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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy, Hollande et le chômage de masse

Sarkozy, Hollande et le chômage de masse

Le chômage a été le thème oublié de la campagne présidentielle, alors qu’il s’agit de la principale préoccupation des Français. Avez-vous entendu les Apathie, Pujadas, Lenglet, Namias … questionner les candidats sur leurs propositions pour éradiquer le chômage et la précarité ? Quand ? Où ?

Alors faisons le boulot à leur place. Concernant le chômage, regardons le bilan de Sarkozy et examinons les propositions de Hollande. 

Toutes les réformes de Sarkozy et de l’UMP ont augmenté le chômage

Certes le chômage a augmenté dans tous les pays. Mais Sarkozy a réussi la performance d'imposer 5 « grandes réformes » qui toutes ont contribué à l'augmentation du chômage. Qu’on en juge :

  • poursuite du démantèlement des lois sur la réduction du temps de travail qui avaient permis, entre 1998 et 2002, la création de 400 000 emplois. Voir « Deux millions de salariés corvéables à merci, à cause du contrat de travail en jours  » 
  • incitation à recourir aux heures supplémentaires en les exonérant d’impôt et de cotisations sociales. Résultat : 4 milliards de recettes en moins pour l’Etat et 400 000 chômeurs en plus ! La preuve dans «  Il n’y a jamais eu autant d’heures sup’ qu’aujourd’hui… »
  • suppression de toutes les règles destinées à limiter le cumul emploi retraite. Voir la pétition "Le cumul emploi retraite doit de nouveau être encadré"
  • report à 62 ans de l’âge légal de la retraite et à 67 ans de celui donnant droit à une retraite à taux plein. Autant de postes qui ne seront pas libérés pour les demandeurs d’emploi
  • remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Alors que chaque famille constate aujourd’hui le manque de personnel à l’école, à l’hôpital, dans la justice, pour la prévention des risques, des maladies et de la délinquance …

 

Aujourd’hui Sarkozy tente de vendre aux Français une revendication très ancienne du MEDEF : les accords compétitivité emploi. Or, les premiers accords qui seraient signés enclencheraient un processus généralisé de dumping social. Soit par augmentation du temps de travail à salaire inchangé (donc réduction du nombre d’emplois). Soit par baisse des salaires à durée du travail inchangée (donc réduction du pouvoir d’achat et de la consommation). Même les entreprises se refusant, dans un premier temps, à se lancer dans de telles régressions sociales y seraient bientôt contraintes par leurs concurrents qui n’auraient pas eu ces scrupules et auraient ainsi baissé leurs coûts de revient. Cette stratégie des accords de compétitivité emploi conduirait donc inéluctablement à une augmentation du chômage.

 

Quelles seraient les mesures efficaces pour faire reculer le chômage ?

 Réfléchissons avec notre tête. Et surtout pas avec celles de la vingtaine d’ « experts, chroniqueurs ou lobbyistes » qui squatent dans les grands médias pour nous expliquer les causes de la crise … qu’aucun parmi eux n’a jamais vu venir. Rangeons les mesures de nature à faire reculer le chômage en 3 grandes catégories.

Catégorie 1 : toutes les mesures déjà mises en œuvre depuis 20 ans

  • celles destinées à booster la croissance
  • celles destinées à baisser le coût du travail
  • celles destinées à améliorer la formation professionnelle
  • tous les systèmes d’aides ou d’incitation : aides à la création d’entreprise, à la recherche, aux PME, aux filières d’avenir (économies d’énergie, reconversion énergétique, économie numérique, économie de la connaissance …)

Catégorie 2 : toutes les nouvelles mesures proposées aujourd’hui, mais qui seront longues et difficile à mettre en œuvre, en raison des oppositions et égoïsmes de toute nature

  • celles destinées à restreindre les délocalisations, à encourager le produire en France, à taxer les produits importés de pays ne respectant pas des normes sociales et environnementales minimales, …
  • celles destinées à renforcer la coopération européenne, à faire baisser l’euro surévalué,
  • celles destinées à mettre au pas la finance et la spéculation, à supprimer les paradis fiscaux …
  • celles destinées à réduire et plafonner les profits distribués, c’est-à-dire les dividendes. Personne ne pouvant contester que la maximisation des dividendes a toujours pour corollaire, quelle que soit l’entreprise et son éthique, la minimisation du nombre d’emplois

Catégorie 3 : les mesures de solidarité et de bon sens permettant de proposer un emploi à toute personne ayant besoin d’un salaire pour vivre

