu’ils aiment trop l’argent !.. » Faut pas tronquer la phrase...


              • Fergus Fergus 28 juillet 2011 18:45

                Bonjour, 1Fredo.

                La loi de 1973 a été effectivement un tournant et le début d’une longue spirale d’endettement qui crève aujourd’hui le plafond. La solution passe par un retour à l’emprunt domestique, autrement dit à la Banque de France ou, si les traités évoluent dans ce sens, à la Banque centrale européenne.

                Pour ce qui d’endettement record, les pays de l’Union ne sont pas les seuls, comme nous le rappelle l’actualité américaine. Sans oublier le Japon, soumis également à un taux d’endettement record.


              • lafargue 28 juillet 2011 19:32

                Depuis « l’avènement du nain » explosion de la dette, explosion du budget de l’Elysée, explosion du chômage, en guerre ou en occupation un peu partout dans le monde, baisse du pouvoir d’achat, casse des services publics, etc....etc..
                C’est un bilan ! et lorsque je lis ou j’entends qu’il pourrait repasser....je suis en retraite, j’en ai vu un peu mais là franchement !!!


              • Fergus Fergus 28 juillet 2011 22:40

                Bonsoir, Lafargue.

                Le pire n’est jamais sûr, mais le risque continue d’exister, hélas ! D’où la nécessité, pour tous ceux qui n’en peuvent plus de voir notre pays partir à la dérive, de se mobiliser dès maintenant et de le rester jusqu’à la présidentielle pour barrer la route au pire président qu’ait connu la ve République.


              • Defrance Defrance 28 juillet 2011 22:52

                 Non , Nabotleon n’est pas intelligent, simplement machiavélique, son « intelligence » n’apparait que pour faire le mal, par contre il doit lire ses discours, et n’est pas capable d’épeler 4 lettres de suite FSEF !


              • lemouton lemouton 29 juillet 2011 09:11

                Bonjour Gabriel
                vous avez bien parlé (écrit), et pour aller dans votre sens, me reviens en mémoire une phrase dite par quelqu’un qui devait avoir du bon sens :

                « mais comment la France a pu fonctionner aprés guerre, se reconstruire, aménager son territoire jusqu’aux années 70 sans faire une telle dette ?? »

                et aussi par un monsieur qui expliquait la meilleure methode de campagne électorales..
                Méthode utilisée par le petit qui vous savez :
                http://www.youtube.com/watch?v=t55CC7U82nc
                 smiley


              • Fergus Fergus 29 juillet 2011 09:34

                Bonjour, Lemouton.

                C’est toute la différence entre un véritable chef d’Etat motivé par le bien de la nation, et un aventurier cynique qui n’est mû que par son propre intérêt et celui de quelques amis fortunés.

                C’est la raison pour laquelle le soutien des électeurs gaullistes à une UMP sarkozyste est en soi une incongruité, une aberration que commence à ressentir un nombre croissant d’entre eux.


              • diogene 31 juillet 2011 14:37

                @Fergus

                S(il vous plait, ne confondez pas « intelligence » et « roublardise », ces mots ne font pas partie du même registre linguistique.

                L’intelligence est l’anticipation utile. La roublardise est la capacité à tromper, à rouler dans la farine, c’est la ruse, pas l’intelligence.

                Sarko est, certes, rusé et roublard, mais intelligent sûrement pas.


              • Fergus Fergus 31 juillet 2011 15:53

                Bonjour, Diogène.

                Vous avez raison, et moi qui ait fréquenté les foires aux bestiaux durant mon enfance, je compare souvent Sarkozy en privé à un maquignon du fait précisément de cette roublardise.


              • francoisjoseph 28 juillet 2011 09:06

                Bj,

                A première vue , nous sommes tous d’accord , Mr Sarkozy , doit partir !!!

                Car pire on ne risque pas ....

                Mr ...propose des états à Versailles sur le thème de la « Charte des économies » C’est la meilleure , car rien que les frais de préparation de ce congrès extraordianire à Versailles est en soi un gouffre financier et cela pour quelques heures de « parlotes sans fond, puisque tout est décidé par l’énarque »

                Réduire nos déficites , rien de plus simple !!!

                1) Supprimer le Sénat maison de retraite dorée des politiques qui ne servent à rien , instances uniques dans le monde , mais en France cela est possible ...

                2) Supprimer les privilèges exorbitants des Ministres , Députés, hauts fonctionnaires ...

                3) Supprimer tous ces élus inutiles en doublons tels les Conseillés Généraux , Régionaux , ils ne servent à rien d’autres qu’à alourdir les impôts des contribuables que nous sommes tous .

                4) Assainir toutes les officines obscures telles , les services d’eaux , les syndicats qui ne jouent pas leur véritable rôle et plus procupés de leurs propres intérêts ...

                5) Arrêtez cette injustice des différents traitements des français au niveau social retraites , EDF -SNCF -BdF etc ,mêmes conditions pour le privé que les fonctionnaies !

                6) Enfin , depuis l’instauration de l’€ , les prix qui auraient dû être bloqué durant 2/3 ans , le temps que les structurent commerciales s’y adaptent ainsi que les Français , rien ne fut fait par les « éclairés de Bruxelles » Résultat , 1Frs est devenu 1 € et les prix flambent , car multipliés par 5-7 !!! Qui sont les grands profiteurs , tous les services , artisants , état ....et les Salaires et retraites , eux n’ont pas bougés ! La situations des peuples européens qui soufrent atteste la triste réalité .

                Les Nantis , sont les politiques et les favorisés exclus de ces injustices .

                Et voilà que notre cher Président nous fait la leçon , lui qui est le maître à penser de cette cata !

                FJ


                • Fergus Fergus 28 juillet 2011 10:16

                  Bonjour, FrançoisJoseph.

                  Vous avez raison, il existe des gisements d’économies possibles et d’amélioration de la gestion du pays. A cet égard, la suppresion définitive du cumul des mandats et des dizaines de comités Théodule totalement inutiles serait un progrès. Pour ce qui est du Sénat, je suis plus partagé entre sa suppression pure et simple et sa transformation, à terme, en Assemblée des régions, à l’image du Budesrat allemand composé de représentants des Länder.

                  Sur l’interdiction du cumul des mandats, je suggère que chacun dans sa circonscription fasse pression sur les candidats pour qu’ils signent un engagement dans ce sens, non seulement pour eux-mêmes au niveau local, mais pour voter le cas échéant un texte de loi dans ce sens.

                  En ce qui concerne les retraites, que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, il est probable que l’on va progressivement vers un alignement des droits, mais cela demandera encore du temps.

                  Sur les prix, entièrement d’accord avec vous : le passage à l’euro s’est, n’en déplaise aux prétendus experts qui ont affirmé le contraire, traduit par un enchérissement spectaculaire du coût de la vie.


                • Néo-Résistant Néo-Résistant 28 juillet 2011 09:18

                  En résumé, les libéraux réalisent toujours le contraire de leurs promesses en ce qui concerne les populations modestes, mais en ce qui concerne le Club du Fouquet’s... ses membres peuvent se frotter les mains !

                  Le but du libéralisme est de progressivement déconnecter le pouvoir politique (démocratique) du pouvoir économique et financier (non démocratique), à favoriser le pouvoir de l’argent de façon à enlever au peuple toute possibilité d’action sur son destin et aboutir à une démocratie uniquement virtuelle !

                  http://twitter.com/NeoResistant


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