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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy est sincère, intelligent et efficace... et c’est bien cela le (...)

Sarkozy est sincère, intelligent et efficace... et c’est bien cela le problème

Non, ce titre n’est pas une provocation. Non, il n’est pas à prendre au second degré. Non, je ne fais pas de l’humour… Je crois réellement que sa sincérité, son intelligence et son efficacité sont une partie du problème… car il va nous conduire à une mort par apoplexie.

Sincère. Oui, je crois que Nicolas Sarkozy pense sincèrement servir les intérêts de la France et du monde dans son action. Il pense ce qu’il dit et fait. Il manque parfois de stabilité dans sa vision et ses croyances, mais c’est un autre sujet…
 
Intelligent. Oui, je crois que Nicolas Sarkozy est réellement intelligent, c’est-à-dire capable d’analyser des situations complexes et nouvelles, et de trouver l’origine d’un problème. On voit dans son action politique sa capacité à trouver de nouveaux axes, quand il a le temps de réunir suffisamment de données sur la situation.
 
Efficace. Oui je crois que Nicolas Sarkozy est réellement efficace, c’est-à-dire capable de mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’action. Il a montré qu’il savait transformer sa pensée en actes, ce qui est rare. Vraie qualité. Mais il faut que sa pensée soit juste – ce qui ramène au point précédent – et qu’il ait le temps suffisant pour déployer son efficacité.
 
Alors d’où vient le problème ?
 
Avant de répondre, je voudrais revenir sur mes propos de mon article « Sans inconscient, pas d’entreprise efficace » (voir à http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44131 et mon blog sur le Neuromanagement : http://robertbranche.blogspot.com/).
 
Les travaux récents des neurosciences ont montré qu’un individu efficace est un individu qui a compris que l’essentiel de son fonctionnement était inconscient, largement piloté par des émotions et construit sur des interprétations :
- il concentre son système conscient sur les situations nouvelles et laisse les systèmes inconscients piloter au maximum les processus acquis et assurer la veille et l’alerte ;
- il sait que son moteur émotionnel programmé dans ses gènes est enrichi par son expérience ;
- il s’assure que le réel vient bien nourrir dynamiquement toutes ses interprétations conscientes.
 
Il en est de même pour le management : un manager efficace est un manager qui a compris que l’essentiel du fonctionnement de l’entreprise lui était inconscient.
Et c’est aussi vrai au niveau d’un État… et encore plus.
 
Le fonctionnement d’un pays est un système trop complexe pour être piloté directement et « consciemment » par un seul individu, fût-il sincère, intelligent et efficace… Plus cet individu – qu’il s’appelle Nicolas Sarkozy ou pas… – voudra intervenir directement, plus il sera « dangereux ».
 
Pour vous en convaincre, la prochaine fois que vous irez courir, essayez simplement de constamment piloter consciemment votre course (c’est-à-dire le mouvement de vous jambes, le choc du pied sur la chaussée, le rebond…) et vous verrez que vous allez tomber à la rencontre du premier obstacle : votre conscience étant mobilisée par la gestion de la course, elle ne saura plus traiter la gestion d’un obstacle. Alors imaginez si vous vouliez tout gérer consciemment : rythme cardiaque, respiration, transpiration…
 
Et sans vouloir mésestimer la sophistication de votre personne, reconnaissez que la gestion d’un pays est aussi au moins compliquée.
Aussi je pense qu’une des sources du problème actuel est la sincérité, l’intelligence et l’efficacité de Nicolas Sarkozy : la France risque de mourir d’apoplexie !

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Sarkozy est sincère, intelligent et efficace... et c'est bien cela le problème Sarkozy est sincère, intelligent et efficace... et c'est bien cela le problème