  • celles de nature à inciter très fortement les entreprises à un partage négocié du temps de travail favorable à l’emploi

Les mesures de la catégorie 3 sont de nature différente de celles des catégories 1 et 2. Elles se justifieront aussi longtemps que les mesures des catégories 1 et 2 n’auront pas permis d’éradiquer le chômage de masse. D’où leur qualificatif de mesures de « solidarité ». Comme les allocations de chômage ou les restos du cœur, on pourra s’en passer le jour où les mesures des catégories 1 et 2 permettront de proposer à tout citoyen un emploi, un revenu de substitution, ou le « salaire continué » théorisé depuis longtemps par Bernard Friot (voir http://www.reseau-salariat.info/)

Depuis 30 ans, les gouvernements de droite comme de gauche, dans tous les pays, se sont généralement opposés aux mesures relevant de la catégorie 3. Soit par idéologie, soit sous la pression des lobbies (MEDEF etc …). Résultat : 30 ans de chômage de masse, de précarité et d’inégalités grandissantes. C’est à l’aune de ces faits que les électeurs devraient juger les propositions des candidats.

 

 Les propositions de Hollande peuvent-elles faire reculer significativement le chômage ?

Aucune proposition relevant de la catégorie 3 ! De plus, en déclarant vouloir privilégier le contrat sur la loi, Hollande s’est dangereusement rapproché de la philosophie qui inspire les accords de compétitivité emploi prônés par Sarkozy et le MEDEF. Examinons rapidement quelques propositions contenues dans le programme de Hollande :

  •  le « contrat de génération » … une opération de communication totalement inapplicable
  • « 150 000 emplois d’avenir » … ça donne un peu d’espoir à 150 000 jeunes, ça les sort de l’oisiveté, ça consiste à changer le pansement au lieu de penser le changement
  • « 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation … sans augmenter le nombre total de fonctionnaires » … bilan : aucune création nette d’emplois

 150 000 emplois d’avenir pour 5 millions de demandeurs d’emploi ! C’est insupportable. Certes Hollande et le PS nous promettent le retour à plus de croissance. Cette éternelle incantation à une hypothétique croissance suffisamment forte pour faire reculer durablement le chômage est une duperie des citoyens. Puisque la croissance moyenne ne cesse de décroître depuis 3 décennies, comme Pierre Larrouturou (ex dirigeant du PS) ne cesse de le répéter dans tous ses livres et conférences. Premièrement la croissance ne se décrète pas. Deuxièmement, dans un monde fini, la croissance ne peut pas se poursuivre éternellement. Surtout lorsque plusieurs milliards d’individus exigent légitimement leur part des ressources énergétiques et des matières premières de la planète et de notre écosystème déjà bien mal en point.

Des dizaines d’économistes sérieux ont démontré, faits et chiffres à l’appui, pourquoi il faudra de moins en moins compter sur la croissance pour faire reculer le chômage. Citons 3 contributions pertinentes de Jean-Marie Harribey, Jean Gadrey et Pierre Larrouturou, parmi celles des dizaines d’économistes que les énarques du PS se sont toujours refusés à écouter.

« Hausse du chômage : le point de vue de Jean-Marie Harribey, économiste »

 « Questions à nos élu(e)s actuels et futurs sur la croissance et la post-croissance » de Jean Gadrey

 « Vidéo d’une conférence de Pierre Larrouturou « Pour éviter le krach ultime »

 

Chaque citoyen a aussi un devoir de responsabilité et d’information

« La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde » disait Paul Valéry.

C’est la raison pour laquelle, chaque citoyen a le devoir de faire des efforts pour s’informer à des sources sérieuses. S’il veut contribuer à préparer, pour ses enfants et petits-enfants, un monde avec moins de chômage et de précarité. Par exemple en commençant par lire ou visionner les 3 contributions indiquées ci-dessus.

