Depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy évoque l'hypothèse de son échec en 2012. Selon l'hebdomadaire Le Point, notre merveilleux « Prédisent du pouvoir d'achat des Riches » aborde désormais devant ses visiteurs la perspective d'un revers lors de la prochaine élection présidentielle.
« Défaite ». Jusqu'ici le mot était banni, proscrit, mis à l'index par les communicants de l'Elysée. Or, depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy s'autorise - enfin - à évoquer l'hypothèse de son échec en 2012. Selon l'hebdomadaire Le Point, notre merveilleux « Prédisent du pouvoir d'achat des Riches » aborde désormais devant ses visiteurs la perspective d'un revers lors de la prochaine élection présidentielle. "Si je perds...", débuterait-il maintenant toutes ses phrases avant d'envisager sérieusement et longuement son avenir d'après mai 2012.
L'échec du plan de reconquête de l'opinion
« Perdre » ? L'impérieux Sarkozy serait-il donc, tels les mortels, faillible et en proie au doute ? Serait-il souffrant ? Atteint d'une affection inavouable ?
Malade, non. Frappé d'un brusque éclair de lucidité venu soudainement éclairer un esprit embrumé, oui. Car c'est l'échec patent de son vaste plan de reconquête de l'opinion, débuté ce printemps, qui l'aurait plongé dans le plus profond désarroi. La manoeuvre, connue de tous, déjà rodée, était présentée par l'Elysée comme forcément garantie, assurément gagnante. Il s'agissait, ni plus ni moins, de refaire le coup de 2007 en terminant l'année 2011 en champion incontesté des sondages pour ensuite ne plus lâcher la première place jusqu'au jour de l'élection. Le candidat du PS passerait ainsi à la moulinette, telle une vulgaire Ségolène Royal, et Sarkozy resterait perché sur son trône à la plus grande joie des délinquants fiscaux, rentiers, et autres banquiers gavés de bonus.
Las, la méthode employée pour y parvenir n'a pas porté ses fruits. Bébé et accouchement médiatique (« ...un bébé, c'est cinq points dans les sondages », confiait un ministre au magazine féminin Grazia), orchestration du G20, mise en scène d'une « stature internationale » et construction de l'image grotesque d'un « président protecteur » ont finalement fait long feu. Non seulement Sarkozy n'a pas renversé l'opinion en sa faveur, comme il l'espérait, mais les intentions de vote du second tour face à François Hollande demeure dramatiquement inchangée : 61% contre 39%. Pire, malgré les cinq points de popularité laborieusement glanés dans une récente étude d'opinion (effectuée au soir de son show propagandiste du G20 avec Barack Obama) il reste, vaille que vaille, le président le plus impopulaire de la Ve République (33% d'avis favorables, 67% de mécontents). Cerise sur le gâteau, ces sondages, salués par des cris de victoire dans les colonnes du Figaro, ont été effectués... avant l'annonce du plan-plan de rigueur. "Si je perds..."
L'après 2012 est déjà prévu
Ces chiffres accablants, qui minent durement le moral de l'Elysée, n'ont curieusement pas découragé le premier cercle des journalistes amis. Ainsi, depuis quelques jours, la Sainte-Parole des Yves Calvy, Anne-Sophie Lapix, Yves Thréard, Christophe Barbier, David Pujadas et autres grognards du sarkozysme, a étrangement mué en une huée de corps de chasse sur le thème de « l'été indien de Nicolas Sarkozy » et de « la chasse au Hollande ». Comme si un spasme sondagier, provoqué par cinq longues heures de monologue thérapeutique en prime-time sur TF1 et France 2, pouvait ranimer le corps du défunt.
D'ailleurs, au Château, ces combats d'arrière-garde ne trompent plus personne. Les quelques misérables points de popularité grignotés dans la douleur sont loin, très loin, des trente ou quarante initialement escomptés pour éviter la débâcle. Tout juste est-on satisfait de ne pas voir se rapprocher trop dangereusement Marine Lepen. Et désormais, toujours selon Le Point, « dans cette perspective funeste de la défaite, Nicolas Sarkozy s’imagine non pas en avocat qui "fait du fric" - son rêve maintes et maintes fois ressassé -, mais en architecte de la "recomposition de la droite", réussissant ce que Giscard n’a pas su faire en 1981 : être le chef de l’opposition. » Retour sur les bancs de l'Assemblée pour préparer la reconquête de 2017, donc. Ce serait oublier que Giscard a été précipité dans les oubliettes de l’histoire parce qu’il avait fait perdre son camp. Une fois la défaite actée, c’est vae victis, malheur au vaincu. L’autorité « naturelle » s’envole et les langues se délient ; les coups pleuvent. Edouard Balladur, que Sarko connaît bien, peut en témoigner personnellement.
Pour les hauts fonctionnaires de l'Elysée, c'est plié.
Preuve que l'échéance fatale est imminente et que l'affaire semble pliée dans les esprits, l'hebdomadaire Marianne de ce samedi nous apprend que les conseillers de l'Elysée sont eux aussi en pleine débandade. « Chez les Sarko's Boys, l'heure est à la préparation des lendemains qui déchantent. On ne compte plus le nombre de hauts fonctionnaires nommés dans des cabinets ministériels qui préparent leurs valises », écrit Jack Dion dans son éditorial intitulé « Le sens de l'Etat ».
"Si je perds...", nous dit Sarkozy. « Il a déjà perdu... », a répondu samedi le très droitier Eric Zemmour sur I-Télé. « Cinq ans pour rien... », aurait-il pu ajouter.

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Rédacteur en chef et co-fondateur du Webzine satirique Nordenstar.com
Voir ses articles, sa fiche et ses statistiquesPas juste les jeunes, les quadra ont depuis bien longtemps égarés les couil.... aussi... "Je (...)
21/11 09:29 - révoltéC’est beau le rêve.....malheureusement... :-(
21/11 09:22 - révoltéLe PS de gauche... ???!!??? ha !ha !ha !!!!! UMP = droite ultra-libérale. PS = droite (...)
21/11 09:12 - révoltéWaouh, tous au bord de l’orgasme !
21/11 02:14 - Antoine
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