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197 réactions à cet article    


  • morice morice 30 septembre 2008 13:29

     s’il était intelligent, il soignerait sa démarche. Je ne connais aucun canard intelligent, sauf l’enchaîné. Vous confondez intelligence et roublardise. Elles sont à mille lieux l’une de l’autre. Quant à son management efficace, on attend toujours les NOTES.... elles sont tellements négatives qu’il n’en parle plus ??? Enfin, si parler comme un charretier est une preuve d’intelligence, Bigard c’est le Pape. Mais il est vrai aussi que l’auteur a de qui tenir : chez L’Oréal, on a toujours sélectionné l’intelligence. Celle du porte feuilles avant tout. Chez L’Oréal, on MANAGE : on recrute des jeunes vendeurs payés à la com seulement, on leur fait faire des tournées sur la moitié de la France, on les crève jeune et on vire les anciens qui ont fait la fortune de la boutique sans aucun ménagement ni égard : vous parlez d’un MODELE !!! notez cela, Mr le cuistre : dans un attendu rendu CONTRE l’Oréal, il y avait déjà VOTRE phrase du jour :

     Il sait que son moteur émotionnel programmé dans ses gènes et enrichi par son expérience

    chez vous, lesz gènes, ça donne ça : 
    En 2000, pour assurer la promotion de produits capillaires, la filiale de L’Oréal, Garnier, doit recruter des hôtesses. La société de travail temporaire Adecco se charge de la campagne de recrutement qu’elle sous-traite à Ajilon. Les candidates doivent remplir plusieurs conditions : être jeunes, minces et... "BBR" comprenez "bleu, blanc, rouge". Racisme, discrimination ? En tout cas, SOS Racisme dépose plainte.

    BBR ???



    • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 13:49

      Merci pour le caractère vif et sans détours de votre commentaire ! smiley

      1. Concernant l’intelligence
      Qu’est ce que l’intelligence ? Vaste sujet !
      Je vais me risquer à vous donner ma vision du mot. Pour moi - et pour quelques autres aussi ... -, l’intelligence est la capacité à appréhender une situation nouvelle et complexe, à prendre en compte les informations internes et externes et à élaborer sur ces bases une proposition capable d’être une clé de lecture pertinente à la situation donnée.
      Sur les bases de cette définition, Nicolas Sarkozy a montré son intelligence, ce quand il avait le temps de se pencher valablement sur un sujet. Mais comme il a une vraie tendance au zapping et qu’il est probablement trop sûr de lui, il mène souvent des analyses trop rapides... d’où erreur. On peut être intelligent et mal utiliser son intelligence !
      Vous parler de "roublardise" : je suis d’accord avec vous, mais, pour moi, aussi cela n’a rien à voir avec l’intelligence.

      2. Efficacité
      Là je crois qu’il a montré pendant toute sa carrière son efficacité à mettre en oeuvre ce qu’il a décidé et voulu (soyons clair, le fait que j’écrive ceci ne veut en aucun cas que je suis d’accord sur toutes ses idées et ce qu’il a fait !) : en tant que maire de Neuilly, président des Hauts de Seine, ministre, président de l’UMP...

      Enfin, au cas où vous n’auriez pas compris mon propos, mon article n’est pas vraiment favorable à la façon de procéder de Nicolas Sarkozy...

      Je ne veux pas polémiquer avec vous sur les sujets liés avec L’Oréal et encore moins sur le racisme (je ne vois pas bien ce que cela vient faire là d’ailleurs...), car ce n’est pas lié à mon article.


    • DACH 30 septembre 2008 13:54

      Ah les balivernes ou élucubrations de Morice, un plaisir pour la récréation...dach


    • Gilles Gilles 30 septembre 2008 18:22

      Heu, et quand aprés analyse d’une situation nouvelle, l’intelligence accouche d’une connerie éculée, est-ce toujours de l’intelligence ?

      Quant aprés analyse des origines de la délinquances en banlieue, il décide de n’y voir aucune problématique sociale, mais de l’innée, envers et contre tout ce que les sciences sociales ont démontrées dans le monde entier, est ce de l’intelligence ? Ou serait son cervelet guidé, inconsciemment par une idéologie réactionnaire du siècle passé (pardon du XIXem) prend le dessus sur l’intelligence ?

      Intelligent sans aucun doute, mais une intelligence dont l’énergie est dirigée vers son égo, sa quête frénétique du pouvoir et du bling bling (montres, lunettes, manequins), la volonté d’être respectée en tant que Chef, sans volonté de comprendre les fondements basic des choses

      Intelligent peut être, mais CONNARD c’est sûr



    • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 19:50

      A Gilles : je comprends votre énervement face à Nicolas Sarkozy, mais il est là...
      Donc je pense que ce n’est pas en accroissant une polémique que l’on va faire bouger les choses.
      Je propose d’oublier pour un temps tout cela (on y reviendra au moment des élections) et de se centrer sur "comment mettre en place un autre mode de fonctionnement en France", et ce en dépassant les frontières idéologiques.
      Je sais, je rêve... mais qui sait, si ce n’était pas un rêve ?