 

Résumé et conclusion

Ceux qui prétendent que la solution principale au chômage c’est la croissance et que le partage du temps de travail est une mauvaise solution sont soit ignorants, soit malhonnêtes. Même un enfant du CM2 comprend que le chômage de masse et la précarité actuelles constituent un partage du temps de travail. Mais un partage imposé, violent et injustifiable qu’il faudra bien un jour remplacer par un partage négocié et organisé

Le chômage ne pourra être éradiqué, que lorsque une majorité de citoyens aura exigé et obtenu un partage du temps de travail, aussi longtemps que les autres mesures se seront révélées insuffisantes. En mai et juin 2012, les électeurs soucieux de l’avenir de leurs enfants et petits-enfants devraient lire attentivement les propositions des candidats et des partis. Ils s’apercevront que 2 forces politiques seulement, Europe Ecologie Les Verts et le Front de Gauche, ont le courage de proposer la solidarité que constitue le partage négocié et organisé du temps de travail

Les dirigeants du PS font partie de ceux qui n’ont absolument pas vu venir la crise de 2007. Leur échec face au chômage durera aussi longtemps qu’ils refuseront de tenir compte des analyses et mises en garde des économistes qui eux, en posant les bons diagnostics, avaient vu venir la crise.


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14 réactions à cet article    


  • JPhilippe 19 avril 2012 17:28

    Il manque juste un point sur la proposition de Sarkozy de demander une journée de travail par semaine aux allocataires du RSA :

    2.0 millions (d’allocataires) divisés par 5 (jours de travail par semaine) = 400 000 chômeurs en plus.


    • epicure 19 avril 2012 21:10

      400 000 chômeurs en plus et aucune nouvelles rentrées pour l’économie...
      Donc baisse de la demande -> moins de bénéfice pour les entreprise, donc plus de chômeurs, Et si ces chômeurs ne trouvent pas de travail ils vont passer au RSA.

      Un joli cercle vicieux.
      Ils sont forts à l’UMP.


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 avril 2012 23:52

      Depuis le début de cette année 2012 le nombre des PME’s qui emploient plus de 50 personnes et ayant fait faillite à augmenté de 27% par rapport à l’année précédente (2011).

      Avant de vouloir régler le problème du chômage il faut régler le problème de la dette publique .... les deux sont d’ailleurs liée, car la dette publique de la France voire les intérêts de la dette publique plombent GRAVEMENT notre économie.

      Les intérêts de la dette publique française, qu’on nous prélève à travers de nos impôts, représente le premier poste de dépense de l’état donc le montant s’élève à 50.000.000.000 d’Euros (50 milliards d’Euros / ans) !

      Toutes ces dettes françaises sont détenues à la hauteur de 85% par des investisseurs étrangers.

      Aucun des gouvernements pourra résoudre le problème de chômage sans y quitter l’Europe, c’est une étape indispensable car deux articles dans le traite de Maastricht voire le traité de Lisbonne interdisent aux états de s’opposer aux délocalisations, une des causes qui à fait « flamber » le nombre des chômeurs en France et dans d’autres pays européens.

      L’article 32 du TFUE est une véritable porte ouverte aux délocalisations, mais aussi l’article 63.

      L’article 32 du TFUE
      (ex-article 56 TCE) préconise plus d’échanges commerciaux et de compétitivité et, conformément à cette recommandation, les entreprises ont pu délocaliser leur production dans les pays à bas coûts avec la bénédiction de l’Europe et de l’État français.

      L’article 63 TFUE
      interdit les restrictions de capitaux et de paiements entre les pays membres mais aussi les pays tiers comme la Chine ou l’Inde. En libérant les mouvements de capitaux à destination et en provenance de la Chine ou de l’Inde, l’Union Européenne a largement contribué au démembrement de l’industrie française, à l’augmentation de la dette publique de la France et au déclin de notre pays et à l’explosion du nombre des chômeurs.

      Et le pire reste à venir :

      La commission Européenne à Bruxelles souhaite relancer l’emploi en Europe ...
      OUI mais à quel prix ?

      Bruxelles nous ré-sort de nouveau la directive Bolkestein.

      Le texte entend notamment introduire le principe du « pays d’origine » tant récrié par les défenseurs du modèle social européen. Selon ce principe, si le prestataire étranger fournit ses services à distance via la Poste, le téléphone ou Internet, donc sans se déplacer, il sera payé aux conditions de son pays d’origine (salaire minimum, temps de travail, hygiène et sécurité). Cela peut être le cas des architectes, des notaires ou des comptables. De même, s’il se déplace dans le pays d’accueil, les lois de ce pays ne s’appliqueront que si sa mission dure plus de huit jours. Ainsi, un maçon polonais pourra travailler en Allemagne et être soumis au salaire en vigueur dans son pays d’origine.

      La France, l’Allemagne, la Suède, le Danemark, entre autres, s’inquiètent déjà du possible afflux d’artisans et d’ouvriers venus d’Europe de l’Est proposer leurs services à l’Ouest à des prix défiant toute concurrence, entraînant salaires et normes de protection sociale vers le bas. Autre sujet d’inquiétude : les services d’intérêt économique général non régulés (services de santé et sociaux tels que le logement social, l’aide aux personnes vulnérables, les services culturels) tomberaient sous le joug de la directive services.