    • Gilles Gilles 1er octobre 2008 10:41

      Au début je m’amusais à le regarder le voir déblatérer son discours. Maintenant il m’énerve et dés qu’il parle, toujours pour dire les mêmes choses en fait, je zappe, c’est plus fort que moi ; ça ne me fait plus rire


    • TSS 30 septembre 2008 13:34

      Sincérité:ah ah ah...il suffit de comparer les discours de campagne et actuels !!

      intelligence : le b..a ba de l’intelligenge et de savoir se taire quand il le faut et de parler à bon escient ...ce qu’il

      ne sait pas faire.il a des reactions epidermiques tres primaires !!

      efficacité : la même que tous les politiques bla bla bla...demain on rase gratis !!


      • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 13:59

        Je vais reprendre vos différents points :
        1. Sincère :
        Je pense, même si cela vous surprend visiblement, que Nicolas Sarkozy est sincère... mais qu’il manque de stabilité dans la vision. Quand il exprime un point de vue ou un projet, il croît vraiment à ce qu’il dit... mais un peu plus tard, il changera d’avis. Ceci est pour moi lié à son trop grand interventionnisme : il n’a pas le temps d’asseoir ses jugements, trop de zapping.

        2. Intelligence :
        Je partage votre remarque sur son zapping permanent. C’est bien pour cela que dans mon article j’indiquais :"quand il a le temps de réunir suffisamment de données sur la situation"... ce qu’il ne fait plus.

        3. Efficacité :
        Non je crois qu’il est efficace dans l’action : il est capable de traduire sa pensée en actes... ce qui n’est pas rassurant quand sa pensée est instable et insuffisament fondée.

        Pour clarifier mon propos : au cas où ceci n’aurait pas été assez transparent dans mon article, je précise que je suis très critique par rapport à la façon de fonctionner de Nicolas Sarkozy... mais je pense qu’il n’est pas besoin de la "diaboliser" pour faire cela.

        Dernière remarque : par contre dans une situation de crise financière comme en ce moment, il est important que, en tant que président, il se mobilise. Mais s’il ne s’occupait de tous les autres sujets, il aurait l’esprit plus disponible pour traiter ce sujet de fonds !


      • Traroth Traroth 30 septembre 2008 14:57

        Efficacité, dans une certaine mesure, sans doute, intelligence, pareil. Mais sincérité... Ces changements de cap et de discours sont trop opportunistes pour être de sincères changements d’avis.


      • Yvance77 30 septembre 2008 13:57

        Bonjour,

        C’est un homme politique avec de petites tendances névrotiques, pétri d’un orgeuil hors de mesure, et attiré par les spots-light. Homme lige de certains réseaux et lobbies.

        N’a pas les vertus et la carrure des grands dirigeants, et est dépassé en intelligence et en vision par d’autres avant lui.

        Avec un régime de médiacratie, il est parfait dans le rôle qui lui est imparti.

        Son seul désir est de vouloir laisser une trace dans l’histoire politque tel : Cesar, Napolèon, De Gaulle, Churchill (avec leurs defauts et qualités s’entend) ... c’est peine perdue, bien des gens avec un cerveau ne sont pas dupe.

        A peluche


        • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:11

          Je comprends votre opposition forte à Nicolas Sarkozy.
          Je partage avec vous vos remarques sur son "orgueil hors de mesure" (mais pas mal d’hommes politiques et dirigeants sont mus par l’orgueil qui peut aussi être un moteur positif...) et sur le poids des réseaux.
          Je crois avoir fait comprendre dans mon article que je pense que son mode de fonctionnement est dangereux (trop d’intervention, trop de zappings...).
          Comme il est président pour les 4 années à venir, je pense qu’il est utile de chercher à infléchir sa façon de procéder, et donc d’éviter la caricature... Mais je suis peut-être utopiste !


        • wangpi wangpi 30 septembre 2008 14:22

          merci pour cet article, qui, comme vous le soulignez fort justement, évite la caricature.
          il ne fait aucun doute que cet homme est intelligent.
          peut-être même un peu trop intelligent. car cela ne sert pas à grand chose, en soi.
          ce qu’il lui manque, c’est la "virtù" au sens où l’entendait machiavel, le goût.
          mais cette qualité suprême, qui résume toutes les autres, ne s’apprend pas, ne se cultive pas.
          tant pis pour nous, et pour lui surtout.


        • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:42

          c’est bien mon point de vue... Mais je suis un incorrigible optimiste : arrêtons d’attendre que la solution vienne du haut ... et essayons de faire changer les choses ici et maintenant !


        • Gasty Gasty 30 septembre 2008 14:05

          Difficile d’y croire !

          Mais comment faites-vous ??? Seriez-vous influencer par votre émotion spirituelle et le professeur NS prétendant que la meilleur façon de gouverner, c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer.

          Dans la course, y’a pas de gens de gauche, y’a des nouilles mais ç’est pour les urnes.

          Le fonctionnement d’un pays est un système trop complexe pour être piloté directement par ce qui s’appelle Nicolas Sarkozy.


          • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:16

            Je ne suis pas vraiment influençable... si cela peut vous rassurer !
            Non mais je pense que, comme il est président pour les 4 années à venir, il peut être utile de peser sur sa façon de fonctionner et que, pour cela, éviter la caricature est nécessaire.
            Quant aux gens de gauche, il s’agit d’organiser une alternative politique sérieuse en vue des prochaines élections... mais c’est un autre sujet...

            PS : avoir un titre un peu provocateur a aussi le mérite de déclencher des débats !


          • La Taverne des Poètes 30 septembre 2008 14:18

            C’est vrai qu’entre courir avec ses pieds et gouverner au milieu de la complexté du monde et des écueils politiques, économiques et internationaux, il y a une énorme différence ! C’est pourquoi je trouve que la métaphore de l’auteur le fait passer pour un bon humoriste. Mais c’est très bien. ça manquait de rédacteurs humoristes (sauf ton respect Gasty. Tu es très drôle aussi smiley).
             


          • La Taverne des Poètes 30 septembre 2008 14:19

            "Gouverner avec ses pieds", donc.


          • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:45

            si mon article arrive déjà à dérider la morosité ambiante, ce sera déjà quelque chose ! smiley
            Je pense que sans humour et sans un minimum de distance, on ne peut pas réflechir sainement...
            Pour filer la métaphore du "gouvernement par les pieds", rien n’interdit de chercher à apprendre à marcher, puis courir ....


          • Cc 1er octobre 2008 09:55

            Gouverner avec ses pieds dans des chaussures delassées trop grande pour lui.
            Tel est l’action de notre "Grand" président.
            Pas très pratique, et dangereux, pour courir tout ça, comme il le fait.


          • DACH 30 septembre 2008 14:08

            Bonjour à l’auteur, encouragements pour cet article enrichissant. Le mot "inconscient" utilisé par vous pour désigner les siuations que vous désignez, je serais plutôt enclein à utiliser "ce champ de conscience qui n’est pas contrôlé , habituellement, par notre mental" car certains exercices physiques et de méditation permettent après apprentissage d’avvoir accès à certains contrôles comme celui de son rythme cardiaque.. Travaux d’universités américaines, et travaux mentionnés par Matthieu Ricard, précédemment par le dt Hubert Larcher et ceux auxquels j’ai pu assister. Quant à nous faire mourir d’apoplexie,,. Je ne vois pas pour l’instant d’arguments pour conclure dans ce sens. Cependant, un refus des réformes, objectivement bonnes ou imparfaites ou mauvaises, techniques, politiques, etc. pourrait au final aboutir à cette apoplexie, mais en l’état actuiel des choses : peu probable selon moi, jusqu’à plus amples informations. Pourme situer, je serai de l’école François de Closets, Michel Godet et Jacques Marseille si je devais résumer une certaine appartenance. Bien cordialement. Namaste. dach


            • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:51

              Merci pour votre commentaire.
              Concernant le contrôle de l’inconscient, les travaux récents des Neurosciences (voir notamment le livre de Lionel Naccache " Le Nouvel Inconscient") montre qu’une partie des processus inconscients ne sont pas "physiquement" accessible à la conscience :

              - soit parce qu’ils ne sont pas codés électriquement (insconcient de structure)

              - soit parce que les neurones du système conscient n’ont pas accès à ces zones (inconscient non connecté)

              - soit parce que l’information est trop evanescente (inconscient non amplifiable).