      Je me répète : Il faut rapidement quitter l’Europe

      Un partie politique qui à placée le problème de la dette au cœur de son programme électorale et le partie DLR (Debout La République) présidée par Nicolas Dupont-Aignan

      Découvrez aussi mon dernier article :

      Eurex lance une OPA sur la dette française



      • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 avril 2012 00:06

        Plus d’informations sur le nouveau projet de directive européenne sur les services, dite « Bolkenstein »

        http://www.fgte-cfdt.org/dossier_139-non-au-projet-de-directive-europeenne-sur-les-services-dite-bolkenstein-.htm


      • Chuck 20 avril 2012 12:49

        Et sinon, modifier ou supprimer les articles/lois qui posent problème ça serait peut-être plus simple plutôt que de détruire ce que nous les européens avons mis des années à construire.

        Mais pour cela, il faudrait que ceux qui prennent les décisions n’en soient pas les principaux bénéficiaires...


      • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 avril 2012 00:09

        Plus d’informations sur le projet de directive européenne sur les services, dite « Bolkenstein »

        http://www.fgte-cfdt.org/dossier_139-non-au-projet-de-directive-europeenne-sur-les-services-dite-bolkenstein-.htm


        • Romain Desbois 20 avril 2012 07:24

          Article très intéressant.

          La question que l’on n’a pas posée aux candidats :

          Voulez vous plus de chômeurs ou plus de retraités ?
          Voulez vous plus de fonctionnaires ou plus de chômeurs ?

          Hélas Les 32h ont été enlevés du programme d’Eva Joly mais je ne doute pas qu’au pouvoir EELV auraient tenté de les mettre en application. C’est l’erreur de Jospin den pas avoir écouté Laroutourou et d’avoir fait les 35h au lieu des 32h ( il a pensé qu’il fallait y aller en douceur et que les 35 h c’était déja dur à avaler). Quitte à se faire des ennemis , il fallait y aller à fond.
          De plus les 32h permettaient de ne pas faire d’usine à gaz . c’est trois jours de repos par semaine. Tout de suite les gens auraient vu le bénéfice et il aurait été impossible de revenir en arrière.

          Et il ne faut pas oublier le SMAC qui a l’avantage de ne coûter rien à personne et permet de créer des millions d’emplois.


          • André Martin 20 avril 2012 08:37

            C’est quoi le SMAC ?


          • Romain Desbois 20 avril 2012 08:41

            C’est la salaire maximum indexé sur l e SMIC.

            Melenchon le propose à 20 fois le SMIC.


          • Romain Desbois 20 avril 2012 08:45

            Ca fait 20 ans que je milite pour le salaire maximum indexé sur le smic.(SMAC)

            C’est ce qui sera le plus efficace car cela ne coûte rien à l’entreprise ni à l’Etat (pour l’état si un peu eu égard à la progressivité de l’impôt).

            Imaginons un salarié qui gagne par mois 1 000 fois le smic.
            On instaure une règle qui impose le SMAC à 500 fois le smic ( j’ai pris large pour éviter les cris d’orfraies).
            L’entreprise peut embaucher 500 personnes au smic sans que cela lui coûte 1 centime.

            Imaginons qu’il y a 3 000 salaires de cet ordre.

            Cela fait 1 million 500 mille embauches possible sans que ne coûte rien à personne.

            Alors si le SMAC est à 20 fois le SMIC, c’est le plein emploi et l’augmentation de salaires , la baisse des cotisations sociales (plus de cotisants et moins d’indemnisés).

            Tous les comptes sociaux passent au vert.

            C’est un cercle vertueux.


          • citoyenrené citoyenrené 20 avril 2012 10:28

            Bonjour à l’auteur

            merci pour cet article

            la courbe de Phillips est, à mon avis, le point central qui complète votre article

            Chômage de masse OU inflation, la BCE a choisi


            • JL JL1 20 avril 2012 11:19

              Bonjour André Martin,

              je suis entièrement d’accord avec vous.

              Mitterrand disait : « contre le chômage, on a tout essayé ». J’avais répondu (non pas à Mitterrand bien sûr) : non, on n’a pas fait le contraire !

              Sur la réduction du temps de travail : une règle intelligente serait que la durée légale du travail salarié soit inversement proportionnelle au taux de chômage.