              Vous trouverez aussi des informations sur mon blog.

              Là où vous avez raison, c’est qu’il reste tout une vaste partie des processus inconscients auxquels nous pourrions avoir accès.
              Concernant l’apoplexie, ce n’est qu’une image : à force de tout faire passer par lui, Nicolas Sarkozy va faire avoir à la France une crise cardiaque !


            • Forest Ent Forest Ent 30 septembre 2008 14:13

              N’est ce pas une formulation un peu compliquée pour dire que cet homme ne sait pas déléguer ?


              • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:18

                oui vous avez raison, cela fait partie du problème. 
                Mais cela va pour moi plus loin : il s’agit de comprendre que le fonctionnement des organisations n’est pas seulement rationnel.
                Allez faire un tout sur mon blog pour en savoir plus sur ce que je pense smiley


              • La Taverne des Poètes 30 septembre 2008 14:13

                Que l’auteur se rassure ! Sarkozy répond parfaitement à ses attentes : il gouverne le pays avec la plus grande inconscience ! smiley Mais cela n’est pas de nature à réduire les obstacles, bien au contraire...


                • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:20

                  Non je ne crois pas : il veut vraiment réussir.. et ne va pas y arriver !
                  Pour ma part, je pense que c’est l’intérêt de personne de voir un pays s’enfoncer dans une crise...


                • La Taverne des Poètes 30 septembre 2008 14:26

                  C’est comme l’enfant qui dit, tout penaud : "Oups ! sans faire exprès j’ai cassé la belle assiette". Certes. Mais fallait pas lui confier l’assiette.


                • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:39

                  Le fait est que l’assiette lui a été confiée ... et qu’il faut faire avec maintenant. Principe de réalité...


                • antitall antitall 30 septembre 2008 14:40

                  le pire,c’est qu’on lui a pas confié l’assiette,il l’a volé..... smiley


                • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:52

                  non je ne peux pas être d’accord avec vous : il a été élu démocratiquement.


                • La Taverne des Poètes 30 septembre 2008 19:16

                  Pour l’assiette toujours : qui devra recoller les morceaux, hein ? Encore nous !
                  Ras-le-bol ! oups pardon pour ce mauvais calembour, je ne suis pas dans mon assiette...


                • dom y loulou dom 30 septembre 2008 23:40

                  sauf si le luron était commandité par des tiers complètement transnationaux, hors catégories et toujours camouflés sous les identités d’autrui et qui se foutent autant du monde dit libre que de la fonte des glaces des pôles. A voir vraiment sérieusement je pense.

                  Pour comprendre qu’on nous fait une guerre contre les citoyens... pour ceux qui n’ont toujours pas compris.

                  http://fr.youtube.com/watch?v=gAcxGD6-c-E


                • geko 30 septembre 2008 14:16

                  @L’auteur

                  J’ai plussé votre article parceque je vous pense sincère et dépouillé de toute pollution politicienne !

                  "Les travaux récents des neurosciences ont montré qu’un individu efficace est un individu qui a compris que l’essentiel de son fonctionnement était inconscient, largement piloté par des émotions et construit sur des interprétations"

                  je suis d’accord si et seulement si la mise en place du pilotage est précédée d’une phase de réflexion : La raison ! Quand vous courez vous ne pouvez pas piloter votre course par contre pour pouvez observer et réfléchir a posteriori pour rectifier ultérieurement votre foulée, votre manière de courir !

                  Que Sarkozy soit intelligent j’en conviens, il n’est pas arrivé là par hazard, encore faudrait-il qu’on s’accorde sur la définition du mot "intelligence".

                  Que Sarkozy ait du mal à mettre en oeuvre sa sincérité parceque navigant dans un panier de crabes j’en conviens aussi. Ceci dit rarement président n’a eu autant de pouvoirs qu’il en a aujourd’hui.

                  Mais si Sarkozy était sincère il commencerait par reconnaitre ses erreurs et son récent discours démontre le contraire. Sa sincèrité est à géométrie variable c’est à dire relative à l’environnement instable, ce qui fait de lui un opportuniste et in fine de mauvaise foi !

                  Pour conclure je pense que sa sincérité n’est relative qu’à sa propre personne tellement son ego le bouffe. De plus il ne peut être sincère car il est lui même dépendant de personnes pour lesquelles la sincérité est une faiblesse !

                  Il n’est efficace que pour lui même et les siens mais pas pour l’ensemble de la collectivité !


                  • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:34

                    Merci pour votre commentaire initial : je suis sincère (réellement et je ne change pas de sincérité en fonction des modes ! ) et suis dépouillé de pollution politicienne en ce sens que je ne milite dans aucun parti. J’ai par contre été haut fonctionnaire il y a plus de 20 ans et je connais bien les mécanismes du pouvoir français.
                    Compte-tenu des problèmes actuels, j’ai décidé de sortir de mon silence ... d’où mon apparition sur Agoravox et la sortie d’un livre à la fin de ce mois (voir mon blog pour en savoir plus).

                    J’en viens maintenant à votre commentaire.
                    Oui bien sûr la performance du système de pilotage est essentiel. Notamment dans sa capacité à appréhender correctement le réel, à intégrer des informations fournies et pré-traités par ses inconscients, évaluer la pertinence de tout cela, puis décider et mettre en oeuvre...

                    Si je voulais simplifier mon propos et aller dans votre sens, je dirai que Nicolas Sarkozy est actuellement incapable d’intégrer tous les éléments qui lui sont communiqués (il traite trop de sujets : trop d’informations sensorielles tuent la sensation ), n’a plus de recul par rapport à toutes les "émotions" qui remontent à lui (il saute sur la moindre montée de fièvre), n’est donc plus capable d’une vision stable et pertinente...
                    Par ailleurs, je suis d’accord avec vous, il devrait reconnaître ses erreurs, mais cela, c’est le mal de tous les politiques .... 
                    A leur décharge, beaucoup de français attendent encore trop la solution du sommet, d’un zorro qui sait tout et peut tout...
                    De ce point de vue, la révolution reste à faire !

                    Quant à son efficacité pour les siens ... au rythme où cela va, je ne suis même pas sûr de cela...


                  • DACH 30 septembre 2008 14:36

                    Bonjour à Geko. Pour la sincérité, elle peut être vraie, sincère, authentique, honnête à un moment donné et démentie ultérieurement car les engagements pris ne peuvent être tenus ! Mais il y a une fragilité dans toute sincérité : le bilogiste marxiste et prix Nobelm aimait rappeler une des particularités de l’esprit humain : #"il ne sait jamais ce q à quoi il va penser dans les 3 rpochaines minutes, ni plus loin !" Alors relitivité des promesses et des engagements même les plus sincères. Buien cordialement. Namaste. dach 


                  • Robert Branche Robert Branche 30 septembre 2008 14:54

                    C’est pourquoi ce qui manque actuellement est la prise de recul et l’établissement d’une vision qui donne un minimum de stabilité...


                  • geko 30 septembre 2008 21:11

                    @Robert Branche

                    "Oui bien sûr la performance du système de pilotage est essentiel. Notamment dans sa capacité à appréhender correctement le réel, à intégrer des informations fournies et pré-traités par ses inconscients, évaluer la pertinence de tout cela, puis décider et mettre en oeuvre"

                    Je vais reprendre le commentaire de Forest il ne sait pas déléguer c’est évident ! Trop imbu de lui même pour tirer la substantifique moelle des informations et ou des informations biaisées par des personnes aveuglées par leur absolue nécessité de réussir ? Peut être un peu des deux !

                    "Par ailleurs, je suis d’accord avec vous, il devrait reconnaître ses erreurs, mais cela, c’est le mal de tous les politiques

                    On est pas loin du mensonge  smiley

                    "
                    A leur décharge, beaucoup de français attendent encore trop la solution du sommet, d’un zorro qui sait tout et peut tout"

                    Vous avez partiellement raison, il faut sortir de l’assistanat !
                    La France a surtout besoin d’un projet de société autre que de regarder une minorité s’enrichir pendant que le reste s’appauvrit (matériellement et intellectuellement)  ! Le modèle américain est en faillite ! Que fait on ?