              Ceci dit, l’erreur du PS a été un manque de réflexion. En effet, il y a autant de cas de figure qu’il y a de cas d’entreprise. Il n’y a aucune commune mesure entre une TPME, une grosse boîte, une multinationale, etc. Pour la multinationale, la baisse du temps de travail est synonyme de hausse de ce qu’ils appellent le coût du travail, et donc menace de délocalisation. Pour une TPME, un artisan, le risque est devoir ses employés faire au noir pendant leurs loisirs du boulot (savoir-faire, outillage obligent) qui serait autant de marchés en moins : la double peine. Etc etc. Donc, si c’est la solution à terme, raisonnable, il est prématuré de vouloir ne voir qu’une tête.

              Je crois qu’une autre considération est à prendre en compte : c’est la question des subventions à l’exportation en UE et au productivisme en général : ces subventions sont de fait des mannes pour l’industrie du transport. Et c’est ainsi que les produits venus de l’étranger sont toujours moins chers que les produits locaux, puisque le consommateur les a déjà payés « à l’insu de son plein gré », merci l’UE ! Ce n’est pas pour rien que des intrigants comme DCB,s’y plait comme un poisson dans l’eau : un productiviste vêtu de vert est une oreille de rêve pour les lobbyistes de toutes sortes.

              Le problème qui est posé aux gens honnêtes et de bon sens (ça va ensemble en général) ets donc double : la décroissance et le partage du travail.

              Je lirai vos liens. En échange, je vous propose cette étude qui contient beaucoup de développements intéressants et généralisables :

              « Nous ne faisons aucune différence entre le temps, le temps tout court, et le temps de travail. Ces distinctions nous sont étrangères. » Jamais encore K. n’avait vu son existence et son service aussi intimement mêles ; ils l’étaient si bien que parfois K. pouvait croire que l’existence était devenue service et le service existence. »
              Franz Kafka, Le Château

              « Les stratégies économiques et les techniques de gouvernement néolibéral des conduites convergent vers un même objectif : le contrôle du temps. La discontinuité de l’emploi produit une précarisation du temps et la précarisation du temps a comme conséquence son morcellement. On ne sait pas quand on sera employé ni quand on ne le sera plus, combien de temps on touchera des allocations ou le RSA. Il devient difficile de distinguer le temps de repos du temps de l’activité. Se débrancher complètement de l’emploi et de ses impératifs devient problématique. La vie se déroule suivant des temps fragmentés, hétérogènes incohérents et dénués de sens. » La précarisation et le morcellement du temps


              • JACKTURF JACKTURF 20 avril 2012 14:39

                Et allez ils sont pas encore au pouvoir que la dictature P.S commence son oeuvre de saccage de la France en virant un Maire qui a osé donné sa signature au F.N.

                Louis Aliot, directeur opérationnel de la campagne de Marine Le Pen, a annoncé aujourd’hui dans un communiqué la saisie du Conseil Constitutionnel. Cette action fait suite à l’exclusion d’un maire PS après qu’il eu parrainé Marine Le Pen.

                "Le Maire de Francon (31), adhérent du PS, en exerçant sa responsabilité républicaine de « présentateur » à l’élection présidentielle et en contribuant au pluralisme des opinions vient d’être exclu du Parti Socialiste !" note Louis Aliot.

                Le responsable frontiste parle d’une mesure "discriminatoire, antidémocratique et antirépublicaine est une atteinte grave aux textes constitutionnels et législatifs qui encadrent l’élection présidentielle."

                "Nous saisissons le Conseil Constitutionnel pour cette atteinte aux libertés démocratiques et cette pression exercée sur un élu de la république et demandons au parquet de se saisir de cette affaire dans les plus brefs délais" annonce le communiqué.

                Il ajoute, de manière plus personnelle, soutenir le maire de Francon. "J’adresse aux habitants de Francon, commune dans laquelle j’ai résidé pendant 10 ans toute ma considération et tout mon soutien. Je leur demande de soutenir Monsieur le Maire, qui n’est assurément pas de mes idées, mais qui est un vrai républicain et un homme dont le dévouement au service de sa commune fait honneur à sa fonction" écrit Louis Aliot.



                • JACKTURF JACKTURF 20 avril 2012 14:51

                  GUERINI et d’autres sbires du même acabit, ils ne sont pas virés du P.S ?

                  On a pas fini de rigoler avec ce parti sectaire au pouvoir  !

                  Bravo les Français !

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