                    C’était bien parti avec le Grenelle de l’environnement, et rien derrière sinon des mesurettes pour les fabricants de voitures ! Quid d’une europe forte qui se construisait sur une base franco-allemande jusque là solide ! Quelle déception !!!

                    La seule chose pour laquelle on peut remercier Sarko c’est d’avoir mis un coup de pied dans la fourmilière et d’avoir éveillé les esprits !

                    Du reste j’ai lu votre texte "Sans inconscient, pas d’entreprise" je pense aussi qu’il faut suivre son inconscient (instinct) Je le pratique volontier en laissant mariner des problèmes une nuit. Je me lève le matin j’ai la solution ! De même on impose pas à un gaucher de planter un clou de la main droite !
                    Au niveau des organisations je ne sais pas comment ça fonctionne, mais si l’inconscient collectif existe en entreprise (parfois j’en doute), existe t-il encore dans une société où l’individu (les communautés) prend le pas sur le groupe  ? 

                    "la confrontation n’est pas naturelle" qu’entendez vous par confrontation ? A priori je pense qu’elle est naturelle et doit permettre à tout individu d’accépter la différence de l’autre !!

                    @Dach

                    N’oubliez pas que les discours de Sarko sont préparés à l’avance. Il n’est pas dans le réactif ! Par ailleurs sa méthode consistant à jouer sur l’affect est malsaine ! Elle ne vient pas de sa sincérité mais d’une méthode de gouvernance par les medias ! D’ailleurs Ségolène emboîte le pas dans ce que j’appellerais une communication infantile régressive.

                    Je conclurais que sans inconscient pas d’intuition mais sans raison mauvaise intuition fort probable ! Sarko est avocat et n’a aucune expérience dans le pilotage d’un pays !

                    J’espère ne pas être trop confus !
                    Cordialement



                  • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2008 09:54

                    A Geko :
                    Je vais revenir sur 2 points de votre dernier commentaire.

                    1. L’assistanat
                    La France et les français ne sont pas une ensemble théorique et une quantité statistique. C’est chacun de nous, vous et moi en particulier.
                    Donc c’est à chacun de nous d’agir ici et maintenant si l’on veut changer les choses.
                    Que chacun ne cherche plus la solution dans un chef déifié (ce qui n’empêche qu’il faille un président capable de faire le "job", mais modestement...),
                    Que chacun se prenne en main,
                    Que chacun cesse d’accepter d’être infantilisé.

                    2. L’inconscient collectif
                    C’est le thème central de mon livre qui sort dans 3 semaines : Neuromanagement ou comment tirer parti des inconscients de l’entreprise".
                    Pour en savoir plus, allez sur mon blog : vous y trouverez des extraits, et bientôt des videos sous forme d’interview de 1mn15. J’actualise mon site tous les jours.
                    Si ceci suscite des questions, n’hésites à me les poser !

                    3. La confrontation
                    C’est là aussi un des points majeurs abordés dans mon livre.
                    En quelques mots, mon analyse est la suivante. Nos réflexes émotionnels nous conditionnent pour la maximisation de la survie et viennent en partie de notre origine animale : "dans la jungle" un animal seul est un animal en danger. Nous sommes donc "programmés" par des instincts grégaires et de foule (d’où les réactions dans un stade par exemple...). S’opposer c’est d’abord vu comme rechercher le conflit, cad s’exclure de la tribu. Or la recherche du réel suppose un débat d’idées - une confrontation - : ce n’est pas un conflit si les personnes concernées sont bien tournées vers le même objectif. Cette confrontation n’est pas naturelle, car nous ne connaissons à l’origine que l’évitement ou le conflit...
                    Bon c’est une réponse courte sur un développement d’une cinquantaine de pages dans mon livre !


                  • geko 1er octobre 2008 10:17

                    Nous sommes sur la même longueur d’onde !
                    Je souhaite à votre ouvrage d’ouvrir la voie vers un management "humaniste" (au sens philosophique) à leur lecteurs !

                    Merci pour l’échange


                  • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2008 13:18

                    c’est l’idée ! A un prochain échange, j’espère (je vais mettre en ligne régulièrement des articles dans les rubriques politique ou économie)